L'énergie sexuelle masculine
56 messages Lancé le 05/06/2019
E
Epicture Auteur du sujet
J'ouvre ce sujet pour parler de mes expériences en matière de pratique des techniques développées par Mantak Chia dans son livre : l'énergie sexuelle masculine, ou l'homme multi-orgasmique.
Il ne faut pas voir cela comme une concurrence faite au massage prostatique dans la mesure où il n'est jamais question ici de l'usage d'un masseur prostatique. Non, il s'agit d'une pratique qui peut être complémentaire, et qui peut même, en tous cas pour moi, venir accélérer le mouvement, sur le cheminement du massage prostatique, vers le super O. Je suis en effet très lent, et la découverte de ces techniques m'a beaucoup aidé.
Ces techniques font partie d'un ensemble philosophique Taoïste, dont la finalité est assez proche du tantrisme, mais les voies d'accès sensiblement différentes.
On peut résumer, très grossièrement, et même au risque d'incompréhension, cette technique à de la masturbation améliorée. Je dis incompréhension parce que en définitive, elle n'est pas juste de la masturbation, elle est bien plus que cela. Mais il faut la confronter au terme "masturbation" parce que le lecteur novice fera ce parallèle et prendra le risque de s'en détourner car le mot "masturbation" est frappé du sceau de la pathologie compulsive. Ce qui fait toute la différence, qui est absolument essentielle pour partir sur de bonnes bases, c'est que cette technique ne vise pas l'éjaculation, contrairement à la masturbation. Elle vise l'augmentation et la maitrise de l'énergie sexuelle masculine.
Je vais en rester là pour le moment car je me suis promis de ne pas faire de messages trop long, alors bon cheminement à tous !
Posté le 05/06/2019
Original Post
B
bzo Membre
car le mot « masturbation » est frappé du sceau de la pathologie compulsiveelle est surtout frappé du sceau d'être le degré zéro du plaisir masculin, opération de vidange soulageante avec quelques secondes d'orgasme
Posté le 05/06/2019
E
Epicture Membre
elle est surtout frappé du sceau d’être le degré zéro du plaisir masculin, opération de vidange soulageante avec quelques secondes d’orgasmeSi tu lis bien ce que j'ai ecris, le mot masrurbation renvoi à ce degré zéro du plaisir masculin, mais le penis, que tu sembles bannir, peux constituer une voie de plaisir très puissante. Tu as une façon d'affirmer des généralités qui ne sont pas tres respectueuses de tes lecteurs Mais merci pour ton intervention tres positive et constructive. Bon cheminement @bzo
Posté le 05/06/2019
E
Epicture Membre
Faire de la masturbation le degré zéro du plaisir masculin, c'est méconnaitre le potentiel de son organe.
Faire de cet organe un limitateur de plaisir prostatique c'est méconnaitre le lien qui uni ses organes génitaux à sa prostate.
D'un simple point de vue anatomique, la prostate est totalement liée au pénis.
Cependant, l'expérience montre comme le souligne Adam dans son article, que l'homme peut ressentir des orgasmes de nature et d'origine très différentes. En faire un classement comme le fait adam (avec réserves) entre les différents orgasmes, ou plaisirs, est une affaire personnelle, et ne peut en aucun cas déboucher sur une vérité que l'on peut sans risque de se tromper clamer sur les toits.
Et il faut reconnaitre également que stimulation du gland, et stimulation de la prostate par voie anale (même en anerosless) ne font pas bon ménage : le plaisir du pénis prend le dessus sur celui de la prostate qui pourtant à un potentiel énorme. Mais c'est chacun selon sa sensibilité, son expérience, et ses conditions de vie : célibat, couple, famille, etc…
Mais il faut, avant de commencer, comme je l'ai dit, confronter la pratique développée par Mantak Chia , à ce que représente dans son esprit la masturbation, car ces techniques peuvent facilement, pour un esprit faiblement ouvert, être assimilée à de la masturbation à visée éjaculatoire, juste pour se vider les couilles, et faire baisser la tension sexuelle.
Même si ce n'était que cela, ce serait déjà pas mal. Combien d'homme font de leur femme un objet de vidage de couilles, plutôt qu'un sujet dont les désirs et les retenues, sont éminemment respectables ? Ceux-là feraient mieux de pratiquer la masturbation, et de lire l'homme multi orgasmique de Mantak chia.
Donc, ce n'est pas que cela. Cela va beaucoup plus loin. En effet, contrairement à Freud, le taoïsme ne considère pas que la tension sexuelle soit néfaste, bien au contraire. La tension sexuelle ou le désir peut être excité, augmenté de façon importante sans qu'elle nécessite d'être libérée au sens freudien du terme. Plus la tension est élevée, plus elle donne accès au plaisir multi orgasmique via n'importe quelle partie du corps. En fait, il ne s'agit pas de conserver la tension, mais de l'utiliser pour faire circuler l'énergie en soi.
Un homme avec "des couilles vides", aura beaucoup plus de mal à faire circuler cette énergie. Les massages proposés par mantak Chia permettent de faire monter cette tension, et les techniques permettent de faire circuler l'énergie. Quand l'énergie circule, il n'y a pas de transformation de la tension en symptôme, comme le pense le freudisme. Au contraire, il y a atténuation et disparition des symptômes.
Quand l'énergie circule, il y a plaisir…
Bon cheminement à tous
Posté le 06/06/2019
andraneros Rédacteur
@bzo je veux faire un rappel de l’expression qu’ @epicture utilisait dès septembre 2018 :
« massage pénien non éjaculatoire »Il faisait clairement la différence entre la masturbation telle que tu la décris
degré zéro du plaisir masculin, opération de vidange soulageante avec quelques secondes d’orgasmeet l’exercice qu’il commençait à pratiquer et pratique encore avec me semble-t-il un grand succès dans la voie de la maîtrise orgasmique. Je partage son opinion
le pénis, que tu sembles bannir, peux constituer une voie de plaisir très puissante.La séparation des stimulations externes du pénis et des stimulations internes de la prostate ne sont pas, à mon humble avis(« IMHO »), faites pour éliminer définitivement les unes ou les autres mais, plus prosaïquement, faites pour faciliter la découverte des effets des secondes pas des débutants malhabiles. Le Tantra comme le Tao me semble seulement dire que mieux l’homme contrôle ses éjaculations, mieux il vit dans tous les aspects de sa personnalité. @epicture l’explique bien mieux que moi. J’attends avec impatience la suite de ton retour d’expérience et apprécie au nom de nos amis qui te lisent sur leur téléphone ton effort de limiter la longueur de tes messages, effort que je ferai sans doute bien de suivre. Bon cheminement @epicture.
Posté le 06/06/2019
B
bzo Membre
@epicture il ne faut tout de suite monter sur tes grands chevaux comme cela,
je voulais juste souligner, cela n'avait peut-être pas grand intérêt
et visiblement, cela a été mal interprété,
qu'en général, le mot masturbation
était synonyme de cette pratique tellement pauvre et tellement limitée,
avec quelques coups de poignet, face à des images porno sur internet par exemple,
de faire cracher le bâtonnet dressé
le pénis, que tu sembles bannir, peux constituer une voie de plaisir très puissante.clairement tu m'as jamais vraiment lu avec attention ou du moins plus depuis des longs mois car cela fait belle lurette que mes cuisses et mes parties génitales ont leur petit manège à eux en bas et que je bénéficie des ondes si incomparablement voluptueuses, émises par cette action et ne pourrait absolument pas m'en passer ce sont les contacts avec la main qui me posent plus de problème mais plus trop, j'en ai fais une pratique séparée où en conjugaison avec les contractions, ils m'offrent quelque chose de différent, quelque chose de moins fin, de moins varié et qui mène moins loin en définitive mais avec une explosivité, un plaisir au premier degré, beaucoup plus présents et des orgasmes nettement plus rapides et répétables à volonté cependant ce type de contact des doigts avec les parties, peut sans doute aussi être exploité de manière différente , plus prolongée, avec plus de richesse dévoilée, avec des explorations dans des territoires plus lointains mais cela sort du cadre de mon intérêt car la prostate n'est plus assez présente dans ce genre de manipulations
Posté le 06/06/2019
E
Epicture Membre
Il ne faut tout de suite monter sur tes grand chevaux comme celaOui, je suis un peu agacé par ce dénigrement systématique de la masturbation et du pénis. Ton court message était clairement négatif. Les conseils que tu prodigues, et les méthodes que tu préconises ne fonctionnent pas sur moi, ce qui ne m'a pas empêché de les lire, de les respecter et d'y réagir fréquemment. Le traité d'aneros est suffisamment précis et suffisamment vague pour laisser chacun mener son propre cheminement, et nous sommes sur le terrain du plaisir prostatique, inégaux : certains parviennent en quelques séances a ce plaisir, d'autre ont besoin de plusieurs années. Mais ce n'est pour cela qu'ils sont dans l'erreur. Si l'on reprend, pour illustrer le massage prostatique, l'image de la conduite d'un véhicule utilisée par Adam dans son article, si tu vas vite tu n'apprécies pas le paysage de la même façon que si tu avances lentement, mais évidemment, tu fais chier celui qui est pressé. Personne ici ne préconise l'usage des méthodes proposées par Mantak Chia car elles ne visent pas (à première vue) le plaisir prostatique, ni ne proposent l'insertion d'un quelconque objet dans le rectum, mais elles ont eu sur moi un effet bénéfique. Si ça marche pour moi, peut être puis-je en faire bénéficier quelques pratiquants. C'est l'objet de ma démarche. Bon cheminement à toi @bzo
Posté le 07/06/2019
B
bzo Membre
Oui, je suis un peu agacé par ce dénigrement systématique de la masturbation et du pénis.euh, tu es sérieusement de mauvaise foi, là je n'ai jamais dénigré les méthodes proposées par Mantak Chia mais apparemment tu veux absolument les assimiler à une masturbation de base, en quelques secondes, se secouer l'arbrisseau devant des images porno sur internet, par exemple, cette façon de s'offrir du plaisir, n'a pas beaucoup d'autre intérêt que de se vider les couilles et c'est vrai , je n'ai pas beaucoup de considération pour car c'est le degré zéro au niveau du plaisir qu'on peut tirer de son sexe et apparemment l'utilisation loin d'être mineure que je décris en long et en large de ma façon d'intégrer le pénis dans ma pratique, constamment impliqué du début de ma séance jusqu'à la fin malgré cela, tu écris que je dénigre le pénis. bon c'est ma dernière intervention par rapport à tes commentaires ici ou ailleurs basta
Posté le 07/06/2019
E
Epicture Membre
B@bzo a ecris
je n’ai jamais dénigré les méthodes proposées par Mantak Chia mais apparemment tu veux absolument les assimiler à une masturbation de base, en quelques secondes, se secouer l’arbrisseau devant des images porno sur internet, par exemple,@epicture a ecris
ces techniques peuvent facilement, pour un esprit faiblement ouvert, être assimilée à de la masturbation à visée éjaculatoire, juste pour se vider les couilles, et faire baisser la tension sexuelle.Décidément on ne se comprendra jamais je crois que tu as raison, il vaut mieux en rester là.
Posté le 07/06/2019
E
Epicture Membre
La masturbation, même à fin éjaculatoire ne doit être perçue comme une activité dégradante, bien au contraire.
La masturbation ou le rapport sexuel avec éjaculation induit une période de retrait du désir, de l'érection, une mise en sommeil de l'énergie sexuelle. Il subsiste cependant toujours un résidu d'insatisfaction. Certes il est plus important après masturbation car le rapport sexuel peut être l'occasion de satisfaire l'ego masculin lorsque le ou la partenaire réagit positivement à la virilité masculine. Cette satisfaction de l'égo amplifie le sentiment d'apaisement. Mais il reste toujours cependant un résidu d'insatisfaction.
Ce résidu, est le terreau de la naissance d'un nouveau désir, qui grandira jusqu'à nouvelle éjaculation.
En effet cela peut représenter une activité, somme toute répétitive et rébarbative. Cela nuit d'ailleurs à l'amour dans le couple, et à la satisfaction sexuelle. Et à plus forte raison, cela nuit à l'image que se fait de lui-même celui qui se masturbe. Cela est renforcé par le sentiment de culpabilité qu'entretient les préjugés de notre société.
Mais c'est de cette insatisfaction, et du constat de la répétitivité de ce cycle : désir => tension => stimulation => éjaculation/orgasme => rétractation , que peut naitre quelque chose de nouveau, et le désir de découvrir de nouveaux horizons. En cela la masturbation à visée éjaculatoire est bénéfique car elle prépare à la navigation dans d'autres contrées.
Le nouvel horizon est celui qui va briser ce cycle. Comment ? Par la maitrise de l'éjaculation, qui vise l'absence d'éjaculation. Ainsi il n'y a plus de cycle, il n'y a que mouvement ascendant du désir, de l'excitation, de la stimulation, et de l'orgasme, sans période de retrait.
Le corps envoie, à partir de la prostate (probablement) des vagues d'énergie sexuelle qui vont en s'amplifiant en puissance et en durée,. Le sexe peut se trouver en érection totale, les testicules remontés au maximum, le désir d'éjaculer est à son comble, mais la source de stimulation sait exactement quoi faire pour éviter l'éjaculation, et faire jaillir des vagues d'énergie sexuelle qui peu à peu se transforment en orgasme et font vaciller la conscience.
Cependant, si éjaculation il y a, si le point de non-retour est dépassé, ce n'est pas grave, il faut l'accueillir avec bienveillance et plaisir, car cela reste un moment de plaisir. Le travail réalisé a permis de faire croitre légèrement l'énergie sexuelle qui reste. En allongeant la durée des stimulations, en parvenant à s'arrêter alors que l'excitation est haute, peu à peu le plaisir de ressentir cette énergie en soi surpassera le plaisir de l'éjaculation, et sa raréfaction deviendra une évidence.
Bon cheminement à tous !
Posté le 10/06/2019
F
fidelio Membre
@Epicture ta dernière intervention me pose des questions:
- Quelle différence fais-tu entre la technique de Mantak Chia et ce que les anglophones appellent le "edging", qui consiste simplement à se masturber et à se tenir le plus longtemps possible sur une crête de plaisir en tentant de ne pas aller à l'éjaculation ?
- pourquoi dis-tu que la masturbation nuit au couple ? Cela va à l'encontre de ce que tous les médecins affirment aujourd'hui.
- "le rapport sexuel peut être l’occasion de satisfaire l’ego masculin lorsque le ou la partenaire réagit positivement à la virilité masculine" ... je trouve ce constat très déprimant. What about love ?
Posté le 15/06/2019
andraneros Rédacteur
Tes questions m’intéressent et, à mon avis, ont une portée bien plus large que celle que je leur vois dans ton message. Je vais donc leur apporter une longue réponse.
Quelle différence fais-tu entre la technique de Mantak Chia et ce que les anglophones appellent le « edging »Le « edging » est une méthode de masturbation qui n’a aucune autre finalité que de faire durer la montée du plaisir avant le pic orgasmique et la fin de partie qu’il induit. Si cette pratique est conduite avec un état d’esprit expérimental et un réel effort d’observation, elle permet : • d’effectuer un travail neuro-musculaire dont la répétition améliore le contrôle de son éjaculation ; • d’améliorer la perception des muscles pelviens et abdominaux et la perception de toutes les sensations qui concourent à la montée du plaisir ce qui conduit à amplifier la sensation de jouissance. La technique Mantak Chia est utilisée dans un contexte différent puisque sa finalité est d’utiliser une masturbation contrôlée pour faire naître une forme d’énergie vitale que des exercices complémentaires vont faire circuler dans le corps pour irriguer celui-ci de ses bienfaits. Quand la circulation de cette forme d’énergie est maîtrisée l’éjaculation est naturellement mise de côté puisqu’elle n’est plus au programme. Dans ce cas la masturbation n’est qu’un outil au service d’une discipline dont la finalité va bien au-delà du seul contrôle de l’éjaculation et de l'amélioration de la jouissance qui peut en résulter. Cela étant dit rien n’empêche un homme de découvrir à travers sa pratique du « edging » des effets physiques ou sensoriels qui le conduiront, après une réflexion honnête, à une compréhension nouvelle du fonctionnement de son corps.
pourquoi dis-tu que la masturbation nuit au coupleJe partage cette question mais on peut y apporter deux réponses selon la qualité des relations au sein du couple. La masturbation est une pratique naturelle bienfaisante pour l’organisme. En tant que telle elle ne pose pas de problème. Ce qui peut poser problème ce sont les effets que sa pratique a sur les relations entre deux personnes : • Quand elle vient à remplacer des ébats érotiques dont l’autre devient privé(e) ; • Quand le temps qui lui est consacré nuit aux autres activités d’une vie équilibrée ; • Quand l’autre est jaloux ou jalouse, à tort ou à raison, du plaisir que se donne son partenaire. Dans les autres cas la masturbation est soit une soupape de sécurité qui permet de réduire le désir quand il n’est pas souhaité, soit un complément d’activité qui apporte un meilleur niveau de satisfaction sexuelle. En d’autres termes la masturbation pratiquée avec l’accord de sa ou de son partenaire est un facteur d’équilibre dans la relation et en cas contraire, bien évidemment, un facteur d’aggravation de déséquilibres vraisemblablement pré-existants. La situation idéale que je décris, ne pas cacher que l’on se masturbe à sa ou à son partenaire, suppose • une grande confiance et • une grande liberté sexuelle ou une grande intimité sexuelle entre les partenaires. Il me semble que souvent cette qualité de relation n’est pas naturelle même chez des personnes qui pensent être sexuellement libérées. Il peut donc être nécessaire que l’un ou l’une des deux ait besoin de faire en toute bienveillance un travail de déblocage. Ce travail est difficile et donc souvent évité ce qui conduit à des non-dit et à des pratiques clandestines dévastatrices.
le rapport sexuel peut être l’occasion de satisfaire l’ego masculin lorsque le ou la partenaire réagit positivement à la virilité masculine. Cette satisfaction de l’égo amplifie le sentiment d’apaisement.Depuis plus d’un an @epicture se place dans une perspective qui va bien au-delà de la seule recherche du plaisir physique libératoire. Ce n’est pas par hasard qu’il a ouvert un sujet « Prostate et philosophie ». Je cite ce qu’il nous disait il y a 15 mois :
La découverte du massage prostatique m’a permis, au-delà des sensations physiques que cela procure, de renforcer cette prise de conscience que le monde que nous avons bâti, nous, hommes et femmes occidentaux, est construit sur la consommation que nous en faisons. Or à mon sens, faire du massage prostatique une nouvelle occasion de « consommer du plaisir » est vouée à l’échec.Ses messages doivent se lire, à mon avis et tu es libre de dire le contraire @epicture si je me trompe, en fonction de cet état d’esprit. Quand il parle de la masturbation en termes négatifs c’est de la masturbation à unique visée éjaculatoire en dehors de toute autre ambition. C’est tout différent quand la masturbation devient une technique au service de la découverte de son corps, au service de son effort de développement personnel. De même dans sa logique toute pratique sexuelle avec une autre personne est bien plus riche que la recherche solitaire du plaisir en raison du partage, à la fois don du plaisir à l’autre par ses caresses, acceptation du plaisir donné par les caresses de l’autre, offrande de sa jouissance à l’autre et enfin acceptation de la jouissance de l’autre. C’est ce qu’il écrit en tant qu’homme, avec beaucoup moins de mots que moi. Je ne ferai pas plus de reproches à sa formulation. Ce sujet est passionant. J'en attends la suite avec toujours autant d'impatience. Bon cheminement à ses participants et à tous ses lecteurs.
Posté le 15/06/2019
E
Epicture Membre
Bonjour @fidelio et @andraneros,
Je vais tenter de répondre à tes trois questions :
Edging ? Je ne connaissais pas ce terme anglosaxon. Andraneros a très bien répondu. Les techniques de Mantak Chia visent le rétablissement du mouvement de l'énergie autour de l'orbite microcosmique. Cela semble barbare comme expression, mais on peut le voir comme le rétablissement des connexions nerveuses qui relient toutes les parties de notre corps entre elles. En ce sens elles ont un effet bénéfique pour la vie quotidienne car elles réveillent les sens et donnent à la vie une nouvelle dimension pour ceux qui avaient perdu ces connexions nerveuses. Ainsi donc, le plaisir va bien au-delà de la séance de massage, qui est déjà cependant en elle-même particulièrement jouissive. Cela dit comme le signale @andraneros, il est probable que l'" edging " produise les mêmes effets car l'absence d'éjaculation a vraiment un effet booster sur le rétablissement de ces connexions. Du moins c'est comme ça que je le vis.
J'ai du mal m'exprimer, ce n'est pas la masturbation qui pose problème dans une relation de couple, mais la répétitivité du cycle qui passe par l'éjaculation. Que ce soit au cours de rapports sexuels à deux ou seuls. Car il semblerait que la répétition régulière de l'éjaculation réduise voire annule les effets du mouvement autour de l'orbite microcosmique. La répétitivité de l'éjaculation est mortelle pour le plaisir et le désir. On ne s'en rend pas compte quand on est jeune parce qu'on est plein de ressources, et on se dit qu'on peut changer de partenaire ce qui renouvelle le désir. Personnellement je crois que l'intégration de jeux autour de la masturbation dans une relation sexuelle à deux ne peut être que bénéfique car elle permet de faire de la pénétration une possibilité parmi d'autres. Par ailleurs, si une masturbation solitaire permet s'éveiller à d'autres plaisirs, ou simplement si elle tient un rôle de régulation de la tension sexuelle, c'est toujours une pratique positive.
Enfin, pour ce qui est de ma formulation sur la satisfaction de l'ego masculin lorsque le ou la partenaire réagit positivement à la virilité masculine, cela n'empêche pas l'amour. C'est justement une bonne occasion de se demander : qu'est-ce que l'amour ? Mais là, il faudrait écrire un livre (ce qui a déjà été fait), ou créer un fil de discussion dédié. En fait, Je faisais référence à l'image relativement consensuelle chez les hommes "lambda" que c'est l'homme qui, par sa puissance (par opposition à l'impuissance) sexuelle donne du plaisir à la femme, et que la femme soumise et reconnaissante aime son homme pour cela. C'est une vision, il me semble, très courte de la relation sexuelle, où il y aurait une place dominante et une place dominée. Et cette façon de voir les choses va assez bien je trouve avec la perpétuation de la répétitivité du cycle sexuel avec éjaculation ou la femme n'est finalement qu'un objet. Intégrer d'autres façons de se faire l'amour, qui ne cherche pas l'éjaculation, c'est respecter un espace commun qui peut être l'occasion d'un échange véritable, et un espace d'amour. Ce qui ne signifie pas bien entendu que ce qu'il faut rechercher est l'absence totale d'éjaculation, mais la rupture du cycle sexuel masculin que je décrivais, et accepter de "rester sur sa faim", car finalement cela fait monter le désir, et chacun adore (autant les femmes que les hommes) se sentir désiré.
PS1 : Attention, Je ne critique absolument pas les pratiques BDSM, où ces positions (dominant-dominé) sont clairement recherchées et assumées par les partenaires ce qui n'a rien à voir avec cette pseudo glorification masculine.
PS2 : lien vers une page qui explique assez bien l'orbite microcosmique
Bon cheminement à tous
Posté le 17/06/2019
F
fidelio Membre
Merci mille fois @andraneros et @epicture d'avoir si bien répondu à mes questions courtes et faussement naïves ;) Elles me permettent de raccrocher un peu à vos discussions de haute volée.
une brève aparté: Je ne passe plus que très rarement sur ce forum car il ne contient plus ce qui m'intéresse: des rapports concrets sur vos expériences au sujet de la sexualité (masculine en ce qui me concerne). Je trouve que ce forum a trop lâché ce qui a fait le succès du traité d'Aneros, à savoir un compte-rendu d'expériences corporelles qui mène à un cheminement éventuellement mental. Et c'est aussi parce qu'il ne sous-entend aucune forme d'idéologie qu'il m'a séduit.
Je suis très intéressé par l'idée d'élever ma pratique sexuelle à un niveau plus complet et spirituel, et je suis très preneur de votre expérience CONCRÈTE concernant l'énergie sexuelle masculine. Si vous utilisez l'enseignement de Mantak Chia, Comment faites-vous ? quelle positions adoptez-vous ? Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Comment faites-vous pour ressentir et faire circuler cette énergie sexuelle ? Physiquement ça se traduit comment pour vous ?
Par exemple:
• d’effectuer un travail neuro-musculaire dont la répétition améliore le contrôle de son éjaculation ; • d’améliorer la perception des muscles pelviens et abdominaux et la perception de toutes les sensations qui concourent à la montée du plaisir ce qui conduit à amplifier la sensation de jouissance.ça a l'air génial ! Mais on fait comment ?!! Je pense ne pas être le seul à souhaiter plus de concret. Nous avons tous des fonds culturels différents, c'est pour cette raison qu'il m’apparaîtrait salutaire de se raccrocher à l'expérience concrète. Cela aurait aussi selon moi, la faculté d'inclure aux discussions ceux qui arrivent sur le forum.
Posté le 21/06/2019
E
Epicture Membre
Merci pour ton retour @fidelio.
Oui je suis bien d'accord avec toi sur le fait que ce que nous recherchons ici c'est avant tout du concret. Le problème c'est que la progression concrète s'accompagne d'une évolution spirituelle indéniable, et il serait dommage de s'astreindre à ne pas en parler car cela permet d'aider ceux qui en témoigne, et ceux qui les lisent. Il y a une dimension spirituelle dans le sens ou la manière dont on se perçoit est fondamentale dans cette évolution. Il y a un jeu entre le mental et le corps qui se répondent et s'alimentent mutuellement. C'est à mon avis essentiel pour progresser. A mon avis, ceux qui ont eu la chance d'avoir rapidement des super O n'ont pas envie de s'arrêter là. Il y a autre chose, il y a plus, il y a différent, il y a mieux, toujours, et c'est ça qui est formidable.
Le plus difficile à comprendre, et c'est aussi un problème philosophique, c'est de se percevoir dans une dimension qui n'a ni début, ni fin, il n'y a que continuité. Ainsi, peu importe à quel stade de son cheminement on se trouve, on y est, c'est la seule chose qui compte, et on y est en mouvement.
Mais du concret, je vais en donner, c'était l'objet de ce fil de discussion, mais il fallait passer par cette étape qui confronte l'idée de masturbation à celle du massage pénien au sens de Mantak Chia. C'est chose faite. La conclusion, c'est qu'il y a masturbation éjaculatoire, qui n'est pas selon moi le degré zéro du plaisir masculin, mais une position sur un cheminement, et la masturbation non éjaculatoire qui est une autre position, dont les perspectives sont plus intéressantes.
Ce que je veux faire, c'est faire part de ma pratique en montrant dans quelle mesure je m'écarte de la méthode proposée par Mantak chia. De la même façon, nous confrontons notre expérience au traité d'aneros, et aux autres témoignages.
Il faut aussi aller voir la page dont j'ai donné le lien un peu plus haut sur l'orbite microcosmique. Cela permet de mieux comprendre de quoi parle Mantak Chia. L'orbite microcosmique, ce n'est pas une vue de l'esprit, ou une idéologie. Pour lui, c'est très concret, c'est ce qu'il y a de plus concret. Toutes ses techniques sont centrées autour de cette notion. L'énergie, on la sent concrètement circuler en soi, mais elle est indescriptible. On peut utiliser le terme d'énergie parce que elle est revigorante, énergisante. En l'état actuel de mon expérience, pour moi, cette énergie est stimulée de trois manières différentes : Par le massage pénien, par le massage prostatique, et par la méditation, à tour de rôle.
Concernant la méditation, il y a dans le fil de discussion consacré au tantra, des liens qui montre concrètement comment pratiquer la danse de shiva/shakti, forme de méditation du tantrisme cachemirien. Elle est très puissante et stimule cette énergie, mais de façon différente. Le tantrisme qu'enseigne Daniel Odier, a une approche différente de celle du taoïsme de Mantak Chia. Il faut se renseigner un peu et aller sur YouTube pour écouter tout ce que ces deux personnages ont à dire, c'est très intéressant. Aucun n'est à mon avis dans un état d'esprit d'endoctrinement, ou de diffusion idéologique, contrairement à beaucoup d'autres qui utilisent ce fil à des fins purement commerciales. Du commercial il y en a toujours un peu, mais on est loin de la démesure de certains.
Faire part de mon expérience, concrètement, c'est aussi parler de tout cela.
Bon cheminement @fidelio
Posté le 21/06/2019
andraneros Rédacteur
Réponse sur le contexte
Tu nous dis @fidelio :
Je ne passe plus que très rarement sur ce forum car il ne contient plus ce qui m’intéresse: des rapports concrets sur vos expériences au sujet de la sexualité (masculine en ce qui me concerne)Ta remarque nous replace dans la logique de la publication du traité d’Aneros et de la volonté assumée par @adam d’aider ses lecteurs à découvrir l’orgasme prostatique. Elle me conduit à trois réflexions : 1. Je suis présent sur le forum depuis bientôt six ans. Il faut prendre en compte que mon évolution très lente dans un premier temps (avant mon inscription sur le forum) et plus rapide dans un deuxième temps s’est normalement encore plus ralentie au fil de mes progrès, sinon je serais devenu un extraterrestre orgasmique, ce que je ne suis pas. Dans l’excitation de la découverte j’ai pu avoir beaucoup à dire ; si je devais maintenant rapporter aussi souvent le contenu de mes sessions, mes messages seraient ennuyeux à écrire et à lire tant ils ne feraient que répéter les précédents. 2. Je comprends et je soutiens ta demande de conseils concrets. Avec la mise en valeur des évolutions et des changements vécus par ceux qui apportent leurs témoignages dans la durée, c’est ce qui m’intéresse le plus dans les forums comme le nôtre. C’est pourquoi je fais en sorte de répondre aussi souvent que possible aux questions posées par nos membres. Dans ce cas, même si fatalement je me répète j’ai le sentiment d’apporter une aide concrète et quand elle semble utile j’en tire une vraie satisfaction. Encore faut-il que les lecteurs s’inscrivent et viennent poser leurs questions pour obtenir les réponses dont ils pensent avoir besoin pour progresser. 3. D’un point de vue personnel je pense que mon cheminement vers l’orgasme prostatique a suivi une évolution très particulière en dehors des chemins balisés. Cette particularité ne me permet pas de prétendre le proposer en modèle à tous ceux qui se lancent dans cette découverte et donc de leur dire de façon doctorale comment ils doivent faire pour atteindre le super O’.
Posté le 23/06/2019
andraneros Rédacteur
Réponse sur la méthode
(le « edging » permet d’)
effectuer un travail neuro-musculaire dont la répétition améliore le contrôle de son éjaculation... on fait comment ?Il s’agit de stimuler le pénis comme on le ferait pour obtenir une éjaculation mais de le faire avec comme objectif prioritaire de ne pas éjaculer. Cette stimulation n’est donc pas une « simple partie de plaisir » mais un véritable exercice d’autant plus difficile qu’on s’applique à s’approcher le plus près possible du point de non-retour. Cet exercice demande - concentration, pour analyser ses sensations et apprendre à les reconnaître, et - maîtrise de soi, pour prendre le contrôle de réactions musculaires initialement activées en mode réflexe. C’est la répétition en cycles de plus en plus longs des stimulations et du renoncement aux contractions éjaculatoires réflexes, véritable entraînement prolongé sur des semaines ou des mois selon les pratiquants, qui permet peu à peu de ne plus subir ces contractions éjaculatoires tout en restant soumis aux stimulations et en maintenant un niveau de jouissance très intense. La répétition de cet exercice permet au pratiquant de prendre conscience des tensions musculaires que fait naître la montée du plaisir et d’apprendre à les relâcher. Dans un premier temps on n’y parvient pas, puis on y parvient mais au prix de la perte du plaisir ressenti (on se remet à zéro) ; peu à peu on parvient à réduire les poussées éjaculatoire tout en maintenant la sensation d’un plaisir de plus en plus intense. (le « edging » permet d’)
améliorer la perception des muscles pelviens et abdominaux et la perception de toutes les sensations qui concourent à la montée du plaisir ce qui conduit à amplifier la sensation de jouissance… on fait comment ?L’exercice ainsi répété avec concentration, toute son attention étant dirigée sur le bas-ventre, on finit par prendre conscience des états de tension qui s’installent dans cette région avec la montée du plaisir. On découvre que cette région n’est pas uniforme telle que je la ressentais en commençant mon cheminement. On découvre qu’elle se décompose en zones plus localisées, la base du pénis, l’anus, la base du ventre juste au dessus du pénis, la zone rectale et peu à peu la prostate elle-même. On commence à percevoir que des contractions peuvent apparaître sur l’une et non sur l’autre, on commence à percevoir qu’on peut détendre l’une et contracter l’autre. On prend conscience des autres contractions associées à la montée du plaisir, On prend conscience qu’on peut agir sur chaque type de contractions indépendamment des autres. C’est une pratique raisonnée et systématique qui permet de découvrir en détail, de bien individualiser et enfin de contrôler des réactions initialement noyées dans l’ensemble psychomoteur réflexe qu’est la montée du plaisir sexuel jusqu’à l’éjaculation. La répétition assidue et raisonnée de cet exercice demande les mêmes efforts que la pratique du massage prostatique et permet de faire des découvertes qui sont très proches. Finalement la réponse à « comment ? » est souvent très banale. C’est la répétition de l’exercice associée à un état d’esprit expérimental rigoureux qui permet dans un premier temps la prise de conscience de ce qui se passe en nous et dans un second temps le contrôle de nos réactions. Comme c’est le cas pour l’apprentissage du chant, de la danse, de la gymnastique, de la méditation, du plaisir prostatique… Certains sont spontanément dans cette attitude et progressent « naturellement » très rapidement, d’autres ont besoin d’apprendre à se mettre dans cette attitude et progressent plus lentement ou non. Le piège de la question « comment ? » est que celui qui la pose dans sa logique de découverte soit dans l’attente d’une réponse qui lui garantirait de devenir multi-orgasmique. Sauf exception cette réponse n’existe pas. L’intérêt de la question « comment ? » est que celui qui la pose reçoive une réponse • qui l’aide à adopter une méthode de progression, • qui l’aide à prendre conscience d’un défaut de sa pratique, à le corriger et à reprendre sa progression • qui l’aide à reformuler sa question pour obtenir une réponse mieux adaptée à sa situation.
Posté le 23/06/2019
andraneros Rédacteur
Je proposerai un peu plus tard une "Réponse sur la pratique" dans la mesure où @epicture ne se sentira pas trop envahi par mes réponses qui ne se situent peut-être pas dans l'esprit de son sujet de discussion sur l'énergie sexuelle masculine telle qu'elle est appréhendée dans la méthode Mantak Chia.
Bon cheminement à tous.
Posté le 23/06/2019
E
Epicture Membre
Je proposerai un peu plus tard une "réponse sur la pratique" dans la mesure où @epicture ne se sentira pas trop envahi par mes réponses qui ne se situent peut-être pas dans l’esprit de son sujet de discussion sur l’énergie sexuelle masculine telle qu’elle est appréhendée dans la méthode Mantak Chia.@andraneros il n'y a pas de souci, tant que comme tu le dis :
Cette particularité (ce cheminement hors norme) ne me permet pas de prétendre le proposer en modèle à tous ceux qui se lancent dans cette découverte et donc de leur dire de façon doctorale comment ils doivent faire pour atteindre le super O’.J'essaye moi - même de ne pas me le permettre, et je compte sur mes lecteurs pour me le signaler si toutefois je cédais à cette tentation. J'ajouterai, comme je l'ai dit plus haut, que l'énergie sexuelle masculine peut être stimulée de plusieurs façons différentes dont la méthode de Mantak Chia n'a pas l'exclusivité. Bon cheminement à vous deux @andraneros et @fidelio
Posté le 24/06/2019
E
Epicture Membre
Pour commencer :
Qu'ai-je fait ?
J'ai pratiqué des séances de masturbation au cours desquelles je stoppais toute stimulation juste avant le point de non-retour, puis je recommençai à me masturber jusqu'à atteindre de nouveau le point de non-retour, et ainsi de suite jusqu'à ce que la moindre stimulation soit susceptible de me faire éjaculer. A ce moment précis, j'arrêtais toute stimulation, et passait à une autre occupation.
Autant vous dire que pendant quelques minutes, j'étais bouillonnant de désir et d'envie de reprendre. Mais je savais que si j'allais plus loin, je perdais un bénéfice : celui de faire monter le plaisir de chaque séance.
Je pouvais faire cela plusieurs jours de suite, jusqu'à atteindre un niveau de tension libidinale extrême. N'y tenant plus, au bout de quelques jours, l'éjaculation devenait inévitable. Un certain nombre de cycles de plusieurs jours se sont succédés, avec la volonté de battre à chaque fois un "record" de jours sans éjaculation. C'était comme un défi, un jeu, un jeu torride. Peu à peu j'ai augmenté le nombre de jours sans éjaculation avec cependant une vie sexuelle faite de masturbations, de massages prostatiques, de jeux sexuels torrides en couple, sans aucune éjaculation.
Ce travail m'a conduit à faire naitre des sensations que je n'aurais jamais pu imaginer. La seule recommandation de Mantak chia que j'ai véritablement suivi, c'est l'absence d'éjaculation. Il propose des exercices de "pompage, que j'ai pratiqué avec plus ou moins de succès, mais cette sensation de circulation d'ondes de plaisir depuis le sacrum jusqu'au cerveau je les ai vraiment bien ressenties. Elles sont d'ailleurs devenues autonomes et se manifestent au cours de la journée, sans que je fasse quoi que ce soit. Mantak Chia les identifie comme de l'énergie.
Ses conseils visent la maîtrise de cette énergie, et son usage ultérieur. Personnellement, je n'en suis pas là. J'y travaille encore. Je suis encore en quête d'une maitrise de la mutli-orgasmie : L'orgasme non éjaculatoire multiple.
Posté le 24/06/2019
E
Epicture Membre
Une libido forte, un désir puissant, apporte une grande quantité d'énergie. Je suis poussé dans ces cas-là par une dynamique interne inépuisable. Au fur et à mesure que ma libido se développe, mon corps est en position de désir incandescent. Il capte la moindre petite stimulation pour en faire une source de plaisir : un souffle d'air, l'effleurement des vêtements sur ma peau, la pression de mes pieds sur le sol, les mouvements de mon corps, ou certaines positions, sont autant d'occasions pour mon corps de se délecter du plaisir de ressentir la vibration énergétique se diffuser. Quand il s'agit de caresses que je me donne et, à plus forte raison quand elles viennent des mains de ma femme, les sensations sont décuplées.
Mais, j'ai quelques difficultés encore à canaliser tous ces effets bénéfiques : j'éprouve dans ces conditions beaucoup de difficulté à me concentrer sur des sujets qui ne constituent pas une source de stimulation corporelle. Certains sujets, comme quand j'écris ces lignes, me stimulent. Mais quand il s'agit d'un sujet qui concerne mon travail par exemple, ou ma vie quotidienne, qui sont stimulant intellectuellement, mais pas corporellement, j'ai du mal à me concentrer. Le seul moyen que j'ai trouvé, c'est de mener un massage jusqu'à l'éjaculation, pour retrouver une capacité de concentration. Malheureusement je perds du même coup cette libido énergisante.
Il aura fallu 6 jours pour que je recommence à sentir cette libido qui monte et qui met mon corps en effervescence. L'énergie de ma libido, est totalement dépendante du temps pendant lequel je n'éjacule pas. Pour moi désormais, c'est une certitude. j'ai longtemps pensé que cela n'avait pas ou peu d'importance. l'usage de la masturbation "classique" était devenu tellement normale pour moi que je ne voyais vraiment en quoi cela pouvait avoir un impact significatif sur le massage prostatique. Je pensais que seulement la stimulation du pénis pendant la session de massage prostatique avait un effet négatif sur le plaisir prostatique. Mais pour moi, l'éjaculation régule le taux d'excitation, lui-même responsable de la capacité du corps à ressentir.
Mais comment réguler cette excitation, autrement que par l'éjaculation ? Et c'est là qu'interviennent les techniques de Mantak Chia : faire circuler l'énergie. Il enseigne une technique qui consiste à aspirer l'énergie sexuelle dans le canal dorsal, ou vaisseau gouverneur, pour qu'il remonte jusqu'au cerveau. Peu avant le point de non-retour, il s'agit de pomper cette énergie sur le point de se déployer dans le pénis, vers le haut du corps, en utilisant son muscle pubo-coocygien (le stop-pipi). De cette façon, l'énergie est réorientée ailleurs que dans le pénis, elle passe dans l'anus, remonte via le sacrum et la colonne vertébrale jusqu'au cerveau. Une partie de cette énergie peut aussi redescendre dans les jambes, mais je ne sais pas si c'est le bon parcours. Parfois, elle remonte par devant, via les muscles abdominaux, produisant une série de spasmes musculaires.
Posté le 02/07/2019
andraneros Rédacteur
La transformation progressive de ma sensualité, depuis le début de mon cheminement, me rend sensible, de façon générale, aux phénomènes que tu décris dans ton premier paragraphe, même si je ne les ressens pas (encore) systématiquement sous la forme de « vibration énergétique ». Tu écris :
j’ai quelques difficultés encore à canaliser tous ces effets bénéfiquesFort logiquement, de mon point de vue, j’ai bien plus que « quelques difficultés » pour « canaliser » cette forme d’énergie. En revanche je ne ressens pas cette difficulté à me concentrer sur autre chose même quand je sens ma libido très forte. Je vois plusieurs causes à cela : • Mon âge fait peut-être que même si maintenant j’ai l’impression que ma libido est très forte, elle ne le soit pas tant que ça en réalité ; • Mon métier consistait à prendre en permanence des décisions rapides dans un environnement en perpétuel changement me soumettant à de multiples sollicitations simultanées ; pour survivre dans ces conditions il faut vite apprendre à se concentrer et à oublier le bruit de fond ; j’ai ainsi acquis une forte capacité à me concentrer sur un sujet quelques soient les conditions autour de moi ; • Enfin, malgré mes progrès constants en matière d’éveil de mon énergie vitale, je suis vraisemblablement loin du niveau que tu as atteins ce qui suffit à expliquer la différence de réaction. Ta pratique assidue confirme cette affirmation essentielle des taoïstes :
L’énergie de ma libido, est totalement dépendante du temps pendant lequel je n’éjacule pas. Pour moi désormais, c’est une certitude.Autant la notion de période réfractaire est une réalité que je vis concrètement avec mon corps, autant j’ai l’impression de rester peu sensible à ce temps de rétention de mes éjaculations. Je suis tellement imprégné de la réalité physiologique de la production permanente de spermatozoïdes, de leur stockage pendant les quelques jours de leur durée de vie et de leur élimination naturelle régulière, que je ne parviens pas à me mettre dans la tête que ma libido et ma vitalité devraient être bien plus fortes au bout d’une ou plusieurs semaines de rétention. Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté. La lecture de tes messages m’a encouragé à me remettre sérieusement à pratiquer les exercices proposés par Mantak Chia. Je pense que je suis enfin dans l’esprit de leur exécution, en tout cas beaucoup plus que lors des mes premières tentatives, il y a quelques années. Mais les progrès sont difficiles. Ce qui selon mon expérience prostatique n’a rien de négatif. Merci de transmettre ton expérience. J’attends la suite avec le plus grand intérêt. Bon cheminement @epicture.
Posté le 02/07/2019
E
Epicture Membre
Fort logiquement, de mon point de vue, j’ai bien plus que « quelques difficultés » pour « canaliser » cette forme d’énergieCanaliser (qui est ma façon de dire et peut-être pas la meilleure) a ici une signification particulière, et correspond à une pratique spécifique : "la grande aspiration". J'y reviendrai.
même si je ne les ressens pas (encore) systématiquement sous la forme de « vibration énergétique »La façon de percevoir ces "vibrations énergétiques", et la façon d'en parler ne repose pas sur des critère objectifs. Il est donc très difficile de dire si un tel ou un tel est plus avancé qu'un autre. Je tente de le dire assez régulièrement : Sur un cheminement qui présente les caractéristique d'une ligne infinie, il est difficile de positionner quoi que ce soit sur une échelle, tout au plus pouvons-nous dire comment c'était aujourd'hui par rapport à hier. Ce qui est de la douleur pour certains sera du plaisir pour d'autres, ce qui est de l'insensibilité pour l'un sera de la jouissance pour l'autre. La capacité qu'à le mental (ou le cerveau) de créer autour des sensations toute une cinémathèque est très impressionnante. Peu importe, du moment qu'on en ressent un certain plaisir. Il en est de même pour la sensation de libido ou d'excitation sexuelle : elle peut être vécue comme insignifiante, ou explosive dans des conditions qui sont assez proche.
Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.Jusqu'où est-tu allé ? Combien de jours ? Le taoïsme considère qu'on peut éjaculer : À 20 ans tous les 4 jours À 30 ans toutes les 10 jours À 40 ans tous les 15 jours À 50 ans tous les 20 jours À 60 ans jamais Moi à 49 ans j'étais encore un ado de 16 ans (en terme de fréquence de masturbation). C'est donc surement normal qu'au bout de dix jours de "rétention", je sois surexcité. Mais qui dit rétention ne veut pas dire absence de stimulation. La pratique consiste bien à s'entrainer à ne pas éjaculer, dans la situation d'être sur le point d'éjaculer. Mais le "ne pas éjaculer" n'est pas l'objectif : c'est une conséquence secondaire. Elle sert d'indicateur pour savoir quand on peut passer à l'étape suivante dans la pratique. Cette étape c'est ce que mantak Chia appelle : la grande aspiration, (ou la grande poussée mais c'est pareil). L'énergie qui est susceptible de faire éjaculer, et que l'on ressent assez nettement à ce moment-là, peut-être aspirée par des contractions volontaire du muscle PC (pubo cocygien). Elle traverse alors l'anus, et remonte via le sacrum et colonne vertébrale jusqu'au cerveau. Quand cette énergie à transité vers le cerveau, elle n'est plus là pour faire éjaculer et la sensation d'être "sur le point de" recule. On peut alors recommencer, presque indéfiniment, avec à chaque fois un palier supplémentaire. Il arrive un moment où je sais que mon aspiration ne sera plus assez puissante pour faire remonter l'énergie, c'est là que je m'arrête (quand je n'ai pas de contraintes de temps) car je sais que l'éjaculation me fera perdre mon énergie. Dans ces cas, il vaut mieux être le matin, car je suis bien dynamisé. Être dynamisé juste avant de dormir, c'est mauvais pour le sommeil. Par contre être dynamisé pour commencer sa journée, c'est pas mal du tout. Si en revanche j'éjacule, la journée va être difficile car j'aurai la sensation d'être très fatigué. Bon cheminement @andraneros
Posté le 02/07/2019
A
aneveil Membre
Bonjour,
C'est avec beaucoup d'intérêt que je suis ce sujet depuis le début car je je me dis que porter autant de présence au plaisir pénien que l'on en porte au plaisir prostatique devrait permettre de belles avancées.
Le sujet de l'éjaculation m'a toujours mis mal à l'aise, car entre les recommandations des Taoistes (à mon age je devrais n'éjaculer que tous les... 45, 75, 100 jours ?)
et celles de la science occidentale (ejac 21 fois par mois serait bon pour réduire le cancer de la Prostate) il y a vraiment un gouffre.
D'autre part je suis toujours assez rétifs aux dogmes quels qu'ils soient car ils empêchent souvent l'écoute intérieure et peuvent rapidement devenir un frein au lâcher prise.
Quoi qu'il en soit quand ce sujet est apparu, je venais de décider de réduire la fréquence de mes éjaculations qui étaient d'à peu près de 4 par semaine, (ce qui devait d'après les recommandations Taoïstes faire de moi un quasi-zombie ;-) )
En pratiquant la masturbation non éjaculatoire, je constate que l'éjaculation est en grande partie un réflexe conditionné et que l'on peut s'en passer assez facilement.
Mais la difficulté que j'ai eu (surtout au début) de cet "exercice" fut d'y trouver suffisamment d'intérêt et de plaisir, car si je tiens vraiment à éviter le porno, j'avais l'habitude d'éjaculer avec une stimulation anale qui me décuplait le plaisir, mais "me vidait" en revanche d'une bien plus grande quantité de sperme...
Du coup coup, au début il m'était difficile de trouver suffisamment d’intérêt dans une stimulation pénienne seule afin de me sentir suffisamment excité et me rapprocher de l'éjaculation. Depuis je triche un peu et alterne l'utilisation d'un cockring ou bien d'un épais cordon de cuir faisant usage de cockring (que je peux serrer et dé-serrer) , ainsi que d'une sorte de Magic-Wand vibrant avec lequel je masse mon gland et le frein pour pimenter mes masturbations, l'intérêt du Magic-Wand c'est que posé sur mon frein il agit très rapidement sur ma prostate et pimente considérablement mon plaisir. Bref, en alternant serrage de mes bourses, masturbation et Magic-Wand, je trouve du plaisir et me rapproche beaucoup plus rapidement d'une tension éjaculatoire. Quand je sens que cela risque d’atteindre le point de non-retour et que des gouttes de pré-sperme pointent sur mon gland, j’appuie sur le point à "un million de dollar" (entre anus et périnnée) décrit par Mantak Chia et la tension retombe assez vite, je peux alors reprendre les stimulations et c'est vrai que l'on peut atteindre des sommets de plaisir en évitant l'éjaculation (que je vis de plus en plus comme une fin frustrante que comme une explosion de plaisir).
@Andraneros
Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.Pareil, je ne note pas d'augmentation d'énergie vitale ou sexuelle (pénienne ou prostatique), à la limite il y aurait même parfois plutôt une sorte d'insensibilisation sexuelle qui s'installe, alors que quand j'éjacule (sans me préoccuper de rien) il y a souvent un regain d'énergie le lendemain ou le surlendemain. Je pense qu'il doit y avoir tout un cheminement cérébral, de représentations ou de croyances qui peuvent influencer les vertus de l'abstinence ou inversement de l'"hédonisme éjaculatoire"... Il me reste encore beaucoup à découvrir dans cette voie, car lors de ces masturbations, si j'arrive à éveiller dans une certaine mesure le plaisir prostatique, j'ai beaucoup plus de mal à gérer les énergies dans divers points du corps comme je le fais pendant mes séances prostatiques ou j'arrive à avoir une conscience interne beaucoup plus grande. Une question à @Epicture : Lors de tes séances masturbatoires&Taoistes, utilises tu des jouets, une stimulation anale, du porno, des fantasmes ou bien est-ce qu'il s'agit d'une pratique bien plus zen et dépouillée d'artifices ?
Posté le 03/07/2019
E
Epicture Membre
Bonjour @aneveil. D'après vos témoignage il semble que la rétention seule ne suffise pas à faire monter la libido. Il est possible, mais j'en sais rien à vrai dire, que l'alternance rétention/éjaculation soit plus salutaire. Personnellement je n'ai jamais tenu plus de 25 jours. Et je suis plutôt à une moyenne de 15 jours. Mais je rappelle que l'absence d'éjaculation est précédée d'une multitude de stimulations, ce qui rend l'exercice assez périlleux.
Pour répondre à tes questions, j'utilise au début de ma stimulation des images érotiques nus ou faiblement habillés. Pas de porno. Mais quand les vagues de plaisirs montent, je n'ai plus besoin d'images, plus maintenant. Manipuler la souris de l'ordinateur à ce moment-là n'est pas productif, et fermer les yeux favorise la concentration. Côté accessoires, je n'en ai pas encore parlé, mais j'ai utilisé des cockrings. Celui que je préfère est en acier, assez gros et lourd. Mais je ne l'utilise plus en séance. Je le porte parfois dans la journée, c'est un bon excitant. L'utilisation conjointe de plug anal ou aneros, c'est possible, mais c'est plus dans le cas où une séance de massage prostatique ne décolle pas assez vite à mon gout du moment. J'essaye de séparer les deux techniques. Le massage pénien le matin, le massage prostatique le soir. Je verrai bien ce que ça donne, mais j'ai l'impression que c'est préférable.
Bon cheminement @aneveil
Posté le 03/07/2019
E
Epicture Membre
Après relecture de mes anciens posts, il y a des incohérences dans mes propos. Cela tient à ma progression dans la pratique.
Le point crucial est celui du point de non-retour, et de ce que j'en fait.
Au début de ma pratique, je faisais comme je le sentais, avec en tête le souvenir de mes lectures de Mantak Chia. De plus, ma maitrise de l'éjaculation était moindre, et pouvait générer une tension. En gros je me masturbais en repoussant au maximum l'éjaculation pour profiter des sensations provoquées au moment de la montée du plaisir. La grande difficulté proviens de la frustration que l'arrêt de la masturbation peut induire. Il est vrai que cesser toute stimulation au moment où l'excitation est maximale peut être vécu comme un supplice. Mais l'idée que j'avais, était de jouir, comme si j'éjaculais, mais sans éjaculer. C'est ce que Mantak Chia appelle séparer l'orgasme, de l'éjaculation. Si on poursuit la stimulation, il y a de toute façon un moment ou l'éjaculation est inévitable, et l'orgasme qui va avec aussi. Cet orgasme est d'autant plus fort et plaisant que l'éjaculation a été repoussée au maximum. C'est donc assez difficile en effet de résister à la tentation de vivre ce plaisir accru par la rétention de l'éjaculation.
Mais éjaculer, c'est comme si on avait gravit pendant plusieurs jours une montagne, et qu'arrivé presqu'au sommet, on redescendait tout en bas. Il faut tout recommencer, depuis le début (et ça peut durer plusieurs jours, une dizaine pour moi). Alors que ne pas éjaculer, c'est rester en haut de la montagne, à portée de main du sommet, en permanence. A partir du moment où ce constat est devenu pour moi une vraie réalité, ma motivation pour ne pas éjaculer était solidement fondée. Mais le sommet n'est pas l'objectif, puisque le sommet me fait retomber. Non, l'objectif c'est le ciel.
J'ai écrit que je pouvais avoir des montées de plaisirs de façon autonomes, sans contrôler quoi que ce soit. C'est vrai, mais dernièrement j'ai réintroduit de façon plus sérieuse les dernières techniques de Mantak Chia. Elles sont comme un propulseur. Depuis le haut de ma montagne, (mais pas le sommet éjaculatoire, juste en dessous), ces techniques me propulsent dans le ciel, c'est assez incroyable.
J'en suis encore aux balbutiement (dans l'usage de cette technique de la grande poussée) mais je sais qu'il y a là un potentiel vraiment intéressant.
Je tenterais de mieux décrire le déroulement de la montée du plaisir, et de l'insertion des pratiques correspondantes, mais c'est compliqué car cela évolue avec le temps. J'ai quelques textes qui sont prêts, mais à la relecture je m'aperçois qu'ils peuvent induire de la confusion. Donc j'attends un peu que cela soit plus clair pour pouvoir les poster.
De plus, comme je pratique en alternance (car je crois qu'elles sont complémentaires) les techniques du traité d'aneros, et celles de Mantak Chia, je dois prendre garde à ne pas tout mélanger. Il y a un point de contact entre les deux pratiques : la prostate. Mais les chemins qui y conduisent sont assez différent. Je pense que l'anus est au massage prostatique, ce que le gland est au massage pénien (qui est aussi une stimulation de la prostate). Chacun de ces deux organes préparent la prostate au décollage. Le mélange des deux, n'est pas encore pour moi au programme, mais il y a là le potentiel d'une danse orgasmique, ce qui est très motivant pour s'appliquer au mieux.
Si @fidelio tu lis ce post, n'hésite pas à me dire si c'est assez concret pour toi, et à me poser des questions précises. S'essayer à formuler des réponses précises à des questions précises ça aide autant celui qui lit la réponse que celui qui la rédige. @andraneros et @aneveil également bien-sûr.
Bon cheminement à tous
Posté le 03/07/2019
E
Epicture Membre
L'expérimentation m'a permis de distinguer durant une séance de massage, 3 moments, 3 zones temporelles.
1 - Pour commencer, toujours assis sur une chaise, je caresse mes parties génitales, et mes zones érogènes : cuisses, tétons, seins, flancs… Je n'utilise pas d'huile comme le préconise Mantak chia. Enfin, je masse mon gland avec les doigts, tout en caressant les autres parties de mon corps accessibles avec l'autre main. C'est la première zone, qui correspond à la masturbation classique, sorte d'éveil sexuel, lui-même consécutif à une excitation préalable, alimentée, par un mental imaginatif. c'est là que les images, les sons, la musique, etc. peuvent intervenir, mais sans aucune obligation.
2 - Dans la deuxième zone, le gland et la prostate se répondent mutuellement. La prostate entre dans une sorte de pulsation. Je peux sentir cette pulsation se poursuivre quand j'arrête la stimulation. Cette sensation est peut-être amplifiée par le fait d'être assis. Le mouvement latéral des genoux, qui serre et desserrent les testicules ont un effet amplificateur. La position du bassin peut alternativement venir comprimer et décomprimer le périnée ce qui a également un effet amplificateur. C'est dans cette zone, ce temps de massage, que les premières vagues de plaisirs se diffusent dans mon corps. Mon mental peu à peu perd pied, s'efface, submergé par les sensations. Dans cette zone, tout ce qui vient perturber la concentration est contre-productif.
3 - La troisième zone du temps de massage est celle où le plaisir du gland prend le dessus sur celui de la prostate, ce qui conduit tout droit à l'éjaculation, synonyme de fin de séance. La prostate est étouffée, mais ce n'est pas trop tard, je peux revenir dans la deuxième zone en modifiant mon massage, en le ralentissant, en s'arrêtant quelques secondes. Je reviens dans la deuxième zone, mais avec un effet de vagues de plaisir augmenté.
L'idée est de faire des incursions dans la troisième zone, venir titiller l'éjaculation et revenir ensuite dans la seconde. A chaque retour dans la deuxième zone, La puissance des vagues de plaisirs augmente. Le problème c'est que chaque incursion dans la troisième zone rend l'éjaculation plus imminente car le désir de se libérer, de se lâcher est plus brulant. La troisième zone devient extrêmement petite. Mais quand je m'arrête, je conserve une forte libido. Elle redescend un peu, mais est plus forte après chaque séance et devient difficile à maitriser. Au bout de quelques séances (je n'ai pas encore fait de statistiques) à la séance suivante, mon corps démarre au quart de tour, et la première zone, le premier temps de la séance devient très court, les vagues arrivent presque immédiatement, avec déjà un haut degré de plaisir.
Dernièrement j'ai vécu quelques séances ou la menace d'éjaculation diminue. Le corps sait exactement quand et comment faire pour surfer sur les vagues de plaisirs qui se transforment en vagues orgasmiques. C'est vraiment que du bonheur.
Bon cheminement à tous
Posté le 05/07/2019
A
aneveil Membre
Bonjour,
Comme souvent sur ce forum, les discutions motivent, font monter l'excitation et avancer les choses,
alors des portes s'ouvrent...
@Epicture
Côté accessoires, je n’en ai pas encore parlé, mais j’ai utilisé des cockrings. Celui que je préfère est en acier, assez gros et lourd. Mais je ne l’utilise plus en séance. Je le porte parfois dans la journée, c’est un bon excitant. L’utilisation conjointe de plug anal ou aneros, c’est possible, mais c’est plus dans le cas où une séance de massage prostatique ne décolle pas assez vite à mon gout du moment. J’essaye de séparer les deux techniquesJe suis très curieux et excité d'essayer un cockring en matériau dur (acier bois), je me demande vraiment comment passer les testicules... En dessous de 55mm ça me semble vraiment difficile, mais j'adore vraiment avoir les testicules tirés ou pressés. J'avais écrit ceci et ça m'était testé en tête :
Il me reste encore beaucoup à découvrir dans cette voie, car lors de ces masturbations, si j’arrive à éveiller dans une certaine mesure le plaisir prostatique, j’ai beaucoup plus de mal à gérer les énergies dans divers points du corps comme je le fais pendant mes séances prostatiques ou j’arrive à avoir une conscience interne beaucoup plus grande.Je jour même je réessaie et au moment ou le plaisir masturbatoire est assez haut et que les goutes de pré-sperme sont de plus en plus nombreuses, je me concentre sur l'énergie sexuelle contenue dans toute la zone génitale mais ce qui est pour moi le centre: la prostate et le périnée, comme je le fais en pratique prostatique, je fais monter vers de points d'énergie comme le cœur ou la bouche (la position de la langue au palais aide beaucoup) et j'ai réussi à déclencher plusieurs petits orgasmes d'affilé sans éjaculer... Inutile de dire que j'étais content de la découverte. Le soir j'ai fait l'amour avec ma compagne et comme je n'avais pas éjaculé depuis 5 jours (ce qui est beaucoup pour moi..) et que je m'étais chauffé plusieurs fois dans la journée, mon sexe était dans un état de sensibilité rarement atteins, j'en étais dingue... Pour autant j'ai pu me retenir très longtemps, jusqu'a ce que je décide d'éjaculer lors d'une masturbation accompagnée d'une stimulation anale que me prodiguait déliceusement ma compagne. @Epicture
l y a un point de contact entre les deux pratiques : la prostate. Mais les chemins qui y conduisent sont assez différent.En effet, quand le plaisir masturbatoire est assez haut la zonne anale et prostatique est généralement très présente et c'est de là que je peux faire monter mon énergie sexuelle... Pour revenir à la rétention de l'éjaculation, j'ai l'impression que mon cerveau a bien intégré le fait que je pouvais avoir beaucoup plus de jouissance sans éjaculer et que c'était un peu "Game Over", du coup ça m'ouvre énormément de possibilités... J'ai réédité de mini-petits orgasmes en me masturbant et j'y arrive même avec un plug ou un Aneros, alors qu'avant il m'était impossible de maîtriser l'éjaculation avec ce type de jouets en moi. L'éjaculation est vraiment un réflexe conditionné acquis dès les plus jeunes années ou on se masturbe plus ou moins dans le but d'éjaculer. On a tous vécu lors d'un coït ou d'une masturbation ratés des éjaculations sans orgasme, le seul cri que ça provoque est "Ooh...merde"... Pour conclure cette voie me semble très prometteuse et je la perçois aussi comme un ré-équilibrage au plaisir prostatique qui est beaucoup plus Yin (et souvent perçu comme féminin). L'aspect yang de la masturbation fait que j'ai naturellement moins tendance à jouer sur la diffusion énergétique, alors que ça m'est indispensable lors de mes cessions prostatiques, pourtant c'est très simple et ce proverbe Taoïste résume si bien les choses : "La pensée se déplace et le Chi suit" (lu dans le bouquin de Mantak Chia)
Posté le 05/07/2019
A
aneveil Membre
Désolé pour les nombreuses fautes, je en peux plus corriger...
Posté le 05/07/2019
A
aneveil Membre
@Epicture Très intéressant la description précise des 3 zones...
Je crois qu'intuitivement je navigue entre la 2 et 3 et c'est plutôt de la 2 que je peux déclencher de petits orgasmes sans risques d'éjaculation.
Je crois que je n'ai pas de difficultés à retenir l'éjaculation car j'ai beaucoup plus de plaisir avec les orgasmes prostatiques et qu'en ce moment j'ai même du mal à éjaculer car je n'y trouve du plaisir et une jouissance très forte que lors d'une stimulation anale et des bourses (surtout par ma compagne) accompagnée d'une masturbation.
Posté le 05/07/2019
E
Epicture Membre
Bonjour @aneveil
Pour ce qui est de la taille des cockrings, c'est vraiment une affaire personnelle.
Il en existe en silicone, qui sont plus ou moins élastiques, mais il finissent par être iritants. Je préfère ceux en métal, leur poids rajoute de la sensation.
Je ne mets jamais de lubrifiant sinon ils ne tienne pas, ils glissent.
L'idée est de pouvoir les garder sans aucun accessoire complémentaire pour les faire tenir, quand le sexe est mou.
En acier il en existe de trois tailles différentes : petit 38 mm, moyen 44mm, grand 50 mm. Ce sont les diamètres intérieurs. D'une marque à l'autre ça peut évoluer, mais il n'y a pas de moins de 38 mm. Il faut éviter les angles saillants adoucis, à la longue ça fait mal. Il faut un temps d'adaptation pour que la zone de frottement se renforce (la peau doit épaissir un peu).
Moi je préfère celui de 38 mm. Pour le mettre il ne faut pas commencer par le pénis, mais par les testicules. Si le passage du premier testicules est douloureux (plus que raisonnable) c'est trop petit certainement. Puis on passe le deuxième testicule. Il faut tirer sur la peau du scrotum pour faire passer la peau avant les testicules. Une fois les deux testicules bien en place, il faut rentrer le corps du pénis dans le corps, pour ne passer que la peau du pénis. Il suffit ensuite de presser sur la base du pénis pour que tout passe. Pour ceux qui sont circoncis, je ne sais pas si cette méthode est possible. Le Cockring doit pouvoir tenir quand on marche, sans l'attacher à un cordon. Les testicules sont ainsi prisonniers, et ne peuvent pas repasser par l'anneau.
Il faut surveiller avec sexe mou : si ça rougit, et encore plus si ça bleuit, il faut pas le garder, et en prendre un plus grand.
Au cours d'une érection, le sexe peut rougir voire devenir un peu bleu. Dans ce cas, il ne faut que ça dure trop longtemps. Le problème c'est que ça peut être très excitant, et enlever le cokring en métal en cours d'éréction, c'est impossible.
Voilà quelques détails de mon expérience, toujours bien sur personnelle. Il n'y a pas de dogmes, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
Je n'ai pas encore essayé, car il me faut l'accord de ma femme (chaque chose en son temps), mais avoir une pénétration en érection avec ce cockring, ça doit être chaud bouillant.
Concernant ta pratique, d'après ton témoignage tu es sur la bonne voie. Il faut expérimenter ce passage entre les deux dernières zones; La jouissance la plus profonde et la plus délicieuse se trouve dans la deuxième zone. Quand on sait ça, on a plus envie d'éjaculer.
La répétition des séances sans éjaculation fait monter la libido, ça c'est sûr. Tu devrais essayer une séance de massage prostatique "classique" comme tu sais les faire après quelques jours sans éjaculation, mais avec massages péniens. Moi c'est dingue les progrès que j'ai fais depuis que j'alterne les deux pratiques. En massage prostatique je décolle littéralement.
T'en fais pas pour les fautes, ça donne une idée de l'état de fébrilité que ça génère, tout ça.
Bon cheminement à tous
Posté le 05/07/2019
A
aneveil Membre
@Epicture
En acier il en existe de trois tailles différentes : petit 38 mm, moyen 44mm, grand 50 mm. Ce sont les diamètres intérieurs. D’une marque à l’autre ça peut évoluer, mais il n’y a pas de moins de 38 mm. Il faut éviter les angles saillants adoucis, à la longue ça fait mal. Il faut un temps d’adaptation pour que la zone de frottement se renforce (la peau doit épaissir un peu). Moi je préfère celui de 38 mm.Waouw.. 38mm, je me demande comment c’est possible... J'ai essayé une bague en acier de 51mm inter et 15mm d'épaisseur et j'arrive à peine à rentrer une testicule, il faut dire que mes bourses qui se rétractent (peut être impressionnées par l’expérience) ne me facilitent pas la tache et que je ne sais pas comment les détendre... LOL... J'ai un jeu de 4 cockrings en silicone, c'est vraiment basique et j'utilise généralement l’anneau de 45mm @Epicture
La jouissance la plus profonde et la plus délicieuse se trouve dans la deuxième zone. Quand on sait ça, on a plus envie d’éjaculer.ça j'ai commencé à le percevoir et c'est vrai que le réflexe éjaculatoire s'estompe de plus en plus. Par contre aujourd’hui, j'ai peut-être été un peu trop excessif dans ma masturbation, je n'ai pas éjaculé car je n'ai pas perdu mon érection, mais j'ai eu beaucoup de pré-sperme qui a coulé (éjaculation partielle ?) et je m'interroge sur l'éventuelle perte énergétique d'une telle émission de pré-sperme... @Epicture
Moi c’est dingue les progrès que j’ai fais depuis que j’alterne les deux pratiques. En massage prostatique je décolle littéralement.Je suis assez persuadé de la complémentarité des deux pratiques, d'autre part j'y vois une manière de maintenir un équilibre Yin/Yang ou Masculin/féminin, car je sais qu'avec la pratique prostatique seule j'ai pu être dans le passé trop envahi par le coté Yin/féminin...
Posté le 05/07/2019
A
aneveil Membre
Lol... ça y est j'ai réussi à enfiler ma bague d'acier (une bague externe de roulement à billes de diamètre 51mm interne...) :-)
le plus dur a consisté à faire rentrer mon testicule droit qui a d'avantage tendance à se rétracter.
C’est très excitant (et lourd) quand je me masturbe, les sensations sont là, visuellement j'adore et j'ai presque envie de faire une photo ;-)
Posté le 05/07/2019
E
Epicture Membre
ça y est j’ai réussi à enfiler ma bague d’acierGenial ! as-tu testé en érection ? Avec le penis et les testicules dans la bague ? C'est un truc de dingue. Faut quand même faire attention a ne pas se pincer la peau, ça peu arriver. Bague + erection + masturbation lente + vagues vibratoires = orgasme non ejaculatoire. La bague aide à l'érection et à la rétention. Mais faut pas en abuser ;-)
Posté le 06/07/2019
E
Epicture Membre
Ca fait 15 jours sans ejaculation. Je sens les pulsations de ma prostate sans rien faire. Je sens des minis vagues energetiques qui font vibrer la region de mon sacrum. Je suis dans la periode ou : soit j'apprends à maitriser cette incandescence permanente, via par exemple la relaxation ou le meditation, soit je vais au bout dune séance de masturbation. On verra...
Posté le 06/07/2019
A
aneveil Membre
@Epicture
Genial ! as-tu testé en érection ? Avec le penis et les testicules dans la bague ?Oui bien sûr :-) Il y a des moments ou c'est un véritable délice, les sensations accrues par le cockring lourd qui serre et tapote les bourses... Il y a en effet une manière de s'asseoir bien cambré pour que la prostate entre en jeu et là je me mets à gémir et même hurler (ce qui est rare lors d'une masturbation classique) Je viens d'avoir un orgasme de cette manière et c'est vrai que tant que l'on reste dans des sensations entre les bourses serrées et la prostate, il n'y a pas de risque d'éjaculer. Faire monter l'énergie prostatique dans la zone du sacrum me déclenche de bons orgasmes en à-less ou avec un masseur et ça fonctionne aussi en se masturbant avec en plus l’excitation de la nouveauté, admirer mon sexe magnifié et gonflé à bloc, le plaisir pénien en plus... Par contre j'ai toujours beaucoup de pré-sperme quand je m'approche près de l'éjaculation et je me demande si je ne m'approche pas trop du non-retour ? Pour l'instant j'ai du mal à ne pas éjaculer plus de 5 jours d'affilé, j'ai donc de quoi progresser. @Epicture
Je sens les pulsations de ma prostate sans rien faire. Je sens des minis vagues energetiques qui font vibrer la region de mon sacrum. Je suis dans la periode ou : soit j’apprends à maitriser cette incandescence permanente, via par exemple la relaxation ou le meditation, soit je vais au bout dune séance de masturbation. On verra…Tu essaie de diriger cette énergie vers le cœur ou le cerveau ? Quand je me sens trop rempli d'énergie sexuelle (mon bassin en feu...), j'avoue ne pas toujours arriver à gérer et parfois une éjaculation me semble être la solution la plus raisonnable pour éteindre l'incendie, car sinon je ne peux rien faire...
Posté le 08/07/2019
E
Epicture Membre
Comme toi @aneveil, j'ai dû faire retomber la pression : Massage suivi d'éjaculation.
Dans ces périodes, mon taux de sommeil réduit. Je ne ressens pas la fatigue physique qui est pourtant bien là. Il faut donc par moment que je fasse retomber la pression, et que je dorme, sans masturbation, ni massage prostatique (pas d'aneros pendant la nuit) . Cependant, l'espace entre chaque éjaculation s'étant bien agrandi, je conserve une énergie libidinale importante. Je ressens ainsi, malgré une baisse de tension libidinale, la présence de l'énergie sexuelle dans mon corps, qui est frémissante.
Tu essaie de diriger cette énergie vers le cœur ou le cerveau ?Ta question pose question. En effet, la pratique des massages sexuels a sur mon coeur des effets tangibles. Mais je ne sais pas encore si ces effets sont directement imputable aux massages. L'augmentation de ma sensibilité entraine des émotions qui ont une influence sur mon rythme cardiaque. Je suis sujet aux extrasystoles depuis une dizaine d'années. Ce sont des battements superflus qui ne presentent pas de danger. Mais dernièrement, ils ont tendance à se manifester de façon plus fréquente et plus fortes, jusqu'à un episode assez récent qui a duré plusieurs heures. J'ai donc pris le parti de calmer un peu la fréquence de ma pratique pour le moment, le temps que les examens medicaux donnent eventuellement des resultats. Si le cardiologue ne trouve rien, je pense que je peux en déduire qu'il se passe en moi quelque chose que je dois apprendre à apprivoiser. Une sorte de vibration électrique ascendante qui se manifeste des que je me pose un peu, produisant jouissances et spasmes orgasmique. Bon cheminement @aneveil
Posté le 11/07/2019
A
Adibou Membre
Bonjour à vous deux @Epicture et @aneveil,
Je viens de découvrir ce fil de discussion et je cherchais depuis quelques temps justement un fil traitant des expériences liées à l'apprentissage et à la pratique des techniques de Mantak Chia.
Pour ma part j'avais déjà croisé ce livre vers l'âge de 15 ans mais je pense que le découverte de ces principes et de cette approche à un trop jeune âge avait centré mon esprit sur l'objectif de 'ne pas éjaculer' et donc pour ma part à passer à côté du plaisir de l'acte partagé ou de l'acte en solo. Il y a même eu une époque où je ressentais de la culpabilité à l'idée de me vider de mon énergie ce qui avait pour le coup un effet sur ma psyché...
Aujourd'hui, quelques années ont passées et la relation dans laquelle je suis aujourd'hui me motive énormément à cultiver de nouveau cette pratique avec une approche plus mature il me semble. J'ai par ailleurs une approche énergétique de l'être humain ayant pratiqué le yoga et pratiquant la méditation. A ce jour et au bout de quelques semaines de pratique régulière (cycles de respiration ventrale, pratique de la poussée en 3/6 ou 9 cycles) je remarque une facilité (seul, à deux c'est encore difficile, j'y reviendrai) à m'approcher du point de non retour, à ressentir de légères secousses de ma prostate. Après la respiration ascendante où je visualise réellement l'énergie montant dans ma colonne et redescendant ensuite dans mon nombril j'ai pu ressentir des vagues de plaisirs fortes au niveau de la tête (un peu comme si vous sortiez d'une longue session de méditation, ou comme si vous étiez légèrement stone). Mon érection diminue aussi de manière importante tout en gardant une importante sensation d'excitation. Hier soir en allant dans la cuisine, après une session de 25-30minutes sans éjaculation ma colloque m'a même fait remarquer que j'avais un visage de perché (je n'y avais même pas fait attention avant de me regarder dans une glace).
Là où je m'interroge le plus c'est: est que l'objectif du multiorgasme est de pouvoir déclencher des contractions involontaires de la prostate sans éjaculation ou de provoquer nous même ses contractions par l'exercice de la poussée et de faire monter les sensations dans le corps. Je dis cela parce que j'ai expérimenté une fois des contractions sans éjaculation et avec maintien total de l'excitation et sensation au niveau de la tête mais que je n'ai pas encore réussi à reproduire l'exploit.
En vous lisant et en me relisant je me rends compte de la croyance sous-jacente qui m'anime par moment et qui est la suivante: vouloir que l'ébat sexuel en solo ou a deux soit le plus long possible alors même que cette pratique consiste à savoir y mettre un terme lorsque seul ou à deux l'énergie à complètement circulé dans les corps...
D'autres sujets effleure ma conscience, je les garde pour d'autres posts, celui-ci étant déjà conséquent.
Merci encore de vos partages et expériences qui me rendent confiant sur ce cheminement !
Posté le 11/07/2019
E
Epicture Membre
Bonjour @adibou, et bienvenue.
Pour répondre à ta question, moi je n'ai pas encore véritablement identifié de contractions involontaires ciblées de la prostate en dehors de l'éjaculation. J'ai des contractions multiples, involontaires de muscles abdominaux et périnéens, sous forme de spasmes qui peuvent provoquer des vagues de plaisirs, mais pas toujours. Personnellement, je sens la prostate, ou quelque chose qui se trouve dans la zone de la prostate qui vibre, ou qui bat au rythme d'une petite pulsation mais qui n'est pas callée sur le rythme cardiaque. Cette vibration parfois irradie dans mon bassin, en particulier dans la zone du sacrum, et diffuse dans les fessiers. D'autres fois, en particulier quand je contracte le muscle PC au moment opportun, une vague vibratoire, un frémissement, remonte le long de ma colonne vertébrale jusqu'au cerveau. Je n'ai pas véritablement la sensation de l'énergie qui redescend dans l'abdomen via la langue et la gorge. Par contre je suis, au cours de la journée, régulièrement l'objet de ces petites pulsations prostatiques qui irradient dans mon thorax, remonte par la gorge sous forme de vagues de plaisirs qui se diffuse ensuite dans ma tête. Savoir qu'en moi brule une petite flamme capable de m'enflammer à volonté, j'adore.
Je ne cherche pas à respecter point par point la méthode de Mantak Chia, je m'en inspire et me fie surtout à mes sensations. Quand je sens que je stagne, ou que je tourne en rond, j'introduis quelque chose de nouveau, soit que je trouve par expérimentation, soit que je lis dans son livre. La plupart du temps, ça fait évoluer ma pratique. Je n’en suis pas encore à maitriser avec la rigueur du moine la technique de la grande poussée. Je suis plus dans l'état d'esprit de profiter de ce qui vient, et de me laisser aller à surfer sur les vagues de plaisirs, me laisser porter par elles, au gré des oscillations.
Et comme toujours, ce que je fais n'est pas une règle adaptable à tout un chacun. Chacun doit pouvoir être autonome dans sa façon de pratiquer, et de progresser. Il s'agit juste de donner des idées dont on peut faire ce qu'on veut, comme on le sent.
Mais si l'on va au bout de l'enseignement de Mantak Chia, ce n'est pas d'orgasme sexuel qu'il s'agit, mais de communion avec le cosmos. C'est une autre paire de manches. C'est aussi ce que propose le tantra cachemirien de Daniel Odier (entre autres). Il y aurait, à travers l'extase, le moyen de selon les chapelles :
Se libérer de l'enveloppe corporelle
De fusionner le corps avec le cosmos
d'entrer en relation sexuelle avec le cosmos
De sentir l'espace traverser son corps,
Etc…
Mais tout cela est très difficile à aborder, car cela ne repose sur aucune étude scientifique faisant l'unanimité, et ouvre la porte à toute les interprétations, toutes les manipulations, et tous les abus possibles et imaginables.
Bon cheminement @adibou
Posté le 12/07/2019
andraneros Rédacteur
Bonjour @adibou et bienvenue sur notre forum.
Je pense aussi qu’à 15 ans vous étiez vraisemblablement trop jeune pour tirer le meilleur parti des enseignements de Mantak Chia. Sauf bien sûr si votre environnement culturel vous avait préparé à comprendre les notions d’énergie vitale portées par ses livres et les techniques qu’il enseigne pour maîtriser ses éjaculations, multiplier le nombre de ses orgasmes et expérimenter des niveaux de jouissance quasiment mystiques.
J’ai par ailleurs une approche énergétique de l’être humain ayant pratiqué le yoga et pratiquant la méditation.Vous avez donc un excellent bagage pour avancer dans les meilleures conditions dans la maîtrise des techniques enseignées par Mantak Chia. Je suis curieux et je me demande ce qui vous a conduit à pratiquer le yoga puis la méditation. Est-ce une conséquence de vos lectures à 15 ans ? Vous semblez avoir bien progressé dans votre pratique de contrôle de votre éjaculation et dans celle de la circulation de l’énergie sexuelle. C’est formidable.
j’avais un visage de perchéC’est la première fois que je lis cette expression. Quel est son sens exact ? Vous nous demandez :
est-ce que l’objectif du multiorgasme est de pouvoir déclencher des contractions involontaires de la prostate sans éjaculation ou de provoquer nous même ses contractions par l’exercice de la poussée et de faire monter les sensations dans le corps.J’ai le sentiment que votre question n’est pas posée comme elle le devrait. Pour commencer, il me semble que, pour la plupart des lecteurs, qui ne connaissent que l’expérience de l’orgasme avec éjaculation et sa période réfractaire, devenir multi-orgasmique puisse être un objectif en soi. Dans cet état d’esprit déclencher des contractions involontaires de la prostate est une première étape technique qui ouvre la voie à la seconde, l’orgasme sans éjaculation, qui ouvre la voie à l’objectif initial, l’enchaînement des orgasmes. La difficulté que doivent affronter les débutants est que par définition on ne déclenche pas des contractions « involontaires », ce qui revient à en faire des contractions volontaires. On crée les conditions de leur apparition. Les pratiquants avancés deviennent capables après un entraînement ciblé et méthodique de se mettre naturellement et très rapidement en état de contractions involontaires. Cette facilité apparente ne doit pas faire oublier la phase d’apprentissage qui l’a précédée. Pour les pratiquants qui comme vous sont bien avancés dans la voie de la maîtrise de leur éjaculation, les témoignages accessibles dans les forums sérieux sur ce sujet me semblent montrer que les contractions involontaires peuvent apparaître dans des conditions différentes selon les pratiques adoptées. • Dans le cadre du « do nothing » (attitude qui consiste à se détendre autant que possible, à se concentrer totalement sur ses sensations internes, sur sa zone prostatique et anale) elles apparaissent sans aucune action physique spécifique de la part du pratiquant ; • Dans le cadre d’une utilisation classique du masseur elles apparaissent quand les contractions volontaires légères font bouger le masseur et stimulent suffisamment la prostate pour déclencher les réflexes qui entretiennent le mouvement sans intervention de la volonté ; • Dans le cadre d’une session sans masseur elles apparaissent quand la relaxation est profonde, la concentration est sans faille et les contractions « à vide » suffisamment maîtrisées pour libérer les contractions involontaires. • Pour ceux qui bénéficient d’une pratique antérieure de disciplines d’origine orientale elles apparaissent avec l’exécution de certains exercices. L’expérience antérieure des pratiquants (relaxation, méditation, yoga… ) peut leur avoir permis de développer des aptitudes particulières qui leur permettent d’accélérer considérablement ces processus. Chaque fois qu’un pratiquant sent qu’il ne progresse pas il doit expérimenter les différentes techniques à sa disposition pour trouver celle(s) qui débloquera(ont) son cheminement. Selon ses aptitudes naturelles ou acquises plusieurs techniques sont à sa disposition. C’est à lui de choisir par expérimentation celle qui lui conviendra.
vouloir que l’ébat sexuel en solo ou a deux soit le plus long possible alors même que cette pratique consiste à savoir y mettre un terme lorsque seul ou à deux l’énergie à complètement circulé dans les corps…C’est une très bonne question @adibou. Que cherchons nous dans notre effort de développement de notre aptitude à jouir et à vivre des orgasmes à volonté ? • Un équilibre physiologique et mental avec les flux hormonaux spécifiques libérés par chaque orgasme (addiction) ? • Un dépassement de notre condition quotidienne, une dissolution de notre être dans le cosmos en accédant à des états de conscience modifiée (religion) ? • Un rééquilibrage énergétique pour ceux qui parviennent à sentir l’énergie vitale circuler dans leur être à l’occasion de chaque session (ésotérisme) ? Plus concrètement que cherchons nous : • Le prolongement de ces moments de grâce ? • Leur multiplication ? • L’accroissement de l’intensité de chaque expérience ? • Le partage de nos émotions ? • Le partage de nos énergies ? J’attends avec intérêt vos prochains messages. Bon cheminement @adibou.
Posté le 12/07/2019
E
Epicture Membre
C'est la rentrée !
Jusqu'à maintenant , je m'étais interdit de mixer les techniques de Mantak Cia, et celles du traité d'aneros, ou le massage pénien, et le massage prostatique. J'ai fini par rompre cette interdiction, et j'ai pu alterner une séance de massage prostatique très satisfaisante, une séance de massage pénien avec aneros, avec orgasmes multiples sans éjaculation, et revenir à une séance de massage prostatique particulièrement intense, sans toutefois pouvoir affirmer avoir vécu ce fameux super O. mais des séances comme celle-ci, même sans super O, j'en veux bien tous les jours. Malgré la fatigue, mon corps en redemandait encore et encore, si bien que tous les jours je risque de finir épuisé. Il faut que mon corps soit en de bonnes dispositions physiques, et la fatigue n'est pas recommandée. Il faut donc trouver un équilibre entre activité diurne, activité nocturne, et sommeil.
Je précise que pendant les périodes dites de massage prostatique, je ne touche pas à mon pénis, et je suis plutôt dans le do-nothing que dans l'action. Je me concentre sur les sensations de pulsation au niveau du rectum qui irradient dans tout le corps comme une infusion de plaisir qui se diffuse par lentes vagues successives. Pendant les périodes de massages péniens, je masse mon pénis, et mes parties génitales, contracte mon anus et le relâche, ouvre et referme les jambes, comprime et décomprime mes testicules, bref, je suis dans l'action et je vais jusqu'au point de non-retour, et là, j'aspire la sensation que je vais éjaculer avec mes muscles PC, qui se transforme en orgasme non éjaculatoire, et je repars pour un cycle. Quand je suis trop près de l'éjaculation, je laisse retomber l'excitation et repart sur une période de massage prostatique en do-noting, mais avec une excitation décuplée, et une capacité à me relaxer améliorée, ce qui me permet de m'approcher toujours un peu plus prêt du tsunami que je sens sur le point de m'emporter. Je suis de plus en plus poreux au plaisir, la barrière qui m'en sépare s'amenuise jour après jour.
Bon cheminement à tous !
Posté le 02/09/2019
andraneros Rédacteur
Superbe message de rentrée @epicture ! C’est un grand bonheur de lire que tu es devenu capable d’enchaîner « une séance de massage prostatique très satisfaisante » avec « une séance de massage pénien avec aneros, avec orgasmes multiples sans éjaculation » pour « revenir à une séance de massage prostatique particulièrement intense, sans toutefois pouvoir affirmer avoir vécu ce fameux super O ». Tout semble si naturel. Tu ne parles plus de la difficulté à associer relaxation et excitation, tu ne cherches plus les contractions involontaires, tu entames ta session dans la jouissance prostatique, tu la continues avec des orgasmes multiples et tu la termines dans une jouissance prostatique intense. Tes progrès sont magnifiques @epicture.
Tu es devenu sensible à des stimulations très différentes. Sans en être encore au niveau de sensibilité de @bzo, tu multiplies les stimulations qui débordent largement la seule zone de ton pénis. Si je me réfère à tes messages antérieurs, ta description me fait penser que tu ne pratiques pas ce type de session en présence de ta femme.
Tu viens de vivre une session marathon. Que dis-je, je devrais plutôt écrire ultra-trail, comme celui qui vient de se dérouler autour du Mont-Blanc. Tu nous écris le déroulement de ta session de telle manière que nous en concluons que ton habileté à jouir est désormais maîtrisée et exécutée aussi naturellement que si c'était quelque chose que tu faisais depuis toujours :
je suis dans l’action et je vais jusqu’au point de non-retour, et là, j’aspire la sensation que je vais éjaculer avec mes muscles PC, qui se transforme en orgasme non éjaculatoire, et je repars pour un cycle.Mais il est possible que l’expression « j’aspire la sensation… qui se transforme en orgasme non éjaculatoire » apporte plus de questions que de réponses aux lecteurs qui n’auront pas pris le soin de relire ce message. Tu répondais à @aneveil le 3 juillet :
comme je pratique en alternance (car je crois qu’elles sont complémentaires) les techniques du traité d’aneros, et celles de Mantak Chia, je dois prendre garde à ne pas tout mélanger. Il y a un point de contact entre les deux pratiques : la prostate. Mais les chemins qui y conduisent sont assez différent. Je pense que l’anus est au massage prostatique, ce que le gland est au massage pénien (qui est aussi une stimulation de la prostate). Chacun de ces deux organes préparent la prostate au décollage. Le mélange des deux, n’est pas encore pour moi au programme, mais il y a là le potentiel d’une danse orgasmique, ce qui est très motivant pour s’appliquer au mieux.Après avoir pris soin de développer ta pratique et ta sensibilité séparément pour le massage prostatique et pour le massage pénien, tu es finalement parvenu à faire ce que tu pressentais il y a deux mois sans oser te lancer à ce moment, combiner les stimulations propres à chaque type de massage pour atteindre une intensité de plaisir inégalée. J’ai l’impression que tes progrès en matière de jouissance orgasmique ont été beaucoup plus rapides que ce que tu anticipais. J’adore ta conclusion :
Je suis de plus en plus poreux au plaisir, la barrière qui m’en sépare s’amenuise jour après jour.Nous parlons d’une courbe de progression qui paraît être sans fin. Ton cheminement t’a conduit à des années lumière de ton point de départ, bien au delà de ce à quoi tu pouvais penser, sans doute bien au delà de ce à quoi tu rêvais même et ton message nous montre clairement que ce n’est pas fini. Bon cheminement @epicture et merci de nous montrer la voie que tu suis.
Posté le 03/09/2019
E
Epicture Membre
Bonjour @Andraneros, et merci pour ton message, c'est toujours un plaisir de te lire.
Si je me réfère à tes messages antérieurs, ta description me fait penser que tu ne pratiques pas ce type de session en présence de ta femme.En fait je pratique quand elle dort à mes côté. Nous avons un matelas extraordinaire. Elle a un sommeil de plomb, et je sais exactement quand elle dort profondément et que je ne risque pas de la réveiller, et quand elle est dans une phase plus légère. Je m'adapte à ses cycles de sommeil. De plus elle sait que je pratique, et elle sait que cela peut provoquer des réactions vives de mon corps. A mesure que ma pratique progresse, je la tiens informée de ce qui peut se passer. Donc si elle se réveille, ou si elle est réveillée par mes secousses, ou mes gémissements, cela ne lui pose pas de problème, à condition que je la laisse se rendormir. Parfois, nous en profitons pour faire un calin. Le matin ou le soir, nous avons des moments de grande tendresse, et cela peut me conduire à des orgasmes corporels, avec lesquels elle joue. Nous avons trouvé une sorte d'équilibre dans lequel elle me laisse profiter de mes découvertes, qu'elle active parfois de ses doigts délicats. Elle a parfois tendance à me prendre pour un extra-terrestre, mais finalement cela lui convient assez bien, et à moi aussi. Je continue ma pratique de massage pénien d'un côté, et de massage prostatique de l'autre. J'ai engrangé une expérience qui me permet de relire certains passages de la théorie, et de comprendre les témoignages du forum différemment. Je pourrai relire entièrement le forum en ayant le sentiment de ne l'avoir jamais lu. Cela me fait énormément progresser. Et comme tu le dis si justement : je suis à des années lumières de ce que j'étais il y 3 ans, mais avec le sentiment de progresser très doucement, mais surement. Les phases de régression, de calme plat dans l'intensité de mon désir et de mon plaisir se font de plus en plus rare et de plus en plus courtes. Je suis connecté à moi-même désormais 24H/24. Mon corps a intégré cette pratique dans son fonctionnement et je me sens moins fatigué qu'avant, malgré des séances parfois marathon. Bon cheminement @andraneros
Posté le 06/09/2019
andraneros Rédacteur
Tu introduisais ce nouveau sujet début juin dernier en écrivant :
Il ne faut pas voir cela comme une concurrence faite au massage prostatique dans la mesure où il n’est jamais question ici de l’usage d’un masseur prostatique. Non, il s’agit d’une pratique qui peut être complémentaire, et qui peut même, en tous cas pour moi, venir accélérer le mouvement, sur le cheminement du massage prostatique, vers le super O. Je suis en effet très lent, et la découverte de ces techniques m’a beaucoup aidé.Ta session de rentrée est une magnifique démonstration de ta démarche et prouve que tu as superbement travaillé pour atteindre un tel niveau de pratique. Je suis heureux de voir à quel point tu maîtrises aujourd’hui la réponse orgasmique de ton corps à des stimulations sensuelles aussi diverses et aussi puissantes. Ta réussite confirme bien ce que dit le wiki Aneros en décrivant le masseur prostatique comme une aide à l’apprentissage des techniques qui permettent à l’homme de maîtriser l’art de l’orgasme multiple, au même titre que les techniques enseignées dans le Tantra et le Tao. En t’appuyant initialement sur l’enseignement de Mantak Chia pour la maîtrise de ton énergie sexuelle et en développant ta nouvelle sensibilité avec la pratique de la danse de Shiva-Shakti tu nous montres comment notre pratique nous ouvre la voie d’un développement qui n’a plus rien à voir avec le point de départ de l’orgasme pénien prisonnier de son éjaculation. En avril dernier tu ressentais encore) :
un blocage des montées orgasmiques au niveau de la gorge. Et je pense que mes spasmes musculaire sont provoqués par ce blocage.Ton expérience me rappelle ce que disait @jieffe en juillet l'année dernière :
Mes (mon) orgasmes me restent bloqués dans la gorge, et je sens bien qu’il veulent s’exprimer. Ma gorge est prête à exploser tant il tente de forcer le passage.La description de ta session de rentrée ne mentionne pas cette forme de blocage. Peut-on en conclure que ta pratique, je devrais dire ton apprentissage raisonné t’a permis d’éliminer ce frein à l’embrasement complet de ton être au moment de tes orgasmes ? Ta conclusion :
Je suis connecté à moi-même désormais 24H/24. Mon corps a intégré cette pratique dans son fonctionnement et je me sens moins fatigué qu’avant, malgré des séances parfois marathon.Apporte une réponse à la question que pose @serpenth à la fin de son dernier message. C’est aussi ce que je ressens à ma manière. Mon analyse est que • Les muscles qui travaillent pendant nos sessions finissent par se renforcer, • Nous vivons notre jouissance de plus en plus naturellement et nous la recevons, nous l’accompagnons avec de moins en moins de résistance, avec de moins en moins d’effort, • Sous l’effet de nos expériences orgasmiques je suppose que notre équilibre hormonal se modifie, • Si l’on croit certaines découvertes récentes, les états méditatifs dans lesquels nous baignons modifient le fonctionnement de notre système nerveux, modifications éventuellement amplifiées par l’expérience quasi quotidienne d’états orgasmiques, • Mois après mois nous ressentons les effets à long terme de cette discipline. Bon cheminement @epicture.
Posté le 06/09/2019
E
Epicture Membre
@andraneros,ton analyse me semble parfaitement exacte
La description de ta session de rentrée ne mentionne pas cette forme de blocage.Non, je n'en parle pas, mais ce blocage, bien que ressenti de manière moins intense, comme si la gorge s'était desserrée quelque peu, reste néanmoins présent. Je fais confiance au temps et à la puissance du plaisir pour continuer son travail de rééquilibrage de mon être, qui conduit à son relâchement général et progressif. Je ne suis pas encore parvenu à maitriser pleinement la grande aspiration enseignée par Mantak Chia. Il faut régulièrement faire des allers et retours entre la pratique et la théorie, mais aussi laisser à la pratique le temps de bénéficier de ce que la théorie à fait naître de nouveau dans la pratique. Alors, la relecture des textes est bénéfique. Mais cela prend du temps. Il ne suffit pas de dire : je vais faire la grande aspiration, pour faire effectivement la grande aspiration. Quant à la danse de Shiva Shakti, je manque de temps pour la pratiquer sérieusement. Elle est pourtant puissante, car dès que je me met en position, que je commence une ondulation corporelle langoureuse, les sensations s'éveillent… Un peu comme @bzo le signalait dans son fil, Je me dis que je ne suis pas encore suffisamment décentré de la dimension sexuelle du plaisir. La danse de Shiva Shakti à un potentiel qui dépasse la seule dimension sexuelle, et elle doit à ce titre être vécue en tant que telle, du moins c'est ce que je pense, peut-être que je me trompe car je ne suis qu'un ignare en la matière. Je pense que devant la puissance de cette pratique il est préférable de rester humble. La meilleure solution sera un jour peut-être de s'adresser directement à Daniel ODIER. Je reviendrais dès que je pourrais mieux parler de ma pratique des techniques enseignées par Mantak Chia. Bon cheminement @andraneros
Posté le 09/09/2019
andraneros Rédacteur
@fidelio nous faisait cette remarque le 21 juin dernier :
Je ne passe plus que très rarement sur ce forum car il ne contient plus ce qui m’intéresse: des rapports concrets sur vos expériences au sujet de la sexualité (masculine en ce qui me concerne). Je trouve que ce forum a trop lâché ce qui a fait le succès du traité d’Aneros, à savoir un compte-rendu d’expériences corporelles qui mène à un cheminement éventuellement mental.Sa remarque est très juste. De nombreux lecteurs sont en quête d’une méthode qui leur permettrait de développer leur sensualité jusqu’au point de vivre des expériences extatiques. Pour cela ils ont besoin de conseils pratiques pour se lancer et de témoignages concrets pour se repérer. Mais ces lecteurs doivent aussi être conscients que chacun est différent et que l’expérience magnifique des uns n’est pas toujours reproductible à un moment donné chez d’autres. Pour illustrer ce point, je reviens sur ce que @epicture disait le 5 juillet en nous détaillant les 3 étapes que sa pratique méthodique du « massage pénien » lui avait permis d’identifier. Il nous disait en particulier :
Je n’utilise pas d’huile comme le préconise Mantak chia.La forme de cet extrait peut instiller un doute chez nos amis qui découvrent cette pratique. En vérifiant dans le texte en français et en anglais, je lis que Mantak Chia écrit dans « L’homme multi-orgasmique » pour l’exercice 5 et l’exercice 6 :
« Start by lubricating your penis »soit dans l’édition française :
« Commencez en vous lubrifiant le pénis »@epicture je suis donc tenté de reformuler ainsi ta phrase :
« Je n’utilise pas d’huile contrairement à ce que préconise Mantak chia. ».Ce qui, SI JE NE SUIS PAS DANS L’ERREUR, montre que chacun peut adapter les conseils ou les techniques donnés par un maître ou un pratiquant plus expérimenté et parvenir cependant à une maîtrise de mieux en mieux affirmée de sa pratique. Bon cheminement @fidelio, bon cheminement @epicture.
Posté le 12/09/2019
E
Epicture Membre
@andraneros ta remarque est très juste. Il fallait bien comprendre que je nutilise pas de lubrifiant, contrairement à ce que preconise Mantak Chia.
N'hésitez pas à me faire preciser si certains de mes ecrits vous paraissent flou.
Ce matin, je fus aspiré par le désir d'un massage pénien façon Mantak Chia.
Je parviens désormais à atteindre des sommets de jouissance, qui ne sont pas du tout comparable à ce que l'on ressent au cours d'une éjaculation. Avant, je voyais ma séance comme une chevauchée fantastique à travers des montagnes. Passant à travers les cols et les vallées, mais je ne devais pas m'approcher trop prêt des sommets qui représentaient l'éjaculation. Chaque passage de col était à la fois un bonheur ultime et une menace d'éjaculation. Aujourd'hui, le paysage a changé, et la chevauchée s'est transformé en raid où les sommets de jouissance atteints sont plus haut que les sommets éjaculatoires qui ne sont plus des sommets mais des trous sur les flancs de la montagne qui doivent être évités sous peine de repartir à zéro. Zéro énergie, zéro désir, zéro plaisir.
Avec l'expérience, je deviens, comme les guides de haute montagne à lire le paysage pour éviter les dangers. Je peux me lâcher dans le massage sans crainte, et me laisser submerger par les déferlantes de plaisir, qui remonte dans le corps, la gorge, les bras, descendent dans les jambes, expirent par ma bouche. C'est vraiment extraordinaire de ressentir une telle sensibilité corporelle.
Depuis quelque temps, je maitrise de mieux en mieux le contrôle éjaculatoire. Cela me permet de conserver l'énergie sexuelle, de séance en séance. À chaque fois, mon corps est un peu plus sensible. Parfois tout de même, je tombe dans un trou éjaculatoire, mais les techniques d'aspiration de mantak Chia permete de limiter la perte d'énergie sexuelle : je ne repars pas de zéro, mais avec déjà un fond bien actif. Du coup je retrouve assez vite (quelques jours) un haut niveau d'énergie sexuelle (au début, il me fallait 15 jours). De plus les sensations vécues sont telles que l'absence d'éjaculation ne pose plus aucun problème de frustration. A l'issue de ma séance, je baigne dans un état de grande satisfaction, mélangé à un désir ardent. Le désir ardent décuple le plaisir, décuple les sensations. Je baigne dans un désir incandescent, c'est une sensation incroyable. Le désir est là, brulant, et je peux respirer calmement pour me détendre. Le relâchement combiné au désir provoque des minis orgasmes !!! Un flux s'installe, sans rien faire que se détendre, et jouir, sans aucune éjaculation.
Incroyable séance donc ce matin !
Posté le 23/09/2019
andraneros Rédacteur
Ton message @epicture m’apporte une grande satisfaction :
Incroyable séance donc ce matin !J’aimerais en lire de nombreux autres comme ça ! En reprenant l’image que tu nous proposais en novembre l’année dernière, tu nous dis maintenant :
Je parviens désormais à atteindre des sommets de jouissance, qui ne sont pas du tout comparable à ce que l’on ressent au cours d’une éjaculation. Avant, je voyais ma séance comme une chevauchée fantastique à travers des montagnes. Passant à travers les cols et les vallées, mais je ne devais pas m’approcher trop prêt des sommets qui représentaient l’éjaculation. Chaque passage de col était à la fois un bonheur ultime et une menace d’éjaculation. Aujourd’hui, le paysage a changé, et la chevauchée s’est transformé en raid où les sommets de jouissance atteints sont plus haut que les sommets éjaculatoires qui ne sont plus des sommets mais des trous sur les flancs de la montagne qui doivent être évités sous peine de repartir à zéro.Tes « massages péniens » te permettent de vivre à volonté (quand les circonstances te le permettent) des moments pendant lesquels tu ressens un plaisir sexuel dont l’intensité, la profondeur, l’étendue, la durée sont supérieures à ce que tu vivais pendant tes orgasmes éjaculatoires au début de ton cheminement.
Je peux me lâcher dans le massage sans crainte, et me laisser submerger par les déferlantes de plaisir, qui remonte dans le corps, la gorge, les bras, descendent dans les jambes, expirent par ma bouche. C’est vraiment extraordinaire de ressentir une telle sensibilité corporelle. Depuis quelque temps, je maîtrise de mieux en mieux le contrôle éjaculatoire. Cela me permet de conserver l’énergie sexuelle, de séance en séance. À chaque fois, mon corps est un peu plus sensible.Est-ce que nous pouvons comprendre que ta maîtrise de l’éjaculation te permet maintenant de « faire circuler » ton énergie sexuelle comme l’explique Mantak Chia ou que tu vis encore une forme d’explosions orgasmiques répétées qui se répandent sans contrôle dans l’ensemble de ton corps ?
De plus les sensations vécues sont telles que l’absence d’éjaculation ne pose plus aucun problème de frustration. A l’issue de ma séance, je baigne dans un état de grande satisfaction, mélangé à un désir ardent.Tu réponds ainsi à toutes les questions des débutants qui se demandent comment on peut se donner du plaisir sans « se terminer » par une éjaculation « libératrice ». L’éjaculation ne libère en rien ; elle met seulement fin au désir et pire, selon ce que confirme ton expérience, elle épuise nos réserves d’énergie sexuelle ce qui réduit d’autant l’intensité de nos futurs orgasmes. Tu nous expliques comment l’intensité de ton plaisir t’apporte tout ce dont tu as besoin, comment ta nouvelle aptitude à renouveler à volonté cette expérience te permet de mettre fin à une session parce que tu sais que tu en feras une autre quand tu le voudras. Tu nous explique que cet état d’esprit te permet de garder ce « désir incandescent » qui « décuple les sensations ». C’est le fruit de ton exploration méthodique, de ton application constante. C’est ainsi que tu as libéré ta sensualité, en apprenant à ne pas mettre fin à ton désir. A méditer par tous les débutants… Bon cheminement @epicture.
Posté le 24/09/2019
E
Epicture Membre
Est-ce que nous pouvons comprendre que ta maîtrise de l’éjaculation te permet maintenant de « faire circuler » ton énergie sexuelle comme l’explique Mantak Chia ou que tu vis encore une forme d’explosions orgasmiques répétées qui se répandent sans contrôle dans l’ensemble de ton corps ?Non, je ne maitrise pas la circulation d'énergie dans mon corps. Ce ne sont pas encore des "explosions" orgasmiques, mais plutôt des vagues de plaisirs qui diffusent chaque fois un peu plus loin, un peu plus profond, un peu plus intense. Par contre, ce que je maitrise de plus en plus, c'est une capacité à déguster le plaisir qui m'envahit. Une capacité de ressentir, de vivre ces moments dans l'instant, en pleine conscience. Mais le cheminement des vagues, leur intensité, et la manière dont elles se retirent, je ne cherche pas à le maitriser. Je n'en ai pas besoin, ce qu'elles m'offrent est déjà tellement exceptionnel. Je les observe, pas avec les yeux, ni avec le mental, mais avec le cœur, avec la sensitivité. C'est.... je n'ai pas de mots, tellement c'est beau et bon. Bon cheminement @andraneros
Posté le 26/09/2019
E
Epicture Membre
A mesure que je progresse dans la maitrise du contrôle de l'ejaculation, je peux rester plus longtemps sans ejaculer, tout en continuant à pratiquer. Cette aptitude permet l'accumulation d'énergie sexuelle, mais dont la contre-partie est une augmentation de la tension due au désir qui bouillonne dans mon corps. Mantak Chia alerte les candidats à la pratique, que ce passage peut être delicat. En effet, la tension ne favorise pas le relâchement, la détente, et provoque pour ce qui me concerne des troubles du sommeil, ce qui vient augmenter la tension. Je pourrais faire une seance avec ejaculation ce qui ferait assez facilement baisser la tension, mais je sens que si je veux continuer à progresser, je dois apprendre à maitriser l'énergie sexuelle en la faisant circulerdans mon corps. C'est ce que preconise Mantak Chia, mais personnellement je n'en suis qu'aux balbutiements. A la pratique de ce qu'il appelle le Kung-fu sexuel, il faut ajouter une pratique meditative et respiratoire qui va permettre de restaurer la circulation de l'énergie, le qi (prononcer tchi) autour de l'orbite microcosmique. Tout ceci c'est théorique, et c'est pourquoi le cheminement continue.
Bon cheminement à tous !!
Posté le 29/09/2019
A
Adibou Membre
Re à vous,
Je vois que la discussion a bien progressé depuis mon dernier passage. Je vais répondre aux questions que tu m'avais posés la dernière fois @Andraneros. Concernant mon approche holistique de l'être humain c'est une conséquence des pratiques de ma mère qui est professeure de Yoga et avec laquelle j'ai passé mon enfance et le début de mon adolescence.
Aujourd'hui dans mon cheminement à deux j'ai la sensation de vivre une sorte de régression et suis demandeur de détails concrets concernant l'approche de ce qu'appelle Mantak Chia le "point de non retour". Bien que ne ressentant plus de culpabilité à l'idée de me vider, j'ai la sensation de ne plus réussir à comprendre mon corps et j'ai la sensation d'être un adulte avec des réactions d'adolescent. Alors que je prend le temps de sentir mes phases d'excitation, que je met un point d'honneur à garder une respiration séquentielle je me retrouve parfois avec une telle énergie qu'il devient pour moi impossible d'éviter les contractions éjaculatoires. J'ai donc expérimenter différentes choses et celle qui semble à l'heure actuelle donner le plus de résultats c'est de respirer profondément plutôt par la bouche. Autre questionnement en vrac: lors de nos relations à 2 je ressens puissamment la montée orgasmique de ma compagne mais ai besoin de m'arrêter avant de l'amener à une explosion parce que cela conduit aussi à mon propre débordement.
J'ai bien lu les descriptions que tu fais concernant le mélange de tes pratiques @Epicture et je reste demandeur de plus de détails concrets.
Ce ne sont pas encore des « explosions » orgasmiques, mais plutôt des vagues de plaisirs qui diffusent chaque fois un peu plus loin, un peu plus profond, un peu plus intense.J'ai bien ressenti cela en solo mais j'ai la sensation que les choses se "corsent" à 2. Est ce un trop plein d'énergie, une nécessité de sortir et de prendre un temps plus long pour tenter de faire monter l'énergie ? J'ai réussi par exemple l'autre jour, en appuyant sur le point à mille dollars, à ne pas éjaculer tout en ayant des contractions involontaires et à pouvoir rester dans ma compagne et continuer nos échanges. - Qu'as tu experimenté à 2 en appliquant les techniques de Mantak chia ? @Epicture - Est ce qu'en passant à des niveaux d'orgasmes énergétiques plus haut tu traverses aussi les contractions involontaires ou c'est justement une sensation de laquelle tu t'approches ? - Vis-à-vis de vos expériences quel est le meilleur moyen pour redescendre afin de continuer plus longuement ? Désolé si c'est un peu en vrac, je tenterai de structurer un peu plus à l'avenir. @Andraneros tu peux me tutoyer il n'y pas de problèmes. Merci à vous !
Posté le 10/10/2019
andraneros Rédacteur
Bonsoir @adibou.
Tu peux constater qu’en 3 mois
• quand on est discipliné, bien appliqué et méthodique
• sans pour autant être prisonnier d’un dogme,
• quand on sait rester à l’écoute de son corps
• et se laisser porter par les sensations qu’il nous fait découvrir,
on peut faire un sacré bout de cheminement.
Mais il faut bien avoir en tête que si certaines périodes permettent ce vivre des progrès spectaculaires, elles sont préparées en amont par d’autres périodes qui offrent moins de récompenses mais sont nécessaires pour acquérir les savoir faire et encore plus les savoir être qui donneront leurs fruits un peu plus tard.
Tu nous dis :
Aujourd’hui dans mon cheminement à deux j’ai la sensation de vivre une sorte de régressionIl me semble que Mantak Chia dit clairement que maîtriser son éjaculation et encore plus la circulation de son énergie sexuelle en solo est une chose et que faire de même à deux en est une autre. Selon le degré de maîtrise que tu as atteint en solitaire il ne me paraît pas étonnant que le même exercice de contrôle te paraisse plus difficile à deux. Tu dois accepter une nouvelle phase d’apprentissage avec l’aide de ta partenaire. Il ne s’agit en rien d’une régression si je comprends bien ce que j’ai lu. Si en solo tu penses avoir atteint un niveau de maîtrise, il est normal que tu repasses par une phase où une aptitude au contrôle remplace la maîtrise. Si tu n’en étais qu’au stade de l’aptitude au contrôle de ton éjaculation, il est normal que tu te retrouves en difficulté et dans l’obligation de recourir aux aides externes comme la compression du point à 1.000 dollars. La difficulté de maintenir ta capacité de contrôle lors de tes ébats à 2 est renforcée par la grande sensibilité à la circulation de l’énergie chez ta partenaire dont tu sembles faire preuve.
Est ce un trop plein d’énergie, une nécessité de sortir et de prendre un temps plus long pour tenter de faire monter l’énergieEn posant cette question je pense que tu apportes en même temps la réponse. Confiance, patience et application me semblent aussi utiles pour progresser dans la voie de la maîtrise de l’énergie sexuelle qu'elles le sont pour progresser vers le super O’ prostatique. Ta partenaire pratique-t-elle comme toi cet apprentissage du contrôle de son énergie sexuelle ? Si c’est le cas elle peut certainement t’aider à ralentir le flux d’énergie. Je laisse à @epicture le soin de répondre aux questions que tu lui poses. Bon cheminement @adibou. J’espère que nous aurons l’occasion de te lire à nouveau sans être obligés d’attendre le début de l’année prochaine.
Posté le 10/10/2019
J
Jeff Membre
Bonjour Epicture et Abidou ; la lecture de cette rubrique m'a donné envie de découvrir le livre de M. Chiak, ce que je commence à faire avec beaucoup d'intérêt. Mais la relecture de vos témoignages me conduit à vous demander si, avec le recul, vous recommandez l'électrostimulation, à quel stade, et sous quelle forme. J'ai du mal à faire la part des choses, en ce domaine.
Merci par avance !
Jeff
Posté le 13/10/2019
andraneros Rédacteur
Bonjour @jeff.
Je mets en lien le sujet ouvert par @matou8313 fin septembre 2018 « Retour d’expérience en électro-stimulation ». Pour faciliter la compréhension des lecteurs qui ne sont pas aussi assidus que vous je rappelle ci-dessous les messages dans lesquels @epicture parle de son expérience en électrostimulation.
14/03/18 Début de l’aventure
14/03/18 Conseils techniques
15/03/18 Conseils techniques
16/03/18 Conseils techniques
22/04/18
15/05/18 Moyen d’une découverte
30/08/18 Pour ce qui est des trucs vibrant, ou électro-stimulant, je pense que ce sont des bons appareils de « rewiring », mais à terme ils anesthésient la zone
11/09/18 Rôle de l’électrostimulation dans la découverte du plaisir anal
14/09/18 Rôle de l’électrostimulation dans la découverte du plaisir anal
28/09/18 Détails d’utilisation
02/11/18
13/12/18
21/01/19 les 6 pratiques différentes et complémentaires
17/05/19 Conseil du Flavio de Mystim
Cette liste montre clairement, à mon avis, que l’électrostimulation a été au début de son cheminement un moyen d’accélérer sa découverte du plaisir anal et ensuite du plaisir prostatique. Elle montre aussi que plus il a progressé dans son expérience de la jouissance prostatique moins il a ressenti le besoin de l’utiliser. Je pense que c'est encore plus vrai avec les derniers développements de ses aptitudes orgasmiques.
Bon cheminement @jeff.
Posté le 14/10/2019
J
Jeff Membre
Merci mille fois, Andraneros, pour votre intervention très précise. Ce que vous relevez, à propos de l'électrostimulation que vous analysez comme surtout intéressante en début de parcours, confirme mon impression. J'ai toujours été très déçu par les masseurs avec piles ou batterie qui ont tendance à anesthésier la zone de la prostate. Mais l'équipement en électrostimulation me parait de plus, pour ce qui le concerne, beaucoup trop lourd à acquérir, mettre en place, utiliser. J'ai l'impression que ce n'est pas mon truc car, en fin de compte, je ne me vois pas l'utiliser.Ce qui m'a donné à réfléchir, en fait, ce sont les "6 pratiques différentes et complémentaires" d'Epicture.
Je poursuis mon cheminement avec de beaux progrès mais sans encore être parvenu à l'apothéose finale.
Je parviens plus facilement à me relaxer, à trouver le calme. Mais je traverse parfois des zones de turbulences professionnelles ou familiales assez anxiogènes. Mais c'est la vie et j'ai pris le parti de cheminer avec tout cela.
Merci à tous ceux qui animent ce site avec bienveillance et disponibilité ; cela nous apporte énormément.
Jeff
Posté le 14/10/2019
E
Epicture Membre
Bonjour à tous
Vous voudrez bien m'excuser, mais actuellement, je suis bien absorbé par ma vie professionnelle. Je traverse depuis le mois d'aout une sérieuse zone de turbulence dont je ne vois pas le bout pour l'instant, et qui accapare mon esprit et mon temps.
@adibou :
Expérimentation à deux : Nous sommes ma femme et moi dans une phase de profond respect du désir de l'autre. Le mien est de ne pas la forcer, le sien n'est pas actuellement la pénétration. Nous avons surtout des moments de grande tendresse qui sont éloignés des pratiques de Mantak Chia, mais ils peuvent provoquer chez moi, des orgasmes et des vagues de plaisir sans aucune stimulation génitale. Vivre cela avec ma femme me permet de me détendre, car elle m'accompagne dans mes plaisirs et cela facilite les montées de plaisir, mais sans aucune stimulation du pénis, c'est plutôt prostatique comme plaisir, et corporel.
Les contractions involontaires (autour de la prostate) sont pour moi loin d'être évidentes. Quand elles le sont, c'est que je suis en train d'éjaculer. Je m'en approche au plus près, ce qui permet de ressentir des vagues de plaisir et des orgasmes avec contractions musculaires, mais ça ne se passe pas au niveau de la prostate, plutôt au niveau de l'abdomen, des muscles abdominaux. Parfois, les vagues sont très puissantes tout en n'ayant plus la sensation d'être proche de l'éjaculation. Mon esprit chavire et le plaisir est d'une intensité sans commune mesure avec l'orgasme éjaculatoire. En séance de massage prostatique, je sens parfois des contractions internes, au niveau du rectum, mais qui ne sont pas répétitives, je sens aussi parfois la pulsation sanguine, qui elle est répétitive mais très subtile. Je 'ai pas d'emballement des contractions avec orgasmes, c'est plutôt de l'ordre d'une succession de vagues qui m'envahissent. Je n'ai pas cette sensation décrite par d'autres d'un corps qui se fait l'amour. Pour moi, c'est plutôt une danse de mon esprit qui déguste avec mon corps qui m'emporte dans ses élans. Dés que j'insère un masseur je suis en contact avec mon corps, et il me parle, me fait vibrer de plaisir, avec des contractions involontaires musculaires disparates et anarchiques, des frisson qui me parcourent le corps. Je profite du don qu'il me fait.
Le meilleur moyen pour redescendre ? c'est tout le problème. Redescendre d'où ? Du désir permanent, ou du plaisir orgasmique ? Mantak chia propose des techniques que je ne maîtrise pas encore car je ne les pratique pas assez. Quand on est en séance de massage prostatique c'est assez facile : on s'endort, ou on a simplement plus le temps, à moins d'avoir d'autres contraintes de type digestives, mais on n'est pas dans ce jeu qui consiste à flirter avec l'éjaculation. En séance de massage pénien, il y a plusieurs phases. Ce qui permet de passer d'une phase à l'autre, en montant ou en descendant. C'est la vitesse de stimulation, et l'alternance stimulation/arrêt qui le permet. Pour redescendre, il faut stopper toute stimulation. Seul, c'est relativement facile. Mais en situation de pénétration, même s'arrêter peut ne pas être suffisant, il faut donc être d'autant plus vigilant, ce qui peut nuire au laisser aller, au lâcher prise. Bref c'est un véritable challenge. Mantak Chia appelle cela le Kung Fu sexuel. C'est trop bon !! À pratiquer sans modération, seul ou à deux.
@Jeff : @andraneros à parfaitement résumé mon expérience en matière d'électro-stimulation. J'ajouterai simplement un regret : celui de n'avoir pas pu utiliser un appareil spécialement dédié à l'électro-stimulation sexuelle. Coût élevé, peu de discrétion en famille, ont eu raison de ma motivation, mais pour ceux que ça intéresse, je pense que c'est un formidable "réveilleur" de prostate et autres zones nerveuses, mais en séance, l'appareil que j'utilisais finissait par anesthésier la zone stimulée. @matou813 est un très bon conseiller.
Ton dernier post montre que, à mon avis, tu es dans la meilleure disposition d'esprit pour continuer à progresser.
@andraneros : comme toujours, tu as parfaitement cerné mon cheminement. Je suis en train de préparer une réponse à ton dernier post sur "mon bonhomme de chemin"
Bon cheminement à vous tous
Posté le 25/10/2019
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