Le squirting et ma sexualité : témoignage d'une femme fontaine
Auteur
Publié le
9 juin 2026
L'éveil à une sexualité libre
À 34 ans, je laisse enfin libre cours à ma sexualité. Il y a un an, mon ex-mari et moi avons ouvert notre couple au polyamour... et j'y ai alors redécouvert un plaisir certain à m'explorer.
Depuis, je me considère comme une « geek du sexe », non seulement parce que j'aime expérimenter, mais aussi me documenter, comprendre et analyser ce qui se passe dans mon corps. Belle libération me direz-vous ? Et... vous ne savez pas encore tout !
La découverte du squirting : de la gêne à l'acceptation
Chemin faisant, j'ai découvert être une femme fontaine. Eh oui, je squirt régulièrement. Vous l'écrire me fait étrange car j'en ressens encore un peu de pudeur. C'est trop nouveau, mais aussi... tabou, même si mes partenaires semblent adorer !
Sur Internet, j'ai trouvé pas mal de ressources, mais qui parlent surtout de la composition du liquide. Pour être honnête, ça ne m'a pas du tout rassurée : savoir qu'une partie de l'éjaculation féminine partage des similitudes avec l'urine, même si ça n'en est pas exactement... Ça ne m'aide pas (notamment à accepter l'idée qu'un partenaire aime en recevoir dans la bouche 😬).
Ah, et j’ai aussi lu que le squirting n’était pas nécessairement lié à l’orgasme.
Par contre... il y a très peu de témoignages authentiques de femmes. Ou alors, ceux qui existent parlent presque exclusivement de stimulation intense du point G. Or, chez moi, l'amoureux explorateur qui m'a fait apprivoiser l’éjaculation n'utilise que très peu la pénétration pour y parvenir...
Je ne me retrouvais pas du tout dans ces récits. J’ai donc décidé de livrer mon propre témoignage sur la réalité des femmes fontaines.
Mes premières expériences avec l'éjaculation féminine
Le poids de la honte lors des premiers émois
La première fois où j’ai éjaculé une grande quantité de liquide, c’était avec mon tout premier partenaire, j'avais 14 ans.
J'ai eu atrocement honte de la flaque qu'il y avait au pied de mon lit. Une honte si profonde que je n'ai jamais eu envie d'explorer davantage cette facette de ma sexualité.
Le lâcher-prise vingt ans plus tard
Vingt ans plus tard, un amoureux, lors de notre premier date, me fait un excellent cunnilingus. Je sens monter une sensation similaire à une envie d'uriner, mais je sais au fond de moi que ce n’est pas le cas.
J'aime tellement ce qu'il m'offre et le plaisir prodigué que je n'ai pas le temps de contrôler : j’éjacule dans la foulée. J'ai eu de nouveau honte... mais lui a adoré.
Il m'a demandé si j'avais aimé, et m'a expliqué avec beaucoup de bienveillance que je ne devais pas avoir honte, car c'était excitant pour lui et qu'il aimait ça.
Stimulation, plaisir et orgasme : ma technique
Depuis, on a mûri la technique et affiné nos pratiques... Voici ce qui marche pour moi : des stimulations rapides en externe, juste en dessous du clitoris, au niveau des glandes de Skene (ces fameuses glandes liées à l'éjaculation féminine). Ça fonctionne maintenant quasiment à tous les coups.
Au moment où j’éjacule, le plaisir sexuel est intense, mais je n’orgasme pas forcément. On peut alors continuer de jouer ainsi pendant plusieurs éjaculations, jusqu’à atteindre l’orgasme.
Quand l’orgasme arrive enfin, il est bien plus long et se diffuse de façon globale dans tout mon corps, bien plus que les orgasmes déclenchés par la seule stimulation du capuchon du clitoris.
C'est très plaisant, et, je crois... vraiment ludique !
La logistique de la femme fontaine et les nouvelles explorations
En revanche... j'ai l'impression que maintenant, je sais un peu trop bien faire. Je ne sais quasiment plus prendre du plaisir sans éjaculer 🫣. Que ce soit en solo avec un sextoy, ou avec un partenaire.
Alors, c'est chouette, et je pense que ça montre juste à quel point je m'étais souvent réprimandée pour ces éjaculations par le passé... Mais logistiquement, au quotidien, c'est compliqué !
Je viens d’ailleurs d'acheter une couverture étanche (une alèse) pour me sentir plus à l'aise au lit... et j'avoue que je me demande jusqu'à quelle quantité de liquide on peut aller. Car encore aujourd'hui, j'ai l'impression que quand je sens que le flux est très abondant, je me restreins un peu.
Enfin, récemment, avec un nouveau partenaire de jeu, j'ai découvert que le squirting fonctionnait finalement aussi pour moi via le point G, c'est-à-dire par stimulation interne. Comme quoi, on n'a jamais fini d'explorer son corps et sa sexualité !
Une lectrice de NouvauxPlaisirs
Note d'Adam: Merci à cette lectrice de partager son expérience sur l'éjaculation féminine et la manière dont elle intègre cela dans sa sexualité sans cacher aussi sa gène des premiers temps.
N'hésitez pas à me contacter si vous aussi, vous souhaitez partager votre histoire ou vos découvertes intimes. C'est important pour moi de laisser la parole à celles qui vivent des sexualités riches et variées et qui souhaitent partager quelque chose avec la communauté de la sexualité positive.
Questions fréquentes
- L'éjaculation féminine est-elle obligatoirement liée à l'orgasme ?
- Non, comme l'illustre ce témoignage, le squirting (ou éjaculation féminine) procure un plaisir intense mais n'est pas systématiquement accompagné d'un orgasme. Il est possible d'éjaculer plusieurs fois avant d'atteindre le climax sexuel.
- Comment stimuler l'éjaculation chez une femme fontaine ?
- L'éjaculation peut être déclenchée par des stimulations rapides en externe ou en interne via la stimulation ciblée du point G.
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