Elle s'appelait Valérie. Non, en fait... Emma...
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Publié le
27 mai 2015
L’invitation de Valérie : un été suspendu
Je me souviens parfaitement de Valérie, rencontrée chez des amis un après-midi d’été. Rousse au visage posé, elle dégageait une féminité qui transpirait de son regard, s’étendait le long de ses sourcils pour poursuivre son chemin le long de sa chevelure. Sa présence certaine m’avait attiré ce jour-là, et au cours des heures passées ensemble, des atomes sensuels se dessinaient petit à petit entre nous.
Lorsque le moment arriva de quitter nos hôtes, je l’invitai naturellement à poursuivre la soirée dans ma maison de campagne. Personne n’était dupe, ni de nous deux ni de nos amis communs… Ma demeure était typiquement celle d’un célibataire venant se ressourcer, un lieu fait à mon image, relativement vide mais suffisant.
Très à l’aise, Valérie disparut un instant vers ma chambre. Les mots étaient inutiles : nous savions que nous étions là pour apprécier l’instant présent. Elle réapparut quelques minutes plus tard, dénudée et s’offrant à mon regard quelque peu surpris. Ses seins avaient la grâce d’un galbe arrondi et généreux. Elle avait emprunté de mon lit à baldaquin un voile qui masquait ses hanches, pour mieux me laisser imaginer la suite…
Emma et la sensualité de l’eau
Je fermai mes yeux pour humer l’ambiance…
…lorsque je sentis soudainement le contact de l’eau sur mon corps, et un souffle chaud sur ma verge durcie. En fait, elle ne s’appelait pas Valérie, mais Emma… étrange sensation que de se trouver ainsi transporté.
Cette femme-là avait su mettre à profit un instant de détente pour me rejoindre dans mon bain. L’eau hérissait ses tétons, amplifiant leur sensibilité. Emma savait s’occuper de mon membre et l’empoignait à merveille. C’était divin : sa bouche ouverte plongeait pour gober mon sexe, ajoutant à la chaleur de l’eau le contact suave de sa langue. J’adorais ressentir cette caresse envelopper ma verge, tout comme l’animalité de son désir.
Isabelle : l’osmose des esprits et des corps
Cette tentative de contrôle fut perturbée par une curieuse odeur de cigarette. Surpris, je relevai la tête pour sentir le ventre chaud…
…d’Isabelle, dessinée de bas en haut comme mon miroir féminin. Nos vies étaient faites des mêmes teintes, et notre sexualité nous engageait tant physiquement qu’idéologiquement. Nos expériences restaient entières, pleines, intenses.
J’aimais le corps d’Isabelle comme on se délecte d’une peinture. Son sexe était vivant, puissant, expressif, et dansait autour du mien. Mais ce soir-là, son antre m’accueillit avec une réceptivité plus douce, une attente calme. Ses mains griffantes s’étaient transformées en caresses sensuelles…
Sandrine : la douceur infinie
…et ce n’est que lorsque je me surpris à l’appeler « Sandrine » que je compris enfin que mon étonnant parcours se poursuivait. Son sexe était humide, très humide, et sa force avait laissé place à une tendresse délicate.
Sandrine appelait ma virilité à s’exprimer dans une forme de combinatoire du féminin et du masculin toute naturelle. Chaque étreinte avec elle était un instant ressourçant, coloré de docilité et de fusion. Mon membre se délectait de cette sensation d’ouvrir sa vulve pour ressentir chaque millimètre de son vagin gonflé, dans un mouvement long et régulier.
Le tourbillon libertin : Raphaël et Clotilde
C’est d’ailleurs par le son que mon corps rejoignit mon esprit, transporté par cette voix masculine venue de je ne sais où…
Ici, c’est mon ami Raphaël qui m’offrait sa femme dans une double pénétration extrêmement excitante. Venu chez eux pour m’épancher sur une rupture récente, ce couple que j’aimais tant m’avait réconforté. Ce soir-là, j’appris leur orientation libertine. Clotilde me confia, un peu intimidée, que je lui plaisais depuis des années.
Quelle sensation indescriptible que d’observer mon amie s’agenouiller entre nous deux pour prendre nos deux sexes dans sa bouche ! La nuit avançant, ils finirent par m’avouer un fantasme : une double pénétration en trio. Ma confiance leur permit de tenter l’aventure. Je préparais Clotilde, ma langue rejointe par les mains de Raphaël. Elle devint folle, s’empalant sur son homme tout en m’invitant à la rejoindre par-derrière.
Anne-Lise et Catherine : le chaos des sens
C’est en tombant à la renverse que mon menton cogna le pubis…
…d’Anne-Lise, et que le souffle de Catherine rejoignit le mien pour humer le sexe odorant de notre complice. La petitesse du trou de Clotilde avait fait place aux parois vaginales glissantes de cette jolie blonde qui m’enfourchait.
Anne-Lise était là, courbée, pendant que nos langues visitaient son clitoris gonflé. Embrasser tant le sexe du dessus que la bouche de ma cavalière me donnait des sensations inédites, pendant que j’empoignais les fesses de Catherine. Notre trio émettait de jolis gémissements dans une partition animale improvisée.
Le retour à la réalité : Celeste
Le temps paraissait infini, voguant de scènes en scènes sans logique apparente. Je ne savais plus si j’étais dans mes fantasmes, si je revivais mes expériences passées ou si ma réalité se transformait…
Au bout d’un certain temps, l’espace se rétrécit. Je sentis une main délicate se poser sur mon sexe bandé…
Je sentais les phalanges parcourir chaque recoin de ma verge, dessiner le gland comme une femme attentionnée l’aurait fait. Cette fois, la voix se fit plus réelle. Ce souffle qui se posait sur mon ventre me rappelait quelqu’un. Ce corps s’éloigna et la voix me sortit de ma torpeur : « Vivement ce soir, chéri ! ».
C’était Celeste, levée du lit pour rejoindre notre salle de bains.
Ma conscience rejoignit alors la terre ferme brutalement. Ne me restait plus qu’à emporter les visions brumeuses de ma nuit pour patienter jusqu’au soir, dans l’espoir que mon désir ardent s’assouvisse enfin avec ma belle… dans la réalité, cette fois.