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Témoignages sur la sexualité Temps de lecture : 3 Min

Caresser les étoiles

Caresser les étoiles

Auteur

Eulalie

Publié le

15 juillet 2024

L’appartement est silencieux. Les murs sont fins. Les enfants ne dorment pas très loin. On entend le bruit de leurs souffles. Nous avons passé plusieurs jours merveilleux ensemble. Demain, il part vers l’est et moi vers l’ouest alors ce soir, nous allons caresser les étoiles.

Nos dernières heures, nous n’avons pas envie de dormir. Nous avons envie de nous sentir, présents l’un à l’autre. De chérir notre lien, nos instants densément présents avant notre départ prochain, encore une séparation.

Fusion et amour

Nous sommes sous la couette. Au chaud dans son lit. Il me dit qu’il a envie de me faire l’amour. Qu’il ne cherche pas le plaisir. Mais qu’il a envie de sentir la fusion.

Je n’ai pas envie de plaisir non plus, je n’ai pas envie d’agitation, je ne veux pas de bruits. Je ne suis pas excitée. Je me sens amoureuse.

Nous avons envie de nous sentir l’un dans l’autre. Le plus proche possible. Avant de se quitter.

Je me tourne dos contre lui, sur le côté. Je sens son corps épouser mes contours. Son ventre et son torse longer mon dos, l’angle de ses genoux se plier dans les miens. Ses bras étreignent ma taille.

D’une main que je glisse entre mes cuisses, je conduis son sexe au mien qui s’y glisse tendrement. Il se tient là, en moi. Son corps se recroqueville encore sur le mien. On ne peut être plus serrés, l’un contre l’autre. L’un dans l’autre. Immobiles.

Son corps et le mien se mettent à onduler. Lentement. Doucement. C’est comme un baiser de tout le corps. Je tourne mon visage et nous nous embrassons. Épousés. Massés l’un contre l’autre. Il me pénètre le sexe. Je pénètre sa bouche. Nos cœurs se parlent.

Tout est lent, langoureux.

Caresser les étoiles

Caresser les étoiles

Je me défaits de lui pour monter sur son corps. Je me glisse lentement. Mes cuisses sur ses flancs. Nos sexes se retrouvent facilement et se plongent l’un dans l’autre, quand nos regards font de même.

Puis je couche ma poitrine sur son torse, enroule mon visage dans le creux de son cou. Et alors la nuit devient encore plus noire. Je sombre dans une semi-conscience.

Je suis toute dans son odeur et dans chacune des cellules de ma peau caressées par les tissus de ses draps.

Je suis à la fois densément là, lovée sur lui, autours de lui et en même temps dilué dans le cosmos. Mes yeux se ferment et j’ai l’impression d’être en apesanteur. Dans les étoiles qui se glissent dans nos cheveux.

Je suis à la fois intensément présente et en même temps dans l’irréel. À la fois dans cet instant d’amour et dans l’éternité… Dans la nuit et dans la lumière.

Je respire ses cheveux, je l’aime, je suis vivante. Et ensemble, nous dansons dans l’absolu, nous caressons les étoiles… Aimées.