Odes aux plaisirs - Le plaisir prostatique
Auteur
Publié le
18 avril 2022
La découverte de la zone sensible
Elle est là, juste sous mes doigts.
Je la sens délicate et ronde, ses fins ligaments de part et d’autre, sensible et précieuse sous la peau si douce des muqueuses.
Pour réussir à l’atteindre, en avoir le droit, j’y ai mis toute ma patience et ma douceur.
Tout est dans la délicatesse.
Je me suis d’abord doucement masturbée, allongée nue sur vous.
Lentement, jusqu’à ce qu’un doux filet de cyprine enduise mes doigts, la matière parfaite pour pouvoir vous caresser.
L’approche et la connexion
Puis, autorisée par votre regard, je me suis installée entre vos cuisses et j’ai appliqué la pulpe de mes doigts lubrifiés sur l’entrée de votre corps.
Doucement, respectueusement, je me suis introduite, je l’ai trouvée. Mes yeux plongés dans les vôtres, je guette les signes de votre plaisir, il monte, je le sens, je fais bien.
Merci Maître de m’autoriser à jouer avec votre corps.
Permettez-moi de vous offrir cet orgasme qui est là, apparaissant juste sous mes doigts. Puis-je ?
L’apogée du plaisir
Je n’ai qu’un geste de plus à faire pour que vos yeux roulent vers l’arrière, que votre corps se cambre, s’agite de soubresauts.
C’est si facile, si simple de faire monter le plaisir en vous.
J’appuie, je caresse, je masse délicatement et vous jouissez.
Votre dos se soulève du matelas, arc-bouté. Vos mains semblent incontrôlables et touchent vos seins.
Votre verge dressée semble danser au rythme des spasmes qui secouent votre corps.
Vous desserrez à peine vos lèvres et un râle s’en échappe.
Puis les contractions sont plus violentes et vous devenez muet.
Souffle coupé, vous partez loin dans votre plaisir.
J’y assiste, je vous assiste.
Je poursuis cette œuvre commune de jouissance.
Vos orgasmes sont un spectacle d’une rare beauté.
Le retour au calme
Je vous suis si reconnaissante de ces moments vécus ensemble.
Un spasme se fait plus long.
Le sperme s’échappe de votre verge sans que j’aie eu besoin d’y toucher.
Une de vos mains s’ouvre pour me dire de ne plus bouger.
Je retire mes doigts doucement pour me lover contre vous et vous accompagnez dans votre retour.
Séisme.
Je perçois encore quelques ondes de plaisir.
Puis, vous vous relâchez tout à fait.
J’ai le temps de penser que je vous aime pendant que j’hume l’odeur de votre torse.
Vous souriez.
Vous êtes heureux.
Moi aussi…