consommer au féminin
les ondes générées par ses génitaux,
quelle tuerie
le yin en nous,
une fois qu’on est capable
de le laisser monter à pleine puissance,
de le laisser prendre totalement
les commandes de notre corps,
oui, fait feu de tout bois en nous,
se sert aussi des ondes produites
par notre pénis et nos couilles
comme de tout le reste
et c’est tellement délicieux
car ces ondes peuvent être tellement facilement abondantes,
elles envahissent en un clin d’oeil notre bassin,
celui-ci, immédiatement,
a des envies de mouvements, d’ondulations
comme s’il y avait une soupe à touiller
et en un instant,
on se sent liane lascive des pieds à la tête
grâce à peine à un effleurement ou deux,
des cuisses sur les génitaux
tandis que j’étais occupé à nettoyer à l’eau vinaigrée
l’intérieur de mon petit hammam portatif
(nu à la maison, comme d’habitude, bien sûr)
la volupté en ces moments se répand
comme si on avait versé du sirop dans de l’eau,
je me sens devenir instantanément
tellement coloré et au goût fruité
en toutes mes fibres
on se déguste si la volupté
était un soleil irradiant tout notre intérieur

