comme chaque centimètre carré de peau
peut être enivrant
couché sur le flanc sous la couverture dans l’obscurité,
les bouts des doigts d’une main
ont entamé un parcours depuis le bas des cuisses,
remontant, remontant, tout lentement,
suivi d’un sillage de frissons délicats, chauds,
torrent de montagne
étincelant sous le soleil, fourmillant de vie
soudain,
j’en eu assez de toute cette dentelle raffinée
éveillée par le passage des doigts,
mes hanches qui s’étaient mis en mouvement quelques instants auparavant,
ondulant langoureusement sous les draps,
avaient provoqué aussi un frottement de mon sexe contre la couverture,
il s’était redressé, il s’était durci, le bougre,
je le saisis et me mis
à le secouer de toutes mes forces et à toute vitesse
la sensation de brûlure était tellement intense
mais en même temps que la douleur,
comme une lave en fusion de plaisir a envahi la hampe turgescente,
je continuais quelques secondes
puis le relâchait
pour recommencer le manège avec les bouts de doigts
qui se déplaçaient tout en délicatesse
comme des ballerines en tutu évoluant sur les pointes
sublime contraste,
je recommençai plusieurs fois ce petit jeu,
goutant, dégustant, de repasser
d’une sorte de tempête de plaisir pénien masochiste
à de délicates et fines sensations, comme une orfèvrerie miniature de vibrations,
de doigts effleurant à peine la peau,
en mode yin

