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Témoignages sur la sexualité Temps de lecture : 7 Min

Sexe sale : une nuit d'orgasmes prostatiques forcés

Sexe sale : une nuit d'orgasmes prostatiques forcés

Auteur

Eulalie

Publié le

Fait partie du guide complet : BDSM & Kinks Voir le guide

Je suis pluriorgastique, et mon homme est endurant. Alors il n'est pas rare que nos ébats se terminent injustement par un décompte d'une dizaine d'orgasmes pour moi quand lui se satisfait d'un unique orgasme pénien. (C'est de l'humour, le plaisir est partagé et le décompte une ineptie performative, mais c'est pour crâner un peu, j'avoue…).

Heureusement, il y a des opportunités de rééquilibrer les comptes : mon homme est aussi multiorgastique. Ce récit raconte une de ces opportunités.

Le cadeau : une soirée de bondage et d'orgasmes forcés

Je lui offre une soirée de bondage et orgasmes forcés. Il a été très gentil, c'est ma manière de le récompenser.

Le rituel tantrique avant la bascule

Nous sommes des tantrikas. Nous commençons par échanger un long regard silencieux, reconnexion, sortir cet instant de la quotidienneté, rendre l'instant précieux, sacré, sacrément bon. La lumière est soignée, un projecteur illumine d'étoiles le plafond et colore nos visages de reflets roses et bleutés. Nous joignons nos mains pour échanger des vœux, rendre grâce à l'Amour, à la beauté de l'incarnation. Je me connecte à ses yeux, il est beau. Je l'aime. Je le choisis, comme mon égal à cet instant, mon miroir, mon amour.

Mais l'instant d'après, la dynamique change, il se soumet. C'est immédiat, il a très envie de ce qu'il va lui arriver. Il me vouvoie, baisse la tête, il m'obéit.

Cellophane et futomomos : mettre le corps en contention

Je lui bande les bras à la cellophane, poignets contre poignets, les bras libres de prendre appui, il se tiendra longuement à quatre pattes. Deux futomomos, attaches des jambes sur les cuisses, lui donneront la contention qu'il aime, et il ne pourra plus m'échapper.

Huile de coco et massage de la prostate

Ainsi à quatre pattes, il attend. Je prends des petits morceaux d'huile de coco froide que je fais glisser sur son dos magnifique. Sur son dos, des ailes d'aigle luisent à la lumière rosée. Je fais glisser les petits morceaux jusqu'à son anus, que je goûte ensuite. Hygiène irréprochable, docilité parfaite, sensibilité superbe. Un bon soumis.

Je fourre dans son anus quelques morceaux d'huile figée, autant de promesses de délices. Puis j'insère mon premier doigt, rapidement suivi du second. Je trouve sa prostate, que je masse lentement. J'écoute son souffle, son gémissement grave. Chaque variation de tonalité, chaque souffle retenu ou râle est une indication. Je me délecte de chercher l'espace propice, l'angle de flexion de mes doigts optimal, le rythme, la puissance.

Pas trop vite, pas trop fort. Je dois me modérer. Son cul aime la lenteur, son cul aime la douceur, au moins au début. Je trouve la gestuelle idéale, alors j'assène la caresse encore et encore. Avec amour, avec passion, avec impitoyabilité. Jusqu'à ce que j'observe ce que je veux. Son premier orgasme prostatique, qui fait frémir ses ailes tatouées comme un oiseau qui s'ébrouerait. Il est magnifique dans son plaisir, dans son abandon. Sa voix grave et puissante rendant hommage à son plaisir.

La virilité d'un homme qui aime être pénétré

Cet homme est magnifique dans la splendeur de la connaissance de son plaisir, qu'il assume. Il n'y a pas de plus belle virilité que celle d'un homme qui sait qu'il a tout à gagner à se faire pénétrer. Un homme qui sait que son plaisir anal et prostatique est un trésor dont il m'offre le spectacle et la jouissance.

Un orgasme, puis deux, puis trois. Je le laisse respirer. Reprendre de son souffle. M'implorer un peu de recommencer.

Le godemichet prostatique et le squirt masculin

Je prends un godemichet conçu pour le plaisir prostatique. Et comme avec mes doigts, je cherche le bon angle, la meilleure gestuelle. Il me guide avec son expressivité adorable. Je trouve. Je donne. Il jouit encore. Il craint de mouiller le lit. Parce que quand il jouit, homme particulier : il squirte.

D'habitude, il tient un petit gobelet entre ses cuisses. Mais là, il est attaché, et il est un peu gêné, pudique de ses émissions, alors je glisse une serviette entre ses cuisses et lui dépose dans l'oreille que je n'arrêterais pas tant que la serviette n'est pas trempée.

Je le gode, avec plaisir, avec délectation, avec empathie. Son plaisir me plaît. J'aime le voir jouir. J'aime être maîtresse de son plaisir. J'aime être sa maîtresse. Je l'aime.

Dilatation anale : les doigts, l'huile et l'air

Après une belle série, je veux y remettre les doigts. Jouer avec son plaisir anal aussi. Le dilater encore un peu, sentir la douceur de ses muqueuses, leurs spasmes délicats. Je glisse, je tourne, je remets de l'huile. Je rentre, je sors mes doigts. Je fais entrer de l'air, comme il me l'avait appris. À chaque corps ses secrets, ses trésors.

Le sang des règles, et continuer quand même

Je sursaute : du sang. Je crains de l'avoir blessé. J'étais passionnée, un ongle mal coupé et cela arrive vite. Mais je constate avec plaisir que c'est le sang de mes règles qui commence à couler. Je suis rassurée. Je ne vais pas m'arrêter. Je n'en ai pas envie et pas besoin.

Sang sur le lit avec mon amant

Je me tourne sur lui pour me placer assise sur son bassin, de là je peux même, avec mes cuisses, étirer ses chairs pour écarter ses fesses. Il aime. Je laisse couler mon sang rougir ses ailes d'oiseau, et je continue mon œuvre de décadence.

Le fist : toute la main contre la prostate

Il jouit encore. Je ne compte plus. Je tourne ma main pour finir par insérer mon poing. Il aime. J'ai toute ma main dans son corps et je continue mon exploration. Quelle phalange, quelle articulation métacarpo-phalangienne sera la plus propice à la pression de sa prostate chérie ? Je trouve des options, je les alterne. Je suis en lui, la main entourée de la douceur de son intériorité, de la chaleur de son être. J'adore.

Le jeu dure. Je me retire un peu pour le laisser respirer.

Jusqu'où continuer ? Orgasmes en série et exercices de Kegel

Je relubrifie et je vais le terminer. Je reprends le gode, car même s'il adore se sentir plein de ma main, c'est le gode qui lui arrache le plus d'orgasmes. Et j'aime ses spasmes, la puissance, sa voix, sa peau, son abandon. J'aime son plaisir. Je l'aime. Je l'aime, je suis géniale ! À quatre pattes sur ma belle bête jouissante d'1 m 90, réduite à l'aliénation par le plaisir.

Je n'arrive pas à arrêter tellement j'aime, lui non plus n'arrive pas. Encore et encore. Est-ce raisonnable ? Il devra faire ses exercices de Kegel demain. Mais pour l'heure, je continue. Je pénètre, je masse, je touille, j'appuie, je tourne, je donne, il prend. Plaisirs.

De son sexe coule du squirt, sa salive crée une auréole sur le matelas. Nos corps sont en sueur. Tout n'est qu'eaux autour de nous.

L'orgasme pénien en bouquet final

Je décide de libérer son corps des attaches pour qu'il se masturbe et s'offre lui-même un orgasme pénien sur un de ses orgasmes prostatiques. J'ordonne. Il exécute. Il se branle, je le branle, nous le branlons. Je jouis presque de la scène si excitante. Il jouit de son sexe et son cul dans un spasme terrible qui le couche exsangue. Je roule sur son corps et le câline d'amour. Je le félicite de tant de beauté. Je l'aime, je l'adore. J'embrasse son front ruisselant.

J'aime le sexe sale !

Et me vautre dans la jouissance d'être l'artisane d'un tel moment. Et là, allongée dans mon sang, nos sueurs, sa salive, son sperme et son squirt, je me félicite de m'être libérée de beaucoup de limites et pudeurs pour vivre de tels instants. Je me dis que j'aime le sexe, j'aime quand c'est sale. J'aime le sexe sale !

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un orgasme prostatique forcé ?
Il s'agit d'un jeu de domination consenti où la partenaire garde la main sur la stimulation prostatique et enchaîne les orgasmes sans laisser le partenaire décider de l'arrêt. « Forcé » désigne la mise en scène, pas l'absence de consentement : le cadre, les limites et les mots d'arrêt sont posés avant, et l'orgasme prostatique se prête bien à l'exercice puisqu'il n'entraîne pas de période réfractaire comme l'orgasme pénien.
Un homme peut-il « squirter » pendant un orgasme prostatique ?
Certains hommes émettent au moment de l'orgasme prostatique un liquide clair et parfois abondant, distinct du sperme : il s'agit surtout de liquide prostatique, éventuellement mêlé d'urine pour de très rares personnes. Le phénomène est minoritaire, sans danger, et ne signale pas un trouble urinaire. Une serviette ou une alèse suffit à l'accueillir sereinement.
L'huile de coco est-elle un bon lubrifiant pour la pénétration anale ?
Elle glisse bien, tient longtemps et convient aux doigts, au poing ou aux jouets en acier et en verre. Mais elle dissout le latex : jamais avec un préservatif, un gant ou une digue en latex. Elle attaque aussi certains silicones bas de gamme. Dans ces cas, un lubrifiant à base d'eau épais reste le choix sûr.
Le fist prostatique présente-t-il des risques ?
Oui, s'il est improvisé ou mal maitrisé. Cela demande de l'habitude, une dilatation très progressive, une quantité généreuse de lubrifiant, des ongles courts et limés, aucun lubrifiant anesthésiant (la douleur est un signal utile) et une communication constante. Toute douleur vive ou tout saignement après la séance imposent un avis médical.

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