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BDSM & Kinks Temps de lecture : 5 Min

Les risques dans le BDSM - Types d'engagements

Les risques dans le BDSM - Types d'engagements

Auteur

Adam

Publié le

6 janvier 2024

Dans la série, réflexions et risques dans le BDSM, voici le deuxième article qui va simplement poser les types de risques par typologie d’engagements. C’est un article pour définir des bases qui seront utilisées dans les articles suivront.

Le BDSM est un domaine où le pire côtoie le meilleur. J’ai vu de nombreuses relations BDSM de grandes qualités avec beaucoup d’amour tout autour de moi. Mais, je suis honnête, j’ai vu aussi un grand nombre de problèmes sur les 15 dernières années avec des personnes qui se réclament de ce milieu. Des manipulateurs/trices qui, sous le terme de Maître ou Maitresse, sont à l’origine de situations très malsaines.

Dans cette série, afin que vous puissiez vous épanouir en pleine conscience en sachant détecter les signaux faibles de risques, les points suivants seront abordés :

Nota : Pour des raisons de facilité dans les articles, j’utiliserais le terme Dom à la place de Maître ou Domina tout au long de l’article. Le terme Dom est genré masculin, mais je l’utilise de façon non genrée ici, de même pour Soum qui signifiera soumis ou soumise. Pour les spécialistes du BDSM, oui, un Dom et un Maître sont deux choses différentes, un Maître est un Dom, mais pas forcément le contraire, mais je ne puis rentrer dans ce niveau de détail ici, excusez le 

Les deux types d’engagements dans le BDSM

Comme j’expliquais dans le premier article, il y a deux grands types de manière d’envisager le BDSM. Le BDSM de type play partner, et le BDSM de type lifestyle (24/7). Les catégories de risques sont évidemment différentes entre les deux types. Regardons ensemble ce que cela signifie et quels sont les risques de chaque catégorie.

Le BDSM de type Play Partner

Le BDSM de type Play Partner, consiste à avoir une session de type BDSM circonscrite dans le temps. Cela peut être de quelques heures à un weekend, mais une fois la session terminée, chacun retourne dans sa vie et son rôle. Durant la session, il peut se passer toutes les activités typiques que l’on réalise pendant une session BDSM : cordes ou autres bondages, jeux de soumission, pet play, orgasmes contrôlés, et mille autres choses.

Dans cette configuration, la dynamique est en général de trouver du plaisir dans les activités, l’état d’esprit et sensations générées. Cela reste du jeu de rôle avancé, même si cela peut être très intense et très fort. On peut en effet entrer dans le rôle de manière profonde et il ne faut pas sous-estimer la puissance des relations que l’on peut créer lors de ces sessions. Mais, cela reste temporaire.

Ce type d’activité peut être à la fois un exutoire, mais tout autant, une activité fun permettant de relâcher la pression de la vie.

Les risques se situent principalement autours des comportements abusifs, qu’ils soient verbaux ou physiques. Il peut y avoir rupture du consentement et attouchements non consentis, dans le pire des cas viol, des comportements non souhaités et négociés d’humiliation, de blessures physiques… Nous verrons tout cela dans le chapitre réservé aux abus.

Une laisse en cuir posée sur une surface, symbolisant les accessoires de jeu BDSM

Le BDSM lifestyle 24/7

Contrairement au Play Partner, le lifestyle BDSM dit 24/7 n’a pas de limite temporelle et la relation mise en place entre les individus et les liens se prolongent de manière continue dans le temps.

La dynamique lifestyle est vraiment très différente dans l’esprit par rapport à l’approche Play Partner.

Dans cette approche, le Dom et la personne soumise vont travailler une dynamique dans la durée. Ce type de relation va créer un lien de dépendance affective et physique fort. La personne soumise donnant la soumission à son futur Dom.

C’est exactement ce que recherchent les couples qui sont dans cette dynamique, l’amour se mélange alors à la dépendance créée. Un tel engagement à un vrai impact sur la vie personnelle et c’est à souligner à l’attention des personnes débutantes ne comprenant pas forcément la puissance de la dépendance qui peut se mettre en place dans une telle configuration.

Les risques sont évidemment les mêmes que dans les activités Play Partner, mais il faut les compléter avec un gros risque de dépendance affective et physique, de conditionnement potentiellement insidieux, et avec le temps d’une potentielle mise en place d’une stratégie d’isolement (approches typiques utilisées dans des sectes). Le BDSM 24/7, peut-être le plus merveilleux des cocons, mais aussi l’un des plus toxiques. Tout dépend de la capacité des partenaires à mettre en place une relation saine.

S’engager dans une démarche 24/7 nécessite une grande expérience du BDSM, savoir dans quoi on s’engage, se donner du temps, clarifier toutes les règles, le contrat et surtout connaître la personne qui sera le Dom. Mon point de vue est clair pour les débutants, ce n’est vraiment pas une bonne idée de débuter directement dans cette dynamique, danger.