Le « FreeUse », qu'est-ce que cette pratique sexuelle ?
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Peut-être n'avez-vous jamais entendu parler de la pratique du « FreeUse » (ou en français « l'utilisation libre »)... C'est une pratique sexuelle qui se rapproche de l'univers du Fétichisme, mais qui peut intéresser tous les couples très attirés par le sexe.
Je vous explique ce que c'est... (Attention les illustrations vidéos sont NSFW).
« FreeUse », c'est quoi ?
Le « FreeUse » c'est tout d'abord un contrat moral type fétichiste entre deux d'individus ou plus vivant dans une certaine promiscuité. Dans ce contrat moral, on accepte, pendant une certaine période de temps, d'être utilisé librement, aléatoirement et sans restriction en quantité par le partenaire pour son plaisir sexuel.
Le contrat peut être aussi réciproque, dans ce cas, il y a égalité et chaque personne peut utiliser l'autre à volonté et de manière aléatoire durant la période choisie.
La période de temps peut être plus ou moins longue, une heure, un après-midi, une semaine, etc. C'est un contrat moral où le consentement est donné pour toute la période de façon continue et non fractionnée.
Il doit être discuté en profondeur, notamment pour définir quelles sont les pratiques et activités sexuelles possibles et quelles sont les limites à ne pas franchir.
Comme tout jeu dans lequel le consentement est donné pour une période plus ou moins longue, Il est nécessaire de mettre en place des « Safe Words » permettant d'exprimer la nécessité absolue de suspendre ou d'arrêter définitivement le jeu.
L'aspect fétichiste intervient dans certains contextes, particulièrement quand la personne qui est utilisée en mode sexuel doit faire semblant d'ignorer la situation et de continuer à se comporter normalement (comme continuer à lire un livre alors que le partenaire la pénètre par exemple).
Malgré ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas une pratique de domination d'hommes sur des femmes. Le contrôle de ce jeu peut être celui d'un homme sur une femme ou à l'inverse d'une femme sur un homme ou de manière symétrique et réciproque.
« FreeUse », quelles sont les pratiques ?
Ce sont toutes les pratiques sexuelles que le partenaire souhaite mettre en œuvre sur l'autre et qui ont été discutées au préalable comme étant acceptées.
La plupart du temps, cela inclut l'ensemble des pratiques classiques de type pénétration, masturbation, stimulation, éjaculation, orgasmes, etc. La personne qui « utilise » l'autre peut le faire quand elle le veut, par exemple quand la personne regarde la télé, lit un livre, fait la cuisine, se douche, etc. Tout le « Kink » vient justement de ne pas savoir quand l'activité sexuelle va se passer et du fait que l'on ne peut la refuser.
Cela peut aller très loin, par exemple durant une conversation téléphonique pour se faire sucer ou lécher, cela peut se passer aussi la nuit en réveillant (ou non) le partenaire pour le sucer ou le pénétrer (d'où l'importance vitale des limites discutées en avance pour définir ce qui est possible ou non sans cela c'est du viol), la femme peut venir et mettre le partenaire à genou pour se faire lécher, l'homme peut ouvrir le chemisier de sa partenaire, jouir sur elle puis s'en aller, etc.
Toutes les pratiques sexuelles dans toutes les situations et à tout moment sont donc possibles (à condition d'avoir été discutées et décidées ensemble au préalable).
Comment mettre en place un contrat FreeUse à deux
On ne se réveille pas un matin en lançant « tiens, à partir de maintenant tu peux te servir de moi quand tu veux ». Enfin si, on peut, mais ça se prépare. Le FreeUse repose entièrement sur une discussion en amont, et c'est précisément cette discussion qui fait la différence entre un jeu excitant et une catastrophe.
Voici comment je conseille de poser les choses :
- Définir la période. Une heure, une soirée, un week-end, une semaine de vacances… Commencez court. Un premier essai sur deux heures vous en apprendra plus que de longs discours.
- Lister ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. C'est le cœur du contrat. Pénétration ? Uniquement certaines pratiques ? Réveil nocturne autorisé ou non ? Strictement à la maison ? Tout ce qui n'est pas explicitement validé reste interdit : le « sans restriction » du FreeUse s'applique à l'intérieur d'un cadre, jamais en dehors.
- Choisir un ou plusieurs safe words. Un mot pour « pause », un mot pour « on arrête tout ». Ils priment sur le jeu en toutes circonstances, sans avoir à se justifier.
- Prévoir la logistique. Contraception, hygiène, moments réellement intouchables (une réunion de travail, les enfants à côté…). Le jeu doit s'insérer dans la vraie vie sans la faire dérailler.
Une fois ce cadre posé, le reste devient simple : la personne « disponible » accepte par avance, et tout le sel vient de l'imprévu à l'intérieur de ces limites convenues.
FreeUse et consentement : le cadre indispensable
Je le répète parce que c'est essentiel : le FreeUse n'est pas une absence de consentement, c'est une forme particulière de consentement, donné à l'avance et de façon continue sur une période choisie. La nuance est énorme. Sans cet accord préalable, clair et enthousiaste, on ne parle plus de FreeUse mais d'agression. Il n'y a aucune zone grise là-dessus.
Trois garde-fous rendent la chose saine :
- Le consentement reste révocable à tout instant. Accepter le jeu lundi ne vous enchaîne pas jusqu'à dimanche. Le safe word coupe court, point.
- Il se construit dans la confiance. Le FreeUse fonctionne entre partenaires qui se connaissent et qui ont déjà une communication solide. Ce n'est pas un jeu de premier rendez-vous.
- On débriefe après. Ce qui a plu, ce qui a gêné, ce qu'on ajuste pour la prochaine fois : c'est ce retour qui fait progresser le jeu et renforce la confiance.
Si la dynamique du contrôle et de l'abandon vous attire, vous retrouverez la même logique de cadre négocié dans mon guide de la domination sexuelle d'un homme.
FreeUse, CNC et soumission : ne pas confondre
Le FreeUse est souvent mélangé avec des pratiques voisines, alors clarifions. Le CNC (Consensual Non-Consent, le « non-consentement consenti ») met en scène un refus joué : on simule l'absence de consentement alors qu'il a en réalité été négocié à fond. Le FreeUse, lui, ne joue pas le refus : la personne accepte ouvertement d'être disponible, elle ne fait pas semblant de dire non.
Autre confusion fréquente, avec les dynamiques de soumission classiques. Dans le FreeUse, il n'y a pas forcément de rapport dominant/dominé permanent : le contrat peut être parfaitement réciproque, chacun pouvant se servir de l'autre. C'est d'ailleurs ce qui en fait une pratique étonnamment souple, qui séduit aussi bien les couples très portés sur le BDSM que ceux qui n'y mettent jamais les pieds.
Idées reçues sur le FreeUse
- « C'est dégradant pour la femme. » Le FreeUse n'a pas de genre. Le contrôle peut s'exercer d'un homme vers une femme, l'inverse, ou de façon réciproque. Beaucoup de femmes adorent être celle qui « utilise », et beaucoup d'hommes adorent être disponibles.
- « C'est juste une excuse pour du sexe non consenti. » C'est l'exact contraire : le FreeUse exige plus de discussion et de consentement explicite qu'un rapport classique, pas moins.
- « Il faut être un couple ouvert ou libertin. » Pas du tout. Le FreeUse se pratique très bien en couple exclusif ; c'est un jeu de disponibilité entre deux personnes, rien de plus.
- « C'est sorti des films pour adultes, donc ce n'est pas pour de vrai. » La pratique a effectivement explosé comme trope de la pornographie ces dernières années, mais l'idée d'une disponibilité sexuelle convenue existait bien avant. Le porno a popularisé le mot, pas inventé le désir.
Si l'idée d'explorer des jeux qui sortent des sentiers battus vous plaît, le site regorge d'autres pistes, du pony play à l'omorashi.
Voilà, c'est ça le « FreeUse ». Qu'en pensez-vous ? Vous avez envie d'essayer ?
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le FreeUse ?
Le FreeUse est-il réservé à un genre en particulier ?
Comment assurer la sécurité et le consentement dans le FreeUse ?
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