Plaisir anal au masculin : Quand je pénètre l'homme (Analité Partie 3)
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Publié le
30 septembre 2020
Tous les hommes que je connais aiment la sodomie. S’ils ne la pratiquent pas ardemment, ils l’ont en fantasme. Chacun de mes quatre hommes aimerait me prendre par derrière. Et j’avoue ne pas leur avoir donné à tous satisfaction… Un peu pour les frustrer, les faire languir, désirer plus fort encore ; un peu parce que, pour chacun d’entre eux, j’attends d’être prête, de leur faire suffisamment confiance.
Cet acte, plus encore que les autres, me demande de l’assurance dans la connexion à l’autre, tant il me demande encore de lâcher prise. Je suis pénétrable. Je suis femme. Mais ces messieurs aussi sont pénétrables : ils ont un anus, un rectum et même un magnifique organe propice au plaisir, leur prostate.
Les hommes sont pénétrables et je peux être pénétrante
J’ai une langue, dix doigts et des idées de jeux, d’objets… Mes deux derniers amants, je les ai rencontrés à la suite de discussions sur des forums dédiés au plaisir prostatique. J’avais été fascinée par les récits d’hommes cherchant un plaisir que je ne soupçonnais pas, un plaisir que certains qualifiaient même de “féminin”. J’ai donc choisi d’ouvrir ma sexualité à des hommes dont l’ouverture d’esprit était tournée vers l’idée que leur plaisir pouvait être obtenu dans la pénétration.
Aujourd’hui, parmi les nouvelles pratiques sexuelles que j’ai développées, aucune ne me semble aussi incroyable que celles qui me permettent de donner du plaisir à un homme en le pénétrant.
L’invitation de mon “homme fusée”
Je me souviendrai toujours de cet amant qui, après que je l’ai massé, a regroupé son corps et s’est mis à quatre pattes, me présentant son postérieur. Je me souviens de la lenteur de son mouvement, de sa langueur. Comme un chat, tout habité par le plaisir de son mouvement. Jamais un homme ne s’était tenu ainsi devant moi, telle une invitation.
Je me souviens avoir été troublée quelques instants. Je n’avais jamais osé pénétrer un homme. Je connaissais son cheminement dans le plaisir anal et prostatique, j’avais très envie de l’accompagner, à ma petite mesure. Mais le pas était grand à franchir. Ma curiosité était forte, j’étais là parce que j’avais envie de réaliser mes désirs ; j’étais déjà sur la voie de ma masculinité. Mettre un doigt dans cet homme en était la suite logique et désirable.
La découverte de la prostate
Son anus était si doux. Il avait la peau fripée, et ses contours semblaient dessiner comme des petites lèvres. Il me faisait penser à une fine vulve, très étroite. J’ai lubrifié mon doigt, j’ai caressé. Mon doigt était timide, inexpérimenté. Comment savoir quand appuyer, quand ouvrir, quand se glisser…
Puis, mon esprit joueur a pris le dessus. J’ai joué avec son corps, mes sensations, ma créativité en écoutant ses réactions, ses spasmes de plaisir, ses gémissements, parfois ses mots : « doucement ! », « oui, encore… ». J’ai senti le renflement de sa prostate sous la fine peau de son rectum. Cette peau est lisse, chaude ; je ne m’attendais pas à autant de douceur.
J’étais redressée derrière lui, un doigt dans son corps, et je lui donnais du plaisir. C’était si simple et si grand. Je me sentais si forte, si puissante. J’ai enfin compris le plaisir que prenaient mes amants à m’observer et me faire gémir. Donner du plaisir en pénétrant l’autre est tout à fait spécifique et intime. Merci à mon homme fusée pour sa confiance et ce plaisir partagé… de mon genre masculin.
L’élève et le Maître : vers l’orgasme prostatique
Quelques semaines plus tard, je retrouve l’amant que j’appelle mon maître. Je suis son élève, il me donne l’impression de tout savoir, d’avoir tout exploré… Je connais son propre cheminement sexuel. Il me dit : « Avec moi, cela sera trop facile, vous allez me faire jouir, vous verrez, je suis très sensible et multiorgasmique ». Et il a eu raison.
Au cours de délicieux ébats, alors que je caressais sa verge de mes lèvres, ma langue descendait sur ses jolies bourses, puis plus bas encore, en enfouissant mon visage, je rencontrais son anus. Je le lèche délicatement, puis avec insistance et conviction. Mes doigts rejoignent ma langue. Je les enduis d’un lubrifiant en silicone. J’insère un de mes doigts. J’aime sentir la contraction de ses sphincters autour de mon index. Je les masse.
La sensibilité du canal rectal
Je me souviens avoir lu des articles : le canal rectal est un espace très sensible avant le rectum. Alors mon doigt tourne, fait des allers-retours, sans trop s’enfoncer pour rester dans ce canal dont je connais la sensibilité théorique. À cet instant, j’en éprouve la réalité chez cet homme que j’admire. Il soupire, puis gémit doucement. Ses mains viennent stimuler ses propres tétons. Il s’ouvre au plaisir. Il est alors si beau.
Ses chairs s’ouvrent sous mes doigts. Je peux y glisser sans aucune résistance un deuxième doigt. Mes pénétrations sont plus profondes, mes gestes sont langoureux. J’avance un de mes doigts plus encore en profondeur, il trouve cette petite bosse tendre. Je la caresse, la presse doucement. Il gémit, la tête en arrière, son corps s’arqueboute.
L’extase éjaculatoire
Je vois ses yeux s’orienter en un léger strabisme, puis il s’abandonne tout à fait. Il gémit fort. Son corps s’agite de soubresauts. Je suis fascinée. Sa verge se dresse, elle danse, et tout son corps est emporté dans un plaisir frénétique qui dure encore et encore. Puis, sans que je n’aie à la toucher, sa verge éjacule, un puissant jet fluide et crémeux.
Je viens me lover dans son aisselle. Je suis heureuse pour lui. Il me dit que j’étais parfaite, je rougis de plaisir. Il qualifie mon style de “naturel” : je jouais beaucoup avec l’analité en l’associant joliment au plaisir prostatique. Merci Maître pour vos mots.
Pegging : Je suis femme masculine et il est homme pénétré
Pour notre prochain rendez-vous, je lui parle d’un de mes fantasmes. J’ai tellement aimé donner du plaisir en me glissant dans leur corps que je veux continuer d’explorer cela. Je me sens si masculine, j’ai envie de l’exacerber. Je veux me sentir pénétrante avec mon pubis, je veux donner des coups de reins.
Il me suit, évidemment. Il apporte un godmichet double : une partie en forme d’œuf à insérer dans mon vagin, prolongée d’une longue verge en silicone pour lui. Ce rendez-vous est magique. On s’attache, on se libère, on se lèche, on se pénètre l’un l’autre. Après lui avoir donné quelques orgasmes prostatiques, je me saisis de l’objet. Je l’insère dans mon corps, il vibre !
L’inversion des rôles
Je me place devant lui, entre ses jambes repliées, et je le pénètre… L’objet vibre dans mon corps, mais c’est son plaisir à lui qui m’agite. Je le vois jouir sous les mouvements de mon pubis, mes ondulations nouvelles : des ondulations d’homme.
Je me sens homme qui prend mon partenaire, et je le sens femme qui reçoit mes gestes et vibre violemment de plaisir… Les rôles sont comme inversés et pourtant c’est toujours moi, c’est toujours lui. Je suis femme masculine et il est homme pénétré. Nous sommes en paix avec notre propre ambivalence sexuelle.
Ambivalence, bisexualité et reconnaissance de soi
Pendant ces moments d’extase, je me sentais si bisexuelle. J’espère un jour rencontrer une femme qui partagerait cette forme de complicité, que nos jeux me laissent explorer le potentiel masculin de nos corps de femmes. Je pourrais pénétrer une femme, une femme pourrait me prendre…
Cette femme n’aurait pas de prostate, mais peut-être aura-t-elle un utérus sensible comme le mien. Car en observant la forme de plaisir que mes hommes vivent, je me reconnais dans certains de mes orgasmes. Dans leur aspect vibratoire, leur forme profonde et aiguë, je crois reconnaître mes orgasmes utérins. Peut-être que l’utérus ou les tissus de son col sont l’équivalent anatomique de la prostate… Si de beaux scientifiques veulent éprouver la théorie, je me porte volontaire…
Conclusion : Célébrer la diversité des genres
Mon incapacité à me faire jouir seule m’a conduite à me passionner pour les pratiques masturbatoires prostatiques. Je crois que la quête de mon épanouissement passe par la reconnaissance de la diversité de mon genre. Je suis femme, multiorgasmique, bisexuelle, féminine et masculine…
Merci aux anus, aux prostates, aux utérus, aux clitoris, aux verges, aux tétons, aux peaux, aux corps, aux souffles et aux émotions d’exister… Merci à la vie et à nos sexualités.
Liste de tous les articles de cette série
- La Sexualité Anale Partie 1 : Analité, une histoire de désir, une voie de plaisir
- La Sexualité Anale Partie 2 : Analité, partie 2, le plaisir sale, je n’avais pas tout dit
- La Sexualité Anale Partie 3 : Analité, partie 3, la leur… le plaisir anal au masculin… Moi en masculin…