Découverte du club 'No Comment' : le libertinage version business
Une fois par mois environ, l’excellent apéro des libertins parisiens organise une after dans un club pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée. Cette fois-ci, nous avions jeté notre dévolu sur le No Comment, l’un des hauts lieux historiques du libertinage parisien. Découvrons ensemble l’envers du décor.
J’arrivais vers minuit trente, rejoignant un petit groupe après m’être garé au rond-point des Champs-Élysées. La remontée de la rue de Ponthieu rappelle vite la faune particulière qui traîne devant les clubs du quartier, mais passons : la rue n’a rien à voir avec l’établissement… quoi que.
Un accueil mitigé et des frais cachés
Devant le club, l’ambiance commence bizarrement. Deux individus peu familiers avec les codes libertins insistent pour entrer et finissent par être acceptés par le physio. Une fois à l’intérieur, l’accueil est correct et la décoration pourpre très “boudoir” annonce la couleur. Cependant, première mauvaise surprise : le vestiaire est payant (6 €), une pratique mesquine quand on vient de débourser 80 € pour l’entrée.
Le club s’organise sur plusieurs niveaux : un restaurant au premier étage et le club libertin au sous-sol. L’escalier qui descend est très sombre, obligeant à une prudence de chaque instant.
Espaces et aménagement : entre luxe et cache-misère
En bas, on découvre le bar, une piste de danse entourée de canapés et les fameux coins câlins sur la droite. Si la décoration du bar est sympa et le service (en corset) agréable, la suite déchante rapidement. Malgré la présence de notre groupe, le club est quasiment vide.
Les coins câlins disposent de structures gigantesques en velours rouge, parfaites pour les ébats à plusieurs (jusqu’à quatre couples). Mais l’obscurité quasi totale semble surtout servir de cache-misère.
Une hygiène qui laisse à désirer
En y regardant de plus près, le constat est alarmant :
- Propreté : Présence de mouchoirs usagés sur les lits et poubelles non vidées alors que le club est vide.
- Literie : Les boîtes de mouchoirs “propres” cachent des fonds de boîtes tachés par des fluides douteux. Un éclairage au téléphone révèle de nombreuses auréoles sur le velours des banquettes.
- Sanitaires : Bouton de chasse d’eau arraché, abattant sale, fils électriques apparents près des lavabos et pénurie de serviettes côté douches.
Une ambiance “Business” décevante
La soirée se poursuit grâce à l’énergie de notre groupe, car la musique reste très générique. On note la présence d’hommes mal habillés (personnel ou clients du restaurant ?) qui mâtent les couples comme au cinéma, sans aucune discrétion.
Le coup de grâce arrive à 3h30 : la musique s’arrête, les cartons de consommation sont distribués et le club redevient “non-libertin”. Une transition brutale qui confirme l’impression de n’être qu’un client de passage dans une machine à cash.
Verdict final : Un nom mythique galvaudé
En conclusion, ce club “pue le business” sur le dos des libertins. En utilisant un nom historique, l’établissement propose une prestation indigne de ses tarifs. Hygiène à revoir, sanitaires délabrés et manque de professionnalisme du personnel de surveillance… il ne suffit pas d’un beau site web pour faire un club de standing.
Ma note : 1 / 5.
Si vous cherchez un lieu d’exception à Paris, tournez-vous vers des établissements comme le Taken, bien plus qualitatif et respectueux de sa clientèle. Le No Comment, lui, s’intègre malheureusement trop bien dans l’ambiance douteuse de la rue de Ponthieu.
Informations pratiques : Le club est définitivement fermé
L'avis de NouveauxPlaisirs.fr
Ce qu'on aime
- Décoration pourpre et bar assez esthétique
- Grandes structures dans les coins câlins idéales pour les groupes
- Localisation prestigieuse près des Champs-Élysées
Ce qu'on regrette
- Propreté déplorable (taches, poubelles non vidées, sanitaires dégradés)
- Rapport qualité-prix injustifié (80€ l'entrée + vestiaire payant)
- Ambiance sonore transparente et manque de personnel qualifié
- Transition vers un mode 'non-libertin' en cours de nuit