Chers Sexplorateurs, j’ai eu le plaisir d’assister à l’exposition immersive « House of ERIKALUST » qui se déroule actuellement à Barcelone, et je voulais vous en faire profiter.
Le but de cette exposition est d’offrir une expérience sensorielle qui repousse les limites de l’art érotique. J’ai donc voyagé dans quatre ambiances différentes.
Tout d’abord, qui est Erika Lust?
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c’est une cinéaste et productrice suédoise reconnue pour son approche novatrice de l’industrie pornographique. Elle s’engage pour créer des films érotiques, artistiques, féministes et prône une vision inclusive et respectueuse de la sexualité.
Résidant à Barcelone, il était tout naturel qu’elle choisisse ce lieu pour créer cette exposition.
« House of ERIKALUST » c’est quoi?
Nous avons là quatre espaces thématiques qui combinent art numérique, réalité virtuelle et formats audiovisuels grands formats.
L’objectif est de permettre aux visiteurs d’explorer librement leurs sensations sensorielles à travers un contenu érotique soigneusement sélectionné.
Tout d’abord l’espace 1 : l’accueil
Nous sommes arrivés à l’horaire indiqué sur le billet, et avons été accueillis avec un verre de prosecco (c’est toujours agréable…).
Je vous livre quelques photos exclusives de cet espace (le seul où c’était autorisé).








Magnifique pièce à la lumière tamisée, ambiance mystérieuse. On nous a donné des masques (que nous pourrons garder à la fin). L’ambiance est très Eyes Wide Shut.
Un écran en fond de pièce rappelle quelques maximes concernant les TDS (travailleurs du sexe) et le SexPo, le tout entouré de photos pour nous mettre en appétit.
L’espace 2 : Fantasmes révélés
Un court métrage qui tourne en boucle avec des désirs érotique partagés par des fans.
Mais aussi une immersion dans la réflexion autour de la construction d’un scénario de film porno « version Erika ».
Où on découvre comment casser les codes et retourner les mentalités pour aborder ces sujets sous un angle féministe.
L’espace 3 : Voyage en réalité virtuelle
Ça y est, nous entrons dans la « maison d’Erika ». Au sens propre du figuré.
Nous avons été équipés de casques de réalité virtuelle pour aller déambuler dans la maison très « érotique » imaginée par Erika.
Nous choisissons le niveau d’érotisme souhaité : Érotique, Explicite et Surprise.
Le premier niveau étant sans images d’organes génitaux, le deuxième avec, et le troisième un mix des deux.
J’ai choisi le mode Surprise, mais j’avoue que je crois que j’aurais dû choisir explicite.
Après quelques recommandations comme « ne vous asseyez pas sur les chaises » (il n’y a pas de chaise), nous voilà partis en exploration.
Nous pouvons ouvrir les portes, découvrir ce qui s’y cache derrière, regarder par les trous de serrure et observer des couples en action. Ouvrir les livres « interactifs » de la bibliothèque. Plus nous montons les niveaux, plus la température monte.
Au troisième niveau de la maison se trouve l’espace BDSM (mon préféré)… j’ai pourtant fait de mon mieux pour aller vite… mais j’ai été coupée au moment le plus intéressant. Il y avait quand même un chien bien sage et bien soumis qui léchait le cul de sa maîtresse et ça c’était bien.
Il est temps de regagner la sortie, on nous enlève les casques. J’ai terminé avant mes acolytes et j’ai pu observer l’espace « vide » de la maison dans laquelle nous déambulions à tâtons et manipulions de l’air.
Nous étions nombreux dans la pièce, mais chacun pouvait voir si un autre participant était proche sous forme d’un avatar anonymisé.
L’espace 4 : Ode à l’extase
Nous sortons de la technologie pour retrouver un espace bien plus classique. Je crois que c’est un de mes moments préférés de l’exposition où les talents de cinéastes d’Erika s’expriment.
Un espace carré d’au moins 400 m² parsemés de poufs pour s’asseoir, et tamisé de lumières colorées.
Se faisant face, quatre écrans parcourent l’ensemble des murs et projettent des images. Souvent la même scène, mais pas filmée de la même manière. Parfois les images se rejoignent et parfois non.
C’est beau, c’est calme, très érotique. J’adore.
Infos pratiques
L’exposition se tient à Barcelone jusqu’en avril 2025… ça se termine bientôt. Des rumeurs pour une tournée à Berlin et Londres… ce serait bien que Paris soit dans la liste.
Lieu : Quartier de Poblenou, dans un espace secret de 1 000 mètres carrés, révélé 24 heures avant la visite.

Pour conclure
Expérience sympa à vivre, j’ai des jolies images dans la tête. La dernière partie a été ma préférée. Je confirme, les chaises sont très réalistes, il ne faut pas s’y asseoir.
Les petits moins, trop de bavardages parmi le public pendant la réalité virtuelle, ça nous sort vraiment de l’expérience (nous en avons fait part à l’équipe). Le temps aux différents étages est un peu juste, surtout si vous êtes débutant en réalité virtuelle. C’est assez frustrant que l’expérience s’arrête brusquement sans avoir eu le temps de terminer et sans avoir été averti avec un petit décompte 10 ou 15 secondes avant.
Et puis un samedi soir un peu trop de monde en même temps dans la maison, mais ça…
Les petits plus, la coupe de Prosecco au début, ça nous met bien dans l’ambiance, le masque (de bonne qualité) que l’on peut garder. Et un tote bag floqué House of Erika Lust nous a été donné à la fin. On pourra l’exhiber partout.
Voilà, il est temps de réserver le voyage ! Le temps presse. ✈️







