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bzo.
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10 février 2025 à 23 h 56 min #51807
bzoParticipantle plaisir semble être une douleur
qui se transforme en quelque chose de positif, de voluptueux
mais pendant une fraction de fraction de seconde,
on l’a sent tel quelle,
comme une lacération dans la chair,
conférant ainsi une puissance magnifique, irrésistible,
à ce qui va immédiatement suivre
11 février 2025 à 13 h 30 min #51808
bzoParticipantsi je voulais exprimer
en termes et images capitalistiques notre sexualité,
cela pourrait ressembler à quelque chose comme cela:
notre libido, notre désir,
c’est le petit capital qu’on a à notre disposition
à faire fructifier
le vieillissement,
en tout cas, à partir d’un certain âge,
c’est l’inflation qui rabote constamment
le capital à notre disposition
la volupté, la jouissance, les orgasmes,
se sont les dividendes, les intérêts, les bonus
qu’on peut percevoir
et la richesse, la diversité de nos pratiques,
l’expertise et expérience acquises,
ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts
qu’on effectue
pour faire fructifier notre petit capital,
pour essayer d’en profiter un maximum
12 février 2025 à 10 h 27 min #51809
bzoParticipantcela me fascinera, cela m’émerveillera, toujours
de constater à quel point,
le moindre geste, le moindre mouvement,
la moindre caresse n’importe où,
la moindre contraction de n’importe quelle partie du corps,
peut générer des sensations voluptueuses
combiner, créer des accords,
se servir de tout son être
comme d’un instrument de musique,
dérouler le carrousel infini des nuances de sensation,
tantôt dégustant note par note,
tantôt en devenant un torrent
où roulent joyeusement des combinaisons
sans cesse changeantes de notes,
c’est vraiment ce qui me passionne le plus
il y a le besoin organique pour un homme,
de temps à autre d’éjaculer, bien sûr,
mais pour le reste,
ce dont on a le plus besoin, j’ai l’impression,
c’est moins de l’intensité des orgasmes
que du fait que tout le corps, plus ou moins, chante ensemble
et que le plus possible, même la plus infime partie de notre être,
puisse à un moment donnée, s’exprimer, vibrer
et dialoguer avec le reste
c’est ce qui fait le plus épanouir, c’est ce qui est le plus nourrissant,
de mon expérience,
bien plus que les orgasmes,
recherche de la variété, de la diversité, de la subtilité des détails,
n’excluent pas, d’ailleurs, n’est pas contradictoire,
avec intensité sans limites
car la qualité des sensations peut devenir telle ainsi
qu’une sensation de jouir en continu s’installe en nous
et l’on se sent s’épanouir splendidement,
avec toutes nos fibres de notre être comme en pleine floraison
12 février 2025 à 16 h 54 min #51814
bzoParticipantà ce stade de ma vie,
mon plus secret et plus cher rêve,
ce serait de mourir en relative bonne santé,
aussi bien mentale que physique
un rêve de vieux, me direz-vous,
eh oui
mais faites-moi confiance, vous y arriverez aussi
et plus vite que vous ne le croyez
cela
et aussi, en attendant,
compulsivement, obstinément, frénétiquement,
le plus possible de volupté, de jouissance,
d’émotions grâce à l’art, la littérature, le théatre, la poésie,
apprécier, honorer la beauté
d’émotions grâce aux rencontres aussi,
il y a parfois de ces moments magiques au hasard de l’une d’entre elles,
des moments où quelque chose se passe,
des moments où quelque chose passe,
on rencontre des gens,
on les rencontre vraiment un instant,
il y a là dehors des êtres, trop rares, hélas,
qui sont de splendides univers, riches, palpitants, justes, généreux,
c’est rare mais cela arrive
des émotions grâce à la forêt aussi et à ses habitants ailés,
ou encore rampant, sautant, courant, nageant,
au coeur de la nature,
il y a aussi de ces splendides moments d’émotion à vivre,
qui s’accroissent et arrivent de plus en plus chez moi
le reste,
aller au bout du monde,
rouler vite, rouler loin, se griser, s’étourdir,
faire l’amour avec de magnifiques femmes ou hommes seulement,
devenir riche, se bâtir des palais,
je le laisse à ceux que cela intéresse encore
moi, à ce stade,
la seule chose qui me motive encore
c’est de vibrer, oh oui, de vibrer ,
la petite magie dans les instants qui passent
où tout à coup, une porte s’entrouvre
et un flux de chaleur magnifique nous a uni un instant
à quelque chose, à quelqu’un,
à tout, à rien
14 février 2025 à 13 h 44 min #51825
bzoParticipantquelque part, en fin de matinée, presque tous les jours,
j’effectue une séance de sport à la maison,
45 minutes en moyenne,
avec mes deux machines,
quelques exercices au sol pour les fessiers et la ceinture abdominale,
ainsi que deux autres pour l’équilibre et la souplesse générale
je les pratique toujours complètement nu ou à peu près, selon les saisons
et c’est l’occasion aussi pour moi d’entrecouper tout cela
de nombreux, plus ou moins longs, moments de plaisir en mode yin
c’est intéressant, instructif, fascinant
de comparer les deux types d’efforts qu’exigent ces activités,
dans le cas de la gym, des exercices,
on est essentiellement dans l’effort physique, bien sûr
mais la tête participe aussi,
on se concentre un minimum,
on essaie éventuellement de modifier un peu une position, un mouvement
et puis on fait preuve de volonté, de persistance dans l’effort
malgré une douleur qui s’installe dans les muscles
et qui semble nous hurler de plus en plus d’arrêter
alors qu’en action en mode yin,
tout l’être participe de façon tellement différente,
beaucoup plus complète, je trouve, quelque part,
en ce sens, qu’on va chercher ce qui se trouve dans les profondeurs,
comme en surface,
on va vraiment chercher un peu partout en nous le plus possible
et les muscles participent aussi mais différemment,
c’est un subtil jeu entre des moments de mise en tension et de détente,
d’accélérations et de décélérations, même de temps morts,
comme un soufflet de forge qui se gonfle et se dégonfle pour attiser des braises
selon un rythme guidé par l’instinct, le ressenti,
la complicité entre le corps et l’esprit
dans la gym, les muscles se tendent et se détendent
mais c’est un geste répétitif,
plus ou moins automatique, plus ou moins mécanique
qu’on rectifie si besoin
et on fait bien attention pour que ce soit le plus fluide, le plus précis et le plus puissant, possible,
l’écoute du corps est beaucoup moins fine cependant,
la connexion à lui, beaucoup plus rudimentaire, moins riche, je trouve,
même si bien réelle et puissante
me plonger d’un instant à l’autre
dans un type d’effort puis dans l’autre,
j’adore, mon corps adore, mes muscles adorent,
tout mon être adore,
le plaisir semble comme une récompense que j’ai gagnée, que j’ai méritée,
du baume ineffable qui traverse les fibres
fortement sollicitées l’instant d’avant
pour lequel j’ai lutté, pour lequel j’ai bataillé avec moi-même,
là pour quelques instants,
je peux me laisser complètement aller, m’abandonner, m’offrir,
le désir devient mon maître,
je deviens son terrain de sport
16 février 2025 à 2 h 24 min #51827
bzoParticipantBobo, je t’aime à la folie,
aucun autre peintre me fait l’effet
que Bonnard a sur moi
ses toiles sont justes tellement emplies de lumière et de couleurs,
un incendie joyeux de couleurs,
le paysage semble paisiblement en flammes
personne dans la peinture,
n’a su autant tirer parti de sa palette,
créer de tels effets de juxtapositions de couleurs
sur la toile
peut-être mon peintre préféré,
enfin c’est injuste pour Picasso, Klimt, Schiele
et quelques autres,
Bacon, Bram Van Velde, etc
mais lui avec ses couleurs,
la sauvagerie et en même temps la douceur, la féerie qu’il parvient
à mettre dans ses couleurs,
je dois admettre que je crois bien que j’ai un petit faible en plus pour lui
16 février 2025 à 8 h 21 min #51828
PetitsPlaisirs76ParticipantLe 11/02/2025 bzo écrit:
notre libido, notre désir,
c’est le petit capital qu’on a à notre disposition
à faire fructifier
../..
et la richesse, la diversité de nos pratiques,
l’expertise et expérience acquises,
ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts
qu’on effectue
pour faire fructifier notre petit capital,
pour essayer d’en profiter un maximum
Étant maintenant dans la catégorie des vieux, je témoigne de la justesse de tes propos.
16 février 2025 à 11 h 10 min #51829
bzoParticipantÉtant maintenant dans la catégorie des vieux
ça a ses petits avantages heureusement,
comme d’avoir tout son temps vraiment à consacrer
à ce qu’on aime, à ceux qu’on aime, à ses hobbies, à ses passions
le temps, avant, tant qu’il semblait infini, illimité,
on ne se rend pas compte à quel point, c’est réellement un matériau précieux, rare
aussi tant qu’on est pris dans les rouages de la machinerie du travail
qui tourne, tourne, avec nous dedans,
nous bouffant nos jours, nos nuits,
nous rendant idiots, apathiques, sonnés, une bonne partie du temps,
juste capables d’effleurer les choses autour de nous,
de nous abrutir, de nous étourdir
tellement on n’a pas assez de moments à consacrer réellement
pour creuser un peu sérieusement, fouiner un peu dans toutes les directions,
subir tous les échecs nécessaires, égrener tous les échecs qu’il faut,
pour cheminer, pour progresser,
pour devenir meilleur, plus humain, plus riche à l’intérieur,
pour découvrir ce qui nous nourrit vraiment, le corps et l’âme
vieillir, ça a aussi comme avantage, je trouve,
d’avoir aussi la volupté en soi
qui semble comme un vin acquérant un goût de plus en plus riche, de plus en plus subtil
à la dégustation,
avec une pratique solide, bien établie, bien avancée, diverse, variée,
avec une connaissance de son corps et une complicité à celui-ci,
toujours plus grande
la sexualité devient une aventure différente,
enfin dans mon cas,
moins tempétueuse, moins d’imprévus
mais plus fine, avec plus de nuances,
qui semble venir de plus loin en soi
le mot qui la caractérise le plus, je trouve,
c’est complicité,
complicité délicieuse à son corps,
ce qui est une porte ouverte
à toutes les explorations possibles et imaginables
16 février 2025 à 11 h 31 min #51830
bzoParticipant10h30 du matin,
toujours sous les couvertures,
je ne parviens pas à m’arracher à mon lit,
pourtant je m’étais juré de refaire les joints silicone dans la salle de bain aujourd’hui
mais que voulez-vous, il fait tellement doux, tellement chaud
et tellement irrésistiblement voluptueux là-dessous,
mon corps chéri et moi, nous nous roulons dans le stupre depuis au moins une heure,
on ne s’en lasse pas, on s’y plonge et replonge
imaginez une piscine emplie de plaisir
et un soleil de plomb qui est au zénith,
vous n’avez envie que d’une chose,
c’est de vous rafraîchir,
à peine sorti de la piscine,
vous n’avez envie que d’une chose,
c’est d’y replonger,
d’être recouvert tout entièrement par ce qu’il y a dedans,
d’être immergé tout entièrement dedans
mes doigts vont et viennent inlassablement, partout, partout,
les hanches dansent, les cuisses frottent,
j’ai le bassin qui ondule, qui se tord dans tous les sens, qui se tortille,
les muscles de mon périné sont déchaînés comme un accordéon de bal du 14 juillet,
cela se contracte de tous les côtés,
cela pulse, cela vibre, cela spasme, cela frémit, cela sursaute, cela gémit,
mon petit robinet coule sans discontinuité de bonheur,
mes tétons sont durs et pointent, pointent,
j’ai des courbes dansantes partout
et je les parcours des doigts, des muscles, des mouvements, des gestes
pour faire chanter l’instrument
et comme il chante, oh comme il chante,
comme il fait bon vivre, comme il fait bon être, dans cet état,
le désir semble être une pieuvre aux milliers de tentacules
dont je suis devenu le jouet à triturer, à tripoter, à trifouiller,
c’est le paradis pour le moment,
alors les joints de la salle de bain attendront
16 février 2025 à 13 h 14 min #51831
bzoParticipantla journée, jusqu’ici, a été merveilleuse,
d’ailleurs mon petit robinet fait du goutte à goutte , en permanence,
tellement la volupté est omniprésente,
suis occupé pour l’instant avec la gym,
enfin plutôt, je parsème mon mode yin qui tourne quasi en continu,
de gym
ah bon dieu, qu’est-ce que je prends mon pied,
tout mouvement, tout geste, toute position,
est prétexte pour l’instant,
à générer des sensations délicieuses,
à explorer
j’ai le désir dans la bouche, au bout des doigts,
dans les reins, dans les jambes,
il est partout, il cogne à la porte de partout
et je le la lui ouvre sans hésiter,
me laisse aller, me laisse emporter,
à tout bout de champ,
faut pas me le dire à deux fois,
tant pis pour le reste,
ce sera une journée volupté et gémissements,
c’est ma messe prolongée du dimanche à moi,
ma petite journée sacrée,
ma petite journée caresses et frottements,
tout en balancement des hanches et mains baladeuses
16 février 2025 à 23 h 47 min #51836
bzoParticipantl’art de se laisser aller
car c’est bien d’un art qu’il s’agit
quand on arrive à le faire
entièrement, totalement, systématiquement,
instantanément
on est alors déjà,
avec une caresse bien placée et bien effectuée
comme sur une luge prenant de la vitesse
sur une pente de volupté
quelque part loin dans notre cerveau
17 février 2025 à 12 h 26 min #51838
bzoParticipantl’espace à emplir,
l’espace aux frottements,
l’espace aux divins va et vient,
est plus difficile à atteindre chez l’homme
que chez la femme,
cependant il se trouve chez lui
aussi bien que chez elle
néanmoins,
contrairement à ce que l’on pourrait croire
aux premiers abords,
il n’est pas physique,
ni chez lui, ni chez elle
la chambre aux mille plaisirs
est une progression, un cheminement,
une exploration,
une conquête douce, patiente
et à la fois volcanique sans fin
18 février 2025 à 9 h 52 min #51839
bzoParticipantn’être plus qu’une machine à ressentir,
c’est-à-dire, au fond,
perdre tout contrôle sur tout en soi,
pas être en mode automatique, pas du tout, pas un seul instant,
tout le contraire, en fait,
plus rien d’automatique,
cela vient d’ailleurs, cela vient du désir
cela peut sembler simple,
cela l’est, en effet, à partir d’un certain moment
mais le fait est que pour pouvoir perdre tout contrôle,
c’est un lent processus, la plupart du temps
car cela sous-entend un délitement de beaucoup de couches en nous
dans un premier temps, on est tout content
parce qu’on est parvenu à supprimer une couche
mais peu après, on se rend compte
qu’il y en a encore une autre en-dessous
et puis une autre et encore une autre
et encore une et toujours une
bon, il y a un moment
où l’on se rend plus compte des couches,
on ne se rend compte plus de rien
ou plutôt, de plus en plus de tout,
c’est là que cela commence à devenir intéressant,
c’est là que vous commencez réellement à ressentir,
vous vous êtes sufisamment mis à nu,
vous commencez à devenir chambre d’écho,
cela se met à résonner de plus en plus,
frottez quelque part votre peau,
comme cela vibre,
comme si c’était la peau tendue d’un tambour,
bougez la jambe, le plus lentement possible,
sentez là aussi comme cela vibre agréablement
vous êtes en train de devenir, ce que j’appelle,
une machine à ressentir, une machine à éprouver,
sufisamment de couches sont parties,
le désir peut dévaler, le désir peut se dresser, le désir peut se ruer,
le désir peut opérer,
être en mode XXL,
en mode dentelles ou en mode camion, tout à la fois
ce n’est pas facile à accepter,
de perdre vraiment tout contrôle,
de laisser juste le désir s’exprimer comme il veut,
cela veut dire par moments, pour un homme,
sembler être, agir, bouger, comme une femme,
car les couches enfouies du désir en nous, sont féminines,
cela veut dire aussi à d’autres moments,
ne ressembler plus à grand chose,
devenir de plus en plus difforme, réduit à rien, à tout,
sembler être un épileptique en pleine crise, un dément, un schizophrène,
accepter d’aller jusque là pour la sensation,
le désir sans aucune norme, sans aucune restriction, sans aucune limite
enfin, cela va de soi,
tout en restant dans le respect absolu de soi et de l’autre,
ce n’est pas contradictoire un seul instant,
tout au contraire,
le désir, c’est la vie, la splendeur de la vie,
ce n’est pas mortifère pour un sou,
c’est une danse pour célébrer un moment la vie,
tout seul ou à plusieurs,
le désir, c’est une communion,
certes pas toujours de tout repos,
même rarement,
car les flammes sont faites pour se heurter, s’absorber, s’unir,
devenir feu ensemble
mais les flammes ne monteront tout haut
que dans le respect absolu les unes des autres,
si elles s’embrassent le plus possible,
pas si elles s’annihilent les unes les autres
18 février 2025 à 16 h 47 min #51840
bzoParticipantoh, j’écoute Barbara
quelle voix mais quelle voix,
elle me fait frémir jusqu’au fin fond des os
18 février 2025 à 21 h 48 min #51841
bzoParticipantje prends très très rarement un bain,
là c’était parce que j’ai refait les joints en silicone autour de la baignoire
et je voulais pas les éclabousser d’eau,
j’avais commencé à me nettoyer dans un bac rempli
puis je me suis souvenu qu’une baignoire,
c’était fait pour être emplie d’eau
et puis de se mettre dedans et se nettoyer
et qu’en ne bougeant pas trop,
il n’y avait quasi aucun risque d’éclaboussure sur les joints frais
soi-disant en passant,
on dit toujours que les douches sont plus économiques que prendre un bain
mais c’est vraiment si vous restez que deux, trois minutes dessous,
la baignoire s’est remplie d’eau chaude aux deux-tiers en une dizaine de minute,
le robinet ouvert à son maximum
mais il n’est pas rare que je prenne des douches qui durent dix, vingt, même trente minutes,
là aussi avec le robinet ouvert au maximum,
trente minutes, le calcul est vite fait,
cela fait l’équivalent , au moins, de trois baignoires remplies au deux-tiers
bon, passons à nos moutons après ces considérations économico-aquatiques,
à un moment donné, je me suis mis à me caresser, à bouger un peu,
le résultat était vraiment très très agréable
car il y avait mes deux mains sur la peau
mais des masses d’eau chaude aux formes et aux volumes changeant,
venaient effectuer toutes sortes de pression un peu partout sur moi,
c’étaient des mouvements indépendants de ma personne,
c’est cela qui les rendaient vraiment particulièrement excitant
je ne bougeais pas trop, vu l’étroitesse de la baignoire
et de plus je ne voulais pas risquer des éclaboussures sur le silicone du joint frais
mais cela doit être quelque chose
de pouvoir batifoler dans un jacuzzi de taille conséquente,
mieux,
dans une piscine, pouvoir tournoyer librement,
plonger, se laisse couler tout en se caressant,
en laissant jouer les muscles du périné
une danse érotique en apesanteur dans l’eau
avec son désir de plus en plus éveillé, de plus en plus enflammé,
faudra que je réalise un jour ce fantasme
19 février 2025 à 13 h 05 min #51842
bzoParticipantle plaisir, régulièrement, peut arriver sans sollicitation aucune,
mais la plupart du temps, c’est moi qui le sollicite
et il répond instantanément ou quasi
mais aussi parfois,
il n’est pas aussi instantané que cela,
par exemple, debout, je me caresse, mes hanches bougent,
quelques contractions
et pendant de longues secondes, rien ne se passe
le truc ici,
c’est de faire vraiment comme si de rien n’était,
même si tout se met à hurler en moi que cela ne vaut pas la peine,
que cela ne va pas marcher,
de continuer de faire comme si la volupté était bien présente,
que le désir opère avec succès
ainsi, plus ou moins rapidement, cela se met en route chez moi,
invariablement, quelque soit mon état de fatigue,
de découragement, de stress,
enfin, quelque cause que ce soit
qui puisse avoir interféré, faire barrage
quelque chose va me répondre,
j’ai appelé quelque chose au fond de moi comme il fallait,
j’ai effectué les gestes, les contractions, les mises en tension, le relâchement, comme il fallait
pour que quelque chose en moi, me réponde,
estime que cela valait la peine de me répondre
20 février 2025 à 20 h 44 min #51844
bzoParticipantj’ai eu quelques unes de ces superbes décharges d’énergie
avant, pendant et après la douche
j’ai senti à un moment donné
comme un titillement,
que quelque chose voulait surgir,
voulait jouer à la surface
je ne dis jamais non, bien sûr, à moins d’être avec des gens,
aussi je préparais le terrain autant que j’ai pu,
il s’agit d’accueillir,
de se transformer en une sorte de circuit le plus favorable possible
où les énergies peuvent circuler, abonder,
se ruer quelques instants
je posais une main quelque part doucement,
la douceur était de mise,
bougeai un peu les hanches,
là encore il s’agissait de faire dans le satiné,
contractai ici et là
et cela a démarré en une fraction de seconde,
la délicieuse ruée
en mode yin,
il s’agit que le volcan crache et que cela ait un caractère résolument esthétique,
les sensations doivent sembler sculpter tout en se déployant,
faire de nous comme une sorte de statue de plaisir
c’est tellement agréable,
ce n’est pas difforme,
c’est de la grâce injectée en vrac,
le plaisir nous rend gracieux,
le trouble se dissipe,
tout est devenu clair et léger un moment
22 février 2025 à 8 h 15 min #51845
bzoParticipantl’on semble plus dénudé que jamais,
intimement exposé, extrêmement exposé,
des pieds à la tête,
plus habillé que d’une cape géante de vibrations
qui nous roule, nous fait et nous défait, à son gré
l’on semble un vaisseau en route,
craquant, vibrant, de toute son armature,
battu, léché, frotté, frénétiquement,
par les vagues, sur toute la surface,
malmené joyeusement en toutes ses fibres
l’on semble une éponge
traversée de par en part par l’océan,
habitée dans la moindre de ses cellules
par la vibrante liquidité
tellement riche en sédiments nourrissants
le désir comme un grill magique
activé de la pleine puissance de ses 3000 watts
en train de nous cuire,
de faire fondre, bouillonner, la graisse,
de faire brunir les fibres,
on se serait pas cru capable de dégager
de pareils goûts, de pareilles odeurs,
sauvages, carnassiers,
noisettes brulées, tourbe chaude, parfumée,
sous-bois habité par des fées
on semble plus atteignable, plus blessable
que jamais,
un glaive farfouillant le flanc de tout notre être,
créant instantanément des continents de bonheur furtif
sur son passage
22 février 2025 à 8 h 21 min #51846
bzoParticipantun glaive farfouillant un flanc,
créant instantanément des continents de bonheur furtif
sur son passage
23 février 2025 à 11 h 04 min #51847
bzoParticipantquelque part, ma chair,
lors des moments de volupté,
c’est comme si elle se coloriait,
c’est comme si des crayons de couleur,
partout, se mettaient en action,
pour dessiner joyeusement
au fil des instants
le désir gribouille,
gribouille frénétiquement
et je ne suis plus que sa feuille à gribouiller
dessus partout
des frissons, des frémissements, des gémissements
23 février 2025 à 11 h 32 min #51848
bzoParticipantles séries post-apocalyptiques pullulent,
la plupart du temps, se copiant plus ou moins les unes les autres,
cherchant à surfer sur la vague du succès de ce genre
qui a grandi et s’est fermement établi
se nourrissant de l’inquiétude qui a envahi notre époque
due à l’instabilité, l’inégalité et la violence en croissance partout
ces dernières années
il y a cependant une série qui se démarque nettement,
d’une profonde originalité,
avec de réelles qualités humaines, vibrant de bout en bout,
une réelle créativité,
pleine de suspens et de tension dramatique,
c’est le chef d’oeuvre absolu du genre, pour moi:
Station Eleven
25 février 2025 à 12 h 28 min #51974
bzoParticipantexiste-t-on vraiment
en-dehors des moments
où l’on vit des émotions
et des sensations fortes?
je veux dire, ok, on est là,
on fait ceci on fait cela, on fait des tas de choses
mais j’ai souvent l’impression d’avoir
comme mon moteur principal, celui qui compte vraiment,
à l’arrêt
quand je ne suis pas dans ces moments-là
d’être inerte, inutile, creux, pour l’essentiel
quand les vagues de l’émotion ou de la sensation forte,
ne me traversent pas,
ne m’emplissent pas de leur densité,
de leur épaisseur mystérieuse
et par émotions,
j’entends, bien sûr, aussi, la volupté,
les sensations délicieuses et riches de la volupté
on est pour quelques moments dans un autre état
qui semble plus vrai, plus réel,
plus correspondant à quelque chose qui compte ici-bas,
qui nous parle de l’univers,
révèle un peu de notre nature profonde
et quand c’est connecté à un ou une autre
que l’ont vit les émotions,
alors cela devient carrément encore plus magique,
on est comme sur un pont,
on traverse, on passe de l’autre côté,
l’univers entier semble comme empli de rires, de bonds joyeux,
le ciel nous sourit, le soleil nous sourit, les nuages nous caressent
26 février 2025 à 11 h 22 min #52020
bzoParticipantla tension initiale de mon désir,
c’est que tout le monde sauf moi,
a le droit de l’ignorer
28 février 2025 à 11 h 46 min #52021
bzoParticipantil y a mon désir
et encore mon désir
et puis il y a le désir des autres
mais, en fait, le désir des autres,
c’est toujours mon désir,
encore et toujours mon désir
on ne s’en sort pas,
on ne s’en sortira pas,
le désir des autres n’existera jamais
n’existera jamais autrement
qu’en tant que projection
de mon désir
un instant
28 février 2025 à 12 h 19 min #52022
bzoParticipantdebout,
cuisses serrées, je bouge latéralement
lentement, lentement, langoureusement,
les hanches
génitaux pressés, compressés, roulés, frottés,
délicieuse fuites de plaisir aigu depuis le bassin,
l’impression pour l’instant
que tout le reste de mon être est arrimé goulument
à celui-ci comme aux pies d’une vache
faisons sauter le schéma,
le circuit établi depuis quelques instants,
je mets en route les mains aussi,
ils se mettent à chipoter les tétons,
stationnant obstinément dessus,
sans relâche les triturant, les frottant, les bougeant
soie infatigablement ondulant en moi,
comme ce nectar est neuf jour après jour,
comme il semble se renouveller sans cesse
tout en restant le même
1 mars 2025 à 11 h 35 min #52023
bzoParticipantnous vivons un moment extraordinaire de notre histoire,
un moment que j’aurai aimé ne pas avoir à vivre,
que j’aurai jamais cru avoir à vivre
tellement cela paraissait imaginable
dans l’état d’avancement de nos sociétés, de nos civilisations
un monde nouveau est à nos portes,
l’on assiste à son accouchement
et cela fait peur, tellement la démocratie, les libertés,
tout ce monde autour de nous, lentement bâti,
semblent être en péril,
tellement la guerre même
qu’on croyait définitivement éloignée de nos cités,
semble à présent de moins en moins une improbabilité
la barbarie est à nos portes,
l’intolérance, un rétrécissement dramatique des valeurs,
des portes qui se referment de tous les côtés
et qu’on n’ouvre plus qu’avec prudence,
le fusil et la suspicion en bandoulière
purée, pas la pêche, ce matin,
tentation du repli, de ne plus s’occuper de rien d’autre que de soi,
de barboter dans son petit monde
et de ne plus s’occuper de rien de ce qui arrive autour
1 mars 2025 à 11 h 54 min #52024
bzoParticipantheureusement il y a le plaisir,
qu’il y a les livres, qu’il y a l’art,
qu’il y a le théatre, le cinéma,
qu’il y a l’amour, l’amitié
il y a vraiment des choses ici-bas
qui agissent comme des bouées de sauvetage,
comme des moyens inespérés de resourcement,
de retrouver du sens,
de retrouver de l’espoir en soi,
de cheminer, de progresser malgré toutes les adversités
je plains ceux qui n’ont rien en eux à quoi s’accrocher,
quelque chose sur quoi bâtir un peu, jour après jour
leurs châteaux de cartes
1 mars 2025 à 23 h 49 min #52025
bzoParticipantqu’est-ce qu’il y a moyen de prendre son pied ici-bas
et j’y arrive de plus en plus
et de mieux en mieux
se connecter à son corps,
devenir son complice,
se mettre à son écoute,
ne sont tellement pas de vains mots,
la récompense est immense, immense
2 mars 2025 à 1 h 49 min #52026
bzoParticipantdebout , au milieu de la pièce,
là où il y a de l’espace libre autour de moi,
où je ne risque pas de me cogner à quelque chose
si je bouge un peu,
je ferme les yeux, je fais le vide
et puis je me laisse aller,
je me mets en mouvement
mécaniquement
les énergies semblent comme des pentes,
plus ou moins douces,
je monte, je descends, dessus
c’est assez planant,
je devais faire des choses assez équivalentes,
il y a une bonne quarantaine d’années
mais là, c’était sous LSD,
alors qu’aujourd’hui, je suis à 100% ma propre dope
des pentes et encore des pentes,
des montagnes russes, entre mes gestes, mes mouvements,
c’est feutré,
même la brusquerie devient feutrée, fluide,
les énergies portent, les énergies emportent,
la légèreté des vagues intérieures
sur roulements à billes
quelque chose d’hypnotique là-dedans,
quel merveilleux mystère, la banalité d’être
2 mars 2025 à 11 h 16 min #52027
bzoParticipantbien se laisser aller,
expertement se laisser aller,
peut inquiéter,
peut paraître difficile au début
et cela parce que,
il y a comme une sensation de chute en soi-même
après quand on s’y habitue,
on embrasse la sensation,
on la recherche et on l’étreint le plus fort possible
car on sait qu’elle se transforme instantanément
en quelque chose d’irrésistiblement velouteux, ondulant, frissonnant et chaud
pourquoi est-ce comme cela?
parce bien se laisser aller,
c’est accepter d’être descellé,
intrinsèquement d’être de plus en plus complètement déstabilisé,
de perdre ses repères, de ne plus avoir de compas, de carte, de guide,
enfin, vous voyez le topo
l’on glisse, l’on glisse,
brève accélération en chute libre,
poids mort soumis à la loi de Newton, plus retenu par rien,
s’arranger le plus possible, le plus intégralement
pour n’avoir vraiment rien à quoi s’accrocher,
rend la chose de plus en plus efficace et rapide
la transmutation s’opère,
le vide devient habité, soyeux, chaud, frémissant
et l’on est accompagné, enveloppé, de toutes parts,
on est littéralement entre les mains du désir,
ce géant en nous,
il peut faire à présent ce qu’il veut de nous,
on est devenu son jouet pour quelques instants
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