• This topic has 875 réponses, 4 participants, and was last updated il y a 2 months by Avatar photobzo.
30 sujets de 241 à 270 (sur un total de 876)
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  • #51807
    Avatar photobzo
    Participant

    le plaisir semble être une douleur

    qui se transforme en quelque chose de positif, de voluptueux

    mais pendant une fraction de fraction de seconde,

    on l’a sent tel quelle,

    comme une lacération dans la chair,

    conférant ainsi une puissance magnifique, irrésistible,

    à ce qui va immédiatement suivre

    #51808
    Avatar photobzo
    Participant

    si je voulais exprimer

    en termes et images capitalistiques notre sexualité,

    cela pourrait ressembler à quelque chose comme cela:

     

    notre libido, notre désir,

    c’est le petit capital qu’on a à notre disposition

    à faire fructifier

     

    le vieillissement,

    en tout cas, à partir d’un certain âge,

    c’est l’inflation qui rabote constamment

    le capital à notre disposition

     

    la volupté, la jouissance, les orgasmes,

    se sont les dividendes, les intérêts, les bonus

    qu’on peut percevoir

     

    et la richesse, la diversité de nos pratiques,

    l’expertise et expérience acquises,

    ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts

    qu’on effectue

    pour faire fructifier notre petit capital,

    pour essayer d’en profiter un maximum

    #51809
    Avatar photobzo
    Participant

    cela me fascinera, cela m’émerveillera, toujours

    de constater à quel point,

    le moindre geste, le moindre mouvement,

    la moindre caresse n’importe où,

    la moindre contraction de n’importe quelle partie du corps,

    peut générer des sensations voluptueuses

     

    combiner, créer des accords,

    se servir de tout son être

    comme d’un instrument de musique,

    dérouler le carrousel infini des nuances de sensation,

    tantôt dégustant note par note,

    tantôt en devenant un torrent

    où roulent joyeusement des combinaisons

    sans cesse changeantes de notes,

    c’est vraiment ce qui me passionne le plus

     

    il y a le besoin organique pour un homme,

    de temps à autre d’éjaculer, bien sûr,

    mais pour le reste,

    ce dont on a le plus  besoin, j’ai l’impression,

    c’est moins de l’intensité des orgasmes

    que du fait que tout le corps, plus ou moins, chante ensemble

    et que le plus possible, même la plus infime partie de notre être,

    puisse à un moment donnée, s’exprimer, vibrer

    et dialoguer avec le reste

     

    c’est ce qui fait le plus épanouir, c’est ce qui est le plus nourrissant,

    de mon expérience,

    bien plus que les orgasmes,

    recherche de la variété, de la diversité, de la subtilité des détails,

    n’excluent pas, d’ailleurs, n’est pas contradictoire,

    avec intensité sans limites

    car la qualité des sensations peut devenir telle ainsi

    qu’une sensation de jouir en continu s’installe en nous

    et l’on se sent s’épanouir splendidement,

    avec toutes nos fibres de notre être comme en pleine floraison

     

    #51814
    Avatar photobzo
    Participant

    à ce stade de ma vie,

    mon plus secret et plus cher rêve,

    ce serait de mourir en relative bonne santé,

    aussi bien mentale que physique

     

    un rêve de vieux, me direz-vous,

    eh oui

    mais faites-moi confiance, vous y arriverez aussi

    et plus vite que vous ne le croyez

     

    cela

    et aussi, en attendant,

    compulsivement, obstinément, frénétiquement,

    le plus possible de volupté, de jouissance,

    d’émotions grâce à l’art, la littérature, le théatre, la poésie,

    apprécier, honorer la beauté

     

    d’émotions grâce aux rencontres aussi,

    il y a parfois de ces moments magiques au hasard de l’une d’entre elles,

    des moments où quelque chose se passe,

    des moments où quelque chose passe,

    on rencontre des gens,

    on les rencontre vraiment un instant,

    il y a là dehors des êtres, trop rares, hélas,

    qui sont de splendides univers, riches, palpitants, justes, généreux,

    c’est rare mais cela arrive

     

    des émotions grâce à la forêt aussi et à ses habitants ailés,

    ou encore rampant, sautant, courant, nageant,

    au coeur de la nature,

    il y a aussi de ces splendides moments d’émotion à vivre,

    qui s’accroissent et arrivent de plus en plus chez moi

     

    le reste,

    aller au bout du monde,

    rouler vite, rouler loin, se griser, s’étourdir,

    faire l’amour avec de magnifiques femmes ou hommes seulement,

    devenir riche, se bâtir des palais,

    je le laisse à ceux que cela intéresse encore

     

    moi, à ce stade,

    la seule chose qui me motive encore

    c’est de vibrer, oh oui, de vibrer ,

    la petite magie dans les instants qui passent

    où tout à coup, une porte s’entrouvre

    et un flux de chaleur magnifique nous a uni un instant

    à quelque chose, à quelqu’un,

    à tout, à rien

     

    #51825
    Avatar photobzo
    Participant

    quelque part, en fin de matinée, presque tous les jours,

    j’effectue une séance de sport à la maison,

    45 minutes en moyenne,

    avec mes deux machines,

    quelques exercices au sol pour les fessiers et la ceinture abdominale,

    ainsi que deux autres pour l’équilibre et la souplesse générale

     

    je les pratique toujours complètement nu ou à peu près, selon les saisons

    et c’est l’occasion aussi pour moi d’entrecouper tout cela

    de nombreux, plus ou moins longs, moments de plaisir en mode yin

     

    c’est intéressant, instructif, fascinant

    de comparer les deux types d’efforts qu’exigent ces activités,

    dans le cas de la gym, des exercices,

    on est essentiellement dans l’effort physique, bien sûr

    mais la tête participe aussi,

    on se concentre un minimum,

    on essaie éventuellement de modifier un peu une position, un mouvement

    et puis on fait preuve de volonté, de persistance dans l’effort

    malgré une douleur qui s’installe dans les muscles

    et qui semble nous hurler de plus en plus d’arrêter

     

    alors qu’en action en mode yin,

    tout l’être participe de façon tellement différente,

    beaucoup plus complète, je trouve, quelque part,

    en ce sens, qu’on va chercher ce qui se trouve dans les profondeurs,

    comme en surface,

    on va vraiment chercher un peu partout en nous le plus possible

    et les muscles participent aussi mais différemment,

    c’est un subtil jeu entre des moments de mise en tension et de détente,

    d’accélérations et de décélérations, même de temps morts,

    comme un soufflet de forge qui se gonfle et se dégonfle pour attiser des braises

    selon un rythme guidé par l’instinct, le ressenti,

    la complicité entre le corps et l’esprit

     

    dans la gym, les muscles se tendent et se détendent

    mais c’est un geste répétitif,

    plus ou moins automatique, plus ou moins mécanique

    qu’on rectifie si besoin

    et on fait bien attention pour que ce soit le plus fluide, le plus précis et le plus puissant, possible,

    l’écoute du corps est beaucoup moins fine cependant,

    la connexion à lui, beaucoup plus rudimentaire, moins riche,  je trouve,

    même si bien réelle et puissante

     

    me plonger d’un instant à l’autre

    dans un type d’effort puis dans l’autre,

    j’adore, mon corps adore, mes muscles adorent,

    tout mon être adore,

    le plaisir semble comme une récompense que j’ai gagnée, que j’ai méritée,

    du baume ineffable qui traverse les fibres

    fortement sollicitées l’instant d’avant

    pour lequel j’ai lutté, pour lequel j’ai bataillé avec moi-même,

    là pour quelques instants,

    je peux me laisser complètement aller, m’abandonner, m’offrir,

    le désir devient mon maître,

    je deviens son terrain de sport

     

    #51827
    Avatar photobzo
    Participant

    Bobo, je t’aime à la folie,

    aucun autre peintre me fait l’effet

    que Bonnard a sur moi

     

    ses toiles sont justes tellement emplies de lumière et de couleurs,

    un incendie joyeux de couleurs,

    le paysage semble paisiblement en flammes

     

    personne dans la peinture,

    n’a su autant tirer parti de sa palette,

    créer de tels effets de juxtapositions de couleurs

    sur la toile

     

    peut-être mon peintre préféré,

    enfin c’est injuste pour Picasso, Klimt, Schiele

    et quelques autres,

    Bacon, Bram Van Velde, etc

     

    mais lui avec ses couleurs,

    la sauvagerie et en même temps la douceur, la féerie qu’il parvient

    à mettre dans ses couleurs,

    je dois admettre que je crois bien que j’ai un petit faible en plus pour lui

    #51828
    PetitsPlaisirs76
    Participant

    Le 11/02/2025 bzo écrit:

    notre libido, notre désir,

    c’est le petit capital qu’on a à notre disposition

    à faire fructifier

    ../..

    et la richesse, la diversité de nos pratiques,

    l’expertise et expérience acquises,

    ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts

    qu’on effectue

    pour faire fructifier notre petit capital,

    pour essayer d’en profiter un maximum

     

    Étant maintenant dans la catégorie des vieux, je témoigne de la justesse de tes propos.

    #51829
    Avatar photobzo
    Participant

    Étant maintenant dans la catégorie des vieux

    ça a ses petits avantages heureusement,

    comme d’avoir tout son temps vraiment à consacrer

    à ce qu’on aime,  à ceux qu’on aime, à ses hobbies, à ses passions

     

    le temps, avant, tant qu’il semblait infini, illimité,

    on ne se rend pas compte à quel point, c’est réellement un matériau précieux, rare

    aussi tant qu’on est pris dans les rouages de la machinerie du travail

    qui tourne, tourne, avec nous dedans,

    nous bouffant nos jours, nos nuits,

    nous rendant idiots, apathiques, sonnés,  une bonne partie du temps,

    juste capables d’effleurer les choses autour de nous,

    de nous abrutir, de nous étourdir

    tellement on n’a pas assez de moments à consacrer réellement

    pour creuser un peu sérieusement, fouiner un peu dans toutes les directions,

    subir tous les échecs nécessaires, égrener tous les échecs qu’il faut,

    pour cheminer, pour progresser,

    pour devenir meilleur, plus humain, plus riche à l’intérieur,

    pour découvrir ce qui nous nourrit vraiment, le corps et l’âme

     

    vieillir, ça a aussi comme avantage, je trouve,

    d’avoir aussi la volupté en soi

    qui semble comme un vin acquérant un goût de plus en plus riche, de plus en plus subtil

    à la dégustation,

    avec une pratique solide, bien établie, bien avancée, diverse, variée,

    avec une connaissance de son corps et une complicité à celui-ci,

    toujours plus grande

     

    la sexualité devient une aventure différente,

    enfin dans mon cas,

    moins tempétueuse, moins d’imprévus

    mais plus fine, avec plus de nuances,

    qui semble venir de plus loin en soi

     

    le mot qui la caractérise le plus, je trouve,

    c’est complicité,

    complicité délicieuse à son corps,

    ce qui est une porte ouverte

    à toutes les explorations possibles et imaginables

    #51830
    Avatar photobzo
    Participant

    10h30 du matin,

    toujours sous les couvertures,

    je ne parviens pas à m’arracher à mon lit,

    pourtant je m’étais juré de refaire les joints silicone dans la salle de bain aujourd’hui

    mais que voulez-vous, il fait tellement doux, tellement chaud

    et tellement irrésistiblement voluptueux là-dessous,

    mon corps chéri et moi, nous nous roulons dans le stupre depuis au moins une heure,

    on ne s’en lasse pas, on s’y plonge et replonge

     

    imaginez une piscine emplie de plaisir

    et un soleil de plomb qui est au zénith,

    vous n’avez envie que d’une chose,

    c’est de vous rafraîchir,

    à peine sorti de la piscine,

    vous n’avez envie que d’une chose,

    c’est d’y replonger,

    d’être recouvert tout entièrement par ce qu’il y a dedans,

    d’être immergé tout entièrement dedans

     

    mes doigts vont et viennent inlassablement, partout, partout,

    les hanches dansent,  les cuisses frottent,

    j’ai le bassin qui ondule, qui se tord dans tous les sens, qui se tortille,

    les muscles de mon périné sont déchaînés comme un accordéon de bal du 14 juillet,

    cela se contracte de tous les côtés,

    cela pulse, cela vibre, cela spasme, cela frémit, cela sursaute, cela gémit,

    mon petit robinet coule sans discontinuité de bonheur,

    mes tétons sont durs et pointent, pointent,

    j’ai des courbes dansantes partout

    et je les parcours des doigts, des muscles, des mouvements, des gestes

    pour faire chanter l’instrument

    et comme il chante, oh comme il chante,

    comme il fait bon vivre, comme il fait bon être, dans cet état,

    le désir semble être une pieuvre aux milliers de tentacules

    dont je suis devenu le jouet à triturer, à tripoter, à trifouiller,

    c’est le paradis pour le moment,

    alors les joints de la salle de bain attendront

    #51831
    Avatar photobzo
    Participant

    la journée, jusqu’ici, a été merveilleuse,

    d’ailleurs mon petit robinet fait du goutte à goutte , en permanence,

    tellement la volupté est omniprésente,

    suis occupé pour l’instant avec la gym,

    enfin plutôt, je parsème mon mode yin qui tourne quasi en continu,

    de gym

     

    ah bon dieu, qu’est-ce que je prends mon pied,

    tout mouvement, tout geste, toute position,

    est prétexte pour l’instant,

    à générer des sensations délicieuses,

    à explorer

     

    j’ai le désir dans la bouche, au bout des doigts,

    dans les reins, dans les jambes,

    il est partout, il cogne à la porte de partout

    et je le la lui ouvre sans hésiter,

    me laisse aller, me laisse emporter,

    à tout bout de champ,

    faut pas me le dire à deux fois,

    tant pis pour le reste,

    ce sera une journée volupté et gémissements,

    c’est ma messe prolongée du dimanche à moi,

    ma petite journée sacrée,

    ma petite journée caresses et frottements,

    tout en balancement des hanches et mains baladeuses

    #51836
    Avatar photobzo
    Participant

    l’art de se laisser aller

    car c’est bien d’un art qu’il s’agit

    quand on arrive à le faire

    entièrement, totalement, systématiquement,

    instantanément

     

    on est alors déjà,

    avec une caresse bien placée et bien effectuée

    comme sur une luge prenant de la vitesse

    sur une pente de volupté

    quelque part loin dans notre cerveau

    #51838
    Avatar photobzo
    Participant

    l’espace à emplir,

    l’espace aux frottements,

    l’espace aux divins va et vient,

    est plus difficile à atteindre chez l’homme

    que chez la femme,

    cependant il se trouve chez lui

    aussi bien que chez elle

     

    néanmoins,

    contrairement à ce que l’on pourrait croire

    aux premiers abords,

    il n’est pas physique,

    ni chez lui, ni chez elle

     

    la chambre aux mille plaisirs

    est une progression, un cheminement,

    une exploration,

    une conquête douce, patiente

    et à la fois volcanique sans fin

    #51839
    Avatar photobzo
    Participant

    n’être plus qu’une machine à ressentir,

    c’est-à-dire, au fond,

    perdre tout contrôle sur tout en soi,

    pas être en mode automatique, pas du tout, pas un seul instant,

    tout le contraire, en fait,

    plus rien d’automatique,

    cela vient d’ailleurs, cela vient du désir

     

    cela peut sembler simple,

    cela l’est, en effet, à partir d’un certain moment

    mais le fait est que pour pouvoir perdre tout contrôle,

    c’est un lent processus, la plupart du temps

    car cela sous-entend un délitement de beaucoup de couches en nous

     

    dans un premier temps, on est tout content

    parce qu’on est parvenu à supprimer une couche

    mais peu après, on se rend compte

    qu’il y en a encore une autre en-dessous

    et  puis une autre et encore une autre

    et encore une et toujours une

     

    bon, il y a un moment

    où l’on se rend plus compte des couches,

    on ne se rend compte plus de rien

    ou plutôt, de plus en plus de tout,

    c’est là que cela commence à devenir intéressant,

    c’est là que vous commencez réellement à ressentir,

    vous vous êtes sufisamment mis à nu,

    vous commencez à devenir chambre d’écho,

    cela se met à résonner de plus en plus,

    frottez quelque part votre peau,

    comme cela vibre,

    comme si c’était la peau tendue d’un tambour,

    bougez la jambe, le plus lentement possible,

    sentez là aussi comme cela vibre agréablement

    vous êtes en train de devenir, ce que j’appelle,

    une machine à ressentir, une machine à éprouver,

    sufisamment de couches sont parties,

    le désir peut dévaler, le désir peut se dresser, le désir peut se ruer,

    le désir peut opérer,

    être en mode XXL,

    en mode dentelles ou en mode camion, tout à la fois

     

    ce n’est pas facile à accepter,

    de perdre vraiment tout contrôle,

    de laisser juste le désir s’exprimer comme il veut,

    cela veut dire par moments, pour un homme,

    sembler être, agir, bouger, comme une femme,

    car les couches enfouies du désir en nous, sont féminines,

    cela veut dire aussi à d’autres moments,

    ne ressembler plus à grand chose,

    devenir de plus en plus difforme, réduit à rien, à tout,

    sembler être un épileptique en pleine crise, un dément, un schizophrène,

    accepter d’aller jusque là pour la sensation,

    le désir sans aucune norme, sans aucune restriction, sans aucune limite

     

    enfin, cela va de soi,

    tout en restant dans le respect absolu de soi et de l’autre,

    ce n’est pas contradictoire un seul instant,

    tout au contraire,

    le désir, c’est la vie, la splendeur de la vie,

    ce n’est pas mortifère pour un sou,

    c’est une danse pour célébrer un moment la vie,

    tout seul ou à plusieurs,

    le désir, c’est une communion,

    certes pas toujours de tout repos,

    même rarement,

    car les flammes sont faites pour se heurter, s’absorber, s’unir,

    devenir feu ensemble

    mais les flammes ne monteront tout haut

    que dans le respect absolu les unes des autres,

    si elles s’embrassent le plus possible,

    pas si elles s’annihilent les unes les autres

    #51840
    Avatar photobzo
    Participant

    oh, j’écoute Barbara

    quelle voix mais quelle voix,

    elle me fait frémir jusqu’au fin fond des os

    #51841
    Avatar photobzo
    Participant

    je prends très très rarement un bain,

    là c’était parce que j’ai refait les joints en silicone autour de la baignoire

    et je voulais pas les éclabousser d’eau,

    j’avais commencé à me nettoyer dans un bac rempli

    puis je me suis souvenu qu’une baignoire,

    c’était fait pour être emplie d’eau

    et puis de se mettre dedans et se nettoyer

    et qu’en ne bougeant pas trop,

    il n’y avait quasi aucun risque d’éclaboussure sur les joints frais

     

    soi-disant en passant,

    on dit toujours que les douches sont plus économiques que prendre un bain

    mais c’est vraiment si vous restez que deux, trois minutes dessous,

    la baignoire s’est remplie d’eau chaude aux deux-tiers en une dizaine de minute,

    le robinet ouvert à son maximum

    mais il n’est pas rare que je prenne des douches qui durent dix, vingt, même trente minutes,

    là aussi avec le robinet ouvert au maximum,

    trente minutes, le calcul est vite fait,

    cela fait l’équivalent , au moins, de trois baignoires remplies au deux-tiers

     

    bon, passons à nos moutons après ces considérations économico-aquatiques,

    à un moment donné, je me suis mis à me caresser, à bouger un peu,

    le résultat était vraiment très très agréable

    car il y avait mes deux mains sur la peau

    mais des masses d’eau chaude aux formes et aux volumes changeant,

    venaient effectuer toutes sortes de pression un peu partout sur moi,

    c’étaient des mouvements indépendants de ma personne,

    c’est cela qui les rendaient vraiment particulièrement excitant

     

    je ne bougeais pas trop, vu l’étroitesse de la baignoire

    et de plus je ne voulais pas risquer des éclaboussures sur le silicone du joint frais

    mais cela doit être quelque chose

    de pouvoir batifoler dans un jacuzzi de taille conséquente,

    mieux,

    dans une piscine, pouvoir tournoyer librement,

    plonger, se laisse couler tout en se caressant,

    en laissant jouer les muscles du périné

     

    une danse érotique en apesanteur dans l’eau

    avec son désir de plus en plus éveillé, de plus en plus enflammé,

    faudra que je réalise un jour ce fantasme

    #51842
    Avatar photobzo
    Participant

    le plaisir, régulièrement, peut arriver sans sollicitation aucune,

    mais la plupart du temps, c’est moi qui le sollicite

    et il répond instantanément ou quasi

     

    mais aussi parfois,

    il n’est pas aussi instantané que cela,

    par exemple, debout, je me caresse, mes hanches bougent,

    quelques contractions

    et pendant de longues secondes, rien ne se passe

     

    le truc ici,

    c’est de faire vraiment comme si de rien n’était,

    même si tout se met à hurler en moi que cela ne vaut pas la peine,

    que cela ne va pas marcher,

    de continuer de faire comme si la volupté était bien présente,

    que le désir opère avec succès

     

    ainsi, plus ou moins rapidement, cela se met en route chez moi,

    invariablement, quelque soit mon état de fatigue,

    de découragement, de stress,

    enfin, quelque cause que ce soit

    qui puisse avoir interféré, faire barrage

     

    quelque chose va me répondre,

    j’ai appelé quelque chose au fond de moi comme il fallait,

    j’ai effectué les gestes, les contractions, les mises en tension, le relâchement, comme il fallait

    pour que quelque chose en moi, me réponde,

    estime que cela valait la peine de me répondre

    #51844
    Avatar photobzo
    Participant

    j’ai eu quelques unes de ces superbes décharges d’énergie

    avant, pendant et après la douche

     

    j’ai senti à un moment donné

    comme un titillement,

    que quelque chose voulait surgir,

    voulait jouer à la surface

     

    je ne dis jamais non, bien sûr, à moins d’être avec des gens,

    aussi je préparais le terrain autant que j’ai pu,

    il s’agit d’accueillir,

    de se transformer en une sorte de circuit le plus favorable possible

    où les énergies peuvent circuler, abonder,

    se ruer quelques instants

     

    je posais une main quelque part doucement,

    la douceur était de mise,

    bougeai un peu les hanches,

    là encore il s’agissait de faire dans le satiné,

    contractai ici et là

    et cela a démarré en une fraction de seconde,

    la délicieuse ruée

     

    en mode yin,

    il s’agit que le volcan crache et que cela ait un caractère résolument esthétique,

    les sensations doivent sembler sculpter tout en se déployant,

    faire de nous comme une sorte de statue de plaisir

     

    c’est tellement agréable,

    ce n’est pas difforme,

    c’est de la grâce injectée en vrac,

    le plaisir nous rend gracieux,

    le trouble se dissipe,

    tout est devenu clair et léger un moment

    #51845
    Avatar photobzo
    Participant

    l’on semble plus dénudé que jamais,

    intimement exposé, extrêmement exposé,

    des pieds à la tête,

    plus habillé que d’une cape géante de vibrations

    qui nous roule, nous fait et nous défait, à son gré

     

    l’on semble un vaisseau en route,

    craquant, vibrant, de toute son armature,

    battu, léché, frotté, frénétiquement,

    par les vagues, sur toute la surface,

    malmené joyeusement en toutes ses fibres

     

    l’on semble une éponge

    traversée de par en part par l’océan,

    habitée dans la moindre de ses cellules

    par la vibrante liquidité

    tellement riche en sédiments nourrissants

     

    le désir comme un grill magique

    activé de la pleine puissance de ses 3000 watts

    en train de nous cuire,

    de faire fondre, bouillonner, la graisse,

    de faire brunir les fibres,

    on se serait pas cru capable de dégager

    de pareils goûts, de pareilles odeurs,

    sauvages,  carnassiers,

    noisettes brulées, tourbe chaude, parfumée,

    sous-bois habité par des fées

     

    on semble plus atteignable, plus blessable

    que jamais,

    un glaive farfouillant le flanc de tout notre être,

    créant instantanément des continents de bonheur furtif

    sur son passage

     

    #51846
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    un glaive farfouillant un flanc,

    créant instantanément des continents de bonheur furtif

    sur son passage

    #51847
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    Participant

    quelque part, ma chair,

    lors des moments de volupté,

    c’est comme si elle se coloriait,

    c’est comme si des crayons de couleur,

    partout, se mettaient en action,

    pour dessiner joyeusement

    au fil des instants

     

    le désir gribouille,

    gribouille frénétiquement

    et je ne suis plus que sa feuille à gribouiller

    dessus partout

    des frissons, des frémissements, des gémissements

    #51848
    Avatar photobzo
    Participant

    les séries post-apocalyptiques pullulent,

    la plupart du temps, se copiant plus ou moins les unes les autres,

    cherchant à surfer sur la vague du succès de ce genre

    qui a grandi et s’est fermement établi

    se nourrissant de l’inquiétude qui a envahi notre époque

    due à l’instabilité, l’inégalité et la violence en croissance partout

    ces dernières années

     

    il y a cependant une série qui se démarque nettement,

    d’une profonde originalité,

    avec de réelles qualités humaines, vibrant de bout en bout,

    une réelle créativité,

    pleine de suspens et de tension dramatique,

    c’est le chef d’oeuvre absolu du genre, pour moi:

    Station Eleven

    #51974
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    Participant

    existe-t-on vraiment

    en-dehors des moments

    où l’on vit des émotions

    et des sensations fortes?

     

    je veux dire, ok, on est là,

    on fait ceci on fait cela, on fait des tas de choses

    mais j’ai souvent l’impression d’avoir

    comme mon moteur principal, celui qui compte vraiment,

    à l’arrêt

    quand je ne suis pas dans ces moments-là

     

    d’être inerte, inutile, creux, pour l’essentiel

    quand les vagues de l’émotion ou de la sensation forte,

    ne me traversent pas,

    ne m’emplissent pas de leur densité,

    de leur épaisseur mystérieuse

     

    et par émotions,

    j’entends, bien sûr, aussi, la volupté,

    les sensations délicieuses et riches de la volupté

     

    on est pour quelques moments dans un autre état

    qui semble plus vrai, plus réel,

    plus correspondant à quelque chose qui compte ici-bas,

    qui nous parle de l’univers,

    révèle un peu de notre nature profonde

     

    et quand c’est connecté à un ou une autre

    que l’ont vit les émotions,

    alors cela devient carrément encore plus magique,

    on est comme sur un pont,

    on traverse, on passe de l’autre côté,

    l’univers entier semble comme empli de rires, de bonds joyeux,

    le ciel nous sourit, le soleil nous sourit, les nuages nous caressent

    #52020
    Avatar photobzo
    Participant

    la tension initiale de mon désir,

    c’est que tout le monde sauf moi,

    a le droit de l’ignorer

    #52021
    Avatar photobzo
    Participant

    il y a mon désir

    et encore mon désir

    et puis il y a le désir des autres

     

    mais, en fait, le désir des autres,

    c’est toujours mon désir,

    encore et toujours mon désir

     

    on ne s’en sort pas,

    on ne s’en sortira pas,

    le désir des autres n’existera jamais

     

    n’existera jamais autrement

    qu’en tant que projection

    de mon désir

    un instant

     

    #52022
    Avatar photobzo
    Participant

    debout,

    cuisses serrées, je bouge latéralement

    lentement, lentement, langoureusement,

    les hanches

     

    génitaux pressés, compressés, roulés, frottés,

    délicieuse fuites de plaisir aigu depuis le bassin,

    l’impression pour l’instant

    que tout le reste de mon être est arrimé goulument

    à celui-ci comme aux pies d’une vache

     

    faisons sauter le schéma,

    le circuit établi depuis quelques instants,

    je mets en route les mains aussi,

    ils se mettent à chipoter les tétons,

    stationnant obstinément dessus,

    sans relâche les triturant, les frottant, les bougeant

     

    soie infatigablement ondulant en moi,

    comme ce nectar est neuf jour après jour,

    comme il semble se renouveller sans cesse

    tout en restant le même

     

    #52023
    Avatar photobzo
    Participant

    nous vivons un moment extraordinaire de notre histoire,

    un moment que j’aurai aimé ne pas avoir à vivre,

    que j’aurai jamais cru avoir à vivre

    tellement cela paraissait imaginable

    dans l’état d’avancement de nos sociétés, de nos civilisations

     

    un monde nouveau est à nos portes,

    l’on assiste à son accouchement

    et cela fait peur, tellement la démocratie, les libertés,

    tout ce monde autour de nous, lentement bâti,

    semblent être en péril,

    tellement la guerre même

    qu’on croyait définitivement éloignée de nos cités,

    semble à présent de moins en moins une improbabilité

     

    la barbarie est à nos portes,

    l’intolérance, un rétrécissement dramatique des valeurs,

    des portes qui se referment de tous les côtés

    et qu’on n’ouvre plus qu’avec prudence,

    le fusil et la suspicion en bandoulière

     

    purée, pas la pêche, ce matin,

    tentation du repli, de ne plus s’occuper de rien d’autre que de soi,

    de barboter dans son petit monde

    et de ne plus s’occuper de rien de ce qui arrive autour

    #52024
    Avatar photobzo
    Participant

    heureusement il y a le plaisir,

    qu’il y a les livres, qu’il y a l’art,

    qu’il y a le théatre, le cinéma,

    qu’il y a l’amour, l’amitié

     

    il y a vraiment des choses ici-bas

    qui agissent comme des bouées de sauvetage,

    comme des moyens inespérés de resourcement,

    de retrouver du sens,

    de retrouver de l’espoir en soi,

    de cheminer, de progresser malgré toutes les adversités

    je plains ceux qui n’ont rien en eux à quoi s’accrocher,

    quelque chose sur quoi bâtir un peu, jour après jour

    leurs châteaux de cartes

     

     

    #52025
    Avatar photobzo
    Participant

    qu’est-ce qu’il y a moyen de prendre son pied ici-bas

    et j’y arrive de plus en plus

    et de mieux en mieux

     

    se connecter à son corps,

    devenir son complice,

    se mettre à son écoute,

    ne sont tellement pas de vains mots,

    la récompense est immense, immense

    #52026
    Avatar photobzo
    Participant

    debout , au milieu de la pièce,

    là où il y a de l’espace libre autour de moi,

    où je ne risque pas de me cogner à quelque chose

    si je bouge un peu,

    je ferme les yeux, je fais le vide

    et puis je me laisse aller,

    je me mets en mouvement

    mécaniquement

     

    les énergies semblent comme des pentes,

    plus ou moins douces,

    je monte, je descends, dessus

     

    c’est assez planant,

    je devais faire des choses assez équivalentes,

    il y a une bonne quarantaine d’années

    mais là, c’était sous LSD,

    alors qu’aujourd’hui, je suis à 100% ma propre dope

     

    des pentes et encore des pentes,

    des montagnes russes, entre mes gestes, mes mouvements,

    c’est feutré,

    même la brusquerie devient feutrée, fluide,

    les énergies portent, les énergies emportent,

    la légèreté des vagues intérieures

    sur roulements à billes

     

    quelque chose d’hypnotique là-dedans,

    quel merveilleux mystère, la banalité d’être

    #52027
    Avatar photobzo
    Participant

    bien se laisser aller,

    expertement se laisser aller,

    peut inquiéter,

    peut paraître difficile au début

    et cela parce que,

    il y a comme une sensation de chute en soi-même

     

    après quand on s’y habitue,

    on embrasse la sensation,

    on la recherche et on l’étreint le plus fort possible

    car on sait qu’elle se transforme instantanément

    en quelque chose d’irrésistiblement velouteux, ondulant, frissonnant et chaud

     

    pourquoi est-ce comme cela?

    parce bien se laisser aller,

    c’est accepter d’être descellé,

    intrinsèquement d’être de plus en plus complètement déstabilisé,

    de perdre ses repères, de ne plus avoir de compas, de carte, de guide,

    enfin, vous voyez le topo

     

    l’on glisse, l’on glisse,

    brève accélération en chute libre,

    poids mort soumis à la loi de Newton, plus retenu par rien,

    s’arranger le plus possible, le plus intégralement

    pour n’avoir vraiment rien à quoi s’accrocher,

    rend la chose de plus en plus efficace et rapide

     

    la transmutation s’opère,

    le vide devient habité, soyeux, chaud, frémissant

    et l’on est accompagné, enveloppé, de toutes parts,

    on est littéralement entre les mains du désir,

    ce géant en nous,

    il peut faire à présent ce qu’il veut de nous,

    on est devenu son jouet pour quelques instants

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