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bzo.
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30 novembre 2024 à 19 h 20 min #51469
bzoParticipantexplorer minutieusement
les mouvements, les gestes, les contractions,
explorer leurs combinaisons, leurs accords,
sans fin
le moindre millimètre, le moindre écart,
la moindre variation, la moindre bifurcation,
provoquent un changement,
provoquent un petit séisme délicieux à capter
un papillon multicoloré de volupté,
aux irisations sans cesse changeantes,
s’envoler ainsi quelques instants en soi-même,
la chair et l’esprit en ébullition
mourir en plein ciel,
renaître sur la terre,
mourir sur la terre,
renaître en plein ciel
1 décembre 2024 à 2 h 01 min #51473
bzoParticipantcomme mes tétons me répondent
au moindre contact, au moindre effleurement,
c’est presque comme si j’avais deux petits sexes là haut
qui durcissent, qui se raidissent,
gorgés de vibrations prêts à se répandre aux environs
non seulement cela
mais ils semblent aussi comme amplifier
la moindre action ailleurs,
que je sois occupé à contracter les muscles du périné
ou à faire frotti frotta avec les cuisses sur les génitaux
ou les deux
c’est comme s’ils recevaient un coup de turbo
dès que je me mets à chipoter mes tétons chéris
1 décembre 2024 à 12 h 48 min #51474
bzoParticipanten mode yin,
à force d’être frotté, pressé, malaxé, trituré, dans tous les sens,
régulièrement, mon pénis peut commencer à durcir, à prendre du volume,
voire même de temps à autre, à se dresser complètement,
devenir aussi dur qu’il peut, le chérubin
le frotti frotta entre les cuisses et les génitaux,
devient alors plus maladroit, plus heurté,
avec cet objet soudainement solide, allongée
et non plus mou de chez mou,
qui se laisse malaxer, triturer, chiffonner,
dans tous les sens
mais ce n’est pas grave
car je suis dans ces moments,
envahi d’une tellement irrésistiblement
ambiguë et délicieuse sensation
en même temps tout ce féminin aux commandes en moi,
ces hanches qui dansent langoureusement
et puis ce bâtonnet durci, dressé, devant, là en bas
cet étendard triomphant de la masculinité,
ce braquemart gorgé de sang, se balançant un peu,
comme pointant vers l’horizon
où il semble pouvoir remplacer un moment le soleil,
de la puissance de son rayonnement
me sens incroyable dans ces moments,
tellement totalement délicieusement hybride,
en même temps, aussi fier que possible de cette manifestation virile,
l’impression de pouvoir aller féconder tout l’univers vivant avec
de pénétrer avec mon dard jusqu’au plus profond du noyau de la planète,
d’y provoquer des tremblements de terre monstrueux
avec les va et vient de mes reins déchaînés
et en même temps, toute ce féminin que j’ai réussi à éveiller,
qui est venu prendre les commandes,
toute cette soie dansante que je sens partout en moi,
tellement capiteusement qui ondule,
toutes ces courbes, toutes ces sinuosités
c’est bien simple,
la seule chose qui est droite, qui est dure, en moi, en ce moment,
c’est ce braquemart gorgé de sang,
le reste est tellement ouvert, tellement offert, tellement envahi,
il semble comme la proue d’un bateau,
soudainement qui est venue s’installer là en bas,
écartant, fendant, des vagues dans l’invisible
cela semble presque comme une fellation,
tellement c’est comme si tout un océan
ne semblait plus qu’une bouche venant l’envelopper, l’avaler
avec des milliers de langues allant et venant dessus
il va finir par exploser , c’est sûr,
quel traitement royal,
tant de douceur et de violence, à la fois, en action,
venant encenser, venant attiser, sa raideur,
il va finir par lâcher sa lave
qu’est-ce que ce sera bon,
cela semblera durer une éternité,
une partie de mes couilles, de mes poils, du haut de mes cuisses, de mon pubis
seront mouillés, gluants,
je passerai un doigt dedans pour recueillir un peu de semence
et la porter à mes lèvres,
les en barbouillerai, en goûterai, en avalerai, aussi un peu
puis m’arrêterai net,
une détente souveraine m’ayant envahi,
incapable désormais de bouger,
pour de longues secondes,
comme empli de calme et d’émerveillement
la marée de la volupté se retire,
laissant encore traîner quelques étoiles ici et là,
la chair et l’esprit, le féminin et le masculin,
ces couples en moi,
semblent encore comme lovés l’un contre l’autre
au fil des années,
le plaisir est devenu un jeu
tellement sans tabous et sans limites,
ô mon cher corps,
comme nous nous amusons ensemble
1 décembre 2024 à 23 h 43 min #51515
bzoParticipantau fond, c’est une question d’interprétation,
savoir interpréter les informations qui montent
ou juste leur donner le sens qu’on a envie?
bah, le résultat est le même,
on vit son plaisir
2 décembre 2024 à 0 h 36 min #51516
bzoParticipantl’art de faire durer son plaisir,
le merveilleux, le splendide, art
qui se parfait, qui se perfectionne,
jour après jour, nuit après nuit
une cheminée chaude,
un feu allumé
et de la fumée qui s’échappe
sous formes de gémissements
oh que je flamboie
de tout mon être
2 décembre 2024 à 10 h 20 min #51517
bzoParticipantce matin,
je me réveille pas trop en forme
et souvent quand c’est le cas,
je doute de tout, de rien,
j’ai besoin de me rassurer
vite vérifier,
je bouge le cul,
passe la main lentement sur la hanche,
ouf, c’est bien là,
la connexion se fait instantanément,
les énergies montent,
la volupté se déploie
je suis sauvé de ce côté-là,
le bagage est là,
bien fermement avec moi,
mon viatique ressourçant,
mes injections de soie,
mon nid douillet
de sensations sans cesse changeantes,
à volonté
traverser la journée,
s’aider par moments,
un peu, beaucoup, à la folie,
respirer un grand coup,
à plein poumons
quel ring de boxe,
la vie
un allié secret, un allié intime,
un joker dans sa manche,
c’est tellement précieux
3 décembre 2024 à 10 h 19 min #51518
bzoParticipantJouir, je trouve,
c’est une habitude à prendre,
au plus l’on jouit,
au plus facile l’on a à jouir
au fond, jouir
est comme un muscle,
il faut l’exercer
et encore l’exercer
et il devient de plus en plus capable
En tout cas
dans une sexualité positive
et imaginative,
orientée vers les forces de la vie
3 décembre 2024 à 11 h 24 min #51519
bzoParticipantenfin, sexualité positive et imaginative,
cela ne sous-entend en aucune façon un jugement moral,
pour moi,
juste une sexualité qui encense le désir,
qui bonifie, qui magnifie,
qui fait se communier voluptueusement,
qui fait se connecter intensément,
à soi-même ou à d’autres
pas une sexualité mortifère, refermée,
coquille vide, enveloppée d’un peu d’orgasme
bon, là encore, cette définition
peut engendrer de la confusion, sans doute
sur ce qui entre dans une catégorie ou l’autre
5 décembre 2024 à 9 h 51 min #51520
bzoParticipantje ne suis plus venu écrire ces deux derniers jours,
c’est parce que je n’ai quasi plus pratiqué,
quasi plus eu de moments de volupté,
c’est comme cela, je ne me force pas
et comme je ne regarde pas de porno
pour m’exciter artificiellement
les mots, chez moi, viennent toujours avec le plaisir,
quand je viens pondre deux, trois textes par jour, voire plus,
c’est que je connais une période intense
où le désir fait flamboyer ma chair et mon esprit
les mots sont, en quelque sorte, les fruits de la volupté,
des fruits issus de fruits, des sur-fruits,
j’ai joui beaucoup, il y a des mots qui commencent à venir,
une sorte de sudation exquise dans le fond de mon cerveau
voire même, quand j’ai du mal à terminer un texte,
je lubrifie un peu le mécanisme,
je me caresse, je bouge des hanches,
fais monter quelques contractions
et hop, le moulin à mots se remet en route,
expulse les quelques derniers phrases qu’il me faut,
reste plus qu’à les travailler et retravailler un peu
pour mettre cela en forme
5 décembre 2024 à 11 h 52 min #51521
bzoParticipantpour devenir familier, pour devenir intime,
mélangeons nos humeurs,
mêlons-les joyeusement,
qu’elles s’interpénètrent, qu’elles s’unissent,
jusqu’à ne former plus qu’un seul matériau
provenant de moments de rapprochement
7 décembre 2024 à 0 h 06 min #51525
bzoParticipantles énergies tourbillonnent quelques instants en moi
avant de former comme une sculpture intérieure,
ma chair semble intimement se mouler dessus
les énergies semblent des ailes maintenant
qui semblent tout entraîner avec elles,
quelque chose de tellement total,
quelque chose de tellement entier,
dans cette sensation
suis-je léger, suis-je lourd?
je n’en sais rien,
tout ce que je sais,
c’est que je n’échangerais ma place
en cet instant,
avec personne au monde
7 décembre 2024 à 11 h 55 min #51526
bzoParticipantoh la soie de cette volupté,
elle s’affine jour après jour,
devient toujours plus délectable,
je ne m’en lasserai jamais
une main sur un sein
passe lentement,
la paume palpe, enveloppe,
frotte tout doucement
mais fermement
en bas,
les cuisses, les génitaux,
tout à leurs chaleurs s’entremêlant,
s’amalgamant,
rapprochements, légères pressions,
effleurements
mouvement général de cambrement
de tout mon être,
comme si j’étais un félin
sur l’échine duquel,
une main était passée
quelques mots miroir plus tard,
c’est malin,
maintenant j’ai envie de plus
je ferme les yeux,
tends les muscles des fesses
les écarte très lentement
tout en creusant les reins toujours plus,
une cuvette profonde, dense et bouillonnante,
nait entre elles
invitation, signal,
à une contraction,
qu’un ascenseur hydraulique
se mette en route,
pousse vers le haut ineffablement
tout mon intérieur au niveau du bassin,
semble être compressé toujours plus ensemble
et poussé vers le haut,
multi-génération de frottements de toutes sortes,
les plus délicieux les uns que les autres
actions élaborées,
affinées au fil des années,
mais mécanisme tellement tellement simple, en fait,
le yin chante tout naturellement
dans mon corps d’homme
confondante
et voluptueuse
communion
8 décembre 2024 à 13 h 49 min #51527
bzoParticipantles hanches chantantes, les hanches dansantes,
le titre de mon fil correspond tellement bien
car le mode yin, c’est cela,
des notes en balade dans les hanches
bon, après,
elles vont se balader un peu partout
mais initialement, elles naissent là,
prennent de la vigueur, de l’allant, là,
décollent de là en bas,
comme surgissant
d’une source un peu mystérieuse
laissez les notes rebondir par où elles veulent,
rongez, rongez, ces amarres,
mon corps voulait sa liberté,
mon corps m’a appris sa liberté
sa liberté d’être, de penser et de désirer
mon corps m’a appris sa sagesse animale,
reflet profond du plus pur désir,
sa sagesse transversale
qui me dit juste d’essayer de toutes mes forces
d’enlacer ce qu’il y a moyen d’enlacer un moment
9 décembre 2024 à 13 h 22 min #51528
bzoParticipantoh mon corps, mon corps,
comme nous avons progressé
dans la bonne direction
j’en veux pour preuve,
cette main, ces doigts, cette paume
qui glissent lentement sur la peau
et qui semblent initier partout sur leur passage
une symphonie de notes voluptueuses,
sans cesse changeantes
leur chorégraphie improvisée,
tantôt tout en délicatesse, effleurements,
danseuses évoluant sur les pointes,
tantôt tout en vigueur, sans retenue,
pagayeurs en pleine course,
font germer une soie chaude et vibrante
qui s’élancent en grappes de notes,
se rejoignant pour former un flot somptueux
qui me fait monter instantanément au septième ciel
11 décembre 2024 à 11 h 28 min #51529
bzoParticipantce qu’il est important de comprendre
c’est que le yin en nous, pour fonctionner,
a besoin, doit, se servir des sources d’énergie de notre corps,
de notre corps d’homme
une des meilleurs sources d’énergie sexuelle d’un corps d’homme,
ce sont ses génitaux,
eh oui, votre braquemart et vos couilles,
le yin en vous en raffole, lui sont absolument nécessaire
enfin, pas tout à fait,
vous pourriez vous débrouiller avec le reste,
je le fais de temps à autre,
prostate, seins, le reste du corps
mais pas de pénis et les petites boules qui pendouillent dessous
comme carburant
mais c’est se priver d’une des plus importantes sources,
la plus aisée à actionner
et la plus immédiatement généreuse en vibrations voluptueuses
il y a la façon de le faire, bien sûr,
une seule règle, éviter totalement le contact avec les mains,
commencer à les chipoter avec,
vous fera directement rebasculer en mode yang
les attouchements avec les doigts, la paume, de son pénis
sont un geste masculin de masturbation
et le yin s’il était aux commandes l’instant d’avant en vous,
s’efface, s’évanouit instantanément
les cuisses sont l’interlocuteur naturel en mode yin de ses génitaux,
une fois qu’on en prend bien l’habitude,
cela devient comme une sorte de danse,
un tango sensuel entre les cuisses et vos parties intimes,
un frotti frotta ardent et tellement riche
qui n’a rien à envier en variété, finesse et intensité
de ce que l’on peut éventuellement obtenir dans une masturbation classique
si l’on utilise des techniques avancées
et cela va durer bien bien plus longtemps,
des longues heures de plaisir d’une intensité magnifique
avant que le corps ne réclame une éjaculation
et avant cela vous aurez vécu d’interminables moments de sensation préorgasmique,
l’orgasme semble venir, monter inexorablement,
le sperme semble sur le point de jaillir,
le début, la montée en puissance de la petite explosion,
vous éclatez déjà, le plaisir vous explose en mille morceaux
sauf que là, en mode yin, cela dure,
cela peut se prolonger quasi indéfiniment
et en plus ce n’est pas seulement ressenti dans le bassin
mais cela s’est répandu dans tout le corps
tout notre être semble être devenu ce braquemart raidi, vibrant,
prêt à lâcher sa giclée de semence,
ce qui est aux commandes,
c’est une danse soyeuse, capiteuse
qui nous a envahi de fond en comble
et tout ne semble plus que voiles ondulant vertigineusement en nous,
arabesques de vibrations, mer de frôlements
11 décembre 2024 à 13 h 44 min #51530
bzoParticipantje vieillis, c’est sûr, c’est inexorable,
je ne veux pas paraître dramatique, mélodramatique ou pédant
mais la mort est là autour de moi
qui rode de plus en plus proche
des proches qui ne sont plus là,
oh tellement désormais,
plus de morts que de vivants, dans la famille, dans les connaissances,
parmi la cohorte, aussi, de gens publics,
gens de théatre, de cinéma que j’ai aimés,
des vedettes de rock , pop, jazz, musique classique et autres,
tous ceux qui a à un moment donné, ont touché mon coeur, mon imagination, ma sensibilité,
ou juste mes pieds, un soir, sur une piste de danse,
la plupart sont des fantômes
mais qui continuent de m’habiter quelque part
mon corps s’use, mon cerveau aussi,
la seule chose qui ne vieillit pas, en fait,
c’est la volupté, c’est le désir,
bien au contraire,
ils paraissent de plus en plus jeunes, de plus en plus immenses
la splendeur des sensations ne s’atténue pas,
elle s’enrichit, elle s’affine, jour après jour, nuit après nuit,
comme un sphinx, le désir renaît en moi
et la volupté qui en résulte,
est toujours plus somptueuse à vivre
bander, de plus en plus dur? (jeu de mot inside)
bah, la belle affaire,
il y a tout le reste, langue, doigts, bouche, muscles, peau, mouvements, narines, yeux,
tout seul ou avec d’autre(s),
il y a de quoi faire pour cent mille ans,
même sans la bite dressée,
obtenir une jouissance et une volupté,
d’une luxuriance sans pareille
12 décembre 2024 à 9 h 59 min #51532
bzoParticipantoh, quel moment splendide je viens de vivre aux toilettes
je venais de me relever ayant fini ma tache,
debout, ayant juste tiré la chasse,
j’ai senti un appel de mon corps au creux de mes reins,
je me suis laissé aller, je me suis lâché,
mes yeux se sont fermés,
ma tête est parti vers l’arrière, mes épaules aussi
ma colonne vertébrale semblait s’étirer, s’allonger
tandis que je semblais de plus en plus droit
comme si je me mettais au garde à vous pour le plaisir
c’était un peu curieux comme action
car c’est comme si en même temps,
debout, je me raidissais et me relâchais complètement
mais intérieurement, ces quelques secondes,
furent juste irrésistibles,
la sensation de me transformer en une flamme dansante,
là, debout, les yeux fermés,
tout mon être en douce combustion,
toutes mes cellules grésillante de volupté
cela n’a pas duré plus d’une quinzaine de secondes
mais ce fut assez transcendantal comme expérience,
transcendantal et capiteux,
avec le bruit de l’eau des toilettes grondant en arrière-plan
comme j’ai dansé en moi-même, ces quelques instants,
comme je n’étais plus, de tout mon être, qu’une flamme dansante,
merveilleuse façon de commencer la journée
12 décembre 2024 à 12 h 23 min #51533
bzoParticipants’offrir
et en même temps, se prendre,
est possible
parce que nous avons ces deux pôles en nous,
le masculin et le féminin
et quand ces deux
sont éveillés en même temps en nous,
eh bien on s’offre et se prend en même temps
et l’on vit les étincelles délicieuses
de cette interaction
12 décembre 2024 à 22 h 10 min #51535
bzoParticipantil y a ces moments qui viennent tout seuls
où c’est, disons, mon corps qui m’invite
et puis d’autres où c’est moi qui ait envie,
où c’est moi qui invite
mais d’un façon ou d’une autre,
une fois qu’on est sur la piste,
au bal de la volupté,
tous les deux,
on tournoie, on tournoie,
on ne forme plus qu’un
on devient surnaturellement léger,
on semble avoir des ailes,
on s’étourdit somptueusement,
le royaume de la soie
s’est abattu sur nous
13 décembre 2024 à 2 h 04 min #51536
bzoParticipantbrièvement, un ravin sans fond,
empli de vibrations,
s’ouvre en moi,
au détour d’un geste, d’un mouvement
le temps d’une respiration,
le désir est devenu mon souffle
13 décembre 2024 à 10 h 11 min #51537
bzoParticipantdans l’obscurité, sous les couvertures, bien au chaud,
le monde extérieur n’existe pas,
il n’y a que moi, moi et moi,
tous les moi sans aucun des systèmes de défense
quand on est face au monde,
tout un potentiel d’émoi, émoi, émoi
ce matin, ainsi, j’ai vécu une expérience sensorielle superbe,
une expérience de plaisir sans volupté, sans sexuel,
cela a commencé par mon avant-bras
que j’ai commencé à déplacer très très lentement
sur ma cuisse
(j’étais en position de chien de fusil,
ma position habituelle au lit quand je ne pratique pas),
j’ai senti des ondes qui ont commencé à circuler,
c’était agréable,
pas sexuel mais agréable
en quoi consistait ce plaisir non sexuel mais néanmoins très puissant?
j’ai analysé cela après coup,
c’était le simple fait de sentir mon corps et mon esprit uni,
ne former plus qu’un,
un seul espace, comme une scène , du terreau ultra-fertile
où toutes sortes de choses peuvent bourgeonner instantanément
et où circulait des énergies à l’état pur,
sans qu’elles se transforment encore en volupté
elles circulaient tantôt sous forme de flammèche ondulant,
tantôt leur masse prenait de la consistance du volume,
devenait un serpent épais zigzaguant à gauche, à droite,
tantôt carrément leur cours, leur flux,
occupait tout mon être
l’important était d’avoir constamment un cours, un rythme,
parfois tout menu, tout menu
et à d’autres moments, massif, gigantesque
et pour cela, je laissais bouger, contracter, frotter, effleurer
en toute spontanéité et improvisation,
juste je suivais le flux, me laissais entraîner par celui-ci
au bout d’un moment,
je me sentais de plus en plus sûr de ce qui se passait, comment cela devait se passer
et je laissais même mes génitaux, ma prostate , mes seins, participer
sans que cela devienne sexuel,
toujours rester dans de l’énergie pure,
je sentais le seuil au-delà duquel cela se transformerait en volupté,
je jouais avec, je laissais même un peu mordre dessus
puis je redescendais,
je continuais en sensation non-sexuelle
je faisais du rase motte en quelque sorte,
je restais toujours en-dessous de l’altitude au-delà de laquelle
les radars du sexuel détecteraient l’action
et se mettraient en route toute la machinerie du plaisir
par moments, je m’amusais à flirter avec,
vraiment venir titiller cette frontière, tournicoter dessus,
sentir un bref départ de volupté
puis immédiatement redescendre en altitude
et juste goûter aux énergies se déplaçant en moi
14 décembre 2024 à 11 h 03 min #51541
bzoParticipantsous les couvertures,
dans la chaleur, dans l’obscurité,
le monde qui n’existe pas encore,
rebelotte
(voir texte au-dessus pour saison 1)
cette fois, cela a démarré plus lentement,
j’étais un peu hésitant,
trop conscient de ce que je cherchais à obtenir,
cela bloquait quelque part,
mais après quelques secondes où cela a tourné à vide,
je me suis bien lâché, cela s’est mis en route
comme hier
et ce fut, encore mieux
ce fut, cette fois, véritablement,
comme une sorte de danse à l’horizontale,
une danse, couché sur le matelas,
un moment d’expérimentation (nouveau territoire)
étonnant
une sorte de danse, de rituel de réunion du corps et de l’esprit
où les membres, les organes, les muscles, la chair,
tout moi, dans l’invisible, aussi,
absolument toutes les différentes parties qui me constituent,
semblaient aller à la rencontre les unes des autres
à coup de mouvements, de gestes, de frottements, de contractions,
de pressions diverses et variées, de déplacements totalement improvisés
je les sentais comme se mettre ensemble un moment,
c’est tout ce qui comptait,
je m’en foutais royalement de tout le reste,
du temps, de l’espace, de moi, des autres, de la mort, de la vie,
il n’y avait plus que cela qui comptait,
mon corps et mon esprit se mettaient ensemble,
pour danser ensemble quelques instants
les énergies semblaient comme un liant suprême,
des ponts s’établissaient un moment,
réunissaient puis se déplaçaient,
cela se joignait de tous les côtés grâce à elles
le mouvement était plus vif que hier,
tout à fait désordonné, chaotique, tumultueux, en apparence,
mais comme travaillé par un rythme intérieur
qui semblait avoir comme une logique irrésistible,
faire se relier, faire se joindre, réunir
c’était sans queue, ni tête,
l’expression convient merveilleusement
sensation d’être entier,
complet et en même temps, totalement fragmenté
fragmenté mais en capacité pour l’instant de me sentir uni,
fragmenté mais en capacité pour l’instant de danser,
fragmenté mais en capacité pour l’instant de danser de tout mon être,
en capacité pour l’instant de faire danser tout mon être
puissante sensation d’union
et de désunion mais fertile,
pas sexuelle
14 décembre 2024 à 12 h 17 min #51542
bzoParticipanthors du petit cocon sous les couvertures,
enveloppé dans ma chaleur,
je ne parviens pas encore à faire tout à fait cela,
par contre je parviens de plus en plus à faire circuler les énergies
et à la transformer en volupté très précisément localisée
par exemple, je prends une posture debout,
je tends certains muscles
et puis je fais monter les énergies,
elles semblent venir se loger dans la zone contractée
et si une certaine partie de mon corps,
aussi, est en mouvement,
alors les énergies semblent l’accompagner,
comme une escorte volante sous la peau
cela crée comme des espèces de statues intérieures
de vibrations voluptueuses
tellement cela semble se matérialiser en moi,
qui se forment,
qui disparaissent, qui se reforment ailleurs,
une suite de tableaux
sensations extraordinairement fines, précises, riches,
comme sculptées dans du matériau extrêmement malléable,
comme localisables très précisément, quasiment palpables
15 décembre 2024 à 9 h 55 min #51543
bzoParticipanttout mon être bougeait dans la même direction
comme le flot d’un cours d’eau,
je sentais toutes mes cellules frémir, vibrer,
former comme un flux
un tellement doux vrombissement,
tellement doux vrombissement,
me dispersait, m’unifiait,
cette sensation d’être complètement en fragments,
une myriade de fragments,
réunis, accolés, les uns contre les autres,
ne laissant aucune brèche, aucun accroc,
roulant en flot serré, encastrés finement,
s’enveloppant les uns les autres, sans faille aucune
malgré le constant mouvement, roulement, frottement, éclatement, tourbillonnement
la belle parade du désir,
quelque chose comme un mini chant de la terre
très personnel,
oh dans la forêt, le grand frère est peut-être là,
en attendant, je me la joue centre de l’univers
en pleine expansion,
règne de la volupté,
déjouons le temps un instant
16 décembre 2024 à 9 h 33 min #51544
bzoParticipantj’adore me réveiller
avec une trique bien dure
là en bas
le mât du bateau
est encore en place,
les voiles des rêves
il y a quelques instants encore,
le propulsait
16 décembre 2024 à 9 h 43 min #51545
bzoParticipanttout plaisir de qualité
est une affaire de création artistique et d’animalité
en effet,
pour la plupart d’entre nous,
les moments de sexualité, en solitaire ou à plusieurs,
est une des rares occasions
où l’on peut laisser s’exprimer librement,
ce qu’il y a d’animal en nous
et ce qu’il y a d’artiste
derrière chaque geste, chaque mouvement,
la moindre caresse, la moindre contraction de muscle,
il devrait y avoir toute notre imagination, toute notre sensibilité,
toute notre délicatesse, toute notre violence,
tout notre instinct, toutes nos pulsions,
à l’oeuvre
cela ne devrait être mécanique à aucun instant,
toujours le fruit d’une inventivité, d’une créativité, en action,
se renouvelant sans cesse,
en toute simplicité,
ludiquement,
laissant parler ses tripes,
comme son imagination, comme sa sensibilité,
constamment
17 décembre 2024 à 11 h 37 min #51550
bzoParticipantles mots semblent vraiment, chez moi,
comme une sorte d’éjaculation de mon imagination,
post-moments de plaisir
je viens d’avoir quelques moments de volupté très très intense,
il y a quelques instants,
sur mon siège, face à l’écran,
quelques caresses, quelques mouvements des hanches,
une ou deux contractions,
des mots ont jailli immédiatement en grappe après
et sont là devant vos yeux
désormais
enfin , ce n’était pas, il y a quelques secondes,
enfin oui et non,
vous me comprenez,
le temps de l’écriture
et le temps de la lecture,
il y a ce décalage dont on peut faire fi,
entre nous,
tandis que j’écris, tandis que vous me lisez
j’aime à imaginer
quand quelqu’un lira ces mots,
s’imaginant un instant, moi, les écrivant,
s’imaginant, moi, écrivant ces mots lui suggérant de m’imaginer les écrire,
s’imaginant m’imaginant des mots me suggérant de vous imaginer m’imaginant les écrire,
m’imaginant vous imaginer m’imaginant en train de vous imaginer moi dans le passé
en train de vous imaginer vous dans le futur,
m’imaginant dans le passé
emmêlons joyeusement et inextricablement,
la temporalité de l’avènement de l’écriture
et celui de l’écriture,
de ces mots
soyons pour quelques instants,
un bouquet de miroirs reflétant nos actions respectives
dans le présent, le futur et le passé de ces quelques images
jetées à l’écran depuis mon clavier
créons pour quelques instant
un pont abolissant la temporalité
abolissant le temps miniaturement,
vous et moi,
le miracle, l’ingéniosité, des mots,
comme nous le faisons aussi,
en d’autres circonstances,
grâce au miracle des caresses,
des gestes ensorceleurs
là, nous sommes à la fois,
l’écrivain et le lecteur de notre plaisir
et nous abolissons le temps entre ces deux actions en nous,
nous plaçant ainsi dans la sorte de spontanéité absolue
du plaisir
qui est comme un délicieux gouffre sans fond
la volupté abolit le passé, abolit le futur,
abolit même le présent en fait,
on est juste comme fondu
dans une sorte d’intensité ineffable
hors du temps, de l’espace et du monde,
peut-être à la fois autant vivant que mort,
pendant quelques instants,
c’est-à-dire immortel,
c’est-à-dire d’une fragilité absolue
18 décembre 2024 à 12 h 06 min #51551
bzoParticipantil y a quelque chose de tellement magnifique
dans la capacité qu’a cette chair
de se transformer instantanément
en un monde de sensations voluptueuses
apparemment sans limites
et c’est bien la seule chose qui ne s’altère pas,
qui ne s’use pas avec le temps,
en nous
mais tout au contraire
qui peut continuer de s’enrichir, de s’intensifier,
jusqu’à la dernière minute
le désir est né jeune avec nous,
nous quittera tout aussi jeune
tandis que nous terminerons
tout chiffonnés, tout ratatinés
et jusqu’au dernier moment,
il sera prêt à nous prêter ses ailes
pour un envol
témoignant de la magnificence absolue
de la vie
19 décembre 2024 à 10 h 20 min #51553
bzoParticipantbasculer en mode yin,
c’est comme de plonger
dans une piscine de volupté,
la tête la première
sauf que comme
nous sommes devenus instantanément transparents,
absolument sans parois aucunes,
non seulement on est enveloppé de toutes parts,
mais l’on est envahi aussi dans toutes les fibres de son être
un nectar soyeux, chaud et vibrant,
dans lequel se produisent des arabesques,
des courbes, des virages capiteux,
des variations de nuances,
tantôt plus vers le fond,
tantôt plus en surface,
il y a comme un dauphin quelque part
qui se déplace dans tous les sens
qui exprime sa joie d’être
dans son élément
c’est le désir
qui respire à plein poumons
en nous, par nous, pour nous
le monde
en train de se contempler
un instant à travers nous
comme dans un miroir,
le train éveillé
d’un rêve dans la chair
20 décembre 2024 à 10 h 02 min #51557
bzoParticipantmille et une nuances de sensation de bonheur d’être,
mille et une nuances de sensation de fête dans la chair,
mille et une nuances de sensation de volupté,
harmonieusement sauvage et sauvagement harmonieuse,
mille et une nuances de sensation d’union, de réunion,
du corps et de l’esprit,
mille et une nuances de sensation d’être entier,
d’être un, d’être complet,
mille et une nuances de sensation de jouissance de tous les instants,
dès le premier instant et jusqu’au dernier instant,
mille et une nuances de sensation d’un plaisir instantané,
pétillant, coloré et sans cesse changeant,
mille et une nuances de sensation de vibrer comme un volcan joyeux,
un volcan amoureux fou du ciel et tendant les bras vers lui
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