30 sujets de 121 à 150 (sur un total de 876)
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  • #51469
    Avatar photobzo
    Participant

    explorer minutieusement

    les mouvements,  les gestes, les contractions,

    explorer leurs combinaisons, leurs accords,

    sans fin

     

    le moindre millimètre, le moindre écart,

    la moindre variation, la moindre bifurcation,

    provoquent un changement,

    provoquent un petit séisme délicieux à capter

     

    un papillon multicoloré de volupté,

    aux irisations sans cesse changeantes,

    s’envoler ainsi quelques instants en soi-même,

    la chair et l’esprit en ébullition

     

    mourir en plein ciel,

    renaître sur la terre,

    mourir sur la terre,

    renaître en plein ciel

    #51473
    Avatar photobzo
    Participant

    comme mes tétons me répondent

    au moindre contact, au moindre effleurement,

    c’est presque comme si j’avais deux petits sexes là haut

    qui durcissent, qui se raidissent,

    gorgés de vibrations prêts à se répandre aux environs

     

    non seulement cela

    mais ils semblent aussi comme amplifier

    la moindre action ailleurs,

    que je sois occupé à contracter les muscles du périné

    ou à faire frotti frotta avec les cuisses sur les génitaux

    ou les deux

    c’est comme s’ils recevaient un coup de turbo

    dès que je me mets à chipoter mes tétons chéris

    #51474
    Avatar photobzo
    Participant

    en mode yin,

    à force d’être frotté, pressé, malaxé, trituré, dans tous les sens,

    régulièrement, mon pénis peut commencer à durcir, à prendre du volume,

    voire même de temps à autre, à se dresser complètement,

    devenir aussi dur qu’il peut, le chérubin

     

    le frotti frotta entre les cuisses et les génitaux,

    devient alors plus maladroit, plus heurté,

    avec cet objet soudainement solide, allongée

    et non plus mou de chez mou,

    qui se laisse malaxer, triturer, chiffonner,

    dans tous les sens

     

    mais ce n’est pas grave

    car je suis dans ces moments,

    envahi d’une tellement irrésistiblement

    ambiguë et délicieuse sensation

     

    en même temps tout ce féminin aux commandes en moi,

    ces hanches qui dansent langoureusement

    et puis ce bâtonnet durci, dressé, devant, là en bas

    cet étendard triomphant de la masculinité,

    ce braquemart gorgé de sang, se balançant un peu,

    comme pointant vers l’horizon

    où il semble pouvoir remplacer un moment le soleil,

    de la puissance de son rayonnement

     

    me sens incroyable dans ces moments,

    tellement totalement délicieusement hybride,

    en même temps, aussi fier que possible de cette manifestation virile,

    l’impression de pouvoir aller féconder tout l’univers vivant avec

    de pénétrer avec mon dard jusqu’au plus profond du noyau de la planète,

    d’y provoquer des tremblements de terre monstrueux

    avec les va et vient de mes reins déchaînés

     

    et en même temps, toute ce féminin que j’ai réussi à éveiller,

    qui est venu prendre les commandes,

    toute cette soie dansante que je sens partout en moi,

    tellement capiteusement qui ondule,

    toutes ces courbes, toutes ces sinuosités

     

    c’est bien simple,

    la seule chose qui est droite, qui est dure, en moi, en ce moment,

    c’est ce braquemart gorgé de sang,

    le reste est tellement ouvert, tellement offert, tellement envahi,

    il semble comme la proue d’un bateau,

    soudainement qui est venue s’installer là en bas,

    écartant, fendant, des vagues dans l’invisible

     

    cela semble presque comme une fellation,

    tellement c’est comme si tout un océan

    ne semblait plus qu’une bouche venant l’envelopper, l’avaler

    avec des milliers de langues allant et venant dessus

     

    il va finir par exploser , c’est sûr,

    quel traitement royal,

    tant de douceur et de violence, à la fois, en action,

    venant encenser, venant attiser, sa raideur,

    il va finir par lâcher sa lave

     

    qu’est-ce que ce sera bon,

    cela semblera durer une éternité,

    une partie de mes couilles, de mes poils, du  haut de mes cuisses, de mon pubis

    seront mouillés, gluants,

    je passerai un doigt dedans pour recueillir un peu de semence

    et la porter à mes lèvres,

    les en barbouillerai, en goûterai, en avalerai, aussi un peu

     

    puis m’arrêterai net,

    une détente souveraine m’ayant envahi,

    incapable désormais de bouger,

    pour de longues secondes,

    comme empli de calme et d’émerveillement

     

    la marée de la volupté se retire,

    laissant encore traîner quelques étoiles ici et là,

    la chair et l’esprit, le féminin et le masculin,

    ces couples en moi,

    semblent encore comme lovés l’un contre l’autre

     

    au fil des années,

    le plaisir est devenu un jeu

    tellement sans tabous et sans limites,

    ô mon cher corps,

    comme nous nous amusons ensemble

    #51515
    Avatar photobzo
    Participant

    au fond, c’est une question d’interprétation,

    savoir interpréter les informations qui montent

    ou juste leur donner le sens qu’on a envie?

     

    bah, le résultat est le même,

    on vit son plaisir

    #51516
    Avatar photobzo
    Participant

    l’art de faire durer son plaisir,

    le merveilleux, le splendide, art

    qui se parfait, qui se perfectionne,

    jour après jour, nuit après nuit

     

    une cheminée chaude,

    un feu allumé

    et de la fumée qui s’échappe

    sous formes de gémissements

     

    oh que je flamboie

    de tout mon être

    #51517
    Avatar photobzo
    Participant

    ce matin,

    je me réveille pas trop en forme

    et souvent quand c’est le cas,

    je doute de tout, de rien,

    j’ai besoin de me rassurer

     

    vite vérifier,

    je bouge  le cul,

    passe la main lentement sur la hanche,

    ouf, c’est bien là,

    la connexion se fait instantanément,

    les énergies montent,

    la volupté se déploie

     

    je suis sauvé de ce côté-là,

    le bagage est là,

    bien fermement avec moi,

    mon viatique ressourçant,

    mes injections de soie,

    mon nid douillet

    de sensations sans cesse changeantes,

    à volonté

     

    traverser la journée,

    s’aider par moments,

    un peu, beaucoup, à la folie,

    respirer un grand coup,

    à plein poumons

     

    quel ring de boxe,

    la vie

     

    un allié secret, un allié intime,

    un joker dans sa manche,

    c’est tellement précieux

    #51518
    Avatar photobzo
    Participant

    Jouir, je trouve,

    c’est une habitude à prendre,

    au plus l’on jouit,

    au plus facile l’on a à jouir

     

    au fond, jouir

    est comme un muscle,

    il faut l’exercer

    et encore l’exercer

    et il devient de plus en plus capable

     

    En tout cas

    dans une sexualité positive

    et imaginative,

    orientée vers les forces de la vie

    #51519
    Avatar photobzo
    Participant

    enfin, sexualité positive et imaginative,

    cela ne sous-entend en aucune façon un jugement moral,

    pour moi,

    juste une sexualité qui encense le désir,

    qui bonifie, qui magnifie,

    qui fait se communier voluptueusement,

    qui fait se connecter intensément,

    à soi-même ou à d’autres

     

    pas une sexualité mortifère, refermée,

    coquille vide, enveloppée d’un peu d’orgasme

     

    bon, là encore, cette définition

    peut engendrer de la confusion, sans doute

    sur ce qui entre dans une catégorie ou l’autre

    #51520
    Avatar photobzo
    Participant

    je ne suis plus venu écrire ces deux derniers jours,

    c’est parce que je n’ai quasi plus pratiqué,

    quasi plus eu de moments de volupté,

    c’est comme cela, je ne me force pas

    et comme je ne regarde pas de porno

    pour m’exciter artificiellement

     

    les mots, chez moi, viennent toujours avec le plaisir,

    quand je viens pondre deux, trois textes par jour, voire plus,

    c’est que je connais une période intense

    où le désir fait flamboyer ma chair et mon esprit

     

    les mots sont, en quelque sorte, les fruits de la volupté,

    des fruits issus de fruits, des sur-fruits,

    j’ai joui beaucoup, il y a des mots qui commencent à venir,

    une sorte de sudation exquise dans le fond de mon cerveau

     

    voire même, quand j’ai du mal à terminer un texte,

    je lubrifie un peu le mécanisme,

    je me caresse, je bouge des hanches,

    fais monter quelques contractions

    et hop, le moulin à mots se remet en route,

    expulse les quelques derniers phrases qu’il me faut,

    reste plus qu’à les travailler et retravailler un peu

    pour mettre cela en forme

    #51521
    Avatar photobzo
    Participant

    pour devenir familier, pour devenir intime,

    mélangeons nos humeurs,

    mêlons-les joyeusement,

    qu’elles s’interpénètrent, qu’elles s’unissent,

    jusqu’à ne former plus qu’un seul matériau

    provenant de moments de rapprochement

    #51525
    Avatar photobzo
    Participant

    les énergies tourbillonnent quelques instants en moi

    avant de former comme une sculpture intérieure,

    ma chair semble intimement se mouler dessus

     

    les énergies semblent des ailes maintenant

    qui semblent tout entraîner avec elles,

    quelque chose de tellement total,

    quelque chose de tellement entier,

    dans cette sensation

     

    suis-je léger, suis-je lourd?

    je n’en sais rien,

    tout ce que je sais,

    c’est que je n’échangerais ma place

    en cet instant,

    avec personne au monde

    #51526
    Avatar photobzo
    Participant

    oh la soie de cette volupté,

    elle s’affine jour après jour,

    devient toujours plus délectable,

    je ne m’en lasserai jamais

     

    une main sur un sein

    passe lentement,

    la paume palpe, enveloppe,

    frotte tout doucement

    mais fermement

     

    en bas,

    les cuisses, les génitaux,

    tout à leurs chaleurs s’entremêlant,

    s’amalgamant,

    rapprochements, légères pressions,

    effleurements

     

    mouvement général de cambrement

    de tout mon être,

    comme si j’étais un félin

    sur l’échine duquel,

    une main était passée

     

    quelques mots miroir plus tard,

    c’est malin,

    maintenant j’ai envie de plus

     

    je ferme les yeux,

    tends les muscles des fesses

    les écarte très lentement

    tout en creusant les reins toujours plus,

    une cuvette profonde, dense et bouillonnante,

    nait entre elles

     

    invitation, signal,

    à une contraction,

    qu’un ascenseur hydraulique

    se mette en route,

    pousse vers le haut ineffablement

     

    tout mon intérieur au niveau du bassin,

    semble être compressé toujours plus ensemble

    et poussé vers le haut,

    multi-génération de frottements de toutes sortes,

    les plus délicieux les uns que les autres

     

    actions élaborées,

    affinées au fil des années,

    mais mécanisme tellement tellement simple, en fait,

    le yin chante tout naturellement

    dans mon corps d’homme

     

    confondante

    et voluptueuse

    communion

    #51527
    Avatar photobzo
    Participant

    les hanches chantantes, les hanches dansantes,

    le titre de mon fil correspond tellement bien

    car le mode yin, c’est cela,

    des notes en balade dans les hanches

     

    bon, après,

    elles vont se balader un peu partout

    mais initialement, elles naissent là,

    prennent de la vigueur, de l’allant, là,

    décollent de là en bas,

    comme surgissant

    d’une source un peu mystérieuse

     

    laissez les notes rebondir par où elles veulent,

    rongez, rongez, ces amarres,

    mon corps voulait sa liberté,

    mon corps m’a appris sa liberté

    sa liberté d’être, de penser et de désirer

     

    mon corps m’a appris sa sagesse animale,

    reflet profond du plus pur désir,

    sa sagesse transversale

    qui me dit juste d’essayer de toutes mes forces

    d’enlacer ce qu’il y a moyen d’enlacer un moment

     

     

     

    #51528
    Avatar photobzo
    Participant

    oh mon corps, mon corps,

    comme nous avons progressé

    dans la bonne direction

     

    j’en veux pour preuve,

    cette main, ces doigts, cette paume

    qui glissent lentement sur la peau

    et qui semblent initier partout sur leur passage

    une symphonie de notes voluptueuses,

    sans cesse changeantes

     

    leur chorégraphie improvisée,

    tantôt tout en délicatesse, effleurements,

    danseuses évoluant sur les pointes,

    tantôt tout en vigueur, sans retenue,

    pagayeurs en pleine course,

    font germer une soie chaude et vibrante

    qui s’élancent en grappes de notes,

    se rejoignant pour former un flot somptueux

    qui me fait monter instantanément au septième ciel

     

    #51529
    Avatar photobzo
    Participant

    ce qu’il est important de comprendre

    c’est que le yin en nous, pour fonctionner,

    a besoin, doit, se servir des sources d’énergie de notre corps,

    de notre corps d’homme

     

    une des meilleurs sources d’énergie sexuelle d’un corps d’homme,

    ce sont ses génitaux,

    eh oui, votre braquemart et vos couilles,

    le yin en vous en raffole, lui sont absolument nécessaire

     

    enfin, pas tout à fait,

    vous pourriez vous débrouiller avec le reste,

    je le fais de temps à autre,

    prostate, seins, le reste du corps

    mais pas de pénis et les petites boules qui pendouillent dessous

    comme carburant

     

    mais c’est se priver d’une des plus importantes sources,

    la plus aisée à actionner

    et la plus immédiatement généreuse en vibrations voluptueuses

     

    il y a la façon de le faire, bien sûr,

    une seule règle, éviter totalement le contact avec les mains,

    commencer à les chipoter avec,

    vous fera directement rebasculer en mode yang

     

    les attouchements avec les doigts, la paume, de son pénis

    sont un geste masculin de masturbation

    et le yin s’il était aux commandes l’instant d’avant en vous,

    s’efface, s’évanouit instantanément

     

    les cuisses sont l’interlocuteur naturel en mode yin de ses génitaux,

    une fois qu’on en prend bien l’habitude,

    cela devient comme une sorte de danse,

    un tango sensuel entre les cuisses et vos parties intimes,

    un frotti frotta ardent et tellement riche

    qui n’a rien à envier en variété, finesse et intensité

    de ce que l’on peut éventuellement obtenir dans une masturbation classique

    si l’on utilise des techniques avancées

     

    et cela va durer bien bien plus longtemps,

    des longues heures de plaisir d’une intensité magnifique

    avant que le corps ne réclame une éjaculation

    et avant cela vous aurez vécu d’interminables moments de sensation préorgasmique,

     

    l’orgasme semble venir, monter inexorablement,

    le sperme semble sur le point de jaillir,

    le début, la montée en puissance de la petite explosion,

    vous éclatez déjà, le plaisir vous explose en mille morceaux

    sauf que là, en mode yin,  cela dure,

    cela peut se prolonger quasi indéfiniment

    et en plus ce n’est pas seulement ressenti dans le bassin

    mais cela s’est répandu dans tout le corps

     

    tout notre être semble être devenu ce braquemart raidi, vibrant,

    prêt à lâcher sa giclée de semence,

    ce qui est aux commandes,

    c’est une danse soyeuse, capiteuse

    qui nous a envahi de fond en comble

    et tout ne semble plus que voiles ondulant vertigineusement en nous,

    arabesques de vibrations, mer de frôlements

    #51530
    Avatar photobzo
    Participant

    je vieillis, c’est sûr, c’est inexorable,

    je ne veux pas paraître dramatique, mélodramatique ou pédant

    mais la mort est là autour de moi

    qui rode de plus en plus proche

     

    des proches qui ne sont plus là,

    oh tellement désormais,

    plus de morts que de vivants, dans la famille, dans les connaissances,

    parmi la cohorte, aussi, de gens publics,

    gens de théatre, de cinéma que j’ai aimés,

    des vedettes de rock , pop, jazz, musique classique et autres,

    tous ceux qui a à un moment donné, ont touché mon coeur, mon imagination, ma sensibilité,

    ou juste mes pieds, un soir, sur une piste de danse,

    la plupart sont des fantômes

    mais qui continuent de m’habiter quelque part

     

    mon corps s’use, mon cerveau aussi,

    la seule chose qui ne vieillit pas, en fait,

    c’est la volupté, c’est le désir,

    bien au contraire,

    ils paraissent de plus en plus jeunes, de plus en plus immenses

     

    la splendeur des sensations ne s’atténue pas,

    elle s’enrichit, elle s’affine,  jour après jour, nuit après nuit,

    comme un sphinx, le désir renaît en moi

    et la volupté qui en résulte,

    est toujours plus somptueuse à vivre

     

    bander, de plus en plus dur? (jeu de mot inside)

    bah, la belle affaire,

    il y a tout le reste, langue, doigts, bouche, muscles, peau, mouvements, narines, yeux,

    tout seul ou avec d’autre(s),

    il y a de quoi faire pour cent mille ans,

    même sans la bite dressée,

    obtenir une jouissance et une volupté,

    d’une luxuriance sans pareille

    #51532
    Avatar photobzo
    Participant

    oh, quel moment splendide je viens de vivre aux toilettes

     

    je venais de me relever ayant fini ma tache,

    debout, ayant juste tiré la chasse,

    j’ai senti un appel de mon corps au creux de mes reins,

    je me suis laissé aller, je me suis lâché,

    mes yeux se sont fermés,

    ma tête est parti vers l’arrière, mes épaules aussi

    ma colonne vertébrale semblait s’étirer, s’allonger

    tandis que je semblais de plus en plus droit

    comme si je me mettais au garde à vous pour le plaisir

     

    c’était un peu curieux comme action

    car c’est comme si en même temps,

    debout, je me raidissais et me relâchais complètement

     

    mais intérieurement, ces quelques secondes,

    furent juste irrésistibles,

    la sensation de me transformer en une flamme dansante,

    là, debout, les yeux fermés,

    tout mon être en douce combustion,

    toutes mes cellules grésillante de volupté

     

    cela n’a pas duré plus d’une quinzaine de secondes

    mais ce fut assez transcendantal comme expérience,

    transcendantal et capiteux,

    avec le bruit de l’eau des toilettes grondant en arrière-plan

     

    comme j’ai dansé en moi-même, ces quelques instants,

    comme je n’étais plus, de tout mon être, qu’une flamme dansante,

    merveilleuse façon de commencer la journée

    #51533
    Avatar photobzo
    Participant

    s’offrir

    et en même temps, se prendre,

    est possible

    parce que nous avons ces deux pôles en nous,

    le masculin et le féminin

     

    et quand ces deux

    sont éveillés en même temps en nous,

    eh bien on s’offre et se prend en même temps

    et l’on vit les étincelles délicieuses

    de cette interaction

    #51535
    Avatar photobzo
    Participant

    il y a ces moments qui viennent tout seuls

    où c’est, disons, mon corps qui m’invite

    et puis d’autres où c’est moi qui ait envie,

    où c’est moi qui invite

     

    mais d’un façon ou d’une autre,

    une fois qu’on est sur la piste,

    au bal de la volupté,

    tous les deux,

    on tournoie, on tournoie,

    on ne forme plus qu’un

     

    on devient surnaturellement léger,

    on semble avoir des ailes,

    on s’étourdit somptueusement,

    le royaume de la soie

    s’est abattu sur nous

    #51536
    Avatar photobzo
    Participant

    brièvement, un ravin sans fond,

    empli de vibrations,

    s’ouvre en moi,

    au détour d’un geste, d’un mouvement

     

    le temps d’une respiration,

    le désir est devenu mon souffle

     

    #51537
    Avatar photobzo
    Participant

    dans l’obscurité, sous les couvertures, bien au chaud,

    le monde extérieur n’existe pas,

    il n’y a que moi, moi et moi,

    tous les moi sans aucun des systèmes de défense

    quand on est face au monde,

    tout un potentiel d’émoi, émoi, émoi

     

    ce matin, ainsi, j’ai vécu une expérience sensorielle superbe,

    une expérience de plaisir sans volupté, sans sexuel,

    cela a commencé par mon avant-bras

    que j’ai commencé à déplacer très très lentement

    sur ma cuisse

    (j’étais en position de chien de fusil,

    ma position habituelle au lit quand je ne pratique pas),

    j’ai senti des ondes qui ont commencé à circuler,

    c’était agréable,

    pas sexuel mais agréable

     

    en quoi consistait ce plaisir non sexuel mais néanmoins très puissant?

    j’ai analysé cela après coup,

    c’était le simple fait de sentir mon corps et mon esprit uni,

    ne former plus qu’un,

    un seul espace, comme une scène , du terreau ultra-fertile

    où toutes sortes de choses peuvent bourgeonner instantanément

    et où circulait des énergies à l’état pur,

    sans qu’elles se transforment encore en volupté

     

    elles circulaient tantôt sous forme de flammèche ondulant,

    tantôt leur masse prenait de la consistance du volume,

    devenait un serpent épais zigzaguant à gauche, à droite,

    tantôt carrément leur cours, leur flux,

    occupait tout mon être

     

    l’important était d’avoir constamment un cours, un rythme,

    parfois tout menu, tout menu

    et à d’autres moments, massif, gigantesque

    et pour cela, je laissais bouger, contracter, frotter, effleurer

    en toute spontanéité et improvisation,

    juste je suivais le flux, me laissais entraîner par celui-ci

     

    au bout d’un moment,

    je me sentais de plus en plus sûr de ce qui se passait, comment cela devait se passer

    et je laissais même mes génitaux, ma prostate , mes seins, participer

    sans que cela devienne sexuel,

    toujours rester dans de l’énergie pure,

    je sentais le seuil au-delà duquel cela se transformerait en volupté,

    je jouais avec, je laissais même un peu mordre dessus

    puis je redescendais,

    je continuais en sensation non-sexuelle

     

    je faisais du rase motte en quelque sorte,

    je restais toujours en-dessous de l’altitude au-delà de laquelle

    les radars du sexuel détecteraient l’action

    et se mettraient en route toute la machinerie du plaisir

     

    par moments, je m’amusais à flirter avec,

    vraiment venir titiller cette frontière, tournicoter dessus,

    sentir un bref départ de volupté

    puis immédiatement redescendre en altitude

    et juste goûter aux énergies se déplaçant en moi

    #51541
    Avatar photobzo
    Participant

    sous les couvertures,

    dans la chaleur, dans l’obscurité,

    le monde qui n’existe pas encore,

    rebelotte

    (voir texte au-dessus pour saison 1)

     

    cette fois, cela a démarré plus lentement,

    j’étais un peu hésitant,

    trop conscient de ce que je cherchais à obtenir,

    cela bloquait quelque part,

    mais après quelques secondes où cela a tourné à vide,

    je me suis bien lâché, cela s’est mis en route

    comme hier

    et ce fut, encore mieux

     

    ce fut, cette fois, véritablement,

    comme une sorte de danse à l’horizontale,

    une danse, couché sur le matelas,

    un moment d’expérimentation (nouveau territoire)

    étonnant

     

    une sorte de danse, de rituel de réunion du corps et de l’esprit

    où les membres, les organes, les muscles, la chair,

    tout moi, dans l’invisible, aussi,

    absolument toutes les différentes parties qui me constituent,

    semblaient aller à la rencontre les unes des autres

    à coup de mouvements, de gestes, de frottements, de contractions,

    de pressions diverses et variées, de déplacements totalement improvisés

     

    je les sentais comme se mettre ensemble un moment,

    c’est tout ce qui comptait,

    je m’en foutais royalement de tout le reste,

    du temps, de l’espace, de moi, des autres, de la mort, de la vie,

    il n’y avait plus que cela qui comptait,

    mon corps et mon esprit se mettaient ensemble,

    pour danser ensemble quelques instants

     

    les énergies semblaient comme un liant suprême,

    des ponts s’établissaient un moment,

    réunissaient puis se déplaçaient,

    cela se joignait de tous les côtés grâce à elles

     

    le mouvement était plus vif que hier,

    tout à fait désordonné,  chaotique, tumultueux, en apparence,

    mais comme travaillé par un rythme intérieur

    qui semblait avoir comme une logique irrésistible,

    faire se relier, faire se joindre, réunir

     

    c’était sans queue, ni tête,

    l’expression convient merveilleusement

    sensation d’être entier,

    complet et en même temps, totalement fragmenté

    fragmenté mais en capacité pour l’instant de me sentir uni,

    fragmenté mais en capacité pour l’instant de danser,

    fragmenté mais en capacité pour l’instant de danser de tout mon être,

    en capacité pour l’instant de faire danser tout mon être

     

    puissante sensation d’union

    et de désunion mais fertile,

    pas sexuelle

     

     

    #51542
    Avatar photobzo
    Participant

    hors du petit cocon sous les couvertures,

    enveloppé dans ma chaleur,

    je ne parviens pas encore à faire tout à fait cela,

    par contre je parviens de plus en plus à faire circuler les énergies

    et à la transformer en volupté très précisément localisée

     

    par exemple, je prends une posture debout,

    je tends certains muscles

    et puis je fais monter les énergies,

    elles semblent venir se loger dans la zone contractée

     

    et si une certaine partie de mon corps,

    aussi, est en mouvement,

    alors les énergies semblent l’accompagner,

    comme une escorte volante sous la peau

     

    cela crée comme des espèces de statues intérieures

    de vibrations voluptueuses

    tellement cela semble se matérialiser en moi,

    qui se forment,

    qui disparaissent, qui se reforment ailleurs,

    une suite de tableaux

     

    sensations extraordinairement fines, précises, riches,

    comme sculptées dans du matériau extrêmement malléable,

    comme localisables très précisément, quasiment palpables

    #51543
    Avatar photobzo
    Participant

    tout mon être bougeait dans la même direction

    comme le flot d’un cours d’eau,

    je sentais toutes mes cellules frémir, vibrer,

    former comme un flux

     

    un tellement doux vrombissement,

    tellement doux vrombissement,

    me dispersait, m’unifiait,

    cette sensation d’être complètement en fragments,

    une myriade de fragments,

    réunis, accolés, les uns contre les autres,

    ne laissant aucune brèche, aucun accroc,

    roulant en flot serré, encastrés finement,

    s’enveloppant les uns les autres, sans faille aucune

    malgré le constant mouvement, roulement, frottement, éclatement, tourbillonnement

     

    la belle parade du désir,

    quelque chose comme un mini chant de la terre

    très personnel,

    oh dans la forêt, le grand frère est peut-être là,

    en attendant, je me la joue centre de l’univers

    en pleine expansion,

    règne de la volupté,

    déjouons le temps un instant

    #51544
    Avatar photobzo
    Participant

    j’adore me réveiller

    avec une trique bien dure

    là en bas

     

    le mât du bateau

    est encore en place,

    les voiles des rêves

    il y a quelques instants encore,

    le propulsait

    #51545
    Avatar photobzo
    Participant

    tout plaisir de qualité

    est une affaire de création artistique et d’animalité

     

    en effet,

    pour la plupart d’entre nous,

    les moments de sexualité, en solitaire ou à plusieurs,

    est une des rares occasions

    où l’on peut laisser s’exprimer librement,

    ce qu’il y a d’animal en nous

    et ce qu’il y a d’artiste

     

    derrière chaque geste, chaque mouvement,

    la moindre caresse, la moindre contraction de muscle,

    il devrait y avoir toute notre imagination, toute notre sensibilité,

    toute notre délicatesse, toute notre violence,

    tout notre instinct, toutes nos pulsions,

    à l’oeuvre

     

    cela ne devrait être mécanique à aucun instant,

    toujours le fruit d’une inventivité, d’une créativité, en action,

    se renouvelant sans cesse,

    en toute simplicité,

    ludiquement,

    laissant parler ses tripes,

    comme son imagination, comme sa sensibilité,

    constamment

    #51550
    Avatar photobzo
    Participant

    les mots semblent vraiment, chez moi,

    comme une sorte d’éjaculation de mon imagination,

    post-moments de plaisir

     

    je viens d’avoir quelques moments de volupté très très intense,

    il y a quelques instants,

    sur mon siège, face à l’écran,

    quelques caresses, quelques mouvements des hanches,

    une ou deux contractions,

    des mots ont jailli immédiatement en grappe après

    et sont là devant vos yeux

    désormais

     

    enfin , ce n’était pas, il y a quelques secondes,

    enfin oui et non,

    vous me comprenez,

    le temps de l’écriture

    et le temps de la lecture,

    il y a ce décalage dont on peut faire fi,

    entre nous,

    tandis que j’écris, tandis que vous me lisez

     

    j’aime à imaginer

    quand quelqu’un lira ces mots,

    s’imaginant un instant, moi, les écrivant,

    s’imaginant, moi, écrivant ces mots lui suggérant de m’imaginer les écrire,

    s’imaginant m’imaginant des mots me suggérant de vous imaginer m’imaginant les écrire,

    m’imaginant vous imaginer m’imaginant en train de vous imaginer moi dans le passé

    en train de vous imaginer vous dans le futur,

    m’imaginant dans le passé

     

    emmêlons joyeusement et inextricablement,

    la temporalité de l’avènement de l’écriture

    et celui de l’écriture,

    de ces mots

    soyons pour quelques instants,

    un bouquet de miroirs reflétant nos actions respectives

    dans le présent, le futur et le passé de ces quelques images

    jetées à l’écran depuis mon clavier

     

    créons pour quelques instant

    un pont abolissant la temporalité

    abolissant le temps miniaturement,

    vous et moi,

    le miracle, l’ingéniosité, des mots,

    comme nous le faisons aussi,

    en d’autres circonstances,

    grâce au miracle des caresses,

    des gestes ensorceleurs

     

    là, nous sommes à la fois,

    l’écrivain et le lecteur de notre plaisir

    et nous abolissons le temps entre ces deux actions en nous,

    nous plaçant ainsi dans la sorte de spontanéité absolue

    du plaisir

    qui est comme un délicieux gouffre sans fond

     

    la volupté abolit le passé, abolit le futur,

    abolit même le présent en fait,

    on est juste comme fondu

    dans une sorte d’intensité ineffable

    hors du temps, de l’espace et du monde,

    peut-être à la fois autant vivant que mort,

    pendant quelques instants,

    c’est-à-dire immortel,

    c’est-à-dire d’une fragilité absolue

    #51551
    Avatar photobzo
    Participant

    il y a quelque chose de tellement magnifique

    dans la capacité qu’a cette chair

    de se transformer instantanément

    en un monde de sensations voluptueuses

    apparemment sans limites

     

    et c’est bien la seule chose qui ne s’altère pas,

    qui ne s’use pas avec le temps,

    en nous

    mais tout au contraire

    qui peut continuer de s’enrichir, de s’intensifier,

    jusqu’à la dernière minute

     

    le désir est né jeune avec nous,

    nous quittera tout aussi jeune

    tandis que nous terminerons

    tout chiffonnés, tout ratatinés

     

    et jusqu’au dernier moment,

    il sera prêt à nous prêter ses ailes

    pour un envol

    témoignant de la magnificence absolue

    de la vie

    #51553
    Avatar photobzo
    Participant

    basculer en mode yin,

    c’est comme de plonger

    dans une piscine de volupté,

    la tête la première

     

    sauf que comme

    nous sommes devenus instantanément transparents,

    absolument sans parois aucunes,

    non seulement on est enveloppé de toutes parts,

    mais l’on est envahi aussi dans toutes les fibres de son être

     

    un nectar soyeux, chaud et vibrant,

    dans lequel se produisent des arabesques,

    des courbes, des virages capiteux,

    des variations de nuances,

    tantôt plus vers le fond,

    tantôt plus en surface,

    il y a comme un dauphin quelque part

    qui se déplace dans tous les sens

    qui exprime sa joie d’être

    dans son élément

     

    c’est le désir

    qui respire à plein poumons

    en nous, par nous, pour nous

     

    le monde

    en train de se contempler

    un instant à travers nous

     

    comme dans un miroir,

    le train éveillé

    d’un rêve dans la chair

     

     

    #51557
    Avatar photobzo
    Participant

    mille et une nuances de sensation de bonheur d’être,

    mille et une nuances de sensation de fête dans la chair,

    mille et une nuances de sensation de volupté,

    harmonieusement sauvage et sauvagement harmonieuse,

    mille et une nuances de sensation d’union, de réunion,

    du corps et de l’esprit,

    mille et une nuances de sensation d’être entier,

    d’être un, d’être complet,

    mille et une nuances de sensation de jouissance de tous les instants,

    dès le premier instant et jusqu’au dernier instant,

    mille et une nuances de sensation d’un plaisir instantané,

    pétillant, coloré et sans cesse changeant,

    mille et une nuances de sensation de vibrer comme un volcan joyeux,

    un volcan amoureux fou du ciel et tendant les bras vers lui

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