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bzo.
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4 septembre 2025 à 11 h 17 min #53534
bzoParticipantc’est tellement frustrant quelque part
que moi
qui pendant deux ans à peu près,
au début que je me sois aventuré
hors des sentiers battus et rebattus du plaisir pénien,
ai vécu tant et tant d’orgasmes prostatiques et de super O,
qui allumait tellement facilement le feu du plaisir prostatique
soit incapable désormais,
après être passé progressivement
exclusivement durant plusieurs années (au moins cinq, six, voire plus)
à ce que j’appelle le plaisir en mode yin,
ne soit plus capable de retrouver ce type de plaisir
pourtant ma prostate est bien éveillée,
oh combien!
mais elle s’est habituée à fonctionner de pair
avec tout le reste du corps,
les génitaux, l’anus, etc
au fond,
cela a été cela, une grande part de mon apprentissage
du mode yin,
fondre la prostate dans un ensemble,
l’intégrer au reste du corps,
qu’elle ne soit plus une soliste toute puissante
mais qu’ils génèrent tous ensemble des ondes,
qu’ils travaillent tous parfaitement synchronisés,
les gestes, les mouvements, les contractions, les postures, les caresses,
viennent ainsi peu à peu tellement naturellement,
font parti d’un flux qui semble couler de source
là, en essayant de retrouver le plaisir prostatique,
j’essaie à nouveau d’extraire la prostate,
de l’habituer à fonctionner toute seule,
c’est une approche tout à fait différente
et je n’y suis plus du tout habitué,
ma prostate est habitué à entrer en action
uniquement en conjonction avec tout le reste
il va falloir me forcer sérieusement
pendant tout un temps
pour retrouver la puissance irradiante de la prostate
en solo aussi
mais avec un masseur vibrant,
cela pourrait être la bonne approche pour cela
car je parviens à ne pas rebasculer vers le mode yin
juste en laissant faire le masseur,
ne mettant pas en action mon bassin, mes cuisses et tout le reste,
juste quelques faibles contractions
et éventuellement du titillement des tétons,
ça va avec tout, le titillement de tétons,
cela met un coup de turbo toujours le bienvenu
5 septembre 2025 à 11 h 08 min #53541
bzoParticipants’éloigner d’un plaisir sexuel
vécu dans sa chair et son esprit,
même pour quelques heures,
c’est comme avoir un désert qui prend pied en nous,
qui progresse lentement, gagne du terrain,
nous envahit de plus en plus
étancher son désir,
sentir comme un nectar extraordinairement nourrissant
traverser ses fibres,
y séjourner un peu,
c’est comme être dans un nid
hors du temps et de l’espace,
vibrant du confort ultime d’une félicité sans âge
5 septembre 2025 à 12 h 29 min #53542
bzoParticipantdingue çà,
je me rends compte que dans ma vie,
je passe plus de temps nu comme un ver
qu’habillé
en effet, si je sors de chez moi,
ce sera maintenant que je suis à la retraite
quasi exclusivement dans l’après-midi,
(quasi tous les jours)
généralement de 13/14h à 18/19h,
de temps à autre, en soirée,
pour aller au théatre, au restaurant ou au cinéma,
disons une fois, en moyenne, par semaine,
des gens peuvent venir éventuellement chez moi,
en soirée ou dans l’après-midi,
disons, là aussi, en moyenne, une fois par semaine,
le reste du temps, je suis chez moi, à poil,
bienheureux de l’être,
aéré par tous les pores de la peau,
allégé, vif, alerte
donc oui,
dans ma vie, je passe plus de temps nu comme un ver
qu’habillé
et j’aime cela,
oh oui j’aime cela,
le rapport à son corps est tout à fait différent
quand on est ainsi, dépourvu de tout tissu,
que toute la peau est à l’air libre,
le dialogue avec lui,
est beaucoup plus facilement établi,
l’instinct parle plus,
c’est une très bonne base, un bon début,
pour établir une complicité avec lui
6 septembre 2025 à 12 h 54 min #53587
bzoParticipantces micro-séances impromptues, improvisées,
au détour d’une envie,
en mode yin
qui ne durent vraiment que quelques secondes
la plupart du temps,
rarement plus d’une minute ou deux,
me font toujours vivre une délicieuse volupté
mais parfois,
cela devient réellement spécial
ainsi il y a quelques minutes,
j’ai eu cette sensation extraordinaire de m’envoler
debout, je semblais décoller
comme un hélicoptère
qui tout en montant,
se laissait dériver un peu vers le côté
tout mon intérieur semblait se desceller,
s’élever lentement,
il y avait comme un couloir de soie
dans lequel j’évoluais vers le haut
je gardais un peu les yeux fermés,
oh la douce et magique expérience
que je venais de vivre
7 septembre 2025 à 11 h 25 min #53604
bzoParticipantje ne sais pas chez vous
mais chez moi, en mode yin, en tout cas,
le plaisir a quelque chose
d’incroyablement gracieux et d’harmonieux
et en même temps aussi, bien sûr,
d’animal, de sauvage, de tellurique
mais cette sensation d’harmonieux, de gracieux,
c’est quelque chose d’infiniment délectable,
on n’a pas cela en nous habituellement,
les animaux, si,
vous voyez n’importe quel animal dans la forêt ou un pré,
ils ont tous une sorte de grâce, d’harmonie, en eux,
ils appartiennent à la nature,
à la grande ronde de la nature,
ils sont pris, pour le meilleur et le pire, dedans,
dans le cycle qui tourne, qui tourne,
ils le décorent, ils le parent
alors que nous, non,
certes on vit, on meurt
mais nous n’appartenons pas à cette nature en face,
nous n’évoluons plus dedans
depuis bien longtemps
eh bien,
quand la volupté monte en moi,
je redeviens cet animal pris dans la ronde éternelle,
mon intellect est au vestiaire,
mon ressenti, mon instinct, mes pulsions, mon désir et mes sens,
règnent
et apparaît cette grâce, cette harmonie sauvage
qui est comme une part importante, glorieuse, de ce nectar
qui traverse mes fibres
7 septembre 2025 à 18 h 04 min #53606
bzoParticipantaprès une longue promenade dominicale,
par une chaleur caniculaire,
rendue assez pénible à la fin
car on étouffait dans le bus qui me ramenait,
il avançait au pas et était bondé,
cela paraissait interminable,
c’était ralenti de chez ralenti
et il y avait plein de déviations
car il y avait une manifestation
dans le centre de Bruxelles
de retour chez moi,
vite me débarrasser de mes vêtements,
boire, boire, boire
et prendre une douche froide
il y eu un moment,
juste un moment
où il y a eu un mouvement de la hanche
et une de mes mains
qui s’est posée quelque part sur la peau,
juste cela,
comme un éclair de soie m’a traversé,
un moment de fusion à mon corps,
c’est comme s’il s’était rué vers moi
et comme si je m’étais rué vers lui
et qu’on cherchait à s’enfouir l’un dans l’autre,
ne plus former qu’une grosse boule
frémissante d’amour
7 septembre 2025 à 19 h 03 min #53607
bzoParticipantcomme ma peau est douce après la douche,
les pieds sur la table,
je ne peux m’empêcher de frotter une jambe contre l’autre
tout lentement
les deux peaux avec les poils écrasés entre,
semblent former comme des tissus chauds
dont le frottement cause des remous soyeux
descendant vers les profondeurs de la chair
oh, voilà que mes mains s’en mêlent,
se mettent à aller et venir de-ci de-là,
caressant, pressant
comme ce corps est réactif,
est plein de bonnes ondes de volupté
à déguster sans modération
voilà aussi que mon sexe se durcit,
je le roule un peu entre les cuisses,
il semble un bâtonnet vibrant et pulsant
au moindre contact, à la moindre pression
7 septembre 2025 à 21 h 12 min #53608
bzoParticipantbien-être d’être,
je suis sous la douche, les yeux fermés,
la tête penchée en avant, appuyée contre les carreaux trempés,
de l’eau tiède dévale en torrent
sur mes épaules, dans mon dos et sur mon crâne,
dégouline de partout
je viens de sortir de mon petit hammam portatif,
10 minutes de cuisson vapeur,
cela fait du bien quelque part,
où et comment je ne saurai dire
mais le fait est que je recommence jour après jour
oh j’en veux plus à présent,
je laisse mon bassin commencer à aller de gauche à droite
et de droite à gauche,
un mouvement chaloupé, lascif, hypnotique
à chaque fin de course,
je ponctue d’un contraction des muscles du périnée,
cela me fait en même temps,
une giclée d’ondes prostatiques qui inonde le bassin
et puis cela accentue le mouvement,
mes hanches se déportent de plus en plus vers la gauche et vers la droite
comme si elles étaient tirées par quelque chose plus loin
douce douce ivresse d’être
avec le désir qui joue librement
sans se soucier du genre de ce corps,
c’est tellement soyeux et vibrant en moi en ces moments,
pour quelqu’un d’imaginatif, d’audacieux
qui est prêt à reculer ses frontières
débarrassé de ses tabous,
le plaisir en solitaire est une aubaine royale,
un continent sans limites
8 septembre 2025 à 10 h 24 min #53609
bzoParticipanton fait de ces rêve bizarres parfois,
celui que j’ai fait la nuit passée,
c’était vraiment un drôle de coco,
pour y détecter un quelconque sens,
cela me dépasse vraiment
donc j’ai rêvé que je faisais partie
d’une équipe d’ingénieurs
qui ont développé un nouveau type de toilette
qui allait vraiment révolutionner le marché
et que deux techniciens sont venus m’en installer une
en avant-première
comme je faisais partie de l’équipe de développement
une fois installée, on veut remettre l’ancienne lunette dessus
mais on se rend compte qu’il n’a pas la bonne taille,
je dis que cela ne fait rien que je vais chercher à la cave
une de mes anciennes qui était d’une taille différente
qui devrait aller dessus
(détail qui est vrai, j’ai bien cela à la cave),
je remonte donc avec l’objet
et là consternation,
on se rend compte que cela ne va pas non plus
et qu’en fait, aucun modèle ne pourra aller dessus
car on ne l’avait pas fait à une des tailles standard
voilà, c’était un peu plus compliqué que cela,
je me souviens pas mal de plein de détails
mais j’ai simplifié et gardé l’essentiel
après être resté 5 bonnes minutes dans le lit
à me creuser la tête pour trouver un minimum de sens à ce rêve,
mon corps s’est mis à bouger façon liane lascive
et là, balayage généralisé, mon intellect s’est mis en veilleuse,
j’ai été instantanément emporté,
et le rêve et son sens, n’existaient plus
mais alors plus du tout,
n’existait plus que la soie chaude et frémissante
dans toutes mes fibres
comme c’était délicieusement frais, fin et intense avec raffinement,
oh comme on se sent vivre dans ces moments,
c’est juste miraculeux
qu’importe le nombre de fois déjà
où j’ai été empli par la volupté en mode yin,
cela reste à chaque fois une expérience
tellement ressourçante
8 septembre 2025 à 12 h 03 min #53610
bzoParticipantfier de mon inventivité
j’étais en train de chipoter au encadrement en bois d’une de mes fenêtres,
il faut savoir que j’habite au troisième étage,
c’est haut donc
quand tout à coup, la sorte de petite spatule en plastique
que je tenais à la main,
m’a échappé et est tombée dehors sur la corniche un mètre plus bas
c’est une corniche assez large et solide,
j’ai déjà vu des ouvriers montés avec un élévateur,
évoluer dessus pour effectuer des réparations au toit
mais bon, je ne suis pas l’homme-araignée, non plus
je m’apprêtais à faire le deuil de ce petit outil
quand j’ai eu une petit idée,
j’ai pris un manche à balai
et collé dessus un bout d’adhésif extra-fort dont une partie dépassait
puis j’ai sorti le balai, suis parti à la pêche avec
le petit bout de plastique fut accroché rapidement,
le temps que je ramène le balai,
il resta bien collé dessus
et hop, récupéré!
elle n’est pas belle, la vie?
9 septembre 2025 à 11 h 58 min #53611
bzoParticipantj’évoque par ces mots,
mode yin, plaisir au féminin,
cette pratique que j’ai développée dans mon coin
mais au fond, c’est juste une façon de pratiquer,
ne tenant pas compte du genre,
enveloppant les deux,
zigzaguant entre les deux, unissant les deux,
faisant interagir les deux
car nous les avons en nous,
le masculin et le féminin sont en chacun de nous,
l’un plus enfoui que l’autre, certes,
plus souterrain,
plus nous nourrissant plus ou moins discrètement
par les racines
cependant il y a moyen de le réveiller plus directement
de le faire entre en action,
de le laisser prendre les commandes
de notre corps et de notre esprit
plus directement
chez certain(e)s,
c’est une nécessité,
une nécessité d’être en accord avec sa personnalité profonde,
de se vivre plus en accord avec soi-même
chez d’autres comme moi,
c’est juste un moyen de vivre de merveilleux moments de volupté,
un moyen de s’explorer, de se découvrir toujours plus,
d’ouvrir en soi de nouveaux territoires
et de nouvelles sensations
une envie aussi de se confronter
à quelques uns des tabous
les plus profondément ancrés en l’individu
et en la société,
la transgression de genre
j’y vais allègrement,
le piment ultime
si on y prend goût
9 septembre 2025 à 12 h 37 min #53612
bzoParticipantnous sommes en même temps,
une mécanique de chair, d’os, de sang, de nerfs,
une machine, une machinerie,
d’une complexité incroyable
et une caverne sans lumière, un dédale,
aux couloirs à la sinuosité et aux virages interminables,
emplies de mystère, emplies de mystérieux
embrasser les deux,
s’ouvrir aux deux,
n’y rien comprendre, tout comprendre,
tout ressentir,
la vibration est l’outil le plus efficace
à notre disposition
pour vivre en même temps
la profondeur et la surface,
les unifier
10 septembre 2025 à 10 h 11 min #53614
bzoParticipantdes frissons m’ont parcouru
de long en large et de large en long,
mes deux mains avaient atterri sur les seins,
les pressant vers le haut
je sentais les deux tétons
sous la peau des paumes,
comme c’était divin comme sensation,
électrifiant, générateur de soie
une espèce d’ondulation géante à l’intérieur,
irrésistiblement voluptueuse,
me saisit,
se transmit à mes hanches
qui ont semblé en emboîter le pas
en se mettant à gondoler sur place
en quelques instants,
tout mon être ne fût plus qu’une flamme
ondulant lascivement
sauf mon sexe qui s’était durci
et qui pointait fièrement vers le ciel
comme pour indiquer le chemin
à tout le reste
10 septembre 2025 à 12 h 15 min #53615
bzoParticipantle plaisir, chez moi,
court tellement plus vite
que le durcissement
de mon braquemart
en fait, il est une tortue
en comparaison
et c’est bien,
très bien ainsi
et quand il le rattrape,
la scène est déjà installée,
florissante, productive, festive,
il fera partie du décor,
une antenne de plus,
juste un peu plus visible
que le reste
mais tout de même
et à jamais,
un magnet
à une myriade de bouches
dans le côté mâle
de mon imagination
de notre plus profond
jusqu’au ras de la peau
virevoltent joyeusement
comme des dauphins
les ondes
nage libre du désir,
je m’ouvre,
je laisse monter
de tout mon être,
des corolles soyeuses me poussent,
des corolles soyeuses m’entourent,
des cohortes bruyantes de bourdons
arrivent,
des cohortes bruyantes de bourdons
me butinent
10 septembre 2025 à 12 h 36 min #53616
bzoParticipantje raffole,
j’en redemande,
de ces changements soudain
d’environnements,
passer
en les sentant un peu se mélanger
quelques secondes
avant de céder la place
d’ondes 100% prostatique
à 100% génitale
la volupté virevolte alors en moi,
fait des pirouettes, des entrechats,
toutes sortes de figures de style
les unes plus délicieuses que les autres
mes fibres en frissonnent,
mes fibres en se pâment,
mes fibres joyeusement
en délire extrêmement
10 septembre 2025 à 21 h 54 min #53617
bzoParticipantl’univers,
à notre naissance,
nous a confié une mission,
jouir le plus possible
de chaque instant qui passe
par tous les moyens
possibles et imaginables
tant que c’est dans le respect
de soi et des autres
et tant que cela vous explose
jusqu’au ciel
ou au moins jusqu’au plafond
10 septembre 2025 à 22 h 03 min #53618
bzoParticipanttout à l’heure dans la forêt
sur un sentier zigzaguant
sous l’océan du feuillage,
j’ai croisé quelqu’un,
on s’est souri,
on s’est dit bonjour
pendant tout un temps,
sa voix et ses mots ont encore résonné en moi,
son sourire, son visage,
son allure, sa démarche, sa silhouette,
flotté en moi
puis peu à peu se sont effacés
comme des vaguelettes sur une étendue d’eau
dans laquelle un caillou avait été jeté
11 septembre 2025 à 12 h 06 min #53619
bzoParticipantun petit coussinet de volupté
qui ronronne doucement,
une cuisse un peu pressée
contre les génitaux
tandis que penché en avant,
je lave quelque chose
dans la baignoire,
cela remue vaguement
11 septembre 2025 à 19 h 44 min #53620
bzoParticipant15 ans j’ai travaillé comme analyste-programmeur java et sql,
quasi exclusivement dans une équipe qui gérait et faisait évoluer
une application business utilisée par toute la région bruxelloise
pour les permis d’environnement, les permis urbanistiques,
les certificats PEB, etc
depuis le jour que je suis parti à la retraite,
je n’ai plus écrit une ligne de code,
cela ne m’intéresse plus,
tout ce monde IT du développement logiciel de haut niveau
n’existe plus pour moi
cependant il m’en restera toujours quelque chose,
ma façon d’analyser les problèmes que je rencontre,
l’analyse logique, une fois que vous êtes là-dedans,
que vous avez baigné là-dedans pendant des années,
cela devient une seconde nature
et j’en suis parfaitement content,
cela me sert bien pour résoudre des tas de situations
plus efficacement dans ma vie quotidienne,
cela m’étonne toujours à quel point
automatiquement j’aborde à peu près tout
dans tous les aspects de ma vie,
avec cette façon de penser, d’analyser,
d’investiguer les obstacles
et ce n’est absolument pas contradictoire
avec mon amour de l’art, de la littérature, de la poésie,
du théatre,
non absolument pas,
cela apporte même un éclairage différent sur les oeuvres que je regarde,
les pages des livres que je lis, etc,
on devient instinctivement curieux des rouages,
on raffole des dédales derrière
on peut se laisser emporter par l’émotion de l’art
sans restrictions, sans limites,
tout en ayant un esprit analytique, logique, fort développé
12 septembre 2025 à 18 h 18 min #53622
bzoParticipantil y a quelques minutes dans ma cuisine,
je dansais nu assez idiotement,
je battais des bras et je faisais des sortes de pas de côté et des entrechats
tout en chantonnant « Moon River »
j’exprimais ainsi mon contentement
d’avoir réussi un bricolage assez délicat,
un travail de précision
pour accrocher à un pan de mur en biais
un grand et beau tableau
que j’ai acheté à un jeune peintre abstrait français
mission réussie, il est là, en place,
ce gouffre noir avec milieu
des couleurs de pierre en fusion,
de roche en flammes,
comme une gueule de volcan
prêt à vous cracher les entrailles de la terre
en plein figure
13 septembre 2025 à 0 h 16 min #53623
bzoParticipantles pieds sur la table face à l’écran,
mes bijoux de famille sont installés
confortablement dans leur nid
entre mes cuisses
de temps à autre, je les presse un peu,
je les bouge un peu,
immédiatement ils se mettent à ronronner
de bonnes ondes à la ronde
mais que le mouvement se poursuive,
s’amplifie,
atteigne mes hanches,
on entre tout de suite dans une autre dimension,
mes fesses se contractent un peu en réaction,
il y a du déplacement de bassin
et les muscles du périnée semblent déjà
comme des chiens de plus en plus excités
qu’on a du mal à retenir
juste un peu les lâcher
et la prostate comme une cantatrice
déjà se met à vocaliser
oh comme je me pâme
pour un oui, pour un non,
c’est ma récompense
d’avoir atteint
un tel degré de complicité
avec mon corps
14 septembre 2025 à 11 h 43 min #53628
bzoParticipantréveiller la femme en soi sexuellement,
cela peut paraître choquant, transgressif,
dans certains milieux,
on est traité de pédé pour moins que cela
mais qu’est-ce que c’est bon,
oh s’ils savaient comme c’est bon
cette ouverture chaude soudainement
en bas dans sa chair
par laquelle un torrent soyeux semble s’introduire,
remonter jusqu’à notre âme
tout ce corps en fête,
en fête d’être,
c’est bien simple,
on n’est plus qu’un entonnoir,
un entonnoir à nectar,
oh comme cela coule, comme cela frotte,
dans toutes mes fibres
tout n’est plus que plongée, courbure, glissade,
feutre en chaleur
et puis chaque mouvement, chaque geste,
est un bouleversement, un nouveau continent
14 septembre 2025 à 17 h 02 min #53633
bzoParticipantle football est devenu un drôle de sport,
tellement désagréable, même répugnant par certains aspects,
je continue de regarder de temps à autre
mais quelque chose s’est sérieusement perdu en cours de route
au fil des années
une bonne partie du temps,
les joueurs se battent comme des chiffonniers sur le terrain.
Il n’y a plus aucun fair play, tous les coups sont permis,
ils simulent, effectuent toutes sortes de sournoiseries,
sont faux-cul comme c’est pas permis,
prétendent ceci ou cela, jouent la comédie pathétiquement,
etc, etc, vous voyez le tableau
15 septembre 2025 à 0 h 18 min #53644
bzoParticipantquoi de plus divin en nous
que la volupté,
le sang des dieux
est dans nos profondeurs,
quelque part une plaie saigne
quand nous gémissons de plaisir
15 septembre 2025 à 1 h 41 min #53645
bzoParticipantje l’ai déjà écrit maintes fois
mais je ne peux m’empêcher encore une fois,
la volupté est toujours meilleure,
elle semble comme un vieux vin
qui vieillit merveilleusement bien,
de plus en plus de bouquet, de plus en plus de corps, de plus en plus d’arôme,
son terroir s’enrichit toujours,
des senteurs fruitées d’une magnifique complexité
je ne jouis rarement
mais constamment je me pâme,
c’est peut-être le mot le plus approprié,
je me pâme de tout mon être,
une félicité voluptueuse qui s’empare de toutes mes fibres,
une splendide sensation d’épanouissement,
de floraison dans toutes mes cellules
15 septembre 2025 à 10 h 09 min #53663
bzoParticipantce que je décris comme yin et yang,
le féminin et le masculin, en soi
qui interagissent,
cette sensation de se faire l’amour,
cette sensation quand on se caresse
qu’une partie de vous-même,
en fait réagir une autre
presque comme si on était deux personnes différentes
qu’on ressent en même temps,
pour simplifier, on peut décrire cela comme cela
on peut voir cela aussi
d’une façon plus terre à terre,
dégagée de tout « romantisme »,
de toute interprétation un peu ésotérique,
juste pleinement mécanique, physiologique,
né de l’exercice et de l’habitude
qu’à force de se caresser tout seul dans son coin,
cela débloque des choses en soi
qu’on parvient à ressentir des effets
beaucoup plus riches, plus variés
qu’à force de se mettre entièrement,
de se donner tout entièrement,
dans le moindre mouvement, le moindre geste, dans l’action,
y allant avec la même passion, la même énergie
que si on interagissait avec un autre corps, un autre être,
eh bien qu’on parvient sinon à ressentir le même niveau de volupté,
du moins quelque chose de beaucoup plus puissant et riche
que la première qu’on pose la main quelque part sur soi
et que cela ne fait pas grand effet
car c’est nous-même, on le sait, on le sent,
on sait ce que l’on va faire,
notre corps n’est pas habitué à réagir à des auto-stimuli
et on n’est pas habitué à avoir du plaisir en solitaire
autrement qu’on se masturbant
mais avec le temps, à force de pratiquer ainsi,
on peut arriver à casser certaines barrières,
à passer outre certaines limitations,
on peut arriver à tourner son désir vers soi-même
et à le laisser s’exprimer
avec de plus en plus d’efficacité,
à son propre contact
et pas seulement au contact juste de son sexe,
et des minuscules zones érogènes de l’homme
qu’il y a moyen d’habituer tout son corps à réagir,
à devenir vraiment comme une peau de tambour
ultra tendue
prête à vibrer au moindre effleurement,
à la moindre contraction, au moindre geste,
au moindre déplacement
on peut voir cela aussi comme cela
mais une fois qu’on y est arrivé,
je peux vous assurer,
vu la qualité de ce que l’on vit, de ce que l’on ressent,
on est tenté irrésistiblement
d’y voir beaucoup plus,
de voir là-dedans quelque chose de plus ésotérique, de plus « magique »,
tellement le plaisir généré
est devenu quelque chose de satisfaisant, de nourrissant,
de riche et de complexe,
cela semble presque surnaturel par moments
de par la qualité et l’intensité
15 septembre 2025 à 13 h 03 min #53664
PetitsPlaisirs76Participantbzo écrit le 13/09
mes bijoux de famille sont installés
confortablement dans leur nid
entre mes cuisses
de temps à autre, je les presse un peu,
je les bouge un peu,
immédiatement ils se mettent à ronronner
de bonnes ondes à la ronde
../..
mes fesses se contractent un peu en réaction,
il y a du déplacement de bassin
et les muscles du périnée semblent déjà
comme des chiens de plus en plus excités
qu’on a du mal à retenir
juste un peu les lâcher
et la prostate comme une cantatrice
déjà se met à vocaliser
Si on ajoute à ça, la caresse des tétons, on est parti pour planer pendant un bon moment.
15 septembre 2025 à 22 h 07 min #53685
bzoParticipantSi on ajoute à ça, la caresse des tétons, on est parti pour planer pendant un bon moment.
moi, j’aime bien une partie du temps
rester sans le titillement des tétons,
c’est tellement puissant,
c’est un turbo tellement efficace
que dès que j’enclenche cela,
c’est devient directement orgasmique,
tellement explosif
alors que j’aime bien aussi rester au mode mineur,
juste un kaleidoscope de volupté
aux nuances sans cesse changeantes
sans que la tension sexuelle n’augmente trop vite,
reste comme cela à bonne altitude
à peu près stable,
enfin en montant plus lentement,
pas directement à crever les nuages
16 septembre 2025 à 10 h 45 min #53686
bzoParticipantfais à nouveau un rêve étonnant,
j’ai rêvé que mon meilleur ami (ex-meilleur ami, en fait) était dentiste,
non seulement cela
mais j’ai rêvé de ses études en tant que dentiste,
rêvé de ses consultations en tant que dentiste,
rêvé d’heures passées dans le siège de son cabinet
tant qu’il trifouillait dans ma bouche
pour effectuer des détartrages, des plombages, etc
bref j’ai rêvé de toute sa carrière en tant que dentiste,
ainsi que de ses études pour le devenir
la vache,
alors que toute sa vie, il l’a passé dans l’humanitaire,
travaillant en Asie, en Extrême-Orient,
luttant contre le Sida essentiellement,
vocation née d’un service militaire échappé
en tant qu’objecteur de conscience
ouch, la puissance des rêves, tout de même
car pour l’instant l’image de la profession de dentiste
semble indélébilement associée à lui désormais,
comme si dans ma mémoire,
sa réelle profession, durant la nuit, avait été méticuleusement effacée,
remplacée par une autre carrière,
elle toute fictive, échappée du délire de mes cellules
durant mon sommeil
16 septembre 2025 à 11 h 17 min #53687
bzoParticipantdebout,
appuyé contre le plan de travail dans la cuisine,
les bras derrière moi, les mains posées dessus,
j’ai les yeux fermés, la tête tourné vers le plafond,
suis en train de gémir,
il y a mon bassin qui fait des siennes
il tournicote lentement dans tous les sens,
semble brasser du sirop velouté à l’intérieur,
le faire passer et repasser dans mes cellules,
les rincer méticuleusement avec
je n’en peux plus,
il y a quelque chose de tellement paradisiaque
en chacun de ces vagues de sensations,
c’est comme si elles venaient de toujours plus loin en moi,
extraites d’une sorte de mine de diamants enfouie dans mes ténèbres,
toujours plus étincelantes,
berceaux d’une lumière toujours plus fine
et hors de ce monde
j’ai l’impression de léviter,
mon corps ne semble plus qu’un magma de plaisir
me tenant dans ses bras,
me berçant tendrement jusqu’au ciel
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