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bzo.
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29 juin 2025 à 11 h 30 min #53214
bzoParticipantle plaisir est une chose tellement relative,
je veux dire par là
qu’untel pourra en éprouver plus avec quelques simples caresses
qu’un autre dans un fuck avec la plus belle et la plus sexy femme de la planète
c’est vous, ce que vous parvenez à mettre de vous
dans l’instant de l’action
qui déterminera la qualité de ce que vous allez éprouver
et non pas simplement la personne avec qui vous interagissez
ou encore la qualité, le potentiel, de l’accessoire que vous utilisez
30 juin 2025 à 11 h 54 min #53215
bzoParticipantpar longs moments,
la volupté semble comme une brise légère et enivrante
soufflant à travers mes cellules
sans que je fasse absolument rien comme action
sinon que de penser à mon corps,
sinon comme de me connecter à lui en pensée,
sinon comme si je me faisais l’aveu doux de tout mon être
de comme il est bon d’avoir une chair,
de comme il est bon de baigner dans tout cela
comme dans un nid chaud et douillet
le plaisir est constamment à fleur de peau chez moi
et un rien le fait basculer,
le fait remettre sur le devant de la scène,
même en mode mineure,
en arrière-plan du devant de la scène, disons
une légere vibration généralisée
qui titille ma chair,
allume mon bassin
qui fait qu’à chaque mouvement,
à chaque fois que je bouge,
j’ai l’impression de touiller dans une marmite
où de la bonne soupe est en préparation,
dégageant un fumet délicieux
qui vient emplir comme des narines secrètes
jusqu’au fond de mes fibres
30 juin 2025 à 20 h 46 min #53216
bzoParticipantquand pareille chaleur s’abat sur ma ville,
35, 36°,
il n’y a pas d’autres solutions
que de vivre sous le règne des ventilateurs, de l’airco, des glaces à l’eau
et des douches froides
ainsi ça va, pas trop de problème, enfin chez moi,
dehors c’est une toute autre histoire
et puis j’ai une arme secrète contre la chaleur,
le petit hammam que j’ai chez moi,
quand vous sortez après 10mn, un quart d’heure
d’une tente saturée de vapeur à 45, 50°,
eh bien vous grelottez de froid
et après pendant une bonne heure,
il n’y a plus de canicule,
vous êtes bien dans votre peau,
ça circule bien dessous,
vous semblez rafraîchi de fond en comble
quand la tente est prête,
j’entre, la referme rapidement
pour que pas trop de vapeur ne s’échappe,
je m’assieds, je ferme les yeux
et puis je ne bouge plus un muscle,
il n’y a plus que ma respiration
la chaleur intense commence à vous pénétrer de toutes parts,
elle est comme un étau,
on est sur un fil, le moindre mouvement
et c’est une super-canicule qui vous assaille
mais tant que vous restez immobile comme une statue,
cela devient peu à peu délicieusement régressif,
on est dans le liquide amiotique,
on redevient un foetus,
le monde n’existe pas encore
bon, pour moi, après une dizaine de minutes,
cela commence à devenir oppressant,
la chaleur vous prend à la gorge,
donc 10/15mn, avec une vapeur à 45/50°,
c’est juste parfait
1 juillet 2025 à 10 h 50 min #53217
bzoParticipantquand la volupté
est bien plus que de la volupté,
quand la volupté, est à chaque fois,
une occasion de vivre
un moment de complicité absolue
avec son corps,
un moment d’union délicieuse
avec sa chair
un moment d’harmonie
à la fois tellement sauvage et sophistiqué,
un moment où du mystère est à fleur de peau
un moment d’une simplicité
et d’une limpidité confondantes
un moment où l’on se sent,
épanoui de chez épanoui
un moment arbre aux branches
lourdes et penchées de fruits mûrs
un moment torrents de feuilles dansantes
entre lesquels jouent à l’ascenseur
des myriades de grains de poussière
pris dans la lumière
1 juillet 2025 à 12 h 54 min #53218
bzoParticipanttoutes ces formes de vie, modestes, humbles,
comme par exemple,
ces insectes ailés aux longues pattes filiformes,
insignifiants, maladroits, dégingandés,
n’ayant que quelques jours de vie devant soi,
me stupéfient, m’éblouissent,
m’émeuvent à l’extrême
minuscules bouts évanescents de vie,
errant un peu, de-ci, de-là,
au gré de l’air, au gré de son appétit,
s’imbibant de soleil, de vent,
le temps d’un battement d’aile ou deux
3 juillet 2025 à 10 h 05 min #53219
bzoParticipantcalme, calme , plaisir,
cet épithète vous parait pas bizarre, inapproprié,
accolé au mot plaisir?
le désir coule tranquillement ces derniers jours chez moi,
pas de moments volcaniques, explosifs,
de séances mouvementés épiquement sur le lit
juste une volupté
qui apparait plus ou moins massivement,
dansante, soyeuse, frémissante
et s’en va aussi rapidement qu’elle est apparue
bon, je crois, j’en suis même sûr
que c’est l’effet de ces derniers jours de canicule,
la chaleur extrême n’incite pas à l’explosivité,
à la frénésie,
aux énergies qui se libèrent volcaniquement
car chez moi, cela sous-entend,
un corps en délire
qui rue, qui se cabre,
qui bouge dans tous les sens
comme celui d’un possédé
aussi j’ai privilégié de courts moments
où je laisse la volupté se mouvoir en moi
sans chercher une escalade au-delà d’un certain point
où cela s’enflamme hors de contrôle de tous les côtés,
où cela devient débridé de chez débridé
aujourd’hui ,
la chaleur est redevenue plus supportable,
on va voir si l’envie revient
de m’exploser jusqu’au plafond
4 juillet 2025 à 12 h 22 min #53220
bzoParticipantoh le petit nuage de volupté
sublime, ineffable
qui se répand,
au moindre contact
entre mes cuisses et mes génitaux
quand je pense au début de mon parcours,
quand j’ai commencé à un peu sérieusement progresser
dans ma sexualité,
à chercher à la développer, à l’enrichir,
à quel point ce genre de contact
passait, pour ainsi-dire, quasi inaperçu
et puis aujourd’hui
où cela s’est développé, cela s’est enrichi, cela s’est raffiné
mais à un point
c’est vraiment la nuit et le jour,
délicieux apprentissage,
la lente découverte de la complicité possible
avec son corps,
à quel point, c’est le moteur
de tout épanouissement sexuel
mon corps est devenu tellement réactif,
cela tient du miracle,
ce qu’il y a moyen de faire avec son désir
si on prend la peine de l’explorer
un peu beaucoup hors des sentiers battus
5 juillet 2025 à 12 h 35 min #53225
bzoParticipanten mode yin,
on couve tendrement ses génitaux,
on ne force rien, on ne secoue rien,
on enveloppe , on presse, on frotte,
des cuisses
tandis que les muscles du périné
et de l’anus
forment comme tout un orchestre autour
on écoute son instrument de musique,
on recherche plutôt la vastitude de la gamme
des riches et variées envolées de notes de volupté
amplifier l’ondulation de la courbe en nous,
toujours plus,
faire danser le cobra enfoui en ses hanches
toujours plus librement au son de la flute
6 juillet 2025 à 10 h 31 min #53226
bzoParticipantce matin, un peu après le réveil,
encore couché,
dans l’obscurité des rideaux tirés,
j’ai eu quelques minutes étonnantes
d’exploration tactile
mes doigts se sont mis à errer,
aléatoirement, à gauche, à droite,
par moments ils revenaient sur le corps,
au contact familier, chaud et doux, de la peau
mais la plupart du temps,
ils partaient en vagabondage ici et là
hors du territoire habituel,
tantôt sur le drap, tantôt sur le coussin
tantôt sur le mur, tantôt sur le matelas
la différence des textures, des grains,
des reliefs était tellement parlante,
j’existais que par les doigts pour l’instant,
un paysage sensoriel se dessinait,
changeait constamment
au fur et à mesure de leur déplacement
rien d’autre ne bougeait
sinon un peu le bassin de temps à autre
et un peu aussi les muscles du périné,
mais très ponctuellement,
le grain doux et en même temps incroyablement dur du mur,
tous ces matériaux avaient quelque chose à dire,
avaient des caractéristiques tellement spécifiques,
j’en étais estomaqué
c’était comme une musique en moi,
orchestrée essentiellement par les doigts,
un paysage tactile et légèrement vibrant,
des nappes et des nappes, en mouvement,
se gondolant, se dessinant, évoluant,
un chant tout en nuances tellement exotiques,
tellement neuves
que je restais subjugué, captif de sirènes
chantant pour moi comme d’une autre planète
6 juillet 2025 à 11 h 59 min #53227
bzoParticipantdu coup, je réalise qu’instinctivement,
après cette expérience tactile, décrite juste au-dessus,
tellement puissante, tellement parlante, ce matin au lit,
que durant les quelques micro-séances que j’ai déjà eues depuis,
que j’effectue un peu au hasard de mon désir,
debout en train de marcher, assis sur une chaise,
en train de faire ma gym, en train de cuisiner,
d’étendre mon linge, devant l’écran d’ordinateur, etc
et qui dure pas plus de quelques secondes,
maximum une minute ou deux
je réalise donc
que mes doigts ne restent plus uniquement sur mon corps
mais que ceux-ci, désormais,
vont vagabonder sur les meubles, les objets aux alentours
et que ceux-ci semblent répondre,
enfin bon, c’est sans doute excessif comme affirmation,
disons plutôt, semblent participer aux sensations,
en les altérant, en modifiant leurs nuances drastiquement
je caresse tout doucement le clavier, la table, les accoudoirs de la chaise,
les meubles de la salle de bain,
les textures, les grains, les densités, les formes, les températures,
semblent remonter par le bout de mes doigts,
semblent se joindre à ma chair,
se diffuser dans les sensations créées par les mouvements de mes hanches,
par les contractions des muscles de l’anus et du périné,
par les frottements entre les génitaux et les cuisses,
par les positions et mouvements d’ensemble, du corps,
les altérer délicieusement,
leur conférant des nuances radicalement nouvelles
7 juillet 2025 à 11 h 57 min #53229
bzoParticipantj’ai envie d’écrire
que je suis dans l’exploration des matériaux
ces derniers jours,
j’étudie des grains de surface, des températures, des densités,
les textures au toucher, à chacun,
sont tellement uniques
quand je passe les doigts dessus
ainsi les accoudoirs en cuir de mon fauteuil Aeron,
mes hanches bougent capiteusement sur le mesh de l’assise,
vont et viennent, dansent un peu, dessus
tandis mes mains les enserrent, les frottent, les pressent,
les caressent presque comme des sexes turgescents par moments
le désir s’est emparé goulument, sans réserve, de moi
et les frottements sur le cuir des accoudoirs
semblent désormais se passer en moi,
ma galaxie semble les avoir absorbés,
les avoir engloutis tout entiers
comme une bête à la gueule immense
et à l’appétit sans limites
les doigts, à présent, sont revenus,
se sont déplacés plus haut,
tournicotent sur un téton avec insistance
mais un coude continue de traîner sur l’accoudoir,
de le presser, de racler dessus,
cela fait comme un point d’ancrage au bout d’une laisse,
un ravitaillement en plein vol depuis le monde extérieur
en sensations inconnues
monde extérieur
qui semble à présent perçu par moi
comme un participant à mes ébats,
un participant aux multiples
et incroyablement exotiques facettes,
un participant qui a des pouvoirs sur ma chair
j’ai envie de passer sur le bois du bureau,
j’abandonne le téton
pour aller avec la paume
sur l’hêtre à la laque usé au fil des ans
puis je commence à la bouger dessus
lentement lentement
et en quelques instants,
ce n’est déjà plus moi qui caresse le bois
mais le bois qui semble me caresser
c’est comme cela que cela semble se passer
à chaque fois que je touche un nouvel objet
quand je laisse une partie de mon corps entrer en contact avec,
voire que je me presse carrément tout contre,
que je remue tout contre comme un animal en rut,
ou alors qu’avec les bras et ou les mains,
je vagabonde juste un peu dessus,
l’objet, une fraction de seconde
est perçu comme le corps étranger, le corps inerte qu’il est
puis graduellement c’est comme s’il était absorbé,
ajouté à mon univers sensoriel,
y était incorporé avec une capacité croissante
à altérer les sensations générées dans ma chair
le cuir est un matériau tellement sensuel au toucher
mais il y a-t-il un matériau qui ne le soit pas finalement,
tellement cela dépend uniquement que de nous
ce que nous ressentons dans l’instant,
ce que sommes prêts à ressentir,
ce que nous sommes prêts à accepter de ressentir?
8 juillet 2025 à 9 h 42 min #53230
bzoParticipantma routine santé-soin du corps
commence à être bien au point
en fin de matinée, avant mon premier repas de la journée
(je pratique le jeune intermittent, donc seulement deux repas en tout
et aucun grignotage entre),
45mn +- de gymnastique,
j’ai deux machines à la maison,
une qui me fait travailler les jambes en cardio (vélo semi-incliné)
l’autre, le haut du corps, en cardio aussi (sorte de vélo à bras)
plus quelques exercices au sol sur un tapis
pour la ceinture abdominale et les fessiers
et puis pour compléter, un exercice pour l’équilibre
et un autre pour la souplesse générale
le soir, avant le repas aussi,
10/15mn de hammam
et puis une demie heure de pressothérapie
c’est quoi la pressothérapie?
je reprends ici une définition trouvée sur le net:
La pressothérapie consiste à effectuer des pressions sur différentes zones du corps, grâce à des appareils qui imitent le palpé-roulé manuel. Pour le ventre, il s’agit d’une ceinture, et pour les jambes et les bras, de bottes et de manchons. Ces appareils se composent de cellules d’air qui se gonflent et se dégonflent, pour exercer une pression séquentielle (gonflement des cellules une par une) ou continue (toutes les cellules gonflent et dégonflent en même temps). Cette action mécanique permet une meilleure circulation des fluides.
C’est vraiment royal pour le bas du corps,
si dans l’après-midi, j’ai marché une bonne dizaine de kilomètres
(ce qui arrive très régulièrement)
et que je rentre vanné, les jambes lourdes, fatiguées de chez fatiguées,
même douloureuses ,
après la séance de pressothérapie,
plus rien de tout cela, des nouvelles jambes,
comme si je venais de me lever de mon lit au matin
par contre pour le reste du corps, pour lesquels j’ai aussi les accessoires,
pour l’instant, je suis moins convaincu,
en tout cas, des bienfaits immédiats,
peut-être que par rapport à certaines pathologies,
c’est efficace aussi
ajoutons-y aussi quelques beurres,
comme beurre de karité, noix de coco,
huile d’argan, de jojoba, gel d’aloe vera
pour les soins et l’entretien de la peau
8 juillet 2025 à 10 h 11 min #53231
bzoParticipantil fut un temps
où nous étions connecté en continu à notre corps,
où nos émotions et nos sensations
nageaient, tournoyaient, sautaient, librement autour de nous
comme des dauphins,
où nous étions les rois de notre univers,
où nous participions activement à tout instant,
à sa création,
où notre imagination était une baguette magique
qui avait encore ce pouvoir
ce temps avait un nom,
c’est celui de l’enfance
et puis les capacités intellectuelles ont poussé, poussé,
le désir est arrivé dans notre chair,
a commencé à l’irriguer
et nous avons été coupé progressivement
puis définitivement de l’enfance
cependant le désir
a gardé en lui quelques chemins secrets
qui permettent de retrouver ponctuellement
certaines caractéristiques de cette période bénie
et tellement riche en magie au quotidien,
comme celle d’être connecté à son corps,
ne former plus qu’un avec lui,
ou encore d’avoir ses émotions et ses sensations
qui semblent nous englober, nous transporter,
nous faire tournoyer pour un oui, pour un non,
nous rendre léger comme une plume au vent,
aussi que l’imagination redevient cette baguette magique
qui semble pouvoir recréer le monde à tout instant,
ah oui, notre capacité d’émerveillement, à être enchanté,
est à nouveau là, intacte et omnipotente
ces moments sont à notre portée,
plus particulièrement durant les moments de plaisir sexuel,
le désir nous ouvre des portes,
plein de portes,
nous proposent une progression, une quête, en soi,
pour les un peu exigeants
qui nous permettent de retrouvent certains facultés
dont nous étions gratifiés durant notre première période de la vie,
d’en jouir ponctuellement sans réserve
9 juillet 2025 à 10 h 45 min #53234
bzoParticipantles couilles et la bite,
rabattus vers l’arrière,
un peu tirées entre les cuisses,
je suis dans un lent mouvement
du bassin vers l’avant,
ayant fait naître aussi progressivement,
dans la plus parfaite coordination,
une contraction des fesses et des muscles du périné
amalgame onctueux d’ondes génitales et prostatiques
naissant spontanément,
un seul flux, un seul flot, amalgame vibrant,
sensation omniprésente dans tout l’être
d’être en même temps pénétrant et pénétré,
comme soulevé à l’intérieur,
comme poussé plus loin vers l’intérieur,
comme se frottant de tous côtés,
aux parois de l’intérieur
quelque chose d’impérial et d’impérieux
qui s’est engouffré en vous,
qui vous pousse, qui vous arrache délicieusement,
qui vous emporte irrésistiblement,
dans un mouvement d’ascenseur hydraulique
de chevaux lancés au galop compactement,
au galop tellement compactement épaule contre épaule,
dans tous les muscles, toute la chair
11 juillet 2025 à 10 h 22 min #53235
bzoParticipantce que j’expérimente, ce que je vis,
très concrètement, de plus en plus, au quotidien,
c’est que tout mon être,
est comme la surface d’un immense lac
une partie du temps,
parfaitement immobile,
reflétant placidement ses environnements
mais que je me connecte un instant
à mon corps,
volontairement, en pleine conscience
ou pas, malgré moi, sans que je m’en rende compte,
et la surface de ce lac
semble prendre immédiatement vie,
se mettre à frémir,
à danser, ici et là
des vaguelettes, des vagues,
peuvent se former,
se mettent à courir,
à se croiser et à s’entrecroiser,
cela peut furieusement s’emballer
en quelques instants,
comme cela peut rester une farandole
relativement en mode mineure,
s’étirant, s’étirant,
toute une gamme entre
ce que je décris là, au fond,
c’est le mécanisme des émotions, des sensations,
de la volupté, des peurs,
des jouissances, des transes, diverses et variées,
des rêves et des fantasmes,
bref, de tout ce qui en nous,
nous rend vivant,
pour le meilleur et le pire,
nous plonge un peu
dans le grand flux bouillonnant
plus ou moins tranquille,
du vivant
12 juillet 2025 à 11 h 41 min #53236
bzoParticipantla volupté est toujours
comme une soudaine révélation presque extra-naturelle, divine,
de la présence, de l’existence de la chair
soudainement elle est là,
on la sent, elle a pris une forme,
la forme d’un nectar ineffable en nous,
elle n’est plus ce matériau transparent, muet, non-existant
sauf si nous avons des douleurs, une maladie,
habituel
elle manifeste sa présence,
en ne semblant plus du tout exister,
semblant avoir été remplacé par une matière invisible,
un frissonnement, chaud, duveteux, onctueux
qui se répand, qui caresse l’intérieur de façon exquise,
qui semble progressivement faire exploser les limites et les règles habituelles
qui la régisse
la chair est un petit bout de roche en fusion,
elle est une communion, une réunion,
une prière sauvage à la terre,
un instant, nous sommes, nous sommes vraiment,
nous appartenons à nouveau un instant à la terre,
nous en faisons partie,
on tourne avec le grand manège,
le grand carrousel qui circule depuis la nuit des temps
12 juillet 2025 à 12 h 09 min #53237
bzoParticipantfaire un avec sa monture,
vibrer avec sa chair,
besoin de sentir la vie
ruer en ses veines
mais en même temps,
tranquillement,
de plus en plus tranquillement
la vitesse,
c’est du gaspillage,
laisser les choses se révéler,
leur donner le temps
pour cela
13 juillet 2025 à 13 h 17 min #53238
bzoParticipantj’éprouve le besoin d’écrire à nouveau,
de réaffirmer,
à quel point cette chair
a les deux sexes
à quel point,
une fois qu’on se débarrasse
de certaines de ses limites,
de certains de ses tabous,
elle peut vibrer
tant au masculin qu’au féminin
à quel point, même un sexe dressé,
turgescent,
est un vagin aussi,
un délicieux tunnel,
prêt à accueillir
en ses ténèbres velouteux
15 juillet 2025 à 1 h 06 min #53240
bzoParticipanttout en continuant certains gestes anodins du quotidien,
comme il y a quelques instants,
d’enlever le drap qui a séché dans la salle de bain
sur des cordes à linge dans les hauteurs,
sentir certaines parties de mon corps,
envahies du yin,
vibrer doucement, vibrer voluptueusement
sentir ainsi s’effectuer ces gestes de collecter le drap
tout en ayant un léger ondulement dans les hanches,
les cuisses qui pressent les génitaux,
les muscles du périné qui se contractent un peu,
tout en ayant donc des parties de mon corps
qui vibrent, qui sont « passées de l’autre côté »,
est tellement délicieux
c’est comme du piano à quatre mains,
deux mains pour la tache domestique,
deux pour une volupté tout en nuances
cela crée un vertige en moi,
me sens me balader sur une corde raide
malgré la banalité de la majorité des gestes,
le plaisir cherche à me happer de plus en plus
mais je ne lui accorde que ce qui n’est pas nécessaire
à l’opération récupération du linge propre
le contraste en moi, pour l’instant,
est tellement délicieux, exotique,
bien qu’un peu plus de concentration est nécessaire que d’habitude
pour ne pas tomber de ma chaise
qui me permet d’atteindre le drap dans les hauteurs,
je laisse faire
tout en gardant dans les mains, fermement, les rennes de l’étalage
pour que cela ne s’emballe pas
15 juillet 2025 à 9 h 27 min #53241
bzoParticipantdis-moi
quelles séries
tu a regardé durant l’enfance
et je te dirai
quel âge tu as
moi, c’était,
Flipper le dauphin, Daktari,
Belle et Sébastien,
Jacquou le croquant,
Ma sorcière bien-aimée
15 juillet 2025 à 9 h 35 min #53242
bzoParticipantchaque matin,
c’est le même miracle,
ma peau est tellement sensible
au moindre contact,
mes hanches,
au moindre mouvement
quand je suis connecté à mon corps,
c’est-à-dire,
en état de réceptivité maximale
et au réveil
cela semble être le cas automatiquement,
au premier mouvement du bassin,
au premier frottement contre les draps,
une bouffée de volupté
me traverse de son souffle ineffable
je continue alors de m’étirer un peu,
de laisser mon corps se frotter
contre le matelas, le linge de lit
pour savourer le désir allumé
quelques instants dans ma chair
15 juillet 2025 à 12 h 21 min #53243
bzoParticipanttant de bêtise là-dehors,
elle est partout,
innombrable, pullulante,
envahissante comme de la mauvaise herbe,
elle nous attend de pied ferme
où qu’on aille
surtout, en fait,
elle est en chacun de nous,
on la porte en nous,
on la déplace avec nous
où qu’on aille,
il est si facile d’y céder,
elle nous attend à chaque tournant,
tellement tentatrice,
« laisse-toi aller, je suis facile,
je suis faite pour toi,
je suis tout à toi »
15 juillet 2025 à 18 h 13 min #53244
bzoParticipantquand la volupté débarque en votre chair,
elle va rapidement évaluer
la volonté vissée en vous
pour faire exploser momentanément
la baraque
et se parer en fonction
16 juillet 2025 à 9 h 40 min #53246
bzoParticipanten d’autres termes,
ce que vous êtes,
ce que vous êtes vraiment,
va déterminer l’intensité, la richesse
17 juillet 2025 à 10 h 15 min #53247
bzoParticipantsous les draps, ce matin, au réveil,
comme dab, j’ai effectué
quelques petits mouvements des hanches,
quelques frottements, effleurements, contractions,
pour bien commencer la journée,
rien de tel qu’une petite injection ou deux de volupté
et j’ai constaté une chose intéressante,
dans l’obscurité douillette, bien au chaud,
venant juste de me réveiller,
le monde extérieur
semblait encore ne pas tout à fait exister,
je veux dire que toutes les actions que j’effectuais,
bassin qui bougeait nonchalamment,
légers tortillements languides du tronc,
frottements contre le matelas,
deux, trois bouts de doigts qui effleuraient ici et là,
muscles des fesses, du périnée qui se contractaient un peu par moments,
tout cela semblait non pas venir de l’extérieur
mais semblait vraiment se passer encore et uniquement, en moi
mon monde intérieur semblait dehors,
étalé autour de moi
et mes hanches semblaient bouger en moi directement,
les pressions sur les génitaux,
les bouts de doigts qui glissaient sur la peau,
les contractions autour de l’anus, etc,
pas de frontière
un seul monde intérieur , encore, pour l’instant,
les actions semblaient se passer directement en moi
ou plutôt, comme suggéré déjà plus haut,
l’intérieur semblait aussi dehors, tout autour de moi,
en expansion au-delà de la peau,
comme si j’étais à la plage, allongé,
avec toutes mes affaires déballées
en désordre autour de moi
17 juillet 2025 à 15 h 56 min #53248
bzoParticipantpurée, ça ne rate jamais,
à chaque fois que je vois la scène finale
de Breakfast at Tiffany’s(aka Diamants sur canapé) 1961
avec la divine Audrey Hepburn
quand dans l’impasse, sous la pluie battante,
elle retrouve le chat qu’elle avait balancé par la porte du taxi quelques minutes auparavant
et qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre,
avec Georges Peppard
avec cette musique sublime qui s’élève,
j’ai des torrents de larmes qui dévalent,
je me fais avoir à chaque fois
pourtant je dois avoir vu ce film des dizaines de fois
plus grande comédie romantique de tous les temps
18 juillet 2025 à 13 h 14 min #53249
bzoParticipantla douceur voluptueuse,
la volupté incroyablement douce, soyeuse,
du mode yin
quand ses vagues commencent à m’envahir,
il y a une telle sensation de libération,
d’ineffable libération,
d’ouverture,
d’échappée belle du stress, des contraintes, des limitations
de sensation d’émancipation, d’achèvement, de réalisation,
d’épanouissement,
oui d’épanouissement dans l’instant,
peut-être essentiellement,
la chair et l’esprit,
s’épanouissent ensemble pour quelques instants,
deviennent comme un océan dansant,
sans limites
avec ce qu’il faut aussi,
de sauvagerie, de puissance brut, de violence même,
la sensation de rut animal,
est là aussi, sans réserve, régulièrement
tout cela se côtoie, cohabite,
fait son petit solo, par moments
puis retourne dans l’immense polyphonie
qui se joue
qui se joue
car tout cela est devenu tellement un jeu,
un jeu divin,
on se découvre toujours plus,
en jouant,
en jouant, en jouant,
avec tout le sérieux qu’il faut
pour jouer
19 juillet 2025 à 9 h 09 min #53250
bzoParticipantcela fait maintenant quelques semaines
que je pratique pratiquement plus,
quelques secondes
mais vraiment quelques secondes,
ici et là
essentiellement au réveil d’ailleurs
qui est devenu ces derniers mois,
le moment privilégié pour moi,
dans l’obscurité encore, les rideaux tirés,
juste après le réveil,
on est encore intact, plein plein d’énergie,
les rêves ne se sont pas encore complètement retirés,
du moins, leur sillage
se font encore sentir partout en nous,
le terrain est idéal, je trouve,
pour de la volupté,
souple, ouvert, porteur,
tellement propice aux petites inondations,
aux petites injections délicieuses, dans l’invisible
les textes qui tombent ici
comme des fruits mûrs d’un arbre,
sont le produit
de ces, à peine quelques secondes,
ici et là
du coup,
ma chair est sursaturée d’énergie
comme je n’ai plus éjaculé depuis une quinzaine de jours au moins
et le moindre effleurement,
la moindre contraction,
la moindre caresse,
est comme une plongée vertigineuse
dans les eaux soyeuses de la volupté
ce matin, donc,
j’ai recommencé,
j’ai eu une séance un peu plus consistante, plus sérieuse,
de longues, longues, minutes
à me laisser emporter,
à me tordre dans tous les sens, de plaisir
j’ai été étonné, ébloui, comme rarement,
deux semaines sans quasiment pratiquer
mais tout est revenu si simplement, si naturellement,
le désir avait pendant tout ce temps,
vieillit ses bouteilles dans la cave
et le nectar qui s’en déversait,
était plus fin, plus subtil, plus riche que jamais
j’ai eu ces longues minutes superbes,
point culminant de la séance
où mon corps me semblait comme un océan de bras soyeux levés,
s’agitant joyeusement,
sur lesquels mon esprit, boule légère comme une plume,
bondissait, rebondissait, de-ci, de-là,
était emporté toujours plus loin
c’était une image vivide,
une sorte d’hallucination produite dans mon sang par le désir,
je voyais ces milliers et milliers de bras levés, à perte de vue,
qui semblaient comme une mer en mouvement
et qui faisaient bondir l’esprit
qui était comme un ballon léger, léger
19 juillet 2025 à 11 h 09 min #53254
bzoParticipantoh oui, c’est bien reparti depuis ce matin,
après avoir eu deux, trois semaines
où le désir semblait être parti en vacances
(c’était un juilletiste apparemment cette année),
là depuis la séance au réveil, décrite juste au-dessus,
je n’arrête pas,
mon corps et moi, n’arrêtons pas,
des moments de complicité voluptueuse
à tout bout de champ
bon, cela veut dire sans doute aussi,
ce soir ou dans les jours suivants,
quelques jets laiteux accompagnés
d’un long et délicieusement volcanique orgasme
mais je vais essayer de faire durer cet état,
préorgasmique en continu,
le plus longtemps possible,
être ainsi de plus en plus sursaturé d’énergie sexuelle,
c’est vraiment trop bon à chaque instant d’action entreprise
se retenir le plus longtemps possible
tant que cela reste raisonnable
sans trop de frustration,
ni en ayant besoin de trop de volonté
pour ne pas aller jusqu’au bout
le corps est devenu tellement tellement réactif,
cela devient de plus en plus magique,
les sensations sont si intenses, si fines, si riches,
tout peut arriver,
vraiment tout peut arriver,
de l’inattendu, du neuf, de l’inconnu, du jamais vécu,
deviennent quasiment la règle,
deviennent systématique
chez moi, en tout cas,
après deux, trois semaines sans éjaculation
20 juillet 2025 à 12 h 09 min #53255
bzoParticipantil est arrivé finalement la nuit passée,
vers 3h du matin, ce orgasme volcanique,
il a été délicieusement interminable
il a commencé une bonne trentaine de secondes avant l’éjaculation même,
première fois que j’avais cela,
je me suis cabré
mais alors cabré de chez cabré,
des tremblements et des convulsions ont commencé à envahir mon corps,
cela allait crescendo, cela secouait de plus en plus
et je hurlais comme un loup une nuit de pleine lune
puis j’ai senti la brûlure liquide dans ma verge,
dans tout mon bassin, en fait
qui envahissait à une allure de cheval au galop
mais qui avait un long, long, trajet à parcourir
ça a duré, comme cela a duré,
cela coulait maintenant sur mes cuisses,
mes poils, mon bas-ventre
et j’ai été essouflé mais alors totalement essouflé,
directement dans la foulée
et puis une paix, une détente, universelle, suprême
m’a envahi,
envahi de chez envahi,
je restai cloué au matelas,
incapable de bouger,
avec des étoiles velouteuses qui refluaient de tous les côtés en moi,
retournaient au néant
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