30 sujets de 451 à 480 (sur un total de 876)
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  • #53214
    Avatar photobzo
    Participant

    le plaisir est une chose tellement relative,

    je veux dire par là

    qu’untel pourra en éprouver plus avec quelques simples caresses

    qu’un autre dans un fuck avec la plus belle et la plus sexy femme de la planète

     

    c’est vous, ce que vous parvenez à mettre de vous

    dans l’instant de l’action

    qui déterminera la qualité de ce que vous allez éprouver

    et non pas simplement la personne avec qui vous interagissez

    ou encore la qualité, le potentiel,  de l’accessoire que vous utilisez

    #53215
    Avatar photobzo
    Participant

    par longs moments,

    la volupté semble comme une brise légère et enivrante

    soufflant à travers mes cellules

    sans que je fasse absolument rien comme action

    sinon que de penser à mon corps,

    sinon comme de me connecter à lui en pensée,

    sinon comme si je me faisais l’aveu doux de tout mon être

    de comme il est bon d’avoir une chair,

    de comme il est bon de baigner dans tout cela

    comme dans un nid chaud et douillet

     

    le plaisir est constamment à fleur de peau chez moi

    et un rien le fait basculer,

    le fait remettre sur le devant de la scène,

    même en mode mineure,

    en arrière-plan du devant de la scène, disons

     

    une légere vibration généralisée

    qui titille ma chair,

    allume mon bassin

    qui fait qu’à chaque mouvement,

    à chaque fois que je bouge,

    j’ai l’impression de touiller dans une marmite

    où de la bonne soupe est en préparation,

    dégageant un fumet délicieux

    qui vient emplir comme des narines secrètes

    jusqu’au fond de mes fibres

    #53216
    Avatar photobzo
    Participant

    quand pareille chaleur s’abat sur ma ville,

    35, 36°,

    il n’y a pas d’autres solutions

    que de vivre sous le règne des ventilateurs, de l’airco, des glaces à l’eau

    et des douches froides

     

    ainsi ça va, pas trop de problème, enfin chez moi,

    dehors c’est une toute autre histoire

     

    et puis j’ai une arme secrète contre la chaleur,

    le petit hammam que j’ai chez moi,

    quand vous sortez après 10mn, un quart d’heure

    d’une tente saturée de vapeur à 45, 50°,

    eh bien vous grelottez de froid

    et après pendant une bonne heure,

    il n’y a plus de canicule,

    vous êtes bien dans votre peau,

    ça circule bien dessous,

    vous semblez rafraîchi de fond en comble

     

    quand la tente est prête,

    j’entre, la referme rapidement

    pour que pas trop de vapeur ne s’échappe,

    je m’assieds, je ferme les yeux

    et puis je ne bouge plus un muscle,

    il n’y a plus que ma respiration

     

    la chaleur intense commence à vous pénétrer de toutes parts,

    elle est comme un étau,

    on est sur un fil, le moindre mouvement

    et c’est une super-canicule qui vous assaille

    mais tant que vous restez immobile comme une statue,

    cela devient peu à peu délicieusement régressif,

    on est dans le liquide amiotique,

    on redevient un foetus,

    le monde n’existe pas encore

     

    bon, pour moi, après une dizaine de minutes,

    cela commence à devenir oppressant,

    la chaleur vous prend à la gorge,

    donc 10/15mn, avec une vapeur à 45/50°,

    c’est juste parfait

    #53217
    Avatar photobzo
    Participant

    quand la volupté

    est bien plus que de la volupté,

    quand la volupté, est à chaque fois,

    une occasion de vivre

    un moment de complicité absolue

    avec son corps,

    un moment d’union délicieuse

    avec sa chair

     

    un moment d’harmonie

    à la fois tellement sauvage et sophistiqué,

    un moment où du mystère est à fleur de peau

    un moment d’une simplicité

    et d’une limpidité confondantes

     

    un moment où l’on se sent,

    épanoui de chez épanoui

    un moment arbre aux branches

    lourdes et penchées de fruits mûrs

    un moment torrents de feuilles dansantes

    entre lesquels jouent à l’ascenseur

    des myriades de grains de poussière

    pris dans la lumière

    #53218
    Avatar photobzo
    Participant

    toutes ces formes de vie, modestes, humbles,

    comme par exemple,

    ces insectes ailés aux longues pattes filiformes,

    insignifiants, maladroits, dégingandés,

    n’ayant que quelques jours de vie devant soi,

    me stupéfient, m’éblouissent,

    m’émeuvent à l’extrême

     

    minuscules bouts évanescents de vie,

    errant un peu, de-ci, de-là,

    au gré de l’air, au gré de son appétit,

    s’imbibant de soleil, de vent,

    le temps d’un battement d’aile ou deux

    #53219
    Avatar photobzo
    Participant

    calme, calme , plaisir,

    cet épithète vous parait pas bizarre, inapproprié,

    accolé au mot plaisir?

     

    le désir coule tranquillement ces derniers jours chez moi,

    pas de moments volcaniques, explosifs,

    de séances mouvementés épiquement sur le lit

    juste une volupté

    qui apparait plus ou moins massivement,

    dansante, soyeuse, frémissante

    et s’en va aussi rapidement qu’elle est apparue

     

    bon, je crois, j’en suis même sûr

    que c’est l’effet de ces derniers jours de canicule,

    la chaleur extrême n’incite pas à l’explosivité,

    à la frénésie,

    aux énergies qui se libèrent volcaniquement

    car chez moi, cela sous-entend,

    un corps en délire

    qui rue, qui se cabre,

    qui bouge dans tous les sens

    comme celui d’un possédé

     

    aussi j’ai privilégié de courts moments

    où je laisse la volupté se mouvoir en moi

    sans chercher une escalade au-delà d’un certain point

    où cela s’enflamme hors de contrôle de tous les côtés,

    où cela devient débridé de chez débridé

     

    aujourd’hui ,

    la chaleur est redevenue plus supportable,

    on va voir si l’envie revient

    de m’exploser jusqu’au plafond

    #53220
    Avatar photobzo
    Participant

    oh le petit nuage de volupté

    sublime, ineffable

    qui se répand,

    au moindre contact

    entre mes cuisses  et mes génitaux

     

    quand je pense au début de mon parcours,

    quand j’ai commencé à un peu sérieusement progresser

    dans ma sexualité,

    à chercher à la développer, à l’enrichir,

    à quel point ce genre de contact

    passait, pour ainsi-dire, quasi inaperçu

    et puis aujourd’hui

    où cela s’est développé, cela s’est enrichi, cela s’est raffiné

    mais à un point

     

    c’est vraiment la nuit et le jour,

    délicieux apprentissage,

    la lente découverte de la complicité possible

    avec son corps,

    à quel point, c’est le moteur

    de tout épanouissement sexuel

     

    mon corps est devenu tellement réactif,

    cela tient du miracle,

    ce qu’il y a moyen de faire avec son désir

    si on prend la peine de l’explorer

    un peu beaucoup hors des sentiers battus

    #53225
    Avatar photobzo
    Participant

    en mode yin,

    on couve tendrement ses génitaux,

    on ne force rien, on ne secoue rien,

    on enveloppe , on presse, on frotte,

    des cuisses

    tandis que les muscles du périné

    et de l’anus

    forment comme tout un orchestre autour

     

    on écoute son instrument de musique,

    on recherche plutôt la vastitude de la gamme

    des riches et variées envolées de notes de volupté

     

    amplifier l’ondulation de la courbe en nous,

    toujours plus,

    faire danser le cobra enfoui en ses hanches

    toujours plus librement au son de la flute

    #53226
    Avatar photobzo
    Participant

    ce matin, un peu après le réveil,

    encore couché,

    dans l’obscurité des rideaux tirés,

    j’ai eu quelques minutes étonnantes

    d’exploration tactile

     

    mes doigts se sont mis à errer,

    aléatoirement, à gauche, à droite,

    par moments ils revenaient sur le corps,

    au contact familier, chaud et doux, de la peau

    mais la plupart du temps,

    ils partaient en vagabondage ici et là

    hors du territoire habituel,

    tantôt sur le drap, tantôt sur le coussin

    tantôt sur le mur, tantôt sur le matelas

     

    la différence des textures, des grains,

    des reliefs était tellement parlante,

    j’existais que par les doigts pour l’instant,

    un paysage sensoriel se dessinait,

    changeait constamment

    au fur et à mesure de leur déplacement

     

    rien d’autre ne bougeait

    sinon un peu le bassin de temps à autre

    et un peu aussi les muscles du périné,

    mais très ponctuellement,

    le grain doux et en même temps incroyablement dur du mur,

    tous ces matériaux avaient quelque chose à dire,

    avaient des caractéristiques tellement spécifiques,

    j’en étais estomaqué

     

    c’était comme une musique en moi,

    orchestrée essentiellement par les doigts,

    un paysage tactile et légèrement vibrant,

    des nappes et des nappes, en mouvement,

    se gondolant, se dessinant, évoluant,

    un chant tout en nuances tellement exotiques,

    tellement neuves

    que je restais subjugué, captif de sirènes

    chantant pour moi comme d’une autre planète

    #53227
    Avatar photobzo
    Participant

    du coup, je réalise qu’instinctivement,

    après cette expérience tactile, décrite juste au-dessus,

    tellement puissante, tellement parlante, ce matin au lit,

    que durant les quelques micro-séances que j’ai déjà eues depuis,

    que j’effectue un peu au hasard de mon désir,

    debout en train de marcher, assis sur une chaise,

    en train de faire ma gym, en train de cuisiner,

    d’étendre mon linge, devant l’écran d’ordinateur, etc

    et qui dure pas plus de quelques secondes,

    maximum une minute ou deux

     

    je réalise donc

    que mes doigts ne restent plus uniquement sur mon corps

    mais que ceux-ci, désormais,

    vont vagabonder sur les meubles, les objets aux alentours

    et que ceux-ci semblent répondre,

    enfin bon, c’est sans doute excessif comme affirmation,

    disons plutôt, semblent participer aux sensations,

    en les altérant, en modifiant leurs nuances drastiquement

     

    je caresse tout doucement le clavier, la table, les accoudoirs de la chaise,

    les meubles de la salle de bain,

    les textures, les grains, les densités, les formes, les températures,

    semblent remonter par le bout de mes doigts,

    semblent se joindre à ma chair,

    se diffuser dans les sensations créées par les mouvements de mes hanches,

    par les contractions des muscles de l’anus et du périné,

    par les frottements entre les génitaux et les cuisses,

    par les positions et mouvements d’ensemble, du corps,

    les altérer délicieusement,

    leur conférant des nuances radicalement nouvelles

    #53229
    Avatar photobzo
    Participant

    j’ai envie d’écrire

    que je suis dans l’exploration des matériaux

    ces derniers jours,

    j’étudie des grains de surface, des températures, des densités,

    les textures au toucher, à chacun,

    sont tellement uniques

    quand je passe les doigts dessus

     

    ainsi les accoudoirs en cuir de mon fauteuil Aeron,

    mes hanches bougent capiteusement sur le mesh de l’assise,

    vont et viennent, dansent un peu, dessus

    tandis mes mains les enserrent, les frottent, les pressent,

    les caressent presque comme des sexes turgescents par moments

     

    le désir s’est emparé goulument, sans réserve, de moi

    et les frottements sur le cuir des accoudoirs

    semblent désormais se passer en moi,

    ma galaxie semble les avoir absorbés,

    les avoir engloutis tout entiers

    comme une bête à la gueule immense

    et à l’appétit sans limites

     

    les doigts, à présent, sont revenus,

    se sont déplacés plus haut,

    tournicotent sur un téton avec insistance

    mais un coude continue de traîner sur l’accoudoir,

    de le presser, de racler dessus,

    cela fait comme un point d’ancrage au bout d’une laisse,

    un ravitaillement en plein vol depuis le monde extérieur

    en sensations inconnues

     

    monde extérieur

    qui semble à présent perçu par moi

    comme un participant à mes ébats,

    un participant aux multiples

    et incroyablement exotiques facettes,

    un participant qui a des pouvoirs sur ma chair

     

    j’ai envie de passer sur le bois du bureau,

    j’abandonne le téton

    pour aller avec la paume

    sur l’hêtre à la laque usé au fil des ans

    puis je commence à la bouger dessus

    lentement lentement

    et en quelques instants,

    ce n’est déjà plus moi qui caresse le bois

    mais le bois qui semble me caresser

     

    c’est comme cela que cela semble se passer

    à chaque fois que je touche un nouvel objet

    quand je laisse une partie de mon corps entrer en contact avec,

    voire que je me presse carrément tout contre,

    que je remue tout contre comme un animal en rut,

    ou alors qu’avec les bras et ou les mains,

    je vagabonde juste un peu dessus,

    l’objet, une fraction de seconde

    est perçu comme le corps étranger, le corps inerte qu’il est

    puis graduellement c’est comme s’il était absorbé,

    ajouté à mon univers sensoriel,

    y était incorporé avec une capacité croissante

    à altérer les sensations générées dans ma chair

     

    le cuir est un matériau tellement sensuel au toucher

    mais il y a-t-il un matériau qui ne le soit pas finalement,

    tellement cela dépend uniquement que de nous

    ce que nous ressentons dans l’instant,

    ce que sommes prêts à ressentir,

    ce que nous sommes prêts à accepter de ressentir?

    #53230
    Avatar photobzo
    Participant

    ma routine santé-soin du corps

    commence à être bien au point

     

    en fin de matinée, avant mon premier repas de la journée

    (je pratique le jeune intermittent, donc seulement deux repas en tout

    et aucun grignotage entre),

    45mn +- de gymnastique,

    j’ai deux machines à la maison,

    une qui me fait travailler les jambes en cardio (vélo semi-incliné)

    l’autre, le haut du corps, en cardio aussi (sorte de vélo à bras)

     

    plus quelques exercices au sol sur un tapis

    pour la ceinture  abdominale et les fessiers

    et puis pour compléter, un exercice pour l’équilibre

    et un autre pour la souplesse générale

     

    le soir, avant le repas aussi,

    10/15mn de hammam

    et puis une demie heure de pressothérapie

     

    c’est quoi la pressothérapie?

    je reprends ici une définition trouvée sur le net:

    La pressothérapie consiste à effectuer des pressions sur différentes zones du corps, grâce à des appareils qui imitent le palpé-roulé manuel. Pour le ventre, il s’agit d’une ceinture, et pour les jambes et les bras, de bottes et de manchons. Ces appareils se composent de cellules d’air qui se gonflent et se dégonflent, pour exercer une pression séquentielle (gonflement des cellules une par une) ou continue (toutes les cellules gonflent et dégonflent en même temps). Cette action mécanique permet une meilleure circulation des fluides.

    C’est vraiment royal pour le bas du corps,

    si dans l’après-midi, j’ai marché une bonne dizaine de kilomètres

    (ce qui arrive très régulièrement)

    et que je rentre vanné, les jambes lourdes, fatiguées de chez fatiguées,

    même douloureuses ,

    après la séance de pressothérapie,

    plus rien de tout cela, des nouvelles jambes,

    comme si je venais de me lever de mon lit au matin

     

    par contre pour le reste du corps, pour lesquels j’ai aussi les accessoires,

    pour l’instant, je suis moins convaincu,

    en tout cas, des bienfaits immédiats,

    peut-être que par rapport à certaines pathologies,

    c’est efficace aussi

     

    ajoutons-y aussi quelques beurres,

    comme beurre de karité, noix de coco,

    huile d’argan, de jojoba, gel d’aloe vera

    pour les soins et l’entretien de la peau

    #53231
    Avatar photobzo
    Participant

    il fut un temps

    où nous étions connecté en continu à notre corps,

    où nos émotions et nos sensations

    nageaient, tournoyaient, sautaient, librement autour de nous

    comme des dauphins,

    où nous étions les rois de notre univers,

    où nous participions activement à tout instant,

    à sa création,

    où notre imagination était une baguette magique

    qui avait encore ce pouvoir

     

    ce temps avait un nom,

    c’est celui de l’enfance

     

    et puis les capacités intellectuelles ont poussé, poussé,

    le désir est arrivé dans notre chair,

    a commencé à l’irriguer

    et nous avons été coupé progressivement

    puis définitivement de l’enfance

     

    cependant le désir

    a gardé en lui quelques chemins secrets

    qui permettent de retrouver ponctuellement

    certaines caractéristiques de cette période bénie

    et tellement riche en magie au quotidien,

    comme celle d’être connecté à son corps,

    ne former plus qu’un avec lui,

    ou encore d’avoir ses émotions et ses sensations

    qui semblent nous englober, nous transporter,

    nous faire tournoyer pour un oui, pour un non,

    nous rendre léger comme une plume au vent,

    aussi que l’imagination redevient cette baguette magique

    qui semble pouvoir recréer le monde à tout instant,

    ah oui, notre capacité d’émerveillement, à être enchanté,

    est à nouveau là, intacte et omnipotente

     

    ces moments sont à notre portée,

    plus particulièrement durant les moments de plaisir sexuel,

    le désir nous ouvre des portes,

    plein de portes,

    nous proposent une progression, une quête, en soi,

    pour les un peu exigeants

    qui nous permettent de retrouvent certains facultés

    dont nous étions gratifiés durant notre première période de la vie,

    d’en jouir ponctuellement sans réserve

    #53234
    Avatar photobzo
    Participant

    les couilles et la bite,

    rabattus vers l’arrière,

    un peu tirées entre les cuisses,

    je suis dans un lent mouvement

    du bassin vers l’avant,

    ayant fait naître aussi progressivement,

    dans la plus parfaite coordination,

    une contraction des fesses et des muscles du périné

     

    amalgame onctueux d’ondes génitales et prostatiques

    naissant spontanément,

    un seul flux, un seul flot, amalgame vibrant,

    sensation omniprésente dans tout l’être

    d’être en même temps pénétrant et pénétré,

    comme soulevé à l’intérieur,

    comme poussé plus loin vers l’intérieur,

    comme se frottant de tous côtés,

    aux parois de l’intérieur

     

    quelque chose d’impérial et d’impérieux

    qui s’est engouffré en vous,

    qui vous pousse, qui vous arrache délicieusement,

    qui vous emporte irrésistiblement,

    dans un mouvement d’ascenseur hydraulique

    de chevaux lancés au galop compactement,

    au galop tellement compactement épaule contre épaule,

    dans tous les muscles, toute la chair

    #53235
    Avatar photobzo
    Participant

    ce que j’expérimente, ce que je vis,

    très concrètement, de plus en plus, au quotidien,

    c’est que tout mon être,

    est comme la surface d’un immense lac

    une partie du temps,

    parfaitement immobile,

    reflétant placidement ses environnements

     

    mais que je me connecte un instant

    à mon corps,

    volontairement, en pleine conscience

    ou pas, malgré moi, sans que je m’en rende compte,

    et la surface de ce lac

    semble prendre immédiatement vie,

    se mettre à frémir,

    à danser, ici et là

     

    des vaguelettes, des vagues,

    peuvent se former,

    se mettent à courir,

    à se croiser et à s’entrecroiser,

    cela peut furieusement s’emballer

    en quelques instants,

    comme cela peut rester une farandole

    relativement en mode mineure,

    s’étirant, s’étirant,

    toute une gamme entre

     

    ce que je décris là, au fond,

    c’est le mécanisme des émotions, des sensations,

    de la volupté, des peurs,

    des jouissances, des transes, diverses et variées,

    des rêves et des fantasmes,

    bref, de tout ce qui en nous,

    nous rend vivant,

    pour le meilleur et le pire,

    nous plonge un peu

    dans le grand flux bouillonnant

    plus ou moins tranquille,

    du vivant

    #53236
    Avatar photobzo
    Participant

    la volupté est toujours

    comme une soudaine révélation presque extra-naturelle, divine,

    de la présence, de l’existence de la chair

     

    soudainement elle est là,

    on la sent, elle a pris une forme,

    la forme d’un nectar ineffable en nous,

    elle n’est plus ce matériau transparent, muet, non-existant

    sauf si nous avons des douleurs, une maladie,

    habituel

     

    elle manifeste sa présence,

    en ne semblant plus du tout exister,

    semblant avoir été remplacé par une matière invisible,

    un frissonnement, chaud, duveteux, onctueux

    qui se répand, qui caresse l’intérieur de façon exquise,

    qui semble progressivement faire exploser les limites et les règles habituelles

    qui la régisse

     

    la chair est un petit bout de roche en fusion,

    elle est une communion, une réunion,

    une prière sauvage à la terre,

    un instant, nous sommes, nous sommes vraiment,

    nous appartenons à nouveau un instant à la terre,

    nous en faisons partie,

    on tourne avec le grand manège,

    le grand carrousel qui circule depuis la nuit des temps

    #53237
    Avatar photobzo
    Participant

    faire un avec sa monture,

    vibrer avec sa chair,

    besoin de sentir la vie

    ruer en ses veines

     

    mais en même temps,

    tranquillement,

    de plus en plus tranquillement

     

    la vitesse,

    c’est du gaspillage,

    laisser les choses se révéler,

    leur donner le temps

    pour cela

    #53238
    Avatar photobzo
    Participant

    j’éprouve le besoin d’écrire à nouveau,

    de réaffirmer,

    à quel point cette chair

    a les deux sexes

     

    à quel point,

    une fois qu’on se débarrasse

    de certaines de ses limites,

    de certains de ses tabous,

    elle peut vibrer

    tant au masculin qu’au féminin

     

    à quel point, même un sexe dressé,

    turgescent,

    est un vagin aussi,

    un délicieux tunnel,

    prêt à accueillir

    en ses ténèbres velouteux

    #53240
    Avatar photobzo
    Participant

    tout en continuant certains gestes anodins du quotidien,

    comme il y a quelques instants,

    d’enlever le drap qui a séché dans la salle de bain

    sur des cordes à linge dans les hauteurs,

    sentir certaines parties de mon corps,

    envahies du yin,

    vibrer doucement, vibrer voluptueusement

     

    sentir ainsi s’effectuer ces gestes de collecter le drap

    tout en ayant un léger ondulement dans les hanches,

    les cuisses qui pressent les génitaux,

    les muscles du périné qui se contractent un peu,

    tout en ayant donc des parties de mon corps

    qui vibrent, qui sont « passées de l’autre côté »,

    est tellement délicieux

     

    c’est comme du piano à quatre mains,

    deux mains pour la tache domestique,

    deux pour une volupté tout en nuances

     

    cela crée un vertige en moi,

    me sens me balader sur une corde raide

    malgré la banalité de la majorité des gestes,

    le plaisir cherche à me happer de plus en plus

    mais je ne lui accorde que ce qui n’est pas nécessaire

    à l’opération récupération du linge propre

     

    le contraste en moi, pour l’instant,

    est tellement délicieux, exotique,

    bien qu’un peu plus de concentration est nécessaire que d’habitude

    pour ne pas tomber de ma chaise

    qui me permet d’atteindre le drap dans les hauteurs,

    je laisse faire

    tout en gardant dans les mains, fermement, les rennes de l’étalage

    pour que cela ne s’emballe pas

    #53241
    Avatar photobzo
    Participant

    dis-moi

    quelles séries

    tu a regardé durant l’enfance

    et je te dirai

    quel âge tu as

     

    moi, c’était,

    Flipper le dauphin, Daktari,

    Belle et Sébastien,

    Jacquou le croquant,

    Ma sorcière bien-aimée

    #53242
    Avatar photobzo
    Participant

    chaque matin,

    c’est le même miracle,

    ma peau est tellement sensible

    au moindre contact,

    mes hanches,

    au moindre mouvement

    quand je suis connecté à mon corps,

    c’est-à-dire,

    en état de réceptivité maximale

     

    et au réveil

    cela semble être le cas automatiquement,

    au premier mouvement du bassin,

    au premier frottement contre les draps,

    une bouffée de volupté

    me traverse de son souffle ineffable

     

    je continue alors de m’étirer un peu,

    de laisser mon corps se frotter

    contre le matelas, le linge de lit

    pour savourer le désir allumé

    quelques instants dans ma chair

    #53243
    Avatar photobzo
    Participant

    tant de bêtise là-dehors,

    elle est partout,

    innombrable, pullulante,

    envahissante comme de la mauvaise herbe,

    elle nous attend de pied ferme

    où qu’on aille

     

    surtout, en fait,

    elle est en chacun de nous,

    on la porte en nous,

    on la déplace avec nous

    où qu’on aille,

    il est si facile d’y céder,

    elle nous attend à chaque tournant,

    tellement tentatrice,

    « laisse-toi aller, je suis facile,

    je suis faite pour toi,

    je suis tout à toi »

    #53244
    Avatar photobzo
    Participant

    quand la volupté débarque en votre chair,

    elle va rapidement évaluer

    la volonté vissée en vous

    pour faire exploser momentanément

    la baraque

    et se parer en fonction

    #53246
    Avatar photobzo
    Participant

    en d’autres termes,

    ce que vous êtes,

    ce que vous êtes vraiment,

    va déterminer l’intensité, la richesse

    #53247
    Avatar photobzo
    Participant

    sous les draps, ce matin, au réveil,

    comme dab, j’ai effectué

    quelques petits mouvements des hanches,

    quelques frottements, effleurements, contractions,

    pour bien commencer la journée,

    rien de tel qu’une petite injection ou deux de volupté

     

    et j’ai constaté une chose intéressante,

    dans l’obscurité douillette, bien au chaud,

    venant juste de me réveiller,

    le monde extérieur

    semblait encore ne pas tout à fait exister,

    je veux dire que toutes les actions que j’effectuais,

    bassin qui bougeait nonchalamment,

    légers tortillements languides du tronc,

    frottements contre le matelas,

    deux, trois bouts de doigts qui effleuraient ici et là,

    muscles des fesses, du périnée qui se contractaient un peu par moments,

    tout cela semblait non pas venir de l’extérieur

    mais semblait vraiment se passer encore et uniquement, en moi

     

    mon monde intérieur semblait dehors,

    étalé autour de moi

    et mes hanches semblaient bouger en moi directement,

    les pressions sur les génitaux,

    les bouts de doigts qui glissaient sur la peau,

    les contractions autour de l’anus, etc,

    pas de frontière

     

    un seul monde intérieur , encore, pour l’instant,

    les actions semblaient se passer directement en moi

    ou plutôt, comme suggéré déjà plus haut,

    l’intérieur semblait aussi dehors, tout autour de moi,

    en expansion au-delà de la peau,

    comme si j’étais à la plage, allongé,

    avec toutes mes affaires déballées

    en désordre autour de moi

    #53248
    Avatar photobzo
    Participant

    purée, ça ne rate jamais,

    à chaque fois que je vois la scène finale

    de Breakfast at Tiffany’s(aka Diamants sur canapé) 1961

    avec la divine Audrey Hepburn

    quand dans l’impasse, sous la pluie battante,

    elle retrouve le chat qu’elle avait balancé par la porte du taxi quelques minutes auparavant

    et qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre,

    avec Georges Peppard

    avec cette musique sublime qui s’élève,

    j’ai des torrents de larmes qui dévalent,

    je me fais avoir à chaque fois

    pourtant je dois avoir vu ce film des dizaines de fois

     

    plus grande comédie romantique de tous les temps

    #53249
    Avatar photobzo
    Participant

    la douceur voluptueuse,

    la volupté incroyablement douce, soyeuse,

    du mode yin

     

    quand ses vagues commencent à m’envahir,

    il y a une telle sensation de libération,

    d’ineffable libération,

    d’ouverture,

    d’échappée belle du stress, des contraintes, des limitations

     

    de sensation d’émancipation, d’achèvement, de réalisation,

    d’épanouissement,

    oui d’épanouissement dans l’instant,

    peut-être essentiellement,

    la chair et l’esprit,

    s’épanouissent ensemble pour quelques instants,

    deviennent comme un océan dansant,

    sans limites

     

    avec ce qu’il faut aussi,

    de sauvagerie, de puissance brut, de violence même,

    la sensation de rut animal,

    est  là aussi, sans réserve, régulièrement

     

    tout cela se côtoie, cohabite,

    fait son petit solo, par moments

    puis retourne  dans l’immense polyphonie

    qui se joue

     

    qui se joue

    car tout cela est devenu tellement un jeu,

    un jeu divin,

    on se découvre toujours plus,

    en jouant,

    en jouant, en jouant,

    avec tout le sérieux qu’il faut

    pour jouer

    #53250
    Avatar photobzo
    Participant

    cela fait maintenant quelques semaines

    que je pratique pratiquement plus,

    quelques secondes

    mais vraiment quelques secondes,

    ici et là

     

    essentiellement au réveil d’ailleurs

    qui est devenu ces derniers mois,

    le moment privilégié pour moi,

    dans l’obscurité encore, les rideaux tirés,

    juste après le réveil,

    on est encore intact, plein plein d’énergie,

    les rêves ne se sont pas encore complètement retirés,

    du moins, leur sillage

    se font encore sentir partout en nous,

    le terrain est idéal, je trouve,

    pour de la volupté,

    souple, ouvert, porteur,

    tellement propice aux petites inondations,

    aux petites injections délicieuses, dans l’invisible

     

    les textes qui tombent ici

    comme des fruits mûrs d’un arbre,

    sont le produit

    de ces, à peine quelques secondes,

    ici et là

     

    du coup,

    ma chair est sursaturée d’énergie

    comme je n’ai plus éjaculé depuis une quinzaine de jours au moins

    et le moindre effleurement,

    la moindre contraction,

    la moindre caresse,

    est comme une plongée vertigineuse

    dans les eaux soyeuses de la volupté

     

    ce matin, donc,

    j’ai recommencé,

    j’ai eu une séance un peu plus consistante, plus sérieuse,

    de longues, longues, minutes

    à me laisser emporter,

    à me tordre dans tous les sens, de plaisir

     

    j’ai été étonné, ébloui, comme rarement,

    deux semaines sans quasiment pratiquer

    mais tout est revenu si simplement, si naturellement,

    le désir avait pendant tout ce temps,

    vieillit ses bouteilles dans la cave

    et le nectar qui s’en déversait,

    était plus fin, plus subtil, plus riche que jamais

     

    j’ai eu ces longues minutes superbes,

    point culminant de la séance

    où mon corps me semblait comme un océan de bras soyeux levés,

    s’agitant joyeusement,

    sur lesquels mon esprit, boule légère comme une plume,

    bondissait, rebondissait, de-ci, de-là,

    était emporté toujours plus loin

     

    c’était une image vivide,

    une sorte d’hallucination produite dans mon sang par le désir,

    je voyais ces milliers et milliers de bras levés, à perte de vue,

    qui semblaient comme une mer en mouvement

    et qui faisaient bondir l’esprit

    qui était comme un ballon léger, léger

    #53254
    Avatar photobzo
    Participant

    oh oui, c’est bien reparti depuis ce matin,

    après avoir eu deux, trois semaines

    où le désir semblait être parti en vacances

    (c’était un juilletiste apparemment cette année),

    là depuis la séance au réveil, décrite juste au-dessus,

    je n’arrête pas,

    mon corps et moi, n’arrêtons pas,

    des moments de complicité voluptueuse

    à tout bout de champ

     

    bon, cela veut dire sans doute aussi,

    ce soir ou dans les jours suivants,

    quelques jets laiteux accompagnés

    d’un long et délicieusement volcanique orgasme

     

    mais je vais essayer de faire durer cet état,

    préorgasmique en continu,

    le plus longtemps possible,

    être ainsi de plus en plus sursaturé d’énergie sexuelle,

    c’est vraiment trop bon à chaque instant d’action entreprise

     

    se retenir le plus longtemps possible

    tant que cela reste raisonnable

    sans trop de frustration,

    ni en ayant besoin de trop de volonté

    pour ne pas aller jusqu’au bout

     

    le corps est devenu tellement tellement réactif,

    cela devient de plus en plus magique,

    les sensations sont si intenses, si fines, si riches,

    tout peut arriver,

    vraiment tout peut arriver,

    de l’inattendu, du neuf, de l’inconnu, du jamais vécu,

    deviennent quasiment la règle,

    deviennent systématique

    chez moi, en tout cas,

    après deux, trois semaines sans éjaculation

    #53255
    Avatar photobzo
    Participant

    il est arrivé finalement la nuit passée,

    vers 3h du matin, ce orgasme volcanique,

    il a été délicieusement interminable

     

    il a commencé une bonne trentaine de secondes avant l’éjaculation même,

    première fois que j’avais cela,

    je me suis cabré

    mais alors cabré de chez cabré,

    des tremblements et des convulsions ont commencé à envahir mon corps,

    cela allait crescendo, cela secouait de plus en plus

    et je hurlais comme un loup une nuit de pleine lune

     

    puis j’ai senti la brûlure liquide dans ma verge,

    dans tout mon bassin, en fait

    qui envahissait à une allure de cheval au galop

    mais qui avait un long, long, trajet à parcourir

     

    ça a duré, comme cela a duré,

    cela coulait maintenant sur mes cuisses,

    mes poils, mon bas-ventre

    et j’ai été essouflé mais alors totalement essouflé,

    directement dans la foulée

    et puis une paix, une détente, universelle, suprême

    m’a envahi,

    envahi de chez envahi,

    je restai cloué au matelas,

    incapable de bouger,

    avec des étoiles velouteuses qui refluaient de tous les côtés en moi,

    retournaient au néant

     

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