Mots-clés : aneroless
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bzo.
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1 juin 2021 à 22 h 18 min #41440
noustaParticipantBonjour @Bzo
J’aimerais avoir des informations concernant le libertinage mais je ne sais pas sur quel sujet je dois écrire. J’ai bien essayé sur le sujet libertinage mais je ne parviens pas à écrire ,mes messages ne sont pas transmis
Merci Bzo à bientôt1 juin 2021 à 22 h 36 min #41441
AndranerosParticipant2 juin 2021 à 19 h 24 min #41459
bzoParticipantaprès-midi dans la forêt, températures pas loin des 30°, sur Bruxelles aujourd’hui,
premier jour de vraie grosse chaleur de l’annéeplongeant le regard vers le haut dans le feuillage
de ces immenses hêtres et chênes de la forêt de Soignes,
impression irrésistible d’être immergé dans un tableau de Cézanne,
tellement les feuilles et la lumière semblent complices, semblent se répondre,
tout semble relié dans l’invisible, les troncs des arbres, le moindre bout de ciel,
un oiseau qui passe comme une flèche dansantechez moi, durant une de mes séances,
je fais monter des choses de mes profondeurs,
j’ai beaucoup creusé pour cela,
pour que cela puisse arriver, pour que cela coule à flot
mais là, dans la forêt,
tout semble être monté depuis toujours à la surface,
attendant qu’on cueille cette écume précieusepour tout dire, la profondeur et la surface, semblent se confondre
s’étaler en plein jour, au vu de tous,
nous marchons parmi tout cela,
parmi tout ce mystère qui s’étale en permanence paisiblement devant nos yeux,
juste une sorte de paroi de verre semble nous en séparer, j’ai parfois l’impression,
on voit au-travers, on devine les trésors, on parvient à un peu les caresser du regard,
mais on ne parvient pas vraiment à s’en imbiber,
à s’y immerger des pieds à la têtepourtant dès que je m’arrête, le silence semble commencer à s’épaissir,
je reste bien immobile à un endroit, je m’assieds pour cela
et je sens la densité du silence, de plus en plus
qui semble comme combler peu à peu l’espace qui me sépare des arbresparfois l’impression qu’il suffirait d’un rien
pour que je me mette à flotter comme sur une espèce de Mer Morte dans l’invisible,
un lent courant m’entraînerait vers le premier grand chêne venu,
je me collerais à lui,
sentirais mes énergies et ses énergies comme fusionnerenfin ce serait plutôt de l’ordre d’un tout petit ruisselet
qui irait se jeter dans un immense fleuve,
la forêt attend les hommes depuis toujours,
pas juste leur corps de chair et de sang marchant parmi les arbres,
non, eux, tout entier, avec tout ce qu’ils portent de mystère en eux,
la forêt les attend pour une conversation immémoriale3 juin 2021 à 23 h 35 min #41469
bzoParticipantaprès bien des années
d’entraînement, de progression,
ce corps a retrouvé toute sa neutralité,
ainsi le yin et le yang
peuvent jouer librement,
en moije suis devenu leur bac à sable,
consentant,
ils font de moi ce qu’ils veulent,
je me laisse faire,
que leur délire m’entraîne,
aucun interdit,
aucun taboujuste le désir,
le pur élan du désir,
sans aucune entrave,
ni restriction4 juin 2021 à 0 h 14 min #41470
bzoParticipantune jouissance tellement fluide, tellement coulante, partout,
l’impression que tout mon être n’est plus qu’une éjaculation,
s’élançant d’un pénis en érection dans l’invisible,
m’éjectant, me dispersant,
m’envoyant éclabousser les quatre coins de la chambre4 juin 2021 à 2 h 22 min #41471
bzoParticipanttrès sûr de moi ces derniers temps, grâce à ma pratique,
j’ai la sensation d’avoir une arme absolue en moi qui me rend unique
les gens qui passent à côté de moi, n’ont aucune idée,
qu’en deux, trois, mouvements, je peux me retrouver dans un état avancé d’excitation sexuelle,
complètement en roue libre,
je suis une bombe à usage personnel, à détonation vers l’intérieurla douceur d’être sa propre chérie,
quelle phrase ridicule
mais de vivre des moments extatiques entre ses propres bras,
de jouir en se sentant pénétrer par un autre,
tout en se sentant en même temps enfoncer le petit pieu raide dans sa chair,
ce sont des moments absolument uniques, parfaits,
d’un dépaysement radical et sans concessions, à chaque foisje est un autre, disait un des poètes préférés de ma jeunesse,
ah pouvoir vivre cela, d’une certaine façon, dans sa chair,
est une exquise aventure de chaque instantl’autonomie peut devenir totale,
l’autre est pourtant toujours bien là, à qui nous sommes lié,
ce fond commun, enfoui au fond de nous,
cette couche que nous partageons tous,
elle nous rend dépendant les uns des autres,
qu’on le veuille ou non,
elle nous lie pour le meilleur et pour le pire,
ce sont comme des immenses pâturages,
on y est chacun dans son coin
l’herbe y est douce, nourricière,
meurtrière aussi, parfoisle toboggan sur la plaine de jeu,
c’est là que je me suis donné rendez-vous,
une bonne fois pour toute,
tout est devenu trop sérieux, tout autour,
temps de s’en foutre royalement, temps juste de goûter l’instant4 juin 2021 à 8 h 51 min #41472
bzoParticipantdebout, au milieu de la pièce,
je me caresse lentement,
je sens mon sexe en bas, tellement chaud, tellement doux,
je le presse un peu avec mes cuisses,
je sens mon bassin envahi d’ondes génitales,
je les travaille avec quelques ondulations du bassin
pour qu’elles se répandent bien partoutje m’attarde avec les doigts autour des pointes des seins,
les deux en même temps,
comme cela picote doucement, de petites vaguelettes de soie,
je presse plus fort en bas, j’arrête mes cuisses
et je fais monter une forte contraction,
oh je me tords, le plaisir m’a plié en deux,
il ne restait plus rien de solide un instant en moi, pour me tenir droit,
tout s’était liquéfiéquel adorable bélier était remonté soudainement en moi,
il n’y avait aucun résistance sur son passage,
tout l’enveloppait, se pressait, tout contre lui,
pour qu’il frotte, racle, le plus possible,
le moindre atome de mes entrailles se concentrait là-dessus
pour s’unir autour de lui, lui faire une haie d’honneur dans ma chaircomme mes hanches ont aimé cela, de se sentir ainsi bouleversé de fond en comble,
je les laissais danser leur joie,
c’est lourd, c’est souple, c’est lascif, c’est à moi,
toute cette folie charnelle qui s’est installée,
qui me donne juste envie de hurler et encore de hurlerquelle ivresse, quel bonheur, d’être juste là avec mon corps
à nous abandonner,
à nous remettre entre les mains du plaisir,
le moindre mouvement, le moindre geste, maintenant,
vient amplifier le dérèglement en moi,
continent vibrant de soie mystérieuse,
danse des sept voiles5 juin 2021 à 4 h 30 min #41482
bzoParticipantmon corps se charge vraiment de tout,
je n’ai qu’à me laisser entraîner par le yin,
je bouge le petit doigt,
ma hanche se déplace de quelques centimètres
et c’est une tempête tellement délicieuse en moi
que j’ai cru m’évanouir de plaisirtout est tellement précis, tellement fin,
on dirait que c’est ciselé,
art de la lumière et du vent,
art de l’intemporel et de l’éphémèreici, au milieu de la nuit,
tout était libre comme jamais5 juin 2021 à 12 h 37 min #41488
bzoParticipantil faut laisser le temps au plaisir
de prendre son élan dans notre chair,
il faut respecter son cycle, son rythme,
s’accorder à celales sensations ont des creux, des crêtes,
elles sont tout en courbes mouvantes, tout en danse,
qu’il faut épouser le plus intimement possible,
bien se faire fétu de paille à leur contactaccepter autant de monter que de descendre, avec elles,
être parfois vertigineusement, sans aucun point d’appui,
laissant tout s’écrouler,
sans plus aucune assise, plus aucun fondement,
pour mieux rebondir dans la fouléene pas avoir peur des montagnes russes,
le bonheur exige qu’on s’engage sans rien retenir,
qu’on laisse les freins, les protections et les frontières,
derrière nous, à l’entrée,
qu’on entre tout nu, sans sexe, malléable et consentant,
prêt au grand écart,
prêt à être pénétré comme à pénétrer5 juin 2021 à 19 h 37 min #41495
bzoParticipantavec ma pratique en mode yin, aneroless,
une des choses que j’aime énormément avec,
c’est que je peux la mêler à mes actes les plus triviaux du quotidien,
si j’en ai envie, bien sûrnon, le désir peut s’éveiller à n’importe quel moment quand je suis à la maison
et avec quoique je sois occupé,
ainsi par exemple, il y a quelques minutes,
j’étais en train de laver un plat pour mettre au four le poulet
puis j’ai préparé celui-ci, assaisonné, mis de l’huile, etceh bien, comme dans mon bassin, j’ai senti quelques picotements tentateurs,
j’ai commencé à me dandiner lascivement automatiquement sur place,
à frotter mes génitaux avec mes cuisses doucement,
quand j’avais les mains libres, un instant,
je me caressais tout le corps
et puis bien sûr, je faisais monter de temps à autre, une contraction
ou juste serrais les muscles des fessiers n’importe comment, c’est déjà suffisantque ferait-on dans nos pratiques, sans les ondes prostatiques, n’est-ce pas?
on a besoin de leur puissance, de leur verticalité explosive,
de leur capacité à booster le moment irrésistiblementdonc voilà, mes mains étaient occupées avec la grosse cuisse de poulet,
mettaient de l’huile d’olive dans le plat,
un peu de poivre, du sel rose de l’Himalaya, du piment d’Espelette,
tout cela saupoudré dessus, des deux côtés
tandis que le bas de mon corps s’activait à tout autre chosecomme c’était bon, comme c’était délicieux, un peu acrobatique, périlleux par moments
mais dans l’ensemble , tout cela cohabitait divinement,
oh comme ma chair s’enflammait,
j’adorais être ainsi, mes mains avec le plat, vers le four, comme but
tandis que mes hanches dansaient, que mes cuisses frottaient,
que mon bassin s’enflammait de plus en plusj’adorais cette dichotomie, ces deux occupations, si radicalement différentes,
je les mêlais de plus en plus, je dansais sur place avec mes hanches,
je soulevais le plat avec des gestes langoureux,
les mouvements avec le poivrier, la salière, étaient flottants, lascifs,
participaient à mon petit jeu,
apportaient de nouvelles nuances aux sensationsle fait est que très rapidement,
je peux faire à peu près n’importe quel geste, n’importe quel mouvement,
tout participe activement à mon excitation,
c’est trop bon d’avoir un corps à ce point réactif,
j’ai beaucoup travaillé pour celaô sensualité, ô stupre, ô lascivité,
venez à moi, je vous accueille les bras ouverts,
mon corps est une auberge grande ouverte,
à la table d’hôte, toutes sortes d’ondes se sont donnés rendez-vous pour festoyerô tentation, ô désir, ne me quittez pas jusqu’au dernier instant,
jusqu’au bout, je veux sentir la passion dans mon coeur
et la petite étincelle, prête à mettre le feu aux poudres, entre mes reins,
que l’automne de mon corps vieillissant, ne soit qu’une façade,
que derrière, les énergies, l’essence de la vie,
circulent avec la même splendide intensité en moi,
fleurs tardives en hiver, vos couleurs se détachent merveilleusement de la grisaille6 juin 2021 à 11 h 45 min #41496
bzoParticipantcreusons un peu, voulez-vous,
essayons de définir quelles sont les raisons de l’apparition d’un plaisir en mode yin chez un homme,
personnellement, j’en vois deux,
d’une part, un manque chronique de féminin dans la vie de quelqu’un,
c’est mon cas
et puis d’autre part, qu’on soit habité plus ou moins,
par le fantasme de vivre son plaisir au féminin, de se sentir femme pour quelques instantsdans mon cas personnel, j’écarte tout de suite la seconde hypothèse,
je n’ai à ce jour, jamais eu ce type de fantasme, jamais la moindre lueur,
même maintenant que je suis capable totalement de me mettre en mode yin,
de vivre mon plaisir au féminin,
cela n’a pas enflammé mon imagination,
une fois la séance terminée, cela ne me hante plus, cela ne me travaille plus,
aucune fantasme apparu ou nourri, renforcépour être plus précis, j’ai rarement de séance, au sens traditionnel
où je me mets au lit pour une heure ou deux,
de plage de temps spécifiquement consacré au plaisir,
cela arrive rarement pour plus d’une demie heure
et puis ce sont plutôt, saupoudrant ma journée, quand je suis chez moi, seul,
des micro-séances, des moments qui peuvent durer que quelques secondes,
une ou deux minutes en moyenne, sur la journée, disons,
les plus longues durant 5, 10 minutes,
spécifiquement dédié ou alors totalement mêlé à une autre activité, faire à manger, ranger,
sortir le linge de la machine à laver,
c’est possible car comme je l’ai déjà écrit,
chez moi, l’intensité du plaisir ne dépend pas de la duréeil faut imaginer ma pratique comme si j’étais un couple dans un seul corps,
ils sont amoureux, ils sont ardents, leurs corps se cherchent constamment,
ils se frottent l’un contre l’autre, le plus possible, se caressent, se pelotent,
elle cherche son braquemart, il lui appartient, pour l’instant, autant qu’à lui,
lui règne sur son vagin, il s’en sert comme s’il était à lui,
leurs deux désirs se confondent, s’entremêlent, tant ils vivent l’un pour l’autre,
tant ils s’aiment, se font confiance,
un amour tendre et ardent, à la fois, sans restrictionsmaintenant vous prenez ces deux amants et par un petit miracle,
vous placez l’un dans l’autre, vous avez fait un « drag and drop » de l’un dans l’autre,
ils ne sont plus qu’un seul corps avec deux sensibilités, deux spectres de sensations,
deux façons de jouir, de bouger, de se déplacer,
mais elle, ce qu’elle a en elle, est bien plus puissant, bien plus omnipotent, plus riche, plus varié,
et elle prend automatiquement quasi toute la place quand ils sont en action ensemble,
lui, n’est plus qu’une sorte d’étincelle pour mettre le feu aux poudre,
une bougie d’allumage, plutôt, pour permettre au moteur d’exploser et encore d’exploservoilà, en gros, c’est peut-être la meilleure description
de la façon dont je vis ma pratique au quotidien,
il n’arrête pas de la peloter, de lui mettre la main au panier,
de saisir ses seins et elle aime cela, elle aime cela jusqu’à la dernière miette,
elle le provoque, bouge son cul constamment de façon à l’exciter,
elle est sans petite culotte quand ils sont à deux tout seuls à la maison,
elle écarte les jambes, elle remue son popotin de façon suggestive, pour l’exciter, à tout bout de champ
elle aime voir sa bite se dresser pour un oui, pour un non,
sa petite colonne de chair est à elle pour l’instant, elle en dispose, elle en abuse,
elle n’a qu’une envie, de s’en saisir, de la caresser, de la cajoler, c’est sa sucette préférée,
et son petit bélier, son bouc ardent,
comme elle aime le sentir au fond d’elle, allant et venant, la rendant folle de plaisirvoilà, voilà, donc dans mon cas, le manque de féminin,
oui, je me suis tellement bien coupé des femmes dans ma vie
à la suite de plusieurs déceptions amoureuses, à un moment donné, dans mon parcours,
que j’ai coupé complètement les ponts
et comme je ne fait jamais les choses à moitié, cela a été particulièrement effectif,
les circonstances de la vie ont fait que cela a perduré, perduré et encore perduré
au point que je ne sais plus comment faire pour les rétablir, ces ponts,
je ne sais plus comment me déplacer dessus, faire le chemin dessus, vers une autre,
je n’ai plus l’ingénierie
alors que l’envie est désormais bien là, est devenue même crianteoublier tout cela, cela peut étonner, c’est un piège très con
dans lequel il paraît vraiment difficile de tomber, à moins de vivre tout seul sur une île isolée,
mais on peut y arriver en faisant un effort constant de rétropédalage, jour après jour
puis un jour, plus besoin de faire d’effort, la distance s’est creusée, s’est installée,
on a réussi à faire le désert autour de soi, c’est aride mais au moins on est tranquille,
dans les premiers temps, cela paraît un baume apaisant,
un remède qui permet d’oublier les blessures,
je suis loin d’être un cas uniquefinalement, de fil en aiguille, pour remplacer la masturbation basique, ridicule que j’exerçais
qui est tellement peu satisfaisante,
juste du vide-couilles où l’on reste après à ruminer sa pauvreté sexuelle,
je suis tombé sur le massage prostatique ,
enfin une activité sexuelle différente, riche
qui pouvait en se développant, apporter de réelles satisfactions,
une fois que c’est bien au point, apporter de l’épanouissement, de l’assouvissement même,
le manque de féminin était toujours là, certes
mais au moins c’était déjà sérieusement compenséalors que j’étais, donc, bien engagé, dans une pratique prostatique plus classique,
que je goûtais quotidiennement aux chapelets d’orgasmes,
que j’avais aussi très régulièrement des super O
et toutes sortes d’extases interminables qui me mettaient dans des états de transe délicieuse,
sont apparues peu à peu des sensations différentes,
des variations plutôt,
il y avait de plus en plus de nuances étranges, singulières, exotiques, très agréablesje me rappelles vaguement, je m’en suis rendu compte peu à peu
que c’était des façons un peu différentes de bouger le bassin qui provoquaient cela,
plus langoureux, disons, plus féminins,
enfin peu à peu, toutes sortes de gestes et de mouvements sont apparus, dans ma pratique
qu’on pourrait qualifier d’un peu féminisé,
enfin c’est plus compliqué que cela
car je me suis filmé quelques fois et je me suis rendu compte que c’était beaucoup moins apparent que ce que je percevais,
je croyais que c’était très marqué
mais non, beaucoup moins qu’on pourrait le croireoh au début, quand on est homme dans un corps d’homme,
sans aucune tendance particulière ou si peu,
cela se fait vraiment par toutes petites touches,
on ose très très progressivement,
cela ne vient pas en une fois, ce sont des processus très lents,
trouver la bonne façon de laisser s’exprimer tout cela,
c’est loin d’être évident,
aller chercher en soi, dans ses profondeurs, ce yin
car il faut bien se rendre compte qu’il ne s’agit pas de faire la folle,
d’exprimer caricaturalement la femme en nous
non, il s’agit de s’ouvrir, de laisser monter
et de se laisser emporter par ce qui a été activé dans nos profondeurs,
de laisser le yin, de plus en plus, prendre les commandes de son corps,
c’est loin d’être évident,
aujourd’hui, je le fais d’une façon très naturelle
et cela ne me coute aucun effort, c’est tellement simplemais donc, c’est un processus qui a pris des années chez moi
tant de tabous, tant d’automatismes, de limites, à vaincre,
oser peu à peu, complètement désagréger les frontières de son identité sexuelle
pour se laisser aller entièrement au yin en nousle manque de féminin est toujours là, ne nous leurrons pas,
cela n’est pas la même chose que d’avoir une femme à coté de soi, en chair et en os,
en parole et en imagination, en tendresse, rires et en attentionnon, c’est différent, à certains égards, c’est mieux,
vivre le yin de l’intérieur, dans sa propre chair, est une expérience unique
mais avec ses limitations et ses restrictions, donc,
cela ne remplacera jamais une présencele manque est toujours là mais très sérieusement adouci,
enfin plus ou moins, disons, selon les moments,
ce sont des injections à haute dose, de féminin,
dont l’effet diminue, disparait graduellement,
il faut se réinjecter de nouvelle doses régulièrement,
cela explique la constellation de micro-séances dont j’égrène mes journéesc’est du féminin de synthèse, du féminin artificiel, chimiquement très pur, très concentré
mais de synthèse néanmoins,
c’est fondamentalement étranger à mon corps d’homme, même si cela monte de mes profondeurs
cela disparait de moi, une fois que la séance est finie7 juin 2021 à 0 h 20 min #41497
bzoParticipanthum…
je me sens pas tout à fait à l’aise avec ce texte juste au-dessus que j’ai écris ce matin
car je ne suis pas sûr qu’il corresponde encore à ma réalité d’aujourd’hui,
peut-être à celle d’il y a un an ou deux, plutôten effet, à 62 ans, je ne suis vraiment pas sûr d’avoir encore envie de faire toutes les démarches
pour aller à la rencontre de quelqu’un,
même ne fusse que pour des moments sexuels,
après ces quelques années sans tout cela, je m’y suis, en fait, bien habitué maintenant
et ma pratique m’apporte entière satisfaction,
elle est plus qu’un palliatif, elle m’épanouit, elle me comblepas sûr d’avoir envie aussi de faire l’inévitable ré-apprentissage sexuel d’une relation physique avec une autre personne,
tellement tout cela m’est sorti du corps et de la tête
et que je me sentirais aussi maladroit et hésitant ou empressé et brouillon qu’un puceau9 juin 2021 à 11 h 08 min #41510
bzoParticipantje suis excité à l’avance comme une puce,
il fait un temps merveilleux et je vais passer l’après-midi, parmi les arbres,
je me réjouis à l’avance,
je vibre déjà de partout un peu,
il me semble déjà percevoir la suprême et envahissante sérénité de la forêt,
tout cette énergie incroyable qui semble à l’arrêt
ou plutôt se mouvant tellement lentement qu’on n’a pas conscience de son déplacementle tour des 6 étangs, je me fais à chaque fois un petit circuit d’une dizaine de kilomètres,
vais-je revoir mon héron, il change de plan d’eau à chaque fois, je ne le rencontre pas à chaque sortie
quand je l’aperçois, cela me fait comme un coup au coeur,
c’est la diva des lieux, il est incroyable avec ses longues pattes orangées, toutes droites comme des échasses
et ses splendides plumes comme peinturlurées à la main,
on le dirait tout droit sorti d’un estampe japonaise
et puis son calme débonnaire qui peut se transformer en un instant
dans l’attitude d’un assassin au couteau, guettant sa proieje suis gêné par le long texte que j’ai écrit un peu plus haut,
correspond-il encore à ma réalité présente?
ma pratique n’est-elle qu’un palliatif au fait que je n’ai plus de relation sexuelle depuis quelques années?
oui, sans doute, quelque part
mais en même temps, ma pratique a pris une telle ampleur,
est devenue tellement épanouissante, tellement riche,
que j’ai l’impression, qu’elle est aussi beaucoup plus que celaje me caresse, je bouge un peu les hanches
et c’est juste incroyable, cette sensation d’ouverture qui s’opère dans ma chair,
d’énergie qui semble se libérer, accourir de partout,
immédiatement empli par une volupté tellement suave
qui semble s’insinuer dans le moindre atome de mon être,
la complicité avec mon corps est devenue telle, à chaque instant,
sensation de proximité absolue, de ne faire plus qu’un, intimement avec luicomme un geyser de fleurs colorées, en un instant, dans ma chair,
les énergies circulent tellement librement désormais,
calme eau de soie qui court partout, qui semble échapper à la gravitation,
cela danse verticalement, cela brille et caresse dans la lumière,
c’est comme une fontaine avec un jet au milieu,
cela me frotte partout inlassablementle yin partout à la fête, cristal de l’instant,
sensation suprême de s’être accordé à son corps,
de le laisser chanter totalement librement,
que le plaisir est la résultante de cela13 juin 2021 à 10 h 40 min #41537
bzoParticipantle yin a une façon tellement extraordinaire d’occuper ma chair,
c’est comme une pulsation chaude, vibrante, soyeuse,
cela semble vivant, comme un coeur battant voluptueusement,
et puis qui grandit, grandit, grandit, envahit, de plus en plus,
s’installe dans mes organes, s’installe dans mes membres,
dans tous mes mouvements, dans tous mes gestes,
dans ma respiration, dans ma peau,
dans mon sexe, le rendant tellement chaud, vibrant, douxcela tourne à la jouissance continue,
je suis dans une bouche maintenant, une fellation de tout mon être,
une langue me frotte, lèche, chaque atome, chaque cellule, individuellement,
mon cul est en feu, je me sens comme empalé en plein milieu des cieux,
les dieux doivent se relayer pour me faire jouir encore et encore14 juin 2021 à 21 h 24 min #41544
bzoParticipantvivre son plaisir, les yeux fermés ou les yeux ouverts?
la question peut paraître sans intérêt
mais il en est rienj’ai définitivement choisi mon camp,
pour moi, ce sont les mirettes grandes ouvertes
et si je sens que sous l’effet de l’intensité de ce que je vis, un moment, elles ont tendance à se refermer,
alors je fais l’effort de bien les rouvrirpourquoi donc?
eh bien, c’est simple, cela finit par être juste plus intense, plus riche, cela fonctionne mieux, plus facilement,
à deux ou à plusieurs, vous pouvez à tout instant aller laper le plaisir comme à une source,
dans les yeux de votre ou de vos partenaires,
vous pouvez suivre le moindre détail de leur décollage, de leur abandon, de leurs petits mortstellement érotique, tellement expressif, des yeux imbibés comme des éponges, de plaisir,
on semble y voir les entrailles en train de fondre sous l’effet de la jouissance
cela dégouline de sexe, les pupilleset puis aussi bien sûr, les yeux ouverts, on a une vue panoramique sur son ou leurs corps,
pris comme le sien dans les filets délicieux de la volupté, s’y débattant avec gourmandise,
boire tout cela des yeux, fais que nos corps sont encore plus entremêlés,
que nous nous serrons, nous nous frottons, mieux, les uns contre les autreset tout seul alors, me direz-vous, quel est l’intérêt?
il est tout aussi grand, voire plus, qu’en compagnie,
je m’expliqued’abord, derrière des rideaux fermés, ce ne sont plus des sensations désincarnées que l’on goute,
mais des sensations dans un corps occupant l’espace,
un corps en relief, en trois dimensions, une masse compacte de viande, de nerfs, de sang, d’os,
nous le sentons vibrer dans le vide quand les yeux sont ouverts,
nous le sentons mieux s’émouvoir, mieux partir en roue libre,
nous sentons mieux nos mouvements, nos déplacements, nos gestesvoir sans chercher à regarder vraiment, sans chercher à regarder quelque chose en particulier
mais juste se voyant malgré tout, plus se sentant par les yeux, en fait,
nous aide à vivre un plaisir plus complet, plus riche
car c’est le véhicule dans son élément que nous percevons,
le véhicule roulant, dont nous partageons les embardées, les dérèglements délicieux
et plus juste quelque chose d’intériorisé,
ce n’est plus seulement le moteur tournant dans l’obscurité
mais aussi la carrosserie, les roues, le rétroviseur, la route, le vent
qui nous accompagnentl’incandescence, ce sont des tripes, ce sont des tréfonds,
ce sont des forces mystérieuses qui montent
mais c’est aussi un paquet de nerfs et de viande sanguinolente, au contact de la réalité,
que vienne la chaise, que vienne l’armoire, que vienne le lit,
qu’ils viennent m’aider à foutre, qu’ils viennent se fondre à moi,
je veux les sentir, complices de ma fornication
je veux sentir un fleuve de chattes et de bites, se faufilant parmi les meubles,
remontant dans mon regard, vers moipar moments, tout semble tellement complice,
notre regard va vers l’extérieur
mais il semble aussi qu’il y ait moyen de l’emprunter dans l’autre directionprendre son pied, les yeux ouverts,
il y a un côté un peu exhibitionniste, définitivement,
sans même se regarder, loin de tout miroir,
rien que par le fait de garder les paupières bien ouvertes,
on finit par sentir comme une caresse dans l’espace, sa chair en fusion,
celle-ci attire notre regard, l’aimante, irrésistiblementon l’entrevoit ce corps, on est étonné, c’est bien nous?
cette chair tellement habitée par quelque chose de si incandescent,
semble ne plus tout à fait nous appartenir,
en effet, ce n’est plus tout à fait nous,
on a bien raison d’être curieux,
ce monde a un envers du décor, décidément, nous, y comprisles mustangs sauvages habitent notre chair,
nous sommes quelques instants, leur plaine à perte de vue où galoper,
notre regard se pose avec avidité sur cette peau,
on en devine l’agitation dans les profondeurs et à la surface aussi,
on la suit comme s’y on voyait au travers,
embrasse du regard ce corps, regarde-le amoureusement, regarde-le tendrement,
imbibe-t’en,
il te le rendra16 juin 2021 à 11 h 53 min #41558
bzoParticipantah, on peut être homme, ne pas être homosexuel
et prendre un plaisir extraordinaire à chevaucher,
à laisser danser lascivement ses hanches,
à laisser son corps onduler et encore onduler,
à se caresser, tendrement, ardemmentoui, je prends un plaisir extraordinaire à tout cela,
à me sentir comme pénétré par moi-même,
à me sentir comme ayant les deux sexes,
à me sentir androgyne jusqu’au fond de la moelle,
bougeant mon cul, écartant les fesses comme si j’avais un vagin,
comme si j’avais aussi le braquemart bien dur qui va avecj’aime encore plus les femmes, en fait,
depuis que je prends mon plaisir ainsi,
je les aime tout entièrement, sans limites, sans restrictions,
depuis que je parviens à partager leur ressenti, leurs sensations, leurs pamoisons16 juin 2021 à 19 h 38 min #41564
bzoParticipantdans la forêt, mon regard plongeait longuement parmi les feuilles,
baignant dans les hauteurs, dans la lumière magnifique de l’été,
souvent, j’avais l’impression qu’une option se mettait à clignoter quelque part dans le coin de mon oeil,
l’option portail vers la féerie
mais je sentais que la configuration n’était pas encore prête, qu’il me manquait des paramètreson se sert peu de son odorat,
il faut vraiment qu’il y ait une odeur forte qui nous assaille,
sauf avec la nourriture, un des rares domaines où l’on l’emploie systématiquement,
parmi les arbres, je me suis forcé à humer, à renifler, le plus possible
pour aller à la rencontre des senteurs de la forêtà mon étonnement, il y a pratiquement constamment de légères odeurs qui flottent un peu partout,
feuilles mortes, plantes diverses, écorce des arbres, que sais-je,
pas vraiment des parfums suaves et frappants
mais un ensemble de sensations olfactives très nettement discernables tout de même
qui semblent tapisser dans l’invisible, subtilement, la forêtpar moments, c’est peut-être mon imagination d’un peu obsédé sexuel (mais qui ne l’est pas, par ici?),
j’avais la sensation d’un fumet de sexe féminin en l’air
mais je n’irai pas plus loin avec l’analogie
car autant, durant ma pratique à la maison,
c’est l’esprit qui s’efface, qui se met au service du corps,
autant ici, parmi la nature, cherchant à vivre des moments particuliers de complicité parmi les arbres,
appelons un chat, un chat, des sortes d’extases forestières,
je trouve que c’est le contraire, c’est le corps qui s’efface,
qui met ses ressources les plus secrètes au service de l’esprit
et il n’y a vraiment rien de sexuel par ici,
c’est une consumation totalement différente des énergies
mais je les sens très nettement cherchant à monter par momentsmais enfin, les odeurs par rapport aux sons, à la vision,
semblent livrer quelque chose directement de plus intime,
quelque chose qui provient de sous la surface de ce qui ou de qui, l’a émis,
le fumet tellement variable de la forêt que j’ai découvert un peu aujourd’hui
semble une invitation sensuelle à chaque fois qu’il remonte dans mes narinesje l’immobilisais souvent, laissant le silence s’épaissir,
j’avais déjà les éclairs sonores des notes d’oiseaux qui soudainement roulaient joyeusement là-dedans,
illuminant mon aquarium,
désormais j’ai aussi ces odeurs qui arrivent aléatoirement à mes narines, à l’affut, humant, reniflant,
qui me parlent aussi des dessous de la forêtla narration se tisse peu à peu,
à la maison, avec mon corps, on a construit une langue,
pour exprimer le plaisir au féminin, le mode yin,
ici, dans la forêt, c’est une autre langue que je suis en train de tisser
pour converser avec la forêt, me mêler un peu intimement avec ellede retour à la maison, après une bonne douche tiède
pour refroidir le corps surchauffé avec cette canicule et le laver de toute la sueur accumulée
nu, bien propre, je me suis caressé un peu, lentement,
serrant doucement les cuisses sur mes génitaux, les bougeant un peu,
contractant un peu le périnée aussi,
immédiatement, c’est une explosion tellement puissante et en même temps tellement douce
qui a envahit mon bassin,
j’en ai frémi de la tête aux pieds, me suis laissé complètement aller, complètement entraîner,
envahir par toutes ces vagues instantanées, tellement ineffables,
quelle magnifique journée17 juin 2021 à 13 h 59 min #41565
CaktilParticipantMagnifique texte @bzo !
J’y étais dans la forêt, avec toi.J’aime aussi beaucoup m’y balader. Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Chaque saison a ses senteurs et son atmosphère. Cela me ressource beaucoup. Parfois, quand j’y vais seul, en notant un détail de la végétation ou en humant l’odeur d’un endroit particulier, je commence à rire doucement en me disant que j’ai une sacrée chance d’être en vie à ce moment et à cet endroit. Le souvenir d’une séance Aneros ou Aless particulièrement réussie contribue beaucoup à cette bonne humeur et à ces moments de bonheur.
Nous avons beaucoup de chance de pouvoir vivre ces émotions.
Effectivement, quelle magnifique journée !17 juin 2021 à 23 h 19 min #41566
bzoParticipanthé hé, du mystère dans la chair, au mystère dans la forêt,
il y a un pont splendide,
qu’il fait bon s’y déplacer,
qu’il fait bon y admirer, y goûter, ce qui s’offre à nousle monde de l’intérieur, le monde de l’extérieur,
moi, quelque part entre les deux, je construis ma maison,
j’apprends à me servir, j’apprends à servir,
j’apprends à être un lieu de rencontre, une fontaine19 juin 2021 à 11 h 43 min #41578
bzoParticipantjouir longuement, jouir tranquillement,
qu’on est bien ainsi de bon matin,
je n’ai pas encore mangé
mais j’ai déjà fourni une autre nourriture, en abondance à ma chairavec les deux bras en arrière, posés sur la table, me reposant un peu dessus,
les genoux pliés aussi, m’appuyant avec les fesses bien contre le bord en bois,
libérant ainsi les hanches du poids, pouvant les bouger plus aisément,
montant et descendant avec un peu comme si je chevauchais langoureusement,
tout en effectuant avec mon bassin une danse lascive, écartant les cuisses, les resserrant,
ondulant et encore ondulant, en toute impudeur, oublieux totalement de ma masculinitéfemme pénétrée, à 100% pour l’instant, j’ai joui ainsi pendant de longues minutes,
chaque contraction comme m’empalant toujours plus irrésistiblement, sur moi-même,
toute ma masculinité s’était logée massivement quelque part entre mes cuisses,
oeuvrant à aller et venir en cet autre sexe dont je vivais l’aventure, sans réserve,
essayant de varier au mieux les effets de pénétration,
tantôt de petits coups de boutoirs avec soudains et aléatoires changements de directions,
tantôt de longs mouvements sinueux, avec ralentissements, accélérations, changements d’angle,
enfin le grand jeu, toute la délicieuse panoplie pour affoler le plus possiblemes mains n’étaient pas en reste, bien que beaucoup plus au repos, dans l’ensemble,
je cherchais à les bouger plus efficacement, pas juste à les laisser errer mécaniquementle plaisir était juste devenu tellement somptueusement intense
que mes gémissements, en sortant, se muaient de plus en plus, en cris, sans retenue,
comme somptueusement imbibés de charnalité, d’entrailles en délire, en roue libre,
je les sentais dégouliner de volupté ineffable,
je les sentais comme transporter un peu de tout mon être en fusioncomme je parviens à me lâcher, à me laisser aller, comme tout cela m’emmène loin,
le désir m’a fait tellement décoller,
m’a fait tellement chanter de tout mon être,
ô instants divins de vivre,
de vivre l’amour libéré sans réserve dans sa chair19 juin 2021 à 13 h 46 min #41579
bzoParticipantqui connait Jacques Tati?
sa trilogie avec le personnage de Mr Hulot, interprété par lui-même,
Les Vacances de Mr Hulot, Mon Oncle et le sublissime Playtime
sont des chefs d’oeuvre immortels du cinéma,
à voir absolument19 juin 2021 à 18 h 41 min #41582
bzoParticipantce qui est extraordinaire avec ce forum,
une des raisons pour laquelle il est assez unique,
enfin il y en a sans doute quelques autres du même genre tout de même,
c’est que quand on joue le jeu,
on peut y partager ce qui est de l’ordre du plus intime, du plus personnel, du plus inavouable, sans rien retenir
des choses qu’on vit dans sa chair ou qu’on essaie de vivre dans sa chair,
des pratiques plus ou moins à part, pas forcément bien méchantes,
des secrets qu’on ne partageraient jamais avec nos plus proches,
ceux qui nous entourent, ceux que l’on aime,
enfin assez rarement,
les secrets les plus intimes, des aveux de désirs, de fantasmes, pas très catholiques,
des passages à l’acte hors des sentiers battusmoi, ici, je joue le jeu à fond, j’avoue tout,
peut-être une forme d’exhibitionnisme,
ce que j’écris par ici, jamais vous ne l’imagineriez de moi si vous me croisiez dans la rue,
ce que j’écris par ici, jamais même je ne l’imagine de moi
car après, j’oublie tout, cela n’existe plus, je n’y pense jamais
sauf quand je viens écrire par icicela vient tout seul, je laisse venir, juste je m’ouvre, je me délie, je ne retiens rien,
je laisse tout monter, je me laisse entraîner, sachant pertinemment où cela va me mener
et cela me va, cela me va, ô combien,
plus aucune honte, aucun tabou, aucune appréhension,
j’ose tout, je remue mon cul, je me dandine, je me caresse, j’ondule lascivement,
je me laisse aller entièrement à ce plaisir au féminin, ce mode yinpeu probable que je partage jamais cela avec quelqu’un,
est-ce seulement partageable?
c’est mon jardin secret, mon délire à moi, tout seul dans mon alcôve,
un plaisir XXL à mon usage très très personnel,
je déguste cela, tous les jours, jusqu’à la dernière miette,
petit miracle qui se joue dans ma chair dont je suis le seul témoin
et encore une fois, c’est bien ainsisi je partageais ma vie avec quelqu’un, une compagne,
est-ce que j’aurais été si loin? sans doute pas
mais voilà c’est là maintenant
et même si je me remettais en couple, cela resterait sans doute, probablement je continuerai,
moins souvent et c’est normal,
c’est juste trop bon, trop ineffable, pour laisser tomber
comment résister à pareil volupté et jouissance dans tout le corps à chaque instant?je m’imaginerai bien partager une pratique prostatique
pour essayer de vivre en commun des moments exceptionnels de transe sexuelle
mais mon mode yin, c’est définitivement mon jardin secret à moi,
aux délices très spéciaux, incomparables
où je me déambulerais jamais en compagnie de quelqu’un d’autre19 juin 2021 à 23 h 43 min #41593
bzoParticipantfaire l’amour,
tout seul ou à plusieurs,
c’est essayer de former un cercle parfait
où le masculin et le féminin se rejoignentpeu importe que ce soient deux hommes ou deux femmes
ou bien que les deux sexes s’entremêlent,
c’est toujours le même principel’homme et la femme libèrent le masculin et le féminin, en eux,
le féminin et le masculin dans le corps de la femme,
le masculin et le féminin dans le corps de l’hommequand l’homme ne libère quasiment que le masculin en lui
et la femme que le féminin en elle,
les nuances des différentes combinaisons étant exponentielles,
ce sont potentiellement les plus pauvres, les plus limitéesa contrario,
quand l’homme et la femme libèrent les deux pôles sexuels en chacun,
par le jeu des miroirs réfléchissants dans le dialogue des corps,
les possibilités deviennent infinies22 juin 2021 à 9 h 07 min #41659
bzoParticipantchaque geste, chaque mouvement, fait partie du chant
et quand je bouge quelque chose, un membre, le tronc, le bassin, que je me caresse,
je fais juste attention aux notes,
qu’une mélodie se dessine,
que le désir soit de plus en plus comme un élan montant de partoutl’harmonie dans la chair est sauvage, tellurique, indomptable,
elle est aussi tellement douce, soyeuse, caressante,
oh comme tout participe,
chaque cellule de mon être, vibrele chant est une danse vibratoire,
un choeur très ancien paraissant aussi neuf qu’au premier jour22 juin 2021 à 23 h 55 min #41666
bzoParticipantje me caresse,
juste en bougeant lentement et langoureusement,
chacun de mes mouvements ainsi,
semble comme une caresse ineffablechaque contraction,
comme un ascenseur hydraulique depuis la zone de l’anus
tout se soulève dans mon bassin,
les entrailles sont arrachées en douceur au passage,
le tout remonte en fondant, débouchant dans la têteje ferme les yeux un instant,
plein de petites vibrations semblent nager soyeusement
maintenant derrière mes paupièresun moment d’émerveillement et d’unisson dans la chair,
d’absolu et de finesse, de désir à tire-d’aile23 juin 2021 à 23 h 35 min #41668
bzoParticipantdans la forêt, très régulièrement, j’ai cette impression de me retrouver devant un tableau
une envie irrésistible de m’arrêter,
comme on s’arrête dans une exposition devant une peinture pour l’étudier, plonger le regard dedans,
en inspecter longuement les détailsje me suis acheté ce soir même, en ligne, un tabouret pliable ultra-léger,
avec une lanière pour pouvoir le transporter sur le dos, c’est pliable et dépliable, en quelques secondes,
cela va me permettre de m’asseoir à peu près partout, pour admirer quand je veux, où je veux,
au bord des étangs aussi,
avec tous ces canards paisibles, ces cygnes, ces hérons,
je vais m’incruster parmi euxce bien-être qui m’a envahi directement, dès que je me suis retrouvé, entouré par les arbres de la forêt,
il y a quelque chose de matriciel là-dedans, on est là comme dans un ventre maternel,
on est en train de naître ou du moins, de renaître un peula vie et la mort, par ici, sont tellement entrelacés et ce n’est pas triste pour un sou,
tout ce qui gît par ici, de tous les côtés, a vécu un instant,
cela semble un relai éternel, on est dans l’ordre immuable des choses jusqu’au cou,
les canards vaquent tranquillement au fil de l’eau,
leur temps viendra de se tordre quelques instants en quête encore d’un peu d’air qui n’arrive plus,
qui n’arrivera plus jamais pour eux,
en attendant, ils vaquent tranquillement à leurs affaires sans se soucier de quoi que ce soitdans nos cités, on a éloigné la mort, on ne marche plus parmi elle,
elle ne côtoie plus la vie au plus près comme dans la forêt,
on est entouré que d’objets manufacturés, artificiels, ni vivantes, ni mortes,
mais de retour parmi les arbres, on est frappé à quel point la mort est présente par ici,
c’est un immense palais avec des briques constituées de deux matériaux différents,
la vie et la mort
et je déambule avec délice dans ses couloirs,
comme ils résonnent mystérieusementpar moments, dans le silence quand je m’immobilise un peu longuement,
quelque chose semble prêt à me happer,
un jour, cela arrivera, ce sera une fête,
je festoierai avec les arbres, les oiseaux, les plantes, le soleil, la lumière, le ventje me suis immobilisé sur un chemin car un minuscule écureuil s’approchait,
je restais bien immobile comme une statue, l’adorable bestiole, s’est rapproché à un mètre à peine,
quelle grâce, tous ces animaux,
j’ai vu un pivert aussi, il tapait contre le tronc d’un grand pin, à quelques mètres à peine du sol,
j’ai voulu me rapprocher un peu mais il s’est directement envolé,
du coup, ce soir, je me suis commandé des jumelles aussi,
faut s’équiper, faire tout cela sérieusement25 juin 2021 à 21 h 36 min #41670
bzoParticipantle plaisir,
c’est toujours une affaire d’angle, d’inclinaison, de pente
et de mise en mouvementécoutez la vague intérieure,
c’est la faire naître, la façonner, la renouveler, la recréer,
constamment, avec patienceécoutez la vague intérieure,
et jouez de vous-même comme d’un instrument de musiqueécoutez la vague intérieure,
et sculptez-vous, un instant, comme un monument festif et joyeux, au plaisir26 juin 2021 à 10 h 11 min #41671
bzoParticipantje m’impose souvent ces derniers temps une brûlante restriction,
je me force à ne pas utiliser mes mains pendant quelque tempsmon bassin se met danser, à onduler, mes cuisses à frotter langoureusement mes génitaux,
je fais monter des contractions doucement, doucement,
je prends une pose alanguie
mais je laisse mes bras dans la position où ils étaient, inertes, immobilesje commence à sentir des picotements au bout des doigts, je fais comme si de rien n’était,
je continue mon manège, le reste est en mode liane lascive,
cela ondule de partout en moi,
sauf les bras qui restes muets, ballantsje continue, je continue, les picotements au bout des doigts reviennent,
je sens aussi ma peau qui commence à brûler, elle a envie de frottements, d’effleurements, de caresse
je sens comme un arc de manque, se dessiner entre mes mains et toute ma peau,
toujours je reste sourd à cette supplique, je fais monter la tension,
je me concentre sur tout le reste, j’écoute mon bassin,
j’écoute ma prostate, j’écoute mes génitaux, je me projette dans mes cuisses, dans la danse de mes hanches
tout en sentant de plus en plus ma peau comme devenir brûlante de désir, comme me supplier
et mes doigts, comme des chevaux enfermés, qui piaffent leur frustration de ne pas pouvoir se gambader librementet puis soudainement, zou, lentement, lentement, je monte une main vers un sein,
mais vraiment tranquillement, au ralenti,
les doigts devinent que bientôt, enfin, ils vont pouvoir se mettre en action,
la peau aussi, semblent déjà frémir du contact bientôt de ma paume,
là encore je fais traîner l’opération de rapprochement
pour que la tension monte encore de quelques cranset puis tout de même…
la paume entre en contact avec le sein,
j’y place toute mon expertise que l’effleurement soit le plus exquis possible,
ils semblent couler l’un dans l’autre, les doigts semblent fondre dans la peau comme dans un pot de miel
tout en se mouvant lentement dessus,
je sursaute, quel sublime succession de feus de paille, de légères nuancesje ne laisse plus que le bout de mes doigts en contact,
ils semblent errer au hasard, une chorégraphie improvisée
restant tout de même dans la région du bout du sein, du mamelon,
ils effleurent le petit bout de chair bien durci maintenant encore et encore,
le gratouillent tout légèrement, repartent, reviennent à la charge sans relâche,
ne lui laissent pas une seconde de répit, le font pencher dans toutes les directionsdans mon bassin, cela continue , bien sûr,
juste bien se coordonner avec ces doigts mutins qui s’activent là-haut, toujours dialoguer,
les deux mains désormais sont en action, l’un caresse l’autre sein,
la première main est partie en vadrouille, sur le torse, les hanches, effleure mon troutrou derrière,
un doigt s’enfonce, de plus en plus, quelle chaleur dense nouvelle, soudainement dans mes entrailles,
une grosse mare de chaleur lourde, orageuse,
je lie l’intrus directement à des contractions en rafale,
le doigt semble être enveloppé, emmailloté, ainsi, là-dedans,
ils semblent comme danser ensemble, totalement synchronisés, ne faisant plus qu’unj’ai plusieurs synchronisations, plusieurs dialogues parfaits, de complicité forte, qui se sont établies, au fil du temps,
mes cuisses avec mes génitaux, un ou deux doigts dans mon anus avec les contractions
et puis aussi, les doigts, encore, avec le bout de mes seinscomme je suis envahi du yin,
le féminin peut tellement se réveiller en nous,
nous faire vivre notre chair autrement,
c’est juste magique, indescriptiblement magique,
d’avoir ce corps d’homme mais de le sentir vibrer au féminin complètement26 juin 2021 à 10 h 27 min #41672
bzoParticipantma chère galaxie, ma chair galaxie
29 juin 2021 à 0 h 57 min #41673
bzoParticipantun peu de tension dans le sexe,
permet de pousser encore plus fort, plus juste, avec son périnée au moment vouludonc, je laisse mon pénis se raidir un peu et puis je contracte, je contracte
et je le sens qui m’aide à pousser, je prends appui dessus, je m’arc-boute contre
et je sens la contraction qui remonte comme dans du beurre, irrésistiblement, avec un angle délicieux
qui semble m’empaler jusqu’au fin fond de l’âme,
les ondes prostatiques m’emportent sur leur escalator fulgurant, vers le ciel -
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