Mots-clés : aneroless
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bzo.
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10 septembre 2022 à 14 h 08 min #44644
bzoParticipantje suis tellement heureux, tellement content de moi
de pouvoir être excité
à la vue d’un sexe de femme,
comme d’un sexe d’homme
que le désir soit immédiatement là,
envers cette chair,
dressée et dure
ou fendue et humide
11 septembre 2022 à 11 h 42 min #44645
bzoParticipantjuste, avoir envie d’avoir du plaisir
et en avoir,
déclic envahissant, déclic délicieux, dans ma chair,
au moindre soupçon de désir,
mon corps prêt à brûler sur commande,
mon corps prêt à entrer en mode auto-combustion,
sur commande
potentiellement, en puissance,
il y a une femme caressé par son amant,
en chacun de nous,
il y en a une, en tout cas, en moi
et quand j’ai envie,
elle a envie
elle est comme, entre des mains,
comme, au bout d’un sexe durci,
prête à se pâmer,
prête à vibrer pour moi,
son vagin est dans ma chair,
palpite pour moi, s’entrouvre pour moi
voisin de mon pénis,
elle le goûte, pour ainsi-dire,
constamment, des lèvres,
vases communicants,
vibrations
elle se caresse, elle se palpe nonchalamment,
elle tourne son attention vers ma chair,
je sens un sexe, tout de suite, quelque part,
durcir pour elle,
elle se met à danser des hanches,
pour fêter l’érection,
elle s’ouvre, elle germe, elle fleurit,
elle n’est plus qu’un bouquet de sensations,
répandu dans ma chair
le désir, la fête dans le sang,
mon corps, une salle de bal,
à peupler, à faire vibrer,
j’accueille, je recueille,
je me lie au monde, je fonds,
je coule heureux, au fond d’un océan
de splendeur et de volupté
13 septembre 2022 à 0 h 18 min #44646
bzoParticipantah mes amis, quelle séance encore, ce soir,
magique, absolument magique,
je me sentais tellement comblé,
que retourné devant mon écran, ayant ouvert le site du New-York Times,
cela m’a à peine irrité de voir une photo de Trump,
alors que d’habitude, je me mets à bouillir comme un volcan
mais qu’est-ce qu’ils attendent pour le mettre en taule, celui-là
et qu’on jette la clef dans l’océan le plus profond de la planète,
je veux bien la prendre entre les dents et y aller à la nage
bon, à part cela,
mon corps chéri,
tu m’as encore merveilleusement surpris ce soir,
tes ressources, décidément, sont infinies
et je n’en fini pas de les explorer
jardin des délices,
ô volupté, ô lascivité,
comme il est bon d’être entraîné, d’être roulé, ainsi,
comme un petit bouchon, emporté par les flots,
dansant de vague en vague,
comme je me suis régalé,
ah, je n’en reviens toujours pas,
ma chair est encore emplie d’étoiles de soie
qui fondent lentement, très lentement
14 septembre 2022 à 0 h 14 min #44647
bzoParticipantcalme ce soir,
enfin jusqu’ici,
il faut dire que la séance de hier soir,
que j’évoque juste au-dessus, a été d’un intensité telle,
que je sens encore maintenant ma chair complètement rassasiée, assagie,
ceci explique cela, sans doute
15 septembre 2022 à 21 h 49 min #44649
bzoParticipantc’est le geste qui compte avant tout,
le geste comme un tir à l’arc , les yeux fermés,
s’oublier, sentir la cible, sentir la corde,
sentir la flèche, sentir leur lien
se libérer, de plus en plus,
assouplir son échine,
mettre de la danse dans ses hanches,
accepter le féminin, comme le masculin
le geste, c’est le désir,
le désir qui s’incarne,
le désir qui se fait chair,
le désir qui s’envole,
le désir qui se libère
le désir,
c’est un sexe qui peut changer de sexe,
un sexe de haut vol
qui atterrit où il veut
qui repart quand il veut
qui fait du rase-motte,
comme du vol plané, en altitude
ne recherche pas ton sexe, entre tes jambes,
il est partout, il est nulle part,
cherche-le partout, cherche-le nulle part,
trouve-le partout, trouve-le nulle part
s’habiter entièrement,
dans la perfection spontanée du geste,
la puissance absolue du geste,
sculpte l’instant,
que la chair aboutisse,
que la chair s’accomplisse,
que le spectre complet du kaléidoscope des sensations,
s’ éveille en toi,
tourne follement, tourne divinement
15 septembre 2022 à 22 h 50 min #44650
bzoParticipantce sont vraiment les sensations
qui m’intéressent avant tout
bon, deux, trois, fois, par mois,
je me mets au lit pour jouir
et avoir le plus possible
d’orgasmes
mais la plupart du temps,
je joue juste de mon corps
comme d’un instrument de musique
et j’explore l’infinité des accords
et des nuances,
possible
enchanter l’instant,
vivre la communion,
la complicité,
avec son corps
16 septembre 2022 à 21 h 44 min #44651
bzoParticipantvous n’avez personne à caresser?
oh comme vous êtes aveugle,
oh comme vous êtes paralysé,
vous avez pourtant tout un corps à votre disposition,
un corps qui ne demande que cela,
qu’on s’occupe de lui,
étonnez-vous,
éveillez en vous des ressources secrètes insoupçonnées,
laissez-vous entraîner par vos mains,
par vos hanches,
laissez-vous entraîner par votre désir, débridé,
par votre chair qui n’aspire qu’à l’incandescence
17 septembre 2022 à 11 h 28 min #44652
bzoParticipantj’allais écrire, il suffit de …
mais ce n’est pas vrai,
enfin, c’est vrai et ce n’est pas vrai,
tout est une question de perspective,
c’est vrai pour moi et quelque autres
mais pour la majorité, ce n’est qu’un mirage lointain, encore,
ils sont à dos de montagne, en doute,
à escalader péniblement, centimètre par centimètre
et je ne veux rien écrire qui pourrait les décourager,
je cherche, au contraire, à leur infuser des forces pour la route,
à leur injecter un peu d’enthousiasme, un peu d’ambition,
par rapport à ce parcours dans lequel ils se sont engagés
il suffit de, en fait, n’est jamais vrai,
cela peut donner l’impression,
comme d’écrire que pour démarrer une voiture,
il suffit de tourner la clef et d’appuyer sur la pédale de gaz
oui mais derrière, il y a toute une mécanique bien au point,
en état de fonctionnement , bien huilée, bien réglée
qui se met en route
donc voilà, il suffit de
mais de la tête aux pieds et jusqu’au fond de mon être,
quelque chose a été travaillé,
quelque chose a été peaufiné,
quelque chose s’est mis en place,
cela a couté beaucoup d’heures, de jours , de semaines,
cela a couté beaucoup d’efforts, beaucoup de recherche, d’explorations,
beaucoup de découragement, beaucoup d’énervement,
avant que
n’oubliez pas, c’est aussi en vous,
votre chair est ma chair, c’est notre trésor commun,
elle est identique, en chacun de nous
et en même temps , tellement unique
tellement unique,
oui, elle est tellement unique,
nous sommes, chacun, un univers à part, unique,
regorgeant de trésors
avec des voies personnelles, tellement personnelles,
il y a peu de panneaux indicateurs, là-dedans,
certains, en périphérie, sont même trompeurs
et renseignent de mauvaises directions
la seule certitude,
il faut essayer de se rapprocher de son corps,
écoutez-vous,
même si c’est juste un silence, vaste comme un cimetière
qui vous répond, dans un premier temps,
la mer est là en vous, il faut la dégeler,
un potentiel de fête sans limites
où corps et esprit communient,
qui fait de nous une entité incandescente,
une brève flamme dansante, sur le dos de l’univers,
en tête à tête ardent, intime, avec nous-même,
avec d’autres, avec tout, avec rien,
est en nous,
en chacun de nous
17 septembre 2022 à 11 h 49 min #44653
bzoParticipantoui, certains ont la chance,
d’avoir le véhicule toute fait, prêt à être utilisé, en place,
ils n’ont qu’à appuyer sur l’allumage
et c’est parti
mais pour la plupart, y compris, moi,
il faut ou il a fallu, fabriquer le véhicule, de toutes pièces,
dénicher les parties, en soi, une par une,
les assembler patiemment, chacune à la bonne place du puzzle,
avant que cela commence à ressembler à quelque chose
et que cela se mette à rouler
les premiers, sont plus sujet à accidents, cependant
car ils ne connaissent pas vraiment l’engin qui les propulse,
alors que les autres, ils ont du dénicher la moindre bielle, la moindre vis,
la mettre en place où il faut,
ils ont une connaissance intime et de fond en comble,
de tout le bolide
17 septembre 2022 à 23 h 38 min #44661
bzoParticipantla sensation
est un petit vaisseau, fugace, bref, d’éblouissement,
dans la chair,
mon royaume, pour une sensation,
ressentir est la vie
les doigts, ces petits lutins,
je les ai libérés,
à présent, ils me libèrent,
ils me font voler,
ils sont comme des ailes
il y a une femme à l’intérieur
qui a poussé,
splendide plante,
les racines de mon sexe sont sa chevelure,
elle est sous la douche, elle est nue,
elle est prête pour la pluie des énergies
traire mon pénis, traire ma prostate, traire mon anus
quand elle m’envahit de son océan capiteux,
elle devient mes mouvements, mes gestes, mes postures,
une lascivité sans bornes,
ineffable fleur rougeâtre de son sexe,
je l’ai à la bouche,
je l’ai dans mon chant
18 septembre 2022 à 2 h 24 min #44662
bzoParticipantdans le temps différent, le temps élastique,
de l’émotion, de la sensation,
la mécanique des instants, parfois s’arrête un peu,
ralentit, en tout cas, très fortement
dans les profondeurs, dans l’épaisseur,
de l’intensité qui a grandi,
un oiseau multicolore explose tout doucement
quelque part, plus bas, un nid vide,
avec un noyau de non-temps, de non-espace
qui est là depuis toujours
20 septembre 2022 à 0 h 55 min #44666
bzoParticipantdialoguer avec mon corps,
d’un geste, d’un mouvement, d’une position,
je lui propose une piste de décollage,
j’espère un coin de paradis,
un moment
à lui de travailler, maintenant,
moi, je vais me contenter
de me laisser aller, de me laisser entraîner,
autant que je peux
m’abandonnant en toute confiance,
j’invite mon corps,
à prendre toute la place,
à me jouer un tour ou deux,
de son crû
20 septembre 2022 à 8 h 40 min #44667
bzoParticipantje suis en train de m’entraîner
à avoir du plaisir discrètement
jusqu’ici et depuis toujours,
je m’étais habitué à tout laisser sortir, sans rien retenir
mais avec la montée en puissance de ma pratique,
ainsi, j’avais peu à peu arrêté, hors de chez moi,
de m’offrir des petits moments ardents,
des petits moments de têtes à tête, improvisés avec mon corps
car je redoutais trop de commencer à gémir fort, sans m’en rendre compte,
je sentais aussi que l’extase voluptueuse, affectait les traits de mon visage
là, je suis en train de m’entraîner, à tout bout de champ,
chez moi, un peu partout, n’importe quand,
à faire tout cela, plus discrètement,
pour que mon plaisir devienne passe-partout,
sur le bus, au travail, dans la salle d’attente de mon dentiste,
partout, je veux que mon corps, mon vrai corps, mon complice chéri, m’accompagne,
qu’ensemble, nous puissions faire ces choses délicieuses,
un peu partout, à la moindre petite envie
en toute discrétion, moins fort , sans doute, avec moins d’épanchement,
avec moins d’expression, de libération des énergies, probablement
mais malgré tout, que ce soit des moments d’intimité, de qualité,
vraiment agréables,
je vais essayer d’arriver à cela
on va voir ce que cela donne,
je veux que mon corps m’accompagne,
pas juste le véhicule de chair dans lequel je suis installé et qui me transporte anonymement,
l’autre, la chair vibrante, la chair pleine de vie, la chair plein de mystère et de volupté,
je veux la sentir, je veux pouvoir m’unir à elle, à tout moment
les gens sur le bus, sont plongés sur leur smartphone, pour passer le temps,
moi, je veux être plongé sur mon corps,
communiant intimement avec lui, en toute discrétion,
cela fera passer le temps, d’une façon bien plus intéressante
20 septembre 2022 à 23 h 40 min #44668
bzoParticipantau lit, mes séances,
sont le royaume de la jouissance et des orgasmes,
avec une mer débridée de vagues de sensations, dans tous les sens,
pour napper tout cela
hors du lit,
c’est le royaume de la fusion, de la communion,
avec mon corps,
avec un carrousel de nuances fines, sans cesse changeantes
mais cette notion de fusion avec mon corps,
c’est quelque chose de très, de très, très spécial,
il faudrait pouvoir ressentir cela, littéralement
et rien d’autre,
littéralement sentir qu’on fusionne à son corps,
qu’on ne fait plus qu’un avec lui
c’est une forme de plaisir,
ce n’est pas de la jouissance, pas de la volupté
mais c’est quelque chose qu’on ressent dans tout son corps
et on se sent incroyablement bien
et on se sent incroyablement épanoui, dans l’instant
21 septembre 2022 à 0 h 37 min #44669
bzoParticipantbon, juste pour compléter, ce que j’écris juste au-dessus,
il y a de la volupté, aussi, tout de même,
beaucoup de volupté, en parallèle,
à la sensation de fusion à son corps
c’est comme de la stéréo,
d’un baffle sort la sensation de communion, de fusion, à mon corps
et de l’autre, de la volupté, beaucoup, beaucoup de volupté
avec des nuances très fines et très variées,
comme si les sensations étaient des accords que j’improvisais,
au gré de mes gestes, de mes mouvements, de mes positions,
de mes contractions diverses et variées,
des contacts sur la peau
21 septembre 2022 à 10 h 03 min #44670
bzoParticipantun petit picotement familier dans les tripes,
hé, hé, je connais cela
mais déjà mes hanches, se sont mises d’elles-mêmes,
à dériver lentement latéralement
tandis que mes cuisses se referment sur mes bijoux de famille,
les pressent tout doucement, avec expertise
et qu’un gros nuage de chaleur dense, soyeuse,
envahit mon bassin
ma colonne vertébrale semble se mettre à danser
au moindre mouvement, comme un serpent
et toute la chair autour, à onduler aussi,
mon cul, mon cul , n’est pas en reste,
une mer de lascivité y a pris ses quartiers,
frémit de tous les côtés, à la moindre contraction de muscle, là-dedans
et puis mon petit anus me fait un effet bouche de réacteur
parcourue de courants d’air chaud, très chaud
circulant à travers, irrésistiblement
oh juste quelques mouvements, quelques frottements
et je suis dans tous mes états,
la poudre parle, c’est le farwest,
cela tire de tous les côtés, dans le saloon,
je suis traversé de caresses intérieures, tellement puissantes, tellement ineffables,
juste rester comme cela, jusqu’à la fin des temps,
comme une flamme dansante, animée par le désir
21 septembre 2022 à 22 h 19 min #44671
bzoParticipantressentons,
ressentons, sans compromission, sans retenue,
voulez-vous,
allons jusqu’au bout, osons nous allumer, sans concessions,
n’ayons pas peur du feu qui déborde toutes les frontières,
qui fait fi de tous les tabous
le désir libère royalement,
le désir efface les barrières, de toutes sortes,
cela peut paraitre déstabilisant,
de se rendre compte, être entraîné, ainsi, en territoire inconnu
mais après un certain temps, on en redemande,
quoi de plus ineffablement délicieux,
que ce déséquilibre prodigieux, vibrant qui nous emplit
où je deviens un autre, plus complet, plus riche,
plus capable de jouir sans fin
gourgandine en chaleur,
bien humide entre les jambes
n’aspirant qu’à se sentir pénétrée,
encore et encore,
c’est moi, dans ma tête
et mon corps,
pour l’instant
je veux sentir cette bite bien dure,
aller et venir dans ma bouche,
je veux en lécher les veines saillantes, la peau plus sombre,
et enfin, sentir sur ma joue , sur ma langue,
le sperme qui va s’en éjecter,
c’est moi dans ma tête
et mon corps,
pour l’instant
juste pour le plaisir de ressentir,
dans ma tête et dans mon corps
24 septembre 2022 à 9 h 14 min #44679
bzoParticipantj’observe, un instant, mes gestes, mes mouvements,
je suis devant mon ordinateur, assis,
je me gratte le nez, je déplace un peu le cul, pour être plus confortable
et puis je me cambre, je semble allonger ma colonne vertébrale
tout en rapprochant un petit peu mes cuisses,
celles-ci viennent presser très légèrement mes génitaux,
aussi, mes fesses se contractent
et puis enfin, je lance une contraction à partie du périnée
que je maintiens, maintiens
la séquence fut parfaitement fluide, les enchaînements sans faille,
tout est parfaitement intégré, naturel, automatique,
répond à une petite envie soudaine de volupté, de plaisir,
de communion avec mon corps,
deux gestes anodins, dans une posture anodine,
avec mon véhicule de tous les jours,
suivi d’une série d’actions en mode yin-yang, le couple intérieur
le yin prend possession instantanément,
ma chair devient féminine, vibre, bouge au féminin,
mes cuisses se referment un peu mais mes hanches s’élargissent,
mon sexe, mes couilles, ma prostate, se mettent au service
de cet autre corps, lui fournissent le carburant, les ondes,
pour s’animer, pour ressentir
et c’est parti, je me sens pénétré, mes entrailles fondent,
mes hanches se mettent à danser,
j’ai une envie folle de caresses, de sentir des mains sur moi,
que des doigts courent partout sur moi
le rythme est dans mon bassin, désormais,
liane lascive en action,
la contraction maintenue, produit des ondes de plus en plus densément,
cela devient de plus en plus raide et cela grandit, toujours plus,
cela semble grimper dans mes entrailles,
les fendre verticalement,
comme un navire, lentement, irrésistiblement, fend les flots
je me mets à bouger les cuisses de plus en plus fort,
mes génitaux réagissent en produisant de plus en plus massivement des ondes,
cela et la bite bien raide des ondes prostatiques, plantée entre mes reins
me déplacent déjà dans une autre galaxie,
l’infini de la constellation de la volupté et de l’extase
et ses myriades d’étoiles de soie
qui fondent sur place,
nagent en moi, me projettent toujours plus loin,
je tournoie quelque part, lentement, très lentement,
dans du coton ineffablement caressant
ondulations chaloupées, arabesques capiteuses, serpentins lascifs,
la courbe, la danse, le rythme, le chant,
divin laisser-aller, divin emportement, houle ivre d’elle-même
qui roule, qui me roule,
toutes mes cellules, semblent baigner dans de l’ineffable
quelques secondes, cela a duré,
je reprends, avec mon activité anodine,
je réajuste mon peignoir, je bouge un peu le pied qui s’était ankylosé,
je commence à taper au clavier
25 septembre 2022 à 12 h 23 min #44681
bzoParticipantcela fait maintenant, à nouveau, deux, trois semaines
que je n’ai plus éjaculé,
cela me prend par périodes, je suis en plein dedans, pour l’instant
et c’est comme si mes génitaux, ma prostate,
étaient des sacs bourrés, remplis, à ras bord, jusqu’à éclater,
de frissons ineffables, de jus soyeux dans l’invisible,
je n’ai qu’à un peu presser dessus
et cela s’en échappe par grosses coulées,
cela gicle dans toutes les directions,
se répand à toute vitesse,
déborde de mon bassin, m’envahit,
splendide
je suis là, debout,
entre mes cuisses, coincés, mon pénis, mes couilles,
je les mets sous pression, avec insistance,
je relâche un peu, je resserre, je réappuie,
je lance, en même temps, des contractions,
à part cela, il n’y a plus de place en moi,
que pour un profond râle de plaisir,
montant de mes entrailles,
s’échappant interminablement par ma bouche
vous sentez le plaisir se répandre dans votre chair,
comme une marée écumante, déboulant sur le sable,
il n’y a plus qu’à se rendre,
se rendre toujours plus, se rendre corps et âme,
s’en remettre entièrement à l’ineffable,
qu’il vous soulève, qu’il vous emporte
vibrer, vibrer,
vibrer toujours plus,
vibrer toujours plus intensément,
n’être plus que vibrations, des pieds à la tête,
jusqu’au plus fin fond de soi-même
26 septembre 2022 à 18 h 51 min #44683
bzoParticipantse contracter et se décontracter, dans nos pratiques,
c’est presque comme un processus de respiration,
d’inspiration, d’expiration,
quelque part, on se remplit les poumons sexuels, d’ondes
qu’on va redistribuer, dans l’invisible,
par l’intermédiaire d’un réseau,
le plus possible, vers tout le corps,
sous forme de sensations
ineffable capillarité, parallèlement, dans la chair,
frémir sur sa tige, prendre des couleurs, sur le pré,
se sentir butiner, de fond en comble,
dansant au vent, imbibé de soleil
n’oublions pas le rythme,
tellement important cela, le rythme,
la respiration,
le tambour de la vie qui bat en nous,
à l’écoute du rythme,
au plus intime de nous,
à la recherche de l’accord,
de l’incandescence, dans l’instant,
un fragile point d’équilibre,
dansants fugaces moments
28 septembre 2022 à 0 h 26 min #44686
bzoParticipantsi je touche un peu cette chair, que je presse cette peau,
que j’y laisse lentement glisser un doigt ou deux,
juste comme cela, par curiosité,
pour percevoir sa consistance, au toucher,
ce que cela provoque en moi comme impression
car après tout,
c’est moi là dedans, c’est moi, tout cela,
ce paquet de viande, de sang, d’os et de nerfs,
je suis là-dedans, je suis fondu, là-dedans,
dans cette barbaque
mais j’ai beau insister,
presser la peau, m’y déplacer, essayer plus loin,
je ne perçois qu’un matériau souple, élastique, dense,
vaguement chaud
cependant dès que mes intentions changent,
se précisent,
que le désir s’allume en moi,
que mes mouvements se font plus lascifs
que mes doigts glissent plus langoureusement,
tout cela soudainement, semble comme prendre vie,
le décor change du tout au tout,
semble comme s’animer,
commence à réagir de plus en plus follement
et je ne sens plus du tout le matériau chair,
d’il y a quelques instants
non, je ressens un matériau brûlant, au contact,
comme vibrant avidement sous mes doigts,
réagissant instantanément au moindre toucher,
au moindre mouvement, au moindre changement de posture,
à la moindre contraction
ce matériau que je touche, que je caresse,
que je presse, que je contracte, que je bouge,
semble, à présent, plus consister en un matériau immatériel,
j’ai beau essayer presser de plus en plus fort,
de me concentrer sur sa matière, sur sa matérialité,
essayer encore de percevoir sa réalité,
ce que je sais , enfin ce que je crois, être sa réalité,
il semble avoir été remplacé, momentanément
par un matériau vibrant, tout autre
qui a une toute autre réalité à me faire vivre,
qui est régi par de toutes autres règles, de toutes autres lois,
une autre temporalité aussi
s’est révélé soudainement, dans toute sa mystérieuse splendeur,
la face cachée de la barbaque, du sang, des os, des nerfs,
leur face, dérèglement sublime, leur face, communion folle,
leur face, du ciel et du soleil, plein la figure,
leur face vibrante, comme moulée dans le même matériau, sans âge
que le noyau de la terre,
à l’écoute du soupir lointain des étoiles
28 septembre 2022 à 9 h 35 min #44687
bzoParticipantil y a quelques instants,
je surfais sur une vague minuscule, minuscule,
je me suis rendu compte, à un moment donné
mais vraiment, elle était toute minuscule
cependant cela n’avait aucune importance
car je parvenais à ce qu’elle m’englobe complètement
en me concentrant bien dessus,
en fixant bien mon attention à rester à l’intérieur,
je parvenais à baigner entièrement dedans ,
à ce qu’elle me frotte de partout,
enduisant chaque cellule de mon être,
d’onctuosité cotonneuse
je glissais, je tournoyais,
comme dans des sables mouvants, vers le bas, vers le haut, latéralement,
ma chair semblait comme grésiller,
je me sentais incandescent, des pieds à la tête,
ondulation intérieure, soyeuse, de ma chair,
la flamme du plaisir, partout, embrasait, consumait,
le temps brûlait avec, aussi,
le monde, autour, regardait,
comme en suspens, témoin privilégié
28 septembre 2022 à 11 h 24 min #44688
bzoParticipantje suis tout feu, tout flamme, ce matin,
comme c’est merveilleux,
je touche à peine ma peau
et je me mets à gémir,
je commence à déplacer les doigts, dessus
et tout devient tellement brûlant en moi,
mes hanches se mettent à danser,
une délicieuse lascivité m’envahit,
c’est la danse des étoiles, dans ma tête,
en quelques instants,
je me mets à jouir et encore à jouir
oh mon corps chéri, comme tu es en forme, ce matin,
nous chevauchons les grandes steppes du plaisir, à vive allure
28 septembre 2022 à 23 h 26 min #44689
bzoParticipanthé hé, la forme continue en soirée
mais contrairement à ce matin,
je suis plutôt en mode dégustation,
je joue tranquillement avec mon corps
me suis mis en mode, instrument de musique,
des accords bien suaves, bien riches,
aux nuances recherchées, sans cesse changeantes,
comme mon corps vibre,
comme il répond instantanément,
à toutes mes sollicitations
tout contribue,
cela change sans cesse,
un instant, l’accord est composé
d’ondes issues d’un mouvement de la jambe gauche,
d’un léger déplacement des fesses sur le côté,
d’un sein effleuré,
d’une pression de la cuisse droite, sur mes génitaux
l’instant d’après, cela a changé complètement
et le ressenti est totalement différent,
parait totalement neuf
29 septembre 2022 à 19 h 09 min #44691
bzoParticipantmon corps de femme,
mon corps de jeune femme qui ne vieillit pas,
au désir ardent, bien éveillé,
aux hanches déliées, accortes, souveraines
à la vulve désireuse d’aller au devant du plaisir,
sous toutes ses formes,
mon corps de jeune femme qui aime les bites, les autres vulves,
qui aime emmêler tout cela,
sentir tout cela dans sa chair
j’écris tout cela avec fierté, avec émoi, avec excitation,
avec tout le trouble qu’il se doit,
les frissons de mon autre corps, sont tout proches,
tellement proches à chaque instant,
toujours prêts à m’envahir
je me sens prêt à m’offrir, à ouvrir ma chair,
je me sens prêt à y accueillir, tout cet autre monde,
avec gourmandise, avec avidité,
avec une faim de volupté, de jouissances,
de communion avec mon corps,
qui ne se dément pas
et puis une envie, d’aller toujours plus loin,
de me laisser emporter toujours plus loin,
je me sens tellement confiant face à tout cet inconnu, en moi
la sensation qu’il n’y a pas de limites,
est tellement omniprésente, à chaque instant,
c’est tellement grisant, enivrant
j’ai la tête haute dans ce texte, le regard droit,
aucune honte, aucune gêne,
je ne me sens pas un dégénéré, un pervers, pour un sou,
j’entrevois même un futur
où la sexualité et les mœurs auront tellement progressé,
que ce sera devenu la norme, que ce sera devenu banal,
que les hommes,
pour pouvoir vivre plus pleinement leur sexualité
et profiter de tout le potentiel enfoui en eux,
auront appris à vivre leur chair au féminin,
auront appris à se déhancher et à se caresser les seins,
auront appris à enflammer le vagin, enfoui en eux
ce sera encouragé dans les manuels,
on expliquera, en long et en large, comment y arriver,
à mettre le pied, en soi, sur ce continent, sans limites,
à en exploiter les ressources cachées
on expliquera aux jeunes adultes,
comment délier le désir,
à en goûter un spectre beaucoup plus élargi,
en s’affranchissant des limites de son identité sexuelle,
que tout cela est en nous , pour une raison,
pour qu’on en profite, le plus possible
30 septembre 2022 à 9 h 02 min #44694
bzoParticipantdepuis hier, un refroidissement, pour votre serviteur,
avec son cortège de fièvre, de courbatures, de toux douloureuse, de nez qui coule,
enfin, vous voyez le tableau,
suis resté en télétravail,
alors que le jeudi et le vendredi, normalement, c’est retour au bureau
néanmoins, j’ai eu la satisfaction de constater
que la seule chose qui fonctionnait encore comme si de rien n’était,
c’était ma pratique
quelques pressions de mes cuisses sur mes génitaux,
une contraction ou deux,
un léger déhanchement lascif et une main sous le t-shirt
pour envelopper et frotter un sein
et c’est parti,
le soleil de la volupté, les vagues qui emportent ailleurs, instantanément,
les gémissements, le souffle qui accélère,
les hanches qui bougent langoureusement, envahies d’un rythme capiteux,
fini la toux, les douleurs et la fièvre, pour quelques instants
1 octobre 2022 à 0 h 16 min #44695
bzoParticipantma pratique
est devenue tellement un jeu,
a acquis un caractère tellement totalement ludique
je joue, je joue,
je joue avec mon corps,
mon complice, mon larron
et cela génère toutes sortes de sortilèges,
sous forme de sensations,
dans ma chair
nous avons tissé de tels liens,
les sentir vibrer,
est ma récompense, avant tout
dès que nous nous mettons à jouer,
ils résonnent partout en moi,
conférant un coloris particulier,
à tout ce que je vis,
à tout ce que je ressens
la sensation d’épanouissement,
dans le plaisir,
est suprême, est vitale,
est absolument nécessaire,
sensation que l’instant est abouti,
qu’on a vécu des moments de communion, unique
et pas juste un enchaînement de tempêtes orgasmiques
1 octobre 2022 à 1 h 34 min #44696
bzoParticipantentrer en contact avec quelqu’un,
entrer vraiment en contact avec quelqu’un,
je veux dire, pas forcément sexuellement,
pas non plus, juste un bonjour, au revoir,
un échange banal
non, quand quelque chose passe,
d’un être à l’autre,
moi, à chaque fois, j’ai comme un vertige,
comme si tout d’un coup, j’entrevoyais une autre galaxie que la mienne,
une autre galaxie que celle dans laquelle je suis habitué à me déplacer
cela est encore arrivé cet après-midi,
chez mon bouquiniste,
à la sortie, à la caisse, une jeune fille,
elle a commencé à me sourire,
à engager la conversation sur les bouquins que j’avais achetés
ce fut un moment très doux, très chaleureux,
un pont, un instant, s’est établi,
sur lequel nous nous sommes engagés,
sur lequel nous nous sommes rencontrés
j’ai pensé, à un moment donné, à son corps,
à sa chaleur, à ses trésors cachés,
au fruit fendu au milieu de son bassin,
cela me semblait un prolongement tout naturel
de chercher à deviner son corps,
de chercher à le connaitre, aussi,
d’aller à sa rencontrer, au moins par la pensée
mais il y a cette différence d’âge
qui m’interdit désormais de faire le moindre pas dans cette direction
sans y être invité très sérieusement
j’emportai son sourire, je le stockais dans un coin,
pas trop loin, dans ma mémoire,
pour me baigner dans sa chaleur,
de temps à autre, ce soir
cela fuit, ce genre de chose, goutte à goutte, toujours,
demain ou après-demain,
il n’en restera plus rien,
qu’un vague souvenir
1 octobre 2022 à 10 h 29 min #44697
bzoParticipantdans cette nouvelle période sans éjaculation
qui dure maintenant depuis quelques semaines,
chaque jour, je suis plus puissant, plus riche, plus intense,
plus divers, plus doux, plus explosif, plus réactif,
c’est très, très, positif, pour l’instant,
cela pousse comme il faut en moi, aucune frustration,
aucune tentation de dévier,
aucune tentation de me soulager, de vider mes cales
je parviens à faire usage de ces énergies qui s’accumulent,
d’une manière tellement efficiente,
comme jamais jusqu’ici,
elles semblent être comme une baguette de magicien
qui grandit de plus en plus
mes caresses se répandent comme de la poudre dans ma chair,
la magie des énergies qui s’accumulent et qui se libèrent,
les sensations, l’étang, la nage,
je me laisse enfermer dans le labyrinthe ineffable, avec ravissement,
une plante folle, à qui on a laissé libre cours
qui m’entoure d’innombrables bras ondulants
voilà bien le mot, le ressenti,
le ressenti qui n’a pas de limites,
qui n’a que les limites qu’on lui fixe,
le ressenti que je laisse proliférer, que je laisse se répandre, à l’envi
que je laisse se démultiplier, croitre follement,
pour former des tableaux gigantesques en moi,
des tableaux de fêtes somptueuses,
des tableaux de mondes en fête
lente éjaculation des énergies, dans la chair,
racines ineffables,
comme j’aime patauger là-dedans, comme j’aime ramper là-dedans
m’en sentir empli,
le fol bourgeonnement de la vie, dans l’invisible,
de la vie sensible, dans l’invisible
ma galaxie privée que je meuble comme je veux,
je t’ai voulu capiteuse à souhait,
capiteuse, lascive, enivrante, langoureuse,
sans limites
avec des jambes de géant et des bottes de mille lieues,
je parcours les territoires soyeux,
qui se trouvent, à perte de vue, sous la peau
1 octobre 2022 à 12 h 39 min #44698
bzoParticipantnous n’existons vraiment
que, fugacement,
par les émotions, les sensations,
le reste, c’est du pipeau,
un immense désert
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