penché en avant,
les mains sur le bureau pour me tenir,
je presse légèrement avec les cuisses,
les couilles, le pénis,
tout en faisant des mouvements lents du cul
erratique, lente, danse, des fesses
provoquant toutes sortes de frottements sur mes génitaux
ponctuée de contractions des muscles du périnée
que je fais monter au ralenti
il y a une façon de faire vibrer chaque millimètre carré de ses fibres,
de se travailler régionalement
pour atteindre à l’entièreté de son être
je me concentre bien sur une toute petite partie
et celle-ci semble devenir un soleil
éclairant tous les alentours
et bientôt d’autres soleils semblent s’éveiller de tous les côtés,
semblent vouloir lui répondre, dialoguer
de soleil de volupté en soleil de volupté
ça nait, ça meurt,
ces bêtes délicieuses-là,
au gré de mes mouvements, de mes gestes,
de mes positions, de mes caresses, de mes contractions
me sens comme une coupe qui s’emplit, se désemplit,
de vibrations voluptueuses,
oh tout cela danse tellement merveilleusement,
on dirait vraiment de la magie,
toute cette réactivité
que j’ai bâti, que j’ai construit, patiemment au fil des années,
paie tellement désormais,
je suis comme la peau ultra tendue d’un tambour
et le moindre frôlement dessus
fait vibrer l’ensemble divinement

