bon, deux heures après,
je sors du lit,
assez épuisé, faut dire,
je n’ai pas ménagé mes efforts,
j’ai même à un moment donné eu des crampes aux jambes
comme un footballeur en fin de match,
il aurait fallu quelqu’un me presse un peu mes jambes levées,
comme ils font cela entre eux
quand quelqu’un est victime de crampes sur le terrain
pour faire cesser cela
finalement, j’ai sorti presque toute ma panoplie,
une dizaine de masseurs différents, même un Wand,
dès fois que l’envie m’en prendrai
j’ai sorti le grand jeu comme dans le temps,
j’ai mis une alèse imperméable sur le lit
histoire de ne pas devoir faire attention aux taches
et éventuellement si par hasard j’en arrivai jusque là,
comme je le faisais après de très longues séances
avec des dizaines d’orgasmes
toute la zone étant devenue super-sensible
de laisser monter l’urine,
cela provoquait encore quelques orgasmes en plus
mais avec des sensations très particulières, très poivrées,
grâce au liquide chaud et soyeux
dégoulinant sur la peau du bas ventre, des cuisses, du pubis, du sexe, des couilles
et surtout grâce à la contraction de muscles dans la zone
qu’on ne peut contracter autrement qu’en urinant
mais rien de tout cela aujourd’hui,
pour une première séance de reprise
après plusieurs années d’arrêt d’utilisation d’un accessoire,
je n’ai vraiment pas à me plaindre,
beaucoup, beaucoup, de plaisir,
même si pas de réel orgasme prostatique
elle est tellement habituée à générer
couplée aux génitaux dans mon bassin,
qu’il faudra un certain temps
pour retrouver sa pleine puissance en solo
mais déjà comme cela,
je n’ai vraiment pas à me plaindre
commencé d’abord avec l’Helix,
j’aime bien sa mobilité, sa finesse de toucher intérieur,
mais après un quart d’heure, je suis passé au Progasm,
après tout c’est lui qui m’a fait connaître mon tout premier orgasme prostatique,
bon, en fait, j’ai aussi commencé à me titiller les tétons,
ça aide, un coup de turbo,
immédiatement les sensations sont devenues tellement délicieuses
après une demie heure ainsi,
à gémir et à avoir le bassin secoué, tordu, de plaisir,
je suis passé à mon cher G-Rider,
la grosse artillerie, la grosse Bertha,
ma sorcière bien-aimée,
ma fée Carabosse, comme je l’ai affectueusement surnommée à l’époque,
la fée Carabosse avec son balai magique
qui m’enlève jusqu’au septième ciel
comme pas deux
l’impression que ce masseur a été dessiné pour moi, sur moi,
dès qu’il commence à bouger en moi,
l’impression qu’il rentre dans ma prostate comme dans du beurre,
qu’il se met à trifouiller dedans,
à chaque fois qu’il remontait en moi en bout de course,
cela provoquait une telle décharge électrique d’ondes
qui se répandait dans mon bassin
et puis malgré sa masse,
je parviens à lui faire toutes sortes de mouvements,
latéraux, de frottement, de basculement,
ainsi à chaque fois qu’il arrivait en bout de course,
c’est comme s’il s’inclinait sa grosse tête, la basculait un peu
et se mettait à se frotter à ma prostate depuis un autre angle
si je la maintenais
cependant, la prochaine fois,
je vais rester avec le Helix et le Progasm,
pour voir ce que je peux en tirer en insistant,
accompagné de titillement au long cours des tétons
et respiration synchronisée aux contractions par la bouche
bon, maintenant,
aller laver et ranger tout cela,
pfff,
shit, vive le aneroless

