légères rectifications dans les deux derniers paragraphes:
assis dans mon fauteuil devant l’écran,
je resserrai les cuisses,
fermai les yeux,
fis monter une contraction
que je maintenais,
accentuant, relâchant, la pression
selon les moments,
avec les mains,
vite, je remontais le tshirt,
me mis à tournicoter avec les doigts
sur les tétons,
là aussi, jouant sur la vitesse,
la direction, l’intensité de la pression
oh la volupté semblait soudainement
comme une lumière, chaude, douce,
partout en mes fibres,
j’avais l’impression que quelque chose me tirait vers le haut,
c’était comme une sorte de mécanisme de succion
généralisé à l’intérieur
qui s’était mis en route
tout montait, montait, montait
et les tétons semblaient comme des volants,
plus je tournicotais dessus, plus je variais les mouvements,
plus je m’arrachais
tandis qu’en bas,
chaque mouvement de mon bassin
semblait comme provoquer des coups de tonnerre
qui striaient délicieusement mon ciel intérieur
j’étais tout tendu,
statue dédiée au plaisir,
je pointais vers le haut
de tout mon être,
c’était magnifique
statue
et pourtant ondulant
en même temps,
une ondulation animale
qui montait du fond de mes entrailles
qui me faisait danser sur place
comme autour d’un totem

