en plein action,
les sensations redessinent constamment mon être,
l’image de la flamme dansante
est vraiment, mais alors vraiment,
appropriée
certes ma chair est toujours là,
la forme de mon corps,
mes jambes, mon torse, les bras, la tête, etc
mais elle semble en mutation,
en transmutation, même, on pourrait écrire
quelque chose a bougé,
quelque chose qui n’aurait jamais du bouger,
des fondations s’ébranlent,
des règles d’airain deviennent inexistantes
le désir redéfini les règles du jeu,
le corps et l’esprit se soumettent à lui,
momentanément
la volupté, cette essence
qui parait si étrangère, si volatile,
semble se mettre à couler à flot
des portes dérobées,
au fin fond de caves, de cours obscures
sont entrevues, sont entrouvertes
il y a un tout autre monde
dans le fond du fond de notre imagination
qui semble devenir plus réel que réel,
un continent qui fait surface comme un sous-marin,
un monde rêvé en plein jour,
suscité par le désir
en collaboration avec le corps et l’esprit,
un monde qui semble s’extirper
depuis la nuit des temps
où les actions
ont des conséquences toutes autres,
une profondeur de nectar,
un parfums animal,
un parfum nébuleuse lointaine
remplie d’étoiles

