mes seins sont d’enfer ce matin,
j’ai eu le besoin irrésistible à un moment donné, assis,
de m’en emparer, de les saisir à pleines mains
mes paumes ont commencé à les frotter, à les presser, à les triturer,
mon bassin en réaction
s’est mis aussi à à bouger, à danser sur le siège,
à dialoguer avec ce qui se passait en haut,
lentement, hypnotiquement
et bientôt je n’étais plus qu’une liane lascive des pieds à la tête,
une fontaine à volupté,
un torrent de gémissements se dispersant en l’air
mon sexe s’est durci un peu, un peu beaucoup même, le bougre,
à forcer d’avoir les cuisses qui les malaxaient
mais ce sont surtout les muscles du périnée
qui menaient le bal en bas
à chaque contraction,
la sensation de pénétration était divine,
semblait m’arracher, me faire décoller, hors de moi,
je jaillissais, j’étais expulsé en une myriade de morceaux,
craché vers le haut comme un noyau de cerise
qui éclaterait immédiatement au contact de l’air
mon bassin se tortillait
mais alors se tortillait de chez tortillait,
une danse du ventre que n’aurait pas reniée une professionnelle,
cela me faisait une sorte de mouvement latéral en huit
mais aussi ponctuée constamment par une contraction puissante
qui semblait me lever, me soulever, irrésistiblement en même temps
bref des sortes de montagnes russes mais tout en lubricité
tandis que les mains et les seins, copain copain comme cochons,
ne se lassaient pas les uns des autres
de faire frotti frotta frotti frotta frotti frotta
quel délicieuse petite séance matinale assis devant mon ordinateur
avec en plus, la pluie qui fait flip flop sur la toiture,
comme j’ai entendre cela en musique de fond

