dans la cuisine, tout à coup,
mon bassin se met à bouger,
mes hanches à danser,
c’est presque ridicule,
on dirait qu’ils ont un moteur,
hors de mon contrôle
qui s’est mis en route
oh du feu,
du feu liquide, frissonnant,
chaud, chaud, doux, doux,
partout instantanément
entre mes reins
je suis entraîné par mon bassin,
à gauche, à droite,
je me déhanche, je me tords,
je me plie, je me convulse,
je bats comme un rythme sauvage
quelque part sur un tambour,
le tambour du désir
qui m’appelle, qui m’emporte,
irrésistiblement
j’ai les mains encore tenant je ne sais quoi,
un verre, une assiette,
cela pourrait devenir dangereux si je lâche quelque chose
mais tant pis,
laissons-nous encore entraîner,
c’est trop bon,
le feu sacré, le feu sauvage,
le feu de la volupté,
partout dans mon bassin
et mon sexe qui s’épaissit un peu
qui commence à monter comme un porte-étendard
agitant joyeusement mon gros gland violacé

