erreur dans un paragraphe,
version rectifiée:
les moments passent mieux,
comme plus légers, comme plus accomplis,
doucement, tranquillement, festives,
quand le nid de mes cuisses
s’est formé autour des génitaux
même pour quelque instants,
au passage,
fortuitement ou pas
debout, assis, penché, couché,
en marche, assis, en action, en inaction,
penseur, rêveur, m’agitant, somnolant
leur enveloppement
avec juste ce qu’il faut de pression,
leur façon de les entourer, de les materner,
de leur former comme une coque,
un nid de fortune
provoquant instantanément
comme la naissance d’un bain velouteux
des fibres de mon bassin,
un bassin empli du tranquille murmure
d’une cascade souterraine
d’ondes frémissantes et soyeuses,
fontaine décorée
d’un peu de contraction
des muscles du périnée
cette chaleur tellement nourrissante
cette douce caresse des cieux,
cette instantanée communion, connexion,
avec moi-même,
comme un voile de nectar qui apparait
qui vient effleurer mon âme

