mais, de toutes les façons,
une des conditions de base,
c’est se libérer du porno, sous n’importe quelle forme
mais cela ne comprend pas, bien sûr,
de la sexualité plus ou moins explicite ou de la sensualité,
en art, en littérature, au cinéma, etc
il y a une ligne bien précise, je trouve,
au-delà de laquelle on est dans la pornographie
plus dans de l’art,
tout est dans le but,
que cherche cette image, cette suite de plans,
à éveiller en nous,
quelle est sa finalité?
elle est fondamentalement différente
quand il s’agit de sensualité et même de sexe plus ou moins explicite
dans un contexte artistique
ou dans un contexte pornographique
la pornographie n’a aucun intérêt,
qu’on ne me parle pas de son caractère instructif, voire éducatif,
il est inexistant, il n’y a aucune inventivité dedans,
ce sont toujours les mêmes positions, la même artificialité, les mêmes simulations,
le même sexisme et la perspective essentiellement de l’homme, la plupart du temps
peut-être pour les couples où la flamme s’est éteinte momentanément ou durablement,
cela peut les aider à démarrer, à les émoustiller
mais à part cela, je n’y vois aucun intérêt
et encore
dans un monde idéal
où il y a une sexualité sainement développée chez la plupart,
osée , titillant constamment les limites
mais néanmoins respectueuse de tous les partenaires
un monde où même les solitaires forcés ou par choix
auront su développer une pratique riche, variée,
pénienne, non-pénienne,
elle n’aurait aucun lieu d’être
mais bon, on est dans l’utopie là,
il s’agit là dans le présent
de travailler sur le plan de la sexualité
uniquement sur soi-même
et avec les gens avec lesquels on est intimement lié

