il y a une notion de pré-orgasme
que j’aime bien,
je me rends compte qu’une bonne partie de ma pratique,
l’intensité particulière qu’elle peut acquérir sur d’assez longues périodes,
lui est liée
j’appelle pré-orgasme cette plage de temps
où l’on sent qu’un orgasme est en train d’arriver, qu’il va bientôt éclater,
la puissance de l’orgasme est déjà là en nous,
active à bien des niveaux en nous,
elle dure en général, par exemple dans un orgasme pénien que quelques secondes,
comme des chevaux au galop qui montent en nous en déboulant,
on sent le frémissement, le fracas des sabots de plus en plus fort
et tout d’un coup ils sont là,
les puissants mustangs , de tous leurs muscles en pleine action,
traversant notre corps,
se faisant ressentir en toutes nos fibres
eh bien donc cette période de pré-orgasme,
je parviens à l’étirer,
à l’étirer et encore l’étirer,
pendant des heures parfois,
comme hier soir où cela a bien durer deux heures,
un record chez moi
bref un orgasme qui a démarré à un moment donné
et qui s’est achevé deux heures après,
délicieux, fracassant de chez fracassant,
j’en frémis encore rien que d’y penser,
toutes mes cellules semblent encore s’en souvenir
malgré la longue nuit de sommeil
qui m’en sépare maintenant

