de longues, longues secondes après l’orgasme
qui aura mis des heures à venir,
des heures incroyables,
des heures à être secoué de toutes parts,
des heures à râler, à gémir, comme un animal en rut
que le ciel avait cueilli en sa main,
ma tête dodelinait encore de gauche à droite
et de droite à gauche
machinalement, mécaniquement
comme une poupée motorisée détraquée,
qui ne pouvait plus faire que cela
juste l’explosion avait été tellement puissante
avait drainé tellement de forces hors de moi,
m’avait éclaté tellement aux quatre coins de l’horizon
que le plaisir qui s’éloignait maintenant lentement de moi
vers d’autres horizons,
continuait dans son sillage encore
à faire bouger ma tête comme un métronome
ma tête qui semblait avoir oublié pour l’instant encore
toutes les autres fonctions dont elle bénéficiait
ma tête qui ne pouvait qu’acquiescer,
acquiescer la tempête sans précédent
dans laquelle j’avais été prise

