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Participant

je ne sais pas très bien ce que je vais écrire,

imaginez-moi pour l’instant

(enfin, pour l’instant, vous me comprenez…)

devant mon écran,

comme un écrivaillon des bons vieux temps,

avec sa plume entre les doigts,

pensivement regardant le plafond,

cherchant l’inspiration

 

bon, moi j’ai un truc tout de même,

mon inspiration,

je la cherche la plupart du temps dans le désir,

dans la volupté éveillée entre mes reins,

aussi quand j’ai la plume qui me démange en bas

elle commence à me démanger généralement en haut aussi

et vice et versa

 

surtout vice, d’ailleurs,

du vice vice et versa, du vice à gogo,

du vice l’un sur l’autre, du vice côte à côte,

du vice assis, du vice debout,

du vice tête-bêche,

du vice toutes langues déployées,

du vice toutes lèvres humidifiées et entrouvertes,

du vice toutes bites raidies,

du vice, en veux-tu, en voilà,

du vice qui sort par la porte,

du vice qui entre par la fenêtre

 

oh très cher vice,

tous ces endroits sombres et humides du corps

tellement tellement odorants,

ces petites fournaises poilues

ou pas d’ailleurs

qui dévoilent des fentes adorables,

quelle pente glissante, engloutissante, engloutisseuse,

elles nous offrent

 

ou alors ces petites fournaises poilues

ou pas d’ailleurs

ornées de ces petites tours pendouillantes, de ces petites tours molles

aux dimensions furtivement variables

tellement tellement enclines à se redresser,

à dodeliner de la tête

comme des toutous toujours prêts à accourir

pour une caresse, une papouille,

une léchouille, un bécotage

 

en aparté,

si vous voulez bien,

si vous voulez mon avis,

non?

je vous le donne quand même,

tiens,

vives les broussailles, là en bas,

laissez laissez pousser librement les poils,

ne tondez pas les gazons,

soyez fièrement cet animal

à toison ici et là

 

mais revenons à nos moutons,

en l’occurrence aux lèvres d’en bas

qui dévoilent de la chair intérieure, nacrée

où il fait bon, tellement bon,

fourrer les doigts, fourrer la langue, fourrer la bite,

fourrer des légumes, fourrer des manchons en plastique,

enfin où il fait bon fourrer presque tout un marché, on pourrait dire,

toutes sortes de choses qu’on aura ramené dans son cabas,

toutes sortes de choses qu’on pourrait avoir sous la main

 

ces lèvres adorables d’en bas, disais-je,

ces plissures extra mignonnes de chair,

ces plis et ces replis avec ce petit cabotin au milieu

qui se dresse à leur commissure dans son nid

qui invite aux chatouilles de la pointe de la langue

 

oh, être un instant

entre ses cuisses magnifiques,

ses cuisses remuantes félinement,

ses cuisses tellement puissantes

qu’on dirait des canons prêts à tirer des obus

prêts à se loger dans votre coeur,

prêts à se loger dans votre âme,

à tout jamais

 

ces cuisses qui s’ouvrent et qui se resserrent,

ces cuisses qui vous saluent bien bas,

ces cuisses qui vous saluent bien haut,

qui se réouvrent et se réouvrent

pour dévoiler La Scène

 

la scène de la plus ardente des pièces qui soit

au plus délicieusement lubriquement jouée,

au plus réussie