mon sexe un peu épaissi
et mes vieilles couilles poilues, pendouillantes
vibraient, vibraient,
entre mes cuisses qui les malaxaient,
les frottaient, les pressaient,
tout en douceur et en dextérité
une contraction des muscles du périnée
vint s’en mêler,
ce fut comme une impression de carrosse royal
fendant une foule joyeuse, exubérante,
une clameur montât en moi de toutes parts,
toutes les fibres de mon être
semblaient comme les innombrables et minuscules parties
de la peau tendue d’un tambour
et la moindre action , n’importe où,
qui les sollicitait,
entraînait immédiatement une masse de nouvelles vibrations
qui venaient s’emmêler
à celles qui roulaient déjà dans ma chair
oh quelle joyeuse cacophonie d’ondes,
mon petit exercice d’inondation de volupté du réveil,
mon torrent à flanc de montagne de sensations se déversant,
m’entrainant vers le jour
entrons-y au moins du bon pied, dans ce jour,
qui sera sûrement,
aussi terrible et aussi magnifique que les autres,
entrons-y au moins du meilleur pied qui soit,
celui qu’on prend,
celui qui vous botte un instant
jusqu’à votre ciel le plus intime,
dans son emballage tout chiffonné et ondulant de gémissements,
tout seul ou en bonne compagnie

