les flux d’énergie circulant
comme de la soie ondulante,
frémissante,
des bancs de dauphins
oh la vie, soudainement,
comme un torrent intense
courant en moi
mes yeux se sont refermés
sur cette félicité
qui nage tellement joyeusement
partout, pour l’instant
mes hanches se sont tendues,
il y a du cambrement en l’air,
de la bonne tension
aux bons endroits
mes mains sont calmes, inertes,
pour l’instant,
tout est dans la danse lente du bassin,
en cette fontaine chaude, tellement vibrante
qui s’éveille entre mes reins
semble monter en gerbe,
en bouquet,
jusqu’à dans mon torse
jusqu’à dans ma tête
o miracle de la volupté,
de cette brusque intrusion
paradisiaque
en toutes mes fibres
o miracle de mon double sexe,
de mon désir resplendissant
m’habitant comme un immense arbre intérieur
dansant majestueusement au vent

