tout le corps a demandé
je venais de me lever de mon bureau,
m’étais retourné,
me suis à marcher
mais à un moment donné,
quasi directement en fait,
me suis arrêté net,
ai fermé les yeux,
mon corps m’appelait
ma main s’est posé sur un sein,
les hanches se sont mises à bouger,
les cuisses ont commencé à faire frotti frotta
et pour clore cette mise en route de la machinerie,
les muscles du périnée se sont contractés
toute une immense fusée de douceur
a commencé à s’arracher en moi,
flottement général de la soie
dans la moindre de mes fibres
je restai ainsi encore quelques longues secondes,
le temps de déguster jusqu’aux dernières gouttes de nectar
qu’il restait dans la coupe de cet élan,
de plus en plus ralenti,
jusqu’à s’interrompre complètement
je reprends la marche vers la cuisine

