j’évoque par ces mots,
mode yin, plaisir au féminin,
cette pratique que j’ai développée dans mon coin
mais au fond, c’est juste une façon de pratiquer,
ne tenant pas compte du genre,
enveloppant les deux,
zigzaguant entre les deux, unissant les deux,
faisant interagir les deux
car nous les avons en nous,
le masculin et le féminin sont en chacun de nous,
l’un plus enfoui que l’autre, certes,
plus souterrain,
plus nous nourrissant plus ou moins discrètement
par les racines
cependant il y a moyen de le réveiller plus directement
de le faire entre en action,
de le laisser prendre les commandes
de notre corps et de notre esprit
plus directement
chez certain(e)s,
c’est une nécessité,
une nécessité d’être en accord avec sa personnalité profonde,
de se vivre plus en accord avec soi-même
chez d’autres comme moi,
c’est juste un moyen de vivre de merveilleux moments de volupté,
un moyen de s’explorer, de se découvrir toujours plus,
d’ouvrir en soi de nouveaux territoires
et de nouvelles sensations
une envie aussi de se confronter
à quelques uns des tabous
les plus profondément ancrés en l’individu
et en la société,
la transgression de genre
j’y vais allègrement,
le piment ultime
si on y prend goût

