avec chaque jour qui passe ainsi,
de plus en plus sursaturé d’énergie,
grâce à l’abstinence d’éjaculation,
cela devient,
oh cela devient tellement plus,
tellement plus,
ah tellement plus
chaque contraction des muscles du périnée,
me fait comme un soleil au zénith
d’ondes dans le bassin
qui se diffusent, qui se répandent
chaque frottement, chaque pression,
des cuisses,
sur les génitaux,
me fait instantanément
comme un fourreau ondulant de nectar soyeux,
là en bas
chaque caresse, chaque contact, des doigts,
sur la peau,
oh, la douceur, oh le rayonnement,
oh le foisonnement subtil et ondoyant
chaque mouvement des hanches,
chaque esquisse comme de danse langoureuse
du bassin,
installe un vertige, un sillonnement, délicieux,
au plus profond de la chair
deux doigts dans l’anus,
explorant, explorant,
plongeant encore et encore,
frottant, frottant, fouinant, fouinant,
m’installe automatiquement
comme la bouche d’un volcan
dans la tête,
oh la bien heureuse, la joyeuse,
continuelle, éruption
cela ondule jusqu’au ciel,
là-dedans,
pour un oui, pour un non,
des courants invisibles,
me happent, me saisissent,
comme si j’étais une plume,
me transportent instantanément,
ici et là
près d’un mois et demi déjà

