les pieds sur la table,
le nid formé par mes cuisses serrées,
accueille leurs habituels résidents,
leur chaleur soyeuse,
tellement voyageuse, tellement contagieuse
est ingurgitée avec avidité
par tous les pores de la peau des cuisses en contact,
façon buvard prêt à s’imprégner avec gourmandise
les petits mouvement involontaires des jambes
tandis que je vis ma vie pour l’instant devant l’écran
attisent cela légèrement mais sûrement,
je n’ai rien vraiment rien d’autre à faire
pour vivre une sorte de constante euphorie dans le bassin
par intervalles,
je lance une contraction des muscles de l’anus et du périnée
et cela provoque un séisme ponctuel, genre tempête dans un verre d’eau,
tellement délicieux,
mon sexe s’épaissit alors, se raidit un peu
tout en dégageant un petit tsunami d’ondes frissonnantes
qui se répandent,
mêlées à celles de la prostate sollicitée par la contraction
de temps à autre aussi,
avec le bout des doigts,
je vais chipoter machinalement les tétons,
comme cela électrise,
c’est comme si je montais tout de suite le volume,
mes hanches se mettent à bouger,
je laisse échapper quelques gémissements,
je ferme les yeux,
pour goûter au soudain déversement d’étoiles soyeuses
dans mon cerveau

