il existe une façon
si simple et si naturelle
de plonger dans la volupté en mode yin,
même si on n’est pas capable
encore de générer facilement
des ondes prostatiques
avec les muscles du périné
il s’agit de laisser jouer entre eux
les hanches, les cuisses et les génitaux,
de les laisser se découvrir,
de les laisser découvrir leur complicité sublime
ils sont quatre en fait, ceux-là,
comme les mousquetaires,
le quatrième luron de la bande,
c’est le désir
donc,
les hanches, les cuisses, les génitaux
et le désir,
ils sont fait pour bouger ensemble,
pour s’enlacer, se presser, se frotter
leur complicité grandissante
est un véhicule superbe en nous,
il fait si bon s’asseoir dedans,
il n’y a pas de volant,
ils s’occupent de tout,
il n’y a plus qu’à se laisser mener,
au hasard des chemins du plaisir,
déguster le paysage,
se croquer à pleines dents

