les couilles et la bite,
rabattus vers l’arrière,
un peu tirées entre les cuisses,
je suis dans un lent mouvement
du bassin vers l’avant,
ayant fait naître aussi progressivement,
dans la plus parfaite coordination,
une contraction des fesses et des muscles du périné
amalgame onctueux d’ondes génitales et prostatiques
naissant spontanément,
un seul flux, un seul flot, amalgame vibrant,
sensation omniprésente dans tout l’être
d’être en même temps pénétrant et pénétré,
comme soulevé à l’intérieur,
comme poussé plus loin vers l’intérieur,
comme se frottant de tous côtés,
aux parois de l’intérieur
quelque chose d’impérial et d’impérieux
qui s’est engouffré en vous,
qui vous pousse, qui vous arrache délicieusement,
qui vous emporte irrésistiblement,
dans un mouvement d’ascenseur hydraulique
de chevaux lancés au galop compactement,
au galop tellement compactement épaule contre épaule,
dans tous les muscles, toute la chair

