sous la douche d’eau tiède, plutôt froide même,
jour de canicule oblige,
je ferme les yeux
et enveloppe des cuisses les génitaux,
bien rabattus vers l’arrière,
empaquetés serrés mais pas trop,
ils réagissent au moindre mouvement,
à la moindre pression
mes hanches se mettent à danser
capiteusement, langoureusement,
tout cela, bassin en mouvement,
cuisses, sexe, couilles, fesses,
muscles du périné, anus,
semblent former comme des mains immenses
qui caressent mon intérieur
oui c’est très exactement cela,
je caresse mon intérieur
je suis à l’écoute, je fusionne à mon corps
et le caresse de l’intérieur
tout un monde de voiles de soie en mouvement,
chaudes et frémissantes,
toute une galaxie où dériver les yeux fermés
à la rencontre du nectar des étoiles
je laisse faire,
le désir s’autoalimente,
me meut, m’émeut,
quel bouleversement à chaque fois,
même pour quelques secondes
l’accord,
ce qui résonne en moi,
c’est un accord
sans cesse changeant

