#53115
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le plaisir en mode yin

post-éjaculation,

lee heures, le jour d’après,

est bien sûr moins acéré

 

il y a du lag comme disent les gamers

mais néanmoins il est bien là,

toujours aussi riche et varié,

même si l’intensité

est moins rapidement omniprésente,

qu’il faut un peu plus de patience,

le corps étant moins réactif

que si les réservoirs d’énergie étaient bien remplis,

voire sur sursaturation

grâce à des jours et des jours

d’abstinence d’éjaculation

 

hier, dans la nuit vers 02h du matin,

j’avais lâché un jet laiteux ou deux ou trois,

les mouchoirs en papier,

avaient travaillé sur mon bas ventre, le haut des cuisses,

la petite forêt de poils,

pour assécher tout cela

 

ce matin, je sentais bien

que la région avait ce calme inhabituel,

enfin habituel aux heures post explosion spermique,

néanmoins j’ai eu tout de même envie

de quelques moments d’intimité ardente avec mon corps

 

les doigts de la main droite partirent pour mon circuit préféré sur la peau,

couché sur le flanc en chien de fusil, comme dab pour dormir,

ils démarrèrent le parcours par le téton droit,

jamais une mauvaise idée d’amorcer les choses

par les tétons, oh que non!

donc sur le téton droit, ils dansèrent un peu,

frottant, triturant, agaçant,

divergeant à gauche, à droite, tout autour,

remontant dessus, redescendant, tapotant, pressant, titillant

 

tantôt avec toute la paume,  pressant le sein tout entier,

le tâtant, en sentant la légère courbe en poire sous les doigts,

après tout je n’ai rien d’une italienne opulente

du côté des protubérances mammaires,

donc cela reste des courbes légères

mais on les sent en mode yin,

on les sent définitivement féminines,

tellement délicieusement féminines

 

après quelques instants ainsi,

les doigts quittent les lieux

pour se rendre vers l’arête du corps

en cette position couché sur le flanc,

commencent lentement, tout lentement,

le long du thorax

à descendre vers la hanche,

on a l’impression d’être à flanc de colline comme cela,

les doigts perchés, descendant une côte,

c’est légèrement vallonneux,

oh encore une fois, pas comme chez une femme,

les hanches étant plus étroites,

mais néanmoins, on sent bien la courbe

tellement tellement harmonieusement

 

on a envie de s’attarder dessus,

c’est magnétique, c’est tellurique,

le moindre contact par ici

bien sentir chaque millimètre de peau de ce bassin

dans cette position sur le côté

 

on sent tout de suite sous les doigts

que cela regorge par ici de capiteux, de langoureux, en excès

qui s’exprime directement à chaque mouvement des hanches,

en provoquant une inondation d’ondes

comme si on pressait une éponge imbibée, engorgée,

jusqu’à la moelle

qu’il suffit d’à peine effleurer

pour qu’elle se mette à dégorger des vagues et des vagues

 

on passe et repasse sur chaque pore de la peau,

on caresse avec insistance la zone,

tellement elle est parlante aux doigts et aux sens,

ivresse de bouger, ivresse d’être,

ivresse de communier avec son corps

 

puis l’on continue de descendre,

on atteint rapidement la cuisse,

une grande région plate et poilue légèrement,

on s’avance un tout petit peu dessus,

la zone est encore bien sensible au toucher

le chant en nous continue de ses variations voluptueuses

même si l’on a quitté le bassin,

on est comme en sa périphérie

 

après quelques instants,

les doigts se décalent, dérivent vers l’arrière de la cuisse

et on commence à remonter,

on arrive rapidement à la crevasse là-derrière

qui abrite le volcan,

et l’on commence à tournicoter autour de l’orifice chéri,

on fouille, comme du museau des doigts, le terrain,

on plonge, on ressort, on replonge, on titille, on retitille

et enfin on s’immerge plus en profondeur,

changement d’ambiance, changement de milieu,

changement de faune et de flore

 

les doigts sont sur une autre planète,

là, désormais, en immersion,

je les arrête, je goûte un peu au contact de ces parois étroites, musclées,

encore bien humides, bien glissantes,

de tout le beurre de karité dont je m’enduits l’anus

chaque soir, avant de m’endormir,

cela dérape, cela glisse, donc délicieusement encore là-dedans,

une vraie patinoire, oh la la, mes aïeux

 

cependant je garde le ou les doigts, à présent, bien statiques,

petits poteaux de chair plantés là

et je laisse les muscles de la région prendre le relai,

ils se mettent en mouvement, les puissants coquins

semblent danser autour comme autour de totems

à adorer dans un rituel païen

 

ainsi, les doigts se mettent à bouger malgré eux, entraînés,

créant toutes sortes d’effets délicieusement volcaniques

comme toujours dès que l’anus entre en action,

je laisse tout cela jouer un peu entre eux

puis je reprends ma promenade, mon circuit

 

les doigts sortent,

commencent à rebrousser chemin,

remontent, grimpent sur la hanche,

s’y attardent un peu,

apprécient encore une fois ce galbe tellement unique

en corps de violon

 

au passage, la paume à plat embrasse un peu la fesse,

la frotte un peu en se redirigeant vers la crevasse

évalue chaque centimètre carré de cette peau un peu plus rugueuse

que le reste,

sans doute toutes ces années à rester assis face à un écran

ont endurci le grain par ici,

l’ont rendu moins fin, plus micro-chaotique

 

puis enfin les doigts remontent, retournent vers le haut,

quittant définitivement le bassin,

sur la crête du thorax filent lentement

et enfin, bifurquent pour arriver à nouveau

sur le sein

où le téton les attend impatiemment

 

frissonne frissonne encore un peu, mon petit bout,

ma petite érection d’en haut,

ma petite antenne émetteuse d’ondes

tellement généreusement