Les hanches chantantes, les hanches dansantes, le plaisir en mode yin
870 messages Lancé le 14/09/2024
B
bzo Auteur du sujet
Le désir nidifie au creux de nos reins,
hommes comme femmes,
cependant nous autres hommes,
avons les hanches tellement raides, tellement raides,
tellement inactives sur leur axe
bon, c'est un peu normal, aussi, au quotidien,
me direz-vous,
nous ne sommes pas assemblés, architecturés,
pour balancer mélodieusement des hanches
cependant certains ont malgré tout
un zeste de fantaisie, là-bas en bas dans le bassin,
un mouvement presque imperceptible
un peu ondoyant, vaguement langoureux
qui leur donne une allure féline,
presque féminine, par moments,
qui charme ou qui du moins, trouble l'oeil
et peut envoyer des frissons plus bas
à ceux qui assistent au spectacle de leur passage
mais si vous voulez goûter au plaisir en mode yin,
si vous voulez goûter au féminin en vous,
si vous voulez en jouir,
alors là, vos hanches doivent absolument
se mettre à chanter
capiteux est le mot d'ordre,
Capiteux avec un grand C,
en action, soyez capiteux jusqu'aux bout des ongles,
jusqu'à dans la moindre de vos particules,
penser capiteux, respirer capiteux, bouger capiteux
oh, formulons cela autrement,
il s'agit de capituler, de capituler capiteusement,
capituler tout entièrement, capiteusement,
capituler capiteusement, dans un élan, sans rien retenir
capituler tout en laissant le désir courir fermement,
devenant notre nouvelle volonté,
prenant possession de nos membres,
prenant possession de nos mouvements,
prenant possession de nos gestes,
prenant possession de nos lèvres,
les gardant entrouverts autour d'un flot épais de gémissements
prenant possession de nos poils, les faisant se hérisser
prenant possession de notre sexe, de notre anus, de notre prostate,
quelle musique, ceux-là peuvent fournir depuis le bassin,
prenant possession de notre peau,
prenant possession de nos seins,
prenant possession de nos tétons,
oh des tétons durs, durs, durs et dressés,
deux petits sexes gorgés de vibrations, offerts aux doigts,
malléables, titillables, effleurables, à souhait
oseras-tu te laisser emporter
par le flot du féminin,
éveillé en toi
oseras-tu surmonter ta peur,
et ta honte,
t'assouvir jusqu'au bout?
oseras-tu cette présence
dans l'instant,
radicalement autre?
Posté le 14/09/2024
Original Post
B
bzo Membre
viens de terminer de regarder
le magnifique et bouleversant documentaire Come See Me in the Good Light
https://www.imdb.com/title/tt34966013/?ref\_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_Come%2520See%2520Me%2520in%2520the%2520Good%2520Light
sur les derniers années de la poétesse américaine Andrea Gibson,
elle était atteinte d'un cancer incurable,
nous la voyons avec sa compagne vivre au jour le jour,
lutter contre la maladie
mais elle est tellement emplie de joie de vivre, jusqu'au derniers moments,
que c'est vraiment bouleversant,
en même temps tellement tragique et tellement joyeux,
tellement c'était un être magnifique,
tout empli des mots de la poésie, tout emplie de vie, d'émotion, de beauté
mon estime pour les américains remonte aussi pas mal
car c'était une poétesse qui vivait de sa poésie,
qui gagnait sa vie avec ses mots
et qui les clamait dans des théatres emplis de centaines de personnes
qui l'adoraient, qui la traitaient comme une star de rock,
difficile d'imaginer cela par ici
Posté le Invalid Date
B
bzo Membre
autant, par ici,
j'étale en long et en large, mon jardin secret,
mon petit vice, ma perversion,
autant dans mon entourage,
je n'imaginerai pas à en parler à quiconque
schéma classique, me direz-vous,
ultra-classique, même,
seuls quelques chanceux,
ont parmi leurs proches,
des oreilles sufisamment ouvertes,
suffisamment souples,
pour entendre certaines choses
bizarre comme la sexualité est un sujet
qui antagonise les gens,
les peurs, les frustrations, les interdits,
ancrées au plus profond,
ce qui est moralement correct,
moralement acceptable
versus,
une sexualité ouverte, ludique, joyeuse
entre gens consentants et qui se respectent
ou encore des pratiques en solitaire
comme la mienne,
assez extrême, assez transgressive
mais là encore,
dans le respect absolu de mon propre corps,
de son intégrité,
sans gêner, ni faire de mal, à quiconque
Posté le 14/09/2024
B
bzo Membre
avec la même caresse,
la même contraction,
le même mouvement du bassin,
libérer toujours plus d'énergie
grossir toujours plus
la vague de soie,
l'enrichir, la diversifier,
la laisser courir
toujours plus longtemps,
toujours plus loin
en ressentir
les milles et un détails,
avec toujours plus de finesse,
toujours plus d'acuité
se laisser transporter,
se laisser emporter,
toujours mieux,
être une plume,
toujours plus
en une fraction de seconde,
parcourir toujours plus de distance
sur les ailes de la volupté,
le temps d'un éclair,
entrevoir, percevoir,
toujours plus
Posté le 15/09/2024
B
bzo Membre
jour après jour,
l'amélioration, l'optimisation,
de chaque geste, de chaque mouvement,
de chaque caresse,
de la moindre contraction
on reste, en fait,
jusqu'à la fin, jusqu'au dernier jour,
en perpétuel apprentissage
de la volupté
vivre,
c'est désirer d'apprendre,
c'est apprendre de désirer
Posté le 15/09/2024
B
bzo Membre
ce matin, je me réveille,
je me mets à frotter lentement une jambe contre l'autre,
juste cela, juste cela,
j'avais encore les yeux fermés, le cerveau embrouillé
la chaude douceur soyeuse,
se mis à se répandre
depuis les peaux qui étaient en contact,
qui se mouvaient l'une contre l'autre
ça se mis à grossir, grossir,
oh je ne bougeais pas le reste,
je restais bien immobile,
juste sentir ces peaux s'enflammer
au contact l'une de l'autre,
l'une de l'autre
ça grossissait, ça grossissait, oh oui,
la boule de chaleur soyeuse,
et cela devenait comme de plus en plus épais,
de plus en plus dense
bientôt toutes mes deux jambes
en étaient remplies,
bientôt tout mon bassin,
bientôt tout mon thorax,
bientôt tout mon cerveau
je râlais tout doucement,
en continu,
oh comme il fait bon sous les couvertures,
comme il fait chaud et soyeux à l'intérieur,
comme à l'extérieur
et toujours juste mes deux jambes,
suavement qui se frottaient l'une contre l'autre,
un mouvement lent, très lent
et langoureux, très langoureux
je me sentais comme un réverbère allumé,
dans une petite ruelle sombre,
projetant un peu de lumière, un peu de chaleur,
dans le grand vide de la nuit,
avec toute sa cour d'insectes volant
qui tournoyaient follement,
vissés, subjugués, dans son halo lumineux
Posté le 15/09/2024
B
bzo Membre
ce monde est si terrible,
si terriblement magnifique
par moments,
si terriblement douloureux et cruel,
à d'autres
Posté le 15/09/2024
B
bzo Membre
l’inventivité en sexe,
c’est de se laisser faire
de se laisser faire
tout entièrement
par le désir
de se laisser faire
tout entièrement
par le corps
de se laisser faire
tout entièrement
par le corps et l’esprit
réunis par le désir
être installé sur l’élan,
de leur réunion,
comme dans un fauteuil au théatre,
goûtant à tout, percevant tout,
dégustant à fond
Posté le 17/09/2024
B
bzo Membre
quand après une journée de travail comme cela, dehors,
dans la haute tour,
au 25 ème étage, perché devant mon ordi,
avec mes collègues tout autour,
en plus avec la réunion mensuelle en matinée,
processus scrum, “sprint review”, “sprint planning” , etc
les pro du développement informatique reconnaîtront,
je retourne chez moi,
prends une douche,
la première reconnexion à mon corps,
semble avoir, à chaque fois, quelque chose de miraculeux
c’est comme si corps et âme, tout à coup,
je me retrouvais au paradis,
le nectar qui m’envahit,
la soie qui ondule de tous côtés en moi,
est tellement tellement ineffable,
il y a une telle sensation de libération,
de transportation, d’extase voluptueuse
c’est vraiment mon moment le plus extraodinaire
de la journée,
cette soudaine radicale coupure,
transformation de mon intérieur,
en quelque chose de totalement vibrant,
de totalement capiteux,
de totalement jouissif,
c’est juste magique,
il n’y a pas d’autre mot
Posté le 17/09/2024
B
bzo Membre
réfléchir avec son corps
durant l'action,
c'est lui restituer l'esprit
pour pouvoir le faire
les laisser fonctionner
à nouveau ensemble,
de concert, dans un seul élan,
sans trop d'interférences
notre intellect
en abandonne l'usage
quasi exclusif,
qu'il en a,
la plupart du temps
pour les laisser folâtrer
un peu ensemble,
danser le désir,
réunis
Posté le 18/09/2024
B
bzo Membre
mon corps ému
est une flamme dansante
Posté le 18/09/2024
B
bzo Membre
la jouissance, la volupté,
sont des composantes essentielles de ma quête,
de mon cheminement intime
mais ils ne sont pas les uniques,
loin de là
s'il fallait la définir plus précisément,
je dirai qu'au fond ce qui m'intéresse,
c'est tout ce que ces énergies au fond de nous,
peuvent produire comme résultats
car ils sont l'essence même de la vie,
sa quintessence,
ses multiples immenses, singuliers
ou moins singuliers,
mais néanmoins immenses quand même,
sommets,
au fil des jours
je pense aussi, aux émotions, par exemple,
elles sont aussi leur production
mais aussi les rêves,
j'en suis 100% persuadé
et donc le contact, plus intense
qu'on peut avoir d'autres,
pas juste le "bonjour, bonsoir, il fait bon, n'est-ce pas?"
non, là encore ce qui passe entre êtres,
les émotions, la connection,
tout cela, ce sont aussi les énergies au fond de nous
et puis la nature,
l'émotion, l'admiration, l'extase qu'on peut éprouver
à voir un simple oiseau ou un coucher de soleil,
ce sont encore les énergies au fond de nous
ou encore l'émotion artistique,
les extases qu'on peut vivre à lire certaines lignes de Proust
ou à entendre un opéra de Mozart
µou encore à plonger dans un tableau de Picasso ou de Van Gogh,
ce sont encore les énergies au fond de nous
eh bien, c'est tout cela,
ma quête,
mon exploration
et je compte bien m'y adonner à 100% de mon temps,
maintenant que dans 10 jours, je serai à la retraite
Posté le 19/09/2024
B
bzo Membre
le fait est que vous vivons constamment
comme entouré d'un univers sans limites
de sensations et d'émotions,
en devenir
soyons même plus précis,
nous sommes comme une petite planète
tournant pour un temps dans l'immensité du vide,
entourée d'une infinité de galaxies de sensations et d'émotions
tellement diverses et variées,
oh, cette richesse en nous,
l'exploration nous tend les bras,
n'attend que nous,
tous les matériaux sont là
pour construire de brefs vaisseaux
qui peuvent nous catapulter en un instant,
à des années-lumière en nous-même
l'infinité des dimensions
en nous-même,
sans dimensions et sans temps
la visitation
en nous et dehors
où l'autre règne,
tellement nous sommes à la fois,
tout et rien,
tellement nous sommes capables,
à la fois de si peu et de tellement
Posté le 20/09/2024
B
bzo Membre
quelle douceur en l'air, déjà, à huit heures du matin
malgré qu'on soit fin- septembre,
il n'y a pas cette fraicheur un peu glaçante
comme si quelqu'un avait laissé la porte du frigo entrouverte, à proximité,
la journée va être glorieuse, on a annoncé des 24°
je marche dans les rues encore désertes
ce samedi, de l'archi-centre de Bruxelles
et je me sens bien, incroyablement bien,
tranquille, apaisé, sûr de moi
enfin quand j'écris sûr de moi,
j'entends par là, juste bien,
là dans l'instant, sans arrière-pensée,
sans à-priori, sans craintes,
prêt à accueillir le monde,
prêt à déambuler et à goûter l'instant
comme il arrive
je suis sorti faire un aller retour à la boulangerie,
cela m'arrive très très rarement
mais là, je n'ai plus aucun pain, ni pita, ni biscotte, chez moi
du coup à midi, quand j'aurai pris mon premier repas du jour,
il me falait agir par rapport à cela
il y a une boulangerie tout près
mais la qualité du pain y est quelconque, pas cuit sur place,
un peu plus loin, à quelques 800 mètres,
il y a une des meilleures boulangeries-pâtisseries de Bruxelles,
les 3 ou 4 centaines de mètres en plus,
en valent vraiment la peine
juste avant de partir, pour quelques secondes,
j'ai laissé le flot du yin m'envahir,
sentir en moi la soie dansante,
la soie chaude, frémissante, divine du yin
juste quelques secondes comme cela,
comme une flamme ondulante,
sentir cette incroyable puissance
mais en même temps, tellement douce,
capitalement capiteuse,
royalement envahissante
de sentir ce pouvoir en moi,
cette magie tellement à ma portée,
mon corps tellement en accord,
tellement complice,
je m'en suis allé me balader un peu par les rues,
tranquille et heureux d'être
Posté le 21/09/2024
B
bzo Membre
une réécriture d'un texte un peu plus haut:
le fait est que vous vivons constamment
comme entouré d’un univers sans limites
de sensations et d’émotions,
en devenir,
prêtes à être vécues
soyons même plus précis,
nous sommes comme une petite planète
tournant pour un temps dans l’immensité du vide,
entourée d’une infinité de galaxies de sensations et d’émotions
tellement diverses et variées,
oh, cette richesse,
l’exploration nous tend les bras,
n’attend que nous,
tous les matériaux sont là
pour construire de brefs vaisseaux
qui peuvent nous catapulter en un instant,
à des années-lumière
comme en nous-même et en-dehors
l’infinité des dimensions émotionnelles
et du ressenti,
en nous,
des dimensions,
sans dimensions et sans temps
mais avec une épaisseur sans limites
l'instant de la visitation,
de la visitation où l’inconnu règne en nous ,
l'offrande de nous-même,
à nous-même ou à l'autre
tellement nous sommes
à la fois, tout et rien,
tellement nous sommes capables,
à la fois de si peu et de tellement
Posté le 21/09/2024
B
bzo Membre
couché sur mon lit,
je me frotte les jambes,
lentement , l'une contre l'autre
et immédiatement,
c'est comme si je frottais la lampe d'Aladin,
le djinn de la volupté apparait
"quel est ton souhait, toi qui m'a invoqué,
que veux tu de moi?",
"oh, juste reste-là comme tu es
continue de rester là comme tu es,
ô djinn divinement envahissant"
Posté le 22/09/2024
B
bzo Membre
quand mes génitaux passent en mode yin,
ils deviennent un tel pourvoyeur d'ondes,
c'est juste extraordinaire,
ils semblent irradier comme un soleil,
à la moindre sollicitation
associés aux ondes de la prostate,
obtenues en jouant avec les muscles du périnée,
en même temps,
c'est devient glorieux,
jouissif à chaque instant,
le paradis s'installe en moi
couché sur mon lit, dans la semi-obscurité,
me suis réveillé plutôt que mon réveil,
les bras sont allongés derrière la tête,
les deux mains jointes,
les doigts immobiles, entreliés,
je laisse le reste de mon corps,
jouer ensemble
de lents mouvements du bassin,
c'est lui la plupart du temps qui mène la danse,
des contractions diverses et variées,
en bas, en haut,
en bas, en haut , en même temps, séparément,
des ondulations, des gestes, des mouvements,
parfois de tout le corps,
parfois juste ici ou là, à un endroit ou à un autre
tout cela mis en branle par le désir,
tout cela improvisé totalement
par mon instinct et mon ressenti,
le corps et l'esprit,
tellement totalement, dans le même élan
je n'arrête pas de jouir,
de gémir et de jouir,
comme pénétré de toutes parts,
comme pénétrant de toutes parts
je me tords de plaisir,
je me convulse de plaisir,
j'ondoie de plaisir,
je tremble de partout de plaisir
mon intérieur semble de la nitroglycérine, ce matin,
le moindre frottement, le moindre mouvement,
provoque de telles vagues de douceur soyeuse
qui se répandent partout,
qui me dérèglent de fond en comble
oh comme c'est bon,
quelle demie heure divine,
merci mon corps chéri
Posté le 22/09/2024
B
bzo Membre
juste libérer mes énergies,
les faire circuler,
leur faire faire des pas de danse,
des pirouettes, des entrechats
que je devienne une glorieuse piste de danse
de fond en comble,
jusqu'au plus profond de mon être,
pour elles
Posté le 22/09/2024
B
bzo Membre
une des grandes questions qui semble travailler l'humanité,
c'est pourquoi on est ici-bas,
quel est le sens de tout cela?
eh bien moi, j'ai une réponse ultra-simple à fournir,
en tout cas, qui me satisfait totalement,
qui donne un sens à ma vie
on est ici-bas, pour jouir le plus possible,
être empli et emplir d'autres, le plus possible,
de volupté, de frissons, de gémissements
mais aussi, en-dehors de cela,
on est ici-bas pour éprouver des émotions,
le plus possible d'émotions
quand on n'est pas occupé à se fricoter,
tout seul ou avec d'autres
d'intenses et riches émotions,
plongé dans un livre,
dans de la musique
ou regardant un tableau,
une pièce de théatre,
une sculpture, un film,
un ballet, une photographie,
etc
ou encore
en interagissant avec d'autres,
le contact humain dans ce qu'il a de meilleur,
un pont se crée brièvement,
nous pouvons nous rencontrer un moment,
croiser vraiment nos routes,
cheminer un peu ensemble
grâce aux émotions
et puis le monde autour de nous,
le monde autour de nous, est magique,
je veux dire, le monde de la nature,
cet écrin à la fois vivant et mort, incroyable
il est comme un vagin gigantesque
qui englobe tout l'univers
comme à l' oeuvre, depuis la nuit des temps
avec un pénis gorgé de sang,
enfoui en lui
se connecter un instant,
à cette pulsion première, partout autour de nous,
c'est l'extase ultime,
c'est du cent mille milliards de watts
qui passe dans notre frêle et momentané câblage,
on devient intérieurement
comme un sapin de noël intergalactique,
illuminé de toutes parts,
clignotant, frémissant et vibrant,
de partout
Posté le 25/09/2024
B
bzo Membre
plus qu'un jour de travail, lundi,
et je suis à la retraite
il y a une sorte d'immense bien-être qui m'envahit,
une détente, une relaxation suprême
malgré la réduction très sérieuse des moyens financiers en perspective
mais à partir d'un certain âge,
ce qui devient le plus précieux dans sa vie,
c'est le temps qu'on a encore
et ce qu'on en fait ou n'en fait pas
je suis très optimiste, malgré tout,
je suis relativement en bonne santé,
j'espère avoir encore de longues années
à vibrer dans ma chair,
à vibrer dans mon coeur,
à vibrer dans mon âme
moi qui jusqu'à mes 40 ans, a vécu une vie plutôt de bohême,
côtoyant des artistes, des vagabonds magnifiques, des aventuriers, enfin toutes sortes de gens plutôt en marge
qui avaient des idées tellement différentes sur la façon de passer leur temps sur cette terre,
quand je suis finalement entré dans le monde du travail,
après que j'ai été digérée peu à peu par lui,
je me suis acquitté honorablement de ma tache
mais maintenant, j'ai besoin de retrouver ma famille, ma vraie famille, pour mes dernières années
étonnant
comme mon bassin, aussi, est en constante ébullition ces derniers jours,
comme s'il sentait que l'écurie est toute proche
la volupté est depuis longtemps
comme un arc en ciel dans ma chair
que je déplie et que je replie à volonté,
mon bassin est femme, mon bassin est homme,
comme on se sent bien avec les deux en soi,
libre de se sentir pénétré,
libre de se sentir pénétrant,
car c'est cela le mode yin,
on devient en même temps, les deux, le désir est comme un papillon volage en nous
mon bassin grouille de tellement de bonnes choses,
quelle tambouille sublime qui se prépare là, 24h sur 24,
le chaudron a été mis sur le feu, il y a bien longtemps
et la soupe s'y bonifie, jour après jour,
un fumet toujours plus exquis,
envahit ma chair,
envahit mon âme,
envahit mon coeur
vivre, vivre,
essayer de dialoguer
avec ce qu'il y a de meilleur,
en chacun de nous
et puis mourir calmement d'avoir vécu
Posté le 27/09/2024
B
bzo Membre
dans l'instant
où j'éprouve des émotions,
dans l'instant
où je ressens des sensations,
j'existe vraiment,
j'acquiers de l'épaisseur,
le monde me reconnait,
le monde me répond
être là dans l'instant,
être là, pleinement dans l'instant,
se sentir enveloppé
comme dans un nid flottant
se sentir entraîné
par un flux sans fin
se sentir plongé
comme dans le non-temps du temps
qui semble former comme un noyau
partout et nulle part
on semble collé au dos
de quelque chose,
en pendouillant,
balloté sans fin,
prêt à s'en détacher
mais cela n'arrive jamais,
pour l'instant
se retrouver
dans l'instant d'une caresse,
se retrouver
dans l'instant d'un baiser
se retrouver
dans l'instant d'un mot,
dans l'instant d'une phrase,
sur une page de livre
se retrouver
dans l'épaisseur des couleurs
amoncelées sur le canevas
d'un tableau
se retrouver dans des notes
dansant en l'air,
le corps et l'esprit,
soudainement irrésistiblement
entraînés par elles
se retrouver
dans les branches
d'un arbre
qui danse au vent,
avec un ciel immense
en toile de fond
se retrouver
dans le vol d'un oiseau
qui zigzague après la mélodie
qui sort de sa gorge
ou alors,
est-ce la mélodie
qui est en poursuite zigzaguante
des plumes qui battent l'air?
se retrouver
dans le regard de quelqu'un
qui vous dit
qu'il ou elle, vous aime
se retrouver
explorant de la langue, des yeux,
de la bouche, des lèvres, des doigts, des narines
un sexe
explorant minutieusement,
sans distinctions,
les hampes durcies, dressées
comme les fentes humides
et entrouvertes
se retrouver vraiment ici-bas,
se trouver dans la vie
comme se trouver dans la mort
Posté le 28/09/2024
B
bzo Membre
il m'est arrivé quelque chose de superbe hier,
quelque chose de nouveau,
ça n'a pas duré longtemps
mais cela me laisse entrevoir de belles perspectives,
une piste très intéressante à explorer,
combinant l'art et les puissances sexuelles en nous
ce qui m'est arrivé hier,
c'est qu'une musique à démarrer à la radio,
c'était le générique, en fait, d'une émission sur le cinéma,
c'était la musique d'un film de François Truffaut,
celle de la Nuit Américaine,
magnifique film
et ce qui est arrivé,
c'est qu'instinctivement, j'ai fermé les yeux,
me suis mis en mode yin,
avec un petit mouvement des hanches
c'est comme si j'avais reçu une invitation à une danse intérieure,
j'ai basculé,
j'ai commencé à tournoyer en moi
et les notes qui sortaient de la radio
ont acquis une puissance, une richesse, émotionnelles,
splendides,
tout à fait inhabituelles dans ce contexte
je frissonnais de toutes parts,
j'étais emporté puissamment,
cela n'a duré que quelques secondes,
comme c'était un générique d'émission de radio
mais ce fut bouleversant,
d'être emporté comme cela par le truchement,
juste de quelques notes, sorties du poste
le yin en moi,
avait réagi à la radio, en quelque sorte,
a voulu prendre les commandes
par rapport à ce qui m'entrait dans les oreilles
Posté le 29/09/2024
B
bzo Membre
et ce que je ressentais,
était un mix de volupté et d'émotion artistique,
enfin, quelque chose comme cela,
c'est comme cela que je l'interprète
Posté le 29/09/2024
B
bzo Membre
temps pour moi,
à la veille
de mon dernier jour de travail
dans cette vie,
enfin, en principe
de me préparer
à ne plus m'occuper
que d'acquérir de l'épaisseur
et en même temps, de la légèreté,
le plus possible
d'épaisseur
et le plus possible
de légèreté
ah oui,
et puis aussi,
de jouir beaucoup
oh oui, de jouir
et de faire jouir
beaucoup
c'est ma recette
pour préparer la sortie,
on verra où cela mène
avancer
de plus en plus
sereinement,
de recevoir et de donner,
sans rien retenir
expirer crânement,
expirer sans regrets,
d'avoir vécu,
d'avoir goûter à l'intensité,
en nous,
de l'avoir travaillé et retravaillé
sans relâche
Posté le 29/09/2024
B
bzo Membre
oh, je pourrai passer des heures,
rien qu'à me caresser
lentement, un peu partout,
la main baladeuse,
la main gambadeuse
à me frotter les jambes,
l'une contre l'autre
à tendre et à détendre
les muscles des fesses,
tout en les écartant,
en les resserrant
ou alors juste,
à me frotter
contre le bois poncé d'un meuble
ou contre des draps
ou encore presser mon anus,
contre le coin d'une table,
le sentir un peu s'enfoncer,
me frotter contre,
chercher à le sentir
s'enfoncer toujours plus
mon bassin
est toujours le plus prompt à démarrer
un tout léger mouvement lui suffit,
à peine un cabrement,
un vague déhanchement,
et déjà je ressens
des vagues de picotements délicieux
entre les reins
Posté le 01/10/2024
B
bzo Membre
les énergies
sont un réseau en nous,
un peu, beaucoup,
pareillement à un arbre
au plus notre sexualité sera riche et épanouie
ou au plus l'on pratique une abstinence d'éjaculation,
au plus cet arbre poussera en nous,
pourra devenir immense, immense,
millénaire, millénaire,
touffu, touffu
pourrait devenir ponctuellement, fou, fou, fou
dansant allègrement, massivement, dans le vent,
inondé de soleil, inondé de ciel,
visité d'une multitude d'oiseaux
avec des racines
qui s'enfoncent au fur et à mesure
de plus en plus loin
dans l'obscurité de nos profondeurs,
y puisant une sève riche
qui nous nourrit de plus en plus abondement
avec des branches aussi
qui s'élèvent, qui se prolongent,
de plus en plus dans toutes les directions,
portant de plus en plus de feuilles,
capable de capter de plus en plus de vent,
de plus en plus de soleil
de plus en plus d'oiseaux,
les énergies sont en nous,
un arbre indéracinable jusqu'au dernier souffle
mais il peut être coupé
et encore coupé,
coupé, recoupé, rerecoupé
il peut être forcé à rester rabougri
à rester chétif,
il peut pousser lentement,
très lentement, chez certains
ou trop rapidement, chez d'autres,
inmaintenable, peu exploitable
c'est selon,
selon les personnes, les tempéraments,
selon l'évolution, le cheminement
ou le non cheminement,
de chacun
cela pourra être une croissance,
par phases
ou quelque chose de plus stable,
de plus consistant,
d' établi plus durablement en nous,
progressant magnifiquement,
en tout notre être,
l'irriguant richement,
l'épanouissant de plus en plus
et non pas maladivement, chichement
Posté le 01/10/2024
B
bzo Membre
je me suis réveillé, il y a pas longtemps,
entièrement sous les couvertures
bien au chaud, dans ma bulle,
que pourrai-je bien faire?
voyons voir, que pourrai-je bien faire?
je ne peux plus écrire
que je me suis réveillé avant le réveil
car il n'y a plus d'alarme d'activée sur mon smartphone,
je les ai toutes désactivées
comme je suis désormais officiellement pensionné
alors, donc, que pourrai-je bien faire
là bien au chaud sous la couverture
avec toute cette chair dénudée si proche de mes mains,
avec cette prostate, ce bassin, ces hanches,
cette peau, ces génitaux, ces seins, cet anus, ces tétons
qui s'offrent à moi, qui m'invitent?
oh, tout entièrement me laisser faire par le désir,
bonne idée, les amis,
lentement, lentement,
on a tout le temps du monde,
on a tout le non-temps du monde,
les amis
ma main circule au ralenti,
va un peu partout,
mais quand j'écris, au ralenti,
c'est vraiment un ralenti de chez ralenti,
bien inspecter minutieusement,
toute cette surface de peau,
en étudier chaque pore, chaque bosse,
chaque dénivelé, chaque courbe, chaque plat,
déguster son grain un peu rêche,
tellement réactif, tellement inflammable,
grain par grain
la volupté parait tout le temps,
tellement identique
et à la fois, tellement différente
elle parait constamment
fondamentalement neuve
même si vous l'avez éveillée déjà des milliers de fois
elle se renouvèle constamment
tout en conservant
foncièrement, intégralement, de fond en comble,
un air de famille,
sans origine et sans âge
elle est, en même temps,
constamment la même
et constamment différente,
c'est cela, le miracle
ma main circule lentement, lentement
et tout mon corps semble lui répondre,
les sensations accourent joyeusement de partout,
viennent la suivre,
la bergère avec son troupeau innombrable
qui la suit depuis sous la peau
ma main bouge tellement tellement lentement,
que les sensations générées semblent faire du sur-place
comme c'est délicieux comme cela,
temps de goûter tellement à chaque nuance
c'est comme si je croquais à belles dents,
de tout mon être,
dans tout mon être
et que je sentais un jus divin
couler partout en moi
dégustation time, dégustation time,
les sensations s'attardent indéfiniment
sur le palais que je forme tout entièrement
le nectar roule dans ma gorge,
le nectar roule dans mon âme,
le nectar roule dans mon corps,
le nectar roule dans mon cerveau
sensation de danse dans le bassin,
ma hanche bouge pourtant à peine aussi,
le moindre mouvement, en fait,
semble comme un mouvement de danse
en mode yin
les mille et une nuances de la soie,
voilà ce que je suis en train de vivre,
les mille et une façons
qu'a la soie de circuler en moi
tantôt, virevoltant, nageant, glissant,
se déployant en éventail bariolé,
se déployant en dauphin,
se déployant en aile d'oiseau,
fluctuant divinement,
tantôt frôlant, effleurant, imbibant, inondant,
ratiboisant jusqu'au plus profond de mon être,
me mettant en état de perpétuel extase voluptueuse
Posté le 02/10/2024
B
bzo Membre
je sens tellement de plus en plus
les énergies circuler en moi,
même en-dehors des moments sexuels
cela semble un peu comme un lac tranquille,
en surface, la plupart du temps,
c'est immobile
mais quand le désir s'empare de moi,
alors la surface se met à s'agiter de plus en plus,
des vagues se forment, dansent de plus en plus
et la volupté m'envahit
cependant,
même quand la surface est parfaitement immobile
que je ne suis pas occupé à m'offrir quelques moments de volupté,
de communion avec mon corps,
dessous, il y a comme des courants à l'oeuvre constamment
et c'est cela que je commence à ressentir
de plus en plus, ces derniers temps
les particules d'énergie dans l'invisible
semblent voyager en réseau,
nuit et jour, partout, en nous,
comme un banc d'innombrables poissons,
dans nos profondeurs, comme tout près de la surface,
semblant nourrir à tout instant
notre bien-être, notre équilibre, notre confiance,
notre capacité à communiquer,
à nous mettre en relation avec autrui,
avec nous-même
elles semblent nourrir aussi nos émotions,
leur puissance, leur richesse, leur variété,
nos sensations les plus diverses et variées,
la nuit , mystérieuse magie,
elles semblent motoriser nos rêves
d'une sublime anarchie généralisée
bref, elles sont là en nous constamment,
partout, tout le temps
et je commence à ressentir cela en moi
grâce à la complicité extraordinaire
que j'ai acquise avec mon corps
comment expliquer?
même en-dehors des moment sexuels,
celui-ci semble avoir une présence de plus en plus importante
dans ma tête
et vice et versa,
mon esprit semble se gambader de plus en plus dans mon corps,
comme si je ressentais, éprouvais,
percevais la réalité,
de plus en plus directement avec mon corps,
sans filtres
c'est comme une sorte d'automatisme
de conjonction entre mon corps et mon esprit
qui croit en moi,
qui au début, n'était qu'une petite graine
que j'ai arrosée,
en ai pris soin attentivement jour après jour
et maintenant c'est devenu une plante magnifique
qui a bien grandi
et qui continue de croître de plus en plus
Posté le 03/10/2024
B
bzo Membre
touchez un peu un tronc de vieux arbre dans la forêt,
rien ne semble plus rêche, plus rugueux,
plus totalement sans vie,
de la pierre végétale
et pourtant si vous maintenez votre main,
que vous vous laissez bien aller
en essayant le plus possible
d'être là, dans l'instant et dans le lieu,
vous allez sentir peu à peu
que ce n'est qu'une facade
que l'écorce de ce tronc
semble comme des sables mouvants
dans laquelle votre main s'enfonce interminablement
une sensation incroyable
de puissance et de douceur, en même temps,
une puissance d'une douceur bouleversante,
une douceur d'une puissance non moins bouleversante
Posté le 03/10/2024
B
bzo Membre
je dois admettre
qu'un minimum de rareté va bien au plaisir
c'est un peu comme si les bijoux
étaient présentés dans leur écrin,
l'effet est plus spectaculaire
que si ceux-ci étaient juste posés sur un coin de table
parmi un amoncellement d'autres objets
ceci dit, il ne faudrait pas non plus en déduire,
qu'un excès de rareté est d'autant plus intéressant,
non, tout du contraire,
l'écrin devient moisi, l'écrin parait essouflé,
l'écrin ne met plus du tout en valeur le contenu,
aussi précieux soit-il
il faut trouver un juste milieu,
laisser le désir parler,
à condition de ne pas l'avoir nourri de junk food
un désir obèse
est mauvais conseiller
Posté le 04/10/2024
B
bzo Membre
quelque chose que j'ai constaté depuis longtemps
mais dont je ne m'expliquais pas encore le pourquoi du comment,
c'est pourquoi j'éprouvais le besoin d'effectuer
des périodes d'abstinence d'éjaculation
(parfois très très longues, la plus longue, plus d'un an)
suivies de périodes durant lesquelles
je ne me retenais absolument pas,
je giclais quasi tous les jours,
parfois même plusieurs fois par jour
et où je jurais où l'on ne m'y reprendrait plus
de pratiquer ce genre d'abstinence
et quand j'étais plongé dans une de ces périodes,
j'en décrivais en long et en large, les avantages
qui sont bien réelles jusqu'à un certain point,
le gain d'énergie au quotidien,
certains types de douleur qui sont sérieusement anesthésiées
grâce à l'accumulation de testostérones,
on devient aussi tellement réceptif, tellement sensitif,
sexuellement, les sensations se décuplent,
s'affinent, s'enrichissent de manière exponentielles au fil des jours,
grâce à la suraccumulation des énergies
des cycles donc
où je passais de l'abstinence totale d'éjaculation
à l'arrosage joyeux et sans retenue
et c'était plus fort que moi,
chaque fois je me jurais que l'on ne m'y reprendrais plus
mais après un certain temps, j'éprouvais le besoin irrésisitible d'y replonger
alors pourquoi?
j'ai seulement compris aujourd'hui après des années comme cela,
en fait, alterner ce type de cycles,
me permet de progresser,
d'avoir toujours plus accès à mes réserves d'énergie
et d'être capable de les mettre en action de manière toujours plus efficace,
sexuellement
mais aussi autrement
ma sensibilité, ma perception, mes sensations, mes émotions, en général
quand je plonge dans un livre, dans un film
et même juste quand je suis face à un autre être humain
ou quand je suis face à la nature où je cherche aussi quelque chose,
j'espère secrètement une sorte de contact avec elle, disons
la nuit aussi,
j'ai décris à quel point mes rêves
devenaient étonnamment puissants et riches,
encore bien plus que d'habitude
car je n'ai jamais eu à me plaindre,
toujours adoré dormir et rêver
mais là, cela devenait d'une richesse et d'une puissance,
j'avais vraiment l'impression de vivre une autre réalité,
d'avoir une seconde vie,
en dormant
mais donc pour en revenir à mon sujet,
bon je suis sans doute un cas extrême,
en ce sens que cela fait des années
que j'ai coupé le pont sexuellement avec d'autres,
que je suis dans un cheminement en solitaire
comme je l'ai déjà expliqué,
les premières années ont été très pauvres, de plus en plus pauvres,
j'étais de plus en plus dans un cul de sac
où la frustration et le manque d'interaction sexuelle, m'étouffaient,
me réduisaient à une pauvre petite chose desséchée,
en manque cruellement,
"les mort de faim" comme ils sont désignés ironiquement par certains
jusqu'au jour où j'ai découvert le plaisir prostatique
puis après le plaisir en mode yin,
là je suis sorti de mon cercueil,
j'ai commencé à progresser et à m'épanouir
et c'est assez rapidement, en fait,
après 6 premiers mois de massage prostatique avec aneros
que j'ai commencé mon premier cycle d'abstinence d'éjaculation
parce que je m'étais rendu compte que c'était particulièrement intéressant
pour ce type de plaisir
d'accumuler les énergies,
d'en avoir en soi en surabondance
et c'est aussi beaucoup plus facile de prolonger une telle période
comme il n'y a aucun contact avec les génitaux,
c'est ainsi que j'ai pu rester pendant un peu plus d'un an
sans éjaculer,
y serais encore sans doute maintenant
s'il y n'y avait pas eu un "accident",
une fois en hiver, avais pratiqué avec le masseur sous les couvertures,
dans mon excitation , je ne m'étais pas rendu compte
qu'il y avait des frottements de mon pénis contre le textile
et quand on est déjà depuis plus d'un an sans avoir éjaculé,
il suffit de pas grand chose,
quelques effleurements, quelques frottements
et pouf, le coup était parti,
quelques jets laiteux contre les draps
mais bon, plus d'un an en massage prostatique sans éjaculer,
c'étaient des super O quotidiennement,
parfois plusieurs,
j'en ai même eu dès que j'ai enfoncé le masseur en moi,
dès les premières secondes,
c'était parti pour plus de 5 mn de délire somptueux de tout le corps
après deux, trois ans avec le massage 100% prostatique avec masseur,
je suis passé peu à peu au mode yin
que j'ai découvert au fur et à mesure,
j'expérimentai , je découvrais de nouvelles sensations
quand je laisse bouger mon bassin, quand je me caressais,
quand je laisse mon corps s'exprimer sans retenue
il a fallu accepter de se libérer, de se lâcher,
oser le féminin, oser le laisser monter,
oser le laisser prendre les commandes de son corps
et donc j'ai basculé très progressivement
d'un plaisir 100% prostatique à un plaisir en mode yin
où je mélangeais allègrement les ondes venant de la prostate
à celles générées par mes génitaux
et même celles de mon anus quand l'envie me prenait,
d'aller fourrager avec mes doigts derrière dans la divine fente
le basculement a été définitif et radical
quand je n'ai plus exclu mes génitaux de mes séances
mais au contraire,
les ai accueilli à bras ouverts de tout mon corps
mais donc pour en revenir au pourquoi
de l'alternance de périodes d'abstinence d'éjaculation
et de périodes sans ,
j'ai compris que c'était une méthode tout en force,
une méthode certes extrême
mais qui a l'avantage de s'embrayer automatiquement,
qui fonctionne d'elle-même, toute seule,
pour progresser,
pour progresser très sérieusement
on progresse ainsi
parce qu'on recule ses limites toujours un peu plus
grâce à la suraccumulation des énergies en soi,
on devient plus perceptif, notre corps devient plus réactif,
on a toujours plus facilement accès à ses énergies,
on arrive toujours mieux les faire circuler,
à chaque fois qu'on est dans une de ces périodes sans éjaculation
et le truc c'est
et cela je l'ai compris ce matin car hier je suis sorti d'un de ces cycles
où je suis resté abstinent,
cette fois-ci pendant à peu près un mois, un peu plus peut-être,
c'est qu'une fois que vous avez lâché votre coup,
eh bien vous avez reculé vos limites
et il en reste quelque chose,
vous avez perdu certains des bénéfices de rester sans éjaculer
mais vous avez reculé certaines de vos limites
et cela reste ainsi en vous, vous avez gagné du territoire
et donc à chaque fois, un peu plus,
votre potentiel au plaisir, votre potentiel à l'émotion,
votre potentiel à la chaleur humaine,
votre potentiel à toutes les sortes d'extases, possibles et imaginables
augmente toujours plus
vos sensations deviennent plus riches, plus variées,
votre perception plus large, vos émotions, etc
grâce à la période d'abstinence que vous venez de finir
hier, sous les draps,
j'ai juste serré les cuisses,
enveloppé mes génitaux avec,
leur ai fait un petit nid bien chaud, bien enveloppant,
ai laissé mes hanches bouger lentement, lentement,
un mouvement lancinant quasi imperceptible
mais ce fut suffisant,
j'ai senti comme une pulsation géante naître en moi,
comme la vibration du souffle géant d'une baleine
m'envahissait
cela s'est établi dans mon bassin
puis a monté, monté,
a envahi tout mon tronc
puis mon cerveau
suis resté ainsi quelques instants, gémissant en continu,
une plainte de plaisir comme je les aime,
cela montait de mes reins,
cela captait au passage tout mon être
et cela sortait, cela était expulsé
par ma bouche comme une caresse ineffable,
entrait encore par mes oreilles
comme pour une lente pénétration de mon cerveau,
en stéréo, dans l'invisible
puis j'ai senti mes génitaux se liquéfier,
devenir comme de la lave incroyablement brûlante,
mes entrailles les ont suivi dans la délicieuse sensation de désintégration,
cela coulait sur mes couilles,
mes cuisses, mon ventre,
du sperme mâturé dans mes caves
pendant un peu plus d'un mois
Posté le 05/10/2024
B
bzo Membre
en mode yin
quand le féminin a pris les commandes de mon corps,
les génitaux sont un petit paquet
à chiffonner, à malaxer, à presser,
sans relâche
les cuisses sont à la traie,
produisant des giclées et des giclées d'ondes fraîches
bues directement sous la pie
par tout mon être
mais parfois,
régulièrement même,
sous l'effet des frottements, des pressions,
mon sexe s'épaissit, se redresse,
je me sens alors comme une bête de mythologie,
avec en même temps, un dard pointant en l'air
et ma petite fente qui chante dans l'invisible
délicieuse sensation d'androgynie,
mon bassin tout empli du plaisir d'être pénétré
et en même temps,
cette queue toute raide momentanément
qui semble renifler à coups de vibrations
après un orifice où s'enfouir,
un orifice où s'enfoncer,
un orifice où effectuer des va et vient
Posté le 07/10/2024
B
bzo Membre
mes cuisses ont acquis une telle complicité,
un tel entendement,
avec mes génitaux,
le moindre contact entre eux
et ce sont des vagues soyeuses
qui se répandent en moi
quand la danse s'installe,
dans mon bassin,
il y a deux couples immédiatement
qui se lancent sur la piste,
les cuisses avec les génitaux
et puis les muscles du périnée
avec la prostate
oh, comme cela tourbillonne
directement, avec eux,
rapidement, même,
ils ne forment plus
qu'un seul couple à quatre
de temps à autre,
il y a un troisième couple
qui vient les rejoindre sur la piste,
un ou deux doigts
dans l'anus
parfois, les deux autres
leur laissent complètement la place
pour un temps
ou alors un des deux qui reste,
parfois les trois papillonnent
en même temps
volcanique chorégraphie,
toujours,
dès qu'ils entrent aussi
dans la danse
Posté le 07/10/2024
B
bzo Membre
tout un orchestre,
dans un seul mouvement
de la hanche
oh comme j'aime cela,
la toute puissance du bassin
qui s'exprime
comme un flot de cavaliers,
à perte de vue
qui démarrent avec leur monture
le chant de leurs sabots
dans mon sang
ma chair,
tellement propice,
tellement encline,
aux envolées de notes
de la volupté
comme
nous sommes
complices,
oh,
comme
nous sommes
complices
Posté le 11/10/2024
B
bzo Membre
la sensation
est comme un fruit
à murir jour après jour
toujours plus juteuse,
toujours plus de goût,
toujours plus de soleil,
à chaque fois
qu'on croquera dedans
Posté le 12/10/2024
B
bzo Membre
notre essence la plus secrète,
notre essence la plus intime,
là où nous sommes nous,
là où nous sommes vraiment nous,
c'est quand nous vibrons
juste cela,
le plaisir ou l'émotion,
ne sont juste que cela
une gigantesque révélation
de nous-même à l'autre,
de l'autre à nous-même,
alors,
c'est comme si nous nous regardions dans un miroir,
c'est comme si nous regardions le monde dans un miroir,
c'est comme si le monde nous regardait dans un miroir
être bouleversé,
être envahi de volupté,
être juste là,
connecté à sa chair,
vibrant de fond en comble,
débarrassé de ses oripeaux
la possibilité de vibrer,
nous est offerte,
nous est proposée,
tel un défi,
tel une énigme,
tel un présent
sans limites
Posté le 12/10/2024
B
bzo Membre
ce matin,
dès que je me suis réveillé,
j'ai eu une envie irrésisitible
de m'enfoncer deux doigts dans l'anus
je les ai rapprochés de la crevasse derrière,
lentement lentement, ils ont plongés,
oh comme je suis transformé instantanément
en une mare sans limites de nectar
je les gardais bien en moi,
mes petits plongeurs valeureux,
les enfonçai de plus en plus ,
remuais légèrement le cul
pour favoriser leur descente
et c'est comme si je touillais
avec une grosse cuillère
le brasier dans la gueule d'un volcan,
cela tournait, tournait entre mes reins,
oh comme mes entrailles étaient enflammées
Posté le 12/10/2024
B
bzo Membre
y-a-t-il quelque chose de plus beau que de jouir?
oui, les variations Goldberg de J-S Bach
Posté le 13/10/2024
B
bzo Membre
y-a-t-il quelque chose de plus beau que de jouir? oui, les variations Goldberg de J-S Bachoh j'ai écris cela, hier, dans la nuit compréhensible malgré tout, je venais de réécouter les variations Goldberg dans une des interprétations par E Gould, j'étais encore sous le coup de l'émotion stupide reflexe de hiérarchiser tout et n'importe quoi, un jeu adolescent qui souvent nous persiste, à nous autres adultes les variations Goldberg sont un des sommets de la musique classique, jouir est un des ces moments merveilleux, magiques, du jeu sexuel, tout seul ou à plusieurs pas comparer des pommes et des poires, aimer tous les fruits, du moment qu'ils ont la qualité, qu'ils ont l'authenticité, qu'on leur a accordé le temps de pousser dans les règles de l'art, ils sont une expression lumineuse, colorée de la terre dans laquelle ils poussent
Posté le 13/10/2024
B
bzo Membre
par moments,
le yin m'emporte d'une telle manière,
le corps reste définitivement le même
mais la façon de l'habiter,
la façon de le bouger,
la façon de ressentir, d'éprouver, avec,
deviennent tellement radicalement différentes
que je semble totalement un autre,
un autre avec un feu
incroyablement doux et changeant,
partout en lui
la volupté semble une danse intérieure,
la volupté semble la danse d'un océan,
la volupté semble le vent dans les arbres
et le frémissement synchronisé
de millions de feuilles,
la volupté semble un baiser des dieux
Posté le 13/10/2024
B
bzo Membre
la brièveté,
n'est pas un problème,
oh tellement non,
la qualité vous atteint au coeur,
vous atteint dans le noyau
et vous régénère, vous ressource,
c'est la seule chose qui importe
Posté le 14/10/2024
B
bzo Membre
aucun attentisme là-dedans,
la sensation est ce que nous en faisons,
mobiliser toutes ses énergies de vivre
Posté le 14/10/2024
B
bzo Membre
la femme que je suis,
l'homme que je suis,
vous salue
vous me trouverez dans le mix,
heureux de barboter là-dedans,
heureux de dériver là-dedans
heureux d'être devenu
un territoire à explorer
minutieusement
Posté le 14/10/2024
B
bzo Membre
mon petit sexe raidi,
à la tête violacée,
à la hampe toute gorgée de sang,
courbée comme un cimeterre,
est la huitième merveille du monde
bon, très honnêtement,
je n'ai pas encore trouvé d'autres personnes
qui corroboraient cette affirmation,
pas beaucoup cherché non plus,
faut avouer
serai tenté d'écrire
que la huitième merveille du monde,
est ce qui est là,
planté dans l'instant,
tout entièrement à ma disposition,
que cela m'appartienne ou pas
à ce qui m'a été prêté,
a été offert à mes investigations,
l'offrande à faire en retour,
est tout entièrement dans mes yeux,
dans mes mains
je suis prêt
à vibrer pour vous,
de tout mon être,
je suis prêt
Posté le 14/10/2024
B
bzo Membre
ma queue au féminin,
fantastique engin
tellement chiffonnable,
tellement malaxable,
tellement pressable,
fleur grande ouverte,
rayonnante, dégoulinante, d'ondes,
sur sa tige se balançant capiteusement,
au rendez-vous des butineurs
Posté le 14/10/2024
P
PetitsPlaisirs76 Membre
le 12/10/2024 tu écris ce matin, dès que je me suis réveillé, j’ai eu une envie irrésisitible de m’enfoncer deux doigts dans l’anus je les ai rapprochés de la crevasse derrière, lentement lentement, ils ont plongés, oh comme je suis transformé instantanément en une mare sans limites de nectar je les gardais bien en moi, mes petits plongeurs valeureux, les enfonçai de plus en plus , remuais légèrement le cul pour favoriser leur descenteCertains matins le corps en décide ainsi, le petit trou est demandeur, à ta différence, je ne mets pas les doigts mais un objet de taille équivalente, et la procédure est la même, douceur et gourmandise.
Posté le 15/10/2024
B
bzo Membre
personnellement, actuellement,
je suis totalement réfractaire à utiliser des accessoires,
autres que ceux que me propose mon corps
bien que de temps à autre,
j'adore me frotter contre du bois
et qu'il m'arrive de prendre du plaisir
en incorporant diverses actes banals du quotidien
dans quelques moments d'intense complicité avec mon corps
ainsi, j'ai vécu des moments étonnants,
en me brossant les dents, par exemple,
le goût de la mousse en bouche,
la brosse à dents qui farfouillait,
tout cela est parvenu, je ne sais comment,
à se connecter au rythme langoureux dans mes reins,
aux caresses que je me faisais de l'autre main
sous la douche, bien entendu, régulièrement,
avec l'eau dégoulinant sur moi,
j'adore me laisser onduler un peu,
me caresser, bouger,
laisser mes cuisses faire frotti frotta
sous l'averse chaude, avec mes génitaux
aussi, parfois, en prenant mon petit déjeuner,
avec le goût et la consistance
des aliments en bouche,
en train d'être écrasés, réduits en bouillie
c'est une sorte d'intégration d'un geste , d'une action
qui normalement n'a rien à voir avec la quête de plaisir
et qui vient apporter des nuances tout à fait exotiques
à celles générées dans ma poitrine, dans mon bassin
avec des aliments en bouche,
l'expérience est vraiment à approfondir,
les qualités sensuelles de différents ingrédients,
n' a rien de nouveau
mais intégrer cela dans une action sexuelle en solitaire,
le mâchage, la libération des différents goûts et odeurs,
la consistance changeante,
tout cela, j'ai réussi à assimiler cela
à des moments de pratique tout à fait improvisés
avec des résultats tout à fait étonnants
me frotter contre des meubles en bois,
c'est encore autre chose,
la douceur et en même temps,
la vague rugosité de certains types de bois poncé,
est toujours très excitante,
je trouve
ne fusse que passer la main lentement dessus,
c'est tellement sensuel
Posté le 15/10/2024
B
bzo Membre
je suis arrivé à faire ce soir,
comme de brusques décharges d'énergie,
en me lâchant brusquement
tout en accentuant une posture en mode yin
cela me faisait à chaque fois
comme une sorte de mini-orgasme délicieux
de tout le corps
comme si j'étais une espèce de turbine
dans laquelle se ruaient les énergies
soudainement, à pleine puissance,
pendant quelques secondes
Posté le 16/10/2024
B
bzo Membre
ah je m'offre de ces réveils ces derniers temps,
ce matin, par exemple,
ça a été encore vraiment tellement enchanteur
mes doigts semblaient un pinceau
dessinant follement la volupté sous la peau
et j'étais tout entièrement, de tout mon être,
une feuille blanche sur laquelle
se dessinaient d'extraordinaires et momentanées figures de sensations
dans l'invisible
j'y ajoutais ponctuellement des contractions,
selon mon inspiration,
des muscles d'un peu partout,
fesses, périnée, tronc, bras, jambes, etc
juste je contractais, sans réfléchir,
seulement guidé par mon ressenti
et le dessin de la volupté
devenait soudainement
de plus en plus volumineux,
de plus en plus splendide
je bougeais peu et lentement, lentement,
pour pouvoir déguster cela au maximum,
en apprécier la moindre nuance
et il y en avait tellement
ce qui rendaient ces moments
vraiment tellement spéciaux,
c'est à quel point tout mon corps et tout mon esprit
semblaient participer
à ce qui se passait à chaque instant,
je ne formais vraiment plus qu'un tout,
j'étais un,
j'étais tout d' un bloc,
j'étais entier
et je vibrais vraiment de partout,
pas en même temps mais cela pouvait venir de partout,
le dessin semblait pouvoir venir de n'importer où
et se prolonger partout
je semblais composé d'une multitude
d'infiniment petites cellules en trois dimensions
qui se vidaient et se remplissaient au fur et à mesure,
de nuances de volupté sans cesse changeantes,
se relayant les unes les autres,
comme dans un ballet parfaitement chorégraphié
au rythme onctueux, soyeux
je semblais voir sans les yeux,
dans la chair, la volupté,
je la suivais à la trace
comme un chien pisteur,
je ne la lâchais pas
ou plutôt elle ne me lâchait pas,
elle était le chien pisteur
je la voyais
mais elle avait comme une odeur aussi,
des fumets , des parfums qui arrivaient comme par magie
et qui se répandaient onctueusement dans mon être
Posté le 16/10/2024
B
bzo Membre
ce qui est assez étonnant, je trouve,
enfin il me semble que cela se pourrait se refléter peut-être comme cela,
qu'on pourrait le déduire de mes écrits,
c'est que je n'arrête pas de pratiquer
alors qu'en fait, c'est le contraire,
surtout ces derniers temps,
je ne pratique quasiment plus,
par contre les quelques secondes à gauche, à droite,
sont d'une splendide intensité
plus que jamais,
ce n'est pas la quantité qui compte
mais la qualité,
celle-ci vous nourrit vraiment,
vous régénère, vous ressource,
en profondeur
même des orgasmes à répétition
peuvent après un certain temps
vous laisser sur votre faim
si elles ont juste une puissance superficielle
mais pas de véritables qualités nourrissantes
alors que quelques sensations, un peu de volupté,
par-ci, par-là
mais de la meilleure veine,
du millésimé, du cru de prestige
vieilli amoureusement dans vos caves,
à la consommation,
cela va aller s'imprégner au plus profond de vous,
son nectar vous nourrit corps et âme
Posté le 16/10/2024
B
bzo Membre
je passe en fait
bien plus de temps à écrire sur ma pratique
et ce qui l'entoure
qu'à pratiquer vraiment
surtout ces derniers temps
je peux pondre une tartine
de plusieurs dizaines de lignes
qui m'aura pris une bonne heure de rédaction,
alors qu'en fait derrière,
ce qui l'aura inspiré, déclenché,
c'est juste quelques secondes de pratique,
effectuées au passage, entre deux tâches ménagères
ou en mettant un film en pause, quelques instants
Posté le 16/10/2024
B
bzo Membre
je ne pratique plus
intentionnellement
actuellement
le plaisir
comme un petit vent
qui va, qui vient
qui soudainement
m'enveloppe,
se manifeste,
au détour d'un geste,
d'un mouvement,
d'une position
s'emparant de mon bassin,
immergeant un instant
de sa houle
mes hanches
faisant danser intérieurement
ma silhouette
me faisant se cabrer,
mon périné se durcir,
mes flancs
comme s'emplir
voyage incognito
de la soie,
improvisation
du désir
les oiseaux volent
parmi les branches,
s'ils le veulent
je me sens bien
comme cela,
pour l'instant,
les feuilles
juste effleurées
de temps en temps
par les notes
légèreté de vivre,
heureuse balance
dans mes jours
et dans mes nuits
Posté le 18/10/2024
B
bzo Membre
le désir devient vraiment libre
de vagabonder sans limites en nous
quand il n'y a plus aucune frontière
entre le masculin et le féminin
nos gestes, nos mouvements, nos postures,
deviennent alors,
en même temps,
d'une virilité extrême
et totalement féminins
tout le spectre possible,
en nous,
des sensations de volupté
comme mine à exploiter
Posté le 19/10/2024
B
bzo Membre
les émotions, les émotions,
dans la vie,
il n'y a vraiment
que cela qui compte
et puis
les petites soeurs
qui les accompagnent,
les sensations
tout le reste,
ce ne sont vraiment
que des foutaises,
de la survie
Posté le 19/10/2024
B
bzo Membre
ce n'est pas une série toute récente
mais pour faire découvrir éventuellement
à ceux qui ne connaîtraient pas encore,
je recommande Station Eleven
comme quoi, pour ceux qui pourraient en douter,
même un sous-genre aussi typé
et enclin aux clichés
comme le post-apocalyptique
peut produire un chef d'oeuvre
Posté le 19/10/2024
B
bzo Membre
mais la série pourrait peut-être ennuyer
ceux qui s'attendent qu'à des vampires ou des zombies
dans tous les sens
ici, il s'agit avant tout,
même s'il y a un peu d'action et de suspens,
de deuil et de résurrection
de faire le deuil de ses proches, de ceux qu'on aime
et de toute l'humanité
et puis de résurrection de l'amour,
de la resurrection de l'espoir
de fraternité humaine,
même dans les pires moments
où c'est chacun pour soi,
pour l'essentiel
d'art, aussi,
de la puissance salvatrice
de l'art
Posté le 20/10/2024
B
bzo Membre
assis à mon bureau,
perdu dans mes pensées,
m'acquittant de quelques petites taches
à l'ordi,
comme m'informer du bain de sang en continu
qu'est le monde
ou de temps qu'il va faire aujourd'hui
ou encore de mettre à la poubelle
les publicités qui sont arrivées pendant la nuit,
dans ma boîte mail
soudainement,
j'ai envie d'un peu de nectar,
d'une brève mais profonde,
partout là où il faut,
là où cela fait du bien,
d'injection de nectar chaud,
soyeux et vibrant
qui ressource bien,
qui vous fait un bien terrible, un moment,
dans l'âme et partout ailleurs,
dans vos os, dans votre sang, dans vos muscles
j'enfouis sous les paumes, les seins,
les pressent, les malaxent un peu,
sens les tétons se durcir instantanément
comme j'aime sentir
tout contre la peau de mes paumes,
leur petites érections,
titiller encore et encore
ces petits bouts
de chair fripée et durcie
j'essaie de les renverser,
de les garder couchés
mais toujours ils se redressent
une chaleur dense,
se diffuse dans mon bassin,
me démange délicieusement,
me donne irrésistiblement envie de bouger des hanches,
de ressentir le rythme lascif du désir
les mouvoir
toujours,
je me cabre dans ces moments
et je sens quelque chose s'ouvrir irrésistiblement au creux de mes reins,
et en même temps s'emplir irrésistiblement au creux de mes reins
je me sens
me faire l'amour,
je me sens homme,
je me sens femme
plus que ce moment
de communion charnelle
compte,
brève plongée
dans l'éternité
pour un instant,
j'étais uni à moi-même,
j'étais entier,
j'étais vibrant
jusqu'au fond de l'âme,
ma journée déjà,
n'est plus perdue
Posté le 20/10/2024
B
bzo Membre
le désir
comme une pâte à modeler
de la volupté
une opportunité à saisir
en soi,
d'incorporer le moindre geste,
le moindre mouvement,
le moindre contact,
le moindre frôlement,
la moindre position,
la moindre contraction
de n'importe quelle partie
de son corps
osez cette autre version
de vous-même,
le temps de l'action,
sans genre fixe,
accueillant les deux
cette autre version
de vous-même
au pénis
et au vagin,
entremêlés
tout votre être,
comme une fleur somptueuse,
baroque
qui s'auto-féconde
dans l'instant
tout votre être
comme une ruche
vibrante,
aux millions d'envolées
dans toutes les directions
d'ailes indépendantes
synchronisées entre elles
Posté le 21/10/2024
B
bzo Membre
oh, je ne me lasse pas de voir et de revoir
le finale de la mini-série Station Eleven
les qualités dramatiques et humaines
sont juste exceptionnelles,
d'un niveau rarement atteint dans une série
purée, à chaque fois,
ce sont des torrents de larmes
et des frissons partout
pendant de longues, longues secondes
oh, c'est vraiment vivre,
que des moments comme cela
Posté le 21/10/2024
B
bzo Membre
chacun se construit,
se bâtit son univers
comme il veut
comme il peut, en définitive
mais au final, c'est la même chose,
sur une plus longue période de temps,
profits et pertes,
vouloir et pouvoir
semblent tellement se confondre
si on y regarde, avec le recul, de plus près
peu à peu,
on va ressembler comme deux gouttes d'eau
d'avoir été tel qu'on est,
d'être tel qu'on a été
dans mon monde,
l'émotion et la volupté,
ont acquis une puissance
quasi surnaturelle
elles sont devenues en quelque sorte
comme une religion,
semblant comme porteuses de magie
par moments,
ayant développé dans l'instant
un pouvoir sans limites
et sans restrictions
sur moi
je l'ai voulu ainsi tout le long,
je me rends compte maintenant,
me suis destiné tout le long,
quelque part, à cela
me suis donné peu à peu
des moyens de plus en plus sans limites
d'effritement et de renaissance
de ma carapace, de mes fondations,
dans l'instant
pour que les vagues de l'émotion
et de la volupté
puissent inonder,
puissent balayer tout sur leur passage,
puissent m'inventer et me réinventer,
encore et encore,
puisse m'offrir tout entier à moi-même
et à d'autres éventuellement
un enseignement fondamental à mes yeux,
après tout ce temps,
c'est que nous sommes, finalement,
un matériau tellement malléable
jusqu'au plus profond de nous-même
on se sculpte peu à peu à son image
quelque part
ma croyance, mon histoire,
ma mythologie, mon vécu,
s'imaginer, être,
s'imaginer être,
être de s'imaginer,
être de s'avoir imaginé,
être de s'avoir imaginé jusqu'à dans les profondeurs
de sa chair et de son esprit,
se vivre de s'avoir imaginé et réimaginé
et en attendant,
libre cours dans la chair et l'esprit
aux petits miracles du désir
tout le long des instants
qu'ils convolent,
qu'ils se rejoignent en plein vol,
au-dessus des chaleureuses acclamations
imaginaires ou pas,
de la terre-mère
Posté le 22/10/2024
B
bzo Membre
mon corps me répond tellement
à la moindre sollicitation,
dans n'importe quelle situation,
il y a une telle générosité
en réponse de sa part
quand je le sollicite,
ne fusse que pour quelques secondes
un tel afflux de bien-être, de volupté,
de sensations riches, variées,
épanouissantes, jouissives
qu'à chaque fois,
j'ai l'impression de vivre un petit miracle
Posté le 25/10/2024
B
bzo Membre
tiens,
je vais recommander une autre série,
de l'année passée,
Moving,
c'est coréen
d'habitude, je n'ai pas beaucoup de considération
pour le genre super-héros,
que je trouve particulièrement puéril et sans aucune épaisseur
mais en soi, ce n'est pas ce type de film ou de série qui pose problème
mais bien le traitement qui lui a été réservé par Marvel et quelques autres
les gens, pendant des années, ont été ébloui
par tout ce qu'il y a moyen de faire avec des effets spéciaux
et cela apportait aux films de super-héros un nouveauté , une folie
qui a déversé sur eux, un succès colossal
mais bon, dans les premiers,
on voit un héros d'un coup de poing abattre un building,
après dans les suivants, tout un quartier
puis toute une ville
puis tout un continent
puis toute une planète
ces films ont progressé ainsi uniquement pendant des années,
avec des effets spéciaux de plus en plus spectaculaires
et les gens en redemandaient,
avides de passe-temps qui les tient en haleine
et leur en mettent plein la vue
cependant cette escalade dans les effets spéciaux et le spectaculaire
a ses limites
et on les a atteintes,
les gens ont commencé sérieusement à s'en lasser
et le problème , c'est que Marvel ne veut pas encore trop s'en rendre compte,
il leur faudra encore pas mal d'échecs commerciaux cuisants,
avant d'accepter de commencer à se remettre en question
et recommencer à produire des vrais films et des vraies séries
où les effets spéciaux sont au service du scénario et des personnages
et non pas le contraire,
les personnages et le scénario au service des effets spéciaux
en attentant,
il commence à nous arriver de plus en plus d'autres horizons
que les usines habituelles
quelques perles rares
qui démontrent que ce n'est pas le genre, en soi,
qui est fondamentalement médiocre
Moving vient de Corée
et il y a dedans, de vraies qualités dramatiques,
de vrais personnages avec de l'épaisseur,
beaucoup, beaucoup d'émotion, par moments,
du suspens
et puis aussi beaucoup d'action, des gens avec des super-pouvoirs
Posté le 25/10/2024
B
bzo Membre
oh que j'ai bien dormi,
dimanche matin,
pas d'ouvrier qui viennent faire un tintamarre d'enfer
pour installer le nouvel ascenseur,
pas de voiture qui passe dans la petit rue pavée à l'ancienne,
ce qui amplifie le bruit,
derrière chez moi,
le silence absolu,
les rideaux bien fermés, c'est une quasi obscurité réparatrice,
au réveil, on se sent comme une pile
qui a pu se charger bien à fond
pas étonnant que les quelques secondes de volupté
que je me suis accordé, dans cet état,
aient une pareille efficacité, une telle portée
me suis chipoté un peu,
passé avec les doigts sur la peau de-ci, de-là,
bougé mon cul, mes hanches, mon buste,
langoureusement, capiteusement,
plongé aussi un doigt ou deux
dans ma petite crevasse derrière,
touillé un peu avec,
quelque contractions, aussi, bien sûr,
et un peu de frotti frotta entre les cuisses et les génitaux
mais j'ai bien senti à quel point
la soie chaude et vibrante des quelques sensations éveillées
allaient se nicher un moment jusqu'au fin fond de moi,
à quel point, elles allaient visiter tout mon être,
à quel point elles étaient ineffables,
à quel point elles étaient d'une efficacité redoutable
dans leur mission, leur brève mission,
à quel point, le bonheur qu'elles m'apportaient quelques instants,
était complet pour la chair et l'esprit,
jouissif, ressourçant, épanouissant
je commence à bien m'habituer à être pensionné,
de moins en moins de tension liée à une quelconque obligation,
le champ est libre,
le chant est libre
je veux, je vais,
devenir tout entièrement,
un chant libre
danser, danser, de tout mon être,
je suis équipé de mon sexe, de mes hanches, de mes mains,
de mon anus, de ma prostate, de mes livres de littérature, d'art,
de mes promenades en forêt ,
de mes soirées en théatre,
je suis équipé des oiseaux du monde entier,
du vent, du soleil, des arbres
Posté le 27/10/2024
B
bzo Membre
rahh, je mets en pause le film
et je redémarre le mode yin,
une minute ou deux après, je mets en pause le mode yin
et je redémarre le film
et ainsi depuis deux heures au moins,
l'un et l'autre,
avancent à une allure d'escargot
et c'est bien ainsi
comme la tension sexuelle est montée en moi,
j'ai le sexe qui goutte sans discontinuité,
je me sens capiteux des pieds à la tête
mais surtout entre les reins,
je redémarre le film,
la volupté descend d'un cran
tandis que je me concentre sur ce qui se passe dans le film
mais après quelques minutes,
j'ai à nouveau envie de m'envoyer en l'air
sur le siège, en face de l'écran d'ordinateur,
mes mains chipotent les tétons,
mes reins se tendent, bougent, remuent,
les genoux tout à leur frotti frotta avec mon sexe, mes couilles
et puis de temps à autre,
le départ comme d'ascenseur hydraulique d'une contraction
que je fais monter,
l'impression que tout mon intérieur se soulève avec,
monte,
que cela se met à grésiller dans ma chair,
que cela vient éclater avec de plus en plus de force
dans ma tête
comme un ressac dans le fond d'un port,
les vagues du large
qui arrivent jusque là
Posté le 30/10/2024
B
bzo Membre
les genoux tout à leur frotti frotta avec mon sexe, mes couillesles cuisses tout à leur frotti frotta avec mon sexe, mes couilles
Posté le 30/10/2024
B
bzo Membre
parfois, la nuit, quand je dors, quand je rêve,
j'ai l'impression de visiter le royaume des morts
qui sait?
pourquoi pas,
ce n'est pas désagréable, en tout cas,
cela paraît incroyablement réel
et en même temps, incroyablement fou,
très très aventureux et psychédélique
sens dessus sens dessous, joyeusement bordélique,
parfois dramatique, cauchemardesque même,
d'une seconde à l'autre
en tout cas,
toujours extrêmement ressenti, perçu,
l'émotion semble être le sang par là-bas,
qui court dans les veines,
le sang qui est versé aussi
et puis l'érotisme
semble beaucoup plus commun,
je veux dire par là,
pas caché, pas vécu dans l'intimité des alcôves
mais au grand jour,
aussi banalement que de manger, que de marcher,
sans freins et sans limites
Posté le 30/10/2024
B
bzo Membre
comme j'aime me caresser,
une telle sensation d'ivresse s'empare directement de moi,
quelle invention merveilleuse qu'un corps
et le désir, aussi,
le désir dans un corps,
merveilleuse, merveilleuse, invention
et puis ce petit baton entre mes jambes,
on dirait un petit soleil dardant des ondes délicieuses,
au moindre contact
une de mes parties favorites de ce corps,
sont les tétons,
ah je pourrais les chipoter pendant des heures,
les titiller, les presser,
les baisser et les redresser sous les doigts,
aller et venir dessus,
les effleurer, les frotter
Posté le 31/10/2024
B
bzo Membre
j'ai encore eu une de ces nuits,
ah mes amis,
j'en sors, j'en suis tout ému, tout chose,
tout ce que vous voulez
mélange de rêves extraordinaires
et de moments de volupté tellement spéciale, tellement unique,
ai-je rêvé que j'ai eu du plaisir?
mais non, j'étais éveillé,
enfin il me semble
non, je l'étais
mais les sensations étaient tellement riches, tellement extravagantes,
tellement intenses
qu'il est tentant de se dire,
"tu as peut-être rêvé"
c'est juste, en fait,
que ce qui se passe dans ces moments-là,
n'est compréhensible que par le corps et l'esprit
plus ou moins réunis,
notre raison, notre intellect,
eux dérivent quelque part, paralysés,
baignant derrière le mot, plaisir
plaisir, plaisir, plaisir, plaisir, plaisir, plaisir, plaisir,
de tous les côtés,
la raison qui se fige, le moi qui se fige, l'intellect qui se fige,
place à la compréhension par la chair, par les sens, par l'émotion
qu'est-ce que je faisais réellement,
comment traduire? comment exprimer?
pour qu'il y ait du sens, un peu, parmi ses mots, ici,
pour vous?
si je parviens à en glisser un peu,
alors il devrai passer la barrière de votre raison, de votre intellect, à vous
et parler directement à votre chair et à votre esprit,
à éveiller un peu votre désir
alors vous comprendrez sans comprendre, un moment,
c'est-à-dire que vous aurez réellement compris
ce qui m'est arrivé,
quelque chose que je ne comprenais pas du tout non plus
car je baignais dans un autre type de compréhension,
une compréhension par le corps et l'esprit,
jouant ensemble,
générant des sensations, de la volupté, de la jouissance,
ainsi
c'est tout ce que j'en ai compris de cette nuit,
que j'ai eu du plaisir
mais sur le moment-même,
je comprenais bien des choses
et puis, et puis,
il y a eu aussi ces moments de sommeil, ces moments de rêve,
par où commencer? par où ne pas commencer?
le fait est que cela n'avait pas un sens
mais mille à la fois,
comme un puzzle mille pièce
mais dont je ne pourrai vous relater que quelques pièces à gauche, à droite,
pas de quoi vous formiez une image complète
même très incomplète,
juste un petit fragment à gauche, à droite
mais oh, comme ces rêves ont été extraordinaires,
j'étais un autre homme
et à la fois tellement le même,
j'étais amoureux
mais de qui, de quoi?
il se passait tellement de choses à la fois,
c'est décourageant, inexplicable,
trop de choses se passent en même temps,
beaucoup, beaucoup trop
j'étais dans une sorte de classe et j'étais amoureux
mais de qui, de quoi?
une classe de qui, de quoi?
disons qu'il y avait juste
beaucoup d'amour et de peur aussi,
la seconde découpait,
mais la première recollait instantanément,
m'agrandissait, m'enrichissait toujours plus
et cela coulait à flot, cela courait comme un torrent
puis je me réveillais quelques instants
et le désir prenait la main,
le désir me faisait se ruer sur son flot à lui,
alors tout mon être se mettait à tournoyer,
à rouler dans la volupté
j'ai ramené quelques clefs avec moi,
elles sont là dans ma poche,
je les sens,
j'ai hâte à nouveau de m'en servir
Posté le 31/10/2024
B
bzo Membre
j'ai définitivement des clefs en poche,
je viens de vérifier,
en tout cas pour le plaisir,
pour les rêves, c'est une autre histoire,
une histoire qui s'écrit toute seule,
avec moi mais sans moi
le plaisir s'écrit aussi avec moi mais sans moi,
cependant je reste éveillé,
alors que pour les rêves,
je dois plus radicalement me quitter
et me retrouver dans un océan de moi
d'hier et d'aujourd'hui,
tout emmêlés, tout enchevêtrés
mais les courants du désir sont toujours là,
la nuit comme le jour,
éveillé ou pas,
quelle merveille,
j'ai définitivement
de plus en plus de clefs en poche,
c'est de bonne augure pour la suite,
je m'en pourlèche les babines
Posté le 31/10/2024
B
bzo Membre
qu'est-ce que j'ai fait?
qu'est-ce qui s'est passé?
un peu n'importe quoi,
l'important n'était pas dans ce que je faisais
mais dans la connexion à mon corps,
ma réceptivité, mon écoute
plus concrètement, plus précisément,
je contractais la jambe, par exemple
et en même temps ou pas,
je passais un doigt ou deux sur la poitrine
des choses comme cela,
parfois les cuisses venaient se frotter contre les génitaux,
parfois pas
parfois je contractais les muscles du périné
pour invoquer la prostate,
parfois pas
parfois je bougeais la hanche,
parfois le torse,
parfois je venais caresser la poitrine,
parfois je déplaçais juste le bras,
le frottais lentement contre le drap
parfois j'écartais les jambes,
me mettais sur le côté,
remontais avec une paume sur le flanc,
me sentais pénétré de chez pénétré,
empli de chez empli,
juste grâce à la posture
en fait,
je faisais un peu tout et n'importe quoi,
parfois plutôt des gestes à caractère sexuel,
parfois pas du tout
mais qu'importe,
tout cela était dans le même élan,
circulait dans le même flot
et l'ouverture, en moi, était totale
et tout était porteur, ainsi,
générateur, ainsi
mon corps était,
n'était plus,
mon corps était tout entièrement mon esprit
et mon esprit tout entièrement mon corps
je fonctionnais,
je fonctionnais en mode désir,
je fonctionnais en mode genre hybride
et toutes les sensations venaient à moi,
de partout et de nulle part
Posté le 31/10/2024
B
bzo Membre
les trois derniers textes,
relatent la même expérience,
à lire l'un à la suite de l'autre
donc
Posté le 31/10/2024
B
bzo Membre
ah, ces premières caresses, au réveil,
vraiment à la sortie du sommeil,
sont comme un torrent lumineux, frais,
faisant naître des diamants
tout le long de son parcours
je bouge lentement des hanches,
tout contre le matelas
et je laisse mes paumes, mes doigts, se balader,
allumer la peau de-ci, de-là
oh comme le désir est magique,
oh comme la volupté nous emplit d'ailes,
comme il fait bon vivre par moments,
sentir cette chair et cet esprit s'embraser,
s'envoler, communiant
Posté le 04/11/2024
B
bzo Membre
les moments de volupté
sont vraiment les moments les plus privilégiés
pour que notre corps et notre esprit
puissent se rencontrer,
puissent dialoguer, puissent interagir,
qu'on se sente complet, uni, entier,
quelques instants
le sport, aussi, un peu,
peut nous offrir de pareils moments
mais bien plus pâlement
et moins systématiquement, moins longuement,
en comparaison
c'est une de ces couches de qualité,
à notre portée,
à la portée de notre progression, de notre cheminement,
dépendant de notre exigence et de notre patience,
dépendant du travail sur nous-même
proposée sans fin par le désir
quand celui-ci s'est éveillé,
une possibilité de sensation d'épanouissement,
sans limites,
majestueuse et fugace récompense
Posté le 04/11/2024
B
bzo Membre
ah, je suis quand même sacrément fleur bleue
à mes moments perdus,
je me suis regardé hier soir et ce matin,
de larges portions de Nothing Hill et de Pretty Woman
bon,
ce n'est pas du Fellini ou du Bergman,
cela ne fait pas très sérieux,
ne le dites à personne,
que cela reste entre nous
Posté le 04/11/2024
B
bzo Membre
l'intellect interprète sans cesse les informations
qu'il reçoit du corps,
de l'environnement, de la réalité qui nous entoure
et c'est bien,
on est des êtres pensants,
pour le meilleur et pour le pire,
on est comme cela
à un feu dans la rue,
on va vérifier la couleur
et si c'est vert,
on peut s'engager,
si c'est rouge,
on s'arrête, on attend, on patiente
mais au lit,
quand le désir s'est éveillé,
quand il veut parler,
l'intellect devrait aller se coucher dans sa niche
et laisser tout entièrement la place
à l'instinct, à l'intuition, aux pulsions, au ressenti,
à l'imagination aussi,
ils devraient dans ces moments-là,
être les seuls pilotes de la barque
cela fait le malheur,
la laisse qui retient plus ou moins fortement,
de beaucoup de gens
de ne pas être capable de se débarrasser
pour un moment, de leur pilote habituel,
ne pas être capable ainsi de s'élancer sans retenue
et de laisser leur corps et leur esprit
divaguer sans limites
Posté le 04/11/2024
B
bzo Membre
je vais vous confier un secret, un très grand secret
mes très cher(e)s lectrices et lecteurs,
porteurs de pénis ou pas,
de vagins ou pas,
porteurs des deux emmêlés (moi)
ou d'aucun,
enfin à tout le monde quoi
êtes-vous prêts pour la grande révélation?
voilà,
le plaisir est totalement une question de perspective,
tout dépend d'où vous vous trouvez en vous,
par rapport à ce que vous allez ressentir ou pas
un peu mystérieux, peut-être, pour l'instant?
hé hé
la clef ici,
c'est votre capacité à vous mettre à l'écoute de vous-même
ou de l'autre
(ce qui est un peu, beaucoup, la même chose),
je devrais donc écrire, en fait,
votre capacité à vous mettre à l'écoute de vous-même et de l'autre,
de l'autre, en vous ou pas,
ultimement, votre capacité, donc,
d'être à l'écoute des détails,
à l'écoute des menus informations qui montent en vous
car le plaisir est une question de détail
et au plus vous êtes à même de discerner ceux-ci,
au plus votre capacité au plaisir augmentera
au réveil, ce matin,
je bougeais lentement lentement la hanche
et laissais un doigt glisser sur la peau quelque part au hasard,
tout était tellement précis, tellement fin, tellement instantané,
les sensations tout de suite m'ont envahi
et c'est comme si je les ressentais à la fois
au télescope et au microscope
c'était à la fois tellement localisé
et tellement généralisé,
comme si elles m'assaillaient de toutes parts, tout en douceur
mais en même temps
que j'étais à l'endroit précis dans la chair
juste en-dessous où le doigt se déplaçait
et provoquait une zone de chaleur soyeuse, frémissante
qui le suivait depuis sous la peau
dont les nuances changeaient subtilement
au fur et à mesure du déplacement
et en même temps, comme je bougeais la hanche,
je sentais comme une soupe de vibrations soyeuses
prendre vie, se mettre à nager et à clapoter entre les reins,
je sentais tout donc avec grande précision
comme étant directement là où cela se passait
mais en même temps les deux foyers de plaisir
semblaient disséminer instantanément des ondes autour d'eux
qui se rejoignaient et étaient perçues un peu partout
c'était donc en même temps totalement diffus, généralisé
et d'une totale précision et localisé,
l'impression de suivre comme au radar,
au millimètre près le déplacement du ou des foyer(s) de plaisir,
occasionné par mon doigt qui bougeait nonchalamment sur la peau
et mes reins qui bougeaient
mais en même temps comme si ces deux actions
avaient allumé une lumière dans la pièce
et que je ressentais les effets soyeux des rayons partout en moi
la raison pour cela est la perspectivisme,
faire de plus en plus attention aux détails,
c'est acquérir une double perspective sur son plaisir,
une d'ensemble qui est innée,
qui se développe automatiquement en parallèle à l'autre,
l'autre qui fait que vous semblez en même temps de plus en plus proche
de l'endroit où cela se passe en vous,
que vous semblez même être là directement où cela se passe,
dans votre cuisse, dans votre poitrine, dans votre bras, etc
et cela c'est parce que vous êtes de plus en plus capable
de faire attention aux détails,
le moindre chouia, la moindre vague sensation,
si vous en êtes éloigné, elle va passer en vous totalement inaperçue,
comme dans un lointain indiscernable
mais si vous vous en rapprochez de plus en plus,
alors de plus en plus vous la remarquerez,
elle aura de l'effet sur vous
et si vous êtes comme tout contre
mais vraiment tout contre,
comme au premier rang collé contre la scène
où la pièce se joue pour l'instant,
alors c'est l'effet tempête dans un verre d'eau,
vous êtes comme un moucheron dans le verre même
et vous êtes balloté, chahuté , de toutes parts
chaque détail,
vous le vivrez de plus en plus comme la tempête de siècle
tandis qu'en même temps,
tout votre corps baignera
dans une tension sexuelle et un bien être voluptueux, s'accroissant,
issus des multiples détails qui se révélant de plus en plus
s'amalgament, se conjuguent, se rejoignent
Posté le 05/11/2024
B
bzo Membre
il n'y a rien à faire, les moments que je préfère
pour le plaisir en solitaire, en tout cas,
c'est directement au réveil,
à peine sorti du sommeil,
on est encore intact, tout d'un bloc, tout d'une pièce,
aucune usure, les piles sont chargées à fond
je peux alors faire n'importe quel mouvement, n'importe quel geste,
contracter n'importe quoi, n'importe où
et cet autre moi, ce moi de plaisir
que j'ai forgé lentement, patiemment, au fil des années,
avec la complicité de mon corps,
prend immédiatement le relai
ce moi de plaisir,
rien que d'écrire ces mots,
j'en ai des frissons partout,
il se manifeste, il vient se glisser en moi,
comme il est souple, comme il est capiteux,
comme il s'insinue partout
ce moi de plaisir,
il devient tellement réel, tellement concret,
il prend toute la place en un clin d'oeil,
comme j'aime me laisser envahir par lui,
le sentir pénétrer ma chair, pénétrer mon esprit, pénétrer mon âme,
devenir le maître des lieux, prendre le gouvernail
je ne suis plus alors qu'un spectateur du premier rang,
un buvard s'imbibant follement,
oh mes amis,
comme je deviens quelque chose d'immense et d'offert,
mon corps se met à chanter, mon esprit se met à chanter,
ils sont à l'unisson,
quelle merveilleuse sensation
mon moi de plaisir a les deux genres,
mon moi de plaisir se fait l'amour,
c'est sa vie à lui, il n'existe que pour cela,
pour le chant
mon moi de plaisir bouge au féminin,
mon moi de plaisir bouge au masculin,
mon moi de plaisir est dans la fusion,
la communion voluptueuse des deux sexes
Posté le 07/11/2024
B
bzo Membre
pas avoir peur de sentir sa masculinité
s'éteindre un moment,
être comme remplacée un moment
pas avoir peur de sentir le féminin monter,
prendre possession de ses membres, de sa peau,
de son sexe, de ses hanches, de son cul,
de ses mouvements, de ses gestes
pas avoir peur de s'ouvrir à l'envie d'être pénétré,
abdiquer toute volonté autre
que d'être empli,
que de sentir ses reins
s'ouvrir comme un estuaire
libérer ses hanches,
leur accorder la souplesse capiteuse
qu'elles méritent,
une souplesse mutine tout en arrondis
qui se rejoignent et se mettent à danser ensemble
pas avoir peur de ce féminin,
travaillant à gros bouillons de l'intérieur,
sentir comme la chrysalide s'entrouvre,
laissant apparaître des ailes
magnifiquement multicolores
Posté le 08/11/2024
B
bzo Membre
ma chair au féminin s'aime tellement,
se déverse des tonnes d'amour dessus,
la sensation de pénétration,
me fait pleurer de bonheur
par moments,
comme je me donne et comme je me prends
c'est comme si une immense pression de douceur
m'éjectait vers le haut,
il n'y a plus de poids,
tout est à la fois,
immensément lourd et immensément léger
l'air est saturé de soleil,
ses rayons nagent partout en moi
le monde semble venir grésiller,
se concentrer dans ma chair,
des grandes nageoires sont en action,
peut-être des palmes plutôt,
d'immenses palmes de douceur
à l'unisson, en rythme,
oh quel chant de tout mon être
Posté le 08/11/2024
B
bzo Membre
cuisses, poils, couilles, bas ventre,
accueillez ce sperme chaud,
éjecté de cette chair vibrante,
parcourue de soubresauts
une langue qui laperait
tout cela,
serait la bienvenue,
nettoyage après vente
dans un florilège
de frissons post-orgasme
Posté le 08/11/2024
B
bzo Membre
ton sexe attire les doigts,
attire la langue,
attire les narines,
attire les lèvres
Va-t-il se dresser, se durcir
ou va-t-il s'entrouvrir,
mouiller toujours plus
sous les attouchements goulus?
Posté le 08/11/2024
B
bzo Membre
si j'imagine un sexe d'homme
et un sexe de femme,
que je les sculpte un instant
l'un à côté de l'autre dans ma tête,
les deux m'excitent autant
les deux me font autant envie,
font autant envie à mes lèvres,
autant envie à mes mains,
autant envie à mon sexe
mais l'un me fait penser
à de la richesse et de la durée,
l'autre à de la violence et de la brièveté
Posté le 10/11/2024
B
bzo Membre
l'emplissement commence par le bas,
immédiatement commence à monter massivement en nous,
l'emplissement semble emporter tout sur son passage avec lui,
le bas semble être devenu comme un moteur à tout faire monter
tout semble donc tout d'un coup monter, monter,
notre hauteur devient comme de plus en plus vertigineuse,
l'emplissement semble nous agrandir massivement
nous montons, nous montons
avec tout ce qui nous emplit
qui monte avec nous,
qui nous pousse, qui nous accompagne
qui forme comme un noyau s'étirant de plus en plus,
nous faisant glisser vers le haut,
nous poussant vers le haut
l'emplissement est un ascenseur
vers le ciel, vers les planètes, vers les étoiles,
vers nous-même,
êtres tellement élastiques vers le haut
Posté le 10/11/2024
B
bzo Membre
je ne bouge pas
sinon pour les quelques frémissements voulus
qui traversent les cuisses,
leur masse enveloppe mes génitaux
qui semblent ronronner d'être ainsi lovés,
emmitouflés bien au chaud, dans un nid
de sous les draps et couvertures,
il n'y a que mon nez, mon menton et un peu de joue
qui dépasse,
est exposé à l'air froid de ce matin d'hiver
dans mon appartement
où j'éteins les chauffages pour la nuit
je m'étire maintenant un peu
lentement lentement,
cela éveille à gauche, à droite
toutes sortes de sensations voluptueuses
qui semblent nager comme des dauphins paresseux en moi
les doigts d'une main,
se mettent dans un mouvement d'éventail
à passer et à repasser sur la peau d'une cuisse,
je continue de m'étirer lentement,
me contractant ici et là,
ma chair en est de plus en plus capiteuse,
la langueur m'envahit de plus en plus
mes hanches, irrésistiblement,
se mettent en mouvement,
un mouvement de danse,
comme cela picote délicieusement partout là en bas,
je dois bouger les reins, c'est plus fort que moi,
cela doit acquérir du rythme, se mettre au diapason,
serrer les fesses, écarter les fesses, les refermer,
comme une respiration de plus en plus présente du désir
oh je vais faire monter une contraction,
c'est le moment,
la populace est bien chaude,
s'est amassée tout le long de la route,
temps pour la reine de passer dans son carrosse
c'est à chaque fois, le même séisme,
cela se fissure de tous les côtés, cela frémit, cela tremble,
des cités entières sont englouties dans des gouffres,
des vagues de volupté balaient tout le paysage,
des cohortes de gémissements m'emplissent les oreilles
Posté le 11/11/2024
B
bzo Membre
un ou deux doigts
enfoncés bien profondément
dans le cul
c'est soudainement
comme d'être connecté
au réseau souterrain
qui relie tous les volcans
entre eux
la calme puissance
du noyau de la terre
soudainement
dans vos veines
attachez vos ceintures,
le frottement tellurique
peut commencer
vos entrailles
comme un combustible
qui s'enflamme,
explosion généralisé
à tous les étages
Posté le 12/11/2024
B
bzo Membre
bon dieu que c'est bon de sentir
ce corps démarrer au quart de tour,
à la moindre sollicitation de ma part,
glisser instantanément comme dans des flots de volupté,
être entièrement immergé dedans
quelque soit mon activité,
une perceuse en main
(comme c'était le cas il y a quelques instants)
en train de marcher,
sortir mon linge de la machine,
préparer mon thé,
mon corps est toujours prêt
à quelques moments de complicité voluptueuse
Posté le 12/11/2024
B
bzo Membre
cela ne m'étonne pas outre-mesure
que dans l'imagerie chrétienne, biblique,
dans les légendes sur lesquelles cette religion est bâtie,
le serpent soit l'animal
qui est associé à la tentation,
au désir prêt à s'éveiller et à s'emparer de nous
en effet, couché dans mon lit,
quand la volupté en mode yin, s'empare de moi,
qu'elle commence à me faire bouger,
il y a comme une sorte de flux en continu, interminable
qui se met à me faire onduler, à me faire contorsionner,
lentement sur le matelas
ce flux s'empare de mes membres,
de mon torse, de mes hanches, de mes reins
et tout semble être devenu
lentes ondulations, courbes dansantes,
sinuosités progressantes,
frôlements s'enchaînant inlassablement,
lianes s'emmêlant et se démêlant capiteusement
et l'image qui vient irrésistiblement dans ces moments-là
c'est celle d'un serpent et de ses déplacements sinueux
Posté le 13/11/2024
B
bzo Membre
je me tends sur mon siège,
je tends tout mon être,
je le pousse, offert,
vers ce désir
qu'il se consume un instant,
qu'il grésille au paradis,
je sens les énergies
tournoyer, s'élancer
nous restons tout notre vie
cette chrysalide
prête à pondre des papillons
très brièvement
à peine ils entrouvrent leurs ailes
extravagantes de couleurs et de motifs,
à peine ils s'élèvent un peu,
se rapprochent du soleil,
qu'ils brûlent déjà,
qu'ils n'existent plus
Posté le 14/11/2024
B
bzo Membre
la douce et capiteuse chaleur
qui se dégage de mes génitaux
dès que mes cuisses entrent en contact avec,
transforme immédiatement mon bassin en un nid douillet
dans lequel il fait bon être installé,
dans lequel il fait bon être enveloppé
et le moindre mouvement
le rend toujours plus confortable,
plus accueillant, plus enveloppant,
plus dense, plus soyeux
l'étape suivante,
ce serait de faire fonctionner les muscles du périné,
oh juste un peu,
un chouia,
juste assez pour sentir monter le long de la colonne vertébrale
une procession ou deux de fourmis frissonnantes, titillantes
qui arrivent jusqu'à dans mon cerveau
sous forme d'étoiles de chaleur
dérivant doucement quelque temps
avant de disparaître
Posté le 14/11/2024
B
bzo Membre
berger d'énergie,
appelez-moi berger d'énergie
quand ma main se met à glisser
lentement, tout lentement
sur un sein, une cuisse, un flanc, une fesse,
enfin n'importe où,
le troupeau des énergies accourt au signal,
viennent suivre joyeusement
quand les muscles du périné commencent à se contracter,
un autre troupeau se crée,
encore plus nombreux, encore plus tumultueux
mais toujours aussi tellement docile quelque part
docile et joyeusement tumultueux,
tumultueux et joyeusement docile,
les énergies s'éveillent, s'élancent,
à la suite de ma main,
à la suite de mes contractions du périné,
à la suite des frotti frotta entre mes cuisses et de mes génitaux,
à la suite de la danse langoureuse de mes hanches
à la suite, à la suite,
à la suite de tout et de rien,
à la suite du désir,
à la suite de l'univers,
à la suite du ciel,
à la suite du soleil,
à la suite de la course d'un oiseau,
à la suite d'une plume tombée
quelque part à un moment donné
vivre vivre intensément
et mourir calmement d'avoir vécu
Posté le 15/11/2024
B
bzo Membre
sans interaction sexuelle avec d'autres,
choisie ou subie,
pendant quelques semaines, quelques mois ou plus,
l'accumulation des énergies
grâce à l'abstinence d'éjaculation,
nous permet d'obtenir
la même échelle d'intensité, de variété et de richesse
des sensations, de la volupté et de la jouissance
que si on avait un autre corps interagissant avec le notre
que ce soit en massage prostatique,
avec ou sans masseur,
plaisir anal ou mode yin
Posté le 15/11/2024
B
bzo Membre
grasse matinée,
j'ai une paume en balade sous les couvertures
qui tâte, qui palpe, qui presse, qui frotte, qui râcle
j'ai le cul en balade aussi,
je suis tout liane lascive là en bas,
avec les muscles autour de l'anus et du périné
qui jouent entre eux
mon cul, mon cul,
est un ange,
c'est sûr, à ne pas en douter,
à chacun de leurs battements,
je sens ses ailes qui remontent ineffablement en moi
qui balaient de leur soie ma chair
mon sexe n'en peux tout de suite plus,
il se met à couler comme un petit robinet
qui fuit à grosses gouttes,
je sens comme un océan
qui vient battre en lui,
qui vient tendre sa langue en lui
mes seins appellent,
les mains accourent,
faut pas leur demander deux fois,
ils enveloppent tendrement, pressent,
déplacent un peu, à gauche, à droite,
frottent, frottent, frottent
deux lacs de volupté
dans la poitrine
qui cherchent à se rejoindre
et qui y réussissent
deux gros phares d'ondes
dans la nuit de ma poitrine
qui éblouissent
le bonheur est dans l'instant,
pas dans le pré,
blotti comme un oiseau dans son nid
qui frémit de toutes ses plumes,
je les sens partout en moi
le plaisir,
c'est toujours une rencontre,
il faut qu'il y ait partage,
que la chair et l'esprit
se trouvent un moment,
en un ou plusieurs corps,
indifféremment de leur genre
les genres vont et viennent
chez les gens bien délurés comme il faut,
ils savent se faire tantôt pointus, tantôt fendus,
selon les moments
Posté le 16/11/2024
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Hummm !! Quel récit où tout y est....
On en banderait !!!!
Posté le 16/11/2024
B
bzo Membre
hé hé,
une petite raideur dans le slip
ou à l'air libre,
pointant vers le plafond
ou du moins, vers le haut du mur,
avec quelques frissons montant le long de la colonne vertébrale,
cela fait du bien
quelques frissons bien ambigus, un tantinet pervers, bien sûr, what else
Posté le 16/11/2024
B
bzo Membre
il y a un moment
où tout votre être
devient comme un sexe en action,
chacune de vos cellules crient
et se tiennent la main,
tournoyant ensemble
l'animal et le sacré se croisent,
le féminin et le masculin,
le corps et l'esprit,
on est une flamme dansante
à leur exact interstice
sur l'autel du désir
imparfaite perfection de la sensation,
brièveté de l'épanouissement
mais cela devient tellement beau par moments,
on en pleurerait,
on voudrait que cela se fige pour l'éternité
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
l'impression de masser mon sexe
avec les cuisses
comme avec une bouche
l'impression de faire une fellation,
de me sentir la donner
tendrement, ardemment,
avec des yeux
caressant comme des lèvres
caressant comme une langue
de la soie légèrement râpeuse,
partout dans la chair de mon sexe,
partout tout autour aussi
houle enveloppante, frotteuse,
s'insinuant sinueusement massivement partout,
délicieusement gluante, fine, ciselée, légère, lourde,
vague après vague,
dessus, dedans, dessous,
dans, sur, chacune des cellules de ma pine,
de ma gaule, de ma trique, de ma bite,
de mon braquemart, de ma verge, de mon vit
pourtant molle de chez molle
mais tellement tellement dure
dans l'invisible,
oh tellement dure, pour l'instant, de toute l'éternité,
pareille rigidité me rend fier,
fait vibrer ma masculinité,
mon orgueil de mâle
je la chevauche jusqu'au ciel, pour l'instant,
peine même à monter dessus,
tellement cette hampe est large, volumineuse, haute
le désir fait tellement ce qu'il veut,
je danse à son air,
ma réalité est sienne, sans frontières et sans limites,
totale élasticité, totale flexibilité, totale ductilité
retranscription jusqu'au sperme de mes mots
le plus fidèlement possible,
j'emporte tout jusque dans les phrases,
vivez cela un instant,
vibrez avec cela un instant
je m'offre au désir en tant que femme,
en tant qu'homme,
par tous les sens, par tous les pores, par toutes les cellules,
par tous les mouvements, par tous les gestes,
par la moindre contraction de muscle,
par la moindre bosse, par la moindre vallée,
par le moindre trou
il y a un moment où la sensation devient
ce qu'on en a envie qu'elle soit,
radicalement, sans compromission
où la sensation est moulée dans l'instant par le désir,
à l'image la plus intime qu'on a de soi dans le moment,
alors l'orgasme n'a plus de limites,
alors la femme en nous n'a plus de limites,
alors le plaisir dans n'importe quelle direction, n'a plus de limites,
alors notre réalité dérive comme un radeau sur la volupté,
librement, sans foi, ni loi
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
quand je pense à éjaculer,
j'ai du sperme chaud, gluant qui coule, un instant,
massivement, dans mon cerveau,
c'est délicieux
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
oh, par terre,
les cuisses bien écartées, sur mon tapis de yoga,
ne sollicitant que la prostate
avec les muscles du périné
synchronisés au chipotage des tétons,
la puissance cristalline des ondes
se ruant vers le haut,
montant, montant,
venant exploser comme un diamant
projetant ses rayons aux alentours,
dans mon cerveau
cela me tire à chaque contraction,
des larmes de bonheur
et comme un éblouissement généralisé
de tout l'être
tant de beauté, entraperçue soudainement, un instant,
la volupté semble m'imbiber de fond en comble
du filigrane d'une lumière splendide
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
hé hé, je me regarde une petite série
tout en faisant monter tranquillement des contractions
et en me chipotant les tétons
le plaisir vient tantôt en filets,
tantôt plus massivement,
je partage mon attention, entre l'écran et ma prostate
c'est tantôt de l'ordre de la recherche de plaisir,
tantôt de l'ordre de l'expérience,
comment je peux faire vivre en parallèle ces deux activités,
jusqu'où je peux aller avec l'une tantôt en en négligeant pas totalement l'autre,
etc, etc
je suis très curieux de voir jusqu'où cela peut aller,
curieux de voir s'il peut se produire une sorte d'alchimie entre les deux activités,
une mutuelle infection, plus d'un côté que de l'autre?
est-ce qu'il y a une altération sérieuse des sensations
grâce ou à cause, de ce que je suis en train de regarder
professeur Tournesol,
à vous l'antenne
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
avais besoin de quelque chose de plus mélodieux, de plus intense,
suis allé dans le lit pour quelques moments,
tantôt en 100% prostatique,
tantôt en mode yin
comme ce corps peut chanter,
comme c'est bon,
comme toute cette volupté fait du bien,
se ressourcer,
ô pays natal, es-tu là quelque part dans les profondeurs
d'où montent ces ondes?
drôle d'idée de se poser ce genre de question
mais je veux croire, moi
qu'il y a quelque chose d'enfoui entre nos reins
qui nous rattache à la terre,
à la terre-mère
dans mes promenades dans la forêt,
à chaque fois que je m'arrête,
le silence comme un dense sirop dans l'invisible
gagne du terrain vers moi,
commence à m'envahir,
cela peut paraître terrifiant,
quelque part comme des sables mouvants,
mettre mal à l'aise
quelque chose se tend vers moi,
quelque chose en moi essaie de se tendre aussi,
de rejoindre
il y a là une victoire essentielle,
une échappatoire absolue à acquérir,
tout comme dans mon lit, avec le désir,
là parmi les arbres,
la mort enrobée de vie,
comme un chocolat praline avec son enrobage,
et sa ganache mystérieuse,
à croquer peut-être à belles dents
mais partout ce sont les énergies
et c'est le désir avec son language universel, multiforme, protéiforme,
partout ce sont des hiéroglyphes à déchiffrer,
à ressentir vibrer en soi
une femme, ta bite, ces arbres,
tous me parlent,
tous me parlent de mon désir
et j'ai besoin absolument de traduire tout cela en vibrations,
besoin de vivre, de vivre,
pas juste de survoler comme un moucheron,
de l'intensité, des moments d'épanouissement vertigineux
Posté le 17/11/2024
B
bzo Membre
le matin, au réveil,
mes doigts s'enfoncent comme dans du beurre
dans cet anus
qu'au soir, avant de me coucher,
j'enduis systématiquement, bien consciencieusement,
de beurre de karité
la consistance est devenue juste parfaite,
semblant comme être arrivée à maturité après les heures de sommeil,
il y a une telle sensation de naturel dans ce marécage,
une texture en même temps très très dense
mais dans laquelle les doigts s'enfoncent sans effort
comme retenus, freinés doucement, constamment, malgré tout
ce n'est plus du dérapage incontrôlé, du patinage
comme directement après l'étalage du beurre de karité au soir
que j'adore aussi
mais plutôt effet sables mouvants denses qui s'entrouvrent généreusement
comme des bras dans la chair qui se tendent pour accueillir les doigts,
les envelopper chaleureusement
une tendresse sans limites de mes entrailles qui s'exprime spontanément,
une armée de terminaisons nerveuses semblent directement les avoir accueilli ,
dansant autour d'eux, s'emmêlant comme des algues,
affolant délicieusement les alentours instantanément
de ce lent farfouillage, touillage, matinal
réaction de volcan assuré à chaque fois,
ô mes petits doigts, touillez touillez là-dedans,
faites danser l'immense poulpe de soie de la volupté qui s'est éveillé
qui agite rythmiquement ses innombrables tentacules
parmi mes entrailles
Posté le 19/11/2024
B
bzo Membre
comme on peut déguster
un simple petit frottement,
un simple effleurement
comme celui-ci peut évoluer dans le temps,
devenir d'un vague évènement à peine perçu,
ignoré, évanoui instantanément de la surface
sans même que nous nous en soyons aperçu
en un acte un moment ressenti
comme une majeure tempête dans un verre d'eau,
un délicieux instant de volupté riche et variée
comment une simple piquette
indigne de n'importe quel gosier,
un tant soit peu exigeant,
se transmute en un grand cru millésimé
qui ravira le plus connaisseur des palais
Posté le 19/11/2024
B
bzo Membre
ça y ait, ça s'est rallumé!
pendant deux jours, rien, le calme plat
mais aucune inquiétude, aucune frustration,
jours tranquilles sans une once de volupté,
cela ne me manquait pas pour un sou
mais là, il y a quelques instants,
en me levant de mon fauteuil de bureau,
c'est reparti
les hanches se sont mises à onduler irrésistiblement,
les mains se sont portées sur les seins,
les ont enveloppés, ont commencé à les presser, à les frotter, à les caresser
et les vagues de volupté m'ont envahi
comme c'était bon,
j'ai eu l'impression que cela faisait une éternité,
pas deux jours,
oh comme c'était ineffable,
extatique volupté, indispensable volupté,
caressante caressante soie intérieure
qui imprègne tout, s'insinue partout,
regénère, ressource, embellit magnifiquement
hum, en fait non,
vient de me souvenir, il y a eu hier et avant-hier ce long moment
au réveil, avec les doigts qui farfouillaient, qui touillaient,
derrière, dans mon petit canal d'amour et de merde
(pas en même temps)
Posté le 20/11/2024
B
bzo Membre
comme c'est délicieux, l'orgasme avec éjaculation
en mode yin,
elle arrive tellement tellement lentement,
dure aussi bien plus longtemps
et puis surtout surtout,
elle s'annonce bien en avance
oh oui, on la sent monter pendant de longues longues minutes,
au fond, le frotti frotta entre les cuisses et les génitaux
en mode yin,
c'est une forme de teasing sophistiqué
au résultat particulièrement riche et efficace
comme on se sent suprêmement détendu aussi après,
calme calme plaine,
un vol d'oiseaux dans le lointain sur l'horizon,
leurs ailes battent tranquillement,
synchronisées ensemble
on respire la paix un moment
Posté le 20/11/2024
B
bzo Membre
hum, dans le texte au-dessus,
c'est le mot edging que j'aurai du employer,
pas teasing
tous ces anglicismes...
je m'y perds parfois
Posté le 21/11/2024
B
bzo Membre
ces énergies en nous, ces énergies de la vie
je les vénère quelque part,
quelques unes des meilleures choses qui peuvent nous arriver ici-bas,
elles semblent les motoriser
dans ma cosmogonie personnelle,
je les vois incroyablement fertiles et multiformes,
ayant comme des tas de cordes à leur arc
et on y est attaché comme un pantin,
elles nous font nous agiter, nous mouvoir, vibrer,
vociférer pour le meilleur et le pire
les émotions, le plaisir sexuel,
toutes les sortes d'extases possible,
même les rêves,
pour moi, ce sont elles
les émotions nous relient, un moment, les uns aux autres,
nous relient aussi brièvement aux livres, aux oeuvres d'art, à la musique,
on dépend, il semble, toujours d'un facteur extérieur pour elles
nous, ce qu'on peut faire,
c'est rendre le terrain le plus favorable, le plus fertile
pour que leur course en nous,
soit le plus fécond et le plus stupéfiant possible
pour le plaisir sexuel, par contre,
nous sommes et rien que nous, le déclencheur,
le libérateur, un moment, des énergies
sous forme de volupté, de jouissance
que ce soit en nous ou en quelqu'un d'autre,
c'est un jeu intime qui dépend de notre capacité
à aller à la rencontre de nous-même,
à la rencontre dans l'intime de l'autre
une forme d'extase, de ravissement
que j'attribue aussi aux énergies,
c'est le face à face avec la nature,
elle, tellement protéiforme, riche, diverse et variée,
elle provoque chez moi, toujours comme un constant ravissement
qui n'est pas loin, par moments, de se transformer en extase
toujours l'impression d'être en face de quelque chose d'immense, d'immense,
une sorte de tapisserie grouillante, magique, ensorcelée,
en même temps tellement emplie de vie et tellement emplie de mort,
sans que ce soit un milliseconde, triste ou macabre
avec une myriade de détails,
les uns, plus splendides mais pourtant d'une modestie absolue
que les autres
toujours cette impression de pouvoir un jour ou l'autre
se glisser subrepticement là-dedans,
de s'y ajouter, d'en faire partie, de se perdre un moment dans le tableau,
de se laisser tournoyer dedans délicieusement
comme dans un maelstrom lent et généralisé
qui tournerait depuis la nuit des temps là en face
Posté le 22/11/2024
B
bzo Membre
comme mon esprit devient clair, léger,
débarrassé de tout stress,
plus de pensée négative ou positive,
constructive ou déconstructive,
juste toute la place libre
pour la volupté
me voilà enfin, jouant, jouant,
jouant avec moi-même,
jouant à éveiller le désir,
jouant à faire tourner
le carrousel des sensations,
jouant dans la houle parmi les dauphins
Posté le 22/11/2024
B
bzo Membre
en mode yin,
quand les cuisses entrent en contact,
frottent, pressent un peu,
le pénis et les couilles,
la sensation de se traire,
de traire ses génitaux,
avec ce jet soyeux d'ondes fraîches qui monte,
venant se répandre vers le haut,
est tellement tellement délicieuse
cela se transforme carrément
en une sensation de bouquet, de bouquet d'ondes
avec comme quelque chose de solide au centre,
de la tige solide et souple au centre,
quand en plus,
on fait monter en même temps
une contraction des muscles du périné
le mélange d'ondes prostatiques
comme enrobé d'ondes génitales,
nous fait comme un gros bouquet dans les entrailles,
on s'offre un gros bouquet vibrant
de fleurs d'ondes de toutes les couleurs,
montant, se répandant, se disséminant
jusqu'au cerveau
où tout cela éclate en une myriade de pétales soyeuses
ouvertes au ciel, ouvertes au soleil,
s'offrant avec délicatesse aux pattes fouilleuses de gros bourdons
qui viennent sans ménagement se frotter,
s'enduire les poils de leur pollen dans l'invisible
Posté le 23/11/2024
B
bzo Membre
je ne suis pas artiste
mais l'art me sauve,
je ne suis pas écrivain
mais la littérature me sauve,
je ne suis pas acteur
mais le théatre me sauve,
je ne suis pas ornithologue
mais les oiseaux me sauvent,
je ne suis pas botaniste
mais les fleurs et les arbres me sauvent,
je ne suis pas pilote d'avion
mais le bleu du ciel gorgé de soleil me sauve,
je ne suis pas astronome
mais les étoiles dans le noir sans fin de la nuit me sauvent,
je ne suis pas une femme
mais le féminin en moi me sauve,
je ne suis pas un dieu des plaisirs charnels
mais la volupté et la jouissance me sauvent
l'art d'être,
l'art de devenir,
l'art de se nourrir
de ce qu'il y a d'essentiel ici-bas,
l'art de se sauver
Posté le 23/11/2024
B
bzo Membre
ma chair s'ouvre comme un ciel,
ma chair irradie comme un soleil
ma chair qui frissonne et qui tremble
comme un oiseau,
boule ébouriffée de duvet et de plumes
ma chair qui se donne et qui se prend,
ma chair qui donne et qui prend,
ma chair circuit autonome,
ma chair dépendant d'autres
ma chair parcourue,
ma chair irriguée,
ma chair delta,
ma chair galaxie sans fin
ma chair étoilée,
ma chair dégustation,
ma chair menu gastronomique
ma chair bouche,
dents, lèvres, langue,
ma chair gourmande,
ma chair irrassasiable
Posté le 24/11/2024
B
bzo Membre
je contracte les muscles ici et là
mais pas au hasard, pas n'importe comment,
il y a un langage secret de la contraction,
instiller de la musique dedans, du rythme, du lien,
de la continuité dans l'élan
on s'écoute,
le basique du succès dans ce genre de petit jeu,
c'est cela,
on s'écoute, on se connecte à son corps
puis on joue, comme on joue avec l'entièreté de celui-ci
les contractions sont liés entre elles,
comme des notes de musique sur une partition,
sauf que c'est spontané,
c'est guidé tout entièrement par le ressenti
donc spontané
je dévide le fil de la volupté,
j'en ai trouvé un petit bout quelque part,
il s'est signalé à moi à un moment donné
et puis je tire dessus, tire et encore tire
jusqu'à ce que le fil vienne tout seul,
se déroule de plus en plus tout seul
quelle pelote, mes amis,
ah quelle pelote,
la volupté quand elle vous envahit comme cela,
que tout le corps et l'esprit participent,
c'est le ciel qui descend dans votre être,
pas juste un petit pan
mais tout le shebang
la musique envahit la moindre parcelle de votre être,
tellement tout participe, tout communie
dans de la soie,
oh oui, dans de la soie,
imaginez-vous rouler dans de la soie,
de partout, en tout, en surface, en profondeur,
rien qui ne roule pas dans de la soie,
tellement aucune zone, aucun recoin
qui ne roule pas dans de la soie
une soie qui émet des gémissements,
comme des bulles qui sortent de votre bouche,
vont éclater un peu plus loin,
dans vos oreilles, en fait,
des bulles de soie qui viennent éclater dans vos oreilles,
venant encore éclabousser votre cerveau
vos gestes, vos mouvements,
sont enroulés aussi tout entièrement dans de la soie,
elles sont de soie,
c'est bien simple, ce ne sont plus vos gestes, vos mouvements,
c'est juste de la soie en mouvement,
de la soie qui s'exprime,
de la soie qui s'exprime en gestes et en mouvements
massivement en mouvement,
la soie peut devenir comme violente,
cependant une soie violente reste de la soie
mais enfin vous sentez sa massivité passer en vous,
la soie peut ne pas vous ménager,
peut carrément vous mettre sens dessus sens dessous,
vous roulez, vous roulez,
vous désorientez tellement totalement
que vous ne savez plus dans quel ciel vous dérivez,
dans quel ciel vous avez été projeté
mais ce non-savoir,
encore il est tellement soyeux,
tellement tout entièrement appartenant à la soie,
que vous vous en foutez royalement,
de ne plus savoir d'Eve ou d'Adam qui vous êtes,
quel est votre genre,
si vous êtes en train d'éjaculez ou pas,
si vos mouvements, Marylin Monroe ne les renierait pas,
se glisserait dedans instantanément
oui, vous êtes en train de jouer des hanches,
oui, vous êtes entrain de caresser des seins plus bombés que d'habitude,
oui, vous prenez un plaisir indécent à vous sentir pénétré
mais alors pénétré de chez pénétré,
cent millions de bites en furie, de bites dressées,
qui vous travaillent,
la moindre de vos cellules a une bite dressée en elle,
allant et venant sans relâche,
rythme de locomotive, de désir lancé à toute allure,
dans tout votre être
ça va et ça vient partout,
vous êtes pénétré de toutes parts,
labouré dans l'invisible de toutes parts,
vous n'êtes plus qu'un immense vagin
empli, humide, frémissant, frotté, pressé, raclé,
léché par de la glande de bite, par de la hampe de bite,
hurlant son plaisir dans toutes vos cellules
Posté le 25/11/2024
B
bzo Membre
la sensation de pénétration,
c'est d'abord la sensation d'une ouverture
tout en souplesse et en élasticité
qui crée comme un vide, comme un espace ,
dans un froissement incroyablement doux
dans de la chair quelque part en bas
vide, espace
qui presque immédiatement comme à s'emplir,
à s'emplir de plus en plus densément,
jusqu'à paraître incroyablement solide pendant une fraction de seconde,
brève mais délicieuse sensation de tension extrême,
qui irrite mais positivement,
là au milieu de nous, quelque part depuis le bas
enchaînements rythmés, sans faille,
avant que d'éclater immédiatement vers le haut, de se disséminer,
de venir se loger soyeusement un moment dans le cerveau,
provoquant un immense soulagement venu de nulle part,
après toute cette brève mais très intense tension
comme soulevant tout notre être,
le rendant extrêmement dispersé, volatil et soyeux,
massivement,
comme éjecté un moment hors d'une cabine
Posté le 26/11/2024
P
PetitsPlaisirs76 Membre
la sensation de pénétration, ....Pour moi je dirai plutôt: L' envie de pénétration Au point d'avoir une folle envie qu'une bite s'avance lentement et se glisse dans l'ouverture.
Posté le 26/11/2024
B
bzo Membre
bah non,
enfin moi je cherchais à exprimer ce que je ressentais quand je pratiquais,
avec les contractions
et tout le reste de la machinerie du mode yin en plein action,
la sensation de pénétration tel que je l'éprouvais dans ces moments-là,
j'ai essayé de la détailler avec des images
Posté le 26/11/2024
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Désolé je me suis très mal exprimé.
La description de tes sensations est parfaite.
J'ai voulu dire que dans mon cas, dans les mêmes conditions "d'ouverture", j'ai plutôt une envie de pénétration.
Posté le 27/11/2024
B
bzo Membre
dingue cela quand on y pense,
je suis pensionné depuis presque deux mois maintenant
et pour la première fois dans ma vie,
je suis habité par une réelle et complète sensation de liberté
il y a comme une sorte de sensation d'ivresse en continu
de pouvoir construire ses journées et ses nuits,
comme on l'entend, comme on veut
toute la vie, il y a eu des contraintes jusqu'ici,
cela a commencé tôt,
certes, dans un premier temps, on est confortablement dans un nid,
le nid douillet de l'enfance
mais les parents font tout pour nous,
on est trimballé selon leur volonté,
tout se passe sans qu'on ait mot à dire
puis le cadre se rigidifie,
des horaires apparaissent, des devoirs apparaissent,
ceux de l'école, ceux du travail,
des résultats sont désormais attendus,
la cage se forme autour de l'oiseau
même ma longue période
de vie de bohême dans les années 70 post-hippy,
vagabondant à gauche, à droite, en Europe,
rencontrant des gens originaux, en marge,
parfois merveilleux, parfois inquiétants,
était sous pression,
avait toutes sortes de contraintes,
je m'en rends compte aujourd'hui
je vivais certes des aventures étonnantes,
d'une intensité et d'une originalité souvent uniques,
que la plupart ne vivront que par le truchement de films ou de livres
mais il fallait toujours courir après de quoi manger,
après un peu d'argent pour subvenir à ses besoins
c'est bien simple,
je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma vie que maintenant,
d'avoir les 24h à moi, d'en faire ce que je veux,
de pouvoir les emplir de ce qui me passionne,
d'activités qui me parlent, qui font sens pour moi,
j'ai l'impression d'avoir enfin pris possession de ma vie,
de pouvoir la mener de façon riche et constructive,
pour la première fois
même les taches domestiques nécessaires,
comme de nettoyer son appartement, par exemple,
sont perçues différemment,
semblent trouver leur place tout naturellement
dans le déroulement de mes journées
avant, cela m'ennuyait,
semblant voler de mon précieux temps,
désormais leur nécessité est perçue
et le bénéfice qu'elles apportent, apprécié à sa juste valeur
par le simple fait qu'ayant tout mon temps,
mes antennes peuvent se déployer beaucoup mieux
que je fais plus attention à tout ce qu'il y a autour de moi,
que je perçois mon environnement avec plus d'acuité
et le simple fait de passer avec l'aspirateur puis de laver par terre,
mon nid est plus propre,
je le perçois instantanément et je me sens mieux dedans
cela se reflète aussi dans le désir,
il semble voler encore plus librement,
libre de venir se poser sur la branche quand il veut,
comme il veut, autant de temps qu'il veut
cet oiseau-là, j'ai ouvert sa cage depuis bien longtemps
mais là désormais que les 24heures m'appartiennent tout entièrement,
le fait de n'avoir plus aucune contrainte de temps,
semble avoir allégé ses ailes,
son chant en moi, semble plus riche et plus varié que jamais
besoin de ne rien faire d'autre
que de prendre tout son temps
et le désir semble s'être magnifié tout naturellement,
avoir un plumage plus resplendissant que jamais
Posté le 27/11/2024
B
bzo Membre
j'ai besoin d'intensité,
de plonger la tête la première dans de l'intensité
et de rester immergé dedans, le plus longtemps possible
et c'est valable pour n'importe quel domaine,
à mon âge, on commence à deviner la mort,
à la flairer de plus en plus un peu partout,
alors seule désormais,
l'intensité peut sauver mes instants,
l'intensité peut les alléger massivement,
peut faire encore voler ce coucou,
à la cargaison alourdie par tant d'années
mon corps, mon corps,
tu es tellement un fardeau par moments,
tant de choses commencent à s'user sérieusement à gauche, à droite,
mais en même temps par la magie du désir,
par l'envie de communier de toutes les manières possibles et imaginables,
tu entrouvres tellement de plus en plus de portes ,
par où peuvent s'écouler des flots de volupté et d'extase
jeune, je bandais pour un oui , pour un non,
j'aspergeais de sperme à la ronde autant que je pouvais
comme si j'étais un tuyau d'arrosage lâché
qui s'agite dans tous les sens
désormais il y a une précision, une sobriété,
du geste, de la caresse, de l'émission,
un minimalisme qui délivre un maximum,
qui va droit à la cible
par tous les détours qu'il faut
Posté le 28/11/2024
B
bzo Membre
étonnant comme des actions, des évènements liés au corps
qui à priori n'ont rien à voir avec la volupté,
peuvent être intégré au plaisir sexuel
c'est un peu comme un cours d'eau
quand il déborde,
qui emporte avec lui sur le passage de ses eaux,
toutes sortes d'objets
qui n'ont pas vocation à bouger
ou du moins pas de cette manière
bah, en fait,
tout à voir avec la volupté,
tout absolument tout peut en être,
en faire partie un moment
il m'est arrivé de jouir en mangeant,
enfin, l'action de manger s'est intégré
au petit jeu de frotti frotta entre les cuisses et les génitaux,
la danse de mes hanches, les contractions
alors le fromage, le pain et les tomates
que j'étais en train de mâcher,
ont délivré toutes sortes de nuances de sensations
absolument étonnantes
et cela ne s'arrêtait plus,
le thé chaud dans ma bouche,
oh quel moment,
les sensations générées sur mon palais par le liquide chaud
se sont synchronisées,
se sont mises à danser avec
celles occasionnées par la main qui tournicotait sur le téton
et à mes hanches qui dansaient la rumba
hypnotiquement sur place
un tout, un ensemble
que j'étais
et j'aurai pu me curer le nez dans ces moments-là
que cela aurait aussi éveillé
des délicieuses nuances de sensations
Posté le 28/11/2024
B
bzo Membre
sous les couvertures bien au chaud,
venant de me réveiller,
dans la bulle de ma propre chaleur,
tout entièrement à nu, encore séparé du reste,
je laisse mon corps bouger, se contracter,
tout seul, aléatoirement
aléatoirement mais en même temps
tellement mélodieusement, sans un couac,
comme guidé, suprêmement guidé
je suis tout entièrement à la dégustation,
tout entièrement un buvard s'imprégnant
de cette mélodie suave et soyeuse,
tout entièrement que je suis pour l'instant
quand j'écris mon corps,
j'aurai pu écrire mon esprit aussi,
ou encore mon corps et mon esprit
c'est tellement la même chose,
on est tellement les deux unis,
quand tout fonctionne comme il faut,
tellement sans genre aussi,
ayant les deux, en fait,
en mode yin, en tout cas
cela peut semble un peu mystique, écrit ainsi
mais cela l'est
et ne l'est pas
car c'est aussi, en fait, totalement animal,
on n'est plus qu'une grosse carcasse vibrante d'animal,
fonctionnant toute seule, vide, creuse,
emplie de musique, de la musique d'être,
de la musique de vivre
de la barbaque dégoulinante de sang, de nerf dansant,
s'en donnant à coeur joie,
une barbaque qui ne réfléchit plus que le ciel,
un ciel éphémère qui nous rend tout bête,
tout émerveillé, tout reconnaissant
Posté le 29/11/2024
B
bzo Membre
me suis éveillé en plaisir,
mon corps bougeait de manière familière,
cela m'a réveillé
bon, faut dire aussi
que mon sommeil était en bout de course,
c'était plus ou moins l'heure,
enfin, le créneau durant lequel je me réveille habituellement,
depuis que je suis pensionné,
entre 09h et 10h
mais avais-je éprouvé du plaisir déjà avant que je me réveille?
quelqu'un était absent du duo habituel,
mon esprit se baladait dans le royaume des ombres
cependant peut-être était-il là malgré tout
mais différemment, avec d'autres règles,
celles de la joyeuse anarchie des rêves,
une autre présence, fractionnée, dansant ici et là,
parmi le royaume des souvenirs et des affects en liberté
peut-être était-ce déjà suffisant, même ainsi, malgré tout,
pour se connecter au corps,
communier avec lui
en tout cas, pendant ce temps, lui, le coquin, il était occupé,
les cuisses venaient presser, tordre, frotter,
le petit paquet ultra-sensitif,
les hanches bougeaient avec langueur,
c'est déjà bien assez pour être tout chose, semble-t-il,
même si une partie de moi-même,
était encore occupée ailleurs
je ne sais pas combien de temps cela a duré avant que je me réveille,
cela roulait à bonne allure,
la volupté semblait déjà bien installée
mais peut-être que je me fais des idées,
peut-être que cela avait démarré à l'instant-même
et instantanément je m'étais réveillé,
nappé de volupté,
m'offrant en même temps au désir comme au jour
Posté le 30/11/2024
B
bzo Membre
j'adore comme les sensations
sont un lent, un sans limite, apprentissage,
jour après jour, c'est comme si on reprenait le travail sur une sculpture,
qu'on l'affinait, qu'on la rendait toujours plus parfaite,
toujours plus correspondant à quelque chose d'irreprésentable
Posté le 30/11/2024
B
bzo Membre
explorer minutieusement
les mouvements, les gestes, les contractions,
explorer leurs combinaisons, leurs accords,
sans fin
le moindre millimètre, le moindre écart,
la moindre variation, la moindre bifurcation,
provoquent un changement,
provoquent un petit séisme délicieux à capter
un papillon multicoloré de volupté,
aux irisations sans cesse changeantes,
s'envoler ainsi quelques instants en soi-même,
la chair et l'esprit en ébullition
mourir en plein ciel,
renaître sur la terre,
mourir sur la terre,
renaître en plein ciel
Posté le 30/11/2024
B
bzo Membre
comme mes tétons me répondent
au moindre contact, au moindre effleurement,
c'est presque comme si j'avais deux petits sexes là haut
qui durcissent, qui se raidissent,
gorgés de vibrations prêts à se répandre aux environs
non seulement cela
mais ils semblent aussi comme amplifier
la moindre action ailleurs,
que je sois occupé à contracter les muscles du périné
ou à faire frotti frotta avec les cuisses sur les génitaux
ou les deux
c'est comme s'ils recevaient un coup de turbo
dès que je me mets à chipoter mes tétons chéris
Posté le 01/12/2024
B
bzo Membre
en mode yin,
à force d'être frotté, pressé, malaxé, trituré, dans tous les sens,
régulièrement, mon pénis peut commencer à durcir, à prendre du volume,
voire même de temps à autre, à se dresser complètement,
devenir aussi dur qu'il peut, le chérubin
le frotti frotta entre les cuisses et les génitaux,
devient alors plus maladroit, plus heurté,
avec cet objet soudainement solide, allongée
et non plus mou de chez mou,
qui se laisse malaxer, triturer, chiffonner,
dans tous les sens
mais ce n'est pas grave
car je suis dans ces moments,
envahi d'une tellement irrésistiblement
ambiguë et délicieuse sensation
en même temps tout ce féminin aux commandes en moi,
ces hanches qui dansent langoureusement
et puis ce bâtonnet durci, dressé, devant, là en bas
cet étendard triomphant de la masculinité,
ce braquemart gorgé de sang, se balançant un peu,
comme pointant vers l'horizon
où il semble pouvoir remplacer un moment le soleil,
de la puissance de son rayonnement
me sens incroyable dans ces moments,
tellement totalement délicieusement hybride,
en même temps, aussi fier que possible de cette manifestation virile,
l'impression de pouvoir aller féconder tout l'univers vivant avec
de pénétrer avec mon dard jusqu'au plus profond du noyau de la planète,
d'y provoquer des tremblements de terre monstrueux
avec les va et vient de mes reins déchaînés
et en même temps, toute ce féminin que j'ai réussi à éveiller,
qui est venu prendre les commandes,
toute cette soie dansante que je sens partout en moi,
tellement capiteusement qui ondule,
toutes ces courbes, toutes ces sinuosités
c'est bien simple,
la seule chose qui est droite, qui est dure, en moi, en ce moment,
c'est ce braquemart gorgé de sang,
le reste est tellement ouvert, tellement offert, tellement envahi,
il semble comme la proue d'un bateau,
soudainement qui est venue s'installer là en bas,
écartant, fendant, des vagues dans l'invisible
cela semble presque comme une fellation,
tellement c'est comme si tout un océan
ne semblait plus qu'une bouche venant l'envelopper, l'avaler
avec des milliers de langues allant et venant dessus
il va finir par exploser , c'est sûr,
quel traitement royal,
tant de douceur et de violence, à la fois, en action,
venant encenser, venant attiser, sa raideur,
il va finir par lâcher sa lave
qu'est-ce que ce sera bon,
cela semblera durer une éternité,
une partie de mes couilles, de mes poils, du haut de mes cuisses, de mon pubis
seront mouillés, gluants,
je passerai un doigt dedans pour recueillir un peu de semence
et la porter à mes lèvres,
les en barbouillerai, en goûterai, en avalerai, aussi un peu
puis m'arrêterai net,
une détente souveraine m'ayant envahi,
incapable désormais de bouger,
pour de longues secondes,
comme empli de calme et d'émerveillement
la marée de la volupté se retire,
laissant encore traîner quelques étoiles ici et là,
la chair et l'esprit, le féminin et le masculin,
ces couples en moi,
semblent encore comme lovés l'un contre l'autre
au fil des années,
le plaisir est devenu un jeu
tellement sans tabous et sans limites,
ô mon cher corps,
comme nous nous amusons ensemble
Posté le 01/12/2024
B
bzo Membre
au fond, c'est une question d'interprétation,
savoir interpréter les informations qui montent
ou juste leur donner le sens qu'on a envie?
bah, le résultat est le même,
on vit son plaisir
Posté le 01/12/2024
B
bzo Membre
l'art de faire durer son plaisir,
le merveilleux, le splendide, art
qui se parfait, qui se perfectionne,
jour après jour, nuit après nuit
une cheminée chaude,
un feu allumé
et de la fumée qui s'échappe
sous formes de gémissements
oh que je flamboie
de tout mon être
Posté le 02/12/2024
B
bzo Membre
ce matin,
je me réveille pas trop en forme
et souvent quand c'est le cas,
je doute de tout, de rien,
j'ai besoin de me rassurer
vite vérifier,
je bouge le cul,
passe la main lentement sur la hanche,
ouf, c'est bien là,
la connexion se fait instantanément,
les énergies montent,
la volupté se déploie
je suis sauvé de ce côté-là,
le bagage est là,
bien fermement avec moi,
mon viatique ressourçant,
mes injections de soie,
mon nid douillet
de sensations sans cesse changeantes,
à volonté
traverser la journée,
s'aider par moments,
un peu, beaucoup, à la folie,
respirer un grand coup,
à plein poumons
quel ring de boxe,
la vie
un allié secret, un allié intime,
un joker dans sa manche,
c'est tellement précieux
Posté le 02/12/2024
B
bzo Membre
Jouir, je trouve,
c'est une habitude à prendre,
au plus l'on jouit,
au plus facile l'on a à jouir
au fond, jouir
est comme un muscle,
il faut l'exercer
et encore l'exercer
et il devient de plus en plus capable
En tout cas
dans une sexualité positive
et imaginative,
orientée vers les forces de la vie
Posté le 03/12/2024
B
bzo Membre
enfin, sexualité positive et imaginative,
cela ne sous-entend en aucune façon un jugement moral,
pour moi,
juste une sexualité qui encense le désir,
qui bonifie, qui magnifie,
qui fait se communier voluptueusement,
qui fait se connecter intensément,
à soi-même ou à d'autres
pas une sexualité mortifère, refermée,
coquille vide, enveloppée d'un peu d'orgasme
bon, là encore, cette définition
peut engendrer de la confusion, sans doute
sur ce qui entre dans une catégorie ou l'autre
Posté le 03/12/2024
B
bzo Membre
je ne suis plus venu écrire ces deux derniers jours,
c'est parce que je n'ai quasi plus pratiqué,
quasi plus eu de moments de volupté,
c'est comme cela, je ne me force pas
et comme je ne regarde pas de porno
pour m'exciter artificiellement
les mots, chez moi, viennent toujours avec le plaisir,
quand je viens pondre deux, trois textes par jour, voire plus,
c'est que je connais une période intense
où le désir fait flamboyer ma chair et mon esprit
les mots sont, en quelque sorte, les fruits de la volupté,
des fruits issus de fruits, des sur-fruits,
j'ai joui beaucoup, il y a des mots qui commencent à venir,
une sorte de sudation exquise dans le fond de mon cerveau
voire même, quand j'ai du mal à terminer un texte,
je lubrifie un peu le mécanisme,
je me caresse, je bouge des hanches,
fais monter quelques contractions
et hop, le moulin à mots se remet en route,
expulse les quelques derniers phrases qu'il me faut,
reste plus qu'à les travailler et retravailler un peu
pour mettre cela en forme
Posté le 05/12/2024
B
bzo Membre
pour devenir familier, pour devenir intime,
mélangeons nos humeurs,
mêlons-les joyeusement,
qu'elles s'interpénètrent, qu'elles s'unissent,
jusqu'à ne former plus qu'un seul matériau
provenant de moments de rapprochement
Posté le 05/12/2024
B
bzo Membre
les énergies tourbillonnent quelques instants en moi
avant de former comme une sculpture intérieure,
ma chair semble intimement se mouler dessus
les énergies semblent des ailes maintenant
qui semblent tout entraîner avec elles,
quelque chose de tellement total,
quelque chose de tellement entier,
dans cette sensation
suis-je léger, suis-je lourd?
je n'en sais rien,
tout ce que je sais,
c'est que je n'échangerais ma place
en cet instant,
avec personne au monde
Posté le 07/12/2024
B
bzo Membre
oh la soie de cette volupté,
elle s'affine jour après jour,
devient toujours plus délectable,
je ne m'en lasserai jamais
une main sur un sein
passe lentement,
la paume palpe, enveloppe,
frotte tout doucement
mais fermement
en bas,
les cuisses, les génitaux,
tout à leurs chaleurs s'entremêlant,
s'amalgamant,
rapprochements, légères pressions,
effleurements
mouvement général de cambrement
de tout mon être,
comme si j'étais un félin
sur l'échine duquel,
une main était passée
quelques mots miroir plus tard,
c'est malin,
maintenant j'ai envie de plus
je ferme les yeux,
tends les muscles des fesses
les écarte très lentement
tout en creusant les reins toujours plus,
une cuvette profonde, dense et bouillonnante,
nait entre elles
invitation, signal,
à une contraction,
qu'un ascenseur hydraulique
se mette en route,
pousse vers le haut ineffablement
tout mon intérieur au niveau du bassin,
semble être compressé toujours plus ensemble
et poussé vers le haut,
multi-génération de frottements de toutes sortes,
les plus délicieux les uns que les autres
actions élaborées,
affinées au fil des années,
mais mécanisme tellement tellement simple, en fait,
le yin chante tout naturellement
dans mon corps d'homme
confondante
et voluptueuse
communion
Posté le 07/12/2024
B
bzo Membre
les hanches chantantes, les hanches dansantes,
le titre de mon fil correspond tellement bien
car le mode yin, c'est cela,
des notes en balade dans les hanches
bon, après,
elles vont se balader un peu partout
mais initialement, elles naissent là,
prennent de la vigueur, de l'allant, là,
décollent de là en bas,
comme surgissant
d'une source un peu mystérieuse
laissez les notes rebondir par où elles veulent,
rongez, rongez, ces amarres,
mon corps voulait sa liberté,
mon corps m'a appris sa liberté
sa liberté d'être, de penser et de désirer
mon corps m'a appris sa sagesse animale,
reflet profond du plus pur désir,
sa sagesse transversale
qui me dit juste d'essayer de toutes mes forces
d'enlacer ce qu'il y a moyen d'enlacer un moment
Posté le 08/12/2024
B
bzo Membre
oh mon corps, mon corps,
comme nous avons progressé
dans la bonne direction
j'en veux pour preuve,
cette main, ces doigts, cette paume
qui glissent lentement sur la peau
et qui semblent initier partout sur leur passage
une symphonie de notes voluptueuses,
sans cesse changeantes
leur chorégraphie improvisée,
tantôt tout en délicatesse, effleurements,
danseuses évoluant sur les pointes,
tantôt tout en vigueur, sans retenue,
pagayeurs en pleine course,
font germer une soie chaude et vibrante
qui s'élancent en grappes de notes,
se rejoignant pour former un flot somptueux
qui me fait monter instantanément au septième ciel
Posté le 09/12/2024
B
bzo Membre
ce qu'il est important de comprendre
c'est que le yin en nous, pour fonctionner,
a besoin, doit, se servir des sources d'énergie de notre corps,
de notre corps d'homme
une des meilleurs sources d'énergie sexuelle d'un corps d'homme,
ce sont ses génitaux,
eh oui, votre braquemart et vos couilles,
le yin en vous en raffole, lui sont absolument nécessaire
enfin, pas tout à fait,
vous pourriez vous débrouiller avec le reste,
je le fais de temps à autre,
prostate, seins, le reste du corps
mais pas de pénis et les petites boules qui pendouillent dessous
comme carburant
mais c'est se priver d'une des plus importantes sources,
la plus aisée à actionner
et la plus immédiatement généreuse en vibrations voluptueuses
il y a la façon de le faire, bien sûr,
une seule règle, éviter totalement le contact avec les mains,
commencer à les chipoter avec,
vous fera directement rebasculer en mode yang
les attouchements avec les doigts, la paume, de son pénis
sont un geste masculin de masturbation
et le yin s'il était aux commandes l'instant d'avant en vous,
s'efface, s'évanouit instantanément
les cuisses sont l'interlocuteur naturel en mode yin de ses génitaux,
une fois qu'on en prend bien l'habitude,
cela devient comme une sorte de danse,
un tango sensuel entre les cuisses et vos parties intimes,
un frotti frotta ardent et tellement riche
qui n'a rien à envier en variété, finesse et intensité
de ce que l'on peut éventuellement obtenir dans une masturbation classique
si l'on utilise des techniques avancées
et cela va durer bien bien plus longtemps,
des longues heures de plaisir d'une intensité magnifique
avant que le corps ne réclame une éjaculation
et avant cela vous aurez vécu d'interminables moments de sensation préorgasmique,
l'orgasme semble venir, monter inexorablement,
le sperme semble sur le point de jaillir,
le début, la montée en puissance de la petite explosion,
vous éclatez déjà, le plaisir vous explose en mille morceaux
sauf que là, en mode yin, cela dure,
cela peut se prolonger quasi indéfiniment
et en plus ce n'est pas seulement ressenti dans le bassin
mais cela s'est répandu dans tout le corps
tout notre être semble être devenu ce braquemart raidi, vibrant,
prêt à lâcher sa giclée de semence,
ce qui est aux commandes,
c'est une danse soyeuse, capiteuse
qui nous a envahi de fond en comble
et tout ne semble plus que voiles ondulant vertigineusement en nous,
arabesques de vibrations, mer de frôlements
Posté le 11/12/2024
B
bzo Membre
je vieillis, c'est sûr, c'est inexorable,
je ne veux pas paraître dramatique, mélodramatique ou pédant
mais la mort est là autour de moi
qui rode de plus en plus proche
des proches qui ne sont plus là,
oh tellement désormais,
plus de morts que de vivants, dans la famille, dans les connaissances,
parmi la cohorte, aussi, de gens publics,
gens de théatre, de cinéma que j'ai aimés,
des vedettes de rock , pop, jazz, musique classique et autres,
tous ceux qui a à un moment donné, ont touché mon coeur, mon imagination, ma sensibilité,
ou juste mes pieds, un soir, sur une piste de danse,
la plupart sont des fantômes
mais qui continuent de m'habiter quelque part
mon corps s'use, mon cerveau aussi,
la seule chose qui ne vieillit pas, en fait,
c'est la volupté, c'est le désir,
bien au contraire,
ils paraissent de plus en plus jeunes, de plus en plus immenses
la splendeur des sensations ne s'atténue pas,
elle s'enrichit, elle s'affine, jour après jour, nuit après nuit,
comme un sphinx, le désir renaît en moi
et la volupté qui en résulte,
est toujours plus somptueuse à vivre
bander, de plus en plus dur? (jeu de mot inside)
bah, la belle affaire,
il y a tout le reste, langue, doigts, bouche, muscles, peau, mouvements, narines, yeux,
tout seul ou avec d'autre(s),
il y a de quoi faire pour cent mille ans,
même sans la bite dressée,
obtenir une jouissance et une volupté,
d'une luxuriance sans pareille
Posté le 11/12/2024
B
bzo Membre
oh, quel moment splendide je viens de vivre aux toilettes
je venais de me relever ayant fini ma tache,
debout, ayant juste tiré la chasse,
j'ai senti un appel de mon corps au creux de mes reins,
je me suis laissé aller, je me suis lâché,
mes yeux se sont fermés,
ma tête est parti vers l'arrière, mes épaules aussi
ma colonne vertébrale semblait s'étirer, s'allonger
tandis que je semblais de plus en plus droit
comme si je me mettais au garde à vous pour le plaisir
c'était un peu curieux comme action
car c'est comme si en même temps,
debout, je me raidissais et me relâchais complètement
mais intérieurement, ces quelques secondes,
furent juste irrésistibles,
la sensation de me transformer en une flamme dansante,
là, debout, les yeux fermés,
tout mon être en douce combustion,
toutes mes cellules grésillante de volupté
cela n'a pas duré plus d'une quinzaine de secondes
mais ce fut assez transcendantal comme expérience,
transcendantal et capiteux,
avec le bruit de l'eau des toilettes grondant en arrière-plan
comme j'ai dansé en moi-même, ces quelques instants,
comme je n'étais plus, de tout mon être, qu'une flamme dansante,
merveilleuse façon de commencer la journée
Posté le 12/12/2024
B
bzo Membre
s'offrir
et en même temps, se prendre,
est possible
parce que nous avons ces deux pôles en nous,
le masculin et le féminin
et quand ces deux
sont éveillés en même temps en nous,
eh bien on s'offre et se prend en même temps
et l'on vit les étincelles délicieuses
de cette interaction
Posté le 12/12/2024
B
bzo Membre
il y a ces moments qui viennent tout seuls
où c'est, disons, mon corps qui m'invite
et puis d'autres où c'est moi qui ait envie,
où c'est moi qui invite
mais d'un façon ou d'une autre,
une fois qu'on est sur la piste,
au bal de la volupté,
tous les deux,
on tournoie, on tournoie,
on ne forme plus qu'un
on devient surnaturellement léger,
on semble avoir des ailes,
on s'étourdit somptueusement,
le royaume de la soie
s'est abattu sur nous
Posté le 12/12/2024
B
bzo Membre
brièvement, un ravin sans fond,
empli de vibrations,
s'ouvre en moi,
au détour d'un geste, d'un mouvement
le temps d'une respiration,
le désir est devenu mon souffle
Posté le 13/12/2024
B
bzo Membre
dans l'obscurité, sous les couvertures, bien au chaud,
le monde extérieur n'existe pas,
il n'y a que moi, moi et moi,
tous les moi sans aucun des systèmes de défense
quand on est face au monde,
tout un potentiel d'émoi, émoi, émoi
ce matin, ainsi, j'ai vécu une expérience sensorielle superbe,
une expérience de plaisir sans volupté, sans sexuel,
cela a commencé par mon avant-bras
que j'ai commencé à déplacer très très lentement
sur ma cuisse
(j'étais en position de chien de fusil,
ma position habituelle au lit quand je ne pratique pas),
j'ai senti des ondes qui ont commencé à circuler,
c'était agréable,
pas sexuel mais agréable
en quoi consistait ce plaisir non sexuel mais néanmoins très puissant?
j'ai analysé cela après coup,
c'était le simple fait de sentir mon corps et mon esprit uni,
ne former plus qu'un,
un seul espace, comme une scène , du terreau ultra-fertile
où toutes sortes de choses peuvent bourgeonner instantanément
et où circulait des énergies à l'état pur,
sans qu'elles se transforment encore en volupté
elles circulaient tantôt sous forme de flammèche ondulant,
tantôt leur masse prenait de la consistance du volume,
devenait un serpent épais zigzaguant à gauche, à droite,
tantôt carrément leur cours, leur flux,
occupait tout mon être
l'important était d'avoir constamment un cours, un rythme,
parfois tout menu, tout menu
et à d'autres moments, massif, gigantesque
et pour cela, je laissais bouger, contracter, frotter, effleurer
en toute spontanéité et improvisation,
juste je suivais le flux, me laissais entraîner par celui-ci
au bout d'un moment,
je me sentais de plus en plus sûr de ce qui se passait, comment cela devait se passer
et je laissais même mes génitaux, ma prostate , mes seins, participer
sans que cela devienne sexuel,
toujours rester dans de l'énergie pure,
je sentais le seuil au-delà duquel cela se transformerait en volupté,
je jouais avec, je laissais même un peu mordre dessus
puis je redescendais,
je continuais en sensation non-sexuelle
je faisais du rase motte en quelque sorte,
je restais toujours en-dessous de l'altitude au-delà de laquelle
les radars du sexuel détecteraient l'action
et se mettraient en route toute la machinerie du plaisir
par moments, je m'amusais à flirter avec,
vraiment venir titiller cette frontière, tournicoter dessus,
sentir un bref départ de volupté
puis immédiatement redescendre en altitude
et juste goûter aux énergies se déplaçant en moi
Posté le 13/12/2024
B
bzo Membre
sous les couvertures,
dans la chaleur, dans l'obscurité,
le monde qui n'existe pas encore,
rebelotte
(voir texte au-dessus pour saison 1)
cette fois, cela a démarré plus lentement,
j'étais un peu hésitant,
trop conscient de ce que je cherchais à obtenir,
cela bloquait quelque part,
mais après quelques secondes où cela a tourné à vide,
je me suis bien lâché, cela s'est mis en route
comme hier
et ce fut, encore mieux
ce fut, cette fois, véritablement,
comme une sorte de danse à l'horizontale,
une danse, couché sur le matelas,
un moment d'expérimentation (nouveau territoire)
étonnant
une sorte de danse, de rituel de réunion du corps et de l'esprit
où les membres, les organes, les muscles, la chair,
tout moi, dans l'invisible, aussi,
absolument toutes les différentes parties qui me constituent,
semblaient aller à la rencontre les unes des autres
à coup de mouvements, de gestes, de frottements, de contractions,
de pressions diverses et variées, de déplacements totalement improvisés
je les sentais comme se mettre ensemble un moment,
c'est tout ce qui comptait,
je m'en foutais royalement de tout le reste,
du temps, de l'espace, de moi, des autres, de la mort, de la vie,
il n'y avait plus que cela qui comptait,
mon corps et mon esprit se mettaient ensemble,
pour danser ensemble quelques instants
les énergies semblaient comme un liant suprême,
des ponts s'établissaient un moment,
réunissaient puis se déplaçaient,
cela se joignait de tous les côtés grâce à elles
le mouvement était plus vif que hier,
tout à fait désordonné, chaotique, tumultueux, en apparence,
mais comme travaillé par un rythme intérieur
qui semblait avoir comme une logique irrésistible,
faire se relier, faire se joindre, réunir
c'était sans queue, ni tête,
l'expression convient merveilleusement
sensation d'être entier,
complet et en même temps, totalement fragmenté
fragmenté mais en capacité pour l'instant de me sentir uni,
fragmenté mais en capacité pour l'instant de danser,
fragmenté mais en capacité pour l'instant de danser de tout mon être,
en capacité pour l'instant de faire danser tout mon être
puissante sensation d'union
et de désunion mais fertile,
pas sexuelle
Posté le 14/12/2024
B
bzo Membre
hors du petit cocon sous les couvertures,
enveloppé dans ma chaleur,
je ne parviens pas encore à faire tout à fait cela,
par contre je parviens de plus en plus à faire circuler les énergies
et à la transformer en volupté très précisément localisée
par exemple, je prends une posture debout,
je tends certains muscles
et puis je fais monter les énergies,
elles semblent venir se loger dans la zone contractée
et si une certaine partie de mon corps,
aussi, est en mouvement,
alors les énergies semblent l'accompagner,
comme une escorte volante sous la peau
cela crée comme des espèces de statues intérieures
de vibrations voluptueuses
tellement cela semble se matérialiser en moi,
qui se forment,
qui disparaissent, qui se reforment ailleurs,
une suite de tableaux
sensations extraordinairement fines, précises, riches,
comme sculptées dans du matériau extrêmement malléable,
comme localisables très précisément, quasiment palpables
Posté le 14/12/2024
B
bzo Membre
tout mon être bougeait dans la même direction
comme le flot d'un cours d'eau,
je sentais toutes mes cellules frémir, vibrer,
former comme un flux
un tellement doux vrombissement,
tellement doux vrombissement,
me dispersait, m'unifiait,
cette sensation d'être complètement en fragments,
une myriade de fragments,
réunis, accolés, les uns contre les autres,
ne laissant aucune brèche, aucun accroc,
roulant en flot serré, encastrés finement,
s'enveloppant les uns les autres, sans faille aucune
malgré le constant mouvement, roulement, frottement, éclatement, tourbillonnement
la belle parade du désir,
quelque chose comme un mini chant de la terre
très personnel,
oh dans la forêt, le grand frère est peut-être là,
en attendant, je me la joue centre de l'univers
en pleine expansion,
règne de la volupté,
déjouons le temps un instant
Posté le 15/12/2024
B
bzo Membre
j'adore me réveiller
avec une trique bien dure
là en bas
le mât du bateau
est encore en place,
les voiles des rêves
il y a quelques instants encore,
le propulsait
Posté le 16/12/2024
B
bzo Membre
tout plaisir de qualité
est une affaire de création artistique et d'animalité
en effet,
pour la plupart d'entre nous,
les moments de sexualité, en solitaire ou à plusieurs,
est une des rares occasions
où l'on peut laisser s'exprimer librement,
ce qu'il y a d'animal en nous
et ce qu'il y a d'artiste
derrière chaque geste, chaque mouvement,
la moindre caresse, la moindre contraction de muscle,
il devrait y avoir toute notre imagination, toute notre sensibilité,
toute notre délicatesse, toute notre violence,
tout notre instinct, toutes nos pulsions,
à l'oeuvre
cela ne devrait être mécanique à aucun instant,
toujours le fruit d'une inventivité, d'une créativité, en action,
se renouvelant sans cesse,
en toute simplicité,
ludiquement,
laissant parler ses tripes,
comme son imagination, comme sa sensibilité,
constamment
Posté le 16/12/2024
B
bzo Membre
les mots semblent vraiment, chez moi,
comme une sorte d'éjaculation de mon imagination,
post-moments de plaisir
je viens d'avoir quelques moments de volupté très très intense,
il y a quelques instants,
sur mon siège, face à l'écran,
quelques caresses, quelques mouvements des hanches,
une ou deux contractions,
des mots ont jailli immédiatement en grappe après
et sont là devant vos yeux
désormais
enfin , ce n'était pas, il y a quelques secondes,
enfin oui et non,
vous me comprenez,
le temps de l'écriture
et le temps de la lecture,
il y a ce décalage dont on peut faire fi,
entre nous,
tandis que j'écris, tandis que vous me lisez
j'aime à imaginer
quand quelqu'un lira ces mots,
s'imaginant un instant, moi, les écrivant,
s'imaginant, moi, écrivant ces mots lui suggérant de m'imaginer les écrire,
s'imaginant m'imaginant des mots me suggérant de vous imaginer m'imaginant les écrire,
m'imaginant vous imaginer m'imaginant en train de vous imaginer moi dans le passé
en train de vous imaginer vous dans le futur,
m'imaginant dans le passé
emmêlons joyeusement et inextricablement,
la temporalité de l'avènement de l'écriture
et celui de l'écriture,
de ces mots
soyons pour quelques instants,
un bouquet de miroirs reflétant nos actions respectives
dans le présent, le futur et le passé de ces quelques images
jetées à l'écran depuis mon clavier
créons pour quelques instant
un pont abolissant la temporalité
abolissant le temps miniaturement,
vous et moi,
le miracle, l'ingéniosité, des mots,
comme nous le faisons aussi,
en d'autres circonstances,
grâce au miracle des caresses,
des gestes ensorceleurs
là, nous sommes à la fois,
l'écrivain et le lecteur de notre plaisir
et nous abolissons le temps entre ces deux actions en nous,
nous plaçant ainsi dans la sorte de spontanéité absolue
du plaisir
qui est comme un délicieux gouffre sans fond
la volupté abolit le passé, abolit le futur,
abolit même le présent en fait,
on est juste comme fondu
dans une sorte d'intensité ineffable
hors du temps, de l'espace et du monde,
peut-être à la fois autant vivant que mort,
pendant quelques instants,
c'est-à-dire immortel,
c'est-à-dire d'une fragilité absolue
Posté le 17/12/2024
B
bzo Membre
il y a quelque chose de tellement magnifique
dans la capacité qu'a cette chair
de se transformer instantanément
en un monde de sensations voluptueuses
apparemment sans limites
et c'est bien la seule chose qui ne s'altère pas,
qui ne s'use pas avec le temps,
en nous
mais tout au contraire
qui peut continuer de s'enrichir, de s'intensifier,
jusqu'à la dernière minute
le désir est né jeune avec nous,
nous quittera tout aussi jeune
tandis que nous terminerons
tout chiffonnés, tout ratatinés
et jusqu'au dernier moment,
il sera prêt à nous prêter ses ailes
pour un envol
témoignant de la magnificence absolue
de la vie
Posté le 18/12/2024
B
bzo Membre
basculer en mode yin,
c'est comme de plonger
dans une piscine de volupté,
la tête la première
sauf que comme
nous sommes devenus instantanément transparents,
absolument sans parois aucunes,
non seulement on est enveloppé de toutes parts,
mais l'on est envahi aussi dans toutes les fibres de son être
un nectar soyeux, chaud et vibrant,
dans lequel se produisent des arabesques,
des courbes, des virages capiteux,
des variations de nuances,
tantôt plus vers le fond,
tantôt plus en surface,
il y a comme un dauphin quelque part
qui se déplace dans tous les sens
qui exprime sa joie d'être
dans son élément
c'est le désir
qui respire à plein poumons
en nous, par nous, pour nous
le monde
en train de se contempler
un instant à travers nous
comme dans un miroir,
le train éveillé
d'un rêve dans la chair
Posté le 19/12/2024
B
bzo Membre
mille et une nuances de sensation de bonheur d'être,
mille et une nuances de sensation de fête dans la chair,
mille et une nuances de sensation de volupté,
harmonieusement sauvage et sauvagement harmonieuse,
mille et une nuances de sensation d'union, de réunion,
du corps et de l'esprit,
mille et une nuances de sensation d'être entier,
d'être un, d'être complet,
mille et une nuances de sensation de jouissance de tous les instants,
dès le premier instant et jusqu'au dernier instant,
mille et une nuances de sensation d'un plaisir instantané,
pétillant, coloré et sans cesse changeant,
mille et une nuances de sensation de vibrer comme un volcan joyeux,
un volcan amoureux fou du ciel et tendant les bras vers lui
Posté le 20/12/2024
B
bzo Membre
notre intellect, parfois,
assez souvent même,
cela varie d'une personne à l'autre, en fait,
lutte de toutes ses forces contre le plaisir,
contre son avènement, son flux, sa progression
et pourquoi cela?
parce que le plaisir,
même s'il peut être quelque chose de très élaboré,
de construit lentement au fil des années,
dans l'instant même de l'action,
est quelque chose de purement instinctif,
de basé sur le ressenti, les pulsions
alors que l'intellect, lui,
il aime ce qui est logique,
ce qui est connu, ce qui est reconnu, cela le rassure,
il est tout en pensées plus ou moins cohérentes,
se reposant en partie sur des clichés, des pseudos vérités, acquis au fil des années,
le plaisir devrait être ceci, le plaisir devrait être cela,
c'est imprimé profondément en nous
dès lors, dès que quelque chose sort des sentiers battus,
il s'alarme, nous envoie des instructions,
des suggestions, des signaux, de toutes sortes,
on aimerait qu'il la mette en veilleuse
mais non, il est comme un oiseau en cage
qui s'agite sans cesse, pour un oui , pour un non
apprendre à les reconnaître,
à ne pas en tenir contre,
laisser le corps et l'esprit se joindre momentanément
pour communier dans une volupté assez nouvelle, assez inconnue,
est un défi,
un cheminement
une mine de pierres précieuses est à mettre au jour, à exploiter,
des facettes brutes sont à tailler, à faire briller,
à mettre le plus possible en valeur
le pilier le plus intime de l'épanouissement personnel,
le terreau des tabous où des ordures de toutes sortes atterrissent
où des roses peuvent pousser,
comme des orties et des ronces
Posté le 25/12/2024
B
bzo Membre
ouverture des vannes,
ouverture des chevauchées dans les grandes plaines,
yeux fermés, je m'évade, je n'existe plus,
seule la volupté existe,
oh comme c'est à chaque fois, divin
Posté le 27/12/2024
B
bzo Membre
ce plaisir me transforme en un bouquet, une gerbe,
un bouquet dansant, une gerbe dansante,
comment ma chair fait-elle cela?
c'est bien elle pourtant,
cette masse spongieuse de sang, de nerfs, de muscles
mais là, elle semble de miel, de nectar, de frissons
il y a de l'adoration en l'air,
de la pure adoration,
de l'amour appliqué au plus près,
il y a de telles fontaines en nous
Posté le 28/12/2024
B
bzo Membre
au fond, ce qu'il y a au coeur de ma pratique,
ce qui forme même son noyau,
c'est ma capacité à être émerveillé, ma capacité à être ému,
dans la chair comme dans l'esprit
à partir d'un certain moment,
c'est cela qui fait progresser,
c'est cela qui fait maturer encore la pratique,
au fil des ans
en action, de plus en plus,
en fait, pratiquement tout le temps, désormais,
je me sens comme envahi de lumière
une lumière, pas qui se voit,
mais qui se sent,
une lumière chaude, intense, frissonnante, somptueuse, incomparable,
céleste et en même temps incroyablement voluptueuse
cette même lumière est là
mais sans la sensation de volupté
quand je suis ému par des phrases dans un livre
ou le regard plongé dans un tableau
ou encore les oreilles envahies de notes
cette même lumière pointe le bout de son nez
dans la forêt quand je suis ému par un oiseau
ou juste la vision d'un coin de ciel entre les feuilles d'un arbre
elle semble tellement intemporelle,
une brève injection d'intemporel,
lumière qui éblouit jusqu'au fin fond de la chair et de l'esprit
lumière qui semble être un lien,
lumière qui semble être le lien
Posté le 28/12/2024
B
bzo Membre
libérez, libérez le désir
et il se mettra à danser
oh oui,
vous serez
sa piste de danse
Posté le 29/12/2024
B
bzo Membre
oh le plaisir du tissu
depuis des années, je me promène à poil chez moi
(quand je suis seul)
été comme hiver,
mon corps dénudé était une invitation constante
l'air même semblait être une caresse par moments,
mes mains sont devenues baladeuses comme ce n'est pas permis,
les gestes, les mouvements, quand le désir se mettait à danser,
semblaient provoquer des coulées de soie en moi
mais là, je me suis rhabillé pour l'instant,
d'abord c'est plus commode au coeur de l'hiver,
pour avoir bien chaud, il faut l'avouer,
je peux abaisser le chauffage,
cela fait faire des économies
mais surtout, surtout,
oh le contact du tissu, recouvrant un peu partout ma peau,
c'est une véritable découverte pour moi, ces jeux cachés,
ces contacts indirects,
tous ces frottements avec un intermédiaire
entre les doigts et la peau
ou quand je me mets à bouger,
le tissu qui semble se mêler au jeu constamment
c'est assez étonnant, cela démarre plus lentement
puis tout d'un coup, la sensation devient présente,
repart, revient, avec un rythme plus inattendu, plus aléatoire,
cela s'accélère, cela se ralentit, indépendamment de moi,
de mes gestes, de mes mouvements, de mes caresses, de mes contractions
les nuances de sensations , aussi, sont différentes,
plus feutrées, bien sûr,
des frottements plus frottement que jamais
une seconde peau, tous ces vêtements
quand le désir m'envahit,
semblant être une seconde peau,
une double couche de peau, quoi,
pour une double couche de sensations,
une sensation peut en cacher une autre,
une sensation démarre et se transmue étrangement
de l'inattendu, de l'aléatoire,
du à une cause externe,
semble se glisser constamment
dans mes jeux, ainsi
hé, hé,
je m'amuse bien pour l'instant,
c'est noel,
il y a des cadeaux gourmands
sous les boules
et le sapin est dressé
Posté le 30/12/2024
B
bzo Membre
et puis rien ne m'empêche de temps à autre
de glisser une main sous un vêtement
pour retrouver le contact direct, le contact cru
oh comme ma peau m'accueille,
accueille mes doigts,
quelle ivresse, mes amis,
oh comme la chair est bonne,
comme le désir est bon
Posté le 30/12/2024
B
bzo Membre
le désir chez moi,
est devenu tellement totalement protéiforme, multiforme,
extravagant, contagieux
les tabous ont sauté, se sont effacés
mais bien sûr, des limites restent,
dans le plus total respect de l'autre et de soi-même
mais à part cela,
il n'y a pas, il n'y a plus, de frontières
cela se manifeste chez moi, surtout,
avec l'éveil du yin,
le féminin en moi,
se manifeste splendidement durant l'action
l'entremêlement du yin et du yang,
n'est pas juste un concept,
quelque chose d'abstrait,
c'est quelque chose qui se ressent physiquement,
oh combien!
vous sentez en vous le couple interagir
et la sensation de se faire l'amour
devient bouleversante,
omniprésente
vous n'êtes plus que cela,
un couple en train de faire l'amour
de tout votre être,
vous êtes aux deux bouts,
vous le vivez dans chacun de vos fibres,
vous sentez l'accouplement, l'union,
vous sentez les deux genres qui ne font plus qu'un,
qui se fondent l'un dans l'autre,
qui se séparent, qui se réunissent, qui se reséparent
le désir, ainsi,
devient tellement ingénieux, tellement inventif
quand il a tous les droits, toutes les entrées possible,
trouve le moyen de se manifester dans les circonstances les plus incongrues,
les plus banales
dans un geste, un mouvement, quelconque,
dans une position, une action triviale du quotidien,
tout notre être a cette face cachée
qui n'est que volupté, qui n'est qu'extase
splendide exploration de la puissance
de la chair et de l'esprit quand ils sont unis,
la connection, le lien, semble de plus en plus là,
le vivre dans l'instant,
l'instant-nectar, l'instant-paradis,
l'instant-foisonnement, l'instant-papillon, l'instant-vie
Posté le 31/12/2024
B
bzo Membre
2025 commence, comme 2024 a fini,
parsemée de soudaines, intenses et brèves injections de soie,
oh, la joyeuse farandole dans ma chair
une liane dansante,
une liane ivre,
une liane capiteuse,
comme noyau intime
quand je suis seul chez moi,
que je ne sors pas de la journée, que je cocoone,
j'ai l'impression de me faire l'amour tout le temps,
juste de mettre cela en pause,
le temps d'exécuter d'autres taches
je me peux me retrouver, pendant plusieurs minutes,
à émincer des oignons,
l'instant d'après, le couteau encore en main,
à gémir et à onduler sur place,
l'oiseau bat des ailes, l'oiseau s'envole, quand il veut,
je suis toujours prêt à lui ouvrir la cage,
c'est devenu automatique
Posté le 01/01/2025
B
bzo Membre
comme de délicieux échos du plaisir,
par moments, en moi
quand je pense soudainement, fortement, au plaisir,
des souvenirs semblent s'éveiller dans mes muscles,
dans ma chair, un peu partout
mon bassin sans bouger, semble se remémorer
le mouvement hypnotique et capiteux
qui éveille la soie,
qui la disperse, la fait tournoyer
le bout de mes doigts inertes
semble sentir le contact de la peau,
en sentir le grain, les creux, les montées, les descentes
tandis que celle-ci semble ressentir des frottements, des effleurements
Posté le 01/01/2025
B
bzo Membre
viens de me réveiller,
comme il fait bon sous les couvertures,
chaud, doux, doux, cocon, cocon, nid, nid,
le froid de la pièce accentue cette sensation,
on est en hiver et j'éteins complètement le chauffage pour la nuit,
la pièce a eu tout le temps de refroidir
mais je n'ai que le bout du nez qui dépasse
comme un périscope
quelque part, j'ai l'impression de sortir d'un cinéma
où j'ai vu un film incroyable qui a duré des heures,
le scénariste doit être fou, sous acide, pour avoir imaginé un truc pareil,
je ne saurai vous en raconter l'histoire,
c'est inracontable
mais c'était ébouriffant, sens dessus sens dessous, psychédélique, indiana jonesque,
foisonnant, grouillant, foutraque, en 3D, 4D, 5D, 100000D
maintenant, je me frotte lentement une jambe contre l'autre,
lentement, très lentement,
goutant chaque millimètre de peau, chaque poil qui se froisse, qui se presse
rien d'autre que cette action
mais cela entraîne toutes sortes de déplacements ailleurs,
des hanches, du tronc, des membres,
des frottements, des effleurements, des pressions, de tous les côtés,
des contractions un peu partout, oh oui, un peu partout
et j'en goûte chaque variation, chaque changement d'angle, de pression,
de différence d'intensité dans les contractions, des mouvements, ici et là
tout cela se transforme en sensations
qui se suivent, s'amalgament, se lient, fluidement,
formant comme un orchestre à l'oeuvre
et moi, je suis tout à la dégustation,
oh comme je suis à la dégustation,
je ne rate pas une nuance,
le plus infime changement entraîne une coloration nouvelle,
tantôt, ce sont des variations subtiles, toutes légères
tantôt le changement est comme séismique,
registre tout à fait nouveau
prenant la place soudainement, en bloc, de tous les côtés
on dirait du ressac, des vagues, du courant,
avec des poissons dedans par milliers
qui tournent, se retournent, filent, changent de direction,
soudainement, lentement, ralentissant, accélérant,
des algues, ondulant, tantôt par millions en même temps,
tantôt quelques solitaires, chacune avec des rythmes différents
oh mon corps,
qu'est-ce que tu me fais là
Posté le 02/01/2025
B
bzo Membre
de temps à autre, marchant dans mon appartement,
je m'arrête,
je place les mains sur les hanches
et lentement, lentement,
tout en fermant les yeux et rejetant la tête en arrière,
je les remonte le long des flancs,
terminant sur les seins,
les prenant sous la coupelle des paumes quelques instants,
les pressant, les frottant, un peu
tout un monde de frissons assuré,
brièvement, en passant,
avant de continuer ma route
Posté le 02/01/2025
B
bzo Membre
ah les troisième et quatrième
des quatre derniers lieder de Richard Strauss
s'enfoncer lentement dans le crépuscule,
s'y perdre à jamais sur quelques notes
et la voix divine d'Elisabeth Schwarzkopf
https://www.youtube.com/watch?v=VmxHcofj254
Posté le 02/01/2025
B
bzo Membre
oh, le troisième et le quatrième
des quatre derniers lieder de Richards Strauss
s'enfoncer lentement dans le crépuscule,
s'y perdre à jamais,
dériver jusqu'à la fin des temps
sur quelques notes de musique
et la voix divine d'Elisabeth Schwarzkopf
Posté le 02/01/2025
B
bzo Membre
ah, c'est gentil à Adam d'avoir sorti ce petit texte que j'ai écrit il y a quelques mois
et qui avait été bloqué par l'anti-spam du site, sans doute à cause du lien,
ça m'a troublé un moment
car comme cela avait été écrit il y a pas mal de temps,
je me demandais ce qui se passait
j'avais fait plusieurs essais pour parvenir à le mettre sur le site
mais il avait été à chaque fois bloqué,
là ils réapparaissent soudainement ce matin
tant mieux tant mieux,
Richard Strauss est un splendide compositeur,
il a magnifié la voix féminine comme aucun autre compositeur classique
et Elisabeth Schwarzkopf a été une des plus grande soprano de tous les temps,
sa voix et son interprétation étaient divines, inégalées
Posté le 03/01/2025
B
bzo Membre
j'explore un continent sans fin
mais au fond ce que j'expérimente,
ce à quoi je goûte, les délices que je vis,
c'est la puissance des énergies en moi
et quand la pièce s'est achevée,
ce qui en reste, une fois que les lumières se sont rallumées,
que les acteurs sont partis, que le décor a été enlevé,
c'est un misérable petit plateau,
tout dépouillé
qui ne paie pas de mine
il peut y avoir, alors, à cette constatation,
comme un moment de découragement
mais je peux le faire évanouir d'un claquement de doigt
car c'est tout ce qu'il me faut
pour faire réapparaître à nouveau une machinerie flambante neuve,
dans toute sa splendeur
la vérité,
c'est que nous ne sommes pas qu'un misérable petit plateau
mais aussi l'écrivain de la pièce, son réalisateur,
ses acteurs, ses machinistes
et puis tout son décor
et notre tâche secrète,
c'est de favoriser tout cela, de coordonner tout cela,
de faire monter des pièces encore et encore
tout un carrousel de pièces,
toute une parade de pièces, nuit et jour
et le jeu, c'est une musique,
une musique sacrée, impudente, animale,
grotesque, sublime, décadente, sophistiquée,
prude, sauvage, impudique,
ô combien de combinaisons sans limites
avec quelques notes
alors oui, aux premiers abords,
nous ne sommes qu'une misérable petite scène vide,
avec plein de poussière et de déchets, dessus
où rien ne semble avoir été représenté dessus depuis des siècles
on peut y convoquer ses fantômes
et y rejouer sans cesse son passé,
comme on peut se laisser surprendre encore et encore
par le chapeau de prestidigitateur et la boîte de pandore
qu'est l'instant présent
alors je convoque mon imagination, je convoque mes sens,
je convoque ma prostate, je convoque mes couilles, je convoque mon pénis,
je convoque mon anus, je convoque mes poils, je convoque ma peau,
je convoque mes cuisses, je convoque mes seins, je convoque mes hanches,
je convoque les oiseaux, je convoque le ciel, je convoque les arbres,
je convoque la terre, je convoque le soleil, je convoque l'océan,
je convoque les livres, je convoque la musique, je convoque l'art
allez-y messieurs, dames,
le plateau est tout à vous,
tout à vous,
j'ai travaillé à cela dur depuis des années
et continuerai encore, inlassablement, sans relâche
surprenez-moi encore et encore,
déployez le plus grand chapiteau au monde et ses splendeurs,
déclamez-moi les plus belles et mystérieuses tirades,
éblouissez-moi de pirouettes majestueuses, d'entrechats sublimes
faites-moi vibrer encore et encore,
oh oui, faites-moi vibrer jusqu'au dernier instant
Posté le 03/01/2025
B
bzo Membre
éteindre un instant cette satanée voix
et se laisser envahir
par la beauté, la volupté, la sauvagerie de l'émotion
et la soie véhiculée par les sens
Posté le 03/01/2025
B
bzo Membre
tandava,
la danse tantrique
je réexpérimente avec cela ce matin,
les énergies me sont tellement favorables, tellement généreuses, tellement abondantes
ces derniers jours
que j'ai eu envie de m'y frotter à nouveau
et ma foi, avec des résultats tout à fait délicieux
l'espace, s'abandonner à l'espace,
laisser le mouvement nous happer,
se laisser entraîner,
s'évanouir dans le geste, le mouvement,
la position en progression,
n'être plus qu'une traînée d'air tourbillonnant ,
faisant de lentes voltiges
les énergies s'éveillent toute en douceur,
cela semble presque comme une grande libellule se déplaçant en nous,
nous absorbant, nous entraînant,
au rythme de ses ailes vibrantes
Posté le 03/01/2025
B
bzo Membre
danse tandava,
c'est vraiment la connexion du corps et de l'esprit
puis juste le laisser aller, le laisser emporter
par les mouvements et les changements de position, du corps
c'est sans doute pour cela que cela me plait autant
et qu'il faut bien le dire, cela m'est aussi facile,
c'est vraiment une partie de ma pratique,
à appliquer,
je veux dire, les parties, connexion au corps, laisser aller, laisser emporter,
sont des éléments essentiels de ma façon de pratiquer,
il manque juste le yin, laisse celui monter, nous diriger
et aussi l'attention portée aux organes sexuels, génitaux, prostate, anus,
sinon à part cela, beaucoup de base commune
je suis très excité
et curieux de voir ce qu'il y a moyen d'obtenir avec,
à part une sensation de détente suprême
et cette divine sensation de connexion au corps
(c'est déjà pas mal, hé, très bien même
mais on en veut toujours plus, n'est-ce pas, vous le savez bien)
j'entrevois, j'espère, des possibilités de transe extatique en mouvement,
mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs,
progressons tranquillement sans attentes particulières
Posté le 03/01/2025
B
bzo Membre
heureux moi,
j'ai 5 organes sexuels:
-mes génitaux
-ma prostate
-mon anus
-mes tétons
-et le reste du corps
mon cher anus,
il est surnommé dans la région,
le volcan affectueux, le volcan volubile,
pas très subtil, certes,
mais d'une générosité infatigable
ma prostate,
elle, elle est surnommée la reine,
un peu diva sur les bords, capricieuse,
difficile même parfois
mais dès qu'elle se met à chanter,
on comprend pourquoi ce sobriquet,
elle règne de par sa finesse et sa richesse,
admirable bouquet d'ondes se projetant continuellement vers le haut,
incisives, fines, vives, brillants d'un éclat cristallin
mes génitaux,
mon petit paquet chéri,
mes deux petits boules de poils qui se balancent, qui se dodelinent
et ce tube à géométrie variable
avec ce gros gland violacé au bout,
comme je les adore
ils auraient du me servir à me reproduire,
cela ne s'est pas fait,
comme je le regrette maintenant quelque part,
une petite fille ou deux ou trois,
cela aurait été une bénédiction du ciel
de vivre chaque moment avec elles,
côtoyant leur magie, leur royaume de douceur
mais sinon, à part cela, en mode yin,
leur façon de s'épancher avec générosité
au moindre contact de mes cuisses,
dispersant à la ronde une volupté
si légère, si riche, si pleine de nuances,
me ravit et me ravira toujours
et je les sollicite quasi constamment
quand je suis en action,
en conjonction ou pas, avec d'autres acteurs de mon plaisir
n'oublions pas non plus les moments, en mode yang,
où le petit tube se durcit,
où il semble se mettre à vibrer comme une antenne,
fier et pavanant qu'il devient,
mon petit bélier adoré,
oh je ne t'ai pas donné beaucoup d'occasions ces dernières années
d'aller faire trempette dans des orifices appropriés,
musculeux et bien gluants
où il fait bon plonger et encore plonger, faire des allers retours,
où il fait bon se frotter contre des parois en mouvement,
se serrant, se desserrant, se resserrant
le seul problème avec mon petit braquemart chéri
est que s'il crache à un moment donnée,
cela prendra des jours et des jours après
pour faire remonter le niveau des réservoirs d'énergie
à leur maximum de chez maximum
et que la machinerie refonctionne à à 200%, à 300%, à l'infini%
avec toute la finesse et la richesse, sans limites dont elle est capable
mais hé, c'est la nature, il faut faire avec
et puis il y a mes tétons,
ah mes tétons,
ils sont surnommés au pays,
les tout mimis minis,
des chérubins de pénis aux étages d'en haut,
les deux font la paire, les deux font l'aubaine,
comme mes doigts les adorent,
ces deux chers petits turbos qui décuplent toutes les ondes circulant ailleurs,
immédiatement dès que je me mets à les tripoter
et puis tout le reste du corps,
tant et tant de régions, tant et tant d'explorations,
par monts et par vaux,
par muscle, par organe, par os, par poil, par cheveux, par millimètre carré de peau,
par geste, par mouvement, par position,
c'est la grande muette, généralement
mais pas si muette que cela quand je suis en action,
oh que non
elle offre une telle diversité d'ondes,
une telle infinité de nuances,
sans elle la musique ne serait pas chorale,
ne serait pas symphonique même
bon, on peut préférer régulièrement des formations plus réduites,
genre musique de chambre, quatuor, duo et même solo
mais la puissance et la richesse de tout un orchestre symphonique,
c'est quand même quelque chose d'assez inégalé
cela vous empli les oreilles, les tripes, bombastiquement, avec urgence,
cela vous décolle irrésistiblement,
cela vous projette avec une aisance déconcertante jusqu'aux cieux,
cela vous fait valser dans les airs
comme si vous étiez une plume dans le vent,
comme si vous étiez une nymphette entre les doigts de King Kong
ah mes amis,
comme le désir est bon,
comme le désir est bon,
quelle belle plante,
ah quelle belle plante
et comme elle a bien poussé chez moi,
je la sens partout dans mon être,
ses millions de feuilles qui peuvent se mettre à frémir
pour un oui, pour un non,
ses branches se mettre à se balancer majestueusement
et puis son tronc qui semble être comme une colonne vertébrale, une autoroute,
d'ondes qui montent puis qui se dispersent dans toutes les directions
delta de mon amour
qui tendez les bras vers le ciel
vous vous êtes nourris parmi les terres,
dans ses profondeurs, dans son humus,
faites-moi goûter à la soie des instants,
à son flux délicieux, incomparable,
encore bien longtemps et bien fort
Posté le 04/01/2025
B
bzo Membre
tandava,
ce sont vraiment les énergies qui font leur show
sans le désir
je bouge, je bouge,
c'est la danse intérieure,
je deviens un papillon de soie
virevoltant gracieusement
mais pourquoi je serai étonné?
après tout, les émotions quand je lis un livre
ou plonge dans une oeuvre d'art,
ce sont aussi les énergies qui se consument
sans le désir
merveilleuse façon de commencer sa journée,
d'abord au lit,
la volupté a fait son show, son show le plus intime, le plus ardent,
finalement là aussi, je me laissais juste bouger sur le lit,
sauf que là, le désir était allumé,
le désir était à l'oeuvre aussi
puis, après quelques taches machinales,
comme allumer les radiateurs, ranger la vaisselle propre, mettre en route l'ordinateur,
tandava, tandava, tandava, quelques instants,
juste pour me prouver que la merveille est bien là,
debout dans un coin un peu dégagé de la pièce,
je ferme les yeux
et je laisse les mouvements, les positions, me happer, m'entraîner,
me faire voler intérieurement
la soie s'est installée, la soie m'a happé,
la soie m'a entraîné,
sensation étonnante mais vraiment étonnante
car je sens bien que le désir est totalement au repos
pourtant une partie de ce que je ressens durant mes moments de plaisir,
est là, bien là,
la connexion du corps et de l'esprit,
est là à pleine puissance
et aussi les vagues de soie grâce aux contractions, gestes, mouvements,
cependant aucune volupté qui vient là-dessus,
qui vient pousser là-dessus,
croître comme une jungle sauvage, folle
comme il fait gris dehors
et il pleut aussi
cependant je suis plus heureux que jamais,
les trésors intérieurs fleurissent,
comme rayonnent et me font rayonner
Posté le 05/01/2025
B
bzo Membre
et aussi les vagues de soie grâce aux contractions, gestes, mouvementsune précision car je me rends compte en me relisant que cela peut prêter à confusion j'utilise le mot contraction mais pas dans le sens, vraiment pas dans le même sens que quand je me donne du plaisir ce ne sont pas les contractions des muscles du périné, ni même les contractions sciemment effectuées d'autres muscles du corps, en fait je n'aurai pas du utiliser ce mot, ce sont juste les muscles qui en bougeant, se contractent légèrement au passage, comme mon corps bouge, vit, effectue des gestes, des mouvements rien de plus
Posté le 05/01/2025
B
bzo Membre
manque aussi la montée du yin, bien sûr durant tandava,
la plus grande différence, en fait,
avec mes séances de jouissance et de volupté,
où le yin prend possession de mon corps et de mon esprit
le yin et le désir, manquent,
je dirai,
reste la connexion au corps
et puis les énergies à l'oeuvre
qui créent une sorte d'envolée intérieure superbe
oh j'y retourne,
j'en ai trop envie,
c'est trop bon
Posté le 05/01/2025
B
bzo Membre
tandava,
oh comme cela me vient facilement,
je suis vraiment devenu un expert
dans l'art de se lâcher
et de laisser les énergies se répandre en soi
c'est super planant ce truc,
comme on disait dans ma jeunesse
Posté le 05/01/2025
B
bzo Membre
sauf qu'à l'époque,
pour obtenir ce genre de résultat,
il m'aurait fallu prendre du lsd
ou des champignons hallucinogènes
là, aujourd'hui,
je suis devenu mon propre hallucinogène,
je secrète cela au fond de moi
hé hé,
chaman,
vous avez dit chaman
je vais me réintéresser de près
à tout ce qui est tantra,
je sens désormais à ma portée
un extraordinaire terrain de jeu
Posté le 05/01/2025
R
RomPat33 Membre
Saut @bzo,
On s’était parlé il y a un an et depuis je fais mon petit bonhomme de chemin aless
je me masturbe tres très peu et le porno est devenu rare.
c’est incroyable comment je me sens bien après 3 semaines sans ejac !!!
bref, je développe la sensibilité de ma prostate par de petit mouvement ondulatoire du bassin et je focus aussi mentalement sur les sensations ressenti. Je me relâche pour tenter de laisser le corps gérer le truc.
hors ce matin j’ai eu très envie de titiller la porte de derrière et en carressant doucement autour de l’anus mes jambes se sont misent à tremblées.
Petit à petit je sentais mon anus qui se contracter mais doucement je ne contrôlait rien, ça se faisait tout seul. J’ai senti alors que l’orgasme venait les jambes se resserraient et je me cambrer dans un sensation de jouissance mais comme en demi teinte.
ca montait le long de mon corps, j’essayais de ne pas obstruer, de laisser faire.
je faisais mini jouissance sur mini jouissance et tout partait de l’anus et de la prostate.
Ce qui m’amène à te demander.
lors des premières jouissance, le liquide claire de precum sortait par goute à chaque jouissance.
puis j’ai enchaîné plusieurs jouissance et la patatras, j’ai joui du sperme !!!
j’étais dégouté et anéanti !
toute cette énergie gaspillée comme si je devais repartir de zéro.
l’energie quand elle montait semblait bloqué. Est ce pour cela que j’ai joui ?
comment faire pour ne pas jouir tout en profitant de l’extase des énergies sexuelles ?
ps : tout du long je n’ai jamais touché mon sex.
merci pour ton aide
romu
Posté le 06/01/2025
B
bzo Membre
c’est incroyable comment je me sens bien après 3 semaines sans ejac !!!n'est-ce pas, moi-même, actuellement, cela fait plusieurs semaines que je maintiens une abstinence d'éjaculation et mon corps est devenu tellement réactif, c'est pour ainsi-dire miraculeux, magique, à quel point les sensations sont fines, précises, riches, variées, à quel point elles viennent facilement, se déclenchent instantanément, même juste en y pensant et puis aussi, l'énergie qu'on a dans le quotidien, pour toutes ses autres activités, on parvient à se concentrer beaucoup plus, beaucoup mieux, etc il est clair, en tout cas, pour moi que quand on n'est pas dans une interaction sexuelle régulière avec d'autre(s) personnes(s), il est vraiment très intéressant de pratiquer ce type d'abstinence, enfin si on a des pratiques adéquates développées, qui permettent d'en profiter comme il faut et aussi bien sûr, de ne pas avoir recours au porno qui installe une sorte de demande artificielle irrépressible de soulagement sexuel cependant, cependant, la nature est ce qu'elle est et c'est très bien ainsi, rester longtemps, voire très très longtemps, sans éjaculer, est un fragile équilibre qui parfois se rompt de lui-même, surtout avec le plaisir anal, prostatique 100%, non mais anal , oui, cela peut-être accompagné d'une éjaculation, ce n'est pas rare il y a-t-il des raisons physiologiques? je ne sais pas, peut-être les organes génitaux sont aussi massés, frottés, avec les contractions des muscles de l'anus peut-être juste l'excitation devient contagieuse, se répand à toute la zone et le coup finit par partir dans le cas où cela devient très très tempêtueux en tout cas, je ne crois pas que tu dois t'en affliger, il faut l'accepter, renoncer pour ne pas risquer l'éjac, cela conduit à de la frustration, de l'agressivité non, même si tu n'es pas consommateur de porno, il y a un moment , sans doute, si on laisse le désir fréquemment parler en nous, même si tu ne t'adonnes pas à des touchers manuels des génitaux, où le coup peut-être doit partir, il faut l'accepter, c'est la nature
Petit à petit je sentais mon anus qui se contracter mais doucement je ne contrôlait rien, ça se faisait tout seul. J’ai senti alors que l’orgasme venait les jambes se resserraient et je me cambrer dans un sensation de jouissance mais comme en demi teinte. ca montait le long de mon corps, j’essayais de ne pas obstruer, de laisser faire. je faisais mini jouissance sur mini jouissance et tout partait de l’anus et de la prostate.tu as vécu de superbes moments, c'est ce qui compte et tu les revivras, tu as la recette ceci étant dit, peut-être que sans t'en rendre compte, dans les moments d'excitation extrême que tu as vécus, tu as frotté tes génitaux contre les draps ou autre action qui aurait pu entraîné cette éjaculation, quand on ne l'as fait depuis des semaines, voire des mois, il peut suffire de pas grand chose pour que le coup parte
Posté le 07/01/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Bonjour à tous, Bonjour à vous deux
RomPat33
J'aurai pu écrire exactement la même chose, surtout sur l'anus qui s'amuse avec des contractions, surtout lorsqu'elles sont très légères, il m'arrive aussi de me laisser aller,
de vouloir et en même temps redouter, l'éjaculation,
mais quel moment lorsque l'on ne contrôle plus rien, de sentir le long des jambes, puis des testicules, monter la sève qui coule de ce membre
qui pour ma part est resté flasque.
Toute la journée qui suit l'anus en redemande....
Posté le 07/01/2025
B
bzo Membre
j’étais dégouté et anéanti ! toute cette énergie gaspillée comme si je devais repartir de zéro.elle n'est pas gaspillée puisque tu as vécu des moments superbes
l’energie quand elle montait semblait bloqué. Est ce pour cela que j’ai joui ?je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire par là, tu vivais des moments superbes, en quoi tu avais l'impression que tes énergies étaient bloquées?
comment faire pour ne pas jouir tout en profitant de l’extase des énergies sexuelles ?hum, tu veux dire plutôt , il me semble, comment faire pour continuer de jouir sans éjaculer. Ma réponse, continuer de faire comme tu fais, tu es sur la bonne voie, tu es resté plusieurs semaines en t'abstenant d'éjaculer et tu as pu vivre des moments qui en valaient vraiment la peine d'après ce que tu décris bon, tu râles, parce que l'éjaculation est arrivée alors que tu n'avais rien fait pour la solliciter mais cela arrive les accidents, c'est en t'exerçant toujours plus que tu arriveras à prolonger cet état où les énergies se sont tellement accumulées qu'on devient comme de la nitroglycérine, que le corps devient incroyablement réactif pourquoi c'est arrivé? comme j'ai écrit plus haut, il a pu arriver des frottements sans que tu t'en rendes compte vu ton état d'excitation, peut-être juste parce que le plaisir anal peut être accompagné d'une éjaculation bon, tu ne repas pas à zéro, si tu éjacules plusieurs jours de suite, là tu finiras par repartir de zéro mais encore une fois si tu as une compagne ou un compagnon, cela n'a plus aucun intérêt, ce type d'abstinence car s'il est vrai que tu te décharges de tes énergies, tu te charges de celles de ton ou ta compagne, il y a échange, il y a renouvellement salut à toi aussi, @PetitsPlaisirs76
Posté le 07/01/2025
R
RomPat33 Membre
Salut @bzo, salut @petitsplaisirs76
Merci pour votre retour et ces encouragements !
Quand je dis que cela semble bloqué c’est que le plaisir semble figé autour des fesses et de la prostate, je le sens monté mais pas comme un jaillissement au dessus de la tête comme j’ai déjà pu ressentir avec des montées de kundalini.
Je trouve ce point plus derrière entre l’anus qui remonte vers derrière les testicules très sensible. Il me suffit de faire quelques ondulations légères du bassin et je sens immédiatement le plaisir grandir.
c’est vrai j’ai maintenant une appréhension de jouir. Comme tu l’as dit bzo si je ne joui plus alors je vais vite retrouver mes énergies. Ma vie sexuel de couple est presque à zéro. Ma femme n’est pas porté la dessus et donc pas de sexe c’est ok pour elle. Ça m’arrange (bien que difficile avant de commencer il y a 3 ans ce chemin).
mais je trouve ce phénomène d’ondulation du bassin sans forcer fascinant. Il y a comme quelque chose de magique…
Posté le 07/01/2025
B
bzo Membre
c’est vrai j’ai maintenant une appréhension de jouir. Comme tu l’as dit bzo si je ne joui plus alors je vais vite retrouver mes énergies.Ne confonds pas jouir et éjaculer, stp, ce n'est vraiment pas la même chose. On peut jouir de longues minutes sans éjaculer, avoir des orgasmes même sans éjaculer. C'est le but dans ce genre de petit jeu en solitaire, avoir le plus de plaisir possible, jouir, être empli de volupté connaitre des extases de toutes sortes, énergétiques, tantriques, prostatiques, en mode yin et ne pas éjaculer et ainsi augmenter ses énergies et par conséquent, augmenter ses capacités à percevoir ressentir du plaisir, c'est en boucle et c'est vrai que l'éjaculation romp ce cercle, oblige à reconstituer le stock d'énergies cependant c'est délicat comme fil sur lequel marcher car il est de plus en plus difficile de rester sans éjaculer, à partir du moment où l'on fait participer ses génitaux ou son anus à ses petits jeux, on a tendance à faire plus attention, pour ne pas se laisser entraîner sur la pente savonneuse qui nous entraîne de plus en plus vite, vers l'éjaculation cette pente, je dirai, avec le temps, devient de plus en plus savonneuse et donc délicate à s'y aventurer je vais te dire, moi ma façon d'approcher cet aspect du problème, là, par exemple, cela doit faire 3 ou 4 semaines que je suis sans éjaculer et cela commence à devenir vraiment très très intéressant et j'ai envie que cela se prolonge le plus longtemps possible mais en même temps, je sais que cela finira par arriver car moi, avec mon mode yin, je sollicite aussi beaucoup mes génitaux il faut l'accepter, à moins d'être un fakir, il est difficile de rester des très longues périodes de temps sans éjaculer, même si on se tient à distance du porno si on a une activité sexuelle consistant en des pratiques autres que la masturbation, sollicitant la prostate, l'anus, le yin en nous, en mode tantrique, ou juste éveillant d'une manière ou une autre directement les énergies en nous, il y a un moment donné où un accident arrivera et je trouve que ce n'est pas grave , même si cela veut dire qu'on aura quelques jours où ce que l'on vivra , sera plus estompé, moins intense, c'est comme cela, il ne faut pas se rendre malade
mais je trouve ce phénomène d’ondulation du bassin sans forcer fascinant. Il y a comme quelque chose de magiquen'est-ce pas, c'est la puissance du yin en nous, c'est quelque chose d'unique
Posté le 07/01/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Je trouve ce point plus derrière entre l’anus qui remonte vers derrière les testicules très sensibleEn effet c'est très sensible par ici, le périnée je pense. Les masseurs prostatiques ont une branche qui appui dessus. Puisque tu es dans les découvertes, tu devrais t'intéresser à tes tétons, je les ai découverts il n'y a pas très longtemps, avant ils me chatouillaient c'était désagréable au grand dam de Madame, maintenant, ils sont redoutables, j'ai l'impression qu'ils sont en liaison directe avec l'anus/prostate. A ne pas négliger
Posté le 07/01/2025
R
RomPat33 Membre
Oui oui j’aspire à la jouissance, au plaisir intense pour toucher les étoiles ou le plus profond de mon être. Ejaculer c’est comme un grand vide après une explosion. Vivement que ma capacité corporelle à recevoir et vivre le plaisir et ensuite l’extase puisse grandir et grandir encore comme ce fut le cas pour toi @bzo. D’ailleurs considers tu que le plaisir continue de grandir dans ton corps ou tu as atteint un palier infranchissable ?
oui les tétons j’ai découvert ça aussi. C’est très agréable et à la fois frustrant on a l’impression que le plaisir ne va jamais dépasser le titillement dans la prostate, comme un vibro qui ne te ferais jamais jouir…
Posté le 07/01/2025
B
bzo Membre
D’ailleurs considers tu que le plaisir continue de grandir dans ton corps ou tu as atteint un palier infranchissable ?c'est sans limites, cela progresse toujours, non, il n'y a pas de palier infranchissable cependant il faut nuancer tout de même, si on est vraiment objectif, la puissance en soi, augmente peu après un certain palier, je trouve ce qui progresse, c'est la qualité, la finesse, la variété et cela emmène toujours des nouveaux degrés d'intensité j'espère que c'est assez clair, en grossissant le trait, je trouve qu'il y a une part de l'intensité qui est de la puissance pure et une autre qui est la variété, la finesse, la profondeur de la sensation, en bref la qualité eh bien de mon expérience, c'est la qualité qui n'a vraiment pas de limites et qu'on peut faire progresser quotidiennement, alors que la puissance, une fois qu'on a atteint un certain cap, elle augmente peu ou du moins beaucoup plus rarement
oui les tétons j’ai découvert ça aussi. C’est très agréable et à la fois frustrant on a l’impression que le plaisir ne va jamais dépasser le titillementmoi, je considère mes tétons comme un organe sexuel à part entière, dès que je les mets en route, c'est comme si j'allumais un turbo les caresses sur tout le corps, très important aussi, parvenir à faire participer tout le corps, à la génération des ondes, est un stade très important, comme je l'ai déjà écrit, tout le corps est un organe sexuel, il peut générer des bonnes ondes de toutes parts, cela devient vraiment symphonique
Posté le 07/01/2025
B
bzo Membre
entré dans une de ces périodes de grand calme,
au niveau de l'activité sexuelle
assez étonnement , celles-ci tendent à se multiplier,
au plus les jours d'abstinence d'éjaculation s'amoncellent chez moi,
on imaginerait qu'au contraire,
on est de plus en plus pris dans une sorte de frénésie irrépressible
avec les énergies sexuelles qui s'accumulent
mais non, pas chez moi en tout cas,
c'est plutôt le contraire
il y a une sorte de bien-être généralisé
qui s'installe tout le long de la journée et de la nuit,
je me sens vraiment bien dans ma chair et mon esprit,
plus calme, plus posé,
comme planant doucement sur les instants
et les quelques secondes de volupté que je m'offre ici et là,
sont une pure merveille, à chaque fois,
me traversant comme un coup d'immense couteau soyeux
donné de part en part, dans tout l'être
je pose les mains, à travers le coton du tshirt, sur les seins,
les presse, les frotte, un peu
tout en synchronisant le mouvement des doigts et de la paume
à une lente contraction des muscles du périné
que j'applique quelques instants
et une vague d'ondes m'emplit,
oh comme elle m'emplit
me voilà en luge, les yeux fermés, glissant sur une pente intérieure,
une luge qui dévale, qui m'entraîne dans mon entièreté,
oh comme le frottement du coton est doux,
ma chair est de coton frotté, l'air qui emplit mes poumons est de coton frotté,
le sang qui coule dans mes veines est de coton frotté,
les rouages qui fonctionnent dans mon cerveau, sont de coton frotté
être tout entièrement d'ineffable, un moment,
relâcher la tension et continuer son chemin,
ressentir la continuité des ailes de la vie
rebattant à présent tranquillement en mes flancs
Posté le 09/01/2025
B
bzo Membre
il y a vraiment un monde de différence
entre ces moments où je suis au lit
ou même juste assis dans un fauteuil
ou encore sous la douche
ou encore faisant ma gym
où je recherche à vivre le plus possible de jouissance et de volupté,
où je laisse le plus possible les digues s'ouvrir
à coups de caresses, de mouvements, de gestes, d'ondulations,
de contractions, de frottements, d'effleurements,
divers et variés
et puis ces brefs moments du quotidien,
qui soudainement sont comme mis en exergue,
deviennent comme des parenthèses sublimes,
déclenchés par un quelconque geste,
par un mouvement ou position du corps
ou encore la contraction d'un muscle n'importe où,
qui m'a paru propice, adéquat, ayant le potentiel
pour devenir le tremplin vers une communion voluptueuse
et que je laisse se transformer,
que je laisse être habité
par les énergies, les vibrations, du yin,
en me lâchant tout en me mettant sous tension
et me connectant à mon corps
recherche d'une harmonie sauvage dans l'instant,
presque de vivre un geste zen,
le geste de l'archer qui ferme les yeux
et cherche la cible qui est devant lui, au fond de soi-même,
un moment d'élan, de surgissement, des énergies vitales,
devenir comme une statue de vibrations sculptée dans l'instant,
emmenée à fondre quasi instantanément
comme neige au soleil
Posté le 09/01/2025
B
bzo Membre
comme j'aime me sentir ainsi,
vibrant pour un oui, pour un non,
à la fois extrêmement vulnérable et indestructible,
ému jusqu'aux larmes pour un rien
mais néanmoins solide, solide,
oh oui, debout, debout, ô combien
comme j'aime me sentir ainsi,
emporté, un instant, par un tsunami de volupté
à la moindre caresse, voire au moindre effleurement,
un attrape-mouche à extases, jouissances
et émotions de toutes sortes,
un lit de torrent pour le tumulte perpétuel des sensations
Posté le 09/01/2025
B
bzo Membre
prendre plaisir à sa féminité momentanée,
c'est se sentir être devenu capiteux,
de la tête aux pieds
c'est se sentir être embrassé dans sa chair
et se sentir embrasser sa chair
c'est se sentir être devenu une houle en mouvement,
se sentir dans la soie de chaque goutte qui la compose
et se sentir millions de gouttes qui roulent ensemble
Posté le 10/01/2025
B
bzo Membre
ce soir, par contre,
j'ai le feu au cul, le feu à la prostate,
le feu aux couilles, le feu au pénis,
enfin, vous avez compris,
le feu un peu partout, quoi
comme, comme, c'est délicieux,
le moindre mouvement, le moindre frottement,
entraîne des déplacements d'énergie en moi,
je les sens tournant comme des poissons grouillant les uns contre les autres
je me frotte un peu les couilles avec les cuisses,
oh comme mes génitaux semblent de soie,
je les presse un peu
et fais monter une contraction,
oh quelle montée lente de bélier chaud, impérial,
mes entrailles semblent fondre au passage,
fondre en un nectar qui se met à couler, à dégouliner,
je sens les filets se répandre
c'est à devenir fou de plaisir,
cette chair me surprendra toujours,
quelque chose de tellement neuf,
pourtant cela s'est répété déjà des milliers de fois
mais cela parait toujours aussi neuf, toujours aussi resplendissant,
toujours différent quelque part
Posté le 11/01/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
je pose les mains, à travers le coton du tshirt, sur les seins, ../.. à une lente contraction des muscles du périnéeLe duo "infernal" , les tétons, les miens, tout petits, doivent être caressés le plus légèrement possible pour que les stimulis soient maximum, le périnée, là aussi de toutes petites contractions de l'anus et ce sont des contractions délicieuses. Cerise sur le gâteau, ces deux là s'en souviennent et en redemande.
Posté le 11/01/2025
B
bzo Membre
oui, tout à fait, une valeur sûre, cette combinaison,
duo toujours tout en haut du hitparade de la volupté,
avec leur rengaine dont on ne se lasse pas
Posté le 11/01/2025
B
bzo Membre
je pars à l'aventure,
je remonte l'Amazone,
je me caresse
je ne sais à quoi m'attendre,
plus que jamais, ces derniers temps,
oh ce seront de la volupté, des sensations,
certes
mais leur teneur, leurs nuances, oh...
la surprise bouleversera ma chair, mon esprit
le séisme sera total,
la transformation sera soyeuse,
viendra comme une masse conquérante, irrésistible, irrépressible,
cela bourgeonnera, fleurira, en un clin d'oeil
en un parterre éphémère qui illuminera de sa géométrie vibrante
je sera encore là, renversé, parmi tout cela, quelque part,
affamé, abruti, comblé et déjà rejeté vers la rive,
l'ensorcellement n'aura duré qu'un instant d'éternité
entre tes doigts, entre mes doigts,
une chanson est passée,
une chanson dans le sang
que je crois, par moments, reconnaitre dans le paysage,
étrange et dur monde,
quel lit de plaisir et de souffrance
Posté le 11/01/2025
B
bzo Membre
plus aucun moment de volupté depuis mon dernier message,
juste parfois un geste, un frôlement, une contraction,
un automatisme qui se déclenche presque sans que je m'en rende compte,
n'en sens pas le besoin pour l'instant,
vais pas me forcer,
c'est comme cela,
me sens bien sans
me sens, en fait, merveilleusement bien, sans,
j'ai un tranquille sourire, la plupart du temps, au coin des lèvres,
l'accumulation des énergies a un effet général très bénéfique sur moi,
à chaque instant du jour comme de la nuit
me sens puissant, me sens calme,
me sent sensible, me sens réactif, au plus haut point,
me sens terriblement concentré et capable à tout moment
de la légèreté, de la douceur de vivre,
me suis depuis longtemps pas senti comme cela,
la dernière fois,
c'était il y a bien longtemps,
quand j'étais sur le pont de mon voilier,
seul au milieu de l'océan,
tout minuscule, avec le vent, les vagues, le soleil, tout autour,
sensation d'effacement, de connexion, quasi constant,
au fond de soi,
la voile, mon bateau, comme c'est loin, tout cela
alors j'en profite,
je ne sais pas combien de temps cela durera,
je ne crois pas, j'en suis même sûr,
que le désir soit incompatible avec cet état
mais pour l'instant, c'est comme cela
Posté le 13/01/2025
B
bzo Membre
finalement ces périodes quasiment sans aucun moment de volupté,
ne durent pas plus de deux, trois jours,
elles doivent surement avoir leur raison quelque part,
je n'envisage pas un instant que c'est juste parce que j'ai atteint 65 ans au compteur,
je sens que c'est autre chose
mais bon, je sens peut-être mal,
va savoir
mais enfin c'est ainsi et je l'accepte,
sans doute si j'avais une excitation extérieure genre porno
qui maintiendrait artificiellement
une activation plus ou moins constante du désir,
ce serait différent
mais là, il semble que celui-ci a besoin,
disons une fois par mois, en moyenne,
de se mettre complètement en veilleuse,
deux, trois jours
très certainement pas pour recharger les batteries
puis je suis en période d'abstinence d'éjaculation
depuis des semaines maintenant,
donc mes réservoirs d'énergies débordent,
enfin ne débordent pas
mais les réservoirs grandissent automatiquement
pour accommoder l'excédent, jour après jour
si vous avez déjà accompli un certain cheminement vers votre épanouissement sexuel
en solitaire ou pas,
cette présence en excès de chez excès d'énergies,
contribue essentiellement à une qualité toujours supérieure des sensations,
leur finesse, leur précision, leur variété,
deviennent incroyables
en d'autres mots,
vous savez de plus en plus, instinctivement, comment exploiter ce surcroit,
en tirer un maximum de profit,
pas juste profiter au premier degré de l'explosivité augmentée
une simple caresse devient un continent à explorer quelques instants,
un mouvement des hanches vous emporte
comme une vague géante
et la combinaison des deux,
vous bouleverse de fond en comble,
vous transporte comme un fétu de paille,
avec une fluidité et une aisance rares
je me découvre toujours plus autre,
d'un instant à l'autre,
capable de ressentir autrement,
de réagir radicalement hors de mes frontières,
instantanément
délicieuse alchimie de la volupté,
élixir de vibrer
Posté le 14/01/2025
B
bzo Membre
l'expression " se lâcher",
parvenir à "se lâcher" pour arriver à des résultats
dans nos explorations sexuelles,
au fond, il faut la prendre vraiment littéralement à 100%
j'entends par là qu'il faut parvenir à se lâcher,
lâcher ce soi, lâcher cet intellect qui en fait partie,
ainsi, automatiquement l'esprit et le corps se connectent
et l'aventure voluptueuse peut démarrer sérieusement
Posté le 14/01/2025
B
bzo Membre
un vers de mon poète préféré, Saint-John Perse
"et vous avez si peu de temps pour naître à cet instant!"
"naître à cet instant", là est bien la question,
autant dans nos pratiques,
que dans la vie de tous les jours
le haut de forme de prestidigitateur, de l'instant,
la cour des miracles de l'instant,
naître à lui
Posté le 15/01/2025
B
bzo Membre
plus rien à écrire pour l'instant
sinon que je n'ai rien à écrire,
pour l'instant
en fait, non, je fais semblant de me souvenir maintenant
qu'il y a tout de même quelque chose en train de se passer,
là, ces dernières 24 heures, dans mon parcours, ma progression
à savoir, que j'ai décidé pour un temps de ne plus pratiquer en mode yin
mais uniquement en mode 100% prostatique aneroless.
Mais pourquoi cela, me demanderez-vous
et je vous répondrai que je vous remercie de m'avoir posé cette question
et y répond tout de suite
je veux retrouver à plein puissance le plaisir prostatique,
ses orgasmes tellement explosifs, ses extases interminables,
j'ai commencé dans le temps, il y a quelques années, avec un masseur
et j'ai pu obtenir tout ce qu'il y avait moyen d'atteindre avec cet accessoire,
cependant quand j'ai basculé progressivement vers le plaisir en mode yin,
j'ai peu à peu perdu mes capacités à m'envoyer en l'air prostatiquement uniquement
et cela fait des mois, voire des années
que je soupire que j'aimerai pouvoir mener en parallèle
ces deux types de pratique à pleine puissance
avoir le beurre et l'argent du beurre, donc,
le plaisir prostatique et le plaisir en mode yin,
sans négliger aucun des deux
là, j'ai décidé de m'y mettre
mais d'une manière cette fois, radicale de chez radicale,
à savoir complètement arrêter le mode yin pour un temps,
pour faciliter cela, je ne vais plus me promener tout nu dans mon appart
car le moindre frottement, la moindre caresse,
la moindre pression de mes cuisses sur les génitaux ,
le moindre mouvement des hanches,
à poil, cela déclenche tout de suite le mode yin chez moi
alors qu'habillé, c'est moins automatique,
il faut un peu plus de temps,
je vais pratiquer sur le lit ou ailleurs, aussi habillé de pied en cap,
sans les mains, même, dans un premier temps,
toujours pour les mêmes raisons
donc, dans un premier temps,
rien que mon lâcher prise, la connexion à mon corps
et les muscles du périné
et ma prostate, aussi, bien sûr
je vais voir ce que cela donne,
du plaisir ainsi, j'en ai,
beaucoup même, depuis toujours
mais je veux retrouver toute la puissance et la richesse des orgasmes prostatiques
à 100%
enfin, vous voyez,
tout le délicieux carnaval, tout le barnum orgasmique,
tel que je l'ai connu par le passé
Posté le 16/01/2025
B
bzo Membre
comme une simple caresse
peut être nourrissante,
une douceur soyeuse qui vous envahit
jusqu'au fin fond de l'âme,
un instant
se sentir tout entièrement,
tout vibrant, tout frémissant,
par la grâce
du passage momentané
de quelques doigts
sur la peau
les abîmes
sont emplis d'ouate
et je peux me sentir plongeant,
la tête la première,
tournoyant tout doucement
Posté le 17/01/2025
B
bzo Membre
quelque chose d'hypnotique, de vertigineux
dans tandava,
enfin quelque chose qui y ressemble
et que j'essaie de faire dans mon coin
yeux fermés, debout,
on laisse le corps se mettre en mouvement sur place,
rapidement des abymes s'entrouvrent un instant, se succèdent,
des monts, des vallées, des vagues, des pics, des ondulations,
des tournoiements,
les énergies se sont mises à circuler
il n'y a plus qu'à se laisser porter, emporter, le plus possible,
imaginez un bouchon de liège sur l'eau,
les courants l'entraînent,
peu à peu il se retrouve à zigzaguer, à tournoyer, lentement,
à dévaler des chutes, des cascades, tout en souplesse féline,
le voilà à crapahuter sur des montagnes russes comme un yoyo
mais cela reste toujours très fluide, très sur roulement à billes
jamais désagréable, à aucun instant,
les énergies sont porteuses, les énergies sont transporteuses,
les énergies sont allégeantes,
les énergies prennent en charge
voilà bien la chose,
on est pris en charge par ses énergies intérieures,
ils nous font glisser, nous promènent,
parfois c'est un peu rugueux, brusque
mais toujours libérateur dans l'instant
la chape est levée, les amarres détachées, les fondements sont descellés,
notre coque vogue toute seule,
il n'y a qu'à se laisser faire
Posté le 19/01/2025
B
bzo Membre
oh, j'ai retrouvé le plaisir en mode yin depuis hier soir,
comment j'ai fait pour m'en passer deux, trois jours?
ah la la, je me déçois sérieusement tout de même,
je suis plutôt resté sans plaisir que de m'atteler sérieusement
à essayer de retrouver mon plaisir prostatique d'antan
il n'y a rien à faire,
mon corps rejette ces tentatives,
il me le fait bien sentir au bout d'un certain temps,
il est trop habitué à la spontanéité, à la massivité, à l'instantanéité,
du plaisir en mode yin
je vais définitivement tirer un trait sur ce type de plaisir
que j'ai connu à un moment donné,
cependant je vais continuer d'expérimenter un mode yin
mais en 100% prostatique,
voir vers où cela me mène, où cela débouche,
est-ce que cela éveille des orgasmes prostatiques ou pas
Posté le 20/01/2025
B
bzo Membre
une volupté,
comme si elle n'était pas de ce monde,
en même temps,
comme s'il n'y avait rien d'autre
qui existe
tellement animale, tellement charnelle,
tellement viscérale, tellement crue
et en même temps,
tellement totalement céleste,
éthérée, désincarnée
une volupté qui semble pouvoir être localisée
précisément à chaque instant,
qui semble pouvoir être suivie à la trace, cellule par cellule
au fur et à mesure qu'elle se répand, qu'elle se meut en nous
et en même temps,
qui semble être partout à la fois,
tellement globalisante, expansionniste,
tellement généralisée à tout notre être,
générant une sensation d'harmonie sauvage, d'ensemble, d'unité,
d'être une entité dont les parts, même les plus infimes,
semblent interconnectées et dialoguer entre elles
tellement en même temps, semblable à elle-même,
comme immuable, existant depuis toujours
et pourtant variant constamment, se renouvelant
défilant sous forme d'un carrousel de nuances
sans cesse changeant
Posté le 21/01/2025
B
bzo Membre
oh la la,
j'ai cru que j'allais m'évanouir de plaisir à un moment donné
j'étais dans la salle de bain, en fin d'après-midi,
j'étais en train de me déshabiller, après être rentré
d'une journée , à régler des affaires à gauche, à droite
venais d'enlever mon caleçon,
mes cuisses sont venues automatiquement se plaquer contre mes parties,
les presser, les frotter un peu,
mes hanches , immédiatement, ont été entraînés par le mouvement,
bref, un balancement langoureux et capiteux
dans toute la zone du bassin,
plus les frottements et pressions sur les génitaux
oh, une telle vague d'ondes est montée en moi,
m'a envahie instantanément,
que j'ai complètement disjoncté
mais positivement,
a failli d'ailleurs perdre l'équilibre et tomber à la renverse,
tellement j'ai perdu tout contrôle sur mon corps
cela n'aura pas duré plus qu'une quinzaine de secondes
mais il y a des secondes qui semblent durer une éternité
Posté le 22/01/2025
B
bzo Membre
ça me stimule vraiment pour bricoler chez moi,
quand un petit courant de plaisir sexuel est généré dans mon bassin,
se répand un peu
aussi je laisse mes fesses, mes cuisses, mes génitaux, ma prostate,
mon périné, mes hanches, jouer un peu ensemble
tandis que le reste est affairé, perceuse à la main
Posté le 22/01/2025
B
bzo Membre
j'ai atteint un stade avec l'accumulation des énergies
grâce à l'abstinence d'éjaculation depuis des semaines et des semaines
où la sensation de jouissance semble constante et immédiate
dès que je me mets en action,
ne fusse même que pour quelques secondes
la volupté est devenue tellement tellement intense et riche,
tellement dense, en même temps, fine et massive
que c'est comme si je jouissais instantanément
et constamment
alors, tout le long de la journée et de la nuit,
j'appuie sur le bouton "pause",
je remets en route,
j'appuie à nouveau dessus,
je remets en route à nouveau
et c'est parti,
comme c'est parti,
"garden of heaven", sous la peau
la seule chose à laquelle je dois juste bien faire attention,
c'est de garder toujours bien équilibrée le mélange des ondes depuis le bassin,
jamais trop favoriser les génitaux,
dès que je sens que je commence un peu trop à bander,
je relâche alors de ce côté
et je privilégie alors nettement la prostate et le reste du corps,
sinon cela peut rapidement escalader jusqu'à une éjaculation,
(à part l'anus qui, lui, souvent conduit au même résultat)
bon, il y aura un moment où le coup partira,
où cela sera devenu trop volatil, trop explosif à contrôler
mais ce n'est pas grave,
en attendant, qu'est-ce que je prends mon pied
Posté le 23/01/2025
B
bzo Membre
la volupté est le moyen le plus aisé
et qui nous est accessible à tous,
de goûter à un peu de grâce
le plus aisé, cependant,
ne veut pas dire facile,
elle semble nichée loin, loin,
au fin fond de la volupté,
on serait tenté de dire
comme un diamant dans sa gangue
mais non, surtout pas, malheureux,
le reste n'est pas à jeter comme de la pierre sans valeur,
dont il faut se débarrasser,
oh combien non
non, il faut accueillir l'ensemble, à bras ouvert dans sa chair
la volupté sous toutes ses facettes,
la plus pure caresse qui semble descendre droit du ciel
qu'on peut ressentir par moments
comme le plaisir animal le plus cru,
dans toute sa splendeur,
celui qui tord les tripes,
qui fait péter, qui fait baver,
qui fait bouger frénétiquement
Posté le 24/01/2025
B
bzo Membre
tout mon être est en pleine floraison,
éclatant de couleurs,
s'imbibant à l'air libre de soleil et de ciel bleu,
comme je suis empli de volupté
oh cette nourriture, cette douceur céleste,
je sens mes cellules s'en imbiber comme des buvards,
la divine ondulation dans l'invisible,
la musique dans mon sang
Posté le 24/01/2025
B
bzo Membre
sens comme mon sexe devient dur,
fais-le disparaître dans ta bouche,
avale-le goulument,
maîtresse de la danse,
je suis sûr,
ta langue ne me fera pas défaut
qui es-tu? j'ai déjà oublié
es-tu un homme ou une femme? j'ai déjà oublié
mais ton amour aussi fugace soit-il,
m'aura construit, un instant,
tu fais part de moi, désormais,
à tout jamais
Posté le 24/01/2025
B
bzo Membre
frotter une jambe contre l'autre,
lentement, comme je l'aime,
se révèle de plus en plus une aventure en terra incognita
les sensations qui viennent à ma rencontre,
sont de plus en plus puissantes, sauvages, massives, incontrôlées,
au premier centimètre carré de peau frottée,
c'est tout un continent avec toute la vie sous d'innombrables formes dessus
qui dégringole à ma rencontre,
comme je suis entraîné
mes gémissement, mes râles,
semblent être des chiens de traîneau me tirant à toute vitesse,
je me laisse happer, transporter, par eux
tandis que ma main caresse lentement un sein
et que mes hanches sont entrés aussi en action
il y a quelque chose de tellement irrésistiblement descellant,
la façon dont les sensations me cueillent, me soulèvent,
débouler dans un vertigineux univers empli d'ouate chaude, frissonnante,
une douceur dans le sang qui circule partout,
rouler rouler, lâcher tout un instant
Posté le 25/01/2025
B
bzo Membre
quand j'affirme, "plus jamais cela ou comme ceci",
il ne faut pas prendre cela au pied de la lettre,
juste que sur le moment où j'écris, j'en suis dégoûté,
que je suis découragé par quelque chose
parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous
tout cela pour dire
que les tentatives pour retrouver mes "bons vieux orgasmes prostatiques d'antan"
ne sont pas définitivement éteintes,
oh que non, juste mises en pause
le problème principal pour moi,
qui m'empêche de retrouver à pleine puissance ce type de plaisir,
c'est quand je suis en action,
de ne pas basculer au bout d'un certain temps vers le mode yin
en effet, cela m'est tellement facile, tellement instantané,
d'être envahi par les sensations intenses, délicieuses, du mode yin,
qu'il faut que je trouve une méthode qui fasse barrage à cela,
avec juste un minimum de volonté,
que celui puisse être appliqué quasi automatiquement
car pour pouvoir se lâcher, se laisser entraîner,
notre volonté doit laisser la place au désir, à son flux
qui va prendre les commandes, le temps de l'action
j'ai peut-être trouvé cette méthode, enfin
car j'ai découvert que chez moi,
pour que le mode yin puisse se mettre en route,
il faut qu'il y a du mouvement
même minimalement
mais le corps doit se mettre à danser,
il doit y avoir de la musique, des notes qui se mettent à bondir,
dans les muscles, dans les membres,
enfin quelque part, n'importe où dans mon être
or, en me gelant, dans une certaine position
et puis en restant parfaitement immobile,
sinon pour les contractions des muscles du périné
et puis le tripotage des tétons,
cela a l'air de fonctionner,
je sens la prostate qui rayonne de plus en plus,
je sens le plaisir prostatique m'envahir
bon, je ne suis pas parvenu encore jusqu'à l'orgasme,
en fait, je n'ai pas trop le temps ce matin,
suis déjà en retard,
suite ce soir quand je serai revenu,
je me mettrai au lit et ferai une longue séance
pour voir jusqu'où cela monte
Posté le 26/01/2025
B
bzo Membre
mon corps m'avait préparé une surprise au réveil,
les frottements, les contractions
s'étaient organisés en symphonies,
en glissades vertigineuses, en ravins chantants,
j'étais entraîné dans un traîneau de soie
qui se prenait pour un tapis volant
le chaos était tellement organisé
en chaos,
cela veut dire que je n'étais prévenu de rien,
que je ne m'attendais à rien
mais que tout arrivait, cependant, comme par enchantement,
que tout arrivait avec une complicité totale
de ce qui s'était passé l'instant d'avant
et de ce qui allait se passer l'instant d'après
eh oui, j'étais pris dans la faille,
je dégringolais, je m'abandonnais,
je glissais, glissais,
cela occasionnait des soubresauts épiques,
des désagrégements monumentaux,
des montagnes s'élevaient un instant,
l'instant d'après, étaient remplacés par des gorges
tout en dévalements, rebondissements, en bosses et en creux
le vide était habité par tous ses fantômes,
il y en avait toute une galaxie,
mais tout cela peut se résumer à un mot finalement,
plaisir,
oh mais laissez-moi broder un peu,
laissez-moi tenter de vous faire m'accompagner un instant,
rétrospectivement,
un reculons comme dans un film puis on relance l'action
avant que celui ne s'évanouisse
car les mots sont comme des bulles transporteuses qui éclatent rapidement
Posté le 27/01/2025
B
bzo Membre
nous filtrons la réalité à tout instant,
les informations qui en parviennent
et le plus efficace de ces filtres,
est sans doute le fait que nous vivons quelque part dans notre tête,
comme dans une cage dorée,
perdus dans nos pensées et nos rêvasseries
mais si nous parvenions à être là, vraiment là,
dans l'instant et le lieu,
pour un certain laps de temps,
un laps de temps certain,
on se rendrait compte que le seul et véritable ailleurs,
c'est ici, là, maintenant, dans l'instant,
on persévérait de plus en plus l'étrangeté et le merveilleux qu'il y a dans ce monde,
à quel point il semble sillonné par des énergies
Posté le 28/01/2025
B
bzo Membre
concernant l'abstinence d'éjaculation,
autant j'en loue régulièrement les bienfaits,
réactivité extraordinaire du corps,
facilité de montée du plaisir, etc, etc
autant il faut aussi bien insister que cela ne doit devenir trop contraignant,
si de la frustration ou de l'exaspération inhabituelles commencent à monter,
il faut arrêter, cela ne sert à rien, cela devient contreproductif
associée à l'absence aussi de pornographie,
on peut tenir longtemps, voire très longtemps,
sans trop grand effort
et on peut bénéficier optimalement de l'accumulation en excès d'énergie en nous
mais encore une fois, il faut bien s'écouter
et savoir rompre l'abstinence quand on sent en soi
que des effets négatifs commencent à se faire sentir sérieusement
j'ai ajouté le mot "sérieusement"
car chacun a des limites différentes,
question de tempérament, d'âge, de puissance de la libido, peut-être,
si j'écris donc que chez moi, cela est d'environ deux mois,
cela ne veut pas dire que chez vous, ce sera la même chose
Posté le 28/01/2025
B
bzo Membre
qu'est-ce qui vaut la peine?
à mon âge, pensionné depuis quelques mois,
c'est une question cruciale,
le compte à rebours a commencé
je reviens du théatre,
Beckett, Fin de Partie,
oui cela vaut la peine,
l'intensité, l'émotion, partagée,
l'intensité, l'émotion, en partage
rien à voir avec le sexe, pour l'instant,
vais-je y arriver dans ce texte?
je cherche la conclusion,
essayons d'y mêler un peu de prostate,
un peu de volupté,
pour justifier la présence de ces lignes dans mon fil
hier, j'ai éjaculé deux fois,
après des semaines et des semaines d'abstinence
peux pas dire que cela ne fait pas du bien,
je ne crois pas que je vais reprendre un autre cycle pour l'instant,
l'envie, la sensation que cela est nécessaire,
que cela va m'apporter quelque chose,
doit être là,
pour l'instant, elle n'est pas là
Posté le 30/01/2025
B
bzo Membre
les sensations,
chez moi, en tout cas,
sont vraiment comme des espèces de sculptures mouvantes de vibrations
douces, douces, douces
je veux dire par là,
que je sens comme une main à l'oeuvre,
une main qui cisèle expertement
comme une forme éphémère dans ma chair,
qui la fait évoluer
extrêmement gracieusement, harmonieusement,
mais, néanmoins, avec une irrésisitible et nette touche de sauvagerie
la main sculpte avec les doigts,
la main sculpte avec un couteau,
selon les moments
la main travaille la masse ductile, comprimable, expansible,
de l'éphémère forme d'un bonheur charnel indescriptible
se figeant un instant
puis évoluant en une sorte de danse de formes
plutôt arrondies,
ondulantes,
"arabesquisantes",
se figeant à nouveau, pour un moment
puis rebougeant, re-évoluant,
se reformant différemment
avant de se figer à nouveau,
faisant de moi comme une sculpture vibrante en évolution
à consommer à différents stades
la forme d'une sorte de prise de conscience d'être tout en volupté
comme hirsute de nuances variées,
de variables de nuances, variant sans cesse
la forme d'une sorte de prise de conscience
d'être devenu tout soyeux dans ma chair,
tout soyeux et transformé,
se transformant
radicalement transformable, se transformant,
radicalement à transformer,
transformateur radicalement d'état d'être, d'univers,
tendant vers une sorte, constamment,
de perte totale de sens du temps et de l'espace
ils semblent n'exister plus
que sous la forme de ce état très particulier
qui semble être tout mon être,
pour un instant,
un instant de bonheur d'être
quand je joue avec les mots,
je suis comme assis devant un piano,
les mains se gambadant sur le clavier
Posté le 30/01/2025
B
bzo Membre
bien se sentir, être bien dans sa peau,
heureux de vivre, heureux d'exister,
heureux de s'explorer, d'explorer ce monde,
on est là dans ce qu'on pourrait appeler
quelques buts dans la vie, quelques raisons d'exister
notre sexualité est un des piliers massifs de cela,
rien de bien révolutionnaire, dans ces mots,
cependant il est essentiel de le rappeler,
au-delà d'un plaisir et d'un soulagement immédiats,
au-delà de quelques moments de jouissance et de volupté,
tout seul ou avec d'autre(s),
notre sexualité est un cheminement, une progression
qui devrait nous rendre meilleur,
nous rendre plus heureux de vivre,
plus content d'être sur cette terre,
mieux dans sa peau, plus équilibré, plus joyeux,
plus ouvert aux autres, plus tolérant,
plus connecté à notre corps,
plus capable d'apprécier les mystères qui sont enfouis en lui,
plus capable, finalement, d'être connecté à ce monde,
plus capable d'être ébloui, ému
toute notre vie est un cheminement,
on nait innocent, on nait un animal avec du potentiel,
on devient un adulte,
on va essayer de se réaliser un peu, de devenir quelque chose,
de faire quelque chose avec ce qui nous a été prêté
comme a écrit Nietzsche, "deviens ce que tu es"
ou encore comme a écrit le poète Saint-John Perse,
"Et vous aviez si peu de temps pour naître à cet instant…'
Posté le 31/01/2025
B
bzo Membre
une sexualité, riche, épanouie,
pour être complète, pour être optimale,
il faut qu'il y ait au moins une autre personne
je ne parle pas ici juste de la qualité et de l'intensité du plaisir qu'on a vécu,
là, souvent, si on est un peu expérimenté avec son corps et ses besoins,
on peut faire mieux tout seul
mais la sexualité, ce n'est pas juste le nombre d'orgasmes,
ce ne sont pas juste des flots de volupté
mais aussi une rencontre avec l'autre,
un rapprochement, des tentatives d'exploration en commun,
des cimes atteints ensemble
une altérité, un ou une autre, du même sexe ou pas,
apporte une démultiplication des possibilités,
une plongée dans l'inconnu
qu'on n'obtiendra jamais tout seul dans son coin
ceci étant dit,
il faut bien avouer aussi que souvent,
même par rapport à son cheminement personnel, intime,
son épanouissement sexuel et autre,
on serait mieux tout seul qu'en couple, libre ou plus conventionnel
quand l'autre s'est refermé comme une huître, nous repousse,
pire nous dénigre, nous transmet du poison,
la frustration, l'isolement, peuvent être pire ainsi
en solo, certes on n'a pas accès à l'autre,
à un univers, physiquement séparé du notre,
avec sa volonté, ses idées, ses sensations,
ses émotions, ses réactions, ses goûts, propres,
cependant en nous, nous avons aussi une part d'altérité
qui est riche, qui est sans limites, aussi, quelque part,
certes qui n'a pas le même type de potentiel
que réellement une autre personne qui s'ouvre et qui nous accepte
mais cependant avec de la patience et de travail sur soi,
il y a déjà moyen de faire pas mal de chemin,
avec ce qu'il y a d'altérité en nous,
même, encore une fois, qu'il manquera toujours quelque chose
rien que le fait que nous ayons l'autre sexe et tout son potentiel
qui sommeille quelque part en nous,
nous offre déjà des possibilités vertigineuses, illimitées de sexploration
à condition de ne pas avoir peur de renverser toute une série de tabous
la solitude est notre état immuable, irréversible,
même avec une compagne ou un compagnon à côté de soi,
le véritable défi, la véritable nature du parcours intime,
c'est comment nous allons exploiter notre potentiel
à briser momentanément cette solitude,
à nous rapprocher, nous identifier à l'autre,
à vivre des moments en commun,
à fusionner l'instant d'un éclair
nos sensations, nos émotions,
la volupté, la jouissance
Posté le 31/01/2025
B
bzo Membre
les hommes, en général, ne savent pas se caresser,
les femmes, si
il s'agit pourtant, très simplement,
de s'appliquer les mêmes gestes que l'on effectue sur quelqu'un d'autre,
imaginez que votre amant ou que votre amante,
soit nu(e) à côté de vous
et que vous commenciez à le ou la caresser,
vous observez ses réactions
et vous laissez parler votre imagination,
ces deux paramètres vont guider vos gestes, vos caresses
eh bien voilà, rien de plus, rien de moins, à faire,
juste à appliquer à soi-même,
c'est à la fois plus simple et plus compliqué,
plus simple car vous vous rendez compte directement de l'effet de vos caresses,
plus besoin d'observer de l'extérieur,
plus compliqué car il s'agit de pouvoir se lâcher toujours plus,
de s'offrir et de se prendre, en même temps
le seul secret, ici, donc, c'est le total abandon,
se laisser guider juste par le désir, par ses sensations,
autant en tant que personne qui reçoit les caresses
que celle qui les donne,
laissez votre main et votre peau parler,
laissez vos gestes parler,
laissez tout votre corps dialoguer avec lui-même,
soyez son intermédiaire
Posté le 31/01/2025
B
bzo Membre
oh comme ce corps est enchanteur,
il me suffit de quelques mouvements du bassin
tout en caressant les seins
et je suis tellement totalement envahi de volupté,
c'est magique
c'est comme si un tapis volant m'emportait
Posté le 01/02/2025
B
bzo Membre
connaître son corps,
ce n'est pas connaître son corps,
c'est avoir une complicité avec lui
on ne saura jamais vraiment connaître son corps,
comme on ne saura jamais ce qu'il y a derrière la mort
mon corps me devient
toujours plus mystérieux
et c'est très bien et merveilleux
comme cela
Posté le 02/02/2025
B
bzo Membre
les hanches qui partent vers le côté,
dans un mouvement lent, glissé, dérapant,
le dos qui se cambre,
les fesses qui se tendent, qui s'écartent un peu
il n'en faut pas plus pour la soie dans le bassin,
une sensation de densité moelleuse,
légère, flottante, capiteuse
je me caresse maintenant,
les mains qui vont et viennent,
qui allument de tous les côtés,
trompettes, fanfare, j'ai le sexe qui durcit,
qui s'élargit, qui s'entrouvre,
qui mouille maintenant,
est-ce un gland ou une vulve?
les deux, mon capitaine,
les deux, mon capitaine,
un zeste braquemart, un zeste vagin
Posté le 03/02/2025
B
bzo Membre
la qualité de votre plaisir,
son intensité, sa richesse, sa variété,
dépendent essentiellement d'un paramètre,
à quel point vous parvenez dans l'instant
à établir le lien, la connection,
une complicité avec votre corps
ceci explique pourquoi à certains moments,
même une simple caresse
peut vous faire jouir,
à d'autres, elle vous laissera de marbre,
alors que dans les faits et les gestes,
tout semble similaire
votre corps vous récompense
si à un moment X,
vous êtes parvenu à vous rapprocher de lui,
à vous ouvrir à lui, à vous offrir à lui,
il déversera ce que vous attendez,
ce que l'oisillon insatiablement affamé que vous êtes quelque part,
attend, bec grand ouvert, piaillant
Etre complice dans l'instant de son corps,
c'est accepter de ne plus réfléchir à ce que l'on fait,
c'est accepter de se laisser conduire, d'être mené,
c'est accepter de ne plus savoir,
accepter qu'il n'y a rien à savoir dans le feu de l'action,
que ce qui est su dans l'instant,
est un savoir immémorial qui est dans nos tripes
un savoir sans savoir qui est sans limites,
apparaissant, s'établissant, croissant,
dans les moments de communion voluptueuse
de notre corps
et de notre esprit qui est venu le rejoindre
puis disparaissant sans laisser de traces
bon, d'autres paramètres, jouent aussi, bien sûr,
comme la technique, les automatismes acquis
mais l'essentiel, encore une fois, est ailleurs,
l'essentiel est là dans l'instant,
profond enfoui dans le lit de l'instant et dans nos tripes,
quand on est parvenu à se dépouiller de tout bagage,
qu'on est sans passé, ni lendemain, sans précédent, ni héritage,
qu'on est devenu un simple autel, un point de rendez-vous
Posté le 04/02/2025
B
bzo Membre
une infinité de noces
possible ici-bas
mais d'abord,
épouse ton corps
Posté le 04/02/2025
B
bzo Membre
j'ai eu une période où j'étais accro aux orgasmes,
le plus possible,
les plus intenses possible,
cela correspond, bien sûr, à ma période massage prostatique
avec masseur
je ne vais pas dénigrer ce que j'ai vécu durant ces années-là,
oh que non,
c'était splendidement intense
et puis il y avait aussi le fait que c'était la découverte de tout cela,
qu'un homme pouvait vivre des orgasmes autrement,
qu'il y avait des chemins de traverse possible à côté du plaisir pénien
cependant je m'en suis lassé peu à peu,
me suis lassé de mon masseur peu à peu,
je vivais des dizaines d'orgasmes par jour,
des super O aussi, quotidiennement,
une fois que j'étais bien au point
et pourtant je suis parvenu à m'en lasser
malgré le fait qu'un orgasme prostatique
ne ressemble jamais à un autre
la massivité même, du flot qui passe en nous,
dans ces moments-là,
fait qu'on survole constamment une infinité de détails,
il y a tout simplement trop de choses qui passent et trop vite,
un océan déchaîné se rue en nous
et on n'en goûte, si je puis dire, que les vagues
alors que moi, je voulais de plus en plus vivre mon plaisir
au niveau des gouttes,
au niveau de leur flux,
sentir leur connexion se faire, se défaire,
sentir le carrousel de leurs nuances
si un raz de marée plonge sur une ville,
les maisons sont emportées par dizaines, par centaines,
chacune qui comporte de multiples meubles, d'objets différents,
désormais mon plaisir est dans la dégustation de tous ces détails,
le flux de la volupté a ralenti,
a été rendu contrôlable,
permettant ainsi de goûter à chaque élément qui passe, qui est entraîné,
groupe de sensations par groupe de sensations
plutot, désormais donc, des mini mini tsunamis,
des tempêtes dans des verres d'eau
où les maisons explosent une à une ,
où l'on peut contrôler la vitesse de l'explosion provoquée par les flots,
faire des retour en arrière, faire des plans par plans
en même temps, la qualité de la volupté est devenue telle
qu'il y a une sensation de jouissance en continu rapidement qui s'installe
et puis tellement tout le corps participe,
tellement chaque partie de mon être participe à la génération du plaisir,
tellement il y a cette sensation de se faire l'amour constamment,
tellement il y a une sensation d'être en même temps,
un immense orchestre jouant ensemble
et d'entendre le détail de chaque instrument séparément
dans cette approche, je m'y retrouve beaucoup plus,
c'est beaucoup plus moi, m'y sens beaucoup plus épanoui,
cela me semble plus complet, plus nourrissant, plus riche,
même si j'ai la nostalgie aussi désormais de temps à autre
de tous ces incroyables orgasmes prostatiques à l'intensité sans pareille
que j'ai vécus
et que j'aimerai retrouver la capacité de vivre des moments comme cela aussi
mais si cela n'est pas possible,
si c'est comme de demander le beurre et l'argent du beurre,
alors mon choix est vite fait, sans hésiter une seconde
Posté le 05/02/2025
B
bzo Membre
pendant quelques instants,
une douce volupté
m'envahit
et tout est oublié,
Trump,
les israéliens et les palestiniens qui se trucident,
le monde qui va à vau l'eau,
des mendiants à tous les coins de rue,
mon âge, ma maigre pension,
mon dos qui me fait mal,
ma cheville qui me fait mal,
ma vieille, ma très vieille, mère
atteinte de démence
plus rien d'autre n'existe
que cette soie chaude, frémissante,
voyageuse,
incroyablement légère et en même temps,
incroyablement dense
fêtes secrètes
dans ma chair,
régénérez-moi,
ressourcez-moi
Posté le 05/02/2025
B
bzo Membre
free style,
quand je me réveille sous les couvertures, au matin,
je suis "free style",
me suis habitué à quelques moments comme cela
à savoir,
mon corps qui se met à bouger un peu comme un ver de terre,
il se contorsionne, se contracte, se frotte, se presse contre tout, contre rien,
apparemment sans qu'il y ait un chauffeur dans l'engin
pourtant, il y a une logique à l'oeuvre dans ces moments,
celle de la perception, du ressenti,
un flux de perception s'établit
et il s'agit de le suivre, de le maintenir, de le faire grossir,
sans faire attention comment,
qu'est-ce qui bouge, qu'est-ce qui se contracte,
qu'est-ce qui se frotte, qu'est-ce qui se presse,
contre quoi
il n'y a même aucune recherche de sensualité, de langueur,
juste ressentir, être empli de vibrations,
en fait, la seule chose vraiment nécessaire,
c'est la connexion entre le corps et l'esprit,
qu'ils soient parfaitement unis,
ne forment plus qu'un,
c'est avant tout cela, le but recherché,
n'être plus qu'un flux de vibrations sous les couvertures
c'est quoi au fond, la connexion entre le corps et l'esprit?
me demandez-vous,
bonne question, je vous remercie de me l'avoir posée,
en résumé, c'est se mettre à l'écoute de son corps,
rien de plus, rien de moins
quand l'esprit écoute, quand l'esprit est tout entièrement à l'écoute,
sans restrictions, ni arrière-pensée qui vient perturber,
il est lié à lui, connecté à lui
les mouvements, les frottements, les contractions,
anarchiques, désordonnés,
envoient des vibrations à travers le lien,
l'établissant toujours plus, le renforçant toujours plus,
le perpétuant toujours plus
à d'autres moments,
mon sexe me semblait être immense,
un python géant, lentement se mouvant entre les cuisses, sur le ventre
mais en fait, il n'avait pas changé de taille pour un sou,
était toujours aussi flasque de chez flasque,
c'est juste qu'il était prolongé,
prolongé densément, prolongé intensément,
allongé densement, allongé intensément,
par les vibrations qui s'en dégageaient
à d'autres moments,
il me semble comme une barre de trapèze
auquel mon bassin était accroché,
bougeant dessus, accroché,
effectuant dessus, autour, toutes sortes de figures de style
il vibrait, le bougre, comme il vibrait,
je l'aime comme cela, tout en vibrations,
je l'embrasse à distance de tout mon amour,
je l'engloutis de tout mon être dans la distance de tout mon amour,
je le récupère de tout mon être jusqu'au fond de la gorge,
jusqu'au fond de la tête,
le voilà qui se met à couler de bonheur,
libérant des tonnes de liquide épais, chaud, gluant,
j'en suis envahi, je nage dedans,
mon cerveau en est extravagamment multicolore,
tout en filaments nageant dans tous les sens
comme un bal de pieuvres dansant, enlacés les uns aux autres,
sur une musique dans le sang
Posté le 06/02/2025
B
bzo Membre
j'ai besoin de baigner du matin au soir,
du soir au matin,
le plus possible,
dans le stupre, le délicieux stupre,
dans l'art, le délicieux art,
dans la littérature, la délicieuse littérature,
dans la forêt, la délicieuse forêt,
avec tous ses oiseaux, sa lumière et ses feuilles
oh juste cela,
rien que cela,
rien que tout cela
et la dernière ligne droite de ma vie,
sera réussie, sera accomplie, sera pleine
Posté le 06/02/2025
B
bzo Membre
je comprends vraiment
que dans certaines civilisations, certaines croyances, certaines légendes,
une grande importance, une grande place,
soient attribuées, soient accordées, aux rêves
moi-même quand je me réveille,
j'ai l'impression juste de passer d'un univers à un autre,
chaque nuit de retourner vers une autre vie,
avec d'autres règles, d'autres lois
d'alterner quotidiennement entre deux états de moi-même,
l'un dans ce monde, de la réalité commune, de la réalité physique, disons
et un autre, beaucoup plus mystérieuse, beaucoup plus brumeuse,
avec de nombreuses inconnues
qui parait extraordinairement fascinante ,
en tout cas, vu de ce côté
l'impression de passer mon temps dans cette vie
à commuter entre deux mondes
qui semblent totalement séparés,
imperméables l'un à l'autre, à première vue,
l'un existant que dans ma tête, il semble à priori,
l'autre étant bien réel, partagé par tous,
où les objets et les gens sont bien réels, "touchables",
où quand on tombe ou que quelqu'un nous frappe, on a mal,
où l'on meurt, disparait,
semble-t-il, pour toujours,
où l'on doit manger, boire, chier,
où l'on a froid, chaud
l'autre, well...
aussi puissant et coloré qu'il soit,
qui semble se passer uniquement dans notre tête,
où tout semble avoir été imaginé quelque part
mais est-ce que tout ne se passe pas ici aussi dans notre tête, finalement?
les frontières sont bien plus floues qu'à première vue,
que les apparences semblent nous le suggérer
tellement massivement
en réalité, ces deux mondes, celui de la réalité et celui du rêve,
continuer de s'interpénétrer quelque part constamment,
j'ai de plus en plus l'impression,
ont des tentacules invisibles qui les prolongent l'un dans l'autre
sans qu'on s'en rende trop compte,
c'est toujours insidieux, cela se passe par la bande,
rien de vraiment direct,
cela arrive par des détours et encore des détours
c'est assez intraçable, assez indétectable
mais pourtant je suis de plus en plus persuadé
que les deux mondes n'arrêtent pas de s'influencer,
de s'alimenter l'un l'autre
c'est connu dans un sens, depuis toujours, bien sûr,
quand on rêve, on a l'impression de retrouver un méli mélo étonnant, ébouriffant
où tout se mélange fantastiquement,
de ce qu'on a vécu dans la réalité,
cela a l'air de s'accumuler pêle-mêle quelque part
et de prendre vie dès qu'on s'endort
avec les nouveaux apports de la journée
mais l'influence dans l'autre sens,
elle est bien réelle aussi, j'en suis de plus en plus persuadé,
constamment et massivement
mais dans l'ombre,
indirectement de chez indirectement
nous sommes quelque part comme des pantins articulés,
des pantins animés avec des ficelles,
qui sont tenues par tout ce qui s'est accumulé de ce côté
et qui reprend vie chaque nuit quand on s'endort
seulement de cette vie?
peut-être qu'il y en a déjà des milliers, des milliards d'autres,
d'accumulées de l'autre côté
Posté le 07/02/2025
B
bzo Membre
l'autre me fait peur, l'autre me terrifie
mais aussi l'autre m'enchante,
l'autre me surprend, l'autre m'éblouit
tellement, à la fois, il est identique
et tellement il est différent de moi,
tellement, à la fois, il est moi
et tellement il ne l'est pas,
tellement, à la fois, il m'attire
et tellement il ne m'attire pas
Posté le 07/02/2025
B
bzo Membre
soirée littérature et volupté pour moi,
je mêle un classique de la littérature japonaise médiévale
à des moments d'exquis abandon
où je laisse mon bassin prendre l'initiative
et m'entrainer vers des contrées non moins lointaines
prostate, génitaux, cuisses, fesses, muscles du périné,
oh mes délicieux alliés,
comme je me pâme dès que vous vous mettez en action
comme le plaisir coule de source,
comme il est frais et enjoué, dans ma chair,
mêler les mots de cette littérature raffinée
et puis l'exquise volupté du mode yin,
cela me fait des soirées comme je les aime
Posté le 07/02/2025
B
bzo Membre
caresses solitaires dans la nuit,
plus que jamais,
le yin et le yang sont éveillés en moi,
s'interpénètrent, se complètent
m'enflamment délicieusement
ce plaisir,
même que pour quelques instants,
est tellement riche, tellement nourrissant,
tellement épanouissant
instants papillon multicolore,
instants ruisseau chantant,
instants colibri aux ailes vibrantes
le chant est dans mon sang,
le chant est dans mon sang
Posté le 07/02/2025
B
bzo Membre
j'ai entre les mains le livre
mais moi, je suis entre les mains de mon bassin,
tour à tour,
ce sont les mots qui m'emportent ou la volupté
Posté le 08/02/2025
B
bzo Membre
oh,
qui est en train
de chiffonner de la soie
dans mon bas-ventre?
ô délicieux intrus
que j'accueille instantanément
à bras ouvert,
continue seulement ton manège,
continue
Posté le 08/02/2025
B
bzo Membre
il faut toujours un support
à notre excitation,
que ce soit une autre personne,
une image, une vidéo
ou soi-même
mais dans le premier et le dernier cas,
une autre personne ou soi-même,
on est confronté à un challenge,
à un cheminement, un territoire à explorer, de l'inconnu
alors qu'avec l'image ou la vidéo,
on marchande au rabais son désir,
on est face à quelque chose de figé, de creux, de tordu,
un miroir déformant où notre sexualité
prend des allures grotesques et déformées
Posté le 09/02/2025
B
bzo Membre
sentez comme l'emplissement
se répand soyeusement
jusqu'au plus profond
de votre être
sentez comme il a des ailes,
comme il a des nageoires,
sentez même comme ses coups de marteau
sont délicieux à vivre
sentez comme il y a comme le déplacement d'un ascenseur
puissant, fluide, irrésistible,
sentez comme il semble monté sur roulement à billes,
comme il a quelque chose d'irrépressible,
de phénoménalement perçu de toutes parts
et en même temps, de quasi imperceptible,
sentez comme il est évanescent,
comme il est intemporellement furtif
ce qui s'est ouvert,
ce qui un instant s'est empli
ce qui un instant vous a servi
et en même temps un instant vous a asservi,
ce qui est retourné au néant
ou peut-être pas,
c'est toi, toujours toi, implacablement toi,
grandiosement tu t'es regardé un instant,
grandiosement tu t'es vu un instant,
grandiosement tu as jubilé un instant
de te voir, toi et ta face cachée, tu crois, dans le miroir
Posté le 09/02/2025
B
bzo Membre
j'ai vu le dernier film de Sorrentino, Parthenope,
qui est enfin disponible en streaming.
Ce réalisateur est un de mes préférés, voire le préféré
parmi les plus jeunes générations de réalisateurs (- de 60 ans, disons)
mais j'ai douté de lui,
en voyant une première fois ce film.
Il me semblait sans grand intérêt, superficiel,
même si empli de beauté et de sensualité,
bref raté
mais c'était moi, hier
qui n'étais pas à la hauteur lors du visionnage, je me rends compte,
ce matin, j'ai regardé le dernier quart d'heure
et j'ai été bouleversé,
c'est transcendant, magistral, du tout grand art
et puis là, j'ai revu l'entièreté depuis le début
et c'est du grand Sorrentino,
du début à la fin, en fait
mais avec ce réalisateur, assez controversé
qui ne laisse pas indifférent,
soit on l'aime à la folie, on le place au pinnacle,
soit on le déteste, on le trouve superficiel
c'est parce que son cinéma n'est pas d'une approche aussi facile
qu'on pourrait l'imaginer à première vue,
le réalisateur place toute une série de couches très séduisantes, sensuelles,
qui peuvent paraître synonymes de facilité
sur ses images
et il faut avoir la patience, ma persistance, d'aller plus loin,
de les percer
pour découvrir les splendides qualités dramatiques,
poétiques et humaines, voire spirituelles
que ses films recèlent
Posté le 09/02/2025
B
bzo Membre
faire feu de tout bois,
faire feu de toutes ses fibres,
faire feu de tout son être
es-tu prêt
pour la volupté
que tu espères?
Posté le 09/02/2025
B
bzo Membre
j'ai repris la lecture
de mon classique médiéval japonais,
cela va prendre un certain temps,
même un temps certain
car il y a 3 gros volumes et 1300 pages
dont 550 illustrations tout de même,
estampes japonaises de toute beauté
je m'arrête très régulièrement
pour m'offrir quelques instants de plaisir,
certains, c'est la pause cigarette,
moi, c'est la pause volupté
Posté le 09/02/2025
B
bzo Membre
toutes proportions gardées,
il y a de sérieuses similarités entre le rejet d'une part des critiques
(surtout français) du cinéma du réalisateur italien Sorrentino
et puis celui qu'a connu en son temps, Proust,
depuis reconnu comme un des plus grands, voire plus grand écrivain
qui n'ai jamais vécu
Proust aussi, le récit de la Recherche du Temps Perdu, se passe dans les milieux huppés, privilégiés
les nobles de l'époque, leurs réceptions fastes,
les vacances dans les hotels cinq étoiles en bord de mer, de l'époque,
les salons où l'on reçoit, les papotages malveillants,
beaucoup de futilités, de choses insignifiantes
tout cela forme comme une surface, l'écume sur plusieurs couches,
de ses livres
mais bien sûr, si on prend la peine d'aller un peu au-delà,
de creuser un peu,
toute l'humanité se trouve là, toutes ses qualités et ses défauts, toute sa diversité, sa richesse,
toutes les qualités dramatiques possibles, la nostalgie, l'humour,
tout ce qu'on peut attendre d'un chef d'oeuvre parmi les chef d'oeuvre,
est bien là
eh bien, il en va un peu de même pour le cinéma de Sorrentino,
cela se passe la plupart du temps dans des milieux très favorisés,
dans des paysages de carte postale,
le regard de la caméra s'attarde avec concupiscence sur la beauté des femmes,
le récit insiste sur bien des choses qui peuvent paraître superficielles
mais cela, comme chez Proust,
ce ne sont que les premières couches,
il y a dessous un noyau extraordinairement riche, complexe
qui nous offre de splendides moments d'émotion cinématographique
et un récit passionnant de bout en bout
Posté le 10/02/2025
B
bzo Membre
je suis en train de mettre au point tranquillement, peu à peu
ma propre danse "Tandava"
enfin quelque chose qui y ressemble plus ou moins,
peut-être de moins en moins,
désormais que je customise de plus en plus
je décris un peu pour que vous compreniez,
je ferme les yeux, assis ou debout,
je me mets à bouger lentement,
un bras, le torse, la tête
et puis les mouvements s'enchaînent
comme au ralenti,
voire ralenti de chez ralenti,
un flux s'établit
qui semble déplacer des énergies,
par blocs, par lacs, par montagnes russes,
par filaments, par morceaux en train de fondre,
par continents en train de se former
cela se met royalement à circuler intérieurement,
ce n'est pas vraiment de la volupté
mais c'est très agréable, mystérieux et cela détend,
oh oui, cela détend somptueusement
bon, je n'en suis qu'à mes débuts
et puis je ne pratique pas parfois pendant des jours,
sans doute cela permet d'atteindre d'espèces d'états seconds de transe,
j'imagine,
des états de réceptivité, de connexion supérieure à son corps
et par conséquent à l'univers aussi,
puisque notre corps, c'est un petit morceau d'univers
qui s'est incarné dans notre chair
Posté le 10/02/2025
B
bzo Membre
c'est différent en ce sens
que chez moi, c'est en train de devenir beaucoup plus minimaliste
que ce que l'on peut voir dans les vidéos de tandava sur le net
cela bouge très très lentement
et souvent ce n'est qu'un bras ou la tête,
un seul membre ou partie de corps à la fois,
c'est comme cela que je sens, je me suis rendu compte,
le mieux les énergies,
je parviens à dessiner avec, intérieurement,
à créer des formes, à les déplacer, à les sculpter quelques instants
intéressant manège, en tout cas,
je ne sais pas très bien où cela mène
mais comme dirait l'autre,
c'est le cheminement qui compte avant tout
Posté le 10/02/2025
B
bzo Membre
le plaisir semble être une douleur
qui se transforme en quelque chose de positif, de voluptueux
mais pendant une fraction de fraction de seconde,
on l'a sent tel quelle,
comme une lacération dans la chair,
conférant ainsi une puissance magnifique, irrésistible,
à ce qui va immédiatement suivre
Posté le 10/02/2025
B
bzo Membre
si je voulais exprimer
en termes et images capitalistiques notre sexualité,
cela pourrait ressembler à quelque chose comme cela:
notre libido, notre désir,
c'est le petit capital qu'on a à notre disposition
à faire fructifier
le vieillissement,
en tout cas, à partir d'un certain âge,
c'est l'inflation qui rabote constamment
le capital à notre disposition
la volupté, la jouissance, les orgasmes,
se sont les dividendes, les intérêts, les bonus
qu'on peut percevoir
et la richesse, la diversité de nos pratiques,
l'expertise et expérience acquises,
ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts
qu'on effectue
pour faire fructifier notre petit capital,
pour essayer d'en profiter un maximum
Posté le 11/02/2025
B
bzo Membre
cela me fascinera, cela m'émerveillera, toujours
de constater à quel point,
le moindre geste, le moindre mouvement,
la moindre caresse n'importe où,
la moindre contraction de n'importe quelle partie du corps,
peut générer des sensations voluptueuses
combiner, créer des accords,
se servir de tout son être
comme d'un instrument de musique,
dérouler le carrousel infini des nuances de sensation,
tantôt dégustant note par note,
tantôt en devenant un torrent
où roulent joyeusement des combinaisons
sans cesse changeantes de notes,
c'est vraiment ce qui me passionne le plus
il y a le besoin organique pour un homme,
de temps à autre d'éjaculer, bien sûr,
mais pour le reste,
ce dont on a le plus besoin, j'ai l'impression,
c'est moins de l'intensité des orgasmes
que du fait que tout le corps, plus ou moins, chante ensemble
et que le plus possible, même la plus infime partie de notre être,
puisse à un moment donnée, s'exprimer, vibrer
et dialoguer avec le reste
c'est ce qui fait le plus épanouir, c'est ce qui est le plus nourrissant,
de mon expérience,
bien plus que les orgasmes,
recherche de la variété, de la diversité, de la subtilité des détails,
n'excluent pas, d'ailleurs, n'est pas contradictoire,
avec intensité sans limites
car la qualité des sensations peut devenir telle ainsi
qu'une sensation de jouir en continu s'installe en nous
et l'on se sent s'épanouir splendidement,
avec toutes nos fibres de notre être comme en pleine floraison
Posté le 12/02/2025
B
bzo Membre
à ce stade de ma vie,
mon plus secret et plus cher rêve,
ce serait de mourir en relative bonne santé,
aussi bien mentale que physique
un rêve de vieux, me direz-vous,
eh oui
mais faites-moi confiance, vous y arriverez aussi
et plus vite que vous ne le croyez
cela
et aussi, en attendant,
compulsivement, obstinément, frénétiquement,
le plus possible de volupté, de jouissance,
d'émotions grâce à l'art, la littérature, le théatre, la poésie,
apprécier, honorer la beauté
d'émotions grâce aux rencontres aussi,
il y a parfois de ces moments magiques au hasard de l'une d'entre elles,
des moments où quelque chose se passe,
des moments où quelque chose passe,
on rencontre des gens,
on les rencontre vraiment un instant,
il y a là dehors des êtres, trop rares, hélas,
qui sont de splendides univers, riches, palpitants, justes, généreux,
c'est rare mais cela arrive
des émotions grâce à la forêt aussi et à ses habitants ailés,
ou encore rampant, sautant, courant, nageant,
au coeur de la nature,
il y a aussi de ces splendides moments d'émotion à vivre,
qui s'accroissent et arrivent de plus en plus chez moi
le reste,
aller au bout du monde,
rouler vite, rouler loin, se griser, s'étourdir,
faire l'amour avec de magnifiques femmes ou hommes seulement,
devenir riche, se bâtir des palais,
je le laisse à ceux que cela intéresse encore
moi, à ce stade,
la seule chose qui me motive encore
c'est de vibrer, oh oui, de vibrer ,
la petite magie dans les instants qui passent
où tout à coup, une porte s'entrouvre
et un flux de chaleur magnifique nous a uni un instant
à quelque chose, à quelqu'un,
à tout, à rien
Posté le 12/02/2025
B
bzo Membre
quelque part, en fin de matinée, presque tous les jours,
j'effectue une séance de sport à la maison,
45 minutes en moyenne,
avec mes deux machines,
quelques exercices au sol pour les fessiers et la ceinture abdominale,
ainsi que deux autres pour l'équilibre et la souplesse générale
je les pratique toujours complètement nu ou à peu près, selon les saisons
et c'est l'occasion aussi pour moi d'entrecouper tout cela
de nombreux, plus ou moins longs, moments de plaisir en mode yin
c'est intéressant, instructif, fascinant
de comparer les deux types d'efforts qu'exigent ces activités,
dans le cas de la gym, des exercices,
on est essentiellement dans l'effort physique, bien sûr
mais la tête participe aussi,
on se concentre un minimum,
on essaie éventuellement de modifier un peu une position, un mouvement
et puis on fait preuve de volonté, de persistance dans l'effort
malgré une douleur qui s'installe dans les muscles
et qui semble nous hurler de plus en plus d'arrêter
alors qu'en action en mode yin,
tout l'être participe de façon tellement différente,
beaucoup plus complète, je trouve, quelque part,
en ce sens, qu'on va chercher ce qui se trouve dans les profondeurs,
comme en surface,
on va vraiment chercher un peu partout en nous le plus possible
et les muscles participent aussi mais différemment,
c'est un subtil jeu entre des moments de mise en tension et de détente,
d'accélérations et de décélérations, même de temps morts,
comme un soufflet de forge qui se gonfle et se dégonfle pour attiser des braises
selon un rythme guidé par l'instinct, le ressenti,
la complicité entre le corps et l'esprit
dans la gym, les muscles se tendent et se détendent
mais c'est un geste répétitif,
plus ou moins automatique, plus ou moins mécanique
qu'on rectifie si besoin
et on fait bien attention pour que ce soit le plus fluide, le plus précis et le plus puissant, possible,
l'écoute du corps est beaucoup moins fine cependant,
la connexion à lui, beaucoup plus rudimentaire, moins riche, je trouve,
même si bien réelle et puissante
me plonger d'un instant à l'autre
dans un type d'effort puis dans l'autre,
j'adore, mon corps adore, mes muscles adorent,
tout mon être adore,
le plaisir semble comme une récompense que j'ai gagnée, que j'ai méritée,
du baume ineffable qui traverse les fibres
fortement sollicitées l'instant d'avant
pour lequel j'ai lutté, pour lequel j'ai bataillé avec moi-même,
là pour quelques instants,
je peux me laisser complètement aller, m'abandonner, m'offrir,
le désir devient mon maître,
je deviens son terrain de sport
Posté le 14/02/2025
B
bzo Membre
Bobo, je t'aime à la folie,
aucun autre peintre me fait l'effet
que Bonnard a sur moi
ses toiles sont justes tellement emplies de lumière et de couleurs,
un incendie joyeux de couleurs,
le paysage semble paisiblement en flammes
personne dans la peinture,
n'a su autant tirer parti de sa palette,
créer de tels effets de juxtapositions de couleurs
sur la toile
peut-être mon peintre préféré,
enfin c'est injuste pour Picasso, Klimt, Schiele
et quelques autres,
Bacon, Bram Van Velde, etc
mais lui avec ses couleurs,
la sauvagerie et en même temps la douceur, la féerie qu'il parvient
à mettre dans ses couleurs,
je dois admettre que je crois bien que j'ai un petit faible en plus pour lui
Posté le 16/02/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Le 11/02/2025 bzo écrit: notre libido, notre désir, c’est le petit capital qu’on a à notre disposition à faire fructifier ../.. et la richesse, la diversité de nos pratiques, l’expertise et expérience acquises, ce sont les placements en bourse, les investissements, les épargnes avec intérêts qu’on effectue pour faire fructifier notre petit capital, pour essayer d’en profiter un maximumÉtant maintenant dans la catégorie des vieux, je témoigne de la justesse de tes propos.
Posté le 16/02/2025
B
bzo Membre
Étant maintenant dans la catégorie des vieuxça a ses petits avantages heureusement, comme d'avoir tout son temps vraiment à consacrer à ce qu'on aime, à ceux qu'on aime, à ses hobbies, à ses passions le temps, avant, tant qu'il semblait infini, illimité, on ne se rend pas compte à quel point, c'est réellement un matériau précieux, rare aussi tant qu'on est pris dans les rouages de la machinerie du travail qui tourne, tourne, avec nous dedans, nous bouffant nos jours, nos nuits, nous rendant idiots, apathiques, sonnés, une bonne partie du temps, juste capables d'effleurer les choses autour de nous, de nous abrutir, de nous étourdir tellement on n'a pas assez de moments à consacrer réellement pour creuser un peu sérieusement, fouiner un peu dans toutes les directions, subir tous les échecs nécessaires, égrener tous les échecs qu'il faut, pour cheminer, pour progresser, pour devenir meilleur, plus humain, plus riche à l'intérieur, pour découvrir ce qui nous nourrit vraiment, le corps et l'âme vieillir, ça a aussi comme avantage, je trouve, d'avoir aussi la volupté en soi qui semble comme un vin acquérant un goût de plus en plus riche, de plus en plus subtil à la dégustation, avec une pratique solide, bien établie, bien avancée, diverse, variée, avec une connaissance de son corps et une complicité à celui-ci, toujours plus grande la sexualité devient une aventure différente, enfin dans mon cas, moins tempétueuse, moins d'imprévus mais plus fine, avec plus de nuances, qui semble venir de plus loin en soi le mot qui la caractérise le plus, je trouve, c'est complicité, complicité délicieuse à son corps, ce qui est une porte ouverte à toutes les explorations possibles et imaginables
Posté le 16/02/2025
B
bzo Membre
10h30 du matin,
toujours sous les couvertures,
je ne parviens pas à m'arracher à mon lit,
pourtant je m'étais juré de refaire les joints silicone dans la salle de bain aujourd'hui
mais que voulez-vous, il fait tellement doux, tellement chaud
et tellement irrésistiblement voluptueux là-dessous,
mon corps chéri et moi, nous nous roulons dans le stupre depuis au moins une heure,
on ne s'en lasse pas, on s'y plonge et replonge
imaginez une piscine emplie de plaisir
et un soleil de plomb qui est au zénith,
vous n'avez envie que d'une chose,
c'est de vous rafraîchir,
à peine sorti de la piscine,
vous n'avez envie que d'une chose,
c'est d'y replonger,
d'être recouvert tout entièrement par ce qu'il y a dedans,
d'être immergé tout entièrement dedans
mes doigts vont et viennent inlassablement, partout, partout,
les hanches dansent, les cuisses frottent,
j'ai le bassin qui ondule, qui se tord dans tous les sens, qui se tortille,
les muscles de mon périné sont déchaînés comme un accordéon de bal du 14 juillet,
cela se contracte de tous les côtés,
cela pulse, cela vibre, cela spasme, cela frémit, cela sursaute, cela gémit,
mon petit robinet coule sans discontinuité de bonheur,
mes tétons sont durs et pointent, pointent,
j'ai des courbes dansantes partout
et je les parcours des doigts, des muscles, des mouvements, des gestes
pour faire chanter l'instrument
et comme il chante, oh comme il chante,
comme il fait bon vivre, comme il fait bon être, dans cet état,
le désir semble être une pieuvre aux milliers de tentacules
dont je suis devenu le jouet à triturer, à tripoter, à trifouiller,
c'est le paradis pour le moment,
alors les joints de la salle de bain attendront
Posté le 16/02/2025
B
bzo Membre
la journée, jusqu'ici, a été merveilleuse,
d'ailleurs mon petit robinet fait du goutte à goutte , en permanence,
tellement la volupté est omniprésente,
suis occupé pour l'instant avec la gym,
enfin plutôt, je parsème mon mode yin qui tourne quasi en continu,
de gym
ah bon dieu, qu'est-ce que je prends mon pied,
tout mouvement, tout geste, toute position,
est prétexte pour l'instant,
à générer des sensations délicieuses,
à explorer
j'ai le désir dans la bouche, au bout des doigts,
dans les reins, dans les jambes,
il est partout, il cogne à la porte de partout
et je le la lui ouvre sans hésiter,
me laisse aller, me laisse emporter,
à tout bout de champ,
faut pas me le dire à deux fois,
tant pis pour le reste,
ce sera une journée volupté et gémissements,
c'est ma messe prolongée du dimanche à moi,
ma petite journée sacrée,
ma petite journée caresses et frottements,
tout en balancement des hanches et mains baladeuses
Posté le 16/02/2025
B
bzo Membre
l'art de se laisser aller
car c'est bien d'un art qu'il s'agit
quand on arrive à le faire
entièrement, totalement, systématiquement,
instantanément
on est alors déjà,
avec une caresse bien placée et bien effectuée
comme sur une luge prenant de la vitesse
sur une pente de volupté
quelque part loin dans notre cerveau
Posté le 16/02/2025
B
bzo Membre
l'espace à emplir,
l'espace aux frottements,
l'espace aux divins va et vient,
est plus difficile à atteindre chez l'homme
que chez la femme,
cependant il se trouve chez lui
aussi bien que chez elle
néanmoins,
contrairement à ce que l'on pourrait croire
aux premiers abords,
il n'est pas physique,
ni chez lui, ni chez elle
la chambre aux mille plaisirs
est une progression, un cheminement,
une exploration,
une conquête douce, patiente
et à la fois volcanique sans fin
Posté le 17/02/2025
B
bzo Membre
n'être plus qu'une machine à ressentir,
c'est-à-dire, au fond,
perdre tout contrôle sur tout en soi,
pas être en mode automatique, pas du tout, pas un seul instant,
tout le contraire, en fait,
plus rien d'automatique,
cela vient d'ailleurs, cela vient du désir
cela peut sembler simple,
cela l'est, en effet, à partir d'un certain moment
mais le fait est que pour pouvoir perdre tout contrôle,
c'est un lent processus, la plupart du temps
car cela sous-entend un délitement de beaucoup de couches en nous
dans un premier temps, on est tout content
parce qu'on est parvenu à supprimer une couche
mais peu après, on se rend compte
qu'il y en a encore une autre en-dessous
et puis une autre et encore une autre
et encore une et toujours une
bon, il y a un moment
où l'on se rend plus compte des couches,
on ne se rend compte plus de rien
ou plutôt, de plus en plus de tout,
c'est là que cela commence à devenir intéressant,
c'est là que vous commencez réellement à ressentir,
vous vous êtes sufisamment mis à nu,
vous commencez à devenir chambre d'écho,
cela se met à résonner de plus en plus,
frottez quelque part votre peau,
comme cela vibre,
comme si c'était la peau tendue d'un tambour,
bougez la jambe, le plus lentement possible,
sentez là aussi comme cela vibre agréablement
vous êtes en train de devenir, ce que j'appelle,
une machine à ressentir, une machine à éprouver,
sufisamment de couches sont parties,
le désir peut dévaler, le désir peut se dresser, le désir peut se ruer,
le désir peut opérer,
être en mode XXL,
en mode dentelles ou en mode camion, tout à la fois
ce n'est pas facile à accepter,
de perdre vraiment tout contrôle,
de laisser juste le désir s'exprimer comme il veut,
cela veut dire par moments, pour un homme,
sembler être, agir, bouger, comme une femme,
car les couches enfouies du désir en nous, sont féminines,
cela veut dire aussi à d'autres moments,
ne ressembler plus à grand chose,
devenir de plus en plus difforme, réduit à rien, à tout,
sembler être un épileptique en pleine crise, un dément, un schizophrène,
accepter d'aller jusque là pour la sensation,
le désir sans aucune norme, sans aucune restriction, sans aucune limite
enfin, cela va de soi,
tout en restant dans le respect absolu de soi et de l'autre,
ce n'est pas contradictoire un seul instant,
tout au contraire,
le désir, c'est la vie, la splendeur de la vie,
ce n'est pas mortifère pour un sou,
c'est une danse pour célébrer un moment la vie,
tout seul ou à plusieurs,
le désir, c'est une communion,
certes pas toujours de tout repos,
même rarement,
car les flammes sont faites pour se heurter, s'absorber, s'unir,
devenir feu ensemble
mais les flammes ne monteront tout haut
que dans le respect absolu les unes des autres,
si elles s'embrassent le plus possible,
pas si elles s'annihilent les unes les autres
Posté le 18/02/2025
B
bzo Membre
oh, j'écoute Barbara
quelle voix mais quelle voix,
elle me fait frémir jusqu'au fin fond des os
Posté le 18/02/2025
B
bzo Membre
je prends très très rarement un bain,
là c'était parce que j'ai refait les joints en silicone autour de la baignoire
et je voulais pas les éclabousser d'eau,
j'avais commencé à me nettoyer dans un bac rempli
puis je me suis souvenu qu'une baignoire,
c'était fait pour être emplie d'eau
et puis de se mettre dedans et se nettoyer
et qu'en ne bougeant pas trop,
il n'y avait quasi aucun risque d'éclaboussure sur les joints frais
soi-disant en passant,
on dit toujours que les douches sont plus économiques que prendre un bain
mais c'est vraiment si vous restez que deux, trois minutes dessous,
la baignoire s'est remplie d'eau chaude aux deux-tiers en une dizaine de minute,
le robinet ouvert à son maximum
mais il n'est pas rare que je prenne des douches qui durent dix, vingt, même trente minutes,
là aussi avec le robinet ouvert au maximum,
trente minutes, le calcul est vite fait,
cela fait l'équivalent , au moins, de trois baignoires remplies au deux-tiers
bon, passons à nos moutons après ces considérations économico-aquatiques,
à un moment donné, je me suis mis à me caresser, à bouger un peu,
le résultat était vraiment très très agréable
car il y avait mes deux mains sur la peau
mais des masses d'eau chaude aux formes et aux volumes changeant,
venaient effectuer toutes sortes de pression un peu partout sur moi,
c'étaient des mouvements indépendants de ma personne,
c'est cela qui les rendaient vraiment particulièrement excitant
je ne bougeais pas trop, vu l'étroitesse de la baignoire
et de plus je ne voulais pas risquer des éclaboussures sur le silicone du joint frais
mais cela doit être quelque chose
de pouvoir batifoler dans un jacuzzi de taille conséquente,
mieux,
dans une piscine, pouvoir tournoyer librement,
plonger, se laisse couler tout en se caressant,
en laissant jouer les muscles du périné
une danse érotique en apesanteur dans l'eau
avec son désir de plus en plus éveillé, de plus en plus enflammé,
faudra que je réalise un jour ce fantasme
Posté le 18/02/2025
B
bzo Membre
le plaisir, régulièrement, peut arriver sans sollicitation aucune,
mais la plupart du temps, c'est moi qui le sollicite
et il répond instantanément ou quasi
mais aussi parfois,
il n'est pas aussi instantané que cela,
par exemple, debout, je me caresse, mes hanches bougent,
quelques contractions
et pendant de longues secondes, rien ne se passe
le truc ici,
c'est de faire vraiment comme si de rien n'était,
même si tout se met à hurler en moi que cela ne vaut pas la peine,
que cela ne va pas marcher,
de continuer de faire comme si la volupté était bien présente,
que le désir opère avec succès
ainsi, plus ou moins rapidement, cela se met en route chez moi,
invariablement, quelque soit mon état de fatigue,
de découragement, de stress,
enfin, quelque cause que ce soit
qui puisse avoir interféré, faire barrage
quelque chose va me répondre,
j'ai appelé quelque chose au fond de moi comme il fallait,
j'ai effectué les gestes, les contractions, les mises en tension, le relâchement, comme il fallait
pour que quelque chose en moi, me réponde,
estime que cela valait la peine de me répondre
Posté le 19/02/2025
B
bzo Membre
j'ai eu quelques unes de ces superbes décharges d'énergie
avant, pendant et après la douche
j'ai senti à un moment donné
comme un titillement,
que quelque chose voulait surgir,
voulait jouer à la surface
je ne dis jamais non, bien sûr, à moins d'être avec des gens,
aussi je préparais le terrain autant que j'ai pu,
il s'agit d'accueillir,
de se transformer en une sorte de circuit le plus favorable possible
où les énergies peuvent circuler, abonder,
se ruer quelques instants
je posais une main quelque part doucement,
la douceur était de mise,
bougeai un peu les hanches,
là encore il s'agissait de faire dans le satiné,
contractai ici et là
et cela a démarré en une fraction de seconde,
la délicieuse ruée
en mode yin,
il s'agit que le volcan crache et que cela ait un caractère résolument esthétique,
les sensations doivent sembler sculpter tout en se déployant,
faire de nous comme une sorte de statue de plaisir
c'est tellement agréable,
ce n'est pas difforme,
c'est de la grâce injectée en vrac,
le plaisir nous rend gracieux,
le trouble se dissipe,
tout est devenu clair et léger un moment
Posté le 20/02/2025
B
bzo Membre
l'on semble plus dénudé que jamais,
intimement exposé, extrêmement exposé,
des pieds à la tête,
plus habillé que d'une cape géante de vibrations
qui nous roule, nous fait et nous défait, à son gré
l'on semble un vaisseau en route,
craquant, vibrant, de toute son armature,
battu, léché, frotté, frénétiquement,
par les vagues, sur toute la surface,
malmené joyeusement en toutes ses fibres
l'on semble une éponge
traversée de par en part par l'océan,
habitée dans la moindre de ses cellules
par la vibrante liquidité
tellement riche en sédiments nourrissants
le désir comme un grill magique
activé de la pleine puissance de ses 3000 watts
en train de nous cuire,
de faire fondre, bouillonner, la graisse,
de faire brunir les fibres,
on se serait pas cru capable de dégager
de pareils goûts, de pareilles odeurs,
sauvages, carnassiers,
noisettes brulées, tourbe chaude, parfumée,
sous-bois habité par des fées
on semble plus atteignable, plus blessable
que jamais,
un glaive farfouillant le flanc de tout notre être,
créant instantanément des continents de bonheur furtif
sur son passage
Posté le 22/02/2025
B
bzo Membre
un glaive farfouillant un flanc, créant instantanément des continents de bonheur furtif sur son passage
Posté le 22/02/2025
B
bzo Membre
quelque part, ma chair,
lors des moments de volupté,
c'est comme si elle se coloriait,
c'est comme si des crayons de couleur,
partout, se mettaient en action,
pour dessiner joyeusement
au fil des instants
le désir gribouille,
gribouille frénétiquement
et je ne suis plus que sa feuille à gribouiller
dessus partout
des frissons, des frémissements, des gémissements
Posté le 23/02/2025
B
bzo Membre
les séries post-apocalyptiques pullulent,
la plupart du temps, se copiant plus ou moins les unes les autres,
cherchant à surfer sur la vague du succès de ce genre
qui a grandi et s'est fermement établi
se nourrissant de l'inquiétude qui a envahi notre époque
due à l'instabilité, l'inégalité et la violence en croissance partout
ces dernières années
il y a cependant une série qui se démarque nettement,
d'une profonde originalité,
avec de réelles qualités humaines, vibrant de bout en bout,
une réelle créativité,
pleine de suspens et de tension dramatique,
c'est le chef d'oeuvre absolu du genre, pour moi:
Station Eleven
Posté le 23/02/2025
B
bzo Membre
existe-t-on vraiment
en-dehors des moments
où l'on vit des émotions
et des sensations fortes?
je veux dire, ok, on est là,
on fait ceci on fait cela, on fait des tas de choses
mais j'ai souvent l'impression d'avoir
comme mon moteur principal, celui qui compte vraiment,
à l'arrêt
quand je ne suis pas dans ces moments-là
d'être inerte, inutile, creux, pour l'essentiel
quand les vagues de l'émotion ou de la sensation forte,
ne me traversent pas,
ne m'emplissent pas de leur densité,
de leur épaisseur mystérieuse
et par émotions,
j'entends, bien sûr, aussi, la volupté,
les sensations délicieuses et riches de la volupté
on est pour quelques moments dans un autre état
qui semble plus vrai, plus réel,
plus correspondant à quelque chose qui compte ici-bas,
qui nous parle de l'univers,
révèle un peu de notre nature profonde
et quand c'est connecté à un ou une autre
que l'ont vit les émotions,
alors cela devient carrément encore plus magique,
on est comme sur un pont,
on traverse, on passe de l'autre côté,
l'univers entier semble comme empli de rires, de bonds joyeux,
le ciel nous sourit, le soleil nous sourit, les nuages nous caressent
Posté le 25/02/2025
B
bzo Membre
la tension initiale de mon désir,
c'est que tout le monde sauf moi,
a le droit de l'ignorer
Posté le 26/02/2025
B
bzo Membre
il y a mon désir
et encore mon désir
et puis il y a le désir des autres
mais, en fait, le désir des autres,
c'est toujours mon désir,
encore et toujours mon désir
on ne s'en sort pas,
on ne s'en sortira pas,
le désir des autres n'existera jamais
n'existera jamais autrement
qu'en tant que projection
de mon désir
un instant
Posté le 28/02/2025
B
bzo Membre
debout,
cuisses serrées, je bouge latéralement
lentement, lentement, langoureusement,
les hanches
génitaux pressés, compressés, roulés, frottés,
délicieuse fuites de plaisir aigu depuis le bassin,
l'impression pour l'instant
que tout le reste de mon être est arrimé goulument
à celui-ci comme aux pies d'une vache
faisons sauter le schéma,
le circuit établi depuis quelques instants,
je mets en route les mains aussi,
ils se mettent à chipoter les tétons,
stationnant obstinément dessus,
sans relâche les triturant, les frottant, les bougeant
soie infatigablement ondulant en moi,
comme ce nectar est neuf jour après jour,
comme il semble se renouveller sans cesse
tout en restant le même
Posté le 28/02/2025
B
bzo Membre
nous vivons un moment extraordinaire de notre histoire,
un moment que j'aurai aimé ne pas avoir à vivre,
que j'aurai jamais cru avoir à vivre
tellement cela paraissait imaginable
dans l'état d'avancement de nos sociétés, de nos civilisations
un monde nouveau est à nos portes,
l'on assiste à son accouchement
et cela fait peur, tellement la démocratie, les libertés,
tout ce monde autour de nous, lentement bâti,
semblent être en péril,
tellement la guerre même
qu'on croyait définitivement éloignée de nos cités,
semble à présent de moins en moins une improbabilité
la barbarie est à nos portes,
l'intolérance, un rétrécissement dramatique des valeurs,
des portes qui se referment de tous les côtés
et qu'on n'ouvre plus qu'avec prudence,
le fusil et la suspicion en bandoulière
purée, pas la pêche, ce matin,
tentation du repli, de ne plus s'occuper de rien d'autre que de soi,
de barboter dans son petit monde
et de ne plus s'occuper de rien de ce qui arrive autour
Posté le 01/03/2025
B
bzo Membre
heureusement il y a le plaisir,
qu'il y a les livres, qu'il y a l'art,
qu'il y a le théatre, le cinéma,
qu'il y a l'amour, l'amitié
il y a vraiment des choses ici-bas
qui agissent comme des bouées de sauvetage,
comme des moyens inespérés de resourcement,
de retrouver du sens,
de retrouver de l'espoir en soi,
de cheminer, de progresser malgré toutes les adversités
je plains ceux qui n'ont rien en eux à quoi s'accrocher,
quelque chose sur quoi bâtir un peu, jour après jour
leurs châteaux de cartes
Posté le 01/03/2025
B
bzo Membre
qu'est-ce qu'il y a moyen de prendre son pied ici-bas
et j'y arrive de plus en plus
et de mieux en mieux
se connecter à son corps,
devenir son complice,
se mettre à son écoute,
ne sont tellement pas de vains mots,
la récompense est immense, immense
Posté le 01/03/2025
B
bzo Membre
debout , au milieu de la pièce,
là où il y a de l'espace libre autour de moi,
où je ne risque pas de me cogner à quelque chose
si je bouge un peu,
je ferme les yeux, je fais le vide
et puis je me laisse aller,
je me mets en mouvement
mécaniquement
les énergies semblent comme des pentes,
plus ou moins douces,
je monte, je descends, dessus
c'est assez planant,
je devais faire des choses assez équivalentes,
il y a une bonne quarantaine d'années
mais là, c'était sous LSD,
alors qu'aujourd'hui, je suis à 100% ma propre dope
des pentes et encore des pentes,
des montagnes russes, entre mes gestes, mes mouvements,
c'est feutré,
même la brusquerie devient feutrée, fluide,
les énergies portent, les énergies emportent,
la légèreté des vagues intérieures
sur roulements à billes
quelque chose d'hypnotique là-dedans,
quel merveilleux mystère, la banalité d'être
Posté le 02/03/2025
B
bzo Membre
bien se laisser aller,
expertement se laisser aller,
peut inquiéter,
peut paraître difficile au début
et cela parce que,
il y a comme une sensation de chute en soi-même
après quand on s'y habitue,
on embrasse la sensation,
on la recherche et on l'étreint le plus fort possible
car on sait qu'elle se transforme instantanément
en quelque chose d'irrésistiblement velouteux, ondulant, frissonnant et chaud
pourquoi est-ce comme cela?
parce bien se laisser aller,
c'est accepter d'être descellé,
intrinsèquement d'être de plus en plus complètement déstabilisé,
de perdre ses repères, de ne plus avoir de compas, de carte, de guide,
enfin, vous voyez le topo
l'on glisse, l'on glisse,
brève accélération en chute libre,
poids mort soumis à la loi de Newton, plus retenu par rien,
s'arranger le plus possible, le plus intégralement
pour n'avoir vraiment rien à quoi s'accrocher,
rend la chose de plus en plus efficace et rapide
la transmutation s'opère,
le vide devient habité, soyeux, chaud, frémissant
et l'on est accompagné, enveloppé, de toutes parts,
on est littéralement entre les mains du désir,
ce géant en nous,
il peut faire à présent ce qu'il veut de nous,
on est devenu son jouet pour quelques instants
Posté le 02/03/2025
B
bzo Membre
par rapport au texte juste au-dessus:
sensation de chute libre
ou sensation de vide,
c'est plus ou moins la même chose
Posté le 02/03/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
dès que mes hanches se mettent en action,
j'ai l'impression de respirer avec le cul,
que mes fesses sont comme deux poumons
aspirant la griserie comme de l'air
qui pénètre par vagues vers toutes mes cellules
Posté le 03/03/2025
B
bzo Membre
délicieuse soirée,
à ma petite table de lecture, entre les bibliothèques,
avec trois, quatre, bouquins
et puis mon corps chéri
tant d'univers qui s'offrent à moi,
à ma curiosité, à mes explorations,
le papier, la peau, des lignes et des lignes de mots,
des photos de tableaux,
les mouvements, les doigts,
les contractions, les frottements,
l'émotion, la sensation,
tout cela, pendant des heures,
s'emmêlant joyeusement
j'en sors comme d'un bain enivrant
dans lequel a baigné tout mon être,
un bain tellement riche, tellement divers,
il y avait un bouquin avec des dessins de Picasso,
un autre avec de magnifiques photos sur l'art décoratif à Venise,
il y avait les poèmes de René Char, un essai de Claire Marin,
Les Mystères de Paris d'Eugène Sue
et puis les mystères de mon corps chéri
mon corps chéri prêt à chanter, prêt à enchanter,
à la moindre sollicitation,
comme mes tétons deviennent durs instantanément,
comme mes contractions me font gémir,
oh cette sensation de pénétration à chaque que je déclenche,
elle me remonte entre les reins,
monte, monte,
jusqu'à exploser en feux d'artifice soyeux dans mon cerveau,
c'est à chaque fois, un ascenseur hydraulique
à toute vitesse vers le ciel
comme tout cela s'accorde merveilleusement ensemble,
les mots, les dessins, les magnifiques photos,
la volupté, la jouissance,
je me sens comme un poisson dans l'eau, avec tout cela
Posté le 05/03/2025
B
bzo Membre
je ne peux faire que des choses harmonieuses
quand je suis dans cet état,
une harmonie qui me déchire de fond en comble
et me reconstitue avec toute la délicatesse du monde,
instantanément
oh, c'est tout l'amour
dont mon être est capable
qui est en action ici,
selon des lois mystérieuses,
des lois enchanteresses
c'est totalement un serpent ,
ce phénomène,
un serpent qui est partout en moi,
qui s'est mis en mouvement,
qui se tortille, qui s'enroule, se déroule,
qui bouge ses milliards d'anneaux,
comme un fleuve vivant
tout un royaume de frottements
aux aguets,
prêt à me bousculer, à m'envahir,
qui s'en donne à coeur joie
c'est bien simple,
il n'existe plus rien d'autre au monde
que des frottements,
vous êtes émietté, vous êtes pulvérisé,
au milieu d'elles
qui se sont mises en mouvement
rien ne leur résiste,
elles écrabouillent tout sur leur passage,
en font de la poussière d'or qui s'envole un instant,
hors du temps, hors de l'espace,
hors de tout, hors de rien
un tel sentiment de fusion, de communion,
c'est à en pleurer de bonheur,
oh oui, à chaudes larmes de reconnaissance,
d'avoir pu participer à un tel moment,
une telle perfection,
un tel moment de joyeuseté
Posté le 06/03/2025
B
bzo Membre
je me suis rendu compte que mon sexe
(ce petit chérubin que j'adore,
qu'il soit béni)
était partout en moi désormais,
non plus seulement pendouillant depuis mon bassin
et non seulement cela,
non content d'être omniprésent dans tout mon être,
en plus que d'être ce délicieux petit tuyau
rugueusement, sanguinement, dur, tout vibrant,
quelque part comme vaillamment dressé
constamment vers un ciel intérieur,
il lui a poussé des lèvres humides
capables de s'entrouvrir,
il lui a poussé tout un système de tunnel
et d'accessoires sensibles qui vont avec
oh le plaisir de se sentir empli,
le plaisir de se sentir frotté de l'intérieur,
le plaisir de sentir ses hanches
capable de chanter,
le plaisir de n'être plus qu'une ondulation persistante,
une ondulation soyeuse,
de tout son être,
en même temps
que de se sentir dressé de tout son être,
tout vibrant, tout pénétrant,
tout allant et venant
Posté le 06/03/2025
B
bzo Membre
j'ai appris à réécouter mon corps
plus seulement durement les moments de volupté
mais désormais constamment,
en rue, chez moi, dans le tram, dans la forêt,
en conversation avec des gens ou pas,
partout
il est devenu un interlocuteur,
plus que cela, quelqu'un qui participe aux décisions
concernant mon comportement, mon attitude,
ma façon d'être dans l'instant
c'est devenu automatique, peu à peu,
une pratique ancestrale redécouverte,
le canal est ouvert en permanence,
les informations de mon environnement,
de ce qui s'y passe,
en même temps, avec et sans les filtres de l'esprit,
plus brut de décoffrage, moins déformées
je me sens ainsi, constamment,
en même temps, plus fort et plus fragile,
plus juste moi, juste moi
Posté le 06/03/2025
B
bzo Membre
tout un pays s'éveille
quand mes doigts entre en contact avec la peau
je les déplace dessus le plus lentement possible,
ainsi que les mouvements, les gestes, divers,
le plus possible au ralenti,
ainsi, chaque sensation est perçue
avec une acuité, une précision et une finesse
remarquables
la sensation d'harmonie dans la chair, aussi,
à chaque instant, est sublime,
comme si chaque geste, chaque caresse, chaque note de volupté,
était liée à la suivante,
avait été écrite pensée, chorégraphiée, en avance
mais ce n'est pas le cas,
tout est totalement improvisé
c'est ainsi
grâce à la connexion avec le corps,
la complicité totale,
la communion entre le corps et l'esprit,
elle s'exprime ainsi,
une sensation splendide d'harmonie,
tellement animale, sauvage
et en même temps comme tellement totalement désincarnée,
spirituelle, même
écartant les cuisses,
n'ayant plus de contact du tout avec les génitaux,
alors seules les muscles du périné
sont en action dans le bassin
et la nature des sensations changent du tout au tout
autant quand les couilles, le pénis sont frottés, pressés, malaxés,
les contractions sont plutôt en "support",
renforçant les flots de volupté qui se dégagent du bassin,
autant les muscles du périné en solo
alors c'est une sensation de pénétration qui devient omniprésente
effectuées bien lentement, aussi,
les contractions en mode yin,
libèrent une sensation de pénétration tellement réaliste,
la tension sexuelle augmente très très rapidement,
sensation crue, envahissante de coït, de bite et de chatte en action,
de bite et de chatte tout mouillés, tout compressés, bougeant en rythme
cela halète, cela ahane, cela grogne,
cela devient tellement délicieusement orgasmique,
on a de la nitroglycérine dans le bassin,
explosion soyeuse après explosion soyeuse,
densité miraculeusement changeante de l'emplissement,
grâce au va et vient
jouir ainsi en cascade, en mitraillette,
cela me tire des larmes de bonheur à chaque fois,
c'est juste trop beau, trop émouvant,
la chair en état de grâce, célestement en rut,
comme trônant au milieu du ciel
entre des ailes géantes déployées,
battant vigoureusement
Posté le 07/03/2025
B
bzo Membre
au réveil, sous le drap,
douce douce, enveloppante, pénétrante, chaleur,
chair vivante en mode auto-couveuse,
suis mon propre nid,
suis un oeuf douillettement installé dedans,
re-pondu,
suis un oeuf douillettement installé en moi-même
néanmoins, le départ soudain, en fumée invisible
du rêve qui me transportait jusqu'ici,
qui constituait mon monde,
tout mon monde, jusqu'ici, depuis plusieurs heures,
me fait comme un vide déchirant,
que je veux absolument sentir comblé pour l'instant,
la densité de la volupté dans la chair, fera l'affaire,
me fera un moment de transition,
plus qu'acceptable, avant le réveil complet
oh et puis aussi, j'ai senti tout de suite,
à quel point juste un mouvement du cul,
un mouvement du cul bien tourné, bien placé,
suffira amplement,
réveillera, mettra en place, tout ce qu'il faut en moi
le voilà qui a été initié, le bougre,
il semble entraîner, comme subodoré,
une révolution partout dans ma chair,
comme je me mets à frissonner intérieurement,
comme je me mets à m'emplir de soie
quelle machine à plaisir,
vibrante, fumante, de partout, instantanément,
je suis devenu,
tremblant, frémissant, dansant sur place, de tous ses rouages,
motorisé par la pleine puissance de tous ses chevaux
lancés au galop dans la cave
oh et puis, quelle liberté totale de circuler
dans les gestes, les mouvements, les caresses,
le moindre déplacement, les postures,
sur tout le spectre de la sensation,
du plus féminin au plus masculin,
je voyage en moi-même
sublime étirement ondulant, frissonnant,
de la volupté dans la chair,
ouverture, accès, brièvement,
à des continents inconnus, surpeuplés
qui vivent quelque part dans l'ombre immense du feuillage
frappé implacablement par le soleil
Posté le 08/03/2025
B
bzo Membre
courte séance , une bonne quinzaine de minutes
mais volcanique,
oh combien volcanique!
j'ai passé ces quinze minutes,
avec un doigt enfoncé bien profond dans mon anus,
par moments,
j'avais l'impression de tourner comme une toupie
autour de ce doigt comme axe
ou encore que j'étais branché à une prise
et qu'une sorte de courant tellurique passait en moi
j'aime décidément résolument
cette sensation orgasmique très spéciale,
très éruption à plein pot
que je peux avoir avec un ou deux de mes doigts,
enfoncés bien profond
c'est un peu contorsionniste avec ses propres doigts,
surtout que j'ai tendance à gigoter de plus en plus frénétiquement,
cela devient de plus en plus difficile de le garder en place
mais on peut y arriver malgré tout sans trop de problème
par moments, l'anus semble téter sur ce doigt,
le serrant et le desserrant de plus en plus frénétiquement,
j'effectue en même temps
tout mon cirque habituel,
contractions des muscles du périné,
le frotti frotta des cuisses avec les génitaux,
les mouvements du bassin,
du reste du corps aussi,
les caresses, bien sûr,
les seins étant particulièrement sollicités,
comme d'habitude
les gémissements sont différents, plus gutturaux,
plus rauques,
vont bien avec le ressenti dans le bassin
les ondes sont un délicieux amalgame
venant de la prostate, des génitaux
et puis surtout de l'anus,
il n'est pas si souvent à la fête chez moi,
très certainement pas assez,
depuis le temps que je me promets
de m'explorer en 100% anal aussi,
avec mes petits doigts comme intercesseurs diaboliques
mais déjà comme cela,
mêlé à la prostate et aux génitaux,
il ya une singularité bien agréable à vivre
Posté le 09/03/2025
B
bzo Membre
décidément, je chéris tout particulièrement
ces quelques moments de volupté,
de voyage voluptueux en moi-même, j'ai envie d'écrire
que je m'accorde quasi systématiquement chaque matin,
au réveil, sous la couverture
ils ont quelque chose, je ne sais quoi, de spécial,
est-ce la proximité des rêves que je viens de quitter?
pour moi, personnellement, j'en suis convaincu que c'est cela
qu'il y a beaucoup de choses en commun
dans l'essence intime des rêves et puis celles de la volupté,
principalement, les énergies,
qu'elles se bâtissent sur celles-ci,
leurs flots circulent librement durant la nuit
ou durant les moments de volupté,
transportant comme des brefs continents,
toutes les deux sont motorisés
par ces énergies dans nos profondeurs
ce matin, sous la couverture, donc,
baignant dans la chaleur de mon corps,
mes mains se sont posés sur la peau,
mes hanches se sont mises à danser tout doucement
et il y avait tout de suite comme un autre corps,
je semblais avoir poussé en un temps record
un autre corps
qui ne semblait avoir ni un intérieur, ni un extérieur,
il semblait être un peu partout,
dedans, dehors, autour
la densité semblait la même partout,
la volupté créait cette densité
et elle semblait comme une passerelle,
elle abolissait les frontières,
je pouvais marcher dessus,
j'étais insignifiant, j'étais minuscule, j'étais léger
ou plutôt j'étais à la fois plus rien
et j'étais tout, tout ce qui existait pour l'instant,
plus rien d'autre n'existait que moi,
mais en même je semblais ne plus exister
plus rien d'autre n'existait
que la densité de cette volupté sur laquelle je semblais me déplacer
avec les frontières de mon corps abolies
la densité de la volupté était partout,
dedans, dehors
et elle constituait un continent,
un continent de sensations à explorer
tout un monde de montagnes russes soyeuses
avec plein de surprises sensorielles dans les montées, dans les descentes,
des apparitions qui se ressentaient,
une faune et une flore de fantômes délicieux
qui se laissaient deviner subrepticement dans les virages, les envolées
les mains sont tellement magiques,
ce sont deux petits corps vivants indépendants,
ils ne font pas vraiment parties de l'ensemble,
ils participent à créer l'ensemble,
à le faire chanter, à l'enchanter
mais en même temps,
qu'elles créent de la fusion, de la communion,
elles fusionnent elles-mêmes à leur façon tellement à la peau,
une fusion fugace, indépendante, volage, espiègle,
une extra-fusion en surplus de la fusion générale,
une fusion en forme de cerise sur le gâteau
qui rebondit joyeusement comme un ballon de-ci, de-là,
Posté le 09/03/2025
B
bzo Membre
oh, je suis malade depuis deux, trois jours,
fièvre, toux, nez qui coule,
en veux-tu, en voilà
tout fonctionne moins bien,
suis dans les vaps
tout? non, presque tout,
seulement, heureusement
il y a une chose qui semble non impactée du tout,
qui semble non détériorée, non affaiblie, non affectée,
c'est mon corps de volupté,
appelons-le comme cela, cette fois-ci, voulez-vous
je glisse les doigts lentement sur la peau,
je laisse les hanches remuer,
je contracte un peu les muscles du périné
et ne voilà-t-il pas
qu'il semble ne plus y avoir de fièvre,
d'état second,
je me retrouve,
enfin je retrouve le moi de splendeur,
le moi transcendé par la volupté
cette nuit, pendant de longues minutes, pour calmer ma toux,
je me caressais
et ça marchait,
tout devenait tellement doux, tellement frissonnant en moi
le plaisir semble un monde à part en moi,
indépendant de l'état de mon corps,
capable d'affecter irrésistiblement celui-ci
Posté le 11/03/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Bonjour
bzo le 9 mars écrit
par moments, l’anus semble téter sur ce doigt, le serrant et le desserrant de plus en plus frénétiquement, j’effectue en même temps tout mon cirque habituel, contractions des muscles du périnée, le frotti frotta des cuisses avec les génitaux, les mouvements du bassin, du reste du corps aussi, les caresses, bien sûr, les seins étant particulièrement sollicités, comme d’habitudeSur le fond... nous sommes absolument d'accord, pour la forme, petit accessoire pour moi dans l'anus, mes mains sont ainsi libres pour les caresses.
les ondes sont un délicieux amalgame venant de la prostate, des génitaux et puis surtout de l’anus,Quel régal !!!!
Posté le 12/03/2025
B
bzo Membre
Sur le fond… nous sommes absolument d’accord, pour la forme, petit accessoire pour moi dans l’anus, mes mains sont ainsi libres pour les caresses.chacun, ses spécificités, ses préférences
Posté le 12/03/2025
B
bzo Membre
quelques très brefs moments ce matin
mais quelle sensation de perfection, de plénitude,
ce n'était pas de la jouissance
mais un peu quand même si,
en ce sens que cela semblait tellement totalement nourrissant
de fond en comble
une sorte de nectar-sève riche, riche, riche,
soyeux, soyeux, soyeux,
m'avait envahi
au fond, oui,
c'était une forme de jouissance soft,
aucune explosivité, certes
mais une sensation d'être comblé de chez comblé
jusqu'au plus profond de son être
pendant quelques instants
Posté le 12/03/2025
B
bzo Membre
nu dans la salle de bain,
je vais m'offrir quelques minutes de volupté
avant de prendre ma douche,
après-midi, comme tous les deux jours,
passée avec ma très vieille mère à sa maison de repos (ehpad en France),
à lui tenir compagnie, papoter, jouer au puzzle
je commence à me caresser,
à bouger des hanches,
le frotti frotta des cuisses avec les génitaux
et puis les contractions des muscles du périné,
se mettent en route
la volupté s'installe, m'envahit de plus en plus,
la tension sexuelle, monte, monte
mais monte tellement différemment
d'une masturbation classique, par exemple
ou de n'importe quel plaisir pénien
où au bout du chemin, il y a toujours plus ou moins l'éjaculation
en mode yin, elle peut arriver aussi
mais elle est juste une conséquence, comme cela au passage,
en aucun cas, un but, une destination,
non, la tension se manifeste par cette sensation
que jusqu'au plus profond de son être,
on est nourri, regénéré, resourcé,
par un nectar chaud, frémissant, soyeux,
que la vie même, en ce qu'elle a de plus ardent
semble en train de couler en nous
sensation d'immense libération,
l'océan semble tout proche,
on tend ses bras en delta vers lui,
lui tend ses vagues en bras vers nous,
des passerelles sont établies
quelque chose en nous est engagé dessus
Posté le 13/03/2025
B
bzo Membre
chaque sensation, chez moi,
semble quelque part comme une sculpture
effectuée m'écoutant attentivement,
m'écoutant minutieusement
chacune semble comme un délicat, délicieux, moment d'équilibre
ou de déséquilibre momentané,
entre toute la sauvagerie, toute l'animalité qu'il peut y avoir en moi
et puis une sorte d'harmonie mystérieuse, céleste, paradisiaque
se relayant sans jamais un anicroche
elles arrivent en chaîne dansante, bondissante,
liées les unes aux autres,
avant de disparaitre, avalées par les instants qui passent
Posté le 14/03/2025
B
bzo Membre
si je devais définir de la façon la plus succincte possible ce monde,
j'écriais qu'il est à la fois tellement beau et tellement cruel,
oh oui, à la fois tellement beau et tellement cruel
une beauté et une cruauté sans limites
habitent ce monde
Posté le 14/03/2025
B
bzo Membre
parfois, certains matins, au réveil,
j'ai la chance de trouver sur la plage, des vestiges échoués de l'autre monde,
la plupart du temps ils s'évanouissent en fumée,
comme si le contact avec l'air, la lumière,
provoquait une désintégration quasi instantanée
mais parfois ils persistent,
ils s'offrent à moi, à mes tentatives d'investigation, d'éclaircissement,
de compréhension de cette présence, de sa forme, de son pourquoi
j'ai une autre vie, en tout cas, là-bas, chaque nuit, c'est sûr,
même si ce autre monde semble nourri de ce qui s'est passé par ici,
de ce qui existe par ici,
cependant tout cela semble revivre selon d'autres règles,
d'autres lois, d'autres standards
alors ce objet, cette sorte d'autre personne ou cette suite d'actions
qui est revenu avec moi, qui a persisté,
prend d'autant plus un statut mystérieux
car il semble avoir ramené avec lui
un peu de ces autres règles, autres lois
un objet, une sorte de personne ou suite d'actions,
d'une autre planète, d'un autre univers
pourtant en même temps
aussi d'ici, quelque part
retour à l'envoyeur,
fais-en ce que tu pourras,
chéris-le ou hais-le
ce peut-il qu'un jour ou une nuit,
on ne revienne plus?
qu'on reste là-bas avec tout ce qu'on y a amassé de cette vie,
mêlé à tout ce qui y a été amassé depuis la nuit des temps
par moi, par une infinité de moi,
par une infinité de toi et de moi?
le monde commun,
le monde à la fois qui existe et qui n'existe pas,
le seul peut-être qui existe vraiment
où tout, vivant et mort, sont entremêlés joyeusement
comme une masse infinie, sans taille, de poissons,
tournoyant et encore tournoyant depuis la nuit des temps
Posté le 15/03/2025
B
bzo Membre
quand le moi dans la tête, l'intellect arrête ses jacasseries,
qu'on essaie plus ou moins de le forcer à faire cela pour quelque temps,
pour essayer de mieux ressentir, de mieux éprouver,
d'être plus près, d'être au plus près, de son corps
celui-ci,
si le mécanisme de connexion n'est pas encore bien établi, bien en place,
peut sembler comme une grande muette,
une espèce de non-présence immense
qui peut sembler un vide lancinant
de plus en plus intolérablement
pourtant cette condition, cet état, est absolument nécessaire
pour l'avènement massif des sensations et des émotions,
pour un flot de plus en plus libre,
de plus en plus omnipotent, riche et varié
nous ne serons capable de vibrer de tout notre être,
avec persistance et un crescendo comme de plus en plus miraculeux,
chair et esprit réunis,
que s'il y a eu au moins à un moment donné,
l'acceptation totale et sans limites,
à priori, du vide, de la non-présence du corps
c'est à cette condition-là que les choses sérieuses peuvent commencer,
qu'on a fait table rase en soi, pour un moment,
qu'il y a eu un moment significatif et efficace d'humilité
que le terrain de jeu, la scène, peut se mettre en place,
que la pièce, que le jeu, peut éventuellement démarrer
Posté le 15/03/2025
B
bzo Membre
vous voulez que je vous dise exactement
ce que c'est une sensation,
ce que c'est une émotion,
parce que je peux vous le dire?
elles sont quelque part une respiration de l'être,
celui-ci se remet à un moment donné, pour un moment,
à respirer,
le reste du temps, on est en apnée,
on retient son souffle, on l'économise, on le rationne
puis soudainement,
grâce à un livre, de la musique, une peinture,
grâce à un regard, quelques paroles, échangés avec quelqu'un,
grâce au désir qui s'exprime à travers les corps et les esprits de mille façons,
on respire à nouveau pour un moment
Posté le 15/03/2025
B
bzo Membre
ce matin encore,
la couverture était bien scellée,
j'ai de l'entraînement à détecter la moindre ouverture, la moindre brèche
et à la colmater directement,
la chaleur de mon corps, ma position, sur le côté, en chien de fusil,
la douceur du drap, l'obscurité totale,
font le reste,
la sensation de bien-être, la sensation de cocon,
la sensation que rien d'autre n'existe que ce nid enveloppant, protecteur,
isolant du reste du monde
il fallait dans ces conditions,
cela ne pouvait pas être autrement, c'était écrit depuis la nuit des temps,
que je me mette à bouger des hanches, que je me mette à me caresser,
oh ces premières ondes qui se sont diffusées,
la volupté, c'est quand même quelque chose,
quelle sensation de félicité, d'extase, dans la chair,
j'en pleurerai tellement c'est beau, tellement c'est gracieux,
tellement c'est harmonieux
les doigts, la paume, glissaient sur la peau,
mettant en valeur, rendant incandescent, ici et là,
beaucoup sur les cuisses, beaucoup sur les hanches, aujourd'hui,
remontant de temps à autre par les flancs,
jusqu'aux seins,
titillant un peu les tétons
puis redescendant
je me suis fait la réflexion,
qu'avec la main,
il y a le plaisir d'être caressé autant que le plaisir de caresser,
on explore autant les diverses régions de ce corps,
de cette peau, par monts et par vaux,
qu'on met en valeur le pouvoir, la capacité à faire chanter, de ces doigts, de cette paume,
c'est comme si on avait des danseuses en action au bout des bras,
leurs entrechats, leurs pirouettes, leurs jetés, sur la piste,
provoquent la volupté, éveillent la jouissance
et attirent les acclamations de mes cellules reconnaissantes
il s'agit de coller à son sujet, de faire corps avec lui,
il s'agit de s'envoler et de faire s'envoler,
il s'agit de défier la gravité, d'en définir une nouvelle,
momentanément,
basée sur les lois ou plutôt les non-lois
de la volupté
il s'agit de rendre libre,
de restituer toute cette masse de chair à la liberté de voler,
le désir fait disparaître les chaînes,
en les secouant, en en faisant de la musique
mes hanches, mes hanches,
comme vous bouger somptueusement,
comme je suis envahi d'une irrésisitible douceur d'être,
les gémissements témoignent de la température de la pièce,
ils semblent des sexes sonores
venant se glisser comme des serpents par les canaux auditifs,
pénétrant tout en douceur dans mon cerveau,
y faisant quelques va et vient
oh comme je suis ouvert, comme je suis offert,
c'est cosmique ce genre d'ouverture-là,
toutes les cellules de mon être semblent s'étendre
sur une plage sous un ciel bleu,
accueillant l'océan
possédé de se posséder,
posséder d'être possédé,
chamanerie du plaisir
Posté le 16/03/2025
B
bzo Membre
une main experte
en tout cas, en mode yin,
qu'est-ce que c'est?
est-ce une main qui a acquis un savoir, une expérience
au fil des années?
que nenni,
ceux qui essaient de vous faire croire cela,
vous racontent n'importe quoi,
ils veulent se faire mousser,
se rendre plus importants qu'ils sont
non, il n'y a qu'une seule expertise
derrière une main d'homme ou de femme qui se caresse divinement,
c'est celle de l'écoute de soi
une main experte, en mode auto-plaisir
c'est une main qui agit avec une spontanéité absolue,
une main qui ne sait rien, qui ne sait plus rien
juste menée par l'instinct
et l'instinct c'est quoi?
c'est l'écoute de soi,
le corps et l'esprit se réunissent, se connectent
parce que vous vous mettez à vous écouter,
il n'y a pas d'autre condition requise
que celle de s'écouter
à partir de là, une fois que cela se passe,
la connexion est automatique
la connexion du corps et de l'esprit, c'est de s'écouter,
la seule expertise qui compte, qui existe,
c'est cela, c'est s'écouter,
le reste, c'est du pipeau
Posté le 18/03/2025
B
bzo Membre
cette nuit, à chaque fois que je me retournais dan mon lit,
cela prenait beaucoup beaucoup plus de temps que nécessaire
le mouvement semblait comme un élastique qui s'étirait et encore s'étirait,
le fait est que la volupté se déclenchait, s'en mêlait, à chaque fois,
cela devenait micro-zigzaguant, micro-ondulant, au niveau cellulaire,
se ralentissant de chez ralentissant,
s'épaississant, se densifiant, s'agglutinant, soyeusement,
tout en continuant la progression du changement de position
cela semblait comme un film qui avançait plan par plan,
je tachais de m'installer autant que possible dans chacun d'eux
tout en n'interrompant pas le processus,
ralenti au maximum
le plaisir,
c'est vraiment comme une autre galaxie,
dévidant soudainement dans notre chair
sa litanie voluptueuse,
genre, l'inaccessible étoile
descendant nous faire une brève visite
Posté le 20/03/2025
B
bzo Membre
me suis acheté un petit sauna portable, démontable, remontable, etc
enfin plutot un hammam, pour être plus exact,
je ne sais pas pourquoi ils persévèrent à appeler cela un sauna
alors que c'est de la vapeur humide, une humidité à près de 100%
et une température entre 50 et 60°,
bref, toutes les caractéristiques d'un hammam, pas d'un sauna
mais sans doute le mot sauna est plus parlant pour le grand public,
plus connu,
peut-être aussi car il n'a aucune connotation arabe...
dans notre monde encore aujourd'hui, ils se disent,
que ce sera plus facile à nous fourguer leur camelote
avec le nom sauna plutot que hammam
bref, je l'ai monté dans ma cuisine
puis je l'ai essayé,
mon corps nu, en nage, ma peau humide et chaude,
très rapidement je n'ai pas résisté
et j'ai joins l'agréable à l'utile,
me suis mis à me caresser , à onduler des hanches,
à laisser faire mes cuisses , frotti frotta avec les génitaux
et fais monter des contractions
ma foi, c'était pas mal du tout,
l'ambiance était tropicale, torride là-dedans,
c'est plutôt propice à la volupté, ces conditions,
passé un très bon moment à suer et à gémir de plaisir
Posté le 21/03/2025
B
bzo Membre
mon sexe était une fontaine bienheureuse,
brillant de mille feux,
entre mes cuisses
qui le pressaient, qui le roulaient, tranquillement
régulièrement, je ne pouvais m'empêcher de vérifier avec un doigt
si je n'étais pas en train d'éjaculer
mais non, il était même complètement mou
c'était tout mon être dans l'invisible
qui était massif, qui était dur,
comme dressé, comme immense, comme léger-lourd,
mât saluant joyeusement,
lançant jet chaud sur jet chaud, vers le ciel
le monde semblait avoir été fécondé
et instantanément avoir mis bas
de la merveille chaude et frémissante
d'un flot de particules soyeuses
m'utilisant comme lit
pour dévaler quelques instants dessus
Posté le 21/03/2025
B
bzo Membre
de temps à autre, pas tous les jours,
je fais une espèce de danse tandava,
bon, c'est peut-être, sans doute, prétentieux, pompeux,
d'appeler cela, comme cela
disons que je bouge, debout, le corps, les bras, ayant fermé les yeux,
je remue les énergies intérieures,
je les déplace, je les malaxe, je les vautre, je les pétris, je les fais tournoyer,
je leur fais faire une sorte de danse des sept voiles
je me fais l'impression de m'offrir à l'espace,
de m'offrir aux mouvements, aux gestes,
comme s'ils étaient un tapis volant
de leur demander de m'emporter,
de me faire voyager intérieurement
Posté le 21/03/2025
B
bzo Membre
au fond, l'utilisation des énergies en nous,
pour moi, c'est l'Eldorado caché, en nous,
l'or caché des instants,
à consommer sans modération
selon mes théories à moi, selon mes affabulations,
selon la cosmogonie qui me fait tourner,
elles sont derrière les rêves la nuit,
je l'ai déjà décrit maintes fois,
derrière toutes les sortes d'émotions qu'on peut éprouver,
derrière la volupté, derrière la jouissance
derrière la nature, aussi,
elle semble comme un océan gigantesque
partout dans l'invisible,
cela me frappe par moments, durant mes promenades,
cela me bouleverse, cela m'envahit de toutes parts,
on se sent emporté irrésistiblement
derrière la mort, peut-être, il n'y a plus qu'elles
mais cela, c'est une autre histoire,
la prochaine étape,
elle ne m'intéresse pas outre mesure pour l'instant,
elle me fait peur et en même temps, elle ne me fait pas peur,
c'est comme cela, c'est nécessaire, c'est tout,
comme d'aller chez le dentiste de temps à autre,
on n'y peut rien
le paradis, l'enfer, c'est là directement,
uniquement ici, dans l'instant, dans cette vie, dans ce monde,
selon ce qu'on s'est construit
ou selon ce qu'on subit,
non pas dans l'après-vie
ce sont elles, les énergies cachées en nous de la vie
que je cherche, désormais 24h sur 24h,
à les faire monter à la surface, à les goûter sous toutes leurs formes,
le plus possible, le mieux possible
là, j'interromps un moment la rédaction de ce petit texte
pour m'offrir quelques moments de cette sorte de danse tandava
que je me suis bricolé,
voilà je suis revenu, c'était juste une petite minute,
debout à côté de mon siège de bureau,
à me consommer un petit moment,
à injecter une sorte d'intensité aux moments,
une forme de libération, de ressourcement,
à vivre la connexion du corps et de l'esprit
vraiment tous les prétextes sont bons pour cela,
là je m'interromps encore une autre minute ou deux,
pour vivre une petite séquence express de volupté en mode yin
vivre l'union du féminin et du masculin en soi,
une fois qu'on y parvient bien, qu'on est bien avancé dans cette pratique,
c'est sans doute la source d'accès la plus facile et la plus gratifiante, en solitaire
pour accéder aux flots des énergies soyeuses en nous,
à vivre leur consumation ardente dans notre chair et notre esprit
après, plus tard,
quand j'aurai terminé de manger et quelques taches domestiques,
je vais plonger dans un livre, un film, une musique
ou peut-être s'il fait sufisamment bon, une promenade en forêt,
les grands arbres semblent aussi comme des jets d'énergie
s'élançant majestueusement, splendidement, en permanence, vers le ciel,
oh essayer de vibrer, de vibrer, un moment, à leur contact
voilà, le mot est lancé,
vibrer, vibrer,
je ne vis plus que pour cela
maintenant que je suis dégagé de l'obligation de travailler,
que je suis à la retraite,
que je peux travailler uniquement pour moi-même,
pour mon âme, pour la splendeur cachée dans ma chair
oh vibrer, vibrer,
aussi, avec d'autres humains, bien sûr,
joindre des mains, joindre des sexes, joindre des peaux, joindre des coeurs,
joindre d'autres univers, d'autres mondes de sensations, d'émotions, d'imagination,
goûter aux rires, goûter aux sourires,
un instant
beaucoup de choses , ici-bas, qui sont fait pour être jointes, rejointes, réunies
humaines , non humaines,
je serai tenté d'écrire, même à peu près tous et tout,
ici-bas cherche à être rejoint et à joindre
Posté le 22/03/2025
B
bzo Membre
toujours meilleur,
avec chaque jour qui passe,
oh toujours meilleur, baby
le vin dans mes caves sexuelles
semble bien vieillir,
là, il y a quelques instants,
je me suis un moment caressé,
fais quelques contractions,
effectué un peu d'ondulations des hanches
oh comme la vague qui est montée en moi,
était sublime,
fine, ciselée, intense,
on aurait dit une cape immense de douceur voluptueuse
glissant irrésistiblement en moi,
me recouvrant entièrement de l'intérieur,
recouvrant et en même temps, pénétrant en toute cellule,
pour la couvrir dans les profondeurs, dans les épaisses couches
cette soie était tellement fluide,
finement frémissante, ondulante,
j'ai eu une sorte d'immense frisson intérieur
qui m'envoie encore 10mn après
des picotements tout le long de l'échine
et en bas des reins
Posté le 24/03/2025
B
bzo Membre
nu chez moi,
cette peau est juste trop tentante,
ces ondulations de hanches justes trop tentantes,
ces contractions juste trop tentantes,
le frotti frotta entre mes cuisses et mon sexe, juste trop tentant,
je reviens constamment vers elles et vers lui,
je me caresse, j'ondule,
je mets en action les muscles de l'anus et du périné,
je frotte, je frotte, je presse, je malaxe, avec les cuisses
le plaisir m'envahit instantanément
et ça a beau être, à chaque fois,
plus ou moins la même chose,
si on fait un honnête bilan après coup,
dans le feu de l'action,
cela me paraît à chaque fois toujours aussi neuf,
toujours aussi extraordinairement intense, riche et varié
Posté le 24/03/2025
B
bzo Membre
est-ce que j'ai à remercier le ciel et ou l'enfer
d'avoir constamment ce plaisir tellement intense et riche
à ma disposition,
où je veux, quand je veux, comme je veux?
est-ce que je fais partie de ce groupe de petits chanceux
qui semblent être tombés dans la marmite de potion magique sexuelle
et qui dès la première contraction, dès la première sollicitation, de leur prostate,
se sont mis à jouir en cascade,
quasiment sans aucun apprentissage?
que nenni,
même si j'avais quelque disposition au départ,
c'est à force de travail sur moi-même, au fil des années,
au fil d'une lente et patiente progression,
d'un cheminement sans compromis
et peu à peu, sans aucun tabou, ni frontières
que je suis arrivé à ce stade
de disponibilité de mes énergies
et de connexion à mon corps,
pour le plaisir
Posté le 24/03/2025
B
bzo Membre
le yang donne et prend
mécanisme plus riche, plus complet,
le yin reçoit et se donne
Posté le 25/03/2025
B
bzo Membre
mon corps m'appelle,
je sens distinctement depuis une demie heure
ses signaux, suggestion de soie onduleuse,
au creux de mes reins
après une journée, comme cela, dehors,
le plaisir est comme une sorte de respiration intime
dont le besoin se fait sentir,
pour me ressourcer,
me sentir à nouveau moi,
des pieds à la tête
les vagues de la volupté nettoient, purifient,
évacuent tout stress,
l'incandescence dans l'instant,
semble comme une boussole,
indiquant un nord invisible,
une direction vers laquelle se tourner un moment
pour vivre une intensité qui compte vraiment,
une intensité qui fait sens
Posté le 26/03/2025
B
bzo Membre
je sors d'une demie heure de hammam,
je l'installe dans le hall de mon petit appartement,
seul endroit où c'est sufisamment commode de le monter
mais ça fait l'affaire comme cela, le job est effectué,
température à plus de 50° et humidité à 100%
une demie heure à cuire à la vapeur comme cela,
avec en plus des gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus
cela vous remet un homme d'aplomb
on peut pas trop bouger là-dedans,
d'abord parce que c'est assez exigu
et puis surtout 50° et 100% d'humidité,
si vous vous mettez à vous gigoter dans tous les sens,
comment dire...
aussi je tâtonne pour l'instant,
j'essaie d'adapter ma pratique à ces circonstances très particulières,
quasi sans bouger, des contractions, de légères pressions des cuisses sur les génitaux,
j'ai obtenu des effets très intéressants,
surtout à un moment donné,
j'ai réussi à vivre des sensations tout à fait nouvelles,
j'en suis sûr, dues à l'atmosphère très spéciale
et à ma peau tellement chaude, humide et spécialement réceptive
quelque chose s'altère au niveau du ressenti,
au niveau de la montée des informations du corps,
à creuser, à explorer
mais la prochaine fois, peut-être,
j'essaierai uniquement en prostatique,
avec peut-être un peu de chipotage des tétons,
cela me semble plus adapté aux contraintes très particulières de l'environnement
en même temps,
je n'essaie qu'un tout petit peu, de temps à autre,
j'essaie plutôt de profiter au maximum du hammam
et de l'air sursaturé de vapeur et huile essentielle d'eucalyptus,
cela fonctionne mieux si on se statufie,
qu'on baisse la tête, qu'on se laisse aller
et qu'on se laisse envahir par la chaleur humide
comme si on n'était plus qu'une éponge ou un essuie
mis au contact de toute cette vapeur tellement dense
Posté le 26/03/2025
B
bzo Membre
le plaisir est cette chose tellement énorme, tellement séismique
et en même temps, tellement douce, tellement harmonieuse,
qui envahit tout mon être
quand le désir commence à s'exprimer
je peux le sentir me parcourir,
s'insinuer dans la moindre de mes cellules,
y effectuer ses acrobaties soyeuses
oh quelque part, c'est tellement addictif,
j'y suis tellement accroc
mais accroc sainement
je veux dire par là
que je ne pourrai pas m'en passer,
que cela me fait, de fond en comble, un tel bien,
comme je l'ai écrit précédemment,
c'est comme une sorte de respiration de l'être,
indispensable, miraculeuse, tellement ressourçante,
tellement fondamentalement nourrissante
mais en même temps, si j'écris
que j'y suis accroc sainement,
c'est parce que je ne sens en aucune façon
le besoin de pratiquer de plus en plus,
je peux très bien m'en passer plusieurs jours,
je m'écoute, je laisse mon désir parler
et s'il n'a rien à dire pendant quelque temps,
eh bien toute la machinerie est au repos,
et c'est en aucune façon, forcé, subi, oppressant, invalidant, frustrant
cela, c'est beaucoup grâce au fait,
que je n'entretiens pas mon désir d'une manière artificielle,
avec la pornographie,
ainsi, il y a une espèce de d'équilibre qui s'est mis en place,
je suis à l'écoute de mon corps, à l'écoute de mon désir,
je me plie à eux comme je me plie aux saisons
le désir m'irrigue, m'enrichit, me magnifie,
me rend par moments incandescent de chez incandescent,
me fait pratiquer en rafales, sans discontinuité, certains jours
mais en même temps, je le respecte,
je le sollicite en respectant ses cycles,
je ne crée et n'entretiens pas de tempêtes artificielles,
je laisse les énergies au fond de moi se réguler,
monter en puissance,
se déchaîner quand elles veulent
sans jamais essayer de forcer
mais sans jamais essayer de me retenir aussi
Posté le 27/03/2025
B
bzo Membre
il y a un moment dans le plaisir
où la violence devient douceur
et la douceur devient violence
et je ne pense pas du tout au bdsm
bien que cela s'y applique très certainement aussi
Posté le 28/03/2025
B
bzo Membre
toutes ces envies de me faire prendre,
de sentir une bite bien raide aller et venir en moi,
de me remplir, de me frotter de l'intérieur
quand je suis seul chez moi, dans mon appartement,
mon petit cul bougeant lascivement,
mes mains caressant, caressant,
c'est du toc,
complètement du toc
mais du toc intoxicant,
du toc dégageant massivement de la magie soyeuse
ou bien alors pas?
tout de même pas tout à fait du toc?
serais-je vraiment capable de l'accueillir
s'il se présentait,
si un gourdin dressé tout près de mon petit anus,
se présentait?
va savoir,
je peux l'imaginer aussi dans ma bouche,
le gland turgescent tout contre ma langue,
descendant un peu dans la gorge par moments
provoquant des soubresauts, des hoquètements,
je peux même imaginer son odeur, sa consistance,
je peux imaginer ses mouvements contre mes lèvres
je peux imaginer tant de choses
occasionnant immédiatement un massif fumet de plaisir,
des titillements le long de la colonne vertébrale,
mon petit braquemart à moi, s'en raidissant instantanément
quels incitateurs, quels débaucheurs,
les mots sur la page, l'imagination dans la tête, la peau à l'air libre,
tant de sollicitations, tant de tentations
et puis le désir comme un arbre magnifique
courant partout en moi,
frissonnant de tout la multitude de ses feuilles
au moindre vent
oui, je crois bien que je suis capable de manger à tous les râteliers,
plus jeune, je l'avais déjà fait un peu par curiosité, par provocation
mais la tentation est très forte désormais,
de goûter au plaisir partout où il se trouve,
c'est-à-dire tellement partout, partout, tellement partout partout
il n'y a qu' laisser parler ses reins,
laisser parler sa peau,
laisser parler sa bouche, laisser parler ses mains,
il n'y a qu'à se laisser parler,
se laisser goûter à la liberté absolue des sens un moment
Posté le 29/03/2025
B
bzo Membre
malaxé, pressé, frotté,
mon sexe semble se dissoudre
entre mes cuisses
semble se dissoudre dedans,
se répandre en eux,
genre troupeau de lianes dansantes,
à remonter vers le bassin,
à y tournoyer soyeusement un peu
puis continuer leur chemin,
grimper, grimper,
s'insinuer dans toutes les cellules,
s'y vautrer, y tournicoter, y gigoter, y frissonner
puis enfin arriver dans la tête,
y faire son apparition
style bouquet de fleurs explosives,
scène de music hall
rutilante, brillant de mille éclats
Posté le 30/03/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Bonjour
Le 29/03 bzo écrit toutes ces envies de me faire prendre, de sentir une bite bien raide aller et venir en moi, .../..Lors de certaines sessions en mode yin, périnée et anus en feu, je n'ai qu'une envie, qu'une bite se présente, je suis si décontracté, si dilaté qu'elle serait aspirée....
oui, je crois bien que je suis capable de manger à tous les râteliers, ../.. mais la tentation est très forte désormais, de goûter au plaisir partout où il se trouve, c’est-à-dire tellement partout, partout, tellement partout partoutAvec les années qui passent, la tentation est de plus en plus forte d'aller goûter à d'autres râteliers, que de découvertes potentielles .....
Posté le 31/03/2025
B
bzo Membre
ah ce matin, quels moments sublimes encore,
une bonne heure de jouissance en continu
mais quand j'écris, en continu,
c'est vraiment en continu,
pas une micro-seconde de relâchement
enfin, plutot si, de relâchement,
il n'y avait que cela,
cela relâchait à tout va,
ô mon cher corps,
comme tu arrives à me surprendre
jour après jour,
nuit après nuit
ce corps est tellement magique,
cela m'a encore été confirmée
de façon tellement incroyablement magistralement
ce matin sous les couvertures
par moments, mes gestes, mes mouvements,
mes caresses, mes contractions,
bref, toute mon attitude
semblaient demander à mon corps de ressentir, de vivre
comme si je me faisais l'amour
la sensation de pénétration était juste divine,
tellement riche, tellement variée,
tellement, en même temps, puissante, raffinée, fine,
comme je me pâmais, ah comme je me pâmais
et comme tout s'enchaînait, facilement, naturellement
à d'autres moments, je semblais juste dire à mon corps,
surprends-moi, emmène-moi quelque part que je ne connais pas
et je me tortillais, je bougeais n'importe comment
et les sensations arrivaient, étonnantes, neuves,
tellement d'un continent inconnu jusqu'ici
un rien suffisait, un rien faisait le maximum,
tout me allait comme un gant,
tout me retournait et me retournait encore,
comme c'était beau, comme s'était émouvant
quand la complicité à son corps arrive à ce stade,
il n'y a plus que jouir et encore jouir,
juste d'être là en vie,
avec toute cette merveilleuse mécanique
qui n'en fait qu'à sa tête,
qui vous emmène dans des contrées de volupté
au galop, au petit trot,
comme il vous plaît
vous êtes empli par la jouissance,
pas une cellule qui ne participe pas
et cela change constamment,
un flot, un flot massif de plaisir,
il ne reste plus que cela de vous,
sublime courant de la vie,
tout n'est que soie, ici-bas, par moments
et là, il ne vous reste plus qu'à vivre l'extase,
la gouter autant que possible,
s'en imbiber jusqu'à la dernière goutte
mais que dis-je, cela ne semble plus finir,
cela semble juste se mettre en pause,
je semble pouvoir reprendre là où je mettais arrêter,
me voilà dans un de ces états,
ô mon cher corps,
le train express est arrivé, le train express est arrivé,
il est entré en gare,
il ne veut plus nous quitter, il ne veut plus nous continuer,
c'est juste parfait, c'est juste parfait,
cela me va totalement
Posté le 31/03/2025
B
bzo Membre
la capacité de revivre ce que j'ai vécu ce matin sous les couvertures,
semble ne pas me quitter,
je peux retourner, pour l'instant, en tout cas,
même hors du lit,
à tout moment,
vers cette jouissance
avec le moindre petit geste,
je peux la redéclencher, encore et encore,
c'est comme si instantanément,
mon corps et mon esprit se collaient l'un contre l'autre
et qu'alors là, tout devient possible,
je peux ressentir ce que je veux, ce que j'ai envie
et ce dont j'ai envie,
c'est de volupté et de jouissance, bien sûr
parfait, parfait,
toujours rêvé
de devenir une machine à jouir
instantanément,
à la moindre plus petite sollicitation
certains vivent cela mal,
on a déjà eu quelques témoignages en ce sens sur le forum,
moi, cela me va comme un gant,
c'est un merveilleux, un magique, costume
de tous les instants
Posté le 31/03/2025
B
bzo Membre
Lors de certaines sessions en mode yin, périnée et anus en feu, je n’ai qu’une envie, qu’une bite se présente, je suis si décontracté, si dilaté qu’elle serait aspirée….moi, ce n'est pas tout à fait le cas, pendant mes séances, juste je les vis, il n'y a de la place pour rien d'autre, même pas pour une once de fantasme c'est plutot après, à froid, quand je vaque à mes occupations quotidiennes, je me demandais si j'obtiendrais plus ou moins, les mêmes types de sensations, avec une vraie bite dans le cul plus ou moins car ce serait très certainement différent, à la fois meilleur et moins bien, différent
Avec les années qui passent, la tentation est de plus en plus forte d’aller goûter à d’autres râteliers, que de découvertes potentiellesoui et non, à certains moments, oui, à d'autres, je me dis que je suis très bien comme cela, juste en fantasmant le plus crument et aussi débridé que possible, par moments, tout seul, j'arrive déjà à des résultats très très bien quand je vois le sexe comme il est pratiqué un peu partout, c'est devenu quelque chose de tellement mécanique, quelque chose de tellement convenu, même, sans grande surprise, du travail à la chaîne, juste on se soulage, je ne sais pas si cela me tente il y a une espèce de fausse libération sexuelle qui a pris la place , on est plongé dans un monde pornographique, pas vraiment de sensualité et de sexualité qui élève dans l'instant, en même temps qu'il assagit, une consommation grande surface de la sexualité, avec plein d'additifs dedans les partouzes post-hippy de ma jeunesse me manquent, on cherchait quelque chose ensemble, pas juste à se consommer
Posté le 31/03/2025
B
bzo Membre
essayer d'oublier complètement le plaisir,
n'est jamais une bonne chose
car le plaisir lui, ne vous oublie jamais
il se rappellera toujours à vous
sous une forme ou une autre,
quand vous ne vous y attendez pas,
pour le meilleur ou pour le pire
Posté le 01/04/2025
B
bzo Membre
jour après jour, mois après mois,
mes couilles, mon pénis,
deviennent toujours plus soyeux,
quel miracle
le fait est qu'une grande part de ma progression
au fil des années,
a été de rendre mon corps toujours plus réactif au moindre contact
et encore plus, bien sûr, à la moindre caresse
au moindre contact, à la moindre caresse
mais aussi au moindre mouvement, à la moindre position prise,
à la moindre contraction,
à la moindre tension, n'importe où, n'importe comment,
à la moindre attention, n'importe où, n'importe comment
la sexualité est un tout globalisant, d'une richesse inouïe,
une galaxie sans fin, aux méandres sans limites,
d'habitude, chez la plupart,
elle se cantonne essentiellement aux organes sexuels
mais pourtant tout notre corps,
tout notre être,
peut réagir, peut générer de la volupté,
peut participer, peut chanter
il n'est que de le solliciter avec patience,
il n'est que de ne rien retenir, de se donner entièrement,
il n'est que de devenir toujours plus le complice de son corps
et il répondra toujours plus et toujours mieux,
s'il sent qu'on va vraiment vers lui,
que nous le recherchons
et que nous sommes prêts à communier dans la volupté avec lui
Posté le 02/04/2025
B
bzo Membre
je suis empli de frissons
pendant quelques instants,
délicieux
qu'ai-je fait?
rien,
juste j'ai pensé que je pourrai faire quelque chose,
que je pourrai faire à peu près n'importe quoi
et qu'immédiatement,
mon corps et mon esprit se connecteraient
et des vagues de volupté,
seraient là dans ma chair
comme une mer dansante
rien que cette pensée,
m'a empli de frissons,
mon corps y a immédiatement réagi,
mon corps l'a perçu
quelque part quelque chose,
tout de même s'est passé,
quelque chose s'est déclenché,
grâce à cette pensée,
quelque chose dans mon intimité
a effectué comme une caresse
dans ma chair,
à l'avènement de cette pensée
qui a provoqué cette brève levée fertile
de frissons
Posté le 02/04/2025
B
bzo Membre
oh l'émotion artistique quand elle nous submerge,
quand elle s'installe quelques instants en nous,
quel bonheur, quelque libération,
on vibre des pieds à la tête,
quelle magnifique extase
là, il y a quelques instants,
je me suis regardé la scène du cabaret
du chef d'oeuvre, Les Sentiers de la Gloire de Kubrick,
avec la jeune prisonnière allemande qu'on force à chanter
devant des poilus qui cherchent un peu à se divertir, à s'étourdir
avant de retourner dans l'enfer des tranchées
quelle scène bouleversante,
tellement emplie d'humanité, de qualité dramatique,
toute la terrible et poignante intensité de la vie, est là
qui nous traverse comme un coup de poing
mais qui fait du bien,
qui fait monter les larmes aux yeux,
qui déchire et qui répare
avec toute la douceur et toute la violence
dont le monde est capable
Posté le 02/04/2025
B
bzo Membre
aux brèves explosions
qui déchiquètent tout un moment sur leur passage,
définitivement, je préfère
cette moultitude de frissons,
en mode majeurement mineur, mineurement majeur,
tout le long de la journée
qu'il y a moyen de faire persister autant qu'on veut
leur gamme sans limites,
leur finesse, leur précision,
on dirait de la ciselure soyeuse,
un moment, dans la chair et l'esprit,
leur variété, leur capacité à se combiner,
à former comme des accords,
à la fois tellement sauvages et harmonieux
le fait qu'ils puissent arriver de toutes parts,
que tout semble pouvoir se mettre à résonner,
le fait que c'est le yin qui se met à chanter,
le fait que c'est le yin qui se met à faire chanter
ondulante, frissonnante, soie,
vagues d'une brève et splendide
communion voluptueuse
entre son corps et son esprit,
bonheur de vibrer
Posté le 03/04/2025
B
bzo Membre
mon désir est en état d'alerte maximale,
comme il commence à faire chaud, ici à Bruxelles
et que de plus, j'étais occupé avec quelque tache qui demandait un effort physique,
peu à peu, je me suis débarrassé de toutes les couches de vêtements
et me suis retrouvé entièrement nu
il y a eu comme un déclic immédiatement,
toute ma peau, mes mains, mes hanches,
mon sexe, mon anus, ma prostate,
tout cela semblait se chercher,
tout cela semblait vouloir jouer ensemble
oh comme c'était délicieux,
j'ai posé les doigts sur la peau,
j'ai appliqué, lentement , lentement, une caresse
tandis que mes hanches commençaient à bouger,
que mes cuisses ont pressé un peu, gentiment, les génitaux
et puis, comme pour déclencher la fusée,
lui donner la puissance nécessaire pour s'arracher, pour s'élever,
j'ai fais monter une contraction
oh mes amis, je ne vous dis pas,
tout mon être, instantanément,
s'est transformé en soie vibrante,
j'étais déjà dans la stratosphère,
une stratosphère bien à moi,
bien accueillante,
une stratosphère où il fait bon être
comme dans un nid
un nid massant,
qui vous frotte, qui vous tournicote,
de tous les côtés,
qui ne connait pas les frontières de la matière,
qui pénètre jusqu'au plus profond de vous
une béance,
une béance géante,
le vent s'engouffre,
le vent siffle tout doucement
parmi toutes vos cellules,
vous êtes offert,
vous vous êtes offert,
quelque chose vous a pris
dans sa main géante,
vous transporte,
vous emmène
la griserie monte, monte, de partout en vous,
la griserie vous saoule dans la moindre de vos particules,
vous immerge, vous imbibe,
vous respirez de l'intérieur,
de l'air enchanteur qui monte et qui vous fait monter
à plein poumons, à tire d'aile,
vous êtes comme une île,
une île qui est montée par ascenseur hydraulique,
le vent, les nuages, le soleil,
vous caressent de toutes parts,
vous êtes dans le bleu, le bleu du jour,
le bleu éblouissant du jour,
le bleu éblouissant du jour est partout,
vous êtes dissolu dedans
Posté le 04/04/2025
B
bzo Membre
je couve mes couilles, mon pénis,
entre les cuisses,
ils s'échangent de la chaleur,
cela se réchauffe entre eux,
un oeuf soyeux, frissonnant,
prend forme
je contracte au hasard
un peu les muscles de la zone,
on va voir ce que cela donne,
mon sexe s'est raidi du coup un peu,
il commence à se dresser,
à relever sa grosse tête rougeaude, violacée
comme une espèce de gros ver dansant,
attiré par la lumière et l'air libre
je serra la hampe à demie durcie entre les cuisses,
la roule un peu pour inspection visuelle attentive du gland,
quel objet étrange, ce sexe,
il me parait, souvent, comme un corps complètement autonome
qui est venu se greffer là en bas
qui n'en fait qu'à sa tête
je joue, je joue avec moi-même,
je fais n'importe quoi,
je suis dans mon bac à sable
avec le désir
fais monter une contraction maintenant,
toutes sortes d'ondes se mettent à courir en bas,
cela tourne fou un peu du coup
je déguste le mix,
chaque cellule de mon bassin semble chargé,
semble avoir son mot à dire dans cette histoire,
mon sexe aussi, il veut parler
et ma prostate et ma peau et tous les muscles du coin,
quelle délicieuse cacophonie de vibrations
non, ce n'est pas vrai,
c'est extrêmement harmonieux, en fait,
malgré toute la sauvagerie qui s'exprime
la volupté est toujours l'expression d'une communion
sauvage mais harmonieuse
entre le corps et l'esprit
mais enfin,
cela peut devenir sacrément endiablé, tournoyant,
déstabilisant mais dans le bon sens,
le sens d'un délire soyeux de tout l'être,
d'un rideau écarlate dans la chair
qui s'entrouvre,
d'un maelstrom de nectar
qui se met à faire la toupie sur la piste
Posté le 06/04/2025
B
bzo Membre
ce matin, je ne me lasse pas
de frotter une jambe contre l'autre,
tout lentement, tout lentement,
c'est comme si à leur intérieur
des milliers de tissus soyeux entraient en contact,
se frottaient, s'entremêlaient, s'entrefroissaient
mon sexe, lui,
tantôt se raidit, tantôt redevient mou,
est du genre agent contaminant à l'extrême,
répandant ses bonnes ondes à la ronde
mon anus, lui,
semble respirer, semble palpiter
dès que j'en approche un doigt ou deux,
un vrai chanteur d'opéra ouvrant les bras
et se mettant à chanter,
s'égosillant comme un volcan
à coups de notes graves
lancées de tous les cotés
mes hanches, elles,
parlons-en de ces coquines,
oh comme elles sont emplies de choses capiteuses,
de choses lourdes-légères,
c'est un vrai chaudron à miracles, ces hanches-là,
le moindre de leurs mouvements, le moindre de leurs déplacements,
dégage une telle ivresse dans mon bassin,
cela se répand, monte directement jusqu'à mon cerveau,
c'est feu d'artifice sur feu d'artifice, ces reins-là,
tellement ils sont chargés
mon sexe a fini par se répandre en larmes laiteuses de bonheur
qui sont venus s'éparpiller sur mes cuisses, mon bas-ventre,
douce, douce, violence, de la lave, quelques instants,
comme si tout mon intérieur
était aspiré vers l'extérieur par des forces surréelles,
succion divine vers le ciel
Posté le 06/04/2025
B
bzo Membre
il y a ce mécanisme dans ma tête,
je l'ai bien repéré ce matin au lit,
bien observé, bien détecté, bien éprouvé,
bien vérifié dans tous les sens
décrivons-le en quelques mots,
une façon de rester connecté à son corps
pour pouvoir communier voluptueusement avec lui
malgré les vagues plus ou moins fréquentes de l'intellect
qui cherche à reprendre le contrôle des opérations,
qui cherche à influencer de mille manières ce qui se passe
car il est jaloux de ses prérogatives,
il a ses habitudes,
il est aux commandes habituellement,
c'est lui, le maître des lieux, normalement,
après tout
l'intellect, donc,
doit le plus possible,
pour la qualité des interactions,
pour la richesse, l'intensité et la variété des sensations,
pour le degré de volupté et de jouissance que vous allez atteindre,
doit le plus possible, donc, j'ai écris,
rester dans sa niche,
céder momentanément la place
pour que le corps et l'esprit puissent opérer ensemble
de la façon la plus optimale possible
les pensées,
les mille et une manières plus ou moins déguisées qu'a l'intellect
d'occuper la tête,
sont comme des nuages opaques, bien gris de chez gris,
voire complètement noirs,
de se placer entre le soleil de notre ressenti et nous
quand nous sommes en pleine action amoureuse
quand cela se passe,
il s'agit de les évacuer, de les chasser, le plus vite possible,
c'est un mécanisme qui est bien au point chez moi,
il devient assez parfait même, sans me vanter,
bien qu'il reste et restera toujours perfectible
et c'est heureux,
il y a toujours et il y aura toujours jusqu'au dernier jour,
une marge de progression,
dans ce mécanisme, comme dans le reste
qui constitue notre pratique,
comme, par exemple, l'accès et la capacité de libérer ses énergies,
notre technique même
bien qu'elle soit essentiellement spontanée,
elle est quand même quelque part aussi,
le fruit d'une accumulation d'expérience, d'heures de pratique
vous êtes donc en pleine action,
votre corps bouge, vos mains caressent,
vous éprouvez des sensations, votre désir est allumé, flamboie,
la tension sexuelle monte crescendo,
le soleil brille, vous baignez entièrement, totalement, dans votre ressenti
quand soudain des pensées arrivent,
directement, c'est comme si des nuages étaient arrivés aussi,
les rayons ne vous touchent plus,
vous touchent moins ou presque plus,
vous n'êtes plus envahi, enveloppé, par eux
que faire? quoi ne pas faire?
comment les chasser le plus efficacement
pour à nouveau éprouver à 100% la volupté,
le carrousel des sensations, la jouissance?
je vais essayer de décrire ce qui se passe en moi, à ces moments,
c'est, en quelque sorte, un mécanisme de reconnaissance,
de distinction où être et où ne pas être dans sa tête,
reconnaître ce qui appartient au corps et à l'esprit en pleine action
et ce qui appartient à l'intellect qui pollue pour le moment notre ressenti
et se concentrer uniquement sur la première
et ainsi, provoquer la fin des pensées
ou de n'importe quelle autre action dans notre tête
appartenant à l'intellect qui est revenu en catimini
pour tenter d'influencer le cours de ce qui se passe en nous
votre attention doit automatiquement le plus vite se porter
sur ce qui se passe effectivement, concrètement, physiquement,
le temps d'un éclair,
créer une image mentale de ce que vous êtes réellement en train de faire,
votre main est en train de bouger, vos hanches aussi,
une contraction est en train de monter,
votre doigt est dans votre anus, etc
tout cela vous devez le visualiser un moment,
ces différentes actions forment comme un flux,
le cours spontané de l'interaction entre votre corps et votre esprit
qui provoque les sensations, la volupté, la jouissance,
c'est la seule chose qui compte,
reconnaitre le flux, le visualiser,
tout le reste, c'est du pipeau, c'est votre intellect qui cherche à intervenir,
qui cherche à influencer, qui cherche à reprendre les commandes
il n'y a qu'une seule chose qui compte,
c'est ce cours de l'action
qui doit se dérouler le plus spontanément possible,
mené en arrière-plan par votre désir, par votre ressenti,
eux et rien d'autre
c'est vers cela que vous devez aller, c'est cela que vous êtes en ce moment,
ce flux et rien d'autre,
il n'y a que lui qui compte,
le reste, les sensations de découragement,
des directives, quoi faire, quoi ne pas faire,
tout cela, c'est votre intellect
allez toujours vers le flux, vers ce qui est en train de se passer
et ne vous occupez pas du reste,
ne cherchez pas à influencer le flux,
laissez-le se dérouler tout seul,
il sera, en fait, dirigé par votre désir et par votre ressenti
sans doute, au début,
ce n'est pas facile,
l'intellect aura tendance à vouloir intervenir à tout bout de champ,
après tout,
le reste du temps, il est aux commandes,
nous sommes des êtres humains, des êtres pensants,
c'est notre grande force
mais pas toujours, pas toujours,
apprendre à réécouter son instinct, ses pulsions,
se laisser guider par son ressenti,
est un réapprentissage bien utile par moments,
bien fascinant
et qui porte des récompenses sans limites
plus particulièrement quand nous essayons de nous gâter sexuellement,
tout seul et avec d'autre(s)
Posté le 07/04/2025
B
bzo Membre
émotions, volupté, jouissance,
extases de toutes les couleurs
et de toutes les formes,
il y a toujours de place
pour des petits miracles
dans l'instant qui passe
ultimement,
il s'agit avant tout
de dire un grand oui
à un moment donné,
à nous-même,
à l'autre,
à tout, à rien
un grand oui,
un grand oui de tout son être,
à un moment donné
s'offrir sans rien retenir,
se donner,
devenir quelques instants
une monnaie d'échange
entre les mains du vent
Posté le 10/04/2025
B
bzo Membre
chevaucher la vague un instant,
alors même que la fraction de seconde avant,
l'on était occupé à tout autre chose,
une occupation tout fait banale du quotidien
j'adore tellement ces moments,
l'écart est tellement délicieux, tellement dépaysant,
entre l'instant d'avant où l'on faisait n'importe quoi
de tout à fait plat au niveau de la sensation et de l'émotion
et puis soudainement cette vague de volupté
qui vous envahit, vous soulève, vous transporte,
vous libère,
vous offre un peu de radicale transcendance voluptueuse
c'est un exercice de haute voltige quelque part,
en une fraction de seconde,
il s'agit de se connecter à son corps,
de libérer le plus possible ses énergies,
tout en effectuant un groupe de gestes, de mouvements
de positionnement dans l'espace
d'une partie ou de l'entièreté, de son corps
plonger, plonger à la suite du dauphin,
de tout son être,
en un clin d'oeil,
vibrer, vibrer, vibrer, autant que possible,
transformer l'instant
en un bouquet multicolore dans sa chair et son esprit,
n'être plus qu'une flamme dansante
puis retourner à son occupation
de l'instant d'avant,
comme si de rien n'était,
enfin avec encore un peu de frémissement,
en soi, un peu partout
quelques instants
Posté le 10/04/2025
B
bzo Membre
faire vivre quelques instants
le yin en moi,
c'est une sorte de danse voluptueuse
entre mon corps et mon esprit
quelque chose de total, quelque chose de radical
et en même temps quelque chose
de totalement, de radicalement, insignifiant,
quelque chose qui ne laisse pas de trace
un petit séisme dans l'instant,
à usage très personnel,
une intimité en fleur, brièvement,
de manière très singulière
Posté le 12/04/2025
B
bzo Membre
tout est dans la manière
avec laquelle
on est dans l'instant
quand je suis en action,
une partie de moi,
bouge, agit
ou plutôt,
est bougé, est agi,
par le désir
l'autre n'est qu'une passoire, un buvard,
une éponge à sensations,
une structure multi-ouverte de tous les côtés,
prête à s'imbiber,
prête à être imbibé
ressentir
doit devenir
un éblouissement généralisé
de tous les instants
alors vous pouvez
vous laisser aller
à deviner
que la qualité
est là
Posté le 12/04/2025
B
bzo Membre
me suis écouté les variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach,
quel splendide moment à chaque fois,
a-t-on jamais écrit musique plus belle et plus émouvante
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
l'art de faire voyager les ondes
dans son corps
ou plutôt,
l'art de les ressentir,
le plus possible à la source,
l'art d'aller à leur rencontre
là où elles sont générées
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
se savoir vieux,
tout en ne se sentant pas vieux pour un sou,
peut être source de frustration,
d'une sensation d'impuissance
face au temps qui passe
comme cela peut être
comme la forme d'un début de sagesse,
comme la fontaine un peu,
d'une seconde jeunesse,
discrète,
sur le tard
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
ce corps peut se mettre à chanter
sous mes doigts,
tellement extraordinairement,
tellement extraordinairement
je voudrais pouvoir exprimer
et faire ressentir un instant,
à quel point,
c'est une expérience bouleversante,
magique
à quel point,
tout mon être
semble devenir une ode
velouteuse,
vibrante de désir
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
mon corps d'homme,
mon corps de femme
en action,
je le sens tellement
des deux sexes
là aussi,
c'est un petit miracle
de chaque instant,
à vivre
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
quand le corps en action,
vibrant de désir,
sent des mains sur lui,
il s'attend à les sentir bouger,
s'attend à les sentir
enflammer la peau,
en la parcourant
s'ils restent sur place,
inertes,
rapidement, ils sont ressentis comme des poids morts,
des boulets
qui alourdissent, qui ralentissent,
le carrosse doré du désir,
plutôt que d'ensauvager,
plutôt que d'ensoleiller,
le parcours
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
les variations Goldberg de Bach,
sont très certainement une des émotions artistiques ultimes
la pureté, l'intensité, du flot joyeux
qu'on vit quand ces notes roulent en nous,
après être rentrées par nos deux oreilles,
n'a pas d'équivalent
c'est à la fois, tellement divin,
et tellement empli d'humanité,
tellement empli d'amour et de compassion,
que l'on décolle irrésistiblement,
on s'arrache
toute notre fondamentale misère,
toutes ces faiblesses qui tapissent notre vie,
toute cette brièveté sur terre,
deviennent une chance unique,
une fortune sans limites,
quelques instants
Posté le 13/04/2025
B
bzo Membre
que je sois capable à chaque fois,
de vivre quasi instantanément,
pareille suavité,
pareil frisson voluptueux,
pareille extase capiteuse
me prouve à chaque fois
que je suis en vie,
bien en vie,
bien encore vibrant
au milieu de la cible de la vie,
que je n'ai pas dérivé,
que je ne me suis pas lassé,
que je ne suis pas devenu indifférent,
hermétique à moi-même et aux autres
que je vibre, vibre, vibre,
que le désir a bâti en moi un royaume,
que je suis un créateur
car le plaisir est un art,
sans support, non pérenne, certes,
sans spectateur autre que celui ou celle ou ceux
qui le font apparaître dans l'instant,
qui le font apparaître
dans l'instant-même où il est déjà en train de disparaitre
fugace profondeur sans fin en nous,
tourbillonnement soyeux tellement subreptice
art qui ne va pas dans des livres
art qui ne va pas dans des notes de musique,
art de soi-même
qui se consomme en comité restreint, sans public,
dans un déchaînement des muqueuses,
dans un déchaînement des humeurs,
dans un déchaînement organique
et en même temps cosmique
à ne pas confondre
avec la consommation sexuelle à la chaîne
le plaisir dont je parle, agrandit,
le plaisir dont je parle,
agrandit démesurément quelques instants,
fait vivre du mystère,
fait vivre de la communion voluptueuse,
tout(e) seul(e), à deux ou plus,
fusionne les genres, fusionne les êtres,
les fait danser comme des flammes splendides quelques instants
Posté le 14/04/2025
B
bzo Membre
les gestes du plaisir,
sont si simples,
si naturels
je me donne à un corps,
un corps se donne à moi
je ne réfléchis plus, non,
je le reçois de tout mon être,
il me reçoit de toutes ses fibres
vibrant échange de la volupté,
me voilà réuni,
nous voilà réunis,
pour un moment
Posté le 16/04/2025
B
bzo Membre
la sensation, irrésistiblement,
de pureté, de sacré, de tellurique
qu'il peut y avoir par moments dans la volupté,
dérange profondément
la plupart des religions
car cela nous dit
que le paradis,
c'est ici-bas, c'est maintenant,
pas dans un au-delà hypothétique,
après la mort
cela nous dit
que dans le délire de nos corps
enflammés par le désir,
il y a quelque chose véritablement de divin,
qui est là, enfoui en nous
qui peut être ressenti par toutes nos fibres
qui n'appartient et n'appartiendra jamais
à aucune église, aucun prêtre, aucun culte
il s'agit juste de se donner, de s'offrir,
tout entièrement
et de recevoir l'autre,
le désir devient alors un autel,
nous devenons alors une offrande,
un partage, un instant
et tout le ciel, toute la terre
et tout ce qu'il y a entre eux,
sont alors de la partie
Posté le 16/04/2025
B
bzo Membre
la jouissance
me rend à la fois
géant et microscopique,
changement d'état,
changement de structure
la félicité, ce nectar,
à travers mes os,
à travers mes fibres
quelque chose
m'a nourrit suprêmement,
quelque chose d'hors de ce monde
m'a réclamé tout entièrement un instant
Posté le 16/04/2025
B
bzo Membre
je pratique, en fait, très peu, ces derniers temps
mais à chaque fois, même si cela ne dure que quelques secondes,
comment dire,
c'est tellement tellement riche, fin, diversifié,
tellement comme hors de ce monde
comme volupté
c'est difficile à expliquer,
ce n'est pas à proprement parler de la jouissance
mais c'est juste tellement bon,
tellement incroyablement nourrissant,
tellement transportant, envahissant, dépaysant
que c'est tout comme
que je n'ai plus besoin que de ces quelques secondes,
à gauche, à droite, sur la journée, la nuit,
cela me suffit, je me sens comblé
ce n'est vraiment plus la quantité qui compte
mais la qualité,
exclusivement la qualité
une vibration
qui va jusqu'au fond de vous-même,
vous emplit l'âme, le corps et l'esprit,
vous êtes un tout un moment,
dans une communion voluptueuse
avec vous-même
Posté le 17/04/2025
B
bzo Membre
parfois, des lieux
avec des choses qui m'y sont arrivées,
s'échappent de mes rêves,
viennent trouver leur chemin
jusque dans ma mémoire
après, de temps à autre
je viens les revisiter
et me demande longuement quand cela s'est passé,
les personnages impliqués, les circonstances
tout parait étrangement flou,
comme sans racines
bien que bien réel
Posté le 18/04/2025
B
bzo Membre
il y a un état de l'être
où la réceptivité est totale,
où il n'existe plus rien d'autre
que la sensation
on est la sensation
et rien d'autre,
on est entièrement dissolu dedans,
on fait partie de ses particules
dans l'invisible
elle avance, elle accélère,
elle ralentit, elle ondoie,
nous roulons à 100% avec elle
nous ne ressentons plus, non,
on pourrait dire,
nous sommes comme ressenti quelque part
quelque chose en nous, on pourrait dire,
nous ressent,
nous semblons vibrer pour quelque chose,
quelque part en nous
quelque part, quelque chose, en nous,
s'est réveillé,
a fait de nous sa chose vibrante,
quelque chose en nous, nous a entièrement,
nous possède totalement,
consentant que nous sommes,
consentant de tout notre être
le désir est devenu un terrain de jeu de rencontre
nous nous rencontrons là, un moment,
avec quelque chose en nous,
quelque chose d'insistant, de persistant, en nous,
au service l'un de l'autre,
on semble être durant les moments de plaisir
la volupté aux mille miroirs
son cours impérieux, son cours velouteux,
en nous,
le fil de ses reflets s'enchaînant,
projetant régulièrement du connu qui parait toujours neuf
et de temps à autre, à une entournure, soudainement,
de l'inconnu
pour pimenter encore plus,
comme si c'était nécessaire
relever le défi du mystère,
relever le défi de ce qu'il y a de plus fugace
et en même temps, de plus persistant,
en nous
se révéler d'oser,
oser de s'être révélé
Posté le 19/04/2025
B
bzo Membre
assis à mon bureau, juste en peignoir,
les pieds sur la table, je surfe nonchalamment sur le net,
quand à un moment donnée,
me suis mis à frotter une jambe contre l'autre,
génitaux et cuisses entraînés dans le mouvement de frotti-frotta,
oh my god, les frissons qui se sont mis à courir
c'étaient les premiers de la journée,
le lit de la rivière était à sec depuis hier soir,
c'est assez rare
mais aucune activité voluptueuse
a entrecoupé mon sommeil durant la nuit passée,
ma chair s'en est imbibée,
comme si elle n'avait plus connu cela depuis des siècles
la surprise au fond de mes cellules était totale,
le nectar les a envahi provoquant une sensation de ravissement,
de brève extase
qui m'a illuminé le cerveau,
comme un sapin de noel, pour quelques instants
Posté le 21/04/2025
B
bzo Membre
le plaisir en mode yin, en d'autres mots, le plaisir au féminin
et celui en mode yang, le plaisir au masculin,
ne sont en aucune façon
liés au sexe biologique de notre corps
non seulement cela
mais en plus, chacun de nous,
indifféremment de son genre,
nous avons les deux types en nous,
c'est juste une question de la manière
dont nous consommons dans l'instant, les ondes
que nos organes sexuels produisent,
que tout notre être produit, en fait
nous pouvons très bien vivre au masculin, comme au féminin,
totalement
ou plus ou moins de l'un et plus ou moins de l'autre,
en degrés variables, donc, selon les moments,
plus ou moins consciemment,
les vibrations que notre pénis, nos couilles, notre vagin, notre clitoris,
notre anus, nos seins, nos hanches, nos cuisses, nos mains, notre peau,
nos cheveux, nos ongles, nos organes, nos humeurs,
nos gestes, nos mouvements, nos positions dans l'espace,
émettent
quand le désir s'est emparé de nous
certes, il y a une sexualité standard
qui vient, qui est livré, avec le corps
mais là aussi, avec de moultes moultes exceptions,
nous le savons désormais,
même si beaucoup encore les rejettent, les refusent,
les considèrent comme sacrilèges, déviances, vices,
que sais-je
de plus,
la sexualité est un domaine tellement aux possibilités sans limites
qu'une fois qu'on repousse un peu les siennes,
qu'on s'affranchit un peu de ses tabous,
qu'on explore de plus en plus librement son désir,
les frontières du genre dans l'acte sexuel
et les comportements qui y sont liés,
font de moins en moins sens
tout cela devrait être au service exclusif
du bien-être et de l'équilibre de chacun,
d'une vie sexuelle épanouie et riche,
d'une relation à autrui saine, joyeuse, fructueuse, curieuse, collaboratrice
qui contribue à rendre un être
toujours plus bienveillant, tolérant, bien dans sa peau,
ouvert à soi-même et à l'autre
Posté le 21/04/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
ma seule technique, finalement,
c'est d'écouter mon corps
et de laisser le désir me mener
comme si j'étais son pantin,
sans restrictions
la spontanéité et l'improvisation
sont totales,
rien de réfléchi, rien que du ressenti,
et encore du ressenti
la volupté devient majeure
quand le corps et l'esprit
sont totalement unis,
ne forment plus qu'un
volupté animale
et transcendance,
dans le même flot,
envahissent les fibres
Posté le 22/04/2025
B
bzo Membre
mise en tension quelque part,
accompagnée, enrobée,
de lâcher-prise
le bassin, de plus en plus,
comme une immense ouverture,
avec un tourbillonnement de frottements
la chair de plus en plus gastronomique,
de plus en plus étoilée,
les mille et un degrés de la soie
tentacules envahisseuses
mais la soie seule
ne suffit pas à l'escalade,
il faut onduler dedans,
il faut se vautrer dedans,
de plus en plus à nu,
de plus en plus imprégné
Posté le 23/04/2025
B
bzo Membre
jeté un coup d'oeil rapide à l'épisode 1 de la saison 2 d'Andor,
ce sera la dégustation festive, ce soir, après le théatre
où je vais voir le Divorce de Figaro d'Odon Von Horvath
mais d'après les premières minutes visionnées,
la qualité est toujours là,
plus que jamais même,
splendide d'intensité, de qualité humaine, de suspens,
les décors, les personnages, tout est juste parfait,
tout sonne juste,
du tout grand spectacle, cinq étoiles
quand je vois ce qu'ils ont accompli avec cette série, Andor
et que je regarde à peu près tout le reste de l'univers Star Wars
depuis des décennies,
je me dis quel gâchis d'argent, d'énergie, de temps et de talents multiples
mais sans doute pas de profit, de gain, de richesse accumulée,
ceci explique cela, hélas
Posté le 23/04/2025
B
bzo Membre
c'est magique
comme la moindre parcelle de la peau,
la moindre contraction de muscle,
le moindre geste, le moindre mouvement,
le moindre positionnement du corps dans l'espace,
le moindre frottement, le moindre effleurement,
tout mon être, en fait, dans sa totalité,
la totalité de sa présence et de ses diverses actions possibles,
semblent comme les touches ou les cordes,
d'un instrument à produire des notes de volupté
je laisse glisser lentement les doigts sur la peau,
je contracte un peu des muscles, ça et là,
suis à l'écoute,
comme constamment à l'affut
des signaux produits par mes actions,
importantissime cela, aucun résultat sans cela
contracte un muscle, frotte avec la paume,
bouge le bassin, me cabre, rejette la tête en arrière,
approche un doigt ou deux de l'anus,
les laisse glisser un peu dans la fente,
serre les fesses, caresse un téton,
laisse les cuisses faire un peu frotti frotta avec les couilles, le pénis,
tout ce que je ressens en effectuant ces diverses actions,
semble établir comme un flux,
un flux de sensations qui en même temps, semble guider
le ressenti semble guider,
uniquement lui,
dicter instantanément la suite
le corps semble se mener,
avec l'esprit qui semblant inextricablement emmêlé à lui,
ils semblent former, chacun, comme un miroir,
dans lesquels ils se reflètent à l'infini
des accords de notes sans cesse changeantes,
la volupté comme un kaléidoscope
tournant, tournant,
des flots de nuances variant,
sublime entremêlement,
sensation d'union avec soi-même,
divine, irrésistible,
sensation de se faire l'amour
Posté le 24/04/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
la sensation de pénétration,
c'est vouloir être repoussé
toujours plus loin
en soi
jusqu'à arriver dans cette zone
où l'on ne sait plus du tout
où l'on est,
qu'est-ce qu'on est,
qu'est-ce qui existe encore
et qu'est-ce qui n'existe plus
juste il y a la volupté,
partout, dans notre chair,
une volupté, presque inhumaine
tellement ineffable
Posté le 25/04/2025
B
bzo Membre
explorer la puissance de volupté
du moindre geste, du moindre mouvement,
de la moindre position que notre corps peut prendre,
de la moindre contraction de muscle, n'importe où, n'importe lequel,
du moindre contact, du moindre effleurement,
de la moindre caresse
c'est explorer notre capacité à réagir dans l'instant,
c'est découvrir sa puissance sans limites,
c'est découvrir aussi que sexuellement,
nous avons pas seulement quelques solistes à notre disposition,
couilles, pénis, anus, prostate, vagin clitoris, seins
mais tout un orchestre
composé d'une infinité de musiciens
que le moindre contact, effleurement,
geste, mouvement, position, contraction de muscle
peut déclencher une polyphonie de volupté
en retour
que notre corps
peut faire monter un chant
de toutes ses fibres,
la plus modeste, la plus minuscule,
participant aussi
être de tout son corps
et de tout son esprit,
là dans l'instant,
présent à soi-même,
vibrant, vibrant,
communiant dans la volupté
dans la volupté d'être présent,
là, dans l'instant, présent à soi-même,
ouvert, ouvert, ouvert,
féminin et masculin, emmêlés, éveillés,
dans un ou plusieurs corps et esprits
qui se cherchent, qui se mélangent,
qui se reconnaissent, qui s'amalgament
Posté le 26/04/2025
B
bzo Membre
être à l'écoute de son corps,
c'est communiquer avec lui,
c'est avoir en action,
derrière ses yeux,
comme un immense tableau noir
en trois dimensions,
sur lequel se dessinent tout seuls
en traits complexes
qui s'entremêlent soyeusement
la volupté
elle danse, elle danse,
pour moi,
comme elle danse,
l'ineffable chaleur,
l'éblouissement joyeux
des moments
de somptueux entremêlement,
l'émotion d'être avec son corps,
d'être avec lui dans l'instant,
s'ébattant joyeusement
le corps nous relie à l'univers,
il est le lien,
une virgule qui permet d'arrêter un moment
la phrase sans fin du temps,
il est le souffle, le désir,
la clef et la serrure
dont nous sommes la main
Posté le 27/04/2025
B
bzo Membre
j'entoure des paumes les seins,
presse, frotte un peu,
ferme les yeux
et me laisse emporter
par la vague de soie
qui a surgi
comme elle est légère,
comme elle est velouteuse,
comme elle laisse toute la lourdeur
et la dureté de ce monde,
derrière,
loin derrière
tout se met à vibrer
doucement en moi,
tellement doucement,
tellement voluptueusement
oh si ce tapis volant
de luxuriance capiteuse
pouvait ne jamais plus réatterrir,
que je reste ainsi
dans cette bulle de pétillement intime
ad vitam aeternam
Posté le 28/04/2025
B
bzo Membre
mes cuisses se serrent
autour des couilles, du pénis,
il y a une telle familiarité entre eux,
le chaton duveteux
se met à ronronner tout de suite,
à répandre ses bonnes ondes
dans le bassin
oh, il ne me reste plus
qu'à bouger un peu les hanches
et à contracter les muscles
autour de l'anus et du périné
et cela va commencer
à déferler,
à déborder tous les côtés
Posté le 28/04/2025
B
bzo Membre
les changements de rythme,
comme c'est délicieux les changements de rythme,
comme je raffole des changements de rythme
vous sentez dans toutes vos fibres
la machinerie qui change de vitesse,
la tension sexuelle qui évolue
c'est dans l'essence-même
du plaisir,
les changements de rythme,
de même que les louvoiements,
les zigzags, les ondulations,
les alternances constantes
de trajectoire
Posté le 28/04/2025
B
bzo Membre
il y a une sorte de perfectionnement
sans limites
possible
dans le plaisir
une sensation de plénitude
dans l'instant
toujours plus parfaite,
toujours plus dense,
toujours plus riche
ainsi,
une heure
ou quelques instants,
sont les mêmes
s'offrir
quelques moments
d'accomplissement,
se réaliser brièvement
la volupté nous dénude
complètement, totalement,
en grande pompe
nous balade aux yeux du monde
sur un plateau
tel que nous sommes,
tel que l'on devrait être,
plus rien d'autre
qu'une flamme dansante,
une flamme chantante,
joyeusement,
de pure, de très pure,
énergie
ce corps de femme,
ce corps d'homme,
en même temps,
que je caresse,
il n'est plus rien d'autre
pour moi
que cela
cette manifestation supra-naturelle
de naturel,
d'extase voluptueuse dans l'instant,
d'animal et de divin,
en même temps,
de très luxurieux, de très lubrique,
de très dépravé et de très sacré
en même temps
Posté le 29/04/2025
B
bzo Membre
correction du dernier paragraphe;
cette manifestation supra-naturelle de naturel, d’extase voluptueuse dans l’instant, d’animal et de divin, de très luxurieux, de très lubrique, de très dépravé et de très sacré en même temps en totale innocence, dans un élan sans limites de joie capiteuse
Posté le 29/04/2025
B
bzo Membre
il y a une sorte de perfectionnement
sans limites
possible
dans le plaisir
une sensation de plénitude
dans l’instant
toujours plus parfaite,
toujours plus dense,
toujours plus riche
ainsi,
une heure
ou quelques instants,
sont les mêmes
s’offrir
quelques moments
d’accomplissement,
se réaliser brièvement
la volupté nous dénude
complètement, totalement,
en grande pompe
nous balade aux yeux du monde
sur un plateau
tel que nous sommes,
tel que l’on devrait être,
plus rien d’autre
qu’une flamme dansante,
une flamme chantante,
joyeusement,
de pure, de très pure,
énergie
ce corps de femme,
ce corps d’homme,
en même temps,
que je caresse,
il n’est plus rien d’autre
pour moi
que cela
cette manifestation supra-naturelle
de naturel,
d’extase voluptueuse dans l’instant,
d’animal et de divin,
de très luxurieux, de très lubrique,
de très dépravé et de très sacré,
en même temps
en totale innocence,
dans un élan sans limites
de joie capiteuse,
je m'avance vers vous,
je m'avance vers moi
et déjà je disparais
Posté le 29/04/2025
B
bzo Membre
comme elle est belle,
de tout ce limage,
de tout ce foutre,
de tous ces gémissements
le bassin apaisé,
les cheveux un peu collés,
quelques cernes sous les yeux,
elle rayonne
toute sa splendeur secrète
s'amalgamant sans faille
à ses courbes,
à sa féline féminité
elle exude
le bonheur de vivre
et la sensualité
par toutes les pores
de la peau
Posté le 29/04/2025
B
bzo Membre
quand les énergies
se sont suraccumulées en moi
grâce à une abstinence d'éjaculation
de plusieurs semaines,
le moindre frôlement,
le moindre mouvement un peu langoureux
des hanches que je fais,
m'envoie tout de suite tellement de frissons partout,
l'impression de plonger
dans une sorte de transe voluptueuse,
la tête la première
mon corps devient tellement réactif,
peut se mettre à résonner tellement facilement,
cela pétille pour un oui, pour un non
partout dans mes fibres,
du champagne à flot dans ma chair et mon esprit
Posté le 30/04/2025
B
bzo Membre
c'est comme s'il y avait
une moultitude de sous-couches
sous chaque parcelle de ma peau
et que chaque effleurement, frôlement ou caresse,
se répercutait de l'un à l'autre,
qu'ils se mettaient à dialoguer,
à se transmettre une sorte de parole soyeuse
entre eux
et au plus lentement,
j'effectue l'action,
au plus cela semble créer un espace,
englober de sous-couches
une parole soyeuse
semble se transmettre en moi,
un dialogue de toutes mes fibres,
inintelligible
et pourtant porteuse de sens,
le sens de la vie, le sens de la joie
la volupté est comme un bain de jouvence
qui resource de fond en comble,
la jeunesse éternelle,
un âge d'or qui n'a pas vieilli d'un instant
depuis la nuit des temps
que la chair tombe en lambeaux,
que la chair fonde,
que j'apparaisse à moi-même
un instant,
sans ces oripeaux
Posté le 01/05/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Le 28/04 bzo écrit mes cuisses se serrent autour des couilles, du pénis, ../.. oh, il ne me reste plus qu’à bouger un peu les hanches et à contracter les muscles autour de l’anus et du périnée et cela va commencer à déferler, à déborder tous les côtésIl y a des jours où les ondes sont ressenties 5/5, et avec un anus bien détendu, presque béat, la contraction des muscles doit être légère, comme un battement de paupières, et là, c'est en effet, un déferlement.....
Posté le 01/05/2025
B
bzo Membre
tout cet univers intérieur en ébullition,
de grandioses tempêtes de velours
quand je me caresse, bouge des hanches,
effectue toutes sortes de mouvements et de contractions,
c'est à la fois tout et rien
la vie m'a offert un bout de terrain,
un petit lopin d'absolu
que j'essaie de faire fructifier
par tous les moyens
je vais dans la forêt, j'enlace les arbres,
contemple le ciel, les reflets dans l'eau courante,
les fleurs, les oiseaux, les insectes
chez moi, je plonge longuement le regard
dans des livres, des oeuvres d'art,
écoute de la musique,
m'extasie, éprouve des émotions, avec eux
et puis et puis
je communie voluptueusement avec mon corps
à tout bout de champ,
ai engagé un dialogue fructueux avec lui,
une complicité totale, symbiotique
mais c'est rien tout cela, au fond,
on est si minuscule, si vain,
des fourmis s'agitant comiquement,
tournant dans tous les sens
le ciel au-dessus,
est grandiose et inatteignable,
avec des couleurs et des formes magnifiques,
dérivant dedans nuit et jour
et on est là avec nos sauts de puce,
gonflant le thorax
quand on est parvenu à s'élever de quelques millimètres
mais c'est bien ainsi,
plus je me sentirai minuscule, débordé de toutes parts
par ce monde qui tambourine constamment aux portes,
plus je me sentirai capable de m'ouvrir,
je réalise maintenant,
plus capable comme de me fondre dans le décor,
de ne plus être que cette masse tournoyante d'émotions et de sensations
au fil des instants qui passent
Posté le 02/05/2025
B
bzo Membre
dans la vapeur torride du hammam,
le moindre mouvement coute,
l'impression, soudainement,
de se retrouver en pleine canicule estivale,
une canicule de cauchemar
où le moindre geste fait couler des litres de sueur
et où l'on se sent exaspéré, fatigué,
fatigué, exaspéré
mais que l'on reste bien immobile,
que l'on accepte la poigne implacable de la vapeur
sur l'ensemble de notre corps,
cela devient quelque chose de spécial, de très spécial
il s'agit ici,
d'un mécanisme identique à celui
avec lequel on s'abandonne au plaisir,
on laisse son désir mener l'action,
l'on s'offre, on s'ouvre,
on est béant face à la marée de la volupté qui monte,
qui nous envahit de plus en plus
sauf qu'ici,
c'est de la chaleur de la vapeur qu'il s'agit,
notre peau brûle, pas déplacer donc même un doigt
juste se statufier et bien se laisser aller,
bien se laisser emporter par ce brouillard humide et brûlant
qui semble vouloir nous pénétrer de toutes parts,
nous faire fondre
fondue bourguignonne,
vous avez dit, fondue bourguignonne?
on est un peu le bout de viande au bout de la fourchette
en train de barboter et de cuire
dans l'huile bouillante,
c'est vrai,
faut s'y habituer pour goûter aux bienfaits multiples
de cette pratique
bon,
cela a très certainement un aspect masochiste,
il faut l'avouer
mais encore une fois,
les bienfaits sont indéniables
Posté le 02/05/2025
B
bzo Membre
le désir
est ce qu'il y a de plus pur
et de plus noble
en nous
il nous offre tout un potentiel
d'élévation, de transcendance
et de communion,
il est le pont et l'ascenseur
avec la chair,
la notre ou celle d'un ou d'une autre
mais aussi avec les mots d'un livre
ou encore avec une oeuvre d'art
ou encore avec la nature
la possibilité, en fait,
de se lier, un instant
mais vraiment de se lier
jusqu'au fond du corps et de l'âme,
avec à peu près
tout et n'importe quoi
avec un autre être humain,
aussi, bien sûr,
ô combien, ô combien
c'est la danse des flammes
que nous en tirons,
de ce désir
qui souvent,
n'est pas à la hauteur,
ne lui fait pas honneur
être à la hauteur,
faire honneur,
au désir en nous,
faire honneur
à tout son potentiel en nous,
toute une progression,
tout un cheminement,
toute une noblesse
à en tirer dans l'instant
être finalement,
juste, à hauteur d'homme,
mais pleinement à hauteur d'homme,
essayer de prendre la mesure
de nous-même,
essayer d'occuper tout l'espace
qui nous a été alloué
dans l'instant, à la naissance
essayer d'être dans le flux,
dans le flux de la vie
qui passe partout,
en tous êtres et en toutes choses
Posté le 03/05/2025
B
bzo Membre
la douceur de retrouver mon petit nid,
après des heures passées dehors à me promener,
passer de la bruit et de la fureur
à l'ambiance feutrée de cet appartement
qui peu à peu, s'est transformée à mon image,
qui me ressemble si intimement,
que j'ai moulée au fil des années
pour que mon intérieur puisse se sentir
totalement chez lui
cette alcove emplie de livres, d'oeuvres d'art, de sculptures,
de peintures, de vases anciens,
plein plein de bibliothèques partout,
des bibliothèques, en veux-tu, en voilà,
de plein de petits bibelots précieux, étranges, parfois merveilleux
qui ont toute une histoire,
qui ont voyagé
qui ont atterri chez moi
et puis mon corps, aussi, m'attend,
il était avec moi dans la rue, bien sûr
mais comme véhicule anonyme,
là, il redevient mon interlocuteur, mon complice,
avec lequel je génère et je consomme tant de jouissance et de volupté,
d'extases de toutes sortes
Posté le 03/05/2025
B
bzo Membre
nos organes génitaux peuvent vraiment fonctionner
au masculin comme au féminin, indifféremment,
c'est une question d'approche, d'envie, de désir
je couve entre les cuisses, les couilles, le pénis,
ils se mettent tout doucement à ronronner,
pour l'instant,
rien que des micro-pressions, des micro-frottements,
à peine du mouvement,
une mise en bouche,
sentir dans mon bassin la soie s'installer,
rester ainsi un moment,
déguster cette volupté
déjà si nourrissante, si riche, même en mode mineur
je monte en régime,
je laisse les cuisses, les génitaux, les contractions et le bassin,
désormais jouer entre eux comme ils veulent,
les hanches dansent, dansent,
les cuisses frottent, frottent, pressent, pressent,
le périné, de temps à autre, envoie des contractions,
oh, comme la tempête s'installe en moi,
comme elle est maintenant généralisée à tout mon corps
mais rien que générée depuis le bassin pour l'instant
à chaque pression, à chaque frottement,
c'est comme si je trayais les génitaux,
extraordinairement délicieuse sensation,
de sentir comme un jet d'ondes être sollicité et s'en extraire,
se répandre vers les cuisses, le bassin, le thorax, la tête,
cela me fait à chaque fois, comme une mini-éjaculation
tellement tellement chaude, dense et soyeuse,
toutes les fibres de mon être
semblent venir téter à mon sexe,
avidement, goulument
les mains ne restent pas inactives,
enfin, c'est selon les moments,
je reste parfois de longues minutes,
avec juste le bassin, les cuisses, les génitaux
et des contractions des muscles du périné,
en action,
c'est plus précis, plus ordonné, plus minimaliste, disons,
les ondes ne sont générées que dans le bassin
mais se répandent un peu partout malgré tout
à d'autres,
mes mains viennent les rejoindre,
se mettent à caresser, à presser, à frotter,
comme tout mon corps se met à danser et à générer des ondes alors
sous l'action des mains et des mouvements d'un peu partout,
cela devient un tel tumulte soyeux , de tous les côtés,
la tension sexuelle monte directement de plusieurs crans,
ma barque danse, danse, tellement follement
dans ces moments
c'est selon,
à certains moments,
je préfère que ce soit plus calme et plus précis,
avec une tension sexuelle qui s'accroit plus lentement,
alors je ne laisse les ondes qu'être générées dans le bassin,
en laissant les mains totalement inactives,
à d'autres, je veux la full tempête,
je veux le corps produisant des ondes de partout,
je veux la délicieuse cacophonie,
je veux tout le barnum, en technicolor 3D et dolby haute définition
Posté le 04/05/2025
B
bzo Membre
comme c'est bon de se souvenir tout à coup
qu'il y a cette possibilité, instantanément,
de volupté, en moi
qu' il n'y a qu'à mettre en route,
comme on appuie sur un interrupteur,
qu'après cela va tout seul,
que cela coule tellement naturellement
en mode yin, en tout cas,
la pratique est tellement totalement sans effort,
sans aucune préméditation, spontanée,
aucune réflexion, en cours d'action,
quoi faire, comment faire,
rien, juste se laisser faire, se laisser emporter,
s'ouvrir totalement au plaisir
c'est la liberté même,
une liberté absolue dans toutes ses fibres,
se mettre entièrement, totalement,
entre les mains du désir,
se laisser guider aveuglément par lui,
n'être plus que son pantin
les gestes, les mouvements, les positions,
les contractions, les caresses,
comme ils viennent,
sans tabous, sans restrictions
entraîné, entraîné,
par un torrent de velours
qui nous roule
sans ménagement
Posté le 05/05/2025
B
bzo Membre
purée, quasi chaque jour,
je me promets que ce sera le dernier message que je mets par ici,
après tout, cela a été complètement déserté,
plus d'échange, plus de dialogue,
juste un vieux branleur, moi en l'occurrence,
qui vient empiler pour la poussière d'internet,
le récit de ses émois en solitaire
mais le lendemain ou le surlendemain,
je reviens remettre encore un autre texte
et ainsi de suite,
passent les heures, passent les jours,
sous le pont Mirabeau coule la Seine et moi je demeure,
perdant mon précieux temps,
alors que malgré que je sois à la retraite,
je ne sais pas où donner de la tête et suis tout le temps occupé
habitant seul,
entretenir une maison, cuisiner,
faire son propre pain, yaourt, glace, pâtes,
faire tous les jours une demie heure de gym,
un quart d'heure de hammam
( il faut le préparer, l'entretenir, le monter, le démonter car je n'ai pas la place pour le garder monté 24h sur 24),
tous les deux jours, rendre visite à ma vieille mère qui est dans une EHPAD comme vous les appelez en France,
aller une fois par semaine en moyenne au théatre,
faire les courses, etc
tout cela fait
que j'ai finalement moins de temps qu'avant, quand je travaillais,
à consacrer aux livres, à la cinéphilie, à l'art,
à sortir un peu voir des gens,
à ne rien foutre, juste poireauter, rêvasser
mais que voulez-vous,
je n'ai peut-être pas grand talent
mais j'aime écrire, j'aime pondre des phrases,
trouver des images qui correspondent
à ce que je veux ou essaie de transmettre,
il y a véritablement un plaisir d'écriture,
une jubilation intime intense de la création
Posté le 06/05/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Le 4 mai bzo écrit je couve entre les cuisses, les couilles, le pénis, ils se mettent tout doucement à ronronner, pour l’instant, rien que des micro-pressions, des micro-frottements, à peine du mouvement, une mise en bouche,Depuis peu, tu décris si bien les choses, je m'y suis mis aussi, en érection ou pas, mes cuisses, avec gourmandise, jouent avec ses pièces si fragiles pendant que mes mains s'occupent de mes tétons... "une mise en bouche" qui ouvre l'appétit......
Posté le 06/05/2025
B
bzo Membre
Depuis peu, tu décris si bien les choses, je m’y suis mis aussidis donc, avant je les décrivais si mal? content en tout cas que cela t'inspire, c'est une part de ma motivation, du but recherché
Posté le 07/05/2025
B
bzo Membre
le sexe,
c'est avant tout,
une question de complicité,
de complicité avec un corps,
de corps dans l'instant,
le sien ou celui
d'un ou d'une, autre
Posté le 07/05/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
dis donc, avant je les décrivais si mal?J'aurais dû écrire : tu décris si bien les choses, que depuis peu de temps, je m’y suis mis aussi....... L'expression écrite est vraiment très délicate et demande une attention et une pratique soutenue
Posté le 07/05/2025
B
bzo Membre
ah ok, tu m'avais inquiété un peu
Posté le 07/05/2025
B
bzo Membre
je m’y suis mis aussi, en érection ou pas, mes cuisses, avec gourmandise, jouent avec ses pièces si fragiles pendant que mes mains s’occupent de mes tétons…bandant ou pas, des ondes sont émises dans les deux cas, perçues en mode yin, dans les deux cas, ce sont leurs nuances qui changent en mode yin, les sensations sont si différentes, les cuisses au contact des génitaux car tu t'offres aux plaisir, tu t'offres aux ondes, tu te laisses pénétrer, envahir, emporter, par elles
Posté le 07/05/2025
B
bzo Membre
rendre son corps sensible de tous les côtés,
capable de générer du plaisir, de toutes parts,
réactif au moindre contact, n'importe où sur la peau,
générant de la volupté, au moindre effleurement
voici la mission, si vous l'acceptez
que je vous assigne,
ce message ne s'autodétruira pas
dans les secondes à venir
faites-vous caresser,
par monsieur, par madame,
par messieurs, par mesdames,
de tous les côtés,
crûment, avec raffinement,
partout, souvent,
de façon prolongé ou brève,
autant que possible
et si vous avez personne sous la main
pour accomplir la tache,
alors faites-le vous-même,
cela fonctionnera aussi,
croyez-moi,
cela prendra un peu plus de temps
mais cela fonctionnera
multi-orgasmique,
pan-voluptueux,
dans une complicité
toujours plus grande
avec son corps
Posté le 08/05/2025
B
bzo Membre
le bref éclair de plaisir de s'imaginer
que dans les derniers instants, les ultimes instants,
on va être envahi dans toutes ses fibres,
jusqu'au plus profond de son être,
que le monde entier même autour de nous, en va être envahi,
par une sensation de rejoindre quelque chose,
de se fondre à quelque chose,
quelque chose d'immense,
quelque chose de sans fin
quelque chose d'infiniment apaisé et d'apaisant,
une sorte de nectar souverain, ultime, impérial
qui nous a manqué, quelque part, toute notre vie
qu'on semblait pouvoir percevoir subrepticement
dans les rares moments d'extase,
sexuelle ou autres
Posté le 08/05/2025
B
bzo Membre
tout en restant bien élastique,
étonnant comme il devient dur, dur, dur,
comme c'est adorable cette petite chose
que je frotte à peine du bout du doigt
mais alors vraiment, le bout du bout du bout du doigt
tout le monde les adore dans la région,
vous pouvez demander à n'importe qui dans le voisinage,
seins, épaules
et même plus loin dans le pays,
bassin, sexe, anus, bras, jambes,
tout le monde aime les tétons par ici
et leurs réactions, au moindre contact,
en corde pincée de guitare
j'essaie de m'extirper du lit
mais au moindre mouvement que j'amorce
(bon, aussi, je me suis arrangé pour que ce soit comme cela),
cela provoque un contact, un frottement,
entre mes cuisses et mes bijoux de famille
et là et là et là,
c'est comme si des milliers de bras me retenaient soudainement
et me tiraient vers le matelas,
toute volonté fond en moi,
les muscles qui commençaient à se tendre, se relâchent
je me rend sans coup férir,
me laisse attirer vers la chaude moelleusité du matelas
que je viens à peine de quitter,
mon corps se renfonce dedans
tandis qu'une vague de volupté me traverse de part en part
Posté le 09/05/2025
B
bzo Membre
qu'est-ce que c'est que cette foi,
quel est son poids, que vaut-elle,
qui a besoin de tout ce cirque, de tout ce show-business?
(élection du pape) ,
ils ont leur superstar, à nouveau, alleluia
personnellement je vois plus de sacré, plus d'authenticité, de profondeur,
dans le simple spectacle d'une abeille, d'une fleur, d'un arbre ou d'un nuage
que dans tout ce barnum liturgique,
que dans tout cette simili dévotion, affichée, mise en avant
qui confine plutôt à l'adulation dont bénéficient les rock stars
Posté le 09/05/2025
B
bzo Membre
hier soir,
une de ces lentes et interminables éjaculations
comme le mode yin peut m'en faire réserver
après une longue, une très longue période
de jeu délicieux avec moi-même,
d'abondante volupté
se déversant en continu
qui m'a fait hurler et encore hurler
c'était dans le genre
"mais arrêtez cette torture, arrêtez donc cette torture!
pour l'amour de dieu
mais arrêtez de me torturer comme cela!"
mais non cela continuait,
et selon la formule consacrée,
mes tripes étaient en feu, je n'en pouvais plus,
c'était trop,
je râlais, me tordais dans tous les sens,
comme un possédé
c'est monté lentement, très lentement,
comme si mon bassin se liquéfiait de plus en plus
au fur et à mesure des minutes
et soudainement
qui prenait massivement la direction de mon braquemart,
se mettait à monter en lui, à être évacué par lui,
frottant divinement au passage tout l'intérieur du tuyau,
venant se répandre sur mon bas-ventre, mes cuisses
beaucoup moins de liquide laiteux dans la réalité, en fait
que ce que l'on a ressenti,
quelques toutes petites flaques seulement
malgré qu'on a l'impression
de s'en être inondé,
d'en avoir inondé les draps
et ce matin,
la machine semble à nouveau en pleine forme,
comme il fait déjà très chaud,
me promène entièrement nu (chez moi),
à chaque contact de mes cuisses avec mes génitaux,
cela m'envoie de délicieux éclairs dans le bassin
et quand je m'arrête quelque part, pour faire ceci ou cela,
j'en profite pour former un petit nid avec mes cuisses
où mes couilles et mon pénis, immédiatement trouvent leur place,
je bouge un peu le bassin latéralement,
mes reins se mettent à danser
et cela se met immédiatement à ronronner en bas,
comme cela se met à ronronner en bas!
Posté le 11/05/2025
B
bzo Membre
ce que je suis en train de regarder,
de finir de regarder, plutôt,
comme ces deux séries arrivent à leur dénouement
"the handmaid's tale" aka "la servante écarlate",
ça ne rigole pas, on est dans le drame ici,
la série dystopique à son plus haut niveau,
ce que les êtres humains peuvent faire aux êtres humains,
toute la douleur, tout le malheur
qu'ils sont capables de s'infliger les uns aux autres
mais aussi avec ce qu'ils sont capables de meilleur, d'incandescent, dans ces moments-là,
l'entraide, la loyauté, l'amour comme splendide planche de survie,
de rester humain,
plus d'actualité que jamais, presque prémonitoire, hélas,
avec ce qui se passe aux Etats-Unis et les extrêmes-droites, partout
qui montent, qui arrivent au pouvoir
et puis "Andor", superbe série de science-fiction,
preuve que quand Star War le veut,
il peut aussi faire un produit de qualité
où il y a du suspens, plein d'émotion,
des personnages avec une réelle épaisseur
et une histoire passionnante, riche, subtile,
de la science-fiction, du space opera, à son plus haut niveau,
là aussi, une série qui a des résonnances bien contemporaines, hélas,
avec Trump en train de transformer les States en un régime autoritaire, tyrannique, inique et sans pitié et sans âme
Posté le 11/05/2025
B
bzo Membre
le plaisir
est la chose la plus naturelle du monde,
il y a une sorte d'instinct du plaisir
qui fait que
une fois que vous avez appris à laisser faire votre corps,
cela se fait tout seul,
il n'y a plus qu'à se laisser mener,
qu'à se laisser emporter
Posté le 12/05/2025
B
bzo Membre
certaines nuits,
je suis réveillé par mon bassin,
la machinerie des frottements,
des mouvements et des contractions,
s'étant mise en route
la volupté a ce pouvoir unique,
la volupté est un rêve éveillé dans la chair,
une magie soyeuse dans les veines
qui libère instantanément de tous les soucis
et qui téléporte instantanément nos fibres
dans une galaxie lointaine
loin de la pesanteur du monde
Posté le 13/05/2025
B
bzo Membre
quels magnifiques moments
encore ce matin au réveil,
une demie heure,
volant, planant, marchant,
courant, nageant, rampant,
dans les brumes
de la galaxie du plaisir
dehors,
au-delà des rideaux tirés,
en bruit de fond,
d'un chantier dans la rue,
me parvenaient les cris des ouvriers
et les bruits des multiples travaux
en moi,
le plaisir avait déployé son chantier géant joyeux
où mes entrailles sans relâche étaient mises à contribution,
le désir s'obstinant à les faire fondre en miel, en nectar soyeux
encore et encore,
dans un florilège de gémissements
qui s'envolaient jusqu'à mes oreilles
Posté le 13/05/2025
B
bzo Membre
entre mes hanches et mes cuisses
en action,
mon sexe n'existe plus,
il voyage,
un instant,
il est magnifiquement dur et dressé,
l'autre,
il est entrouvert,
tout en profondeur et sinuosités accueillantes,
se dessinant comme une fleur dans la chair,
enveloppée, enveloppante,
malaxée, malaxante
et puis il vient,
il voyage avec son corps,
tantôt carré, pointu,
baignant dans la puissance
de ses reins au travail,
s'enivrant d'eux,
tantôt, tout en flots et en cascades
d'arrondis et de courbes
en mouvement capiteusement,
s'ouvrant de plus en plus en delta
vers le ciel et la mer
le rêve du désir
est dans la réalité sensible,
il existe donc bien,
il est dans l'instant qui passe,
passant avec lui,
vécu plus ou moins pleinement
Posté le 14/05/2025
B
bzo Membre
faisons preuve d'imagination
et de créativité,
dans nos jeux en solitaire
avec les génitaux
ne nous contentons pas
chaque soir assis devant un écran
de nous secouer la tige
en regardant de piètres acteurs
simuler toutes sortes d'actes sexuels
votre pénis
et vos couilles
valent mieux que cela,
votre désir vaut mieux que cela,
tout votre corps
vaut mieux que cela,
vous valez définitivement
mieux que cela
que faire alors?
comment faire?
quelque joujou acheter?
quelque technique adoptez?
me demanderez-vous
je vous propose
une approche radicale, extrême,
qui est la mienne,
sans aucun accessoire
et sans aucun contact
des mains, en tout cas
mais avec tout le reste, oui,
oh que oui,
totalement oui, oui
apprenons à faire joujou
avec tout notre corps,
apprenons à faire joujou
de tout son corps,
apprenons à le faire chanter,
bienvenu au corps instrument de musique,
au corps contenant une richesse de notes,
illimitée
la posture de base, je dirai, pour cela,
dans un premier temps, en tout cas,
après, une fois que vous êtes devenu expert en la chose,
vous pouvez, en fait, pratiquer,
debout, assis, couché, en marchant,
en étant occupé à autre chose, tout autre chose,
cela fonctionne dans toutes les situations,
une fois que vous savez comment faire,
que vous avez les clefs
la posture de base,
je dirai, dans un premier temps,
c'est couché,
avec les cuisses qui forment un nid douillet,
enveloppant en exerçant une légère pression
vos précieux bijoux de famille
prenez votre temps,
on n'est pas dans une course,
percevez comme ils se sentent bien ainsi,
apprenez à les écouter,
une écoute fine,
détendue mais constante, attentive,
exercez juste de très très légers frottements,
de variations dans la pression,
ne brusquez pas,
il s'agit de s'installer dans vos sensations,
de vous installer au milieu de vous-même,
de baigner dans votre ressenti
laissez votre cerveau se déplacer
jusqu'à votre bassin,
ne réfléchissez plus,
laissez vos hanches mener l'action,
laissez-les bouger comme ils veulent,
laissez le désir s'exprimer comme il veut
il ne s'agit pas que de pressions
des cuisses et du bas-ventre
sur les génitaux,
avec des mouvements provoqués par les hanches
mais laissez bien tout votre corps participer,
il s'agit de le faire chanter de toute part
vos doigts de pied, quels acteurs puissants,
vos poils sur les jambes, quels acteurs puissants,
tout votre peau, de tous les côtés,
ah, prête à frémir comme un tambour
au moindre contact
et puis contractez-moi tout cela,
oh oui contractez-moi tous ces muscles,
pas juste autour de l'anus et du périné
mais sentez comme tout le reste
peut aussi générer des sensations
quand on le sollicite comme il faut
encore une fois,
soyez imaginatif, soyez créatif,
laissez-vous emporter,
laissez votre corps jouer avec lui-même,
vous serez étonné
comme des sensations voluptueuses,
délicieuses et variées
avec une intensité qui va crescendo,
peuvent s'éveiller de partout,
vous serez étonné comme votre corps
peut se mettre à chanter de toutes parts
et quand l'éjaculation viendra
car elle finira par venir,
au bout de quelques heures, quelques minutes ou quelques jours,
elle aura une puissance
que vous aurez rarement vécue jusqu'ici
avec un orgasme qui peut durer de longues, longues secondes,
s'étirant parfois pendant une minute ou deux,
avec toute votre corps,
parti dans des convulsions et des tremblements,
bienvenu à votre désir XXL, mister volcan
comment saurez-vous que cela fonctionne?
il faut juste que vous ayez tout le temps
cette irrésistible impression
de vous faire l'amour à vous-même
avec des sensations qui changent sans arrêt,
générée de toutes parts,
voilà,
bienvenu dans le mode yin,
vous êtes prêt à vous éclater somptueusement
peut-être même, dans un premier temps,
n'utilisez pas les mains pour vous caresser de tous les côtés
pour apprendre à ressentir ce qui se passe en bas,
peut-être
Posté le 15/05/2025
B
bzo Membre
me réveille,
suis bien au chaud sous le drap,
je m'ébroue,
mon corps se met à bouger de tous les côtés,
c'est comme un immense signal,
je sens le désir démarrer comme un camion en moi,
oh laissons faire, dégustons-nous
mes doigts de pied
commencent à frotter , presser, l'autre pied,
remontent,
jouent à présent avec le mollet,
se contentent maintenant de passer bien à plat sur les innombrables poils,
les micro-sensations qu'ils génèrent, sont délicieuses
d'en haut, les mains ne sont pas en reste,
sans relâche, ils voyagent, inspectent les courbes, les aplats,
du paysage des flancs, de la poitrine, des seins, des tétons,
des fesses, de leur crevasse
les hanches bougent,
quelle ivresse à leur moindre déplacement,
c'est capiteux en diable tout cela,
le moulin à gémissements tourne, tourne,
lâchant à la ronde une kirielle de sonorités
grasses, rauques, hoquetantes, aigues, désordonnées, sinueuses,
de volupté
mon sexe a un peu grossi, un peu épaissi,
à force d'être frotté, pressé, malaxé, par les cuisses,
on dirait un de ces arrosoirs qui tourne sur une pelouse,
lâchant dans toutes les directions
de l'onde légère, brillant au soleil, dans ma chair
des contractions
des muscles du périné,
de temps à autre,
font participer aussi la prostate,
délicieuses, délicieuses, vagues,
alors
ô mon corps chéri,
tu vieillis bien,
comme nous vibrons,
comme nous vibrons!
Posté le 17/05/2025
B
bzo Membre
mon corps de plaisir
est tellement plus grand que moi,
mille vies à l'explorer,
ne suffiraient pas
pour en faire le tour
Posté le 18/05/2025
B
bzo Membre
ces brusques bouffées de désir
dans le bas-ventre,
ces délicieuses chaleurs
frémissantes, nageantes,
dans la chair là en bas,
sont chez moi
quand je suis à la maison
des propositions
pour passer immédiatement
à l'action
une proposition à mes hanches,
une proposition à mes mains,
une proposition à ma prostate,
une proposition à mes génitaux,
une proposition à mes cuisses, à ma peau,
à mon anus, à mes seins,
de dialoguer entre eux
une proposition
à mon corps et à mon esprit
de vivre quelques moments
de complicité sublime
et de volupté
Posté le 18/05/2025
B
bzo Membre
un mouvement de tout le corps,
quelque chose de tellement fluide,
une façon de se cambrer,
de se redresser,
avec de tension dans les fesses,
quelque chose
comme de profondément subversif
dans le genre,
une brusque circulation des énergies,
un courant, un cours,
du bas vers le haut,
une ouverture,
une sensation de devenir
comme conscient de tout son corps,
d'être intimement avec lui,
quelque chose de félin et de feutré,
quelque chose de capiteux
délicieusement
jusqu'au plus profond de ses fibres,
comme un lent embrassement
dans la chair
de tout son être,
d'être là dans l'instant,
avec des frontières en soi
qui ont sauté,
incroyablement fleuri
de l'intérieur
Posté le 19/05/2025
B
bzo Membre
je n'effectue plus
d'abstinence d'éjaculation
sur de trop longues périodes,
cependant quelques jours
jusqu'à une semaine ou deux,
oui
au fur et mesure
qu'une se prolonge,
les génitaux semblent devenir
de plus en plus de velours
entre mes cuisses,
un velours ardent,
de plus en plus
frémissant et chaud
quand dans la région,
les peaux se pressent, se frottent ,
se collent les unes contre les autres
c'est un tel dégagement de volupté
cela envahit instantanément
mon bassin,
mes hanches se mettent à tanguer un peu
et cela se disperse,
cela monte, cela pénètre,
cela frotte, cela inonde, cela ravit,
oh oui, comme cela ravit!
le monde devient léger
et plus que supportable
pendant quelques instants
trop d'abstinence,
malgré tous ses bienfaits,
cela devient trop un exercice d'équilibriste,
une discipline,
ce n'est plus pour moi,
pour l'instant
Posté le 19/05/2025
B
bzo Membre
sexuellement, au fond,
il y a moyen déjà
de splendidement
se débrouiller tout seul
sous certaines conditions, bien sûr,
d'être prêt à passer
certains frontières et certains tabous
en soi
plus précisément,
d'être prêt à éveiller le yin, le féminin,
en sa personne, sans restrictions
alors,
une fois que c'est bien en place,
le yin et le yang en vous
peuvent commencer à interagir
et une fois que ce mécanisme fonctionne,
devient puissant, devient omnipotent,
par moments même,
alors vous avez en vous,
vous vivez pleinement
et sans aucune limitation,
la sensation de vous faire l'amour
alors
le moindre mouvement avec votre corps,
ses changements de position, ses attitudes,
les gestes, la moindre caresse,
la moindre contraction même,
n'importe où, en haut, en bas
bâtissent cela, participent à cela,
une magie opère en vous,
une splendide sensation de communion voluptueuse
avec vous-même
bien sûr,
ce ne sera jamais tout à fait aussi bien
qu'avec une autre personne
mais là encore,
sous certains conditions,
qu'il y ait véritablement complicité,
quelque chose de fusionnel,
avec l'autre
et non pas seulement,
quelque chose de mécanique,
quelque chose d'à demi éteint,
avec cette ou ces personne(s)
Posté le 20/05/2025
B
bzo Membre
le miracle du mode yin,
c'est que ça a l'air tellement naturel, tellement spontané,
que cela ne ressemble tellement pas à une masturbation
ou au massage prostatique,
de près ou de loin
non, des gestes, des caresses,
des actions diverses et variées
comme si on faisait l'amour,
comme si on était occupé avec quelqu'un d'autre qui a nos mains,
dans le corps de quelqu'un qui est caressé par nous,
qui ressent tous ces stimuli
comme si elle était avec quelqu'un d'autre
des mains, effectivement, se sont posées sur nous,
des mains qui ne nous appartiennent plus vraiment,
des mains qui nous connaissent bien,
des mains qui éveillent notre désir,
nous n'avons qu'à nous offrir à elles de plus en plus,
qu'à nous laisser emporter par elles de plus en plus
l'autre s'est éveillé en nous,
une interaction ardente dans notre chair
Posté le 21/05/2025
B
bzo Membre
la volupté
est une musique
qui se joue,
une mer de détails
qui se mettent en mouvement,
qui se mettent à danser
alanguie, alanguie, la fesse,
la fesse alanguie, la fesse dansante,
la fesse rampante, la fesse féline sous les draps,
la fesse qui se rendort soudainement,
la fesse qui se réveille soudainement,
la fesse toute chose,
la fesse qui s'ouvre, la fesse qui se referme,
la fesse qui s'entrouvre, la fesse qui s'entrereferme
la fesse capiteuse, la fesse capiteuse en diable,
la fesse prête à bondir, la fesse prête à engloutir,
la fesse fauve,
la fesse engloutie, la fesse coulée au fond de l'océan,
prête à en resurgir, monstre des profondeurs
où que se posent les mains
sur la peau,
un carrefour se crée,
un carrefour
où les feux sont en panne,
un carrefour à la circulation anarchique,
un carrefour où des ondes filent à toute allure,
se croisant et se recroisant,
des ondes en course,
des ondes en cours de course,
en cours de course de collision joyeuse et permanente,
en collusion totalement
on en est encore sous le choc,
encore et encore
mais atrocement délicieusement,
fracassé, dispersé,
limogé de nous-même, par nous-même,
vastement trituré jusqu'au fond de l'âme,
mendiant, mendiant pour quelques instants encore
à être saccagé ainsi de partout
Posté le 21/05/2025
B
bzo Membre
la volupté
comme le spectacle de la beauté,
semblent proposer à ceux qui les vivent
un moment d'état de grâce
on est transporté un moment,
les lois de la gravité nous ont oublié,
à l'intérieur, en tout cas
mais existe-t-il encore
dans ces moments-là
un intérieur de nous?
quelque chose en nous
qui semblait immuable, soudé,
semble au contraire,
parfaitement fluide,
volatil et feutré
de toutes nos fibres,
on aime
et on est aimé,
moment de l'idéal,
idéal du moment
la vallée du bonheur,
installation
à un million de milliards
de bras de nectar
s'exerçant à la nage
un état de réceptivité totale,
suffit déjà,
s'écrie le vieux sage et jeune fou
pour qu'une caresse
se transforme en océan
Posté le 22/05/2025
B
bzo Membre
ces derniers temps,
je ne pousse vraiment pas à la consommation
mais une fois qu'il y en a une qui démarre,
cela devient instantanément
tellement capiteux,
de tous parts en moi
on dirait
qu'il n'existe plus rien d'autre
que cette joie dans ma chair,
on dirait que plus rien d'autre,
n'a jamais existé
que cette joie dans ma chair,
on dirait que plus rien d'autre
n'existera jamais
que cette joie dans ma chair
il y a longtemps,
quelque chose a commencé à maturer dans les caves
qui fait que le plomb accumulé des instants,
semble se transmuter maintenant
en un or ineffable
quelque chose comme une douleur capitale
ô combien facile à subir,
sait se rendre utile désormais
ainsi est la joie désormais,
capitale et facile à subir,
on dirait presque qu'il fallait cela,
chrétien comme raisonnement,
tout cela
au fond,
j'en suis un bon de chrétien,
tout athée,
tout adorateur de la terre et du soleil
que je suis,
j'associe à une plus grande douleur,
toujours plus de joie,
toujours plus de moments extatiques,
toujours plus d'innocence,
toujours plus de culpabilité
toute ce fracassement,
toute cette dissolution,
au fil des années,
n'a finalement mené peut-être
qu'à cela,
à jouir ainsi de l'instant,
de tout mon être,
de la moindre parcelle exposé de peau
jusqu'au plus profond de mon âme
Posté le 24/05/2025
B
bzo Membre
je bouge les jambes,
je les frotte lentement l'une contre l'autre,
je fais nager les énergies sexuelles en moi,
je les sens se déplacer,
provoquant de la volupté au passage
c'est tellement changeant constamment,
chaque région de mon être
a une sonorité sexuelle différente,
plusieurs se mélangent,
plus ou moins nombreux,
formant comme des harmonies
sans cesse en évolution
mon corps instrument de musique,
mon corps musicien,
mon corps mélomane tout à l'écoute
et quand j'écris corps,
j'entends par là, bien sûr,
mon corps et mon esprit réunis
ensemble,
formant comme un grand corps,
un corps complet momentanément
Posté le 25/05/2025
B
bzo Membre
oh, il fait jour déjà,
rester encore au lit sous les draps,
les tentures bien tirées,
bien au chaud
chaleur enveloppante tellement douce,
apaisante obscurité
et puis loin du fracas du monde,
loin des nouvelles lugubres et sanguinolentes,
quelle nouvelle tuerie pendant que je dormais,
quel massacre, quel torture, quel acte de cruauté?
tantôt à rêvasser,
tantôt à me rendormir un peu,
tantôt, well,
à mettre en route la délicieuse machinerie,
à vivre la complicité avec mon corps
et nous offrir quelques secondes
de volupté
oh oui, juste de très courts moments,
c'est ainsi que j'aime la dégustation ardente ces derniers temps,
c'est intense de chez intense dès la première seconde,
comme de soudaines et brèves injections de volupté
à concentration maximale
cela se répand instantanément ou quasi,
partout en moi,
les nuances sont sans cesse changeantes,
un kaléidoscope de sensations capiteuses
qui se mettent à danser, à virevolter,
à s'insinuer partout,
jusqu'au plus profond de mon être
une danse, une fête,
une ascension vers une sorte de ciel intérieur,
de plage paradisiaque à mon unique usage
avec feu d'artifice dans toutes mes fibres
Posté le 25/05/2025
B
bzo Membre
toujours plus de richesse et de variété dans les nuances,
toujours plus de finesse, de précision et de rendu, dans les détails,
toujours plus d'amplitude, de courbes dansantes
et de ciselé dans les vagues
jouissance en continu,
j'utilise cette expression régulièrement
mais à la vérité, elle ne correspond pas vraiment
si je veux être précis et fidèle,
plutot écrire
que c'est juste tellement nourrissant, ressourçant, épanouissant,
éblouissant, soyeux de chez soyeux, divers, varié, variant, à chaque instant,
que cela en devient magique, confondant,
à pleurer de bonheur,
à remercier en faisant des courbettes en rafale jusqu'à par terre,
de vivre,
d'avoir un corps
plutot écrire alors
que c'est une sorte d'extase incroyablement capiteuse
dans la chair et l'esprit,
de tous les instants
bon mais au fond,
c'est peut-être un peu la même chose,
qu'est-ce que je peux être pointilleux
ce matin
oh mais ce que j'ai encore vécu,
il y a une demie heure au lit,
des moments d'une grâce et d'une volupté tellement indicibles,
j'ai encore été rappelé splendidement
qu'il n'y a vraiment pas de limites
dans la progression possible,
qu'il y a toujours de nouveaux territoires à explorer
et que ceux qui sont déjà en nous,
sont vraiment élastiques à l'infini,
s'entrouvrant toujours plus sur l'horizon,
l'embrassant toujours plus
Posté le 26/05/2025
B
bzo Membre
refrain:
il coule, il coule, mon sexe,
il est comme cela quand il est heureux,
il fait drip drip,
il pleure de bonheur,
des larmes à la queue leu leu
Posté le 26/05/2025
B
bzo Membre
suis en train de regarder le dernier épisode, l'épisode ultime
de la Servante Ecarlate aka the Handmaid's tale,
oh ils m'ont eu,
suis en train d'épuiser tout mon stock de mouchoirs en papier,
je chiale comme une madeleine
Posté le 27/05/2025
B
bzo Membre
ce qui est tout à fait remarquable et délicieux à percevoir,
ce ne sont pas que les sensations en elles-mêmes
mais ce qui se passent, ce qui passent, entre elles
je veux dire par là qu'il semble y avoir
comme un bref passage de témoin,
un courant qui passe entre elles,
de la précédente à la suivante,
comme quelque chose qui les unit, les réunit, un instant
comme un bref passage de témoin
pas de vide, de creux, entre elles, donc, non
mais une sorte de bref pont, de brève liaison,
quelque chose de totalement fluide, de sans bavure,
une glisse parfaite, un passage parfait, de l'une à l'autre,
elles semblaient reliées quelque part dans l'invisible, un moment,
former comme une chaîne
ce n'est donc pas juste
une sensation puis une autre
puis une autre puis une autre
mais la suivante semble quelque part naître de la précédente
bien qu'ayant quasi instantanément une totale autonomie,
des nuances bien à elle,
bien que produites à des endroits différents du corps,
elles semblaient se connaître, se reconnaître, un court instant,
semblaient avoir eu un moment de complicité,
un moment de dialogue entre elles,
comme formant un flux, un cours,
allons plus loin,
comme formant les notes d'une mélodie souterraine
totalement spontanée, totalement improvisée
dégageant une indicible harmonie entre elles
Posté le 28/05/2025
B
bzo Membre
décrypter toujours plus
la richesse des nuances de la volupté,
acquérir une attention aux détails
qui tisse toujours plus d'océan en nous
entre votre serviteur d'aujourd'hui
et celui d'il y a quelques années,
une seule sérieuse différence, finalement,
une écoute de soi-même, une écoute de son corps,
toujours plus totale,
toujours plus complète
ce que j'appelle la complicité à celui-ci,
une capacité à me lier, à m'unir, à lui,
toujours plus grande
et ainsi de le faire chanter en mode XXL
toujours plus amplement,
toujours plus sans concessions
ah non, pas la seule différence,
je me rends compte,
aussi qu'au fur et à mesure des années,
j'ai abandonné complètement la pornographie,
ainsi qu'une autre béquille,
l'utilisation d'accessoires
il s'agissait au fond,
de se faire entièrement confiance,
d'avoir foi aveuglément dans les capacités de son corps,
pour accéder à un désir XXL,
même tout seul dans son coin,
sans interaction sexuelle avec autrui
la pornographie rabougrit notre désir peu à peu,
en tout cas, j'en suis persuadé,
dans une pratique en solitaire,
si on a régulièrement d'autres partenaires,
peut-être cela a moins d'influence,
moins de portée négative
sur les capacités de notre désir
car le corps d'un ou d'une autre,
une chair, une peau, des gestes, des mouvements,
un sexe autre que le notre,
l'accès régulier à tout cela,
c'est l'accès à une pornographie absolue, ultime,
une pornographie dans le réel, en 3 dimensions
qui balaie tout,
qui peut tout éveiller en nous
qui ne pourra jamais être dépassée,
par aucune image, aucun film,
aussi explicite, aussi cru, aussi osé
qu'il ou elle soit
sans pornographie du tout,
le désir n'est plus sollicité artificiellement,
il devient une production entièrement maison,
avec un goût et des qualités nutritives
supérieurs
quant à l'abandon de tout accessoire,
là encore, finalement,
il s'agissait de se faire totalement confiance,
en ses capacités
et de ne plus chercher de béquilles,
d'établir un dialogue direct avec son corps,
sans intermédiaire,
raccourcir la chaîne,
être en contact direct avec le producteur
même si avec un masseur ou d'autres types d'accessoires,
une fois qu'on a trouvé les siens,
ceux qui nous conviennent intimement,
on peut déjà obtenir de splendides résultats
et que c'est une étape sans doute nécessaire, très bénéfique
pour progresser dans un premier temps
et que même plus tard,
quand on a acquis de l'expertise,
des résultats sérieux et constants aneroless,
de temps à autre, en réutiliser,
apporte de la variété, des sensations différentes,
c'est une question du goût de chacun, d'appétence,
même si personnellement je ne le fais plus du tout,
en tout cas pour l'instant
Posté le 29/05/2025
B
bzo Membre
la révélation du désir
c'est qu'il y a quelque chose de magique en nous,
que la volupté
peut devenir une magie de tous les instants
à vivre
notre chair, dans ces moments,
n'est plus tout à fait notre chair
mais quelque chose d'autre aussi,
quelque chose qui ne nous appartient plus,
une flamme, un brasier,
s'est allumé dans le lointain,
que nous vivons au plus intime de nous-même
et en chaque fibre de notre être
le baiser d'un paradis,
le paradis d'un baiser,
vaisseau ultime tout en vibrations,
brève transportation hors des frontières,
on est devenu léger, on s'est envolé,
tout de nectar vêtu,
on s'est présenté un moment face au soleil
Posté le 30/05/2025
B
bzo Membre
quelle puissance sexuelle
magnifique en moi
et cela progresse encore régulièrement
jour après jour
pourtant je ne suis vraiment pas un perdreau de l'année,
c'est le moins qu'on puisse dire
puisque je suis déjà fraîchement retraité
bon,
par puissance sexuelle,
je ne veux pas dire
quelqu'un qui pourrait faire l'amour,
cinq, dix, fois, de suite
ou encore quelqu'un qui éjacule jusqu'au plafond
ou encore quelqu'un doté une bite énorme,
que sais-je encore
non,
par puissance sexuelle magnifique,
je veux dire quelqu'un
dont la réactivité sexuelle, le ressenti, sont hors normes,
par exemple, si un doigt me passe sur la cuisse ou le sein,
enfin à peu près n'importe où,
le mien de doigt,
celui d'un ou d'une, autre, n'en parlons même pas,
cela provoque toute une tempête en moi,
des vagues de sensations sont générées
qui m'envahissent quelques instants
et si je me mets à bouger des hanches,
à faire monter quelques contractions des muscles du périné
et que je me caresse un peu,
alors en quelques instants,
je suis déjà dans un état d'extase voluptueuse
à laquelle toutes les fibres de mon être participent
voilà ce que j'entends par puissance sexuelle,
dirigée intelligemment vers quelqu'un d'autre,
toute ce désir et cette volupté XXL,
on en fait bénéficier quelqu'un d'autre,
on le ou la, fait monter au plafond
bon, si en plus,
on a une bite qui reste bien dure pendant des heures
s'il le faut,
cela ne peut pas faire de mal,
c'est un plus certain
mais l'essentiel est ailleurs,
l'essentiel est vraiment ailleurs
Posté le 30/05/2025
B
bzo Membre
oh me laisser envahir,
me laisser envahir pour un moment
par toute cette soie, tout ce feutre,
nageant, ondoyant,
s'insinuant tellement partout,
jusqu'au plus profond de mes fibres,
jusqu'au plus profond de mon âme
à la fois si proche et si éloigné,
le paradis voluptueux,
je le déplace partout avec moi
mais il est à moi nulle part
communier un instant,
vibrer,
ressentir des émotions,
vivre des sensations splendides,
s'unir, s'unir,
à soi-même, à d'autres
Posté le 31/05/2025
B
bzo Membre
les gens naissent, vivent, meurent,
c'est à la fois,
la chose la plus banale
et la plus extraordinaire
qui soit
Posté le 31/05/2025
B
bzo Membre
je cherche l'inspiration,
une envie irrésistible de coucher des mots
sur la page virtuelle,
allons la dénicher à la source,
dans ma chair, dans mon désir en action
je contracte un peu en bas,
un peu tout,
tout ce qui peut se contracter,
là en bas,
du côté du périné et de l'anus
Proust a écrit "du côté de chez Swan",
moi je pourrai écrire "du côté de chez le périné et de l'anus",
citer mon écrivain préféré,
dans ce cadre de témoignage sur le plaisir en solitaire,
au fil des jours,
cela en jette
mais revenons à nos moutons,
à nos muscles en train d'être contractés
pour mettre en route l'inspiration
rien de tel chez moi que la volupté
pour ouvrir le robinet à mots,
le faire couler à flots,
la preuve?
cela se déverse pour l'instant
après juste quelques instants de contractions,
mes cuisses enveloppent les bijoux de famille expertement
comme elles savent le faire,
ni trop de pression, ni trop peu,
juste ce qu'il faut
contraction tout douce, uniforme, protectrice,
enveloppante, enveloppante,
cela semble, par moments, même ne pas se passer,
comme un casse-noisettes précautionneux à l'extrême
mais cela monte,
cela monte insidieusement, irrésistiblement,
comme une marée,
de tous côtés par filets grossissant, grossissant,
par vaguelettes qui apparaissent sans relâche de toutes parts
et puis soudain c'est là, installé,
comme chez soi, dans son fauteuil, trônant, zonant,
pour reprendre mon expression habituelle,
ronronnant comme un chaton,
le doux miel des vibrations,
le nectar chantant au plus intime des fibres
Posté le 01/06/2025
B
bzo Membre
oh cette scène dans le final de la série "the handmaid's tale"
**\***attention spoilers suivent\***\*\*\*\*\*\*\***
où Janine dans la nuit, est libérée par Gilead
puis que son enfant, aussi, lui est restituée
tellement déchirante, tellement belle,
telle emplie d'émotions,
je me la regarde quasi chaque jour
depuis que cet ultime épisode est disponible,
inouïes qualités humaines, qualités dramatiques
il y a aussi plus tôt cette scène
où Serena s'apprêtant avec son enfant dans les bras,
à monter dans un bus qui va l'emmener à jamais,
demande pardon à Jude,
pour tout le mal qu'elle lui a infligé,
toutes les souffrances atroces qu'elle a du endurer à cause d'elle
et celle-ci, après un moment de réflexion,
lui sourit et lui pardonne
là encore quelle scène,
tellement tellement poignante,
tellement emplie d'humanité
comme on vibre jusqu'au plus profond de soi-même
Posté le 01/06/2025
B
bzo Membre
j'étais en train de surfer
avec une espèce de grosse tablette entre les mains,
ne me demandez pas pourquoi
mais j'étais penché au-dessus de la cuvette des toilettes
quand soudainement,
l'appareil me glissa d'entre les doigts
et malgré mes gesticulations désespérées pour le rattraper,
il tomba droit dans l'eau,
cela me fit sursauter et pousser un cri
qui me réveilla,
j'étais en train de dormir, de rêver,
ouf la tablette était sauvée
mais de toutes façons,
je n'ai pas et n'ai jamais eu, de tablette
quelques instants après,
j'entendis une petite musique brièvement s'élever de mon smartphone,
dans l'obscurité, je le saisis de la table de nuit,
ouvris gmail et effaçais les quelques publicités
arrivées pendant mon sommeil
je le redépose,
me rends compte qu'il y a déjà beaucoup de bruits qui proviennent de dehors,
lundi matin, le chantier en bas, a redémarré,
la ruelle derrière chez moi, est fermée jusqu'à la fin de l'année
pour cause de réaménagement des bureaux de l'assureur en face,
quelle peste, moi qui hais le bruit
je laisse mes hanches se mettre à bouger
tandis que le bout de mes doigts, déjà, filent à gauche, à droite,
juste en effleurant la peau,
j'émets quelques gémissements
qui viennent se mêler aux bruits d'en bas,
aux cris gutturaux et soudains, régulièrement, des ouvriers
ils ne me voient et ne m'entendent pas heureusement,
je peux continuer à gémir et à me tordre dans tous les sens de plaisir,
je peux laisser le mode yin m'emporter,
je peux laisser en toute liberté le mode yin m'emporter,
en quelques instants,
je suis déjà en train de grimper au plafond de plaisir
heureux moi,
retraité, plus de travail pour moi dans cette vie,
je peux faire ce que je veux,
m'envoyer en l'air autant que je veux,
rester à la maison, lire toute la journée
ou aller me promener dans la forêt,
si l'envie m'en chante
je me fis la réflexion que je m'étais arrêté de bouger
et que j'étais à nouveau penché au-dessus de la cuvette
en train de surfer,
cela me fit réaliser instantanément que je m'étais rendormi
non, pas une seconde fois,
le coup de la tablette qui tombe dans l'eau,
je me réveillais et les mains se remirent à l'ouvrage,
les cuisses vinrent se presser à nouveau autour des génitaux,
à les envelopper amoureusement,
à les frotter, à les presser, lentement, expertement
mon périné, aussi, bien sûr, entra en action,
s'en est immédiatement mêlé, comme toujours,
des contractions montèrent,
tout mon bassin se remit à vibrer
et je redevins un bouquet très coloré et très agité
de gémissements
Posté le 02/06/2025
B
bzo Membre
assis devant mon ordi,
suis en train de faire mon backup hebdomadaire,
ne rien perdre éventuellement de tous les films, documentaires et séries
que je télécharge quotidiennement
une petite envie soudainement,
je me cambre, redresse la colonne vertébrale, serre les fesses,
porte les mains vers les seins,
les enveloppe, les presse un peu
tout en faisant monter une lente et puissante contraction
mes yeux se ferment sous le choc délicieux,
une grosse vague, genre tsunami,
semble monter d'entre mes reins
plein d'étoiles derrière mes yeux fermés, maintenant,
douces, douces, soyeuses, soyeuses,
qui semblent venir titiller de leur nectar chaud et frissonnant
chaque cellule de mon cerveau
mes hanches se mettent à onduler sur place
tandis que mes doigts commencent à jouer avec les tétons,
oh une nouvelle contraction,
c'est reparti pour un autre tour de piste aux étoiles
toute cette chaleur délicieuse, toute cette volupté,
instantanément,
mon cher petit corps,
on se débrouille pas mal ensemble
Posté le 04/06/2025
B
bzo Membre
chaleur délicieuse de mes couilles,
chaleur délicieuse de mon sexe,
chaleur chargée d'énergie sexuelle
je presse mes cuisses contre eux,
immédiatement cela semble se répandre, se transmettre,
je sens le duvet vibrant passer d'une chair à l'autre,
comme une boule qui éclate lentement,
faisceau avide s'élargissant, s'insinuant,
se frayant un chemin
dans la moindre de mes molécules sur son passage
nectar frissonnant,
sensations comme du cristal frotté, du cristal effleuré,
tout mon être danse intérieurement
comme une flamme
un chant dans la lumière,
un arbre fruitier aux branches lourdes, chargées,
quelque chose s'offre en moi,
quelque chose prend en moi,
il y a rencontre,
il y a danse d'étincelles follement
Posté le 04/06/2025
B
bzo Membre
l'art du plaisir en solitaire,
l'art de la complicité
avec son corps,
l'art de l'enlacer
avec son esprit
l'art de la complicité
avec le corps d'un ou d'une autre,
entremêlement des complicités
à son propre corps,
fusionnement des genres
seul ou à plusieurs,
souvent, par moments,
une seule entité,
fluide, foisonnante,
traversée d'irrésistibles courants
en delta vers la mer
Posté le 06/06/2025
B
bzo Membre
oh ces courtes envolées,
une volupté, tellement, tellement, lyrique,
il y a quelques instants, par exemple,
je remettais mon peignoir,
j'étais allé faire une petite vaisselle
vers 2 heures du matin,
nu comme un ver,
pour ne pas risquer de mouiller les manches longs en coton,
c'est tellement désagréable après
remettant donc le peignoir,
sur une intuition,
j'ai laissé le mouvement m'entraîner au-delà,
laissé les hanches se mettre à balancer,
les muscles du périné entrer en action,
les cuisses et les génitaux faire frotti frotta
c'était tout à fait hors de contrôle,
pas réfléchi pour un sou,
j'ai enclenché la chose
et cela s'est totalement emballé quelques instants,
tourné fou, tourné follement
vers une direction inconnue
cela n'a duré que quelques secondes
mais oh la la messieurs dames,
mais quelles secondes, mais quelles secondes!
de tels nuances de volupté se sont éveillées,
un envol de milliers d'oiseaux,
de toutes parts
mon corps, instantanément,
est devenu comme une sculpture en train de se faire
entre les mains du désir,
un tel état de grâce spontané s'exprimait,
s'est exprimé un bref moment
j'ai bien cru que le monde me happait,
dans un couloir d'espace temps parallèle
aux parois comme un vortex de velours et de frissons,
une déchirure dans la réalité,
m'engloutissait dans un tourbillonnement
tellement épanouissant et délicieusement fruité
Posté le 07/06/2025
B
bzo Membre
ce matin, le réveil fut plus calme que la plupart des autres jours,
le désir a continué à dormir en moi,
pas de départ de la journée en délicieuse fanfare
eh bien je me levais alors,
quelques actions machinales comme ouvrir les rideaux,
me laver à l'eau froide la figure, remettre mes appareils auditifs,
plus loin,
plus précisément, en sortant des toilettes,
soudainement, je me suis arrêté
dans mon action de retourner vers la pièce principale,
appuyé les mains au mur, me suis penché en avant
et ai fait monté une lente contraction tout en fermant les yeux
et laissant mes hanches se mettre à se balancer,
coordonnées au rythme de la pression de la contraction
qui augmentait graduellement
il y avait une sorte de synchronisation, de complicité totale,
entre les muscles du périné qui agissaient
pour faire monter cette contraction
et puis mes reins
qui bougeaient lentement lentement,
lascivement, latéralement
tout cela en bas,
semblaient dialoguer, semblaient s'écouter,
semblaient se coordonner parfaitement,
la soie devint de plus en plus dense,
semblait m'envahir comme l'eau monte
dans la cuvette d'un évier
appuyé, les bras tendus, contre le mur,
yeux fermés,
je me lâchais complètement,
juste sentir cet envahissement,
me rendre complètement à lui,
n'être plus que lui
cela dura, peut-être une quinzaine de secondes,
pas plus
mais la qualité de l'intensité était telle
que ce furent quinze secondes hors du temps,
hors de l'espace, hors de moi,
hors de tout,
dissolu, dissolu, merveilleusement,
dans la soie des vibrations
Posté le 07/06/2025
B
bzo Membre
ce matin, par contre,
a été tellement délicieusement torride,
oh torride de chez torride,
j'en suis encore tout chose
et tout mouillé là en bas
m'étais réveillé à peine
que je me mis à me frotter avec langueur et paresse,
en toute impudeur, de tous les côtés, de toute ma masse,
contre le matelas et les draps,
lentement lentement, je me tordais comme un serpent,
avec les bouts des doigts, aussi, comme des danseuses légères
qui couraient partout, partout
oh tellement d'ondes,
que d'ondes, que d'ondes!
mon bassin, ce coquin, quel chaudron en ébullition, quel fumet,
cela vibrait tellement en bas
que mon sexe en devenait de plus en plus épais,
la grosse tête rougeaude s'élevait un peu,
la hampe prenant de la consistance,
parcourue comme par de millions de minuscules ondes
qui circulaient follement à toute vitesse,
s'entrecroisant, tournoyant, dans toutes les directions
mes doigts s'attardaient maintenant sur les épaules,
elles y tournicotaient rêveusement
tandis que mes cuisses faisaient frotti frotta a²vec insistance
avec les bijoux de famille,
mon braquemart en semblait un bâton de musique
voyageant, valdinguant en l'air, entre les mains d'une majorette
à chaque contact de mes doigts,
ma peau semblait comme un tambour qui se mettait à vibrer,
tellement de notes de volupté,
de tous les côtés, circulaient en moi,
c'était en même temps,
extraordinairement, sauvagement, cacophonique
et aussi, pourtant, tellement harmonieux
mon bas ventre était de plus en plus trempé,
tellement il se versait des larmes de bonheur
depuis la grosse tête rougeaude,
les poils collaient,
l'intérieur des cuisses collaient
et puis les gémissements
étaient comme des grognements gutturaux arrachés à mes tripes,
montant régulièrement soudainement dans les aigus
comme si un virage à 90° venaient d'être pris,
tout en franchissant une bosse
puis cela redescendait lourdement vers les graves,
boyaux en délire, boyaux joyeux, boyaux chantant
diva en scène, s'exprimant à tue tête
oh comme c'était jouissif,
le moindre frottement de doigt,
était comme si la corde d'une guitare avait été pincée,
rajoutant des vibrations
à déjà une horde joyeuse courant dans tous les sens
j'en étais tellement empli,
mon sexe en pleurait constamment de joie
et j'étais trempé comme une soupe en bas,
quelle fanfare colorée, toute ma chair,
ça riait de tous les côtés, dans mes fibres,
oh, magiques moments
Posté le 08/06/2025
B
bzo Membre
cette sensation, soudainement,
d'être happé, d'être transporté,
par la volupté
qu'elle se glisse entre vous
et quelque chose qui vous attache au sol,
qu'elle vous descelle
des ailes, quelque part,
des ailes quelque part,
tout en plumes,
au plus profond du moteur
légèreté et grâce
du moment
baiser
au plus profond
des fibres
Posté le 08/06/2025
B
bzo Membre
la sensation de vivre quelque chose de beau,
quelque chose de grâcieux,
au point, jusqu'à en paraître sacré,
par moments
tel est l'effet magique
que peut avoir une simple caresse même,
vous révéler de plus en plus des dimensions
d'un paradis dans la chair,
fugacement
vous faire vivre, vous faire ressentir,
de plus en plus,
son immensité sans limites,
de plus en plus, saut vers l'horizon,
de plus en plus, vers le bleu de l'horizon,
vers le nectar gorgé de soleil
de l'horizon
avant que l'élastique
déjà vous ramène
Posté le 09/06/2025
B
bzo Membre
il y a vraiment moyen de faire des miracles
avec ce que l'on a sous la main,
même tout seul dans son coin
le désir n'a besoin de personne d'autre
que nous réellement, nous entièrement
que nous nous offrions à lui
sans rien retenir, avec audace,
que l'on débloque bien
toujours plus les ressources en nous,
en faisant confiance à ce corps,
en recherchant sa complicité
toujours plus
Posté le 10/06/2025
B
bzo Membre
j'ai fait un drole de rêve la nuit passée,
j'ai rêvé que j'étais à Paris, dans le septième arrondissement
et que je m'approchais d'un car de touristes hongrois
qui venaient juste de sortir pour aller visiter un monument et ses alentours
et que je demandais au type qui était resté en arrière, le chauffeur,
si je pouvais monter à bord et m'asseoir pour continuer un peu avec eux
car j'étais en train d'écrire un roman
le bonhomme
comme il entendait que je lui avais demandé cela en hongrois
(je suis d'origine hongroise),
m'a souri et m'a répondu , "bien sûr"
et il m'a demandé quel était le sujet de mon roman,
je lui ai répondu alors
que c'était à propos d'un type qui rêvait qu'il était à Paris, dans le septième arrondissement
en train de demander à un chauffeur de car de touristes hongrois qui venaient de sortir pour aller visiter un monument et ses alentours
s'il pouvait monter à bord un moment
car il était en train d'écrire un roman à propos d'un type qui rêvait qu'il était à Paris, dans le septième arrondissement
qui s'approchait d'un car de touristes hongrois qui venaient de sortir pour aller visiter un monument et ses alentours
à un moment donné, dans la boucle,
je me suis rendu compte que j'étais en train de rêver en rond
comme un disque rayé qui joue et rejoue les mêmes notes
et me suis réveillé
Posté le 10/06/2025
B
bzo Membre
la puissance des hanches,
la puissance des hanches d'une femme
cela m'impressionne toujours,
quand je vois une femme marcher dans la rue,
ses hanches semblent porter toute la puissance du monde
je ne parle pas ici de désir,
c'est avant même
que le moindre émoustillement
se réveille
quelque chose de tellement guerrier
mais dans le sens noble du terme,
dans l'allure
un quelque chose
en quête fondamentalement
d'épanouissement,
dans les flancs,
semble pouvoir
avoir sa chance ici
Posté le 10/06/2025
B
bzo Membre
il n'y a pas de magie plus grande ici bas
que la complicité à son corps
je veux dire par là
que même s'il y a un autre
ou plusieurs autres corps
qui chantent tout contre le votre,
c'est encore et toujours
par l'intermédiaire du votre
que cela se passe
il recueille, il catalyse, il amplifie,
il restitue, il diffuse, il rend,
il a tous les répertoires en lui
pour exprimer toutes les sortes d'indicibles
et de cauchemars
toutes les sortes de voluptés
et d'extases possibles et imaginables,
c'est toujours la complicité à son propre corps,
d'abord et avant tout
vous êtes la frontière d'un territoire
à explorer,
entourée d'une infinité d'autres frontières
et d'autres territoires
que vous soyez seul,
au fond de votre chambre,
vous triturant minutieusement le fondement
avec un gourdin en plastique
ou à plusieurs imbriqués comme des lego vivants
ondulants les uns dans les autres
ou encore marchant seul dans la forêt,
vous extasiant de la forme des nuages,
des rayons de lumière dansant à travers le feuillage
et de la rugosité tellurique de l'écorce des arbres
ou encore le nez plongé dans les phrases chantantes de Proust ou de Balzac,
le regard collé à un Picasso, avalant les formes et les couleurs,
surfant dessus,
c'est toujours la complicité entre votre corps et votre esprit
qui s'exprime,
qui vous fait vivre l'émotion, les sensations
à la mesure de ce que vous êtes,
à la mesure d'où vous en êtes,
rien de plus,
rien de moi
vous, vous et vous,
vous dans l'instant,
vous dans le flux du temps,
vous infiniment vulnérable,
vous à l'infini potentiel,
vous, vous, vous,
c'est le monde tout entier,
rien n'y manque
sinon , peut-être, vous-même,
plus ou moins,
comme une clef à tout cela
Posté le 12/06/2025
B
bzo Membre
être amoureux,
c'est vraiment comme
de fleurir de l'intérieur
en tout cas, hier, dans la rue,
en passant à côté d'un jeune couple qui s'enlaçait,
mon regard a balayé quelques instants
le visage, les yeux, de la jeune femme,
comme elle rayonnait,
comme il y avait une lumière
dans ses yeux, dans son visage,
partout
elle avait l'air d'une déesse,
tout son être irradiait de bonheur,
d'épanouissement
Posté le 13/06/2025
B
bzo Membre
quand je repense à mon travail,
cela fait maintenant 9 mois que je suis à la retraite,
cela n'évoque rien d'autre pour moi
qu'un cauchemar qui s'est enfin arrêté
pourtant,
j'aimais vraiment ce que je faisais,
en tout cas à l'époque,
programmer, résoudre des bugs,
analyser des problèmes informatiques complexes,
c'était comme un jeu pour moi
cela me reliait irrésistiblement
quelque part à mon enfance
dont j'ai passé une bonne partie,
assis par terre, à jouer aux Lego
j'avais compris, à un moment donné,
il y a quelques années
que c'était pour cela
que j'étais tombé amoureux de ce métier,
analyste-programmeur java
parce que cela me faisait revivre
cette période innocente de ma vie
où je n'avais d'autre préoccupation, d'autre souci
que de manipuler les blocs en plastique toute la sainte journée
et de faire fonctionner mon imagination, mes mains,
à cet effet
mais aujourd'hui,
quand je repense à tout cela,
je me dis juste que le cauchemar a enfin pris fin,
que j'ai été libéré de la chaîne
que la marchandise la plus précieuse
qu'on a à sa disposition, ici-bas,
c'est le temps,
d'être libre d'en disposer comme on veut
libre de s'occuper de soi-même
et de ceux qu'on aime
autant qu'on veut
Posté le 13/06/2025
B
bzo Membre
mon sexe, mes couilles,
roulent doucement entre les cuisses,
plus ou moins dur ou plus ou moins mou,
plus ou moins épais,
comme vous voulez,
il est, selon les moments, le petit tuyau
mes bouts de doigt sont installés
sur les tétons,
les triturent, les frottent, sans relâche
les fesses, les muscles,
autour de l'anus et du périné,
se contractent et se décontractent, doucement,
comme un chef d'orchestre
dictant le rythme à tout le reste,
menant la danse langoureuse, la danse capiteuse
des vagues qui montent, qui ondulent soyeusement,
en moi
un chapelet de gémissements, en continu,
sort de ma bouche,
j'ai l'impression d'être installé dans un nid
composé de branchages et de brindilles d'orgasme,
cela explose tellement tranquillement
mais tellement distinctement
partout en moi et autour de moi
j'en suis enveloppé, j'en suis constitué,
il n'y a plus que cela qui existe,
l'instant jouissance depuis la nuit des temps
m'a happé, m'a entraîné,
me fait rouler joyeusement, ardemment, dans ses flots
Posté le 13/06/2025
B
bzo Membre
une pratique
se construit lentement,
comme une maison,
brique à brique
les sensations
sont un océan
à tisser avec son sang,
sa chair, ses nerfs, ses muscles,
ses gestes, ses mouvements,
ses doigts, sa peau
le mot patience
est celui qui se marie le mieux
avec le mot désir
pourtant qui est habité
par tant d'urgence,
tant de besoin
dans l'immédiat
Posté le 14/06/2025
B
bzo Membre
le plaisir en mode yin
post-éjaculation,
lee heures, le jour d'après,
est bien sûr moins acéré
il y a du lag comme disent les gamers
mais néanmoins il est bien là,
toujours aussi riche et varié,
même si l'intensité
est moins rapidement omniprésente,
qu'il faut un peu plus de patience,
le corps étant moins réactif
que si les réservoirs d'énergie étaient bien remplis,
voire sur sursaturation
grâce à des jours et des jours
d'abstinence d'éjaculation
hier, dans la nuit vers 02h du matin,
j'avais lâché un jet laiteux ou deux ou trois,
les mouchoirs en papier,
avaient travaillé sur mon bas ventre, le haut des cuisses,
la petite forêt de poils,
pour assécher tout cela
ce matin, je sentais bien
que la région avait ce calme inhabituel,
enfin habituel aux heures post explosion spermique,
néanmoins j'ai eu tout de même envie
de quelques moments d'intimité ardente avec mon corps
les doigts de la main droite partirent pour mon circuit préféré sur la peau,
couché sur le flanc en chien de fusil, comme dab pour dormir,
ils démarrèrent le parcours par le téton droit,
jamais une mauvaise idée d'amorcer les choses
par les tétons, oh que non!
donc sur le téton droit, ils dansèrent un peu,
frottant, triturant, agaçant,
divergeant à gauche, à droite, tout autour,
remontant dessus, redescendant, tapotant, pressant, titillant
tantôt avec toute la paume, pressant le sein tout entier,
le tâtant, en sentant la légère courbe en poire sous les doigts,
après tout je n'ai rien d'une italienne opulente
du côté des protubérances mammaires,
donc cela reste des courbes légères
mais on les sent en mode yin,
on les sent définitivement féminines,
tellement délicieusement féminines
après quelques instants ainsi,
les doigts quittent les lieux
pour se rendre vers l'arête du corps
en cette position couché sur le flanc,
commencent lentement, tout lentement,
le long du thorax
à descendre vers la hanche,
on a l'impression d'être à flanc de colline comme cela,
les doigts perchés, descendant une côte,
c'est légèrement vallonneux,
oh encore une fois, pas comme chez une femme,
les hanches étant plus étroites,
mais néanmoins, on sent bien la courbe
tellement tellement harmonieusement
on a envie de s'attarder dessus,
c'est magnétique, c'est tellurique,
le moindre contact par ici
bien sentir chaque millimètre de peau de ce bassin
dans cette position sur le côté
on sent tout de suite sous les doigts
que cela regorge par ici de capiteux, de langoureux, en excès
qui s'exprime directement à chaque mouvement des hanches,
en provoquant une inondation d'ondes
comme si on pressait une éponge imbibée, engorgée,
jusqu'à la moelle
qu'il suffit d'à peine effleurer
pour qu'elle se mette à dégorger des vagues et des vagues
on passe et repasse sur chaque pore de la peau,
on caresse avec insistance la zone,
tellement elle est parlante aux doigts et aux sens,
ivresse de bouger, ivresse d'être,
ivresse de communier avec son corps
puis l'on continue de descendre,
on atteint rapidement la cuisse,
une grande région plate et poilue légèrement,
on s'avance un tout petit peu dessus,
la zone est encore bien sensible au toucher
le chant en nous continue de ses variations voluptueuses
même si l'on a quitté le bassin,
on est comme en sa périphérie
après quelques instants,
les doigts se décalent, dérivent vers l'arrière de la cuisse
et on commence à remonter,
on arrive rapidement à la crevasse là-derrière
qui abrite le volcan,
et l'on commence à tournicoter autour de l'orifice chéri,
on fouille, comme du museau des doigts, le terrain,
on plonge, on ressort, on replonge, on titille, on retitille
et enfin on s'immerge plus en profondeur,
changement d'ambiance, changement de milieu,
changement de faune et de flore
les doigts sont sur une autre planète,
là, désormais, en immersion,
je les arrête, je goûte un peu au contact de ces parois étroites, musclées,
encore bien humides, bien glissantes,
de tout le beurre de karité dont je m'enduits l'anus
chaque soir, avant de m'endormir,
cela dérape, cela glisse, donc délicieusement encore là-dedans,
une vraie patinoire, oh la la, mes aïeux
cependant je garde le ou les doigts, à présent, bien statiques,
petits poteaux de chair plantés là
et je laisse les muscles de la région prendre le relai,
ils se mettent en mouvement, les puissants coquins
semblent danser autour comme autour de totems
à adorer dans un rituel païen
ainsi, les doigts se mettent à bouger malgré eux, entraînés,
créant toutes sortes d'effets délicieusement volcaniques
comme toujours dès que l'anus entre en action,
je laisse tout cela jouer un peu entre eux
puis je reprends ma promenade, mon circuit
les doigts sortent,
commencent à rebrousser chemin,
remontent, grimpent sur la hanche,
s'y attardent un peu,
apprécient encore une fois ce galbe tellement unique
en corps de violon
au passage, la paume à plat embrasse un peu la fesse,
la frotte un peu en se redirigeant vers la crevasse
évalue chaque centimètre carré de cette peau un peu plus rugueuse
que le reste,
sans doute toutes ces années à rester assis face à un écran
ont endurci le grain par ici,
l'ont rendu moins fin, plus micro-chaotique
puis enfin les doigts remontent, retournent vers le haut,
quittant définitivement le bassin,
sur la crête du thorax filent lentement
et enfin, bifurquent pour arriver à nouveau
sur le sein
où le téton les attend impatiemment
frissonne frissonne encore un peu, mon petit bout,
ma petite érection d'en haut,
ma petite antenne émetteuse d'ondes
tellement généreusement
Posté le 14/06/2025
B
bzo Membre
être à l'écoute de soi,
être à l'écoute de son corps,
être à l'écoute de ses sensations,
ces trois expressions sont interchangeables,
elles veulent dirent la même chose,
elles ont le même sens,
essayons de démontrer cela,
voulez-vous
au coeur de cette histoire,
comme d'ailleurs de toutes les histoires
où il y a eu peu de volupté de qualité qui est générée,
il y a un mécanisme tout simple,
miraculeux de simplicité, miraculeux d'efficacité,
miraculeux par bien d'autres aspects aussi, d'ailleurs
ce mécanisme, le voici,
imaginons que vous êtes en train d'éprouver une sensation,
une sensation délicieuse, une sensation voluptueuse,
une sensation qui vous fait gémir de plaisir
et que cette sensation ait été provoquée par un geste,
une caresse, une contraction,
peu importe
quand vous êtes à l'écoute de vous-même
ou donc, de votre corps
ou encore, de vos sensations,
ce geste, cette contraction, cette caresse,
n'est pas seulement en train de vous faire éprouver quelque chose,
elle est aussi en train de piloter le geste, la contraction, la caresse
qui va suivre
vous ressentez et par le fait même de ressentir,
vous pilotez le geste ou la caresse ou la contraction suivante,
comment cela est possible?
parce qu'une partie de vous qui est habituellement aux commandes,
s'est effacée,
votre intellect s'est effacé
et ainsi votre esprit a pu se connecter à votre corps,
vous formez alors un tout, une entité qui est en mode autopilote,
qui se pilote elle-même quelques instants
la sensation que vous éprouvez est en même temps,
le gouvernail de la sensation suivante
et donc du geste, de la contraction ou de la caresse
qui va suivre
vous êtes à l'écoute de vos sensations,
vous êtes à l'écoute de vous-même,
vous êtes à l'écoute de votre corps,
de votre corps, pour l'instant,
qui est composé de votre corps et de votre esprit réunis
votre grand corps,
votre corps XXL
parcouru, motorisé, par votre désir XXL
tout devient possible alors,
tout devient possible ainsi,
il n'y a pas de limite
et si vous parvenez à tourner ce mécanisme vers un autre corps
et que cette personne a un mécanisme identique tourné vers vous,
alors les énergies de vos deux êtres
peuvent communiquer, peuvent échanger directement,
cela peut aller jusqu'à ne plus former qu'une seule entité
à deux, à trois, à dix, même
où même le genre de chaque corps peut ne plus exister,
où celui-ci voyage d'une chair à l'autre,
selon les moments,
selon la fluctuation du désir chez ceux occupés ainsi entre eux
leurs désirs ne formant plus qu'un seul désir
qui habite tous leurs corps et tous leurs esprits
en même temps,
la sensation d'union, de communion,
alors est indescriptiblement délicieuse et puissante
Posté le 15/06/2025
B
bzo Membre
touchez votre sexe, vos couilles,
avec les mains,
triturez les un peu avec les doigts,
sentez comme les ondes sont explosives,
comme elles tournoient en rangs serrés dans le bassin
éloignez vos mains de cet endroit,
commencez à frotter, à presser, à masser
avec les cuisses,
laissez les reins bouger le plus librement possible,
sentez comme les ondes se diffusent,
se répandent dans toutes les directions,
comme elles sont douces,
comme elles sont variées,
comme elles durent longtemps,
comme elles s'éloignent de plus en plus,
comme leur intensité augmente très progressivement
Posté le 15/06/2025
B
bzo Membre
dans un premier temps
puis dans un second, quand vous le sentez,
faites fonctionner en même temps
les muscles autour de l'anus et du périné,
faites monter des contractions
en essayant de faire dialoguer tout cela,
de faire coordonner,
faire chanter tout cela ensemble
Posté le 15/06/2025
B
bzo Membre
troisième temps, les mains,
laissez- les courir,
laissez-les palper, presser, frotter, caresser,
pincer, tordre, même,
comme elles veulent
votre objectif,
une complicité totale
entre les doigts et la peau parcourue
sur toute la surface de votre corps
Posté le 15/06/2025
B
bzo Membre
prolonger, prolonger, prolonger,
oh prolonger indéfiniment
la période préorgasmique,
rester bien en sa périphérie
encore et encore,
déguster les ravages délicieux,
être traversé de secousses,
avoir le souffle coupé,
me tordre dans tous les sens
montée irrésistible de lave
au fond des reins
qui n'en finit pas,
qui n'en finit pas,
qui n'en finit pas
Posté le 16/06/2025
B
bzo Membre
quelle horreur, la lettre k de mon clavier est restée coincée depuis hier soir
sans que je m'en rende compte,
donc comme si j'appuyais constamment dessus
dès que je déplaçais le pointeur quelque part, des k apparaissaient à la file,
des k et encore des k, des k à la queue leu leu,
des k , en veux-tu, en voilà
si je laissais faire , des files et des files de k sans fin
commençais à me demander si pour mon clavier Cherry haut de gamme
qui est encore sous garantie,
je devais contacter leur support pour renvoi
ou alors dernière idée, j'ai lancé une analyse approfondie avec l'anti-virus
avant de me rendre compte il y a quelques minutes
et ainsi de mettre fin au cauchemar
que la lettre k était resté enfoncée
purée
Posté le 17/06/2025
B
bzo Membre
mais revenons-en à des histoires de bite, de couilles, de prostate,
de chair enflammée par le désir, de volupté à gogo,
plutôt que la lettre k qui défile cauchemardesquement sans fin
j'ai parfois l'impression
que mon corps, ma chair,
garde la mémoire , quelque part,
du plaisir éprouvé
que la volupté qu'on est en train de vivre
est un peu comme la partie émergée d'un iceberg
et que celui qu'on a vécu au fil des jours,
tout le plaisir passé, donc,
en est la partie immergée
qui lui apporte sa stabilité,
sa capacité à flotter au fil des eaux,
lui permettant aussi de gagner en hauteur, en taille, en poids,
toujours plus
Posté le 17/06/2025
B
bzo Membre
les animaux sont décidément magiques,
cette après-midi, dans la forêt,
votre serviteur a croisé le chemin d'un minuscule écureuil
qui a commencé à bondir sur le sentier,
il s'arrêtait, il repartait, il virevoltait dans toutes les directions,
ce lutin à la fourrure striée,
comme j'aurais envie de le prendre précautionneusement entre les mains,
de sentir sa chaleur,
de sentir la vie qui semble courir dans ses veines comme un torrent,
de le caresser un peu du bout des doigts
les humains, par contre,
magiques, ils ne le sont pas pour un sou,
cependant ils sont capables de produire des moments de magie,
certains ont le don, même, de les partager,
de les mettre dans des livres, de la musique ou des oeuvres d'art,
de monter sur une scène et de nous émouvoir
d'autres, comme vous et moi,
enfin moi en tout cas, vous, je ne sais pas,
ils peuvent aussi produire des moments de magie
mais à usage strictement personnel,
à consommation privée ou du moins, en petit comité,
qui passent dans l'instant,
que ce soit au hasard d'une rencontre
ou d'un moment partagé de volupté,
au détour des pages d'un livre ou de notes de musique,
les occasions heureusement existent bien
pour qui cherche à vivre avant tout
avec son coeur et son désir
Posté le 17/06/2025
B
bzo Membre
les animaux sont magiques
parce que tous, sans exception,
même ceux qui paraissent à première vue,
complètement rébarbatifs et effrayants d'aspect,
ont une grâce, une pureté, une innocence,
infinies
ils appartiennent tous au carousel de la nature
qui tourne depuis la nuit des temps,
ils tournent avec, ils sont dedans,
ils en sont des éléments à part entière,
alors que nous, well,
on en est exclu, on est en face,
dans les bons jours, nous vibrons un peu avec,
nous en constatons la féerie unique,
la paix, la majesté, l'épanouissement suprême
mais nous restons dehors quoiqu'on fasse,
jamais nous ne baignons dedans,
totalement immergé, en continu,
emporté dedans du matin au soir et du soir au matin,
comme les bêtes,
les simples et nobles bêtes de la création
Posté le 18/06/2025
B
bzo Membre
et tous ont quelque chose de miraculeux et sacré,
suis déjà flexitarien
mais je vais faire un gros effort
pour devenir végétarien à 100%
Posté le 18/06/2025
B
bzo Membre
hum, cela résonne terriblement religieux tout cela?
pourtant je suis totalement et fondamentalement hors de toute religion
autant une foi quand elle est sincère, authentique,
accompagnée d'ouverture d'esprit, de tolérance,
d'empathie envers les autres,
sans misérabilisme, sans tous les excès doucereux, les angélismes,
sans prosélytisme aucun,
force un certain respect
autant tout le reste,
bah, poubelle,
poubelle et encore poubelle
Posté le 18/06/2025
B
bzo Membre
travaillé quinze ans dans le monde du développement informatique,
analyser des problèmes complexes, coder, coder,
corriger des centaines et des centaines de bugs
mais désormais je suis à la retraite,
et c'est tellement loin de moi tout cela,
cela ne m'intéresse plus pour un sou,
c'est mort pour moi, tout ce monde
pourtant après quinze ans ainsi,
l'analyse logique est devenu une seconde nature chez moi,
je n'y réfléchis plus, c'est plus fort que moi, c'est dans mon adn,
j'aborde tout problème dans ma vie,
de quelque nature qu'il soit,
par le prisme de l'analyse logique
on pourrait imaginer que cela s'arrête aux frontières d'une oeuvre d'art
ou d'un livre
puisque je lis beaucoup et que je suis un grand amateur d'art
mais non, tout oeuvre d'art, tout livre,
aussi, a sa logique bien à lui, bien à elle,
je dois sentir qu'il y a une construction logique quelque part dedans
sinon je m'en détourne,
considère que c'est du n'importe quoi, que ce n'est pas abouti,
qu'on se fout de moi,
car il y a une espèce de logique en toute chose ici-bas,
aussi farfelue, irrationelle, inventée de toutes pièces, soit la chose
même quand c'un livre ou un film de science-fiction
ou fantastique où le surnaturel, l'occulte, règnent,
il y a toujours un fil de logique qui doit dépasser quelque part
que je puisse saisir et sur lequel je puisse tirer et encore tirer,
jusqu'à détecter une structure logique qui me satisfasse
même si elle est tarabiscotée, tirée par les cheveux,
comme un chateau de cartes qu'un souffle léger ferait déjà s'écrouler
cela doit toujours exister quelque part,
cela doit avoir une forme de logique quelque part
sinon je n'arrive pas à accrocher
Posté le 19/06/2025
B
bzo Membre
suis parti à la retraite au bon moment,
ce métier est en train de mourir
ou du moins de se transformer tellement radicalement
avec l'arrivée de l'IA,
que le codage à la "papa"
avec un langage informatique, genre java, sql, c++,
ne va bientôt plus exister
et c'est en train d'arriver à la vitesse grand V
bon, avec les progrès,
au fil des années, au fil des siècles,
tellement de métiers se sont perdus, n'existent plus
mais bon quand cela tombe sur votre profession,
à cette vitesse , en plus,
cela fait un choc tout de même,
ingénieur informatique n'est plus un métier d'avenir,
c'est en train de devenir un métier du passé
Posté le 19/06/2025
B
bzo Membre
heureusement mon corps sera toujours là,
enfin tant que je serai en vie,
mon corps sera présent,
le désir sera présent,
les émotions seront présentes
que faut-il de plus,
que de la volupté et des émotions,
que la beauté de l'amour
et l'amour de la beauté,
dans la vie,
je vous le demande
Posté le 19/06/2025
B
bzo Membre
j'adore ces matins
quand ce sont mes couilles, ma bite et ma prostate
qui me réveillent,
sortir du sommeil ainsi,
avec votre corps qui s'est mis en action
un peu avant, sans vous,
qui vous invite à sortir du sommeil
pour un petit partage chaud, chaud
passer directement du monde des rêves
à celui de la sensualité, de la volupté,
sentir son corps empli de vibrations délicieuses,
devenir comme un bouquet d'ondulations soyeuses,
avec une nuit qui nous a bien rechargé,
remis les compteurs à zéro,
c'est royal, c'est somptueux
Posté le 19/06/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
on cherche le plaisir, la volupté,
avec tout son corps
et pas juste en priorité
avec ses organes génitaux
et au plus on progresse,
au plus cela devient vrai,
au plus cela s'accentue,
au plus chaque millimètre carré de peau
est exploité,
est invité par le désir
à participer
le plaisir en mode yin,
fusionne les genres,
il est transgressif,
bouleversant de fond en comble,
il rebat radicalement les cartes
il faut être prêt à se sentir
en même temps, des deux sexes,
ayant soif des deux sexes,
au moins le temps de l'action
Posté le 19/06/2025
B
bzo Membre
enlace tes énergies
et tes énergies t'enlaceront
Posté le 20/06/2025
B
bzo Membre
purée, je prends un vrai plaisir
à faire mon pain maison,
aujourd'hui suis en train d'essayer quelque chose de plus complexe
avec un mélange de farine de blé, d'épeautre et de sarrazin
plus du raisin sec et plein de petites graines dedans,
tournesol, potiron, pignons de pin
puis d'enchaîner avec la préparation d'un yaourt à la grecque bio,
le lait et le ferment sont restés quatorze heures
dans la machine à une certaine température ,
là je viens de transvaser tout cela pour filtrer le petit lait pendant 24h
et enfin pour me récompenser,
m'offrir quelques moments de volupté,
les cuisses se resserrent autour des bijoux de famille,
pressent un peu, frottent un peu
tandis que je ferme les yeux,
tout en croisant le bras sur la poitrine
pour porter une main sur un sein
puis enfin, faisant monter une lente lente contraction
des muscles du périné
et c'est parti,
je sens la vague soyeuse prendre de la consistance,
inonder ma chair, en envahir la moindre cellule,
monter, monter,
elle arrive dans le cerveau,
derrière mes paupières fermées,
c'est plein de douces étoiles maintenant,
je gémis un peu
oh douceur de vivre,
se sentir en accord
avec une certaine idée de soi-même
et du monde
Posté le 21/06/2025
B
bzo Membre
oh il n'y a vraiment pas moyen de se lasser
de la volupté
quand cette soie invisible,
frémissante et chaude,
commence par lentes vagues
à envahir ma chair,
je ne peux imaginer
quelque chose qui soit plus proche
d'un paradis sur terre
bon, il y a bien les drogues
mais bon, cela,
c'est une autre histoire,
rajoutons alors,
quelque chose qui soit plus proche
d'un paradis sur terre
sans utiliser le moindre produit
juste,
la communion voluptueuse
dans la chair,
le flamboiement
magnifique, somptueux,
du désir
seul
ou avec
d'autre(s)
Posté le 22/06/2025
B
bzo Membre
le meilleur compagnon,
à nous autres hommes et femmes,
c'est notre désir
son évolution, notre évolution,
sa croissance, notre croissance,
il nous fonde, il nous enrichit,
il nourrit toutes nos fibres
sans lui,
nous ne serions qu'une esquisse préalable,
un brouillon,
il nous permet de grandir, de nous réaliser,
d'atteindre à des formes d'épanouissement
on n'est jamais libre un moment ou deux
que grâce à son désir
on ne voyage vraiment
que sur les ailes de son désir,
tout le reste n'est que vain déplacement
Posté le 23/06/2025
B
bzo Membre
viens de me réveiller,
le désir m'attendait patiemment
dans un coin au creux des reins,
je sens tout mon bassin qui se met à bouger,
lentement, lascivement, capiteusement
les jambes se frottent l'une contre l'autre,
oh quel délice,
je sens les énergies se mettre en mouvement,
se transformer en soie,
c'est chaud, c'est frémissant, c'est onctueux
je sens chaque région de mon corps
tellement distinctement de l'intérieur,
elles semblent dialoguer entre elles,
se répondre, prendre le relai les unes des autres,
s'amalgamer
j'ai le bout des doigts qui me démangent à présent
et ma peau qui a soif de leur présence,
de leur fouinement, de leur vagabondage au hasard
comme c'est doux et voluptueux partout en moi,
musical est le terme le plus adéquat,
le corps musicien
et le corps instrument de musique,
le corps qui délivre des accords somptueux,
le corps qui absorbe des accords somptueux
une telle fête de vivre, par moments,
une telle allégresse,
dans mes cellules
du divin,
là-dessous, c'est sûr,
mon corps et mon esprit,
communiant,
enchantés moments
Posté le 25/06/2025
B
bzo Membre
le plaisir est tellement devenu un jeu,
c'est même la condition préalable
pour que cela fonctionne vraiment comme je veux:
je dois jouer, rien que jouer, totalement jouer
ne pas chercher à obtenir du plaisir,
juste jouer avec moi-même, jouer avec mon corps,
jouer avec le désir,
faire entièrement, aveuglément, confiance
qu'ainsi cela va chanter tout seul
Posté le 26/06/2025
B
bzo Membre
les lents frottements,
je suis fou de lents frottements
sur n'importe quelle partie du corps
doigts, mains, en action, bien sûr,
les miens, ceux d'un ou d'une autre,
impérial
mais aussi avec d'autres choses,
me frotter contre du bois, par exemple,
comme c'est délicieusement voluptueux
si j'ai un meuble derrière moi, par exemple
que je sens, qui se présente juste avec l'arête
et que je suis en train de me pencher en avant,
il semble m'attirer magnétiquement,
je recule un peu du cul
et je vais me frotter lentement, tout lentement,
la raie du cul tout contre,
sentant le bois brut entrer un peu en moi
oh les vagues de volupté que cela génère, mes aïeux,
le tsunami, même,
y a intérêt à accrocher sa ceinture
ou plutôt, au contraire, à bien la décrocher
et se laisser emporter
le bois est définitivement
un matériau sensuel à se frotter contre,
même des surfaces bien planes
il semble, en même temps,
un peu rugueux et incroyablement doux,
un grain très intéressant, chaud, sensuel,
unique
mais pas seulement le bois,
n'importe quel matériau, en fait,
un sol en pierre, par exemple,
là, il y a cette dureté sans concession contre la peau
et puis ce froid qui vous envahit à l'endroit de contact
ce froid semble tellement totalement inhumain pendant un instant
mais presque immédiatement notre chaleur vient s'y mêler ,
la chaleur de la vie qui court dans nos veines,
c'est un peu comme une rencontre entre la vie et la mort
qu'on expérimente très concrètement dans sa chair
et cela crée une sensation très poivrée
si on s'abandonne bien à elle
le métal aussi,
un peu identique à la pierre comme expérience,
le métal d'outils quand je bricole, par exemple,
si je m'assieds par terre sans le faire exprès
(ou en le faisant exprès...),
sur un d'eux qui jonchaient le sol autour de moi,
la forme de celui-ci s'enfonce soudainement dans ma chair,
s'impose très brutalement à moi,
distendant la peau à l'endroit du contact
une sorte de sensation d'envahissement localisé,
la peau semble céder, semble s'ouvrir un moment,
laissant l'objet venir se lover sans ménagement en moi,
comme commencer à faire partie de moi
il y a quelque chose d'absolument tellurique
dans la sensation qui est ainsi générée,
on se sent violenté, perturbé, de fond en comble, un instant
puis il y a comme un phénomène dans le sens contraire qui se passe,
enfin, là encore, si on se laisse bien aller,
comme si par un mouvement de ressac
après le choc de la forme métallique
qui s'est imprimée dans la chair, dans la peau,
l'outil venait maintenant se blottir partiellement en nous,
comme un petit animal
qui est venu se réchauffer un instant
Posté le 27/06/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
si je m’assieds par terre sans le faire exprès (ou en le faisant exprès…), sur un d’eux qui jonchaient le sol autour de moi, la forme de celui-ci s’enfonce soudainement dans ma chair, s’impose très brutalement à moi, distendant la peau à l’endroit du contact une sorte de sensation d’envahissement localisé, la peau semble céder, semble s’ouvrir un moment, laissant l’objet venir se lover sans ménagement en moi, comme commencer à faire partie de moiBeaucoup de points communs entre nous , sur les plaisirs que nous procurent nos corps lorsque nous sommes bienveillants avec eux, sauf sur l'utilisation d'accessoires que tu rejetais. Je vois que tu changes légèrement sur la question, voire que tu "glisses" un peu dessus.... "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis" Ouf !! tu n'en es pas un.
Posté le 28/06/2025
B
bzo Membre
salut
je rejette toujours,
non pas qu'ils n'aient pas leur utilité, leur intérêt,
pour débuter, par exemple,
toute une première période de son évolution
ou pour mettre un peu de variété, un peu de diversité
si on en ressent le besoin
mais pour l'instant et cela depuis pas mal de temps,
ce n'est pas du tout mon cas,
j'aime tellement totalement la spontanéité et la liberté totale
de mes mini sessions
où je veux, quand je veux, comme je veux
mon refus n'est pas "idéologique",
juste, je préfère l'interaction directe,
sans aucun intermédiaire
qui seule offre, je trouve, cette liberté totale
dans les mouvements, les gestes, les positions qu'on prend,
cette sensation de naturel complet, de spontanéité absolue,
de plus il y a une créativité, une variété et une richesse des nuances,
sans limites, sans entraves, ainsi
mais je considère que l'utilisation ponctuelle
d'objets du quotidien,
dans le feu de l'action,
détournés un moment de leur usage habituel
pour servir mon plaisir,
c'est autre chose, tout à fait autre chose
enfin bon, si tu le vois ainsi,
pourquoi pas
Posté le 28/06/2025
B
bzo Membre
quand vous avez une connexion à une oeuvre d'art,
un livre, une musique, une pièce de théatre,
que de l'émotion passe, de l'émotion nait,
que vous êtes transporté,
c'est comme si de l'air arrivait soudainement,
de grosses bouffées d'air
par un tuyau depuis la surface
vos poumons sont remplis un instant,
la vie est là en vous,
flamboyante, bouillonnante, démesurée, magnifique
Posté le 28/06/2025
B
bzo Membre
toute notre vie,
notre corps attend une alliance secrète de notre part,
une recherche de complicité,
quelque part, nous sommes nés pour cela,
réconcilier, unir,
ce qui a été séparé après l'enfance
la vérité est que cette mine sans fond
qu'est le corps,
elle débouche toujours plus sur le monde,
elle débouche toujours plus sur les autres
se rapprocher de son corps,
entrer dans son intimité,
devenir son complice,
donc,
c'est se rapprocher toujours plus du monde,
c'est se rapprocher toujours plus des autres
et non pas s'enfoncer toujours plus en soi,
se replier toujours plus sur soi
Posté le 28/06/2025
B
bzo Membre
sous la douche d'eau tiède, plutôt froide même,
jour de canicule oblige,
je ferme les yeux
et enveloppe des cuisses les génitaux,
bien rabattus vers l'arrière,
empaquetés serrés mais pas trop,
ils réagissent au moindre mouvement,
à la moindre pression
mes hanches se mettent à danser
capiteusement, langoureusement,
tout cela, bassin en mouvement,
cuisses, sexe, couilles, fesses,
muscles du périné, anus,
semblent former comme des mains immenses
qui caressent mon intérieur
oui c'est très exactement cela,
je caresse mon intérieur
je suis à l'écoute, je fusionne à mon corps
et le caresse de l'intérieur
tout un monde de voiles de soie en mouvement,
chaudes et frémissantes,
toute une galaxie où dériver les yeux fermés
à la rencontre du nectar des étoiles
je laisse faire,
le désir s'autoalimente,
me meut, m'émeut,
quel bouleversement à chaque fois,
même pour quelques secondes
l'accord,
ce qui résonne en moi,
c'est un accord
sans cesse changeant
Posté le 28/06/2025
B
bzo Membre
le plaisir est une chose tellement relative,
je veux dire par là
qu'untel pourra en éprouver plus avec quelques simples caresses
qu'un autre dans un fuck avec la plus belle et la plus sexy femme de la planète
c'est vous, ce que vous parvenez à mettre de vous
dans l'instant de l'action
qui déterminera la qualité de ce que vous allez éprouver
et non pas simplement la personne avec qui vous interagissez
ou encore la qualité, le potentiel, de l'accessoire que vous utilisez
Posté le 29/06/2025
B
bzo Membre
par longs moments,
la volupté semble comme une brise légère et enivrante
soufflant à travers mes cellules
sans que je fasse absolument rien comme action
sinon que de penser à mon corps,
sinon comme de me connecter à lui en pensée,
sinon comme si je me faisais l'aveu doux de tout mon être
de comme il est bon d'avoir une chair,
de comme il est bon de baigner dans tout cela
comme dans un nid chaud et douillet
le plaisir est constamment à fleur de peau chez moi
et un rien le fait basculer,
le fait remettre sur le devant de la scène,
même en mode mineure,
en arrière-plan du devant de la scène, disons
une légere vibration généralisée
qui titille ma chair,
allume mon bassin
qui fait qu'à chaque mouvement,
à chaque fois que je bouge,
j'ai l'impression de touiller dans une marmite
où de la bonne soupe est en préparation,
dégageant un fumet délicieux
qui vient emplir comme des narines secrètes
jusqu'au fond de mes fibres
Posté le 30/06/2025
B
bzo Membre
quand pareille chaleur s'abat sur ma ville,
35, 36°,
il n'y a pas d'autres solutions
que de vivre sous le règne des ventilateurs, de l'airco, des glaces à l'eau
et des douches froides
ainsi ça va, pas trop de problème, enfin chez moi,
dehors c'est une toute autre histoire
et puis j'ai une arme secrète contre la chaleur,
le petit hammam que j'ai chez moi,
quand vous sortez après 10mn, un quart d'heure
d'une tente saturée de vapeur à 45, 50°,
eh bien vous grelottez de froid
et après pendant une bonne heure,
il n'y a plus de canicule,
vous êtes bien dans votre peau,
ça circule bien dessous,
vous semblez rafraîchi de fond en comble
quand la tente est prête,
j'entre, la referme rapidement
pour que pas trop de vapeur ne s'échappe,
je m'assieds, je ferme les yeux
et puis je ne bouge plus un muscle,
il n'y a plus que ma respiration
la chaleur intense commence à vous pénétrer de toutes parts,
elle est comme un étau,
on est sur un fil, le moindre mouvement
et c'est une super-canicule qui vous assaille
mais tant que vous restez immobile comme une statue,
cela devient peu à peu délicieusement régressif,
on est dans le liquide amiotique,
on redevient un foetus,
le monde n'existe pas encore
bon, pour moi, après une dizaine de minutes,
cela commence à devenir oppressant,
la chaleur vous prend à la gorge,
donc 10/15mn, avec une vapeur à 45/50°,
c'est juste parfait
Posté le 30/06/2025
B
bzo Membre
quand la volupté
est bien plus que de la volupté,
quand la volupté, est à chaque fois,
une occasion de vivre
un moment de complicité absolue
avec son corps,
un moment d'union délicieuse
avec sa chair
un moment d'harmonie
à la fois tellement sauvage et sophistiqué,
un moment où du mystère est à fleur de peau
un moment d'une simplicité
et d'une limpidité confondantes
un moment où l'on se sent,
épanoui de chez épanoui
un moment arbre aux branches
lourdes et penchées de fruits mûrs
un moment torrents de feuilles dansantes
entre lesquels jouent à l'ascenseur
des myriades de grains de poussière
pris dans la lumière
Posté le 01/07/2025
B
bzo Membre
toutes ces formes de vie, modestes, humbles,
comme par exemple,
ces insectes ailés aux longues pattes filiformes,
insignifiants, maladroits, dégingandés,
n'ayant que quelques jours de vie devant soi,
me stupéfient, m'éblouissent,
m'émeuvent à l'extrême
minuscules bouts évanescents de vie,
errant un peu, de-ci, de-là,
au gré de l'air, au gré de son appétit,
s'imbibant de soleil, de vent,
le temps d'un battement d'aile ou deux
Posté le 01/07/2025
B
bzo Membre
calme, calme , plaisir,
cet épithète vous parait pas bizarre, inapproprié,
accolé au mot plaisir?
le désir coule tranquillement ces derniers jours chez moi,
pas de moments volcaniques, explosifs,
de séances mouvementés épiquement sur le lit
juste une volupté
qui apparait plus ou moins massivement,
dansante, soyeuse, frémissante
et s'en va aussi rapidement qu'elle est apparue
bon, je crois, j'en suis même sûr
que c'est l'effet de ces derniers jours de canicule,
la chaleur extrême n'incite pas à l'explosivité,
à la frénésie,
aux énergies qui se libèrent volcaniquement
car chez moi, cela sous-entend,
un corps en délire
qui rue, qui se cabre,
qui bouge dans tous les sens
comme celui d'un possédé
aussi j'ai privilégié de courts moments
où je laisse la volupté se mouvoir en moi
sans chercher une escalade au-delà d'un certain point
où cela s'enflamme hors de contrôle de tous les côtés,
où cela devient débridé de chez débridé
aujourd'hui ,
la chaleur est redevenue plus supportable,
on va voir si l'envie revient
de m'exploser jusqu'au plafond
Posté le 03/07/2025
B
bzo Membre
oh le petit nuage de volupté
sublime, ineffable
qui se répand,
au moindre contact
entre mes cuisses et mes génitaux
quand je pense au début de mon parcours,
quand j'ai commencé à un peu sérieusement progresser
dans ma sexualité,
à chercher à la développer, à l'enrichir,
à quel point ce genre de contact
passait, pour ainsi-dire, quasi inaperçu
et puis aujourd'hui
où cela s'est développé, cela s'est enrichi, cela s'est raffiné
mais à un point
c'est vraiment la nuit et le jour,
délicieux apprentissage,
la lente découverte de la complicité possible
avec son corps,
à quel point, c'est le moteur
de tout épanouissement sexuel
mon corps est devenu tellement réactif,
cela tient du miracle,
ce qu'il y a moyen de faire avec son désir
si on prend la peine de l'explorer
un peu beaucoup hors des sentiers battus
Posté le 04/07/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
on couve tendrement ses génitaux,
on ne force rien, on ne secoue rien,
on enveloppe , on presse, on frotte,
des cuisses
tandis que les muscles du périné
et de l'anus
forment comme tout un orchestre autour
on écoute son instrument de musique,
on recherche plutôt la vastitude de la gamme
des riches et variées envolées de notes de volupté
amplifier l'ondulation de la courbe en nous,
toujours plus,
faire danser le cobra enfoui en ses hanches
toujours plus librement au son de la flute
Posté le 05/07/2025
B
bzo Membre
ce matin, un peu après le réveil,
encore couché,
dans l'obscurité des rideaux tirés,
j'ai eu quelques minutes étonnantes
d'exploration tactile
mes doigts se sont mis à errer,
aléatoirement, à gauche, à droite,
par moments ils revenaient sur le corps,
au contact familier, chaud et doux, de la peau
mais la plupart du temps,
ils partaient en vagabondage ici et là
hors du territoire habituel,
tantôt sur le drap, tantôt sur le coussin
tantôt sur le mur, tantôt sur le matelas
la différence des textures, des grains,
des reliefs était tellement parlante,
j'existais que par les doigts pour l'instant,
un paysage sensoriel se dessinait,
changeait constamment
au fur et à mesure de leur déplacement
rien d'autre ne bougeait
sinon un peu le bassin de temps à autre
et un peu aussi les muscles du périné,
mais très ponctuellement,
le grain doux et en même temps incroyablement dur du mur,
tous ces matériaux avaient quelque chose à dire,
avaient des caractéristiques tellement spécifiques,
j'en étais estomaqué
c'était comme une musique en moi,
orchestrée essentiellement par les doigts,
un paysage tactile et légèrement vibrant,
des nappes et des nappes, en mouvement,
se gondolant, se dessinant, évoluant,
un chant tout en nuances tellement exotiques,
tellement neuves
que je restais subjugué, captif de sirènes
chantant pour moi comme d'une autre planète
Posté le 06/07/2025
B
bzo Membre
du coup, je réalise qu'instinctivement,
après cette expérience tactile, décrite juste au-dessus,
tellement puissante, tellement parlante, ce matin au lit,
que durant les quelques micro-séances que j'ai déjà eues depuis,
que j'effectue un peu au hasard de mon désir,
debout en train de marcher, assis sur une chaise,
en train de faire ma gym, en train de cuisiner,
d'étendre mon linge, devant l'écran d'ordinateur, etc
et qui dure pas plus de quelques secondes,
maximum une minute ou deux
je réalise donc
que mes doigts ne restent plus uniquement sur mon corps
mais que ceux-ci, désormais,
vont vagabonder sur les meubles, les objets aux alentours
et que ceux-ci semblent répondre,
enfin bon, c'est sans doute excessif comme affirmation,
disons plutôt, semblent participer aux sensations,
en les altérant, en modifiant leurs nuances drastiquement
je caresse tout doucement le clavier, la table, les accoudoirs de la chaise,
les meubles de la salle de bain,
les textures, les grains, les densités, les formes, les températures,
semblent remonter par le bout de mes doigts,
semblent se joindre à ma chair,
se diffuser dans les sensations créées par les mouvements de mes hanches,
par les contractions des muscles de l'anus et du périné,
par les frottements entre les génitaux et les cuisses,
par les positions et mouvements d'ensemble, du corps,
les altérer délicieusement,
leur conférant des nuances radicalement nouvelles
Posté le 06/07/2025
B
bzo Membre
j'ai envie d'écrire
que je suis dans l'exploration des matériaux
ces derniers jours,
j'étudie des grains de surface, des températures, des densités,
les textures au toucher, à chacun,
sont tellement uniques
quand je passe les doigts dessus
ainsi les accoudoirs en cuir de mon fauteuil Aeron,
mes hanches bougent capiteusement sur le mesh de l'assise,
vont et viennent, dansent un peu, dessus
tandis mes mains les enserrent, les frottent, les pressent,
les caressent presque comme des sexes turgescents par moments
le désir s'est emparé goulument, sans réserve, de moi
et les frottements sur le cuir des accoudoirs
semblent désormais se passer en moi,
ma galaxie semble les avoir absorbés,
les avoir engloutis tout entiers
comme une bête à la gueule immense
et à l'appétit sans limites
les doigts, à présent, sont revenus,
se sont déplacés plus haut,
tournicotent sur un téton avec insistance
mais un coude continue de traîner sur l'accoudoir,
de le presser, de racler dessus,
cela fait comme un point d'ancrage au bout d'une laisse,
un ravitaillement en plein vol depuis le monde extérieur
en sensations inconnues
monde extérieur
qui semble à présent perçu par moi
comme un participant à mes ébats,
un participant aux multiples
et incroyablement exotiques facettes,
un participant qui a des pouvoirs sur ma chair
j'ai envie de passer sur le bois du bureau,
j'abandonne le téton
pour aller avec la paume
sur l'hêtre à la laque usé au fil des ans
puis je commence à la bouger dessus
lentement lentement
et en quelques instants,
ce n'est déjà plus moi qui caresse le bois
mais le bois qui semble me caresser
c'est comme cela que cela semble se passer
à chaque fois que je touche un nouvel objet
quand je laisse une partie de mon corps entrer en contact avec,
voire que je me presse carrément tout contre,
que je remue tout contre comme un animal en rut,
ou alors qu'avec les bras et ou les mains,
je vagabonde juste un peu dessus,
l'objet, une fraction de seconde
est perçu comme le corps étranger, le corps inerte qu'il est
puis graduellement c'est comme s'il était absorbé,
ajouté à mon univers sensoriel,
y était incorporé avec une capacité croissante
à altérer les sensations générées dans ma chair
le cuir est un matériau tellement sensuel au toucher
mais il y a-t-il un matériau qui ne le soit pas finalement,
tellement cela dépend uniquement que de nous
ce que nous ressentons dans l'instant,
ce que sommes prêts à ressentir,
ce que nous sommes prêts à accepter de ressentir?
Posté le 07/07/2025
B
bzo Membre
ma routine santé-soin du corps
commence à être bien au point
en fin de matinée, avant mon premier repas de la journée
(je pratique le jeune intermittent, donc seulement deux repas en tout
et aucun grignotage entre),
45mn +- de gymnastique,
j'ai deux machines à la maison,
une qui me fait travailler les jambes en cardio (vélo semi-incliné)
l'autre, le haut du corps, en cardio aussi (sorte de vélo à bras)
plus quelques exercices au sol sur un tapis
pour la ceinture abdominale et les fessiers
et puis pour compléter, un exercice pour l'équilibre
et un autre pour la souplesse générale
le soir, avant le repas aussi,
10/15mn de hammam
et puis une demie heure de pressothérapie
c'est quoi la pressothérapie?
je reprends ici une définition trouvée sur le net:
La pressothérapie consiste à effectuer des pressions sur différentes zones du corps, grâce à des appareils qui imitent le palpé-roulé manuel. Pour le ventre, il s’agit d’une ceinture, et pour les jambes et les bras, de bottes et de manchons. Ces appareils se composent de cellules d’air qui se gonflent et se dégonflent, pour exercer une pression séquentielle (gonflement des cellules une par une) ou continue (toutes les cellules gonflent et dégonflent en même temps). Cette action mécanique permet une meilleure circulation des fluides.C'est vraiment royal pour le bas du corps, si dans l'après-midi, j'ai marché une bonne dizaine de kilomètres (ce qui arrive très régulièrement) et que je rentre vanné, les jambes lourdes, fatiguées de chez fatiguées, même douloureuses , après la séance de pressothérapie, plus rien de tout cela, des nouvelles jambes, comme si je venais de me lever de mon lit au matin par contre pour le reste du corps, pour lesquels j'ai aussi les accessoires, pour l'instant, je suis moins convaincu, en tout cas, des bienfaits immédiats, peut-être que par rapport à certaines pathologies, c'est efficace aussi ajoutons-y aussi quelques beurres, comme beurre de karité, noix de coco, huile d'argan, de jojoba, gel d'aloe vera pour les soins et l'entretien de la peau
Posté le 08/07/2025
B
bzo Membre
il fut un temps
où nous étions connecté en continu à notre corps,
où nos émotions et nos sensations
nageaient, tournoyaient, sautaient, librement autour de nous
comme des dauphins,
où nous étions les rois de notre univers,
où nous participions activement à tout instant,
à sa création,
où notre imagination était une baguette magique
qui avait encore ce pouvoir
ce temps avait un nom,
c'est celui de l'enfance
et puis les capacités intellectuelles ont poussé, poussé,
le désir est arrivé dans notre chair,
a commencé à l'irriguer
et nous avons été coupé progressivement
puis définitivement de l'enfance
cependant le désir
a gardé en lui quelques chemins secrets
qui permettent de retrouver ponctuellement
certaines caractéristiques de cette période bénie
et tellement riche en magie au quotidien,
comme celle d'être connecté à son corps,
ne former plus qu'un avec lui,
ou encore d'avoir ses émotions et ses sensations
qui semblent nous englober, nous transporter,
nous faire tournoyer pour un oui, pour un non,
nous rendre léger comme une plume au vent,
aussi que l'imagination redevient cette baguette magique
qui semble pouvoir recréer le monde à tout instant,
ah oui, notre capacité d'émerveillement, à être enchanté,
est à nouveau là, intacte et omnipotente
ces moments sont à notre portée,
plus particulièrement durant les moments de plaisir sexuel,
le désir nous ouvre des portes,
plein de portes,
nous proposent une progression, une quête, en soi,
pour les un peu exigeants
qui nous permettent de retrouvent certains facultés
dont nous étions gratifiés durant notre première période de la vie,
d'en jouir ponctuellement sans réserve
Posté le 08/07/2025
B
bzo Membre
les couilles et la bite,
rabattus vers l'arrière,
un peu tirées entre les cuisses,
je suis dans un lent mouvement
du bassin vers l'avant,
ayant fait naître aussi progressivement,
dans la plus parfaite coordination,
une contraction des fesses et des muscles du périné
amalgame onctueux d'ondes génitales et prostatiques
naissant spontanément,
un seul flux, un seul flot, amalgame vibrant,
sensation omniprésente dans tout l'être
d'être en même temps pénétrant et pénétré,
comme soulevé à l'intérieur,
comme poussé plus loin vers l'intérieur,
comme se frottant de tous côtés,
aux parois de l'intérieur
quelque chose d'impérial et d'impérieux
qui s'est engouffré en vous,
qui vous pousse, qui vous arrache délicieusement,
qui vous emporte irrésistiblement,
dans un mouvement d'ascenseur hydraulique
de chevaux lancés au galop compactement,
au galop tellement compactement épaule contre épaule,
dans tous les muscles, toute la chair
Posté le 09/07/2025
B
bzo Membre
ce que j'expérimente, ce que je vis,
très concrètement, de plus en plus, au quotidien,
c'est que tout mon être,
est comme la surface d'un immense lac
une partie du temps,
parfaitement immobile,
reflétant placidement ses environnements
mais que je me connecte un instant
à mon corps,
volontairement, en pleine conscience
ou pas, malgré moi, sans que je m'en rende compte,
et la surface de ce lac
semble prendre immédiatement vie,
se mettre à frémir,
à danser, ici et là
des vaguelettes, des vagues,
peuvent se former,
se mettent à courir,
à se croiser et à s'entrecroiser,
cela peut furieusement s'emballer
en quelques instants,
comme cela peut rester une farandole
relativement en mode mineure,
s'étirant, s'étirant,
toute une gamme entre
ce que je décris là, au fond,
c'est le mécanisme des émotions, des sensations,
de la volupté, des peurs,
des jouissances, des transes, diverses et variées,
des rêves et des fantasmes,
bref, de tout ce qui en nous,
nous rend vivant,
pour le meilleur et le pire,
nous plonge un peu
dans le grand flux bouillonnant
plus ou moins tranquille,
du vivant
Posté le 11/07/2025
B
bzo Membre
la volupté est toujours
comme une soudaine révélation presque extra-naturelle, divine,
de la présence, de l'existence de la chair
soudainement elle est là,
on la sent, elle a pris une forme,
la forme d'un nectar ineffable en nous,
elle n'est plus ce matériau transparent, muet, non-existant
sauf si nous avons des douleurs, une maladie,
habituel
elle manifeste sa présence,
en ne semblant plus du tout exister,
semblant avoir été remplacé par une matière invisible,
un frissonnement, chaud, duveteux, onctueux
qui se répand, qui caresse l'intérieur de façon exquise,
qui semble progressivement faire exploser les limites et les règles habituelles
qui la régisse
la chair est un petit bout de roche en fusion,
elle est une communion, une réunion,
une prière sauvage à la terre,
un instant, nous sommes, nous sommes vraiment,
nous appartenons à nouveau un instant à la terre,
nous en faisons partie,
on tourne avec le grand manège,
le grand carrousel qui circule depuis la nuit des temps
Posté le 12/07/2025
B
bzo Membre
faire un avec sa monture,
vibrer avec sa chair,
besoin de sentir la vie
ruer en ses veines
mais en même temps,
tranquillement,
de plus en plus tranquillement
la vitesse,
c'est du gaspillage,
laisser les choses se révéler,
leur donner le temps
pour cela
Posté le 12/07/2025
B
bzo Membre
j'éprouve le besoin d'écrire à nouveau,
de réaffirmer,
à quel point cette chair
a les deux sexes
à quel point,
une fois qu'on se débarrasse
de certaines de ses limites,
de certains de ses tabous,
elle peut vibrer
tant au masculin qu'au féminin
à quel point, même un sexe dressé,
turgescent,
est un vagin aussi,
un délicieux tunnel,
prêt à accueillir
en ses ténèbres velouteux
Posté le 13/07/2025
B
bzo Membre
tout en continuant certains gestes anodins du quotidien,
comme il y a quelques instants,
d'enlever le drap qui a séché dans la salle de bain
sur des cordes à linge dans les hauteurs,
sentir certaines parties de mon corps,
envahies du yin,
vibrer doucement, vibrer voluptueusement
sentir ainsi s'effectuer ces gestes de collecter le drap
tout en ayant un léger ondulement dans les hanches,
les cuisses qui pressent les génitaux,
les muscles du périné qui se contractent un peu,
tout en ayant donc des parties de mon corps
qui vibrent, qui sont "passées de l'autre côté",
est tellement délicieux
c'est comme du piano à quatre mains,
deux mains pour la tache domestique,
deux pour une volupté tout en nuances
cela crée un vertige en moi,
me sens me balader sur une corde raide
malgré la banalité de la majorité des gestes,
le plaisir cherche à me happer de plus en plus
mais je ne lui accorde que ce qui n'est pas nécessaire
à l'opération récupération du linge propre
le contraste en moi, pour l'instant,
est tellement délicieux, exotique,
bien qu'un peu plus de concentration est nécessaire que d'habitude
pour ne pas tomber de ma chaise
qui me permet d'atteindre le drap dans les hauteurs,
je laisse faire
tout en gardant dans les mains, fermement, les rennes de l'étalage
pour que cela ne s'emballe pas
Posté le 15/07/2025
B
bzo Membre
dis-moi
quelles séries
tu a regardé durant l'enfance
et je te dirai
quel âge tu as
moi, c'était,
Flipper le dauphin, Daktari,
Belle et Sébastien,
Jacquou le croquant,
Ma sorcière bien-aimée
Posté le 15/07/2025
B
bzo Membre
chaque matin,
c'est le même miracle,
ma peau est tellement sensible
au moindre contact,
mes hanches,
au moindre mouvement
quand je suis connecté à mon corps,
c'est-à-dire,
en état de réceptivité maximale
et au réveil
cela semble être le cas automatiquement,
au premier mouvement du bassin,
au premier frottement contre les draps,
une bouffée de volupté
me traverse de son souffle ineffable
je continue alors de m'étirer un peu,
de laisser mon corps se frotter
contre le matelas, le linge de lit
pour savourer le désir allumé
quelques instants dans ma chair
Posté le 15/07/2025
B
bzo Membre
tant de bêtise là-dehors,
elle est partout,
innombrable, pullulante,
envahissante comme de la mauvaise herbe,
elle nous attend de pied ferme
où qu'on aille
surtout, en fait,
elle est en chacun de nous,
on la porte en nous,
on la déplace avec nous
où qu'on aille,
il est si facile d'y céder,
elle nous attend à chaque tournant,
tellement tentatrice,
"laisse-toi aller, je suis facile,
je suis faite pour toi,
je suis tout à toi"
Posté le 15/07/2025
B
bzo Membre
quand la volupté débarque en votre chair,
elle va rapidement évaluer
la volonté vissée en vous
pour faire exploser momentanément
la baraque
et se parer en fonction
Posté le 15/07/2025
B
bzo Membre
en d'autres termes,
ce que vous êtes,
ce que vous êtes vraiment,
va déterminer l'intensité, la richesse
Posté le 16/07/2025
B
bzo Membre
sous les draps, ce matin, au réveil,
comme dab, j'ai effectué
quelques petits mouvements des hanches,
quelques frottements, effleurements, contractions,
pour bien commencer la journée,
rien de tel qu'une petite injection ou deux de volupté
et j'ai constaté une chose intéressante,
dans l'obscurité douillette, bien au chaud,
venant juste de me réveiller,
le monde extérieur
semblait encore ne pas tout à fait exister,
je veux dire que toutes les actions que j'effectuais,
bassin qui bougeait nonchalamment,
légers tortillements languides du tronc,
frottements contre le matelas,
deux, trois bouts de doigts qui effleuraient ici et là,
muscles des fesses, du périnée qui se contractaient un peu par moments,
tout cela semblait non pas venir de l'extérieur
mais semblait vraiment se passer encore et uniquement, en moi
mon monde intérieur semblait dehors,
étalé autour de moi
et mes hanches semblaient bouger en moi directement,
les pressions sur les génitaux,
les bouts de doigts qui glissaient sur la peau,
les contractions autour de l'anus, etc,
pas de frontière
un seul monde intérieur , encore, pour l'instant,
les actions semblaient se passer directement en moi
ou plutôt, comme suggéré déjà plus haut,
l'intérieur semblait aussi dehors, tout autour de moi,
en expansion au-delà de la peau,
comme si j'étais à la plage, allongé,
avec toutes mes affaires déballées
en désordre autour de moi
Posté le 17/07/2025
B
bzo Membre
purée, ça ne rate jamais,
à chaque fois que je vois la scène finale
de Breakfast at Tiffany's(aka Diamants sur canapé) 1961
avec la divine Audrey Hepburn
quand dans l'impasse, sous la pluie battante,
elle retrouve le chat qu'elle avait balancé par la porte du taxi quelques minutes auparavant
et qu'ils tombent dans les bras l'un de l'autre,
avec Georges Peppard
avec cette musique sublime qui s'élève,
j'ai des torrents de larmes qui dévalent,
je me fais avoir à chaque fois
pourtant je dois avoir vu ce film des dizaines de fois
plus grande comédie romantique de tous les temps
Posté le 17/07/2025
B
bzo Membre
la douceur voluptueuse,
la volupté incroyablement douce, soyeuse,
du mode yin
quand ses vagues commencent à m'envahir,
il y a une telle sensation de libération,
d'ineffable libération,
d'ouverture,
d'échappée belle du stress, des contraintes, des limitations
de sensation d'émancipation, d'achèvement, de réalisation,
d'épanouissement,
oui d'épanouissement dans l'instant,
peut-être essentiellement,
la chair et l'esprit,
s'épanouissent ensemble pour quelques instants,
deviennent comme un océan dansant,
sans limites
avec ce qu'il faut aussi,
de sauvagerie, de puissance brut, de violence même,
la sensation de rut animal,
est là aussi, sans réserve, régulièrement
tout cela se côtoie, cohabite,
fait son petit solo, par moments
puis retourne dans l'immense polyphonie
qui se joue
qui se joue
car tout cela est devenu tellement un jeu,
un jeu divin,
on se découvre toujours plus,
en jouant,
en jouant, en jouant,
avec tout le sérieux qu'il faut
pour jouer
Posté le 18/07/2025
B
bzo Membre
cela fait maintenant quelques semaines
que je pratique pratiquement plus,
quelques secondes
mais vraiment quelques secondes,
ici et là
essentiellement au réveil d'ailleurs
qui est devenu ces derniers mois,
le moment privilégié pour moi,
dans l'obscurité encore, les rideaux tirés,
juste après le réveil,
on est encore intact, plein plein d'énergie,
les rêves ne se sont pas encore complètement retirés,
du moins, leur sillage
se font encore sentir partout en nous,
le terrain est idéal, je trouve,
pour de la volupté,
souple, ouvert, porteur,
tellement propice aux petites inondations,
aux petites injections délicieuses, dans l'invisible
les textes qui tombent ici
comme des fruits mûrs d'un arbre,
sont le produit
de ces, à peine quelques secondes,
ici et là
du coup,
ma chair est sursaturée d'énergie
comme je n'ai plus éjaculé depuis une quinzaine de jours au moins
et le moindre effleurement,
la moindre contraction,
la moindre caresse,
est comme une plongée vertigineuse
dans les eaux soyeuses de la volupté
ce matin, donc,
j'ai recommencé,
j'ai eu une séance un peu plus consistante, plus sérieuse,
de longues, longues, minutes
à me laisser emporter,
à me tordre dans tous les sens, de plaisir
j'ai été étonné, ébloui, comme rarement,
deux semaines sans quasiment pratiquer
mais tout est revenu si simplement, si naturellement,
le désir avait pendant tout ce temps,
vieillit ses bouteilles dans la cave
et le nectar qui s'en déversait,
était plus fin, plus subtil, plus riche que jamais
j'ai eu ces longues minutes superbes,
point culminant de la séance
où mon corps me semblait comme un océan de bras soyeux levés,
s'agitant joyeusement,
sur lesquels mon esprit, boule légère comme une plume,
bondissait, rebondissait, de-ci, de-là,
était emporté toujours plus loin
c'était une image vivide,
une sorte d'hallucination produite dans mon sang par le désir,
je voyais ces milliers et milliers de bras levés, à perte de vue,
qui semblaient comme une mer en mouvement
et qui faisaient bondir l'esprit
qui était comme un ballon léger, léger
Posté le 19/07/2025
B
bzo Membre
oh oui, c'est bien reparti depuis ce matin,
après avoir eu deux, trois semaines
où le désir semblait être parti en vacances
(c'était un juilletiste apparemment cette année),
là depuis la séance au réveil, décrite juste au-dessus,
je n'arrête pas,
mon corps et moi, n'arrêtons pas,
des moments de complicité voluptueuse
à tout bout de champ
bon, cela veut dire sans doute aussi,
ce soir ou dans les jours suivants,
quelques jets laiteux accompagnés
d'un long et délicieusement volcanique orgasme
mais je vais essayer de faire durer cet état,
préorgasmique en continu,
le plus longtemps possible,
être ainsi de plus en plus sursaturé d'énergie sexuelle,
c'est vraiment trop bon à chaque instant d'action entreprise
se retenir le plus longtemps possible
tant que cela reste raisonnable
sans trop de frustration,
ni en ayant besoin de trop de volonté
pour ne pas aller jusqu'au bout
le corps est devenu tellement tellement réactif,
cela devient de plus en plus magique,
les sensations sont si intenses, si fines, si riches,
tout peut arriver,
vraiment tout peut arriver,
de l'inattendu, du neuf, de l'inconnu, du jamais vécu,
deviennent quasiment la règle,
deviennent systématique
chez moi, en tout cas,
après deux, trois semaines sans éjaculation
Posté le 19/07/2025
B
bzo Membre
il est arrivé finalement la nuit passée,
vers 3h du matin, ce orgasme volcanique,
il a été délicieusement interminable
il a commencé une bonne trentaine de secondes avant l'éjaculation même,
première fois que j'avais cela,
je me suis cabré
mais alors cabré de chez cabré,
des tremblements et des convulsions ont commencé à envahir mon corps,
cela allait crescendo, cela secouait de plus en plus
et je hurlais comme un loup une nuit de pleine lune
puis j'ai senti la brûlure liquide dans ma verge,
dans tout mon bassin, en fait
qui envahissait à une allure de cheval au galop
mais qui avait un long, long, trajet à parcourir
ça a duré, comme cela a duré,
cela coulait maintenant sur mes cuisses,
mes poils, mon bas-ventre
et j'ai été essouflé mais alors totalement essouflé,
directement dans la foulée
et puis une paix, une détente, universelle, suprême
m'a envahi,
envahi de chez envahi,
je restai cloué au matelas,
incapable de bouger,
avec des étoiles velouteuses qui refluaient de tous les côtés en moi,
retournaient au néant
Posté le 20/07/2025
B
bzo Membre
il s'agit désormais
d'exploiter au mieux, avec toujours plus de liberté,
le moindre geste, le moindre mouvement,
la moindre position de corps,
le moindre effleurement, le moindre frottement,
la moindre contraction de muscle,
la moindre caresse,
le moindre souffle d'air même
il s'agit désormais,
de se libérer instantanément de soi-même
et de placer tout cela
sous la tutelle uniquement du désir
il s'agit désormais,
de se libérer instantanément de son genre,
de placer tout cela
sous la tutelle des deux
et de les laisser interagir
en totale liberté
entre eux
Posté le 21/07/2025
B
bzo Membre
il existe une façon
si simple et si naturelle
de plonger dans la volupté en mode yin,
même si on n'est pas capable
encore de générer facilement
des ondes prostatiques
avec les muscles du périné
il s'agit de laisser jouer entre eux
les hanches, les cuisses et les génitaux,
de les laisser se découvrir,
de les laisser découvrir leur complicité sublime
ils sont quatre en fait, ceux-là,
comme les mousquetaires,
le quatrième luron de la bande,
c'est le désir
donc,
les hanches, les cuisses, les génitaux
et le désir,
ils sont fait pour bouger ensemble,
pour s'enlacer, se presser, se frotter
leur complicité grandissante
est un véhicule superbe en nous,
il fait si bon s'asseoir dedans,
il n'y a pas de volant,
ils s'occupent de tout,
il n'y a plus qu'à se laisser mener,
au hasard des chemins du plaisir,
déguster le paysage,
se croquer à pleines dents
Posté le 21/07/2025
B
bzo Membre
l'art de ressentir
au fond,
toute ma vie,
pourrait se résumer à cela,
l'art de ressentir
le peaufiner
encore et encore,
le rendre
toujours plus puissant,
efficace et riche
Posté le 21/07/2025
B
bzo Membre
qui a dit qu'une sexualité en solitaire
est le parent pauvre,
le parent terriblement pauvre
d'une sexualité à deux
ou plus?
bon, c'est sûr qu'à deux
voire plus,
dans l'absolu,
le potentiel est plus élevé,
nettement plus élevé, même
mais on ne vit pas dans l'absolu,
on vit dans une réalité chaotique,
maladroite, parfois cruelle, très cruelle
et franchement,
je n'envie pas la vie sexuelle
de beaucoup de couples
une pauvreté, parfois s'installe
qui n'apporte pas grand chose
sinon un soulagement bref,
un champ où pas grand chose ne pousse,
un arbre sans fruits,
un ciel gris sans soleil
seul,
en se donnant les moyens, le temps,
en explorant en soi,
on peut déjà arriver
à des résultats extraordinaires
question qualité du plaisir vécu
et sérieusement s'épanouir
Posté le 21/07/2025
B
bzo Membre
arf, j'ai les tétons assez sérieusement douloureux ce matin,
m'en suis rendu compte
en les manipulant machinalement quelques secondes
faut dire
que hier dans la nuit,
mes doigts ont opéré avec insistance dessus,
même, en fait,
ils ont fait l'hélice
tournant à plein régime dessus
pendant de longues minutes
ça crée un effet vortex
endiablé de volupté
assez impressionnant
ceci explique cela
Posté le 22/07/2025
B
bzo Membre
65 ans et demi, pensionné,
évacuer de ma vie
tout ce qui a été nécessités, obligations,
ne garder que ce que j'aime,
que ce qui me fait vibrer
Posté le 22/07/2025
B
bzo Membre
entre deux séances au lit
où je donne tout, où je prends tout,
où je me lâche complètement,
tout le long de la journée,
il peut y avoir des micro-séances
de quelques secondes à une ou deux minutes,
debout, assis, en marchant,
occupé à n'importe quoi, chez moi,
quand l'envie m'en prend,
interrompant un peu, plus ou moins,
ce que je faisais
entre deux micro-séances
comme décrites juste au-dessus,
pas de raison de s'abstenir,
souvent, machinalement même,
j' exerce sur les génitaux
un tout petit peu de pression avec les cuisses,
comme un enveloppage tout en délicatesse
expertement appliqué
et effectue de très très légères contractions
régulièrement, des muscles du périné et de l'anus,
comme de légers coups de pompe
pour faire se mouvoir tout cela ensemble
tout doucement, tout doucement
cela me fait comme un nid de volupté
dans le bassin,
de la volupté en mode mineure,
juste ce qu'il faut, pas plus, pas moins,
tout en continuant à vaquer efficacement,
n'interrompant en aucune façon
ce que j'étais en train de faire,
une sensation diffuse, en bas,
de douceur soyeuse, nageante
on se sent choyé, réchauffé,
par en bas, dans ses profondeurs,
on se sent comme une plante
nourrie discrètement par les racines
Posté le 23/07/2025
B
bzo Membre
quelle honte pour Israel,
ce qu'ils sont en train de faire à Gaza,
cela va les hanter pour des décennies
l'ignominie absolue
qu'ils sont en train de commettre
Posté le 23/07/2025
B
bzo Membre
ce matin, au réveil,
ma main s'est posée sur un sein,
les doigts l'ont enveloppé tout doucement
tandis qu'en bas,
les cuisses effectuaient une action similaire sur les génitaux
puis j'ai commencé à pousser le bassin vers l'avant
lentement, lentement
tout en contractant progressivement les muscles des fesses
et aussi engageant ceux de l'anus et du périné,
enfin de toute la zone, quoi
imaginez une suite d'actions qui s'enchaînent
comme si vous étiez couché tout contre quelqu'un,
chaleur contre chaleur, désir contre désir
et que votre engin se fraye un chemin entre des fesses qui s'offrent
le plaisir est monté tellement directement
du bassin jusqu'au cerveau, irrésistiblement en moi,
comme si une pompe incroyablement puissante
s'était mise en route là en bas,
un râle sans discontinuité sortait de ma bouche
cela n'aura duré que quelques secondes dans un premier temps,
je me suis arrêté comme pour déguster
un peu avec la pensée aussi
ce qui vient de m'arriver,
la splendeur que je venais de vivre,
l'éblouissement qui avait traversé ma chair
puis je me suis remis en route,
cette fois, la main a commencé à voyager,
comme ma peau était chantante de partout,
en bas, mes hanches se sont mises à danser,
il y a eu des frottements, des pressions,
des contractions, des caresses, de tous les côtés,
les doigts se baladaient
enfin bref, toute la machinerie,
ma bouche gémissait, gémissait,
mon sexe coulait, coulait,
émettait en continu ses larmes de plaisir,
j'en avais déjà les poils tout collants
et le haut de mes cuisses et le bas-ventre,
tout humides
j'ai pu encore me faire la reflexion
avant que d'être emporté
sans plus aucune capacité de penser pour un bon moment,
à quel point en mode yin,
on avait cette incroyable sensation,
d'être en même temps, le pénétrant et la pénétrée,
qu'à quel point, c'est grâce à cela,
qu'elle semblait si riche, si complète et si nourrissante,
qu'à quel point,
elle semblait une plongée vertigineuse,
vertigineusement délicieuse,
sans limites, en soi
Posté le 24/07/2025
B
bzo Membre
debout, je marchais,
soudainement je me suis arrêté
avec une envie folle, irrésistible,
de me caresser,
de sentir le grain de ma peau,
de faire courir les doigts un peu dessus
le moment même où mes doigts se sont posés sur un sein,
mes paupières se sont refermées
et je me suis rendu sans condition au désir,
me laissant emporter comme une plume
une onde délicieusement frissonnante m'a envahi,
ma peau semblait pétiller comme du champagne
partout où passait le plat de la paume avec douceur,
j'étais une flèche qui venait lâchée,
qui s'élançait vers les cieux,
fendant les flots bleus imbibés de lumière
Posté le 25/07/2025
B
bzo Membre
j’étais une flèche qui venait d'être lâchée,
Posté le 25/07/2025
B
bzo Membre
oh comme la moindre partie de corps
que je touche, que je contracte ou juste que je bouge,
chante, chante, chante,
c'est juste sublime
et puis c'est tellement fin, subtil et léger
mais néanmoins précis et intense
comme volupté,
comme je me pâme
pour un oui ou pour un non
Posté le 25/07/2025
B
bzo Membre
entre nous,
il y a un vide habituellement,
infranchissable, impénétrable
mais ne voilà-il-pas
qu'une épaisseur, qu'une intensité,
qu'un sublime frissonnement,
semblent établir momentanément
comme un pont entre nous
c'est le petit miracle
que l'émotion, que la sensation,
que la volupté,
peuvent réaliser pour nous
au quotidien
à consommer
sans modération
Posté le 25/07/2025
B
bzo Membre
sentez comme il y a
les ailes d'un papillon géant
tout à l'autre bout
de votre monde
et comme elles se mettent
à battre à chaque fois
pour déclencher
ces millions et ces millions et ces millions
de tempêtes dans des minuscules
verres d'eau
qui constituent votre volupté
oh, ah oui
et j'allais oublier,
l'art de les déguster,
l'art de déguster leur spectacle
d'au plus près, au plus près, au plus près
l'art d'avoir le nez et les oreilles
collés dessus
pour ne pas en rater
une miette
Posté le 26/07/2025
B
bzo Membre
au départ,
il y a ce language inconnu
que sont nos gestes, nos mouvements,
les positions de notre corps,
les tensions dans nos muscles,
les battements de notre coeur, même
au départ,
il y a tant d'amour à trouver
et votre imagination
qui est comme un papillon libre,
un papillon un peu, beaucoup,
fou
tant de couches sous la peau,
tant de jupes à retrousser,
tant d'insectes parasites
grouillant dans le sang
Posté le 26/07/2025
B
bzo Membre
à l'arrivée,
il ne pourrait y avoir
juste que de l'extase
et de la volupté
à l'arrivée,
peut-être,
il n'était question
que de cela
depuis toujours
tout le reste
n'étant que questionnements
et souffrances,
bien réels
mais bien inutiles
depuis toujours
à l'arrivée,
j'aurai existé un moment,
j'aurai ri, j'aurai pleuré
ou peut-être
ai-je juste rêvé
tout cela?
Posté le 26/07/2025
B
bzo Membre
je sors la tête par la fenêtre,
du haut de mon troisième étage,
je surplombe de plusieurs dizaines de mètres la ruelle,
respire quelques grands coups,
contemple un peu
la banalité navrante du spectacle
de cette rue peu fréquentée
derrière mon immeuble
dans l'archi-centre de Bruxelles
c'est déjà bien assez de moi,
là-dehors,
internet me branche à tout le reste
quand je veux,
cent mille milliards de ramifications
qui s'insinuent partout
les présences humaines,
les voix, l'éclat rosé des peaux,
les contacts aléatoires des corps,
les rires, les méandres de conversations,
sont loin pour l'instant
seront pour plus tard dans la journée,
seraient des soudaines intrusions dans mon monde,
non bienvenues pour l'instant,
je suis tout au dialogue intérieur,
ai réouvert, remis en route, pour la nième fois
le chantier grouillant, pour l'instant
Posté le 26/07/2025
B
bzo Membre
la volupté enchantante,
oh oui, tellement enchantante!
je plie l'avant-bras sur la poitrine,
pose la main sur l'épaule opposée,
le coude totalement replié maintenant,
semble soutenir, entourer le sein,
le pressant, le frottant, au passage, un peu
une bouffée de désir m'envahit,
mon sexe se raidit un peu,
je le vois se gonfler,
en un clin d'oeil dresser la tête,
je le laisse monter totalement,
j'ai envie de le voir pointer vers le plafond,
il est là désormais bien raide et dardant fièrement,
je sens des fourmillements soyeux
parcourant la petite colonne de chair,
je joue le jeu,
resserre les cuisses, les frotte un peu dessus,
referme la paume, l'empoigne fermement avec,
et la secoue très brutalement et très rapidement
quelques instants,
délicieuse sensation, en même temps
de brûlure un peu douloureuse et de plaisir,
il se met à couler, il apprécie
retour vers le yin,
mes hanches se cabrent,
des envies irrésistibles de dérive, de glisse latérale, dedans,
liane langoureuse de tout mon être
j'ai envie de devenir à présent,
quelque chose d'océanique, d'extrêmement ondulant,
semble s'être s'éveillé entre mes reins,
une houle semble m'inviter
vers le sable chaud d'une plage lointaine
je me laisse aller,
comme c'est divin cette ouverture en moi,
tout fond, tout devient sinueux et soyeux,
je glisse, comme je glisse en moi,
le monde entier n'est plus
que frottements et gémissements
Posté le 27/07/2025
B
bzo Membre
c'est bête
mais dans la forêt je me fais plein d'idées,
je sens comme des énergies autour de moi,
je sens le silence parmi les arbres comme un sirop épais
dans lequel des choses mystérieuses
semblent se passer discrètement, très discrètement,
je sens comme une joie profonde, sereine et sans âge,
baignant dans la lumière parmi le feuillage dansant
vous voyez le genre,
cela ne fait pas très rationnel tout cela
mais que voulez-vous,
on sent ce que l'on sent
ou ce que l'on a très fort envie de sentir,
certains diraient ...
mais c'est là, c'est bien là,
je me sens bien, profondément bien
parmi ces illusions,
je les cultive comme une plante,
elles poussent, elles croissent de plus en plus,
elles se développent, elles progressent
quand je pénètre dans la forêt,
me sens de plus en plus à l'unisson de quelque chose,
me sens de plus en plus comme fondre dans le paysage,
et j'aime cela,
comme j'aime cela
l'autre jour,
au spectacle des grands arbres soudainement,
hêtres, chênes, pins, essentiellement, au maximum de leur croissance,
après avoir longé un temps une route encombrée de voitures
puis bifurqué pour prendre enfin le chemin forestier
que j'avais choisi pour débuter ma randonnée,
au spectacle de leur majesté,
au spectacle de toute cette splendeur tranquille, immémoriale,
j'ai été étreint soudainement par une telle émotion,
que des larmes de joie et de reconnaissance
me sont montées à l'oeil
Posté le 27/07/2025
B
bzo Membre
Celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu.
Bertolt Brecht
Posté le 27/07/2025
B
bzo Membre
je détecte trois couches à l'action
à tout instant,
la plus profonde,
la capacité à libérer les énergies
(production du carburant),
la capacité à s'écouter, à se connecter à son corps
(acheminement du carburant)
et la qualité de la technique mise en oeuvre
(utilisation du carburant)
Posté le 28/07/2025
B
bzo Membre
petite annonce à l'ancienne,
recherche femme aimant la littérature, l'art, le théatre, les grandes promenades en forêt,
le sexe, le sexe, le sexe,
ni trop belle, ni trop laide, ni trop riche, ni trop pauvre,
aimant un peu le sport mais pas trop,
aimant un peu bien s'habiller mais pas trop,
aimant les conversations mais aussi le silence,
un peu beaucoup perverse sur les bords mais pas trop,
aimant un peu voyager mais pas trop
Posté le 28/07/2025
B
bzo Membre
à nouveau deux semaines maintenant à peu près
sans éjaculation,
je suis entré dans cette phase splendide, sublime,
de la sursaturation des énergies en moi
la moindre caresse, le moindre mouvement de mes hanches,
la moindre pression des cuisses sur les génitaux,
la moindre contraction des muscles du périné,
le moindre contact sur les seins,
le moindre doigt enfoncé dans l'anus,
ont un tel effet,
un tel effet
la volupté se répand divinement et tellement facilement
par nappes qui semblent avoir des ailes,
c'est aérien de chez aérien,
champagnesque
mais en même temps tellement intense, fluide et précis
bon, il y a un moment
où le corps signifiera son besoin d'évacuer le trop plein,
son besoin d'éjaculer,
pas une fois mais pendant quelques jours plusieurs fois de suite,
j'ai appris à reconnaitre ce moment aussi désormais
et à m'y plier sans attendre
Posté le 28/07/2025
B
bzo Membre
j'adore le bon pain,
à tel point qu'il y a à peu près un an et demi,
j'ai décidé de le faire à la maison,
on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même,
n'est-ce pas,
enfin , pas toujours..
mais si on est patient et si on s'applique bien,
il y a des chances
bon, cela prend un peu de temps,
il y a toute une technique à acquérir
mais le résultat est devenu plus que satisfaisant,
excellent en fait,
j'expérimente toujours,
améliorer le processus,
mélanger des types de farine, ajouter des ingrédients,
graines, raisins secs, etc,
c'est sans fin,
on peut varier à l'infini,
obtenir un pain au goût toujours plus délicieux
le pain au levain que j'obtiens désormais,
est assez bien au point
et est un régal
nous étions quatre enfants dans la famille
et autour de la table familiale,
on se disputait toujours pour celui qui pourra manger les bouts du pain,
là où il y avait le plus de croûte,
c'est tellement bon la croûte d'un bon pain
eh bien, désormais, j'ai trouvé le truc, tout seul chez moi,
pour ne plus manger que des bouts avec plein de croûte tout le temps,
je me cuis mon pain tous les jours,
juste assez pour un repas, entre 200 et 250 gr,
avec une forme genre petit ballon de rugby aplati,
ainsi il y a de la croûte partout
avec 4, 5 cm de mie dedans,
et c'est délicieux, je me régale
Posté le 28/07/2025
B
bzo Membre
mes cuisses caressent, frottent, les génitaux,
les roulent, les pressent, lentement, doucement,
il y a quelque chose de tellement fusionnel
dans cette action
tout mon bassin,
semble une éponge imbibée de volupté,
cela dégouline de tous les côtés
mon cul se tend, mes hanches cabrent,
les fesses s'écartent,
j'ai l'anus qui me démange,
qui a envie de contraction
les muscles du périné se tendent puissamment,
une raideur délicieuse nait, grandit, semble monter,
comme elle monte!
venant emplir jusqu'à mon cerveau
de douceur étoilée, ondulante, nageante
Posté le 28/07/2025
B
bzo Membre
une complicité toujours plus grande à son corps,
une capacité de plus en plus grande à se connecter à lui,
se traduit par des émotions ressenties
avec toujours plus de puissance et de richesse,
par des sensations, aussi,
toujours plus fines, aiguisées, intenses et diverses
et puis aussi par des signaux qui montent,
qui viennent d'en face, du monde, de ce qui l'habite,
perçus différemment,
de plus en plus radicalement différemment,
venant d'une part animale en nous
qui est connectée directement par les caves,
par les souterrains, par les soubassements,
au vivant
Posté le 28/07/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
petite annonce à l’ancienne, recherche femme aimant la littérature, l’art, le théatre, les grandes promenades en forêt, le sexe, le sexe, le sexe, ni trop belle, ni trop laide, ni trop riche, ni trop pauvre, aimant un peu le sport mais pas trop, aimant un peu bien s’habiller mais pas trop, aimant les conversations mais aussi le silence, un peu beaucoup perverse sur les bords mais pas trop, aimant un peu voyager mais pas tropJe coche quasi toutes les cases, sauf que je ne suis pas une femme, je me vêts parfois en féminin mais je pense que ça ne compte pas. Par contre il manque à ces critères, le plus important, ce que tu ne supportes pas. Moi : Le tabagisme, boire...un peu trop, entendre de la musique plus d'une demi-heure, avoir la télé allumée toute la journée.
Posté le 29/07/2025
B
bzo Membre
hé hé,
avoir la télé allumée toute la journée,
je préfère nettement la radio,
je l'écoute quasi tous les jours
et puis de toutes façons, je n'ai pas de télé
c'est vrai que l'odeur du tabac
pour quelqu'un qui ne fume pas,
qui ne fume plus depuis presque 50 ans,
pas terrible
la musique, plus d'une demie heure,
cela dépend vraiment laquelle,
cela peut devenir une torture rapidement
boire, effectivement,
plus trop mon truc, non plus,
j'ai donné,
ai été imbibé plus que de raison,
pendant toute une période de ma vie
mais de toutes façons, c'était une blague, cette petite annonce,
juste un truc d'écriture pour m'amuser,
jamais je n'aurai l'idée
de trouver quelqu'un comme cela,
je suis très vieux jeu à ce point de vue,
il me faut d'abord un contact face à face,
avec des affinités intellectuelles qui s'éveillent,
des atomes crochus qui émergent,
ou au moins physiquement quelque chose,
du désir éveillé chez les deux, l'un ou l'une, vers l'autre
bon, je ne dis pas qu'il n'y a pas moyen
de bâtir quelque chose comme cela,
on lit régulièrement des témoignages en ce sens
ou juste une rencontre sexuelle de quelques heures parfaitement réussie
paar le truchement de ce type de moyen
mais moi, cela ne m'intéresse pas,
c'est bien trop hasardeux,
je ne suis pas joueur
et je suis quelqu'un de bien trop difficile
Posté le 29/07/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Ma réponse elle aussi est une blague...
N'empêche que je continue de penser que savoir ce que déteste l'autre est plus important que de savoir ce qu'il "aime".
Posté le 29/07/2025
B
bzo Membre
N’empêche que je continue de penser que savoir ce que déteste l’autre est plus important que de savoir ce qu’il « aime ».surement, en effet, il y a plus facile finalement de trouver du terrain commun en faisant éventuellement quelques concessions en sachant quoi absolument éviter, ce qui n'est absolument pas possible, dès le départ
Posté le 29/07/2025
B
bzo Membre
oh le plaisir anal,
je devrais vraiment m'y mettre sérieusement,
je dis cela tous les 6 mois,
je m'étais juré qu'une fois que je serai à la retraite
mais ce n'est toujours pas le cas
pour tant, à chaque fois que pour quelques minutes,
je m'enfonce deux, trois doigts dans le petit tunnel derrière
et je fais de lents va et vient
ou que je les tournicote, encore plus lentement,
frottant bien les parois,
les longeant, sinueusement, au hasard,
les pressant un peu,
oh comme j'ai du feu en moi,
comme c'est délicieusement intense et riche
mais voilà, en fait,
depuis que je suis à la retraite,
je suis encore plus occupé qu'avant,
bon, ce sont des occupations rien que pour moi et mes proches
mais le fait est que je suis encore plus occupé qu'avant,
résultat des courses,
le chantier du plaisir anal n'a toujours pas démarré sérieusement
Posté le 29/07/2025
B
bzo Membre
oh, à quel point, jour après jour,
avec la sursaturation des énergies
grâce à une période de non éjaculation qui se prolonge,
la chair a de plus en plus facile à vibrer,
à quel point il est délicieux à chaque fois
avec chaque jour qui passe,
de constater cela,
de constater le phénomène qui s'accentue
tout seul
le moindre effleurement
et je sens comme un nid de vibrations
naître à l'endroit du contact,
commencer à se disséminer,
commencer à entreprendre son voyage,
une trace tout en frissons soyeux
que je peux suivre millimètre par millimètre,
délicieux, délicieux avancement
bien déguster, bien rester collé à la sensation,
m'en imbiber, m'en désaltérer
jusqu'au plus profond de mon être
et attendre le dernier instant
quand la vague commence à faiblir
pour en déclencher une nouvelle
et c'est reparti,
de nouveaux coloris,
de nouvelles nuances,
une nouvelle intensité,
un nouveau terrain à explorer,
à découvrir,
un nouveau moment d'union
avec mon corps
Posté le 31/07/2025
B
bzo Membre
les courbes semblent de plus en plus des courbes,
les reliefs, de plus en plus des reliefs,
les gestes semblent déplacer des montagnes
derrière mes paupières fermées,
il semble y avoir les rives
grouillantes de vie,
d'un grand fleuve d'énergie
qui s'est mis en branle
dans tout mon être
comme la moindre contraction,
la moindre pression,
n'importe où,
semble provoquer
un envol d'ailes soyeuses
enchantés moments
de la volupté,
le corps qui fond
entre les doigts
comme il se confond en nectar
jusqu'à la moindre cellule
et comme il se recompose en un éclair
pour refondre quelques instants après
Posté le 01/08/2025
B
bzo Membre
suis en train d'explorer une nouvelle manière de pratique
en 100% prostatique, non mode yin, donc
je coordonne une respiration abdominale
avec de légères contractions et un titillement des tétons,
je m'inspire de mes souvenirs du Traité d'Aneros
mais en aneroless,
d'ailleurs je vais relire le traité pour cette occasion,
pas de honte à rechercher le plus de soutien possible
mais la respiration est un point de focalisation très très intéressant
car il permet de se connecter à son corps
et de le rester
il constitue donc un point de départ idéal,
il s'agit de s'installer dedans,
de n'être plus que respiration,
mes antécédents en yoga (10 ans de pratique intensive du ashtanga yoga)
me facilitent évidemment ici la tache
en-dehors d'être connecté facilement à son corps,
cela permet aussi d'obtenir une détente complète,
sur cette base, on peut construire,
de plus en plus un palais,
avec fête à tous les étages, on espère
on ajoute des contractions, cuisses ouvertes,
en ne sollicitant donc que les muscles de l'anus et du périnée,
évitant le plus possible tout frottement, toute pression,
sur les génitaux
qui chez moi, ont un effet tellement puissant et massif
et puis, avec un plus ou moins constant,
titillement des tétons,
enfin plutôt, pour l'instant,
j'alterne des moments avec ou sans
j'expérimente, je tâtonne,
il ne faut pas hésiter à suivre toutes sortes de voies
quitte à rebrousser chemin si ce sont des culs de sac,
il y a aura toujours au moins une
qui finira par mener plus ou moins au Graal
voilà, je vais voir où cela me mène,
et bien sûr, en parallèle, mes moments délurés,
mes moments suprême échappée belle,
en mode yin
Posté le 02/08/2025
B
bzo Membre
dans un hammam empli de vapeur,
à la température de 45/50 °,
acquérir une immobilité de cadavre
est la seule attitude acceptable,
n'importe quelle autre,
rend la chose rapidement insupportable,
caniculaire de la mort qui tue
il y a quelques minutes dans mon hammam,
j'ai essayé pendant tout un moment
de faire des contractions du périnée,
rien d'autre mais vraiment rien d'autre, ne bougeait,
ah aussi, j'effectuais une respiration abdominale
eh bien j'ai du arrêter très vite,
je n'en pouvais plus,
dommage, je voulais m'entraîner un peu,
profiter de ce quart d'heure sueur intense,
pour un peu explorer l'association respiration-contractions
j'arrêtai,
je m'immobilisais à nouveau complètement, les yeux fermés
et je me laissais envahir par la chaleur de la vapeur,
je me rendais sans condition à elle,
bientôt elle semblait comme un nuage dense en moi,
et je me sentais comme plus ou moins dissous en elle
Posté le 02/08/2025
B
bzo Membre
tant qu'on travaille,
tant qu'on est pris dans ces rouages
où chaque matin de la semaine, on se lève
et on donne en moyenne 8 heures de son temps
à effectuer des taches pour gagner son pain,
on ne se rend pas bien compte de ce que cela nous coute vraiment,
de ce que cela mange de notre vie
pour la plupart d'entre nous,
cela ne semble pas trop éreintant, pas trop encombrant, pas trop handicapant,
pas trop difficile, pas trop prenant
et puis cela nous permet éventuellement de nous acheter une maison, un appartement,
d'aller au restaurant, au cinéma, d'acheter des vêtements, des meubles, des livres,
de partir en vacances, etc
et pourtant, on s'en rend compte plus tard quand on part à la retraite,
quand enfin tout notre temps nous appartient,
cela nous a volé notre vie quelque part,
tout en douceur, tout en finesse, tout en souplesse,
chirurgicalement, sans trop de douleur
mais le résultat est là au bout du compte,
on n'aura pas vécu ce qu'on aurait pu,
qu'on aurait du,
ce qu'on aurait pu essayer, en tout cas
alors il reste quelques années,
le corps et l'intellect, sur la pente descendante,
s'usant de plus en plus vite,
pour essayer de rattraper le temps perdu
(peine perdue)
juste, en fait, essayer d'être un peu,
d'être un peu vraiment,
de déguster le flot de la vie en nous et autour de nous,
avant que de quitter cette terre
et ses atrocités et ses délices, à la pelle
Posté le 03/08/2025
B
bzo Membre
la respiration est vraiment
comme une sorte de musique intérieure apaisante
si on se concentre dessus
yeux fermés,
je me laisse emplir par le son rauque et régulier du souffle,
par son bruit de vague sur les rochers
puis je lance une contraction
entre ces deux, le souffle et les muscles du périnée,
il y a comme une synchronisation qui essaie de se mettre en place,
ils essaient d'avancer de concert,
semblant chercher à s'écouter, à se jauger par mon intermédiaire,
à se coordonner, à progresser ensemble, être à l'unisson
comme un rythme émerge
de plus en plus de fluidité
occasionnant de plus en plus d'étincelles de plaisir
ne pas se précipiter,
juste continuer en laissant ces deux tranquillement se chercher
et se trouver de plus en plus
Posté le 03/08/2025
B
bzo Membre
je me rappelle avoir vu
le premier ou le second concert de Queen à Bruxelles,
ils venaient de sortir leur premier album,
ils étaient encore quasi inconnus
je me rappelle avoir vu Genesis,
ils étaient encore un groupe de rock alternatif,
un des meilleurs, des plus exigeants,
cela a bien changé après
je me rappelle avoir vu Tangerine Dream,
un des groupes de rock planant, expérimental, psychédélique,
le plus connu de l'époque,
l'air de la salle de concert était tellement chargé
de l'odeur du haschich et de la marijuana
que même ceux qui ne fumaient pas du tout de pétards,
étaient complètement défoncés
je me rappelle tous ces cafés un peu beaucoup alternatifs que j'ai fréquentés,
plus aucun n'existe depuis belle lurette,
tant de vie, de mélodrames, de rigolades, de discussions sérieuses,
emportés par le temps,
on voulait changer radicalement la société, vivre autrement,
il y avait une descente de police quasi chaque soir,
avec vérification des identités et fouille,
ça ne plaisantait pas à l'époque
les chevelus, ceux qui portaient des boucles d'oreille,
qui étaient habillés un peu "hippy, punk ou rocker",
la police les avait à l'oeil dans les rues et les endroits publics
Posté le 04/08/2025
B
bzo Membre
les pieds sur la table,
le nid formé par mes cuisses serrées,
accueille leurs habituels résidents,
leur chaleur soyeuse,
tellement voyageuse, tellement contagieuse
est ingurgitée avec avidité
par tous les pores de la peau des cuisses en contact,
façon buvard prêt à s'imprégner avec gourmandise
les petits mouvement involontaires des jambes
tandis que je vis ma vie pour l'instant devant l'écran
attisent cela légèrement mais sûrement,
je n'ai rien vraiment rien d'autre à faire
pour vivre une sorte de constante euphorie dans le bassin
par intervalles,
je lance une contraction des muscles de l'anus et du périnée
et cela provoque un séisme ponctuel, genre tempête dans un verre d'eau,
tellement délicieux,
mon sexe s'épaissit alors, se raidit un peu
tout en dégageant un petit tsunami d'ondes frissonnantes
qui se répandent,
mêlées à celles de la prostate sollicitée par la contraction
de temps à autre aussi,
avec le bout des doigts,
je vais chipoter machinalement les tétons,
comme cela électrise,
c'est comme si je montais tout de suite le volume,
mes hanches se mettent à bouger,
je laisse échapper quelques gémissements,
je ferme les yeux,
pour goûter au soudain déversement d'étoiles soyeuses
dans mon cerveau
Posté le 04/08/2025
B
bzo Membre
couché,
réveillé depuis une dizaine de minutes,
je pensais depuis un bon moment
que je devrais me mettre à bouger quelque chose,
n'importe quoi
mais que cela se mette en mouvement,
lentement, langoureusement,
que cela ondule, que cela frotte, que cela presse,
tout en délicatesse, de manière raffinée,
que le mouvement soit ceci, soit cela,
que cela produise ceci, que cela produise cela,
que je voulais être emporté,
que je voulais être roulé dans la soie
jusqu'au plus profond de mon être,
etc, etc
mais cela n'arrivait pas, je restai à penser tout cela,
je pensais à tous les délices que cela allait éveiller
mais je ne le faisais pas,
quelque chose m'en empêchait, quelque chose me paralysait
je me rendis enfin compte qu'il fallait que j'arrête d'y penser complètement,
qu'il fallait que j'arrête de penser comment j'allais faire,
comment m'y prendre,
même ne fusse que pour un instant
et juste le faire,
juste le faire
qu'il fallait que le geste, le mouvement,
n'importe lequel, n'importe où,
au départ, soit dépouillé de tout,
qu'il soit brut de décoffrage,
vierge en quelque sorte, de toute intention,
de toute visée, de tout but
juste qu'il soit,
offert au vent, offert à l'espace, offert au temps,
offert à moi-même,
offert au désir et aux énergies, en moi,
pour qu'ils puissent le prendre en main,
le guider pas à pas à chaque instant
bref que ce soit en même temps,
une totale improvisation,
en ce sens que mon intellect, mes pensées,
semblent ne pas du tout participer
mais que mon ressenti, mon désir, mon instinct,
que mon corps et mon esprit, donc,
à deux, réunis, unis pour un moment,
aient pris en charge comme le guidage à distance d'un missile,
ce mouvement
comme les suivants
et encore les suivants,
comme tout ce qui allait arriver dans les secondes qui suivent,
de quelque nature que ce soit,
contraction, caresse, etc
et à ce prix, à ce prix seulement,
la magie allait se produire,
à ce prix, à ce prix seulement,
la délicieuse tempête soyeuse,
allait régner en moi,
allait souffler en toutes mes fibres,
aller dévaster joyeusement
jusqu'à dans le moindre recoin
Posté le 05/08/2025
B
bzo Membre
énergies,
énergies voyageuses,
vos traces,
oh vos douces et soyeuses traces
comme vous filez,
vous laissez un grand , un profond sourire
dans ma chair,
tout le long sur votre passage
Posté le 06/08/2025
B
bzo Membre
si l'orgasme était une colline,
avec la sursaturation des énergies en moi
grâce, maintenant, à plus d'un mois sans éjaculer,
j'ai, désormais, la sensation, la divine sensation,
de me balader constamment sur ses flancs,
du premier instant d'action,
jusqu'au dernier
Posté le 06/08/2025
B
bzo Membre
le plaisir
est une question d'interprétation
entre le corps et l'esprit,
le désir fomente un dialecte,
à nous de le décrypter de plus en plus,
d'en déchiffrer de plus en plus les détails,
d'en maîtriser de plus en plus la grammaire
Posté le 06/08/2025
B
bzo Membre
cette fois,
je me suis décidé mais alors décidé de chez décidé,
mon plaisir en mode yin étant bien établi,
à certains moments, séismique, tempêtueux,
arrachant délicieusement tout sur son passage,
à d'autres moments, doux et ondulant comme une mer de soie,
délicat et raffiné comme de la dentelle,
faisant fondre encore et encore
étant parfaitement conscient
que c'est à moi tout cela, pour toujours,
que plus personne ne peut me l'enlever,
que cela ne peut qu'encore mûrir automatiquement
au fur et à mesure que je pratique,
aussi, j'ai décidé donc, décidé de chez décidé,
d'ouvrir vraiment sérieusement deux autres chantiers,
pour retrouver mon âme d'explorateur,
en proie aux affres des échecs momentanés
comme aux délices et ravissements de soudains progrès,
de délicieuses découvertes
d'une part, le plaisir anal,
couché sur le flanc, dans une position d'abandon,
offrant le cul à mes doigts,
un, deux ou trois, selon les moments,
les canailles inlassablement et patiemment à l'ouvrage,
trifouillant, farfouillant, frottant, pressant, titillant ,
effectuant de lents allers retours
tantôt tout en retenue,
tantôt comme s'ils cherchaient à m'assassiner
de violents coups de couteau
et d'autre part, le chantier du plaisir prostatique,
couché sur le dos, les cuisses bien écartées,
les mains allant et venant par monts et par vaux,
frottant, frottant cette peau si assoiffée,
tellement comme du buvard
tandis qu'en bas, des contractions
et en haut, une respiration de type yogique
(pour les curieux, dans le yoga, appelée, respiration ujjayi),
se coordonnent, cherchent à approfondir une complicité,
à mettre en place une danse ardente ensemble,
un rythme qui invite de plus en plus la prostate,
la reine sur son trône, enfouie en nos flancs,
que la montagne de cristal vibrant, naisse,
que la montagne de cristal vibrant
soit un moment partout en moi,
m'éclatant aux quatre coins de l'horizon
Posté le 07/08/2025
B
bzo Membre
je n'ai décidément pas assez de temps
pour pratiquer comme je voudrais,
la retraite, c'est fatiguant, éreintant, même,
ça vous bouffe tout votre temps
non, je plaisante,
c'est éprouvant à bien des égards certes
mais c'est magique, à tellement d'autres
car enfin, toutes mes activités font sens,
le temps disponible de mes journées
semble un trésor à répartir,
je travaille uniquement pour moi et mes proches,
pour ceux que j'aime,
je passe de plus en plus mon temps
respectant mes idées, mes convictions,
mes goûts et mes couleurs
je tamise, je filtre, l'ivraie,
il ne reste de plus en plus que des choses essentielles
ou du moins qui comptent d'une façon ou d'une autre
vraiment pour moi,
qui m'apportent vraiment quelque chose,
qui rajoutent vraiment quelque chose à mon existence,
même si ce n'est que pour quelques instants,
du loisir mais réellement nourrissant, enrichissant
ou qui me ravit,
qui me fait sourire d'une oreille à l'autre
sans retenue
plus d'activité, juste pour tuer le temps,
pour faire du remplissage,
des activités en demi-teinte
ou des obligations par rapport au fait
qu'il faut gagner sa vie
cependant, tout cela doit rester léger et souple,
essentiel, cela aussi, savoir avancer le pied léger,
monter la montagne comme en sifflotant intérieurement,
ne perdant rien du spectacle,
oh que non, mangeant avidement le spectacle par tous les sens
et savoir, pouvoir,
s'arrêter sans honte autant de fois qu'il faut,
pas d'aveu de faiblesse là-dedans,
reprise salutaire de forces,
pour repartir,
traçant son chemin
sans jamais une pensée pour le sommet
mais montant, montant, réellement
vers comme une réalisation de soi,
vers comme un peu d'épanouissement
dans toutes les fibres de son être
Posté le 09/08/2025
B
bzo Membre
avec chaque jour qui passe ainsi,
de plus en plus sursaturé d'énergie,
grâce à l'abstinence d'éjaculation,
cela devient,
oh cela devient tellement plus,
tellement plus,
ah tellement plus
chaque contraction des muscles du périnée,
me fait comme un soleil au zénith
d'ondes dans le bassin
qui se diffusent, qui se répandent
chaque frottement, chaque pression,
des cuisses,
sur les génitaux,
me fait instantanément
comme un fourreau ondulant de nectar soyeux,
là en bas
chaque caresse, chaque contact, des doigts,
sur la peau,
oh, la douceur, oh le rayonnement,
oh le foisonnement subtil et ondoyant
chaque mouvement des hanches,
chaque esquisse comme de danse langoureuse
du bassin,
installe un vertige, un sillonnement, délicieux,
au plus profond de la chair
deux doigts dans l'anus,
explorant, explorant,
plongeant encore et encore,
frottant, frottant, fouinant, fouinant,
m'installe automatiquement
comme la bouche d'un volcan
dans la tête,
oh la bien heureuse, la joyeuse,
continuelle, éruption
cela ondule jusqu'au ciel,
là-dedans,
pour un oui, pour un non,
des courants invisibles,
me happent, me saisissent,
comme si j'étais une plume,
me transportent instantanément,
ici et là
près d'un mois et demi déjà
Posté le 10/08/2025
B
bzo Membre
le sous-genre super-héros,
enfin , appelons cela plutôt,
le sous-genre avec des personnes qui ont des super-pouvoirs,
n'est pas en soi, plus idiot, plus incongru, plus inepte
que n'importe quel autre sous-genre,
par exemple, le western italien, le space opéra, etc
c'est plutôt ce qu'en a fait Marvel qui pose problème,
toujours le même schéma, le même pitch,
des super-héros qui vont sauver la terre
de super-méchants, très très super-méchants et nuisibles,
quand c'est répété comme cela des dizaines de fois
avec juste toujours plus d'effets spéciaux
pour remplacer un scénario intéressant, des personnages avec de l'épaisseur,
c'est juste de plus en plus infantile, factice et creux
et cela commence à se voir de plus en plus,
les gens en ont marre,
les toutes dernières sorties ont été des échecs cuisants,
cependant Marvel ne comprend toujours pas,
ils ne veulent pas accepter que la poule aux œufs d'or,
est en train de se tarir,
qu'il va falloir qu'ils changent de formule
s'ils ne veulent pas couler à la longue,
à force de flops de plus en plus retentissants
mais j'ai commencé ce petit texte,
en affirmant que ce n'est pas le sous-genre, super-pouvoirs, en soi
qui pose problème
mais la façon dont Marvel a jeté son dévolu dessus,
imposant un modèle à toute l'industrie
qui a fonctionné un temps
mais les gens veulent à présent
des personnages avec de l'épaisseur,
des effets spéciaux qui soient au service du scénario
et non l'inverse
on commence à voir poindre ici et là
des scénaristes et des réalisateurs qui ont compris cela,
je ne prendrai que deux exemples
qui me paraissent les plus réussis:
-Jennifer Jones réalisé il y a quelques années par Netflix
et puis surtout, il y a deux ans,
la série coréenne Moving qui est une splendeur dans son genre,
une réussite absolue
et qui prouve que ce sous-genre
peut acquérir des lettres de noblesse
et proposer du bon cinéma, de bonnes séries
dignes d'être vus et revues
Posté le 10/08/2025
B
bzo Membre
ha ha, mon réveille-matin était en panne,
alors j'ai réglé mon lave-linge
pour se mettre en route
à l'heure désirée le lendemain matin
non, je plaisante, il n'est pas en panne,
c'est juste une facétie, comme cela,
pour changer
Posté le 11/08/2025
B
bzo Membre
deux textes plus haut,
j'ai marqué :
–Jennifer Jones réalisé il y a quelques années par Netflixc'est
–Jessica Jones réalisé il y a quelques années par Netflixqu'il fallait lire
Posté le 11/08/2025
B
bzo Membre
l'occasion fait le larron,
encore et encore
j'adore, je préfère, même,
ces très courts moments de fusion avec mon corps,
à l'impromptu,
quand mon désir est titillé,
par une situation de la vie quotidienne,
par une posture tout à fait banale, un geste, un mouvement,
une action quelconque,
comme par exemple, mettre mes appareils auditifs,
pisser ou encore en train de pendre mon linge, faire mon thé, manger,
bricoler par terre, entouré de mes outils,
etc, etc
je sens à un moment donné, qu'une position du corps
est propice à un bref décollage,
il s'agit alors comme d'effectuer un seul tir à l'arc vers une cible,
de tout mon être,
de se donner entièrement en quelques secondes,
pour générer un seul flux
le plus intense et le plus riche possible,
un seul flux, soudainement généré,
envahissant, se répandant, brièvement
et de déguster celui-ci,
de la façon la plus optimale,
de la façon la plus zen, possible
il s'agit, pour ainsi-dire,
d'un exercice de haute voltige,
d'une sorte de décollage à la verticale,
du pont agité d'un porte-avion,
la piste est donc très courte,
il s'agit d'être au top de sa capacité à se lâcher,
à se laisser entraîner,
pour ne pas se rater
(bon, cela arrive, plus d'une fois...)
mais le résultat est souvent juste unique,
d'une intensité très particulière,
vu la soudaineté du changement intérieur,
avec des nuances de volupté,
toujours très très spécifiques,
avec aussi la sensation de communion avec le corps,
particulièrement développée
en quelques secondes,
je deviens une sculpture vivante,
un moulage express,
de volupté foisonnante, nourrissante
et déjà je retourne
au casuel, à la norme, aux automatismes,
à la linéarité du quotidien,
comme si de rien n'était
mais il y a eu un moment
de profonde communion voluptueuse,
de réjouissance festive, de chatoiement charnel,
dans tout mon être
Posté le 11/08/2025
B
bzo Membre
ma vieille, ma très vieille mère,
est dans ce que vous appelez en France, un EHPAD,
elle est fortement diminuée aussi bien physiquement qu'intellectuellement
le plus cadeau que je puisse lui faire,
c'est d'aller la voir le plus souvent possible,
parler avec elle, jouer au puzzle avec elle, plaisanter avec elle
ou juste rester en silence avec elle
j'y vais tous les deux jours,
les rôles se sont inversés,
je prends soin d'elle comme si c'était mon enfant
Posté le 11/08/2025
B
bzo Membre
parmi les touts grands écrivains,
Proust est vraiment à part
Son principal roman , la Recherche du Temps Perdu,
qui n'est pas vraiment un roman,
avec son foisonnement de personnages, de salons mondains,
de paysages, d'églises,
de situations amoureuses décrites avec une minutie d'horloger,
Proust ne fait jamais que parler de nous,
de nous et encore toujours de nous,
il nous permet de nous explorer,
de nous révéler à nous-même,
dans toute notre richesse et notre complexité
aucun autre écrivain a été aussi loin
dans l'exploration des méandres de l'âme humaine,
de ses tortuosités labyrinthiques,
il nous offre un précieux cadeau,
nous-même, vibrant, sensible,
réceptif à l'extrême,
à prendre ou à laisser
Posté le 11/08/2025
B
bzo Membre
rien de tel pour vous réveiller
que deux, trois, doigts, dans le cul,
les vôtres ou ceux
de votre compagne ou compagnon
cela vous fait vibrer le cerveau uniquement,
vous fait passer de la réalité désincarnée et fantasmagorique
du royaume des rêves,
à celui d'une chair souriant volcaniquement,
d'une chair disant bonjour de toutes ses fibres
au jour qui s'est levé avant vous
mais que vous rattrapez maintenant
en deux temps, trois mouvements,
de doigts fouinant sans ménagement dans votre séant
Posté le 12/08/2025
B
bzo Membre
aujourd'hui, avec la chaleur caniculaire , +-35°
qui va régner sur Bruxelles,
pas trop envie de sortir,
vais plutôt rester chez moi à cocooner,
fermer les fenêtres, mettre en route le climatiseur, les ventilateurs
et puis travailler un peu sur la config de la nouvelle tour que j'ai montée,
à nettoyer ici et là, à lire, à rêvasser, à glander, bien au frais,
à l'abri du four qui va régner dehors
cependant, il faut absolument que je libère
une demie à une heure
pour du plaisir anal,
un peu de beurre de karité dans le petit tuyau,
plonger deux, trois doigts,
et hop c'est parti,
c'est tellement instantanément délicieusement volcanique
et cela monte en puissance tellement irrésistiblement,
qu'en persévérant un peu,
je suis sûr qu'il y a des orgasmes telluriques de chez tellurique à la clef
il faut absolument que j'y goûte enfin un peu plus sérieusement,
que je croque dedans à pleines dents
et pas juste systématiquement
ces quelques minutes que j'y consacre
juste avant de m'endormir vers deux, trois, heures du matin
ou comme ce matin au réveil
Posté le 12/08/2025
B
bzo Membre
sorry, @PetitsPlaisirs76
mais Adam a eu un petit problème hier,
il a du restaurer une précédente version de la DB,
mes textes, le tien, ainsi que ma réponse au tien,
se sont perdus dans l'histoire
Posté le 14/08/2025
B
bzo Membre
le petit miracle,
à chaque fois,
de se sentir connecté
à son corps
la plupart du temps,
tout au long de la journée et de la nuit,
on est comme dans une petite cellule dans l'invisible
quelque part dans sa tête,
c'est là que nous logeons,
dans une espèce de cage dorée
d'où seules les ailes puissantes de l'imagination,
des sensations et des émotions,
nous en délogent pour quelques instants
mais parvenir à se connecter
un peu sérieusement à son corps,
c'est tout à coup comme être plus vaste,
une sensation d'habiter vraiment directement
cette chair et cet esprit,
qu'on est là, pour l'instant, tout entier
il y a aussi comme une démultiplication des signaux,
provenant du dehors, provenant des sens,
provenant de partout
l'instinct semble capable à tout instant de hurler
et le désir nous signifie bien
qu'il est omniprésent dans cette chair,
qu'il règne
et qu'il va nous aider à nous diriger
Posté le 14/08/2025
B
bzo Membre
viens de me lever il y a quelques minutes,
tire les rideaux, lève les stores,
formant plusieurs couches protectrices contre toute forme de lumière,
la nuit, j'aime une obscurité quasi totale
mais à présent,
que la lumière soit,
que la lumière du jour glorieux soit
mais pas trop,
j'aime en fait quand cela reste tamisé,
tamisé de chez tamisé, même
je m'immobilisais quelques longues secondes
à admirer les effets du nouveau store vénitien
que j'ai installé durant la nuit,
ils devaient être heureux, les voisins,
à m'entendre bricoler vers 3h du matin
plein de lamelles métalliques jaune d'or
dans l'action paresseuse de s'entrouvrir un peu,
comme la lumière qui passe à travers,
attrape une teinte extra chaude,
lumière jus d'orange presque
qui se projette sur tout ce qui est devant
sur son passage
je me surpris à vouloir glisser,
grâce à l'effet esthétique que produisait sur moi
la lumière qui passait à travers les lamelles du store,
vers un tout autre type de plaisir,
à m'en servir comme d'un tremplin, d'une piste de décollage,
avec la main qui s'était mise à se balader,
qui se posait sur le sein, le tâtant longuement,
effleurant le téton,
passant et repassant dessus
la paume, les doigts,
avançaient millimètre par millimètre,
dégustant le grain de la peau,
en même temps si doux et un peu rêche
enveloppé de cette lumière poussière d'or,
habité par une chaleur soyeuse
ondulant ineffablement,
je m'imbibais de ces, en même temps ,
si voluptueux et si calmes moments,
éponge frémissante de tout mon être,
trempé, dégoulinant, de nectar,
vibrant, vibrant
Posté le 15/08/2025
B
bzo Membre
assis devant l'écran, les pieds sur la table,
j'effectue à intervalles réguliers
des contractions des muscles du périnée,
rien que cela,
sinon aussi que je ferme les paupières
pour mieux déguster les effets
je maintiens la contraction,
je joue avec,
appuyant un peu plus dessus, un peu moins,
comme si j'avais le pied sur une pédale d'accélérateur
il y a comme une boule d'ondes délicieuses
dans mon bassin,
elle grossit, elle rétrécit,
par moments, elle semble lancer des éclairs
dans toutes les directions
j'ai la tête qui se rejette en arrière
la soudaineté et la puissance d'une vague d'ondes
semble l'avoir obligé à basculer
des frissons me montent le long de la colonne vertébrale,
arrivent jusqu'à dans mon cerveau,
une pluie d'étoiles derrières mes yeux fermés,
comme elles fondent soyeusement
je suis paresseux pour l'instant,
j'ai vraiment rien envie de bouger d'autre,
juste resté ainsi, avec ces contractions
qui font tout le travail
du bon boulot,
comme cela pulse, comme cela vibre,
là-en bas
et comme cela se répand!
Posté le 17/08/2025
B
bzo Membre
j'ai fait un rêve cette nuit,
enfin le dernier, celui avant le réveil,
je m'en souviens encore bien, de celui-là,
il m'a marqué,
plein de détails encore à mon esprit
c'était dans une sorte de bâtiment assez déglingué,
pas de décorations du tout, briques nues, pas peintes,
avec plusieurs pièces,
à caractère visiblement récréatif, culturel,
dans certaines, les gens buvaient, dansaient, riaient, fumaient des pétards,
dans une, il y avait un concert avec un groupe sur scène,
plein de gens qui s'agitaient au rythme de la musique,
dans une autre, plus petite, allongée, étroite, avec un comptoir,
les gens faisaient la file
pour acheter des petits gâteaux, des sandwichs, des boissons, etc
m'étant réveillé,
cela paraissait tellement réaliste, tellement vécu, tout cela
que j'essayais de me souvenir d'un endroit pareil
que j'aurai pu fréquenter,
il y avait bien le légendaire Melkweg à Amsterdam
où j'ai traîné pas mal à une époque,
c'était il y a presque 50 ans maintenant,
bâtiment à plusieurs étages, avec des salles de concert, de théatre,
de happening, d'évènements, divers et variés,
beaucoup de rock alternatif, de jazz,
des salles pour se défoncer, d'autres pour bavarder, pour boire,
une salle marché avec des étals pour acheter
toutes sortes de de produits plus ou moins licites,
plein de vieux hippies, là-bas, je me souviens
qui y vendaient leur camelote pseudo indienne
qu'ils avaient ramenés soi-disant de Katmandou,
c'était très recherché à l'époque
même des salles obscures pour faire l'amour,
c'était comme une petite ville
mais à caractère résolument hors des normes
où vivaient librement toutes les sortes de marginalité de l'époque
l'un, l'unique, Melkweg
qui existe toujours d'ailleurs
mais qui a beaucoup changé depuis,
est devenu nettement plus sage,
cela ressemblait assez au bâtiment dans mon rêve
quelques minutes avant, je m'étais réveillé,
la première chose que j'avais faite,
sans même réfléchir,
la première chose que j'ai eu envie irrésistiblement de faire,
ça a été de juste de commencer à bouger, de m'ébrouer,
de sentir, sentir ce corps,
sentir toute cette chair chaude, vibrante, vivante, autour de moi,
entrer en action,
de sentir ces membres capable de saisir, presser, caresser ,
envie de me frotter contre les draps,
de me tordre dans tous les sens,
envie de me presser contre les tissus, de m'en enrouler,
de contracter les muscles dans tous les sens,
de les faire mouvoir n'importe comment,
de sentir le désir flamboyer en moi quelques instants,
de sentir un brasier dans ma chair,
du nectar dans mes veines,
d'avoir les oreilles remplies de gémissements,
d'avoir les oreilles remplies du sperme sonore
des gémissements
Posté le 17/08/2025
B
bzo Membre
il y a un film de science-fiction, de space opera, pour être plus exact,
absolument génial,
il date de 1999 et il s'appelle Galaxy Quest
c'est en même temps, une satire très drôle et très réussie
de films genre Star Trek,
à mourir de rire, en fait, par moments,
une ironie mordante qui fait mouche
et en même temps donc,
une véritable aventure dans l'espace,
avec des aliens, des voyages dans des fusées spatiales,
avec du suspens, de l'action
et même une réelle émotion, de l'épaisseur humaine,
des personnages attachants,
c'est d'une originalité folle,
bref, à tous les niveaux, une toute grande qualité,
une toute grande réussite
je ne l'échangerai pas contre tous les Star Trek et tous les Star Wars réunis
Posté le 17/08/2025
B
bzo Membre
la clef du yin se trouve vraiment
dans les hanches
elles doivent pouvoir devenir de plus en plus distraites
dans leurs mouvements,
de plus en plus évasives,
de plus en plus, semble-t-il, sans but bien déterminé
sinon que de vagabonder langoureusement, paresseusement,
s'offrant à l'air, s'offrant à l'espace
en navigation maritime, on sait depuis longtemps
que la route la plus rapide d'un point A à un point B,
n'est pas la ligne droite,
qu'il faut épouser la courbure de la terre
épouser la courbure de la terre,
il faut savoir avec ses hanches,
comme épouser la courbure de la terre
Posté le 18/08/2025
B
bzo Membre
mon métier,
le métier que j'ai quitté récemment pour partir à la retraite,
le métier que j'ai exercé pendant 15 ans,
est en train de s'éteindre à la vitesse grand V
tels d'innombrables autres métiers
qui ont disparu au cours des âges
à cause ou grâce au progrès technique,
comme, par exemple, allumeur de réverbère,
le métier de programmeur
avec l'arrivée sur la scène de l'intelligence artificielle,
est en train de disparaître
les grandes entreprises de la Silicon Valley
qui ont été pendant des décennies
le fer de lance pour le recrutement des jeunes ingénieurs,
n'embauchent plus,
les étudiants tout fraîchement diplômés,
envoient, envoient , leur CV
et n'ont pas de réponse
il y a à peine deux ou trois ans,
on s'arrachait les développeurs avec de l'expérience
et les étudiants des meilleures écoles,
étaient recrutés
avant même qu'ils aient terminés leur dernière année
ainsi va la marche du monde,
impitoyable, forcené,
laissant dans son sillage,
tout un tas de dégâts collatéraux
Posté le 19/08/2025
B
bzo Membre
pour en revenir à cette histoire de yin
dans les hanches,
je regardais sur le site du New York Times
quelques courtes vidéos de danseurs contemporains
et clairement,
les danseurs hommes ont libéré le yin en eux,
leur bassin bouge toujours aussi bien au masculin qu'au féminin en même temps,
ils sont emmêlés dans le moindre mouvement de leur bassin,
beau et troublant,
quelque chose de constamment, profondément, androgyne
Posté le 19/08/2025
B
bzo Membre
pour moi, l'actrice Naomi Rapace
sera à jamais l'incarnation même de l'inoubliable Liesbeth Salander
dans Millenium
sous forme de trois films et d'une série tirée à partir d'eux
ou est-ce le contraire, trois films tirés à partie de la série, je ne sais pas?
drame policier d'une originalité et d'une richesse rares
d'après les romans de Stieg Larsson,
magnifique adaptation suédoise, il y a quelques années,
pour l'écran
elle est née pour ce rôle
et ce rôle est né pour elle.
personnage féminin splendide, riche,
tellement blessé, tellement tourmenté,
tellement destiné de par son passé, à vivre en marge,
se protégeant d'une carapace épaisse,
s'emmurant elle-même
mais personnage tellement attachant,
tellement débordante d'humanité
récit haletant,
la première partie,
avec l'enquête sur le serial killer,
fait froid dans le dos,
vous tient scotché aux images,
on est comme un animal paralysé
par les phares d'une voiture fonçant sur vous,
au fur et à mesure que l'intrigue se dévoile
dans toute sa terrible réalité
série et films splendides,
une de mes séries préférées
bon, depuis, elle a joué dans pas mal d'autres films,
beaucoup d'assez médiocres,
elle ne semble pas très exigeante quant aux rôles
auxquels elle prête son talent
et c'est bien dommage
car avec Millenium, elle prouve d'une façon magistrale
qu'elle est une actrice extraordinairement douée,
elle n'a pas joué Liesbeth Salander,
elle l'a incarnée,
elle était Liesbeth Salander des pieds à la tête,
jusqu'au fond de l'âme
et c'était à la fois magnifique et déchirant,
le rôle d'une vie
Posté le 21/08/2025
B
bzo Membre
oh la vague,
comme disent les surfeurs,
elle m'a soulevé
mais alors soulevé de chez soulevé,
je n'étais plus qu'un fétu de paille
roulé, roulé, roulé
assis dans mon fauteuil,
je venais de terminer quelque chose à l'écran,
je me suis dit que j'avais droit à une petite friandise
j'ai fermé les yeux
tout en portant les mains aux seins,
les enrobant de mes paumes,
les pressant, les frottant, un peu
tandis qu'en bas,
les cuisses se sont resserrées autour des bijoux de famille
et que j'ai fait monter une seule mais puissante contraction
des muscles du périnée
oh la vague d'ondes que cela a créé en moi,
un mur géant de vibrations qui avançait,
imprégnant tout sur son passage,
comme souvent dans ce genre de cas,
ma tête s'est rejetée vers l'arrière,
comme un roseau ployé par la force du vent
je goûtais quelques instants
à cette félicité voluptueuse
qui traversait tout mon être,
instantanée transportation
dans une autre galaxie
où règnent une soie et un velours
chauds, frémissants,
s'insinuant partout
Posté le 21/08/2025
B
bzo Membre
les énergies
ne demandent qu'à se mettre en mouvement
en nous,
dès que nous nous connectons à notre corps,
il suffit alors de se mettre à bouger les bras, le tronc,
lentement lentement,
comme une espèce de danse avec soi-même,
avec l'air, avec l'espace,
pour les sentir se mouvoir en soi,
comme des voiles
qui vont qui viennent,
soulevés par le vent,
un rythme mystérieux,
qui détend,
comme des ailes d'ange à l'intérieur,
il y a la douceur de s'éveiller un peu à soi-même,
il y a la danse toute douce d'une flamme invisible
Posté le 23/08/2025
B
bzo Membre
mes doigts sont devenus pour un moment
la chose la plus importante
qui existe en ce monde
ils étaient là, plantés en moi,
enfoncés aussi profond que possible,
deux d'entre eux
et ils me faisaient pleurer de bonheur,
les bougres
le terrain était rendu idéal
du beurre de karité
dont chaque soir,
je m'enduits le conduit,
le matin, il semble ne plus exister en soi,
semble avoir imprégné les parois,
la glisse semble tellement naturelle
tout tournait autour d'eux pour l'instant,
à chaque mouvement de mon bassin,
ils me faisaient mugir
jusque du fond de mes entrailles,
semblaient me déchirer la chair délicieusement,
elle semblait continuellement fondre autour d'eux
la fonte des chairs
à cause d'un soleil massif et souverain
qui les obligeait à se dissoudre
encore et encore,
à se transformer en soie liquide,
chaude et frémissante
qui coulait dans tout mon être
ça doit être cela l'Eden,
ce canon et ces boulets
qui me mitraillent depuis le bas-ventre,
expulsés lentement par un orifice en feu,
qui déchiquètent la chair toujours plus,
la traversent en tournoyant, tournoyant,
provoquant un délire soyeux des cellules sur leur passage
les doigts comme un maestro
à la tête de tout un orchestre
symphonique de chez symphonique,
le reste n'était en reste,
le reste accomplissait sa part,
tout tournait à plein régime,
prostate, génitaux, peau,
moindre mouvement, l'autre main,
seins, tétons, fesses, jambes,
tout participait
mais alors
participait de chez participait,
rahh, l'ambiance,
ambiance de fin de monde
mais dans le bon sens,
dans un sens jouissif,
jouissif de chez jouissif
que me réserves-tu encore,
oh mon cher corps,
quelle folle chevauchée,
tu m'as fait encore vivre ce matin
durant quelques minutes
glorieuses, privilégiées,
telluriques de chez tellurique
Posté le 23/08/2025
B
bzo Membre
je n'ai quasi plus pratiqué ces derniers jours,
c'est étonnant cette propension
si on considère qu'avec les énergies s'accumulant toujours plus
grâce à maintenant près de deux mois sans éjaculer,
je suis comme de la nitroglycérine sur pattes
au moindre contact, au moindre frottement,
à la moindre caresse
et quand de temps à autre,
je resserre les cuisses sur les génitaux
et que je fais monter une contraction
des muscles du périnée,
je ne vous dis pas le séisme,
oh quelle vague, mes amis
qui m'envahit
mais en même temps,
je me sens bien, tellement bien,
avec le désir en veilleuse,
il y a une puissance et une stabilité qui s'expriment
à tout instant,
avec ma chair sursaturée par les énergies,
je me sens juste bien,
profondément bien dans ma peau,
une sorte de sensation d'épanouissement,
de félicité light,
juste d'être,
d'être là dans l'instant
mais là aujourd'hui, c'est reparti,
oh comme c'est reparti,
ce corps, ah ce corps,
quelle bombe,
je peux faire à peu près n'importe quoi,
je n'ai juste qu'à me laisser aller,
à me laisser entraîner
en laissant faire le corps
et le plaisir me tombe dessus comme une avalanche
montant d'en bas
cela devient directement tellement jouissif
et puis tellement riche et varié,
je peux m'arrêter soudainement
dans n'importe quelle action banale du quotidien
et puis soudainement me mettre à jouir,
juste en effectuant un petit mouvement de la hanche
cela monte tellement irrésistiblement en moi,
j'emplois le mot jouissance
mais c'est juste une volupté tellement intense,
tellement nourrissante jusque dans les profondeurs
de toutes mes fibres,
que je crois que le mot, malgré tout,
est plus qu'approprié
Posté le 23/08/2025
B
bzo Membre
les pieds sur la table,
j'approche les doigts repliés,
des tétons,
ils ne les ont pas encore touchés,
sont à quelques millimètres encore
que les petites pointes
semblent comme déjà pressentir le contact,
qu'une délicieuse alarme
semble s'être mise en route en eux
je les sens se durcir instantanément
traversés d'une sorte d'irrésistible chair de poule,
rien que des tétons,
mes deux mini-verges
préventivement déjà en érection
voilà donc,
les coquins sont prêts à accueillir
la peau chaude et se mouvant lentement,
de mes doigts,
prêts à accueillir leur frottement,
comme il se le doit
et comme ils sont prêts à résonner,
mes deux petites antennes,
à répandre follement des frissons
les alentours, aussi,
sont prêts à réceptionner,
parés de leurs plus beaux habits
de désert assoiffé,
de désert prêt à s'imbiber
tout mon être, pour l'instant,
réclame le contact de ces doigts
sur les tétons,
il veut le sentir,
il veut que cela arrive,
il veut que cela démarre
il faut à présent que cela démarre,
que le camion de la sensation,
se mette à crisser sur le gravier,
fasse parler les chevaux de son moteur,
que son grondement se fasse sentir
dans toutes mes fibres
Posté le 24/08/2025
B
bzo Membre
il y a quelques instants
j'étais dans la salle de bain
en train de me laver les dents
avec ma brosse électrique
j'avais les yeux fermés
car, en même temps,
en bas,
mon bassin s'activait,
mon bassin tournicotait
les cuisses jouaient avec le pénis, les couilles,
les muscles du périnée s'en mêlaient,
comme toujours,
à coups de contractions
synchronisées au frotti frotta des cuisses
c'était assez étonnant
car je parvenais vraiment à bien me concentrer
sur les deux opérations en cours,
j'étais bien à l'écoute en bas de ce qui se passait,
ce que je ressentais, guidait, en même temps
et puis avec la brosse dans la main,
j'effectuais un brossage systématique, minutieux,
qui tirait certes en longueur,
concession au plaisir entre mes reins,
faire durer, faire durer
oh comme c'était délicieux,
ce piano à quatre mains,
le contraste entre la volupté
qui flottait entre mes hanches
et puis la banalité du lavage des dents,
il y avait presque comme un dialogue entre les deux,
à tel mouvement de la brosse dans la bouche,
je répondais par un mouvement des reins,
une contraction des fesses
cela devenait presque
comme une danse à deux,
un jeu,
délicieuse légère volupté,
de la soie sillonnant les veines
Posté le 25/08/2025
B
bzo Membre
quelle est la nouvelle à la une des journaux
qui me ferait le plus plaisir?
l'annonce de la mort simultanée de Poutine, Trump et Netanyahou
mais, hélas, pas sûr que cela résoudrait
comme par miracle, les choses,
à chacun, un de leurs sbires, prendrait le relais,
peut-être encore pire
enfin, cela ferait quand même
sacrément du bien à lire
Posté le 25/08/2025
B
bzo Membre
il s'agit donc bien à chaque fois
de redécouvrir le plaisir en nous
de faire surgir quelque chose
du plus profond de nous,
quelque chose
des sources même de la vie
en nous
quelque chose
qui court depuis la nuit des temps,
quelque chose
pour quelques secondes
aussi en nous
jamais nous ne baignerons
dans les mêmes eaux,
jamais,
aussi, il s'agit de s'offrir
aux variations de l'éclat des eaux
le plus possible
pour vivre pleinement
l'instant de la volupté
Posté le 26/08/2025
B
bzo Membre
sublime orgasme avec éjaculation,
après près de deux mois d'abstinence,
j'ai senti cette nuit qu'il fallait que cela sorte,
que j'avais atteint une sorte de limite
pour cette fois
j'ai commencé à travailler en ce sens
vers 6h du matin dans mon lit
puis je me suis rendormi,
me suis levé vers 10h15
et l'explosion de la piste aux étoiles
a eu lieu vers 11h,
après moult titillements
façon battements des ailes d'un papillon en Chine
qui provoquaient des séismes à l'autre bout de la planète
bref une progression à touts petits pas,
allonger le délicieux chemin,
tout en bénéficiant de vagues monstrueuses
tout le long
j'ai pris mon temps, j'ai fait durer,
une démolition programmée au ralenti
et quand c'est arrivé dans mon siège de bureau
face à l'écran,
cela a duré près d'une minute,
tous les robinets étaient grands ouverts,
cela se déversait de partout de moi,
un cataclysme joyeux
j'étais un immense papillon survolant des débris fumants
et ce fut un des plus splendides orgasmes
que j'ai connu depuis longtemps
Posté le 26/08/2025
B
bzo Membre
oh cette façon qu'a mon intérieur
de se transformer instantanément
en une soie chaude, vibrante,
d'un simple mouvement du cul
d'un mouvement du cul vers le côté,
bien appliqué, bien langoureux,
bien relâché jusqu'au plus profond des fibres,
qui semble entraîner
comme un glissement de terrain généralisé
accompagné comme il se le doit
d'un tendre frottement,
d'une pression complice,
des cuisses sur les génitaux
quelque chose
se met à se déverser irrésistiblement
dans la chair,
quelque chose de somptueusement
délicieux,
quelque chose de splendidement
nourrissant,
dont tout mon être raffole,
dont tout mon être en redemande,
dont tout mon être n'en a jamais assez
Posté le 28/08/2025
B
bzo Membre
des gestes, des mouvements,
non genrés,
dans lesquels,
le désir en action
peut injecter
autant de masculin,
autant de féminin
qu'il veut
Posté le 28/08/2025
B
bzo Membre
tandis que d'une main, je presse des oranges
(beaucoup, j'aime cela le jus d'orange frais),
en bas,
froissons, pressons, malaxons, un peu,
le petit paquet, entre les cuisses,
en dandinant légèrement le bassin
oh, le voilà qui se dresse un peu, le fripon
tandis que des ondes délicieuses
m'envahissent
charmant manège,
le plaisir me va tellement bien
Posté le 28/08/2025
B
bzo Membre
laisser le corps
imaginer le plaisir
être comme une page blanche
sur laquelle le désir
dessine librement
Posté le 29/08/2025
B
bzo Membre
la volupté, la jouissance, les orgasmes,
ne sont vraiment que certaines sortes d'extases
dont le corps et l'esprit sont capables
je place l'émotion parmi celles-ci,
toute une gamme d'émotions
artistiques,
oh tellement riches, tellement intenses
qui nous construisent, qui nous bâtissent
celles qu'on peut vivre dans un échange, une interaction,
avec un être humain, un animal
on peut en vivre aussi tout seul,
hors de tous ces contextes,
l'imagination et les sens,
sont un tellement vaste royaume
et puis il y a tout le pan,
appelons, d'un terme générique
sans aucune connotation religieuse,
le pan spirituel, au sens large,
tantrisme, yoga, méditation,
foi vécue intensément
j'en ajouterai encore une autre catégorie
qui m'est particulièrement chère à mon coeur
et que je mettrai à part, dans sa case bien à elle,
c'est la nature,
le contact avec la nature en face de nous,
ce contact qui peut s'approfondir
jusqu'à nous faire éprouver des émotions splendides,
voire des sortes d'extases
le libertin gourmand, le libertin curieux,
mis en appétit par son désir de plus en plus éveillé,
par une sexualité débridée même si pas forcément exubérante,
je trouve ,
devrait être curieux du plus possible de manière
de vibrer,
de vivre des émotions, des extases, de toutes sortes
car finalement ,
c'est la chose qui compte le plus,
vibrer, vibrer, vibrer,
ici-bas
explorons, explorons,
n'ayons peur d'aucun tabou,
encore une fois,
tant que c'est reste dans le respect absolu
de soi-même et de l'autre
Posté le 29/08/2025
B
bzo Membre
c'est reparti de plus belle,
belle, c'est moi,
c'est moi tout entièrement
belle d'échappée belle
belle, c'est moi
tout entièrement
de la tête aux pieds,
belle de chevelure d'ondes,
belle de gémissements,
belle d'arc en ciel,
belle d'échappée belle
belle de soie,
belle de chaleur,
belle de soie mouvante,
belle de chaleur nageante,
belle d'échappée belle
belle de pénis dressé,
belle de pénis pendant,
belle de pénis vibrant,
belle de pénis frotté,
belle de pénis pressé,
belle de pénis-vagin
échappée belle
belle chantante,
belle enchantante,
belle tentante,
belle d'au détour d'un frottement,
belle d'au détour d'un mouvement de la hanche,
belle d'échappée belle
Posté le 30/08/2025
B
bzo Membre
le plaisir en solitaire
n'est jamais assez apprécié,
assez considéré
pour la plupart, c'est un pis-aller,
une barque de fortune,
un remplacement temporaire,
un radeau de la misère
pourtant,
développé comme un art
de se découvrir,
un art joyeux de vibrer tous azimuths,
un moyen de reculer ses frontières,
une source d'émancipation
et d'épanouissement,
il peut nous mener loin,
tellement loin
Posté le 30/08/2025
B
bzo Membre
quand la littérature, l'art,
le cinéma, la danse, le théatre, la musique,
deviennent comme de minuscules radeaux
pour surnager
sur un océan de médiocrité
de plus en plus envahissante,
de plus en plus omniprésente
Posté le 30/08/2025
B
bzo Membre
ceux qui durant l'action,
ne pratiquent jamais
le titillement de tétons,
ne savent pas ce qu'ils perdent
le bon dieu ou le diable
ou les deux,
nous ont placé sur la poitrine
ces deux petits turbos
sous forme de mini bouts de chair
qui ne paient pas de mine,
qui dépassent à peine,
c'est un sacrilège, un non-sens,
de ne pas les triturer,
de ne pas les chipoter,
très régulièrement
Posté le 30/08/2025
B
bzo Membre
m'offrir quelques moments de volupté
est devenu plus simple, plus instantané,
que jamais
cela parait en même temps,
tellement naturel,
tellement aller de soi
et pourtant tellement miraculeux,
tellement ne tenant qu'à un fil,
tellement evanescent
certaines règles d'airain
qui régissent mon quotidien,
immédiatement ne semblent plus présentes,
tout mon être semble prendre la tangente,
tout peut arriver au niveau de la sensation,
cela devient une cour des miracles,
le ressenti devient comme un océan
dans lequel on baigne de plus en plus librement
il y a un état de plaisir
qui semble commun à toutes nos fibres,
un secret langage, un langage commun, d'ivresse,
immédiatement reconnu,
qui est comme un sésame
à l'ouverture de toutes sortes de portes cachées
en nous
miraculeux jeu de piste
à la découverte de soi-même,
avec le plaisir comme guide suprême,
on a les yeux bandés dans ce dédale
et des mains partout sur nous
qui embrouillent les instructions
tout en nous étourdissant délicieusement
Posté le 31/08/2025
B
bzo Membre
le plaisir sexuel non pénien
a tendance à augmenter toujours plus
avec l'expérience et avec l'âge,
contrairement à nos capacités à bander
une libido hors contexte pénien
est incompressible
ne diminue pas, n'augmente pas,
juste nous parvenons à toujours mieux l'exploiter
à la solliciter avec toujours plus d'aisance et d'efficacité
une progression qualitative,
c'est être capable de ressentir toujours plus
avec toujours moins
Posté le 01/09/2025
B
bzo Membre
la magie d'avoir un corps
qui s'enflamme tellement facilement
un seul frottement coquin
de mes cuisses sur les parties
et c'est comme si un feu de paille
se répandait durant quelques instants
à tout mon intérieur
et je sens tellement puissamment la propagation,
tout mon être y semble accroché tout d'un coup,
entraîné follement par elle
Posté le 02/09/2025
B
bzo Membre
me réveille,
09h, indique l'horloge,
bien dormi, dormi longtemps,
dormi de chez dormi,
plus longtemps que d'habitude,
me suis couché vers minuit,
j'en avais besoin
j'ai ma chaleur
partout autour de moi,
elle m'enveloppe,
elle imprègne les draps, le matelas,
avec l'obscurité encore, aussi,
grâce aux épaisses tentures tirées,
comme c'est douillet d'être là pour l'instant,
comme je me sens dans un nid
première chose à faire,
mon instinct me le dit,
c'est de vérifier que c'est encore bien là,
que toute la délicieuse machinerie est bien là,
prête à entrer en action
j'effectue un mouvement des hanches,
genre lent glissement nonchalant du bassin vers le côté
tout en contractant des muscles
du côté des fesses, de l'anus, du périnée
mais tout en douceur, bien progressivement,
bien fluidement
oh voilà, c'est bien là,
la soie apparait, la soie inonde, la soie imprègne,
quelle substance paradisiaque,
tellement tellement nourrissante,
toutes mes fibres semblent en frissonner de joie,
semblent s'en imbiber joyeusement,
éclat de rire généralisé dans tout mon être
c'est bien de cela que les dieux doivent se nourrir,
à ne pas en douter,
de quoi d'autre auraient-ils besoin?
sans doute
ne doivent-ils pas ramer le moins du monde pour cela,
ça doit être là constamment pour eux,
ils doivent baigner dedans
comme des poissons depuis toute éternité,
tournant dedans encore et encore,
plongés dans le nectar le plus sublime
qui soit
je sens tous les types d'ondes en moi
dès que je les sollicite, dès que je les réveille,
qui semblent se chercher
qui semblent chercher à se réunir
tout semble chercher à se réunir
en moi pour l'instant,
mes organes se cherchent, mes tissus adipeux se cherchent,
mes muscles se cherchent,
mes mouvements, mes gestes, même, se cherchent,
ils cherchent tout à se réunir,
à se fondre ensemble, à clapoter joyeusement ensemble
dans ce délicieux bain
ainsi va le mode yin,
une grande réunion de famille,
organisée à l'impromptu,
avec tout le brouhaha et le joyeux bordel
qui vont avec
Posté le 03/09/2025
B
bzo Membre
la sensation de complicité avec son propre corps,
c'est vraiment quelque chose de spécial
on peut se sentir totalement uni
à quelqu'un d'autre
et ce sera aussi spécial
car justement, c'est quelqu'un hors de nous,
quelqu'un d'autre que nous,
une vie séparée de la notre, indépendante,
une galaxie autre que la notre
qui cherche à se joindre, à s'unir, à la notre
mais la sensation de complicité à son propre corps,
c'est retrouver la part manquante
qui nous fait entier
qui fait de nous un bloc uni dans l'instant,
on se sent plus puissant, plus riche,
avec des ressources au fond de nous,
sans limites
c'est presque comme si on était à deux réunis,
avec quelqu'un d'autre mais en nous,
tellement aujourd'hui,
dans la vie moderne, technocratique
et civilisée,
notre corps et nous, au quotidien,
sommes désormais séparés,
étrangers l'un à l'autre
la plus grande et irréfutable preuve
de l'état de la complicité
à son propre corps,
c'est la qualité de la volupté
qu'on est capable de générer
Posté le 03/09/2025
B
bzo Membre
je me récompense très régulièrement d'un susucre bien à moi,
dans le genre que tout le monde aime là-dedans,
cela se répand comme du sirop dans l'eau
et cela donne un goût tellement fruité, tellement exquis
à tout mon être
oh si peu suffise,
il suffit parfois d'un mouvement de la hanche
et déjà cela fait comme une traînée de soie
chaude et frissonnante,
un instant, en moi
Posté le 03/09/2025
B
bzo Membre
il y a quelque temps encore,
j'ai écrit que je n'avais plus du tout envie d'avoir
un quelconque joujou prostatique dans l'anus,
eh bien c'est en train de changer,
je m'explique
tout a démarré, il y a une heure à peine,
en lisant la critique enthousiaste d'Adam
du masseur vibrant Lovense Edge 2 sur le site des Nouveaux Plaisirs,
cela m'a fait un peu réfléchir (pas longtemps)
d'un part, comme je l'ai maintes fois écrit,
j'ai envie de retrouver le plaisir prostatique pur,
avec lequel j'ai eu tellement de merveilleux orgasmes et de super O
les premières années
après que je sois sorti des sentiers battus du plaisir pénien
mais depuis j'ai évolué, un peu, beaucoup, à la folie,
avec ce que j'appelle le plaisir en mode yin
qui est aneroless,
en fait il a dérivé d'une progression peu à peu, à partir d'un moment donné,
de ma façon de pratiquer le massage prostatique avec masseur
toutes mes tentatives ces derniers mois,
pour renouer avec le plaisir prostatique
ont échoué
car les mouvements que j'effectue avec le masseur,
me font rebasculer plus ou moins vite
irrésistiblement vers un plaisir en mode yin
mais il y a une heure, donc, eureka
mais c'est bien cela la solution peut-être à mon problème!
un masseur prostatique vibrant!
aucun mouvement du bassin et des muscles de la région,
donc de ma part,
je laisse entièrement faire les vibrations du masseur
j'ai un souvenir assez gris, d'ennui qui s'installait,
à l'époque, de mes différentes tentatives,
avec ce type de masseur motorisé,
ils ont quelques programmes,
cela devient assez répétitif, je trouve, après un certain temps,
même en changeant régulièrement de programme
ce qui m'a définitivement convaincu,
c'est que dans la critique d'Adam
j'ai lu qu'il y avait une application avec
qui rendait les possibilités de vibrations infinies,
qu'on peut les faire varier sans limites
je me suis dit, "pourquoi pas",
retrouver le plaisir prostatique en complément, en parallèle,
à ma pratique en mode yin,
la tentative vaut bien les 100 euros que ce masseur coute
et zou, c'est déjà acheté,
on me le livre ce samedi,
je suis curieux de me fourrer ce joujou dans le cul
après avoir bien lubrifié le canal
plaisir prostatique,
qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour toi,
moi qui m'étais juré
de ne plus jamais me foutre un masseur dans le cul
Posté le 03/09/2025
B
bzo Membre
en attendant le Lovense,
je refais connaissance avec les joujou vibrants
en ayant rechargé mon Vice 2
ai eu une petite séance hier dans la nuit avec
mais ce soir, je vais m'accorder plus de temps,
hier , il était déjà 03h du matin quand j'ai commencé
il est comme neuf,
bien qu'acheté il y a pas mal d'années déjà
mais je ne l'ai quasi jamais utilisé
Posté le 04/09/2025
B
bzo Membre
c'est tellement frustrant quelque part
que moi
qui pendant deux ans à peu près,
au début que je me sois aventuré
hors des sentiers battus et rebattus du plaisir pénien,
ai vécu tant et tant d'orgasmes prostatiques et de super O,
qui allumait tellement facilement le feu du plaisir prostatique
soit incapable désormais,
après être passé progressivement
exclusivement durant plusieurs années (au moins cinq, six, voire plus)
à ce que j'appelle le plaisir en mode yin,
ne soit plus capable de retrouver ce type de plaisir
pourtant ma prostate est bien éveillée,
oh combien!
mais elle s'est habituée à fonctionner de pair
avec tout le reste du corps,
les génitaux, l'anus, etc
au fond,
cela a été cela, une grande part de mon apprentissage
du mode yin,
fondre la prostate dans un ensemble,
l'intégrer au reste du corps,
qu'elle ne soit plus une soliste toute puissante
mais qu'ils génèrent tous ensemble des ondes,
qu'ils travaillent tous parfaitement synchronisés,
les gestes, les mouvements, les contractions, les postures, les caresses,
viennent ainsi peu à peu tellement naturellement,
font parti d'un flux qui semble couler de source
là, en essayant de retrouver le plaisir prostatique,
j'essaie à nouveau d'extraire la prostate,
de l'habituer à fonctionner toute seule,
c'est une approche tout à fait différente
et je n'y suis plus du tout habitué,
ma prostate est habitué à entrer en action
uniquement en conjonction avec tout le reste
il va falloir me forcer sérieusement
pendant tout un temps
pour retrouver la puissance irradiante de la prostate
en solo aussi
mais avec un masseur vibrant,
cela pourrait être la bonne approche pour cela
car je parviens à ne pas rebasculer vers le mode yin
juste en laissant faire le masseur,
ne mettant pas en action mon bassin, mes cuisses et tout le reste,
juste quelques faibles contractions
et éventuellement du titillement des tétons,
ça va avec tout, le titillement de tétons,
cela met un coup de turbo toujours le bienvenu
Posté le 04/09/2025
B
bzo Membre
s'éloigner d'un plaisir sexuel
vécu dans sa chair et son esprit,
même pour quelques heures,
c'est comme avoir un désert qui prend pied en nous,
qui progresse lentement, gagne du terrain,
nous envahit de plus en plus
étancher son désir,
sentir comme un nectar extraordinairement nourrissant
traverser ses fibres,
y séjourner un peu,
c'est comme être dans un nid
hors du temps et de l'espace,
vibrant du confort ultime d'une félicité sans âge
Posté le 05/09/2025
B
bzo Membre
dingue çà,
je me rends compte que dans ma vie,
je passe plus de temps nu comme un ver
qu'habillé
en effet, si je sors de chez moi,
ce sera maintenant que je suis à la retraite
quasi exclusivement dans l'après-midi,
(quasi tous les jours)
généralement de 13/14h à 18/19h,
de temps à autre, en soirée,
pour aller au théatre, au restaurant ou au cinéma,
disons une fois, en moyenne, par semaine,
des gens peuvent venir éventuellement chez moi,
en soirée ou dans l'après-midi,
disons, là aussi, en moyenne, une fois par semaine,
le reste du temps, je suis chez moi, à poil,
bienheureux de l'être,
aéré par tous les pores de la peau,
allégé, vif, alerte
donc oui,
dans ma vie, je passe plus de temps nu comme un ver
qu'habillé
et j'aime cela,
oh oui j'aime cela,
le rapport à son corps est tout à fait différent
quand on est ainsi, dépourvu de tout tissu,
que toute la peau est à l'air libre,
le dialogue avec lui,
est beaucoup plus facilement établi,
l'instinct parle plus,
c'est une très bonne base, un bon début,
pour établir une complicité avec lui
Posté le 05/09/2025
B
bzo Membre
ces micro-séances impromptues, improvisées,
au détour d'une envie,
en mode yin
qui ne durent vraiment que quelques secondes
la plupart du temps,
rarement plus d'une minute ou deux,
me font toujours vivre une délicieuse volupté
mais parfois,
cela devient réellement spécial
ainsi il y a quelques minutes,
j'ai eu cette sensation extraordinaire de m'envoler
debout, je semblais décoller
comme un hélicoptère
qui tout en montant,
se laissait dériver un peu vers le côté
tout mon intérieur semblait se desceller,
s'élever lentement,
il y avait comme un couloir de soie
dans lequel j'évoluais vers le haut
je gardais un peu les yeux fermés,
oh la douce et magique expérience
que je venais de vivre
Posté le 06/09/2025
B
bzo Membre
je ne sais pas chez vous
mais chez moi, en mode yin, en tout cas,
le plaisir a quelque chose
d'incroyablement gracieux et d'harmonieux
et en même temps aussi, bien sûr,
d'animal, de sauvage, de tellurique
mais cette sensation d'harmonieux, de gracieux,
c'est quelque chose d'infiniment délectable,
on n'a pas cela en nous habituellement,
les animaux, si,
vous voyez n'importe quel animal dans la forêt ou un pré,
ils ont tous une sorte de grâce, d'harmonie, en eux,
ils appartiennent à la nature,
à la grande ronde de la nature,
ils sont pris, pour le meilleur et le pire, dedans,
dans le cycle qui tourne, qui tourne,
ils le décorent, ils le parent
alors que nous, non,
certes on vit, on meurt
mais nous n'appartenons pas à cette nature en face,
nous n'évoluons plus dedans
depuis bien longtemps
eh bien,
quand la volupté monte en moi,
je redeviens cet animal pris dans la ronde éternelle,
mon intellect est au vestiaire,
mon ressenti, mon instinct, mes pulsions, mon désir et mes sens,
règnent
et apparaît cette grâce, cette harmonie sauvage
qui est comme une part importante, glorieuse, de ce nectar
qui traverse mes fibres
Posté le 07/09/2025
B
bzo Membre
après une longue promenade dominicale,
par une chaleur caniculaire,
rendue assez pénible à la fin
car on étouffait dans le bus qui me ramenait,
il avançait au pas et était bondé,
cela paraissait interminable,
c'était ralenti de chez ralenti
et il y avait plein de déviations
car il y avait une manifestation
dans le centre de Bruxelles
de retour chez moi,
vite me débarrasser de mes vêtements,
boire, boire, boire
et prendre une douche froide
il y eu un moment,
juste un moment
où il y a eu un mouvement de la hanche
et une de mes mains
qui s'est posée quelque part sur la peau,
juste cela,
comme un éclair de soie m'a traversé,
un moment de fusion à mon corps,
c'est comme s'il s'était rué vers moi
et comme si je m'étais rué vers lui
et qu'on cherchait à s'enfouir l'un dans l'autre,
ne plus former qu'une grosse boule
frémissante d'amour
Posté le 07/09/2025
B
bzo Membre
comme ma peau est douce après la douche,
les pieds sur la table,
je ne peux m'empêcher de frotter une jambe contre l'autre
tout lentement
les deux peaux avec les poils écrasés entre,
semblent former comme des tissus chauds
dont le frottement cause des remous soyeux
descendant vers les profondeurs de la chair
oh, voilà que mes mains s'en mêlent,
se mettent à aller et venir de-ci de-là,
caressant, pressant
comme ce corps est réactif,
est plein de bonnes ondes de volupté
à déguster sans modération
voilà aussi que mon sexe se durcit,
je le roule un peu entre les cuisses,
il semble un bâtonnet vibrant et pulsant
au moindre contact, à la moindre pression
Posté le 07/09/2025
B
bzo Membre
bien-être d'être,
je suis sous la douche, les yeux fermés,
la tête penchée en avant, appuyée contre les carreaux trempés,
de l'eau tiède dévale en torrent
sur mes épaules, dans mon dos et sur mon crâne,
dégouline de partout
je viens de sortir de mon petit hammam portatif,
10 minutes de cuisson vapeur,
cela fait du bien quelque part,
où et comment je ne saurai dire
mais le fait est que je recommence jour après jour
oh j'en veux plus à présent,
je laisse mon bassin commencer à aller de gauche à droite
et de droite à gauche,
un mouvement chaloupé, lascif, hypnotique
à chaque fin de course,
je ponctue d'un contraction des muscles du périnée,
cela me fait en même temps,
une giclée d'ondes prostatiques qui inonde le bassin
et puis cela accentue le mouvement,
mes hanches se déportent de plus en plus vers la gauche et vers la droite
comme si elles étaient tirées par quelque chose plus loin
douce douce ivresse d'être
avec le désir qui joue librement
sans se soucier du genre de ce corps,
c'est tellement soyeux et vibrant en moi en ces moments,
pour quelqu'un d'imaginatif, d'audacieux
qui est prêt à reculer ses frontières
débarrassé de ses tabous,
le plaisir en solitaire est une aubaine royale,
un continent sans limites
Posté le 07/09/2025
B
bzo Membre
on fait de ces rêve bizarres parfois,
celui que j'ai fait la nuit passée,
c'était vraiment un drôle de coco,
pour y détecter un quelconque sens,
cela me dépasse vraiment
donc j'ai rêvé que je faisais partie
d'une équipe d'ingénieurs
qui ont développé un nouveau type de toilette
qui allait vraiment révolutionner le marché
et que deux techniciens sont venus m'en installer une
en avant-première
comme je faisais partie de l'équipe de développement
une fois installée, on veut remettre l'ancienne lunette dessus
mais on se rend compte qu'il n'a pas la bonne taille,
je dis que cela ne fait rien que je vais chercher à la cave
une de mes anciennes qui était d'une taille différente
qui devrait aller dessus
(détail qui est vrai, j'ai bien cela à la cave),
je remonte donc avec l'objet
et là consternation,
on se rend compte que cela ne va pas non plus
et qu'en fait, aucun modèle ne pourra aller dessus
car on ne l'avait pas fait à une des tailles standard
voilà, c'était un peu plus compliqué que cela,
je me souviens pas mal de plein de détails
mais j'ai simplifié et gardé l'essentiel
après être resté 5 bonnes minutes dans le lit
à me creuser la tête pour trouver un minimum de sens à ce rêve,
mon corps s'est mis à bouger façon liane lascive
et là, balayage généralisé, mon intellect s'est mis en veilleuse,
j'ai été instantanément emporté,
et le rêve et son sens, n'existaient plus
mais alors plus du tout,
n'existait plus que la soie chaude et frémissante
dans toutes mes fibres
comme c'était délicieusement frais, fin et intense avec raffinement,
oh comme on se sent vivre dans ces moments,
c'est juste miraculeux
qu'importe le nombre de fois déjà
où j'ai été empli par la volupté en mode yin,
cela reste à chaque fois une expérience
tellement ressourçante
Posté le 08/09/2025
B
bzo Membre
fier de mon inventivité
j'étais en train de chipoter au encadrement en bois d'une de mes fenêtres,
il faut savoir que j'habite au troisième étage,
c'est haut donc
quand tout à coup, la sorte de petite spatule en plastique
que je tenais à la main,
m'a échappé et est tombée dehors sur la corniche un mètre plus bas
c'est une corniche assez large et solide,
j'ai déjà vu des ouvriers montés avec un élévateur,
évoluer dessus pour effectuer des réparations au toit
mais bon, je ne suis pas l'homme-araignée, non plus
je m'apprêtais à faire le deuil de ce petit outil
quand j'ai eu une petit idée,
j'ai pris un manche à balai
et collé dessus un bout d'adhésif extra-fort dont une partie dépassait
puis j'ai sorti le balai, suis parti à la pêche avec
le petit bout de plastique fut accroché rapidement,
le temps que je ramène le balai,
il resta bien collé dessus
et hop, récupéré!
elle n'est pas belle, la vie?
Posté le 08/09/2025
B
bzo Membre
j'évoque par ces mots,
mode yin, plaisir au féminin,
cette pratique que j'ai développée dans mon coin
mais au fond, c'est juste une façon de pratiquer,
ne tenant pas compte du genre,
enveloppant les deux,
zigzaguant entre les deux, unissant les deux,
faisant interagir les deux
car nous les avons en nous,
le masculin et le féminin sont en chacun de nous,
l'un plus enfoui que l'autre, certes,
plus souterrain,
plus nous nourrissant plus ou moins discrètement
par les racines
cependant il y a moyen de le réveiller plus directement
de le faire entre en action,
de le laisser prendre les commandes
de notre corps et de notre esprit
plus directement
chez certain(e)s,
c'est une nécessité,
une nécessité d'être en accord avec sa personnalité profonde,
de se vivre plus en accord avec soi-même
chez d'autres comme moi,
c'est juste un moyen de vivre de merveilleux moments de volupté,
un moyen de s'explorer, de se découvrir toujours plus,
d'ouvrir en soi de nouveaux territoires
et de nouvelles sensations
une envie aussi de se confronter
à quelques uns des tabous
les plus profondément ancrés en l'individu
et en la société,
la transgression de genre
j'y vais allègrement,
le piment ultime
si on y prend goût
Posté le 09/09/2025
B
bzo Membre
nous sommes en même temps,
une mécanique de chair, d'os, de sang, de nerfs,
une machine, une machinerie,
d'une complexité incroyable
et une caverne sans lumière, un dédale,
aux couloirs à la sinuosité et aux virages interminables,
emplies de mystère, emplies de mystérieux
embrasser les deux,
s'ouvrir aux deux,
n'y rien comprendre, tout comprendre,
tout ressentir,
la vibration est l'outil le plus efficace
à notre disposition
pour vivre en même temps
la profondeur et la surface,
les unifier
Posté le 09/09/2025
B
bzo Membre
des frissons m'ont parcouru
de long en large et de large en long,
mes deux mains avaient atterri sur les seins,
les pressant vers le haut
je sentais les deux tétons
sous la peau des paumes,
comme c'était divin comme sensation,
électrifiant, générateur de soie
une espèce d'ondulation géante à l'intérieur,
irrésistiblement voluptueuse,
me saisit,
se transmit à mes hanches
qui ont semblé en emboîter le pas
en se mettant à gondoler sur place
en quelques instants,
tout mon être ne fût plus qu'une flamme
ondulant lascivement
sauf mon sexe qui s'était durci
et qui pointait fièrement vers le ciel
comme pour indiquer le chemin
à tout le reste
Posté le 10/09/2025
B
bzo Membre
le plaisir, chez moi,
court tellement plus vite
que le durcissement
de mon braquemart
en fait, il est une tortue
en comparaison
et c'est bien,
très bien ainsi
et quand il le rattrape,
la scène est déjà installée,
florissante, productive, festive,
il fera partie du décor,
une antenne de plus,
juste un peu plus visible
que le reste
mais tout de même
et à jamais,
un magnet
à une myriade de bouches
dans le côté mâle
de mon imagination
de notre plus profond
jusqu'au ras de la peau
virevoltent joyeusement
comme des dauphins
les ondes
nage libre du désir,
je m'ouvre,
je laisse monter
de tout mon être,
des corolles soyeuses me poussent,
des corolles soyeuses m'entourent,
des cohortes bruyantes de bourdons
arrivent,
des cohortes bruyantes de bourdons
me butinent
Posté le 10/09/2025
B
bzo Membre
je raffole,
j'en redemande,
de ces changements soudain
d'environnements,
passer
en les sentant un peu se mélanger
quelques secondes
avant de céder la place
d'ondes 100% prostatique
à 100% génitale
la volupté virevolte alors en moi,
fait des pirouettes, des entrechats,
toutes sortes de figures de style
les unes plus délicieuses que les autres
mes fibres en frissonnent,
mes fibres en se pâment,
mes fibres joyeusement
en délire extrêmement
Posté le 10/09/2025
B
bzo Membre
l'univers,
à notre naissance,
nous a confié une mission,
jouir le plus possible
de chaque instant qui passe
par tous les moyens
possibles et imaginables
tant que c'est dans le respect
de soi et des autres
et tant que cela vous explose
jusqu'au ciel
ou au moins jusqu'au plafond
Posté le 10/09/2025
B
bzo Membre
tout à l'heure dans la forêt
sur un sentier zigzaguant
sous l'océan du feuillage,
j'ai croisé quelqu'un,
on s'est souri,
on s'est dit bonjour
pendant tout un temps,
sa voix et ses mots ont encore résonné en moi,
son sourire, son visage,
son allure, sa démarche, sa silhouette,
flotté en moi
puis peu à peu se sont effacés
comme des vaguelettes sur une étendue d'eau
dans laquelle un caillou avait été jeté
Posté le 10/09/2025
B
bzo Membre
un petit coussinet de volupté
qui ronronne doucement,
une cuisse un peu pressée
contre les génitaux
tandis que penché en avant,
je lave quelque chose
dans la baignoire,
cela remue vaguement
Posté le 11/09/2025
B
bzo Membre
15 ans j'ai travaillé comme analyste-programmeur java et sql,
quasi exclusivement dans une équipe qui gérait et faisait évoluer
une application business utilisée par toute la région bruxelloise
pour les permis d'environnement, les permis urbanistiques,
les certificats PEB, etc
depuis le jour que je suis parti à la retraite,
je n'ai plus écrit une ligne de code,
cela ne m'intéresse plus,
tout ce monde IT du développement logiciel de haut niveau
n'existe plus pour moi
cependant il m'en restera toujours quelque chose,
ma façon d'analyser les problèmes que je rencontre,
l'analyse logique, une fois que vous êtes là-dedans,
que vous avez baigné là-dedans pendant des années,
cela devient une seconde nature
et j'en suis parfaitement content,
cela me sert bien pour résoudre des tas de situations
plus efficacement dans ma vie quotidienne,
cela m'étonne toujours à quel point
automatiquement j'aborde à peu près tout
dans tous les aspects de ma vie,
avec cette façon de penser, d'analyser,
d'investiguer les obstacles
et ce n'est absolument pas contradictoire
avec mon amour de l'art, de la littérature, de la poésie,
du théatre,
non absolument pas,
cela apporte même un éclairage différent sur les oeuvres que je regarde,
les pages des livres que je lis, etc,
on devient instinctivement curieux des rouages,
on raffole des dédales derrière
on peut se laisser emporter par l'émotion de l'art
sans restrictions, sans limites,
tout en ayant un esprit analytique, logique, fort développé
Posté le 11/09/2025
B
bzo Membre
il y a quelques minutes dans ma cuisine,
je dansais nu assez idiotement,
je battais des bras et je faisais des sortes de pas de côté et des entrechats
tout en chantonnant "Moon River"
j'exprimais ainsi mon contentement
d'avoir réussi un bricolage assez délicat,
un travail de précision
pour accrocher à un pan de mur en biais
un grand et beau tableau
que j'ai acheté à un jeune peintre abstrait français
mission réussie, il est là, en place,
ce gouffre noir avec milieu
des couleurs de pierre en fusion,
de roche en flammes,
comme une gueule de volcan
prêt à vous cracher les entrailles de la terre
en plein figure
Posté le 12/09/2025
B
bzo Membre
les pieds sur la table face à l'écran,
mes bijoux de famille sont installés
confortablement dans leur nid
entre mes cuisses
de temps à autre, je les presse un peu,
je les bouge un peu,
immédiatement ils se mettent à ronronner
de bonnes ondes à la ronde
mais que le mouvement se poursuive,
s'amplifie,
atteigne mes hanches,
on entre tout de suite dans une autre dimension,
mes fesses se contractent un peu en réaction,
il y a du déplacement de bassin
et les muscles du périnée semblent déjà
comme des chiens de plus en plus excités
qu'on a du mal à retenir
juste un peu les lâcher
et la prostate comme une cantatrice
déjà se met à vocaliser
oh comme je me pâme
pour un oui, pour un non,
c'est ma récompense
d'avoir atteint
un tel degré de complicité
avec mon corps
Posté le 13/09/2025
B
bzo Membre
réveiller la femme en soi sexuellement,
cela peut paraître choquant, transgressif,
dans certains milieux,
on est traité de pédé pour moins que cela
mais qu'est-ce que c'est bon,
oh s'ils savaient comme c'est bon
cette ouverture chaude soudainement
en bas dans sa chair
par laquelle un torrent soyeux semble s'introduire,
remonter jusqu'à notre âme
tout ce corps en fête,
en fête d'être,
c'est bien simple,
on n'est plus qu'un entonnoir,
un entonnoir à nectar,
oh comme cela coule, comme cela frotte,
dans toutes mes fibres
tout n'est plus que plongée, courbure, glissade,
feutre en chaleur
et puis chaque mouvement, chaque geste,
est un bouleversement, un nouveau continent
Posté le 14/09/2025
B
bzo Membre
le football est devenu un drôle de sport,
tellement désagréable, même répugnant par certains aspects,
je continue de regarder de temps à autre
mais quelque chose s'est sérieusement perdu en cours de route
au fil des années
une bonne partie du temps,
les joueurs se battent comme des chiffonniers sur le terrain.
Il n'y a plus aucun fair play, tous les coups sont permis,
ils simulent, effectuent toutes sortes de sournoiseries,
sont faux-cul comme c'est pas permis,
prétendent ceci ou cela, jouent la comédie pathétiquement,
etc, etc, vous voyez le tableau
Posté le 14/09/2025
B
bzo Membre
quoi de plus divin en nous
que la volupté,
le sang des dieux
est dans nos profondeurs,
quelque part une plaie saigne
quand nous gémissons de plaisir
Posté le 15/09/2025
B
bzo Membre
je l'ai déjà écrit maintes fois
mais je ne peux m'empêcher encore une fois,
la volupté est toujours meilleure,
elle semble comme un vieux vin
qui vieillit merveilleusement bien,
de plus en plus de bouquet, de plus en plus de corps, de plus en plus d'arôme,
son terroir s'enrichit toujours,
des senteurs fruitées d'une magnifique complexité
je ne jouis rarement
mais constamment je me pâme,
c'est peut-être le mot le plus approprié,
je me pâme de tout mon être,
une félicité voluptueuse qui s'empare de toutes mes fibres,
une splendide sensation d'épanouissement,
de floraison dans toutes mes cellules
Posté le 15/09/2025
B
bzo Membre
ce que je décris comme yin et yang,
le féminin et le masculin, en soi
qui interagissent,
cette sensation de se faire l'amour,
cette sensation quand on se caresse
qu'une partie de vous-même,
en fait réagir une autre
presque comme si on était deux personnes différentes
qu'on ressent en même temps,
pour simplifier, on peut décrire cela comme cela
on peut voir cela aussi
d'une façon plus terre à terre,
dégagée de tout "romantisme",
de toute interprétation un peu ésotérique,
juste pleinement mécanique, physiologique,
né de l'exercice et de l'habitude
qu'à force de se caresser tout seul dans son coin,
cela débloque des choses en soi
qu'on parvient à ressentir des effets
beaucoup plus riches, plus variés
qu'à force de se mettre entièrement,
de se donner tout entièrement,
dans le moindre mouvement, le moindre geste, dans l'action,
y allant avec la même passion, la même énergie
que si on interagissait avec un autre corps, un autre être,
eh bien qu'on parvient sinon à ressentir le même niveau de volupté,
du moins quelque chose de beaucoup plus puissant et riche
que la première qu'on pose la main quelque part sur soi
et que cela ne fait pas grand effet
car c'est nous-même, on le sait, on le sent,
on sait ce que l'on va faire,
notre corps n'est pas habitué à réagir à des auto-stimuli
et on n'est pas habitué à avoir du plaisir en solitaire
autrement qu'on se masturbant
mais avec le temps, à force de pratiquer ainsi,
on peut arriver à casser certaines barrières,
à passer outre certaines limitations,
on peut arriver à tourner son désir vers soi-même
et à le laisser s'exprimer
avec de plus en plus d'efficacité,
à son propre contact
et pas seulement au contact juste de son sexe,
et des minuscules zones érogènes de l'homme
qu'il y a moyen d'habituer tout son corps à réagir,
à devenir vraiment comme une peau de tambour
ultra tendue
prête à vibrer au moindre effleurement,
à la moindre contraction, au moindre geste,
au moindre déplacement
on peut voir cela aussi comme cela
mais une fois qu'on y est arrivé,
je peux vous assurer,
vu la qualité de ce que l'on vit, de ce que l'on ressent,
on est tenté irrésistiblement
d'y voir beaucoup plus,
de voir là-dedans quelque chose de plus ésotérique, de plus "magique",
tellement le plaisir généré
est devenu quelque chose de satisfaisant, de nourrissant,
de riche et de complexe,
cela semble presque surnaturel par moments
de par la qualité et l'intensité
Posté le 15/09/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
bzo écrit le 13/09 mes bijoux de famille sont installés confortablement dans leur nid entre mes cuisses de temps à autre, je les presse un peu, je les bouge un peu, immédiatement ils se mettent à ronronner de bonnes ondes à la ronde ../.. mes fesses se contractent un peu en réaction, il y a du déplacement de bassin et les muscles du périnée semblent déjà comme des chiens de plus en plus excités qu’on a du mal à retenir juste un peu les lâcher et la prostate comme une cantatrice déjà se met à vocaliserSi on ajoute à ça, la caresse des tétons, on est parti pour planer pendant un bon moment.
Posté le 15/09/2025
B
bzo Membre
Si on ajoute à ça, la caresse des tétons, on est parti pour planer pendant un bon moment.moi, j'aime bien une partie du temps rester sans le titillement des tétons, c'est tellement puissant, c'est un turbo tellement efficace que dès que j'enclenche cela, c'est devient directement orgasmique, tellement explosif alors que j'aime bien aussi rester au mode mineur, juste un kaleidoscope de volupté aux nuances sans cesse changeantes sans que la tension sexuelle n'augmente trop vite, reste comme cela à bonne altitude à peu près stable, enfin en montant plus lentement, pas directement à crever les nuages
Posté le 15/09/2025
B
bzo Membre
fais à nouveau un rêve étonnant,
j'ai rêvé que mon meilleur ami (ex-meilleur ami, en fait) était dentiste,
non seulement cela
mais j'ai rêvé de ses études en tant que dentiste,
rêvé de ses consultations en tant que dentiste,
rêvé d'heures passées dans le siège de son cabinet
tant qu'il trifouillait dans ma bouche
pour effectuer des détartrages, des plombages, etc
bref j'ai rêvé de toute sa carrière en tant que dentiste,
ainsi que de ses études pour le devenir
la vache,
alors que toute sa vie, il l'a passé dans l'humanitaire,
travaillant en Asie, en Extrême-Orient,
luttant contre le Sida essentiellement,
vocation née d'un service militaire échappé
en tant qu'objecteur de conscience
ouch, la puissance des rêves, tout de même
car pour l'instant l'image de la profession de dentiste
semble indélébilement associée à lui désormais,
comme si dans ma mémoire,
sa réelle profession, durant la nuit, avait été méticuleusement effacée,
remplacée par une autre carrière,
elle toute fictive, échappée du délire de mes cellules
durant mon sommeil
Posté le 16/09/2025
B
bzo Membre
debout,
appuyé contre le plan de travail dans la cuisine,
les bras derrière moi, les mains posées dessus,
j'ai les yeux fermés, la tête tourné vers le plafond,
suis en train de gémir,
il y a mon bassin qui fait des siennes
il tournicote lentement dans tous les sens,
semble brasser du sirop velouté à l'intérieur,
le faire passer et repasser dans mes cellules,
les rincer méticuleusement avec
je n'en peux plus,
il y a quelque chose de tellement paradisiaque
en chacun de ces vagues de sensations,
c'est comme si elles venaient de toujours plus loin en moi,
extraites d'une sorte de mine de diamants enfouie dans mes ténèbres,
toujours plus étincelantes,
berceaux d'une lumière toujours plus fine
et hors de ce monde
j'ai l'impression de léviter,
mon corps ne semble plus qu'un magma de plaisir
me tenant dans ses bras,
me berçant tendrement jusqu'au ciel
Posté le 16/09/2025
B
bzo Membre
extraordinaire de se sentir devenir animal,
poussé par le désir,
tiré par les milles mains du désir,
arraché à toute humanité,
policée, réfléchissante,
juste une pulsion irrésistible,
toutes digues, toutes retenues, évanouies
reste que la bête,
impure et tellement pure, en même temps,
reste que cette nature concentrée à l'extrême,
libérée, déchaînée,
roulant à l'air libre
jusqu'à dissolution, jusqu'à dispersion,
parmi les nuages
Posté le 16/09/2025
B
bzo Membre
tout le corps a demandé
je venais de me lever de mon bureau,
m'étais retourné,
me suis à marcher
mais à un moment donné,
quasi directement en fait,
me suis arrêté net,
ai fermé les yeux,
mon corps m'appelait
ma main s'est posé sur un sein,
les hanches se sont mises à bouger,
les cuisses ont commencé à faire frotti frotta
et pour clore cette mise en route de la machinerie,
les muscles du périnée se sont contractés
toute une immense fusée de douceur
a commencé à s'arracher en moi,
flottement général de la soie
dans la moindre de mes fibres
je restai ainsi encore quelques longues secondes,
le temps de déguster jusqu'aux dernières gouttes de nectar
qu'il restait dans la coupe de cet élan,
de plus en plus ralenti,
jusqu'à s'interrompre complètement
je reprends la marche vers la cuisine
Posté le 17/09/2025
B
bzo Membre
Greta Garbo
qui ne connait pas ce nom
qui s'intéresse un peu au cinéma?
la star ultime, la légende
pourtant
si on regarde d'un plus près,
si on l'étudie un peu,
je trouve qu'elle n'était pas particulièrement belle,
qu'elle n'était pas particulièrement bonne actrice
et qu'elle n'a pas joué dans particulièrement de grands films
alors pourquoi?
on peut hasarder l'hypothèse
que si elle n'a pas été oublié
et qu'elle a acquis ce statut si spécial dans le cinéma,
c'est juste parce qu'elle n'a pas continué sa carrière,
l'ayant fini dans un grand âge,
jouant les grand mères bienveillantes et à l'écoute
ou la voisine serviable et attentionnée
que c'est le fait qu'elle l'ait interrompu
brusquement au faîte de sa gloire,
coupant complètement les ponts avec le monde du cinéma,
devenant durant plusieurs décennies cette figure fantomatique
qui jouait à cache cache dans les rues de New-York,
n'a pas été le facteur décisif qui a contribué
à créer le personnage, la légende, la star ultime, Garbo
qui connait encore, à part les cinéphiles,
les noms de Jean Arthur ou de Myrna Loy,
qui ont aussi été de très grosses vedettes en leur temps
et qui elles,
étaient d'excellentes actrices
qui ont joué dans de nombreux très très bons films?
peut-être que si Myrna Loy ou Jean Arthur,
à 40 ans avaient brusquement interrompu leur carrière
et avaient coupé toute relation avec le monde du cinéma,
ce serait leur nom qui , aurait cette aura toute particulière
et le statut de star ultime du cinéma
Posté le 19/09/2025
B
bzo Membre
ce matin en me réveillant,
j'ai senti le besoin urgemment de m'enfoncer
deux doigts bien profond dans le troutrou derrière
une fois l'action effectuée,
je me suis senti vraiment bien
mais alors vraiment bien
comme si je venais de colmater
une fuite dangereuse avec un bouchon
juste cela comme sensation d'abord,
un bien-être général à peine sexuel
puis après quelques instants,
les muscles de région se sont mis en route
mais quand j'écris mis en route,
c'est vraiment mis en route,
la turbine 500000 chevaux,
inarrêtable,
comme un grondement de tremblement de terre
pendant quelques instants dans mon bassin
et puis le ciel s'était brusquement éclairé,
les nuages se sont comme par miracle entrouverts
pour laisser la place aux innombrables rayons
d'un soleil radieux,
une générosité tout dorée et ineffablement chaude
s'est installée partout en moi
et tout ce que je ressentais à présent,
c'est comme si tout mon bassin
venait téter ces doigts enfoncés dans mon séant
une cochonnerie majeure,
discrète désormais mais majeure,
était en train de s'opérer là en bas,
quelque chose comme siphonnait en moi voluptueusement,
à grosses goulées du nectar genre arrache-boyau
tour à tour se plaquant, se collant tout contre ces deux doigts
puis relâchant la prise,
en rythme,
avec efficacité, avec coordination,
effectuant un mouvement genre traie de la pie d'une vache
provoquant comme un giclement de lait chaud de nectar
vers le haut
qui se répandait dans mes fibres
Posté le 19/09/2025
B
bzo Membre
les flux d'énergie circulant
comme de la soie ondulante,
frémissante,
des bancs de dauphins
oh la vie, soudainement,
comme un torrent intense
courant en moi
mes yeux se sont refermés
sur cette félicité
qui nage tellement joyeusement
partout, pour l'instant
mes hanches se sont tendues,
il y a du cambrement en l'air,
de la bonne tension
aux bons endroits
mes mains sont calmes, inertes,
pour l'instant,
tout est dans la danse lente du bassin,
en cette fontaine chaude, tellement vibrante
qui s'éveille entre mes reins
semble monter en gerbe,
en bouquet,
jusqu'à dans mon torse
jusqu'à dans ma tête
o miracle de la volupté,
de cette brusque intrusion
paradisiaque
en toutes mes fibres
o miracle de mon double sexe,
de mon désir resplendissant
m'habitant comme un immense arbre intérieur
dansant majestueusement au vent
Posté le 20/09/2025
B
bzo Membre
j'ai joui
rien qu'en me touchant
un instant la poitrine
debout dans la cuisine,
en train de préparer les ingrédients
pour faire du bon pain au levain maison
et aussi du yaourt à la grecque maison
avec des framboises des myrtilles et des mûres, dedans
occupé avec tout cela,
avec tout le sérieux et l'attention comme il se le doit
me suis décidé à un moment donné
à prendre une petite pause,
ma main s'est posée sur la poitrine,
a commencé à bouger lentement dessus,
oh l'éclair de soie qui m'a traversé de part en part
mes yeux se sont refermés,
un gémissement est sorti de ma bouche,
ce fut bref
mais cela m'a tellement envahi de fond en comble,
ô mon très cher corps,
comme tu es électrique ce matin
Posté le 20/09/2025
B
bzo Membre
quand je reste plusieurs jours
avec le désir comme en veilleuse,
quasi sans aucun moment de volupté
(ça arrive en fait curieusement,
progressivement, de plus en plus,
au plus j'avance,
au plus je suis dans la période d'abstinence d'éjaculation,
au plus elle se prolonge,
au plus mes réserves d'énergies sexuelles s'accumulent,
débordent, sursaturant ma chair)
quand je redécouvre soudainement donc le plaisir,
que cela existe,
que ce royaume existe en moi,
après plusieurs jours sans rien ou quasi,
mon corps est miraculeusement réactif,
miraculeusement prêt au dialogue,
à l'entretien intime
je redécouvre à chaque fois
à quel point nous possédons en nous
un système perfectionné d'irrigation de la volupté,
à quel point il est capable d'aller nourrir,
d'atteindre au plus profond ,
tout comme en surface et dans les couches intermédiaires,
enfin partout partout partout
en même temps amplement,
déversant généreusement dans la moindre fibre
mais finement aussi, prenant le temps de biberonner chaque cellule
le temps qu'il faut
pour qu'on ait cette sensation de satiété,
d'être nourri de fond en comble,
d'avoir été ressourcé,
de sentir que la moindre racine, la moindre radicelle
a eu sa dose
Posté le 21/09/2025
B
bzo Membre
tous les deux jours,
je vais rendre visite à ma vieille mère
qui habite depuis quelques années
dans une maison de retraite(EHPAD) ici à Bruxelles
là, je vois bien qu'un des problèmes principaux
de tous ces petits vieux, c'est l'équilibre,
parvenir à rester debout sur ses jambes,
sans trop vaciller,
pouvoir avancer sans faire la culbute
et comme moi-même,
je ne suis plus un perdreau de l'année (66 ans),
même si je n'ai aucun problème de ce côté actuellement,
j'ai décidé d'acquérir un équilibre en béton
et donc de faire toutes sortes d'exercices
quotidiennement en ce sens
bon, vu mes limitations physiques,
(problème au genou et la cheville gauches, bas du dos),
je ne peux faire tout un tas de types d'exercices,
genre se mettre debout sur une jambe,
plier la jambe, se courber régulièrement en avant, etc,
donc j'ai du chercher, beaucoup chercher
pour trouver des exercices adaptés à mon état
qui correspondent à ce que je veux faire,
à ce que je veux obtenir comme résultats
le premier exercice que j'ai trouvé,
c'est être assis sur un gros ballon, genre ballon suisse,
ne plus avoir les pieds par terre,
c'est bien rigolo,
cela est devenu une sorte de rodéo sur le ballon,
je roule à gauche, à droite, en avant, en arrière,
parfois je me retrouve sur le dos carrément, plus sur le cul
c'est bien sympathique,
cela contribue à l'équilibre général
mais ce n'est pas encore tout à fait cela,
si je voulais faire du cheval, là cela m'aiderait bien
mais l'équilibre debout et l'équilibre assis,
ce n'est pas tout à fait la même chose
non,
ce qui m'est possible sous certaines conditions de faire,
je l'ai découvert récemment
et qui me permet de travailler royalement mon équilibre
debout sur mes jambes,
c'est la marche sur une corde
ou plutot car les différents engins disponible pour ce genre de discipline,
marcher sur une lanière de 3 à 4 cm de large
j'ai donc commencé cela
et j'aime vraiment beaucoup,
vous vous demandez peut-être pourquoi j'écris à ce propos,
qu'est-ce que cela a voir avec les sujets
qui nous occupent habituellement sur ce site?
eh bien c'est fort simple, vous allez comprendre,
en fait si je me suis rendu compte
que j'aimais tellement tous ces exercices d'équilibre,
assis sur un ballon ou debout sur une lanière,
c'est parce que cela demande avant tout
d'être à l'écoute totalement de son corps,
vous commencez à comprendre,
ce que vous exercez, ce que vous développez, avant tout,
c'est cela, c'est la connexion à son corps
quand vous êtes debout sur une lanière de 4cm de large,
la moindre pensée et vous commencez directement à perdre votre équilibre,
il faut être constamment et totalement
être là dans l'instant à l'écoute de son corps
pour rester en équilibre sur un fil
j'ai compris cela il y a quelques jours
que c'est pour cela que j'aimais tellement ces types d'exercices
que c'était une autre manière de solliciter et de développer
la complicité à mon corps,
en plus que de l'acquisition d'un équilibre en béton
tout en exerçant et développant toute une série de muscles profonds
nécessaire à ce genre de petit jeu
Posté le 21/09/2025
B
bzo Membre
les pieds sur le bureau,
je regarde une série anglaise policière,
pas mal,
une petite envie soudainement,
je mets en pause,
je ferme les yeux,
rejette la tête en arrière,
me mets en condition,
serrant un peu les cuisses,
me concentrant sur mes hanches,
les bougeant un peu,
les laissant comme flotter,
dériver un peu dans l'espace,
comme si je les occupais différemment
et puis et puis
je fais monter une contraction,
juste une,
bien lentement
et la maintiens,
je sens des ondes comme monter,
un rayonnement soyeux,
cela darde
au plus je maintiens la contraction,
jouant très légèrement sur la pression,
relâchant un tantinet, resserrant un zeste,
au plus cela darde de plus en plus vivement,
on dirait du cristal,
du cristal qui chante dans mes fibres,
délicieux,
je me remets à regarder ma série britannique,
la chair encore un peu frissonnant délicieusement
Posté le 22/09/2025
B
bzo Membre
l'instantanéité miraculeuse du plaisir
ce matin, au réveil,
après quelques secondes,
je sentis que le désir
aussi s'était réveillé en moi,
prêt à comme prendre possession
de mon corps et de mon esprit
je me mis à bouger,
le cul, le bras, la jambe,
n'importe quoi
pourvu que la pieuvre de soie
se mette en mouvement en moi,
prenne le gouvernail
de ses milliers de tentacules,
frissonnantes, chaudes,
qui s'insinuent partout partout
l'instantanéité miraculeuse du plaisir,
par là je veux dire
que le plaisir semble se diriger lui-même,
un circuit court,
j'effectue des mouvements, des gestes,
des frottements, des pressions, des caresses,
des contractions de muscles de toutes sortes,
et en même temps que tout cela
semble générer le plaisir,
celui-ci semble aussi avoir pris en main
la direction des opérations
c'est le miracle de se mettre à l'écoute de soi-même,
de se mettre au service de son corps entièrement,
c'est le miracle de la complicité du corps et de l'esprit,
que la cause semble devenir l'effet
et l'effet la cause
en s'écoutant,
la sensation semble devenir action
et l'action sensation,
on se fait l'amour,
le yin et le yen en nous,
interfèrent,
on devient couple,
on est accouplé à nous-même,
comme un avion en plein vol
qui est ravitaillé
par un autre avion
volant à côté de lui
Posté le 22/09/2025
B
bzo Membre
à nouveau
en train de regarder ma série policière anglaise,
les pieds sur la table
devant mon ordinateur
et à nouveau une petite envie,
une petite envie de soie,
d'envahissement généralisé de soie,
soif d'inondation délicieuse
dans mes fibres
je ferme les yeux
et je fais monter une contraction
puis un autre
et encore une autre
et une autre,
à chacune, le le dardement d'ondes,
semble plus intense,
cela monte en rafales
grâce aux contractions qui se suivent
à un rythme soutenu
je presse, je relâche, je presse, je relâche
et je gémis de plus en plus,
quelle houle délicieuse
derrière mes yeux fermés
allez, on retourne vers l'enquête
Posté le 22/09/2025
B
bzo Membre
mon sexe un peu épaissi
et mes vieilles couilles poilues, pendouillantes
vibraient, vibraient,
entre mes cuisses qui les malaxaient,
les frottaient, les pressaient,
tout en douceur et en dextérité
une contraction des muscles du périnée
vint s'en mêler,
ce fut comme une impression de carrosse royal
fendant une foule joyeuse, exubérante,
une clameur montât en moi de toutes parts,
toutes les fibres de mon être
semblaient comme les innombrables et minuscules parties
de la peau tendue d'un tambour
et la moindre action , n'importe où,
qui les sollicitait,
entraînait immédiatement une masse de nouvelles vibrations
qui venaient s'emmêler
à celles qui roulaient déjà dans ma chair
oh quelle joyeuse cacophonie d'ondes,
mon petit exercice d'inondation de volupté du réveil,
mon torrent à flanc de montagne de sensations se déversant,
m'entrainant vers le jour
entrons-y au moins du bon pied, dans ce jour,
qui sera sûrement,
aussi terrible et aussi magnifique que les autres,
entrons-y au moins du meilleur pied qui soit,
celui qu'on prend,
celui qui vous botte un instant
jusqu'à votre ciel le plus intime,
dans son emballage tout chiffonné et ondulant de gémissements,
tout seul ou en bonne compagnie
Posté le 23/09/2025
B
bzo Membre
réussir sa vie, je trouve,
c'est d'être capable de faire quelque chose,
quelque chose de beau, de généreux,
avec ce que l'on a,
là sous la main, dans l'instant,
chargé de tout son passé
et pas ce que l'on aurait pu faire si,
si j'avais fait comme ceci ou comme cela,
si j'étais comme ceci ou comme cela,
les fleurs poussent même sur les paysages de ruine,
le soleil ne tient compte que d'eux
Posté le 24/09/2025
B
bzo Membre
au fur et à mesure des jours
en abstinence d'éjaculation,
j'ai une paille de plus en plus sèche en moi
et comme le moindre mouvement des hanches,
le moindre bout de doigt traînant sur la peau,
sous la tutelle du désir,
devient étincelle
Posté le 24/09/2025
B
bzo Membre
ça y est, le froid est là, le froid a débarqué!
oh la la ce monde est tellement imparfait,
soit il fait trop chaud, soit il fait trop froid,
quelle cour des miracles
Posté le 24/09/2025
B
bzo Membre
pendant des années,
j'avais un rêve superbe qui revenait régulièrement
mais plus ces derniers temps,
quelque part j'ai tellement soif d'y regoûter,
il me manque,
j'y pense de temps à autre avec nostalgie
je décris un peu,
il y avait dedans l'immensité du ciel
mais qui était envahi par les branches innombrables d'un arbre géant
et moi je volais entre,
je battais des ailes tout le long du rêve,
zigzaguais, planais, entre les branches,
de temps à autre, je me posais sur l'une d'entre elles
ce rêve était particulièrement puissant
car je ressentais un plaisir à fournir l'effort de battre les ailes, assez ineffable
le fait de m'en servir, de battre l'air avec pour voler, de me déplacer,
chaque battement d'aile,
semblait m'apporter des sensations délicieuses, libératrices
ah oui, comme ma description le laisse deviner,
c'est un rêve dont je me souviens de beaucoup beaucoup de détails
Posté le 25/09/2025
B
bzo Membre
comme mon pénis et mes couilles
glissent pour l'instant
velouteusement entre mes cuisses
animées par un lent mouvement
de droite à gauche et de gauche à droite,
des hanches
le lubrifiant le plus divin que je connaisse
mais hélas dont l'effet ne dure pas bien longtemps,
les humidifie,
j'essaie de ralentir au maximum
la montée de l'urine,
le filet de liquide chaud et soyeux
se répand, a envahi toute la région
et la contraction de muscle nécessaire
pour le faire monter dans l'urètre,
ajoute encore à la sensation,
la renforce en fait diablement exotiquement,
l'impression que mes boyaux se tordent délicieusement
à chaque fois que je fais un effort contenu
pour faire sortir de la pisse le plus lentement possible,
on dirait que de la jouissance même
se tord soyeusement en mes tripes
comme une anguille dans tous les sens
oh c'est absolument unique, je suis au paradis
mais cela ne durera pas plus d'une trentaine de secondes,
heureusement que je suis dans la cabine de douche,
une flaque jaune est en train de se former sous moi
et l'odeur acre a atteint déjà mes narines
mais dans quelques instants,
le déluge d'eau chaude de la douche
aura tout emporté
et il sera temps de passer à d'autres jeux
sous les filets d'eau
qui ne manquent pas non plus
de volupté exotique à déguster
en gourmet cochon de chez cochon
que je suis
Posté le 26/09/2025
B
bzo Membre
debout devant la baignoire les yeux fermés,
je me déguste,
mon bassin bouge lentement,
mes cuisses pressent, malaxent un peu,
les bijoux de famille,
des ondes semblent rayonner de là en bas,
avec une telle puissance,
on dirait un soleil radieux de volupté
dardant en moi
j'écarte les cuisses maintenant
pour laisser la prostate et les muscles du périnée
prendre la relève,
mon bassin devient carrément
indécent de chez indécent, là,
de mouvement féminisé
de copulation, de rut
comme il bouge,
il extirpe de la puissance de la terre
comme une pompe,
je gémis de plus en plus
la sensation de pénétration
est devenue tellement omniprésente,
toute la zone du périnée est en pleine action,
ma bite se raidit un peu
sous l'effet des tensions dans la région,
cela augmente encore plus les effets,
il acquiert un mouvement de pendulum ainsi,
dodelinant du noeud
mais je me concentre ailleurs,
il reste en périphérie de mon attention,
il y a comme une fente palpitante en moi pour l'instant,
comme cela vibre,
à chaque contraction de muscle,
à chaque changement de position des fesses,
un essaim de nectar se répand,
mes fibres sont en fête
Posté le 26/09/2025
B
bzo Membre
je ne sais pas pour vous
mais pour moi, mon corps
est une constante invitation au plaisir
bon, il est vrai que j'ai un truc,
vous le connaissez si vous me lisez un peu
mais l'abstinence d'éjaculation,
si vous tenez quelques semaines,
il y a un moment
où cela devient véritablement magique
bon, évidemment,
il faut savoir aussi exploiter
toutes ces énergies stockées en vous,
en mode sursaturation de chez sursaturation,
qui exsudent par tous les pores de la peau,
vous êtes comme une éponge gorgée d'elles,
la moindre pression
et déjà cela dégouline de tous les côtés
mais si vous êtes capable les exploiter,
alors là, alors là,
vous pouvez vivre des moments
vraiment très spéciaux
là, il y a quelques minutes
dans mon hammam,
je suis arrivé à rester parfaitement immobile
pour continuer à goûter à la chape de chaleur
collée à moi
et non pas la subir
tout en faisant monter des contractions
c'est vraiment la seule chose qui bougeait en moi,
le rythme des muscles du périnée
qui se tendent et qui se détendent,
tout le reste avait une parfaite immobilité de statue
les effets ont été curieux,
la torride couche de vapeur qui m'encerclait au plus près
semblait vraiment par moments s'associer aux ondes
qui montaient en moi à chaque contraction
l'effet était assez étonnant,
les vibrations de la prostate
semblait venir s'emmêler à la chaleur humide
qui se plaquait à moi, qui m'envahissait en partie
il y eut un moment où je ne savais plus trop
quoi était quoi,
tellement tout semblait s'amalgamer,
la chaleur de la vapeur
semblait devenir de plus en plus voluptueuse
je gémissais un peu,
je me sentais comme un haut fourneau,
dont le brasier incandescent était entre les hanches,
avec des colonnes de chaleur presque
comme si c'était un tube chauffé à blanc
dans lequel j'étais engoncé
et puis mes gémissements par le haut
qui s'échappaient
comme des oiseaux légers légers
Posté le 26/09/2025
B
bzo Membre
être à l'écoute de son corps,
être à son écoute de plus en plus,
c'est faire que notre corps et notre esprit
réagissent ensemble,
forment de plus en plus
comme un instrument de musique
des notes de volupté apparaissent,
apparaissent de plus en plus
de toutes parts,
apparaissent de plus en plus
du chaos de l'instant
miracle,
on apparaît de plus en plus
comme un chaos
qui va se mettre à chanter
Posté le 27/09/2025
B
bzo Membre
la notion de s'offrir,
de s'offrir tout entièrement au plaisir,
est tellement importante
dans la pratique en mode yin
on se laisser aller,
on se laisse entraîner,
on s'offre, on s'offre, on s'offre,
on capitule toute volonté,
on n'oppose plus aucune résistance
on tue dans l'oeuf immédiatement
toute idée, toute pensée
sur ce qu'on veut qu'il arrive,
on se met de toutes ses fibres
entre les mains du désir,
on lui propose son esprit et sa chair
dans leur totalité,
comme terrain de jeu,
sans aucunes contraintes
et sans aucunes limites
on laisse le genre de son corps s'effacer
et on laisse tout monter,
le féminin en nous comme le masculin,
on est prêt à se sentir en même temps,
femme jusqu'aux bout des ongles
tout comme homme
fier de son pénis prêt à se dresser
Posté le 27/09/2025
B
bzo Membre
01h du matin,
j'ai ouvert en grand une fenêtre
et regarde dehors dans la nuit,
avec toutes les lumières de la ville partout en face
et le bruit des voitures dans les oreilles
je berce entre les cuisses,
mes couilles, mon pénis
d'un léger mouvement latéral des hanches,
j'ai déjà répété de nombreuses fois cette image
mais ils semblent ronronner d'aise
de cette légère pression,
de ce léger et lent balancement
un petit foyer de volupté allumé,
maintenu,
pendant que je regarde dehors,
avoir quelque chose de familier avec moi
qui m'accompagne,
certains vont promener leur chien,
moi j'aère ma volupté,
je lui fais prendre un bol d'air
plus sérieusement,
c'est toujours mieux comme cela,
avec une petite chaleur soyeuse
au creux des reins
pour passer les instants
Posté le 28/09/2025
B
bzo Membre
assis dans mon siège face à l'ordi,
une petite envie soudainement,
je cabre les hanches, je serre un peu les fesses
et je fais monter une contraction
oh, j'ai beau avoir eu ce genre d'effet dans ma chair
des centaines, voire des milliers, de fois,
cela parait à chaque fois tellement nouveau,
tellement redécouverte totale
mieux, cela a progressé,
c'est toujours plus fin, plus riche, plus épanoui,
je ressers à chaque fois le même vin de mes caves
mais il a évolué, il a maturé,
il a acquis un petit quelque chose en plus,
un petit quelque chose s'est rajouté,
un petit quelque chose qui le rend toujours indéfinissable,
toujours plus affolant délicieusement au palais
je ferme les yeux,
en même temps que la légère contraction des muscles du périnée
s'opère,
comme un faisceau d'ondes soyeuses
semble s'être formé instantanément,
se répandre vers le haut,
envahir mes fibres du nectar tellement nourrissant
je reste ainsi quelques instants yeux fermés,
dégustant en moi
ce moment de communion avec mon corps,
ressentant avec une telle puissance
cette proximité, cette intimité
je suis là dans l'instant en cette chair
je devine des racines me reliant à la terre,
je devine l'animal,
je devine le mystère dans lequel il baigne,
dans lequel je baigne,
je me sens tout frémissant, tout vibrant,
me sens capable de plus en plus de fragilité et de force
pour m'ouvrir, pour m'offrir,
pour vivre un moment d'exploration,
de saut dans l'inconnu et le mystère,
de la volupté
Posté le 28/09/2025
B
bzo Membre
ma passion relativement récente
pour les exercices d'équilibre sur corde dits "slackline"
monte d'un cran,
je vais probablement m'acheter dans les prochains jours
un engin plus sérieux,
3 mètres de long, la lanière tendue dessus à 30ou 40 cm du sol,
qui permet déjà de marcher plus longuement dessus,
de faire toutes sortes d'exercices, de pivotements, d'accroupissement, de sauts même
encore une fois ce qui me passionne avant tout avec cette discipline,
en-dehors des bienfaits physiques évidents
plus acquisition d'un sens de l'équilibre en béton,
ce qui n'est pas à dédaigner quand on commence à avancer en âge comme moi,
c'est la connexion à son corps,
maximale, totale,
la moindre pensée, la moindre rêvasserie, ne fusse qu'un instant
et votre équilibre, votre station, sur la lanière,
est immédiatement mise en danger,
on est à l'écoute à 100%,
la moindre distraction se paie cash,
signifie un risque de tomber
non, le corps et l'esprit ne doivent faire qu'un,
on est en mode alerte totale,
un instinct de l'équilibre se bâtit peu à peu,
permettra après des semaines, des mois, de pratique,
de rester autant de temps qu'on veut,
sur la lanière, de se déplacer dessus, de s'accroupir,
de tourner, de faire toutes sortes de figure de style
je progresse, je ne travaille pas cela des heures chaque jour non plus,
un bon quart d'heure, en fait, pas plus,
cela s'insère dans toute une série d'autres pratiques
pour rester au fil des années
avec un corps et un esprit en bonne forme
il s'agit de sentir un axe en soi,
parfaitement à la verticale de la lanière
et de rester confondu à ce axe avec son corps,
de le laisser se séparer de celui-ci le moins possible
et puis de bouger les bras pour balancer
par rapport à ce axe comme s'ils étaient fixés dessus
il y a aussi une question de gérer le poids du corps
qui à chaque pas, passe d'un pied à l'autre,
de jouer avec cela, d'en avoir bien conscience, d'essayer de le maîtriser
pour que cela contribue à rester bien en équilibre
et pouvoir se déplacer plus facilement
Posté le 29/09/2025
B
bzo Membre
quand j'étais enfant,
j'avais un chiffon usé jusqu'à la corde,
assez sale souvent,
bien que je laissais ma mère le passer à la machine à laver de temps à autre
c'était ma doudou,
mon chiffon porte-bonheur que je serrai tout contre moi,
il me réchauffait le coeur, il me protégeait
un jour, il a disparu,
j'ai eu beau cherché, il semblait avoir été avalé par la terre,
je le réclamai à mes parents,
mon père finit par me dire
que j'étais devenu trop grand pour avoir une doudou,
qu'il l'avait jeté,
toutes les misères du monde, depuis,
se sont abattues sur moi
pourquoi je vous raconte cela?
parce que ce matin je me suis souvenu de ce fait dans ma vie,
c'est loin,
c'était il y a au moins une cinquantaine d'années,
un coup de mémoire involontaire,
un souvenir non sollicité
avec toute une couche d'émotions, de sensations, liés dessous,
provoqué par quelque chose qui m'est arrivé dans mon présent
un coup à la Proust,
le truc à partir duquel il a pondu les quelques milliers de pages
de la Recherche du Temps Perdu,
mon cher Proust, sacré doudou, ce écrivain aussi, dans ma vie
j'étais couché dans mon lit,
je venais de me réveiller quelques instants auparavant,
je bougeais lentement les jambes, le bassin,
je m'amusais à pétrir entre les cuisses
mon sexe, mes couilles,
qui roulés en boule,
pressés, frottés, dans tous les sens,
dégageaient une chaleur douce, velouteuse, bien à eux
qui se répandait,
que je dégustais nonchalamment tout en rêvassant
et puis soudainement , est revenu à ma mémoire,
le souvenir de ce chiffon un peu (souvent) sale,
tout usé,
que je serrais tout contre moi
obstinément durant mon enfance
étonnant, non?
Posté le 01/10/2025
B
bzo Membre
la magie de la respiration
bon, sa magie de base, déjà,
c'est qu'elle nous permet de vivre
mais cela va tellement plus loin,
toute personne qui a fait du yoga,
saura de quoi je parle,
la respiration nous relie à nous-même,
nous permet de nous explorer,
d'ouvrir des pans inconnus en nous,
cela peut aller très loin,
avec les respirations de respirations yogiques,
le pranayama
les sportifs aussi,
dans beaucoup de disciplines,
ils contrôlent leur respiration,
à certains moments en tout cas,
moi, par exemple, dans mes exercices au sol,
j'expire et j'inspire, coordonnés à mes mouvements,
cela crée un rythme plus constant et plus fluide
une meilleure coordination grâce à la respiration,
plus d'endurance, etc
je regarde depuis quelque temps
des vidéos d'un slackliner slovène avancé
(marche sur corde, plus précisément sur lanière) ,
celui qui opère une petite association slovène
à laquelle je viens d'acheter mon engin tout en bois de 3m
qui va me permettre de faire du slackline plus sérieusement chez moi, dans ma cuisine,
eh bien le bonhomme tandis qu'il est sur la lanière,
marchant ou effectuant toutes sortes de pirouettes ou d'exercices de style,
les uns plus étourdissants que les autres,
lui aussi, effectue de grandes respirations forcées constamment,
du coup j'ai commencé aussi chez moi sur le petit engin que j'ai déjà,
tellement il insiste dans toutes ses explications
que pour bien rester en équilibre sur la lanière,
il faut constamment contrôler sa respiration
et ça marche à mon grand étonnement,
le fait est que quand on se met à faire des expirations et des inspirations contrôlées,
on semble automatiquement parvenir à se connecter à son corps,
tout simplement, tout naturellement,
sans effort, vraiment automatiquement,
on ne pense plus à rien,
il n'y a vraiment plus que la respiration
qui est comme un couloir
par lequel on peut se concentrer sur ce qui se passe dans son corps,
sur la connexion avec lui
et ainsi parvenir à rester plus facilement à rester en équilibre sur la lanière
et puis et puis, n'oublions pas
le plaisir prostatique,
là aussi la respiration joue un rôle important,
il suffit de lire le manuel d'Aneros de notre cher Adam
et pour les mêmes raisons que celles décrites plus haut,
on parvient à se connecter beaucoup plus facilement à son corps,
tellement important cela,
chasser la pensée
et se connecter à son corps,
est vraiment la base de beaucoup de types de plaisirs non péniens
Posté le 02/10/2025
B
bzo Membre
ô la douce sensation de perfection
quand cette chaleur soyeuse
envahit mes reins,
en imbibe les cellules
il y a quelque chose de tellement accompli,
de tellement épanouissant
en ces moments
loin, loin, pourtant
de la jouissance,
juste une volupté
mais tellement fine,
tellement riche,
tellement nourrissante
de fond en comble
c'est comme si tout mon être
était devenu une chrysalide
en train de se rompre,
en train de se fissurer
et que des ailes toutes froissées, toutes pliées
mais d'une magnificence au-delà des mots
faisaient leur apparition
magique
magique volupté
Posté le 02/10/2025
B
bzo Membre
suis assis dans mon fauteuil face à l'écran,
une soudaine petite envie de douceur féline,
envie féline de me gâter,
je serre les cuisses
et je fais monter une contraction
que je maintiens, maintiens
je me cabre,
redresse la colonne vertébrale,
ferme les yeux,
joue sur la pression de la contraction maintenue,
lâche, resserre, relâche, resserre
mais tout en finesse, tout en souplesse
oh oui, je suis un roseau dans le vent ,
la volupté comme une sève
tout entièrement m'irrigue
et je frémis de toute ma longueur
au vent du désir qui m'enveloppe
Posté le 03/10/2025
B
bzo Membre
se retenir de tirer son coup
de quelque manière que ce soit
pendant 20, 30, jours, voire plus
il serait extrêmement naïf
de penser que lorsque l'explosion viendra
à un moment donné
car elle finira par venir,
elle sera décuplée exponentiellement,
une monstruosité d'orgasme,
une momentanée fin du monde d'extrême jouissance
non,
trop de choses se présenteront au portillon,
ce sera une bousculade confuse,
un volcan s'étouffant
de trop de lave qui cherche à monter en même temps,
finissant par crachoter lamentablement
jusqu'à épuisement de la ressource
non,
l'intérêt de ce genre de pratique,
de ce genre de discipline,
est vraiment ailleurs,
quelque chose se construit en nous au fil des jours,
un arc se tend de plus en plus
et viendra le moment où la moindre caresse
semblera déclencher un tsunami intérieur
bon, il faut l'avoir vécu
pour avoir une exacte idée de ce que j'écris ici,
à quel point cela peut devenir réellement
délicieusement irrésistible,
les mots ne parviendront jamais à convier
ce que deviennent les sensations voluptueuses
quand nos fibres sont imprégnées jusqu'à la moelle
d'énergie sexuelle accumulée,
à quel point, elles peuvent devenir fines, précises, variées,
comme une espèce d'orfèvrerie
qui se déploie sans fin en nous
à la moindre sollicitation
bien évidemment,
il faut avoir une pratique,
un certain parcours,
avoir dépassé le stade de la masturbation devant un écran
comme seul recours pour se soulager,
avoir développé une certaine richesse, un certain raffinement
dans les façons de solliciter son corps,
d'éveiller son désir,
je pense bien sûr à des pratiques non péniennes
ou si pénienne
alors quelque chose de très élaboré,
sans pornographie,
tout en complicité avec son corps
Posté le 03/10/2025
B
bzo Membre
je ne sais pas très bien ce que je vais écrire,
imaginez-moi pour l'instant
(enfin, pour l'instant, vous me comprenez...)
devant mon écran,
comme un écrivaillon des bons vieux temps,
avec sa plume entre les doigts,
pensivement regardant le plafond,
cherchant l'inspiration
bon, moi j'ai un truc tout de même,
mon inspiration,
je la cherche la plupart du temps dans le désir,
dans la volupté éveillée entre mes reins,
aussi quand j'ai la plume qui me démange en bas
elle commence à me démanger généralement en haut aussi
et vice et versa
surtout vice, d'ailleurs,
du vice vice et versa, du vice à gogo,
du vice l'un sur l'autre, du vice côte à côte,
du vice assis, du vice debout,
du vice tête-bêche,
du vice toutes langues déployées,
du vice toutes lèvres humidifiées et entrouvertes,
du vice toutes bites raidies,
du vice, en veux-tu, en voilà,
du vice qui sort par la porte,
du vice qui entre par la fenêtre
oh très cher vice,
tous ces endroits sombres et humides du corps
tellement tellement odorants,
ces petites fournaises poilues
ou pas d'ailleurs
qui dévoilent des fentes adorables,
quelle pente glissante, engloutissante, engloutisseuse,
elles nous offrent
ou alors ces petites fournaises poilues
ou pas d'ailleurs
ornées de ces petites tours pendouillantes, de ces petites tours molles
aux dimensions furtivement variables
tellement tellement enclines à se redresser,
à dodeliner de la tête
comme des toutous toujours prêts à accourir
pour une caresse, une papouille,
une léchouille, un bécotage
en aparté,
si vous voulez bien,
si vous voulez mon avis,
non?
je vous le donne quand même,
tiens,
vives les broussailles, là en bas,
laissez laissez pousser librement les poils,
ne tondez pas les gazons,
soyez fièrement cet animal
à toison ici et là
mais revenons à nos moutons,
en l'occurrence aux lèvres d'en bas
qui dévoilent de la chair intérieure, nacrée
où il fait bon, tellement bon,
fourrer les doigts, fourrer la langue, fourrer la bite,
fourrer des légumes, fourrer des manchons en plastique,
enfin où il fait bon fourrer presque tout un marché, on pourrait dire,
toutes sortes de choses qu'on aura ramené dans son cabas,
toutes sortes de choses qu'on pourrait avoir sous la main
ces lèvres adorables d'en bas, disais-je,
ces plissures extra mignonnes de chair,
ces plis et ces replis avec ce petit cabotin au milieu
qui se dresse à leur commissure dans son nid
qui invite aux chatouilles de la pointe de la langue
oh, être un instant
entre ses cuisses magnifiques,
ses cuisses remuantes félinement,
ses cuisses tellement puissantes
qu'on dirait des canons prêts à tirer des obus
prêts à se loger dans votre coeur,
prêts à se loger dans votre âme,
à tout jamais
ces cuisses qui s'ouvrent et qui se resserrent,
ces cuisses qui vous saluent bien bas,
ces cuisses qui vous saluent bien haut,
qui se réouvrent et se réouvrent
pour dévoiler La Scène
la scène de la plus ardente des pièces qui soit
au plus délicieusement lubriquement jouée,
au plus réussie
Posté le 04/10/2025
B
bzo Membre
au fond,
mes génitaux restent tout de même
mon meilleur ami
certes,
la prostate est plus puissante,
oh combien
mais elle peut se révéler capricieuse,
ombrageuse,
toujours il faut prendre le temps avec elle
pour bien l'invoquer dans les règles
alors que mes couilles et mon pénis,
en mode yin,
c'est un peu comme un brave toutou,
toujours prêts à répondre
à la moindre de mes sollicitations,
affectueux, généreux, sans restrictions,
m'inondant de ses bonnes ondes,
même sans que je le sollicite
alors que ma prostate,
c'est le chat de la famille,
il vient vers vous quand il le veut bien,
s'il se sent d'humeur,
il vit sa vie de son côté
mais quand il interagit avec vous,
il partage avec vous
avec une puissance sans limite
toute sa feline prestance,
toute sa féline douceur
Posté le 04/10/2025
B
bzo Membre
la condition de base, la condition sine qua non
pour rester en équilibre sur une lanière, une ligne tendue,
( je m'entraîne tous les jours, c'est fun,
cela fait travailler toutes sortes de muscles
et on acquiert un équilibre en béton),
c'est vraiment la connexion à son corps
et c'est bien la raison pour laquelle cette discipline me fascine tellement
on doit être connecté à son corps
d'une manière totale au fil des secondes,
la moindre distraction, la moindre ombre d'une pensée
et on risque déjà la chute
c'est vraiment la discipline à acquérir,
seconde après seconde,
on est là dans l'instant, corps et esprit reliés,
entièrement concentré sur la maintenance de l'équilibre
bon, c'est toute une technique aussi,
mais c'est avant tout le corps et l'esprit
qui travaillent ensemble
comme si notre vie en dépendait
et bien entendu cette connexion,
son apprentissage,
est un point commun tellement pregnant
avec nos pratiques non péniennes
où c'est aussi une condition essentielle
pour réussir à obtenir de la volupté,
des sensations, de la jouissance, des orgasmes
Posté le 05/10/2025
B
bzo Membre
un lent mouvement latéral des hanches,
une pression des cuisses sur les génitaux,
une contraction des muscles du périnée,
oh la volupté
comme une traînée de poudre
qui monte en moi
qui monte, qui monte,
qui monte, qui monte,
quelle incroyablement délicieuse ritournelle,
je ferme les yeux,
goutez cela in petto,
dégustez ce nectar qui se répand,
qui imbibe mes fibres momentanément
on ne s'en lasse pas,
on ne peut s'en lasser,
la vie semble être là soudainement
en toute sa splendeur,
sa sève,
tellement tellement ardente, ressourçante
je me sens animal,
je me sens dieu,
l'impression d'être assis à cheval sur le noyau de la terre,
d'en sentir les grondements en toutes mes fibres,
l'impression d'avoir plongé dans les hauteurs du ciel
comme dans une piscine,
d'être assis maintenant sur l'horizon
et de galoper vers le soleil
Posté le 06/10/2025
B
bzo Membre
le marriage du corps et de l'esprit
par l'intermédiaire du souffle, de la respiration,
peut produire donc:
- une communion énergétique, voire spirituelle, en soi-même, de type yogique
- de l'équilibre sur une lanière, sur une corde, marchant dessus
- de la jouissance prostatique, en y joignant des contractions des muscles du périnée
- du calme, de la sérénité, du ressourcement, méditant
Posté le 06/10/2025
B
bzo Membre
étonnant, deux belles blondes que j'ai vu hier soir dans une série,
étaient là cette nuit à m'aider à déménager,
pourquoi déménager, on aurait pu avoir des activités,
plus, disons, de contact plus rapproché, des activités d'emmêlement délicieux des corps
mais non, on a déménagé,
va savoir
Posté le 07/10/2025
B
bzo Membre
comme chaque centimètre carré de peau
peut être enivrant
couché sur le flanc sous la couverture dans l'obscurité,
les bouts des doigts d'une main
ont entamé un parcours depuis le bas des cuisses,
remontant, remontant, tout lentement,
suivi d'un sillage de frissons délicats, chauds,
torrent de montagne
étincelant sous le soleil, fourmillant de vie
soudain,
j'en eu assez de toute cette dentelle raffinée
éveillée par le passage des doigts,
mes hanches qui s'étaient mis en mouvement quelques instants auparavant,
ondulant langoureusement sous les draps,
avaient provoqué aussi un frottement de mon sexe contre la couverture,
il s'était redressé, il s'était durci, le bougre,
je le saisis et me mis
à le secouer de toutes mes forces et à toute vitesse
la sensation de brûlure était tellement intense
mais en même temps que la douleur,
comme une lave en fusion de plaisir a envahi la hampe turgescente,
je continuais quelques secondes
puis le relâchait
pour recommencer le manège avec les bouts de doigts
qui se déplaçaient tout en délicatesse
comme des ballerines en tutu évoluant sur les pointes
sublime contraste,
je recommençai plusieurs fois ce petit jeu,
goutant, dégustant, de repasser
d'une sorte de tempête de plaisir pénien masochiste
à de délicates et fines sensations, comme une orfèvrerie miniature de vibrations,
de doigts effleurant à peine la peau,
en mode yin
Posté le 08/10/2025
B
bzo Membre
mes couilles, mon pénis,
sont en feu aujourd'hui
je viens de terminer à l'instant
ma petite gymnastique quotidienne,
nu comme d'habitude
et à chaque fois que j'en avais l'occasion,
je ne pouvais pas m'empêcher
de venir les frotter, de venir les presser,
entre mes cuisses
cela provoquait directement
un tel essaim de délicieuses vibrations
qui se répandaient dans mon bassin,
que je fermais les yeux
et que j'en gémissais
même parfois,
durant certains exercices,
oh un mouvement machinal
qui permettait à un certain endroit de son cours
de venir un instant
faire frotti frotta dessus au passage
délicieuses coquineries,
mise en bouche
Posté le 08/10/2025
B
bzo Membre
un lent mouvement des hanches
qui provoque du velours frissonnant dans les cellules,
liane lascive des pieds à la tête,
j'en deviens instantanément,
un puit de bonheur tellurique
tout en douceur et ondulations voluptueuses
notre désir s'adapte,
a un esprit d'adaptation hors du commun
mais il faut aller le challenger,
l'obliger à sortir des standards, des repères habituels,
créer des nouveaux chemins en soi
pour s'envoyer en l'air divinement,
soyons scabreux jusqu'à la moelle,
exploitons-nous comme nous le méritons
mon petit gourdin acquiesce,
s'est épaissi et a dressé la tête
pour me signaler
qu'il était tout à fait d'accord
je le couve du regard,
le petit chérubin tout rougeaud,
je serre un peu les cuisses autour de la hampe,
la presse, la frotte, un peu, ainsi,
oh comme cela se met à frissonner,
c'est juste divin
à quel point, tout cela est devenu réactif,
à quel point je peux me mettre à vibrer
des pieds à la tête
pour un oui, pour un non
Posté le 10/10/2025
B
bzo Membre
il faut se rendre corps et âme au yin,
au féminin en soi
si l'on veut qu'il s'empare
totalement de nous,
qu'on devienne son terrain de jeu
accepter qu'éventuellement, par moments,
nos mouvements se féminisent à l'extrême,
que nos mains se portent sur les seins,
que nos hanches se mettent à danser,
que nous écartions avec avidité les cuisses
comme pour accueillir un gourdin dressé
forcer donc les frontières de son genre,
reculer ses limites,
oser transgresser allègrement
mais comme on peut être récompensé,
la récompense,
c'est nous-même
nous-même dévoilé,
dévoilé de fond en comble,
mis à nu,
buvant à des sources
qu'on croyait inaccessibles
riant de se voir si désirable dans le miroir,
riant de se voir si empli de désir,
si capable de désir,
si capable de l'exprimer autrement
riant de se voir empli
de couleurs si étranges, si exotiques,
sans limites
Posté le 10/10/2025
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Salut
mes couilles, mon pénis, sont en feu aujourd’huiJe suis dans le même état. J'essaie de faire du Locktober sans cage, quotidiennement je me caresse le corps avec soin sans oublier le bas-ventre devant et derrière en prenant soin de ne pas éjaculer. Résultat: le feu dans le slip et dans la tête
Posté le 10/10/2025
B
bzo Membre
moi je fais du "Locktober" toute l'année,
avec de temps à autre une éjac
donc j'ai le pénis et les couilles en feu toute l'année
et c'est bien agréable quand tu sais quoi faire avec,
comment l'exploiter
Posté le 10/10/2025
B
bzo Membre
la danse des sept voiles d'énergie
debout au milieu de la pièce
sans rien à proximité,
je ferme les yeux
et je me mets en mouvement,
je laisse mes bras, mon tronc,
danser, évoluer dans l'espace,
lentement, tout lentement,
avec des accélérations, des décélérations
les énergies, directement,
semblent s'être mis en mouvement en moi,
bientôt je ne sais plus
si ce sont mes bras, mon tronc
qui les font évoluer
ou le contraire
c'est presque comme une sorte de nage synchronisée
entre les mouvements réels
et puis ceux des énergies en mouvement en moi,
un ballet mystérieux, apaisant, ressourçant
Posté le 10/10/2025
B
bzo Membre
bon, pour être honnête
par rapport au texte juste au-dessus,
pour que cela marche,
il y a aussi un mécanisme de relâchement,
de se laisser entraîner,
qui se met en route, en même temps
quelque chose veut monter en moi,
je le sens
et pour que cela puisse se faire,
je me relâche, je m'ouvre,
je me laisse entraîner
Posté le 10/10/2025
B
bzo Membre
la position du corps
comme enveloppant une statue intérieure
formée momentanément par le désir
de légères évolutions,
presque imperceptibles,
dans le cambrement des hanches,
le redressement de la colonne vertébrale,
la contraction des muscles,
la tension dans les fesses
une façon de faire évoluer tout cela
patiemment, centimètre par centimètre
en écoutant d'au plus près
les sensations générées
en train d'être moulé par le désir,
presque comme un bond de félin
au ralenti, extrêmement,
la retenue, ici, exacerbe,
au maximum,
accroit démesurément
Posté le 11/10/2025
B
bzo Membre
oh une envie irrésistible
de resserrer les cuisses
autour de mon petit paquet
chaud, velouteux, poilu,
mou, malléable, élastique, ductile, étirable,
de le frotter un peu ainsi,
de le presser un peu ainsi
de sentir mes hanches
s'en mettre à onduler lascivement,
de sentir mon sexe,
s'en épaissir un peu
de sentir immédiatement
comme des larmes de bonheur
émises par mon gros rougeaud
de gland,
il est si sensible que voulez-vous,
un rien le fait pleurer de bonheur
de sentir les muscles du périnée
se mettre à se contracter,
se mettre à se joindre à la fête,
comme un arrosoir de pelouse
tournoyant follement
provoquant un jet d'ondes de la prostate
à la ronde
de sentir la volupté
comme une houle
se lever en moi,
s'infiltrer soyeusement
en toutes mes fibres
de sentir derrière mes paupières fermées
comme des myriades de voiles danser,
onduler en toutes mes cellules grises
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
de longues, longues secondes après l'orgasme
qui aura mis des heures à venir,
des heures incroyables,
des heures à être secoué de toutes parts,
des heures à râler, à gémir, comme un animal en rut
que le ciel avait cueilli en sa main,
ma tête dodelinait encore de gauche à droite
et de droite à gauche
machinalement, mécaniquement
comme une poupée motorisée détraquée,
qui ne pouvait plus faire que cela
juste l'explosion avait été tellement puissante
avait drainé tellement de forces hors de moi,
m'avait éclaté tellement aux quatre coins de l'horizon
que le plaisir qui s'éloignait maintenant lentement de moi
vers d'autres horizons,
continuait dans son sillage encore
à faire bouger ma tête comme un métronome
ma tête qui semblait avoir oublié pour l'instant encore
toutes les autres fonctions dont elle bénéficiait
ma tête qui ne pouvait qu'acquiescer,
acquiescer la tempête sans précédent
dans laquelle j'avais été prise
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
il y a une notion de pré-orgasme
que j'aime bien,
je me rends compte qu'une bonne partie de ma pratique,
l'intensité particulière qu'elle peut acquérir sur d'assez longues périodes,
lui est liée
j'appelle pré-orgasme cette plage de temps
où l'on sent qu'un orgasme est en train d'arriver, qu'il va bientôt éclater,
la puissance de l'orgasme est déjà là en nous,
active à bien des niveaux en nous,
elle dure en général, par exemple dans un orgasme pénien que quelques secondes,
comme des chevaux au galop qui montent en nous en déboulant,
on sent le frémissement, le fracas des sabots de plus en plus fort
et tout d'un coup ils sont là,
les puissants mustangs , de tous leurs muscles en pleine action,
traversant notre corps,
se faisant ressentir en toutes nos fibres
eh bien donc cette période de pré-orgasme,
je parviens à l'étirer,
à l'étirer et encore l'étirer,
pendant des heures parfois,
comme hier soir où cela a bien durer deux heures,
un record chez moi
bref un orgasme qui a démarré à un moment donné
et qui s'est achevé deux heures après,
délicieux, fracassant de chez fracassant,
j'en frémis encore rien que d'y penser,
toutes mes cellules semblent encore s'en souvenir
malgré la longue nuit de sommeil
qui m'en sépare maintenant
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
éjaculer une, ou à la limite, deux fois par mois,
est le bon rythme, je trouve,
pour quelqu'un qui n'a pas de compagne ou de compagnon,
qui a développé des pratiques alternatives de plaisir
à la masturbation classique à la force du poignet,
péniennes et ou non-péniennes
pour être à peu près toujours
en mode sursaturation des énergies sexuelles
et ainsi avoir une réactivité splendide du corps,
une finesse, une richesse, une précision, une intensité, sans pareilles, des sensations,
ainsi qu'un flot de volupté facile, massif, à la moindre sollicitation
tout en offrant au corps une soupape d'échappement
assez régulièrement utilisée
pour ne pas plonger dans la frustration et l'agressivité
bon, peut-être aussi
que cela dépend de l'âge, de la libido de chacun,
mais cela reste malgré tout, je crois
une bonne moyenne
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
et peut-être aussi
que cela suppose aussi un certain travail sur soi-même
et que ce rythme ne s'obtient pas au premier essai,
qu'il y a tout un cheminement, une certaine progression,
pour y arriver
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
mais, de toutes les façons,
une des conditions de base,
c'est se libérer du porno, sous n'importe quelle forme
mais cela ne comprend pas, bien sûr,
de la sexualité plus ou moins explicite ou de la sensualité,
en art, en littérature, au cinéma, etc
il y a une ligne bien précise, je trouve,
au-delà de laquelle on est dans la pornographie
plus dans de l'art,
tout est dans le but,
que cherche cette image, cette suite de plans,
à éveiller en nous,
quelle est sa finalité?
elle est fondamentalement différente
quand il s'agit de sensualité et même de sexe plus ou moins explicite
dans un contexte artistique
ou dans un contexte pornographique
la pornographie n'a aucun intérêt,
qu'on ne me parle pas de son caractère instructif, voire éducatif,
il est inexistant, il n'y a aucune inventivité dedans,
ce sont toujours les mêmes positions, la même artificialité, les mêmes simulations,
le même sexisme et la perspective essentiellement de l'homme, la plupart du temps
peut-être pour les couples où la flamme s'est éteinte momentanément ou durablement,
cela peut les aider à démarrer, à les émoustiller
mais à part cela, je n'y vois aucun intérêt
et encore
dans un monde idéal
où il y a une sexualité sainement développée chez la plupart,
osée , titillant constamment les limites
mais néanmoins respectueuse de tous les partenaires
un monde où même les solitaires forcés ou par choix
auront su développer une pratique riche, variée,
pénienne, non-pénienne,
elle n'aurait aucun lieu d'être
mais bon, on est dans l'utopie là,
il s'agit là dans le présent
de travailler sur le plan de la sexualité
uniquement sur soi-même
et avec les gens avec lesquels on est intimement lié
Posté le 12/10/2025
B
bzo Membre
assis,
je serrai un peu les cuisses
pour former le nid,
le nid chaud, douillet
dans lequel
mes couilles, mon pénis,
pourraient se mettre
à ronronner de contentement
il s'agit vraiment
comme d'un enveloppement
tout en douceur
avec une toute toute légère
pression,
juste de quoi leur donner envie
de s'exprimer
jouer , jouer, avec la pression
tout en finesse,
de menus menus frottements
volages, malicieux,
des contractions par derrière,
montant de la zone de l'anus, du périnée
pour que la prostate y mette
son grain de sel aussi
et enfin les hanches,
oh les hanches,
big players,
big big players,
leur mise en mouvement
signifie des arômes envahissantes,
un touillage en mode majeur,
signifie immédiatement
invitation à devenir
une liane lascive
de tout mon être
Posté le 13/10/2025
B
bzo Membre
l'association qui arrive directement à mon esprit
quand je pense au yin, au féminin, en moi,
c'est celle de couleurs,
d'un nombre illimité de couleurs de toutes sortes
qui s'affichent, qui se pavanent, qui déambulent joyeusement
si je pousse plus loin,
alors se forme en moi l'image
d'ailes de papillon qui battent,
qui peuvent se mettre à battre en toutes mes fibres
leur duvet si velouteux, si doux
et encore une fois tout ce carnaval , ce carrousel,
de couleurs chatoyantes
qui défilent sous formes de sensations
cependant, ne pas imaginer quelque chose d'angélique,
non, oh que non,
ce sont des ailes qui battent,
des ailes qui doivent se battre pour rester en l'air,
pour avancer, pour zigzaguer au gré du désir
il y a aussi, donc, une bataille constamment,
quelque chose de tellurique se passe en chacun des battements
et c'est bien ainsi, c'est balancé,
c'est bien écartelé entre deux pôles,
la corde d'un arc est bien tendu et vibre, vibre, vibre
et c'est nourrissant ainsi
et c'est ressourçant, ainsi,
le nectar des profondeurs,
la sève de l'arbre splendide du désir
Posté le 13/10/2025
B
bzo Membre
grève nationale aujourd'hui ici à Belgique,
j'avais prévu initialement d'aller me balader en forêt
mais même si les lignes de tram et de bus
nécessaires à mon déplacement, en principe, circulent,
je préfère ne pas trop m'y risquer
au programme de la journée plutôt,
cocooning, bricolage, nettoyage
et puis plaisir anal et plaisir prostatique
mes petites doigts chéris vont être de service
dans mon trou trou cette après-midi,
doucement , lentement,
comme des petits souris curieuses,
elle vont aller farfouiller, frotter, dans tous les recoins,
dans un rythme de très très lents va et vient
qui permet vraiment de bien explorer
le moindre millimètre carré de peau intérieure
bien lubrifiée au beurre de karité bio
quant à la reine du royaume du plaisir masculin,
la distante, l'inaccessible, derrière sa paroi
mais en fait pas si distante et pas si inaccessible que cela
pour qui sait bien solliciter des audiences,
je vais probablement alterner
entre un masseur motorisé genre Lovense
et puis juste des contractions des muscles du périnée
couplées à une respiration yogique
volupté, volupté chérie,
je frissonne rien qu'à écrire ton nom,
tu es une patrie, un pays natal momentané
à mon esprit et à ma chair , communiant,
se joignant, s'unifiant,
devenant un grand tambour à la peau ultra-tendue,
résonnant de concert avec le noyau de la terre
Posté le 14/10/2025
B
bzo Membre
je sens mes seins à travers le tissu,
mes doigts les cherchent, mes doigts les trouvent,
mes doigts en suivent les contours,
tournent, tournent, dessus,
tournent, tournent, autour
mes hanches se cabrent,
mes hanches se mettent en mouvement,
synchronisation
du haut et du bas,
on dirait une danse,
les doigts bougent en haut,
en bas les hanches suivent, répondent
il y a du rythme entre eux,
il y a du rythme partout,
la volupté, c'est du rythme
mon sexe se durcit un peu,
mes cuisses le roulent,
mes cuisses le pressent,
il semble un bâtonnet exsudant des ondes,
une antenne de radio
diffusant de la musique comme je l'aime,
suaves notes,
suaves notes
qui flottent, qui ondulent, dans ma chair
oh dehors il fait froid, c'est l'automne,
dedans, c'est la torride saison des caresses,
des gémissements,
des hanches qui dansent et des doigts lutinant
Posté le 14/10/2025
B
bzo Membre
quelques minutes
de danse des énergies
j'appelle cela comme cela
danse des énergies
mais c'est similaire très certainement
à beaucoup de type d'évolution dans l'espace,
plus ou moins, dansée
comme dans le tantra, etc
debout, yeux fermés,
je laisse mon corps se mettre en mouvement,
les bras, le tronc, essentiellement,
voyagent, tournent, virevoltent,
brassent de l'air, fendent l'espace
mais en fait,
il y a comme une sorte de couplage intérieur
qui se fait,
avec les énergies
qui semblent bientôt se déplacer comme des voiles,
les mouvements du corps entraînent les voiles,
les voiles entraînent les mouvements du corps,
tout cela se confond,
il y a une sorte de synchronisation
de plus en plus parfaite
ce que cela apporte?
c'est extraordinairement apaisant,
comme ressourçant
peut-être sur de plus longs laps de temps,
cela peut générer des sortes d'extases,
faudra que j'essaie une fois
mais là, pour l'instant,
quelques minutes à gauche, à droite,
me suffisent,
me font vraiment du bien
Posté le 14/10/2025
B
bzo Membre
le contact des couilles et du pénis
avec les cuisses,
la façon dans elles peuvent les envelopper,
leur former un nid douillet,
appliquer toutes sortes
de petits frottements et de pressions, subtils,
c'est très spécial,
beaucoup beaucoup plus riche et capable de variété
que le contact traditionnel avec la main
c'est une manière profondément yin
d'appréhender ses génitaux,
d'entrer en contact avec eux,
de chercher à éveiller de la volupté
l'orgasme pénien viendra beaucoup plus tard,
montera en puissance sur plusieurs jours,
voire semaines
et sera très très différent
et avant cela,
on aura pu goûter à toute une palette de sensations
d'une richesse et d'une variété remarquables
et, bien sûr,
si en plus on y rajoute aussi régulièrement
des contractions des muscles du périnée,
alors, cela devient encore plus diabolique,
toute la puissance de la prostate qui s'en mêle
et puis enfin, les hanches,
quand on laisse jouer les cuisses avec les génitaux,
tout naturellement
les hanches vont se mettre à bouger,
se mettre à danser,
il n'y a plus qu'à mettre de côté ses appréhensions, de laisser faire
et déguster
liane lascive
Posté le 14/10/2025
B
bzo Membre
après avoir passé une journée dehors,
journée plutôt bien chargée,
visite chez un ostéopathe en banlieue, chez le coiffeur
puis une exposition Goya, Picasso , Saura et quelques autres,
revenir à la maison
et tout à coup, sans même y penser,
vivre un premier moment
de communion voluptueuse avec son corps,
cela semble presque miraculeux
cela rappelle irrésistiblement
qu'il n'est pas juste ce véhicule anonyme
servant à me transporter ici et là
mais aussi une caverne d'Ali Baba
emplie de délices irrésistibles,
un continent mystérieux à explorer
ah quelle aubaine,
quel ticket gagnant au lotto
Posté le 16/10/2025
B
bzo Membre
les moments passent mieux,
comme plus légers, comme plus accomplis,
doucement, tranquillement, festives,
quand le nid de mes cuisses
s'est formé autour des génitaux
même pour quelque instants,
au passage,
fortuitement ou pas
debout, assis, penché, couché,
en marche, assis, en action, en inaction,
penseur, rêveur, m'agitant, somnolant
leur enveloppement
avec juste ce qu'il faut de pression,
leur façon de les entourer, de les materner,
de leur former comme une coque,
un nid de fortune,
fontaine décorée
d'un peu de contraction
des muscles du périnée
provoquant instantanément
comme la naissance d'un bain velouteux
des fibres de mon bassin,
un bassin empli du tranquille murmure
d'une cascade souterraine
d'ondes frémissantes et soyeuses
cette chaleur tellement nourrissante
cette douce caresse des cieux,
cette instantanée communion, connexion,
avec moi-même,
comme un voile de nectar qui apparait
qui vient effleurer mon âme
Posté le 18/10/2025
B
bzo Membre
erreur dans un paragraphe,
version rectifiée:
les moments passent mieux, comme plus légers, comme plus accomplis, doucement, tranquillement, festives, quand le nid de mes cuisses s’est formé autour des génitaux même pour quelque instants, au passage, fortuitement ou pas debout, assis, penché, couché, en marche, assis, en action, en inaction, penseur, rêveur, m’agitant, somnolant leur enveloppement avec juste ce qu’il faut de pression, leur façon de les entourer, de les materner, de leur former comme une coque, un nid de fortune provoquant instantanément comme la naissance d’un bain velouteux des fibres de mon bassin, un bassin empli du tranquille murmure d’une cascade souterraine d’ondes frémissantes et soyeuses, fontaine décorée d’un peu de contraction des muscles du périnée cette chaleur tellement nourrissante cette douce caresse des cieux, cette instantanée communion, connexion, avec moi-même, comme un voile de nectar qui apparait qui vient effleurer mon âme
Posté le 18/10/2025
B
bzo Membre
ah les ciels de Constable
je suis plongé, entre autres, dans un magnifique livre
avec de superbes illustrations de très bonne qualité
sur l'oeuvre et la vie du peintre anglais John Constable
une bonne partie de ses oeuvres comportent d'immenses pans de ciel
et ils sont juste magnifiques,
aucun autre peintre, même pas Van Gogh ou Cézanne
ont des ciels aussi riches, aussi intenses, aussi variés, aussi profondément émouvants
que lui
je ne me lasse pas, pour l'instant, de plonger dans ses tableaux,
de me laisser embarquer par ses cieux
qui semblent d'immenses ailes déployées
à travers l'espace
Posté le 18/10/2025
B
bzo Membre
dans la cuisine, tout à coup,
mon bassin se met à bouger,
mes hanches à danser,
c'est presque ridicule,
on dirait qu'ils ont un moteur,
hors de mon contrôle
qui s'est mis en route
oh du feu,
du feu liquide, frissonnant,
chaud, chaud, doux, doux,
partout instantanément
entre mes reins
je suis entraîné par mon bassin,
à gauche, à droite,
je me déhanche, je me tords,
je me plie, je me convulse,
je bats comme un rythme sauvage
quelque part sur un tambour,
le tambour du désir
qui m'appelle, qui m'emporte,
irrésistiblement
j'ai les mains encore tenant je ne sais quoi,
un verre, une assiette,
cela pourrait devenir dangereux si je lâche quelque chose
mais tant pis,
laissons-nous encore entraîner,
c'est trop bon,
le feu sacré, le feu sauvage,
le feu de la volupté,
partout dans mon bassin
et mon sexe qui s'épaissit un peu
qui commence à monter comme un porte-étendard
agitant joyeusement mon gros gland violacé
Posté le 19/10/2025
B
bzo Membre
on pourrait imaginer
que ma quinzaine d'années
à travailler au plus haut niveau
dans le développement informatique
comme analyste-programmeur
et donc peu à peu
l'acquisition comme un instinct
de l'analyse logique,
aussi bien dans mon ex-métier
comme dans tous les autres aspects de ma vie,
pour aborder toute problématique, en fait
on pourrait imaginer donc
que cette analyse logique comme instinct
qui cherche constamment à s'exprimer,
à s'emparer de toute problématique,
dans tous les aspects de ma vie au quotidien,
est peu compatible avec l'art, la littérature
que j'aime tellement,
que je place au-dessus de tout
mais non, pas du tout,
certes dans des oeuvres de moindre qualité
où en général les ficelles sont plus ou moins apparentes,
où il y a peu de profondeur,
cet instinct d'analyse logique , chez moi,
va s'en emparer,
va tirer impitoyablement sur ces ficelles,
va détricoter sans pitié ce que je lis
ou ce que je vois devant moi
mais avec une oeuvre d'un artiste de grand talent ou d'un génie,
par exemple, un Picasso ou un Proust,
j'essaie instinctivement de m'en emparer, de la déchiffrer,
de saisir comment elle est faite, architecturée,
analyser sa consistance, sa teneur, son grain intime,
avec mon outil favori
et rapidement, je me heurte comme à un mystère,
un mystère au-delà duquel,
il y a juste de l'émotion,
de l'émotion et encore de l'émotion
et encore plus de mystère
alors je me rends, mon esprit capitule
et je me laisse emporter,
l'oeuvre me fait sien, je m'engloutis en elle
et m'y retrouve comme un dauphin dans l'océan
Posté le 20/10/2025
B
bzo Membre
mon corps en mode yin,
est un sexe des pieds à la tête,
totalement androgyne,
masculin et en même temps féminin
je ne peux plus envisager
mon désir autrement,
tellement cela me parait plus riche,
plus nourrissant
et plus épanouissant, ainsi
ok, avoir la bite dressée, turgescente
mais cela n'est en aucune manière un frein au mode yin,
tellement tous nos organes, toutes nos fibres,
même ce sexe dressé prêt à éjaculer à un moment donné,
peuvent vibrer autant au féminin qu'au masculin
je peux vous envoyer mon foutre à la figure
ou ailleurs
et jouir tellement tellement autrement,
quelque chose comme un mix sublime
entre une jouissance au féminin
et une au masculin
au jour d'aujourd'hui, j'en suis devenu capable,
longue et lente évolution,
long et lent effacement des frontières,
longue et lente accession
aux sources du féminin enfouies en moi
et leur libération, leur montée, sans conditions
caressez-moi comme un homme,
caressez-moi comme une femme,
je vous caresserai, en retour,
comme un homme et comme une femme,
j'attends de vous toute votre virilité,
j'attends de vous toute votre féminité,
je vous offrirai en retour,
toute ma virilité et toute ma féminité,
sans limites et sans restrictions
que m'importe que vous soyez un homme
ou que vous soyez une femme,
j'attends les deux genres de vous,
j'attends les deux genres en vous,
sans tabous et sans restrictions
Posté le 21/10/2025
B
bzo Membre
je m'assieds sur mon gros ballon suisse
pour commencer ma routine quotidienne de gymnastique
par un petit exercice d'équilibre
je resserre les cuisses pour me mettre en position
et oh, c'est comme si une vanne s'était ouverte en grand
et qu'un flot de volupté
commençait à envahir mon bassin
je ferme les yeux,
je reste comme cela un instant,
jouant un peu sur la pression sur les génitaux,
l'accentuant et la diminuant légèrement
sentir en moi ce nectar circuler,
envahir mes fibres quelques instants,
devenir de tout mon être
cet espace paradisiaque,
comme flottant hors du temps et de l'espace
Posté le 21/10/2025
B
bzo Membre
je suis obsédé par l'équilibre,
une partie conséquente de ma gym quotidienne
consiste en exercices d'équilibre,
soit assis sur un ballon suisse, les pieds ne touchant plus sol,
soit debout,
me suis acheté tout un appareil en bois de trois mètres de longueur
qui permet d'avoir une lanière de 3,5 cm à 45 cm du sol
et de marcher dessus,
même de faire des sauts, toutes sortes d'acrobaties,
une fois qu'on maîtrise, bien sûr
pourquoi suis-je autant obnubilé par l'équilibre?
parce que je vais rendre visite à ma très vieille mère tous les deux jours
dans sa maison de retraite (EHPAD)
et que je vois bien que tous les petits vieux,
un de leurs plus gros problèmes, c'est cela
quand ils se mettent à marcher, avec déambulateur ou pas,
c'est toujours comme s'ils étaient sur le point de tomber,
qu'ils marchaient sur un fil
alors ayant 66ans au compteur,
j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes
et d'acquérir un équilibre en béton
en m'exerçant quotidiennement,
justement en faisant le funambule sur un fil
ou assis sur un gros ballon, les pieds ne touchant plus le sol
Posté le 21/10/2025
B
bzo Membre
chair imbibée de désir,
je bouge juste un peu lascivement les hanches
et une telle bouffée de volupté me parcourt
j'enchaîne avec une petite contraction
des muscles du périnée,
de derrière les fagots,
mes yeux se referment,
comme une giclée de jouissance
semble m'envahir,
c'est tellement délicieux,
ce nectar dans mes fibres
Posté le 22/10/2025
B
bzo Membre
mes seins sont d'enfer ce matin,
j'ai eu le besoin irrésistible à un moment donné, assis,
de m'en emparer, de les saisir à pleines mains
mes paumes ont commencé à les frotter, à les presser, à les triturer,
mon bassin en réaction
s'est mis aussi à à bouger, à danser sur le siège,
à dialoguer avec ce qui se passait en haut,
lentement, hypnotiquement
et bientôt je n'étais plus qu'une liane lascive des pieds à la tête,
une fontaine à volupté,
un torrent de gémissements se dispersant en l'air
mon sexe s'est durci un peu, un peu beaucoup même, le bougre,
à forcer d'avoir les cuisses qui les malaxaient
mais ce sont surtout les muscles du périnée
qui menaient le bal en bas
à chaque contraction,
la sensation de pénétration était divine,
semblait m'arracher, me faire décoller, hors de moi,
je jaillissais, j'étais expulsé en une myriade de morceaux,
craché vers le haut comme un noyau de cerise
qui éclaterait immédiatement au contact de l'air
mon bassin se tortillait
mais alors se tortillait de chez tortillait,
une danse du ventre que n'aurait pas reniée une professionnelle,
cela me faisait une sorte de mouvement latéral en huit
mais aussi ponctuée constamment par une contraction puissante
qui semblait me lever, me soulever, irrésistiblement en même temps
bref des sortes de montagnes russes mais tout en lubricité
tandis que les mains et les seins, copain copain comme cochons,
ne se lassaient pas les uns des autres
de faire frotti frotta frotti frotta frotti frotta
quel délicieuse petite séance matinale assis devant mon ordinateur
avec en plus, la pluie qui fait flip flop sur la toiture,
comme j'ai entendre cela en musique de fond
Posté le 23/10/2025
B
bzo Membre
au fond le mode yin,
c'est pousser l'auto-érotisme à ses limites,
c'est parvenir à se désirer
et à s'aimer charnellement
un peu comme si on était un couple
qui est parvenu à fusionner en un seul corps
mais où comme le potentiel de la femme
est tellement plus puissant, plus vaste, plus riche,
elle prenne beaucoup plus de place
et que l'homme l'accepte totalement,
même l'appelle de toutes ses forces
car il sait que sous son aile,
il voyagera mieux,
il voyagera plus loin, il voyagera plus haut
Posté le 24/10/2025
B
bzo Membre
magie de l'enfance,
il m'est arrivé un évènement ce midi
qui a vraiment fait ma journée,
qui m'a mis un sourire radieux sur le visage
pendant 10 bonnes minutes
je montais avec l'ascenseur jusqu'à mon troisième étage,
les deux portes métalliques s'ouvrent,
je m'apprête à sortir
et de l'appartement en face,
dont je ne connais pas du tout les habitants
sinon un bonjour rapide en se croisant de temps à autre,
sort la petite fille du couple,
4, 5 ans
en me voyant elle a commencé à sourire,
s'est avancé vers moi
et m'a mis ses deux bras autour de moi
comme elle n'est pas plus haute que trois pommes,
c'était à peine à hauteur de mes jambes
quel geste adorable de cette enfant
qui ne me connaissait pas du tout,
m'a peut-être entrevu une ou deux fois,
j'en suis resté émerveillé
de tant de candeur et de gentillesse spontanées
Posté le 24/10/2025
B
bzo Membre
dans l'action, en mode yin,
il y a une sensation d'extraordinaire libération,
d'extraordinaire liberté,
à tout instant
pourquoi?
parce que le moindre de nos gestes, le moindre de nos mouvements,
la moindre de nos positions, de nos caresses, de nos contractions de muscles,
enfin tout ce que l'on peut entreprendre, quoi,
n'est plus régi, n'est plus mené,
par notre intellect
ou par une quelconque cause extérieure
mais uniquement et entièrement
par notre désir
notre désir
qui a à sa disposition
tous les outils, tous les matériaux
de notre corps et de notre esprit,
libre de les utiliser tel qu'il l'entend
c'est encore bien plus accentué
qu'on peut l'imaginer
puisque si on a bien progressé,
si on a bien avancé dans ce type de pratique,
dans cette manière de se procurer du plaisir,
alors les genres se sont effacés peu à peu en nous,
plus de frontières du tout de ce côté-là,
donc le féminin tout comme le masculin
sont entièrement libres de s'exprimer comme ils veulent,
comme le désir le veut
et c'est quelque chose, croyez-moi,
un désir qui peut s'exprimer à ce point sans restrictions,
seuls ceux qui ont déjà pratiqué de cette façon,
qui y ont goûté par hasard ou sciemment,
ceux qui ont senti à un moment donné ou à un autre,
le féminin se libérer en eux
et venir se mêler massivement à leurs faits et gestes, en action,
sauront à quel point cette sensation de libération tous azimuts,
de liberté sans frontières,
est réel, est vrai
est vécu à chaque instant dans sa chair et son esprit
sous la forme de sensations riches et variées
qui arrivent de toutes parts,
à quel point chaque cellule, chaque fibre, de notre être, participe,
à quel point les vannes de la volupté s'ouvrent,
à quel point une forme de jouissance semble s'installer,
semble omniprésente,
tellement cela est devenu intense de chez intense à chaque instant,
à quel point on se sent nourri jusqu'au fond de l'âme d'un nectar
qui semble nous ouvrir toujours plus,
nous épanouir dans l'instant , toujours plus
Posté le 25/10/2025
B
bzo Membre
dans l'action, en mode yin,
il y a une sensation d'extraordinaire libération,
d'extraordinaire liberté,
à tout instant
pourquoi?
parce que le moindre de nos gestes, le moindre de nos mouvements,
la moindre de nos positions, de nos caresses, de nos contractions de muscles,
enfin tout ce que l'on peut entreprendre, quoi,
n'est plus régi, n'est plus mené,
par notre intellect
ou par une quelconque cause extérieure
mais uniquement et entièrement
par notre désir
notre désir
qui a à sa disposition
tous les outils, tous les matériaux
de notre corps et de notre esprit,
libre de les utiliser tel qu'il l'entend
c'est encore bien plus accentué
qu'on peut l'imaginer
puisque si on a bien progressé,
si on a bien avancé dans ce type de pratique,
dans cette manière de se procurer du plaisir,
alors les genres se sont effacés peu à peu en nous,
plus de frontières du tout de ce côté-là,
donc le féminin tout comme le masculin
sont entièrement libres de s'exprimer comme ils veulent,
comme le désir le veut
et c'est quelque chose, croyez-moi,
un désir qui peut s'exprimer à ce point sans restrictions,
seuls ceux qui ont déjà pratiqué de cette façon,
qui y ont goûté par hasard ou sciemment,
ceux qui ont senti à un moment donné ou à un autre,
le féminin se libérer en eux
et venir se mêler massivement à leurs faits et gestes, en action,
sauront à quel point cette sensation de libération tous azimuts,
de liberté sans frontières,
est réel, est vrai
est vécu à chaque instant dans sa chair et son esprit
sous la forme de sensations riches et variées
qui arrivent de toutes parts,
à quel point chaque cellule, chaque fibre, de notre être, participe,
à quel point les vannes de la volupté s'ouvrent,
à quel point une forme de jouissance semble s'installer,
semble omniprésente,
tellement cela est devenu intense de chez intense à chaque instant,
à quel point on se sent nourri jusqu'au fond de l'âme d'un nectar
qui semble nous ouvrir toujours plus,
nous épanouir dans l'instant , toujours plus
bon, il faut le savoir,
c'est le féminin qui s'exprimera le plus
car celui-ci est en tout homme
la partie immergée de l'iceberg
et une fois que l'entièreté de celui-ci s'exprime,
que l'entièreté de celui-ci chante,
le féminin nous emporte sous son aile,
nous acquérons la puissance et la légèreté de l'oiseau
dans un ciel bien à nous
Posté le 25/10/2025
B
bzo Membre
le texte juste au-dessus est la version complète,
un paragraphe en plus,
le texte au-dessus de celui au-dessus,
manque ce paragraphe en plus
qu'on se le dise,
aller le clamer sur tous les toits
ou pas,
vivez votre vie,
laissez chanter vos entrailles,
beaucoup de plaisir à tous et à toutes
Posté le 25/10/2025
B
bzo Membre
en plein action,
les sensations redessinent constamment mon être,
l'image de la flamme dansante
est vraiment, mais alors vraiment,
appropriée
certes ma chair est toujours là,
la forme de mon corps,
mes jambes, mon torse, les bras, la tête, etc
mais elle semble en mutation,
en transmutation, même, on pourrait écrire
quelque chose a bougé,
quelque chose qui n'aurait jamais du bouger,
des fondations s'ébranlent,
des règles d'airain deviennent inexistantes
le désir redéfini les règles du jeu,
le corps et l'esprit se soumettent à lui,
momentanément
la volupté, cette essence
qui parait si étrangère, si volatile,
semble se mettre à couler à flot
des portes dérobées,
au fin fond de caves, de cours obscures
sont entrevues, sont entrouvertes
il y a un tout autre monde
dans le fond du fond de notre imagination
qui semble devenir plus réel que réel,
un continent qui fait surface comme un sous-marin,
un monde rêvé en plein jour,
suscité par le désir
en collaboration avec le corps et l'esprit,
un monde qui semble s'extirper
depuis la nuit des temps
où les actions
ont des conséquences toutes autres,
une profondeur de nectar,
un parfums animal,
un parfum nébuleuse lointaine
remplie d'étoiles
Posté le 25/10/2025
B
bzo Membre
le plaisir,
c'est vraiment une invention à nous,
c'est notre bébé,
notre fabrication,
le fruit issu de notre chair et de notre esprit
qu'il débarque donc hors de nous,
plus de trois kg, en bonne santé,
bougeant, criant, s'agitant,
bien vivant de chez vivant donc
et non pas tout flétri, morne,
fruit oublié dans sa corbeille,
tout rabougri, tout desséché, maladif,
cela dépend de nous,
entièrement que de nous
le désir est cette plante d'appartement
qui nous est offerte à la naissance,
tout petite, toute frêle, toute fragile, dans son pot,
à nous de nous en occuper,
de l'entretenir, de la faire pousser,
de lui donner tout l'engrais, la lumière et l'eau nécessaire,
de la placer au bon endroit en nous,
le plus possible près d'une fenêtre
pour qu'elle puisse pousser comme il faut,
pour qu'elle puisse devenir cette verdure magnifique
occupant toute la place qu'elle mérite en nous
Posté le 26/10/2025
B
bzo Membre
il m'aura fallu vraiment longtemps
mais alors longtemps
pour que je commence sérieusement
à être satisfait de ma vie sexuelle
ironiquement, ce moment est peu à peu arrivé
alors que depuis quelques années,
je m'étais isolé,
n'avait plus eu de partenaire d'aucun genre
avoir choisi de ne plus avoir d'interaction sexuelle avec autrui
m'a obligé après un certain temps
à devenir de plus en plus imaginatif, audacieux et explorateur,
je me suis découvert peu à peu des ressources cachées
que j'avais tellement ignorées jusqu'ici
le sexe à deux peut devenir un acte tellement banal
tellement peu intéressant,
on bande, on s'agite un peu sur l'autre, on le ou la caresse machinalement,
on s'introduit ou pas, on éjacule,
il fallait que je réagisse,
il y avait d'autres facteurs aussi, bien sûr,
de la déception, beaucoup de déception,
de la colère, beaucoup de colère,
de la trahison, beaucoup de trahison
au début de cet isolement assez forcé puis plutôt choisi,
je suis passé par une phase de pauvreté sexuelle s'accroissant,
devant l'écran, à la force du poignet,
c'est bien sûr une période assez affligeante,
on dépérit peu à peu
et si on ne se secoue pas (aucun jeu de mot sous-entendu)
et si on ne se met à faire des recherches,
à essayer des voies alternatives
comme le massage prostatique, le plaisir anal
et d'autres,
on risque d'y laisser sa peau,
enfin son désir, les capacités de son désir, de sa libido, durablement,
ce qui est presque équivalent
puis j'ai découvert, ce que j'appelle le mode yin,
c'est là qu'il y a eu vraiment le déclic,
partir à la recherche du féminin en moi,
le laisser prendre de plus en plus les commandes de mon corps,
a ouvert mon esprit, a décuplé ma sensibilité
et puis m'a donné accès à une volupté
d'une richesse et d'une variété sans limites,
une volupté qui semble nourrir toutes les fibres de mon être,
je me sens tellement épanoui par moments
et pas que sexuellement,
comme de la sérénité m'envahit aussi de plus en plus
Posté le 26/10/2025
B
bzo Membre
une combinaison d'animalité
et d'inventivité sophistiquée
est la mère de toute volupté
persistante, puissante et variée
Posté le 27/10/2025
B
bzo Membre
deux doigts
enfoncés lentement, tout lentement,
dans mon anus bien lubrifié,
oh le moment paradisiaque,
les parois frottées, raclées,
millimètre après millimètre,
les bouts des doigts
qui tournent, qui tournent,
qui changent un peu
de direction et d'intensité de pression,
constamment
mes petits souris curieuses,
allez, allez,
envoyez-moi au septième ciel
par ascenseur ultrasonique,
continuez de tournicoter comme cela,
changez de profondeur,
remontez, redescendez,
tournez tournez
manèges délicieusement lubriques
du volcan et rien d'autre,
du volcan crachant de tous ses poumons
depuis mes entrailles
Posté le 27/10/2025
B
bzo Membre
ce qui est vraiment magique,
enfin au stade où j'en suis arrivé
avec ma pratique,
c'est que c'est devenu une chose tellement naturelle,
tellement qui semble couler de source,
aux résultats immédiats ou quasi
et ressentis un peu partout,
dans tout l'être
un geste ou deux,
un enchaînement de quelques mouvements,
une contraction de muscle,
debout, assis, couché,
occupé à autre chose ou pas
et déjà je me croque à pleines dents,
déjà la volupté est là,
splendidement,
dans toutes mes fibres
Posté le 27/10/2025
B
bzo Membre
ce qu'il y a de fantastique avec les toutes toutes bonnes séries,
c'est que vous pouvez les revoir autant de fois que vous voulez,
vous y prendrez toujours un plaisir immense
oh bien sûr, il n'y aura plus le plaisir de la découverte
mais quand les qualités dramatiques sont là,
d'authentiques personnages, intéressants, passionnants
avec une véritable épaisseur,
de l'humour de qualité éventuellement ou du suspens,
selon le genre, une dimension épique, d'aventure, etc
évidemment, il ne faut pas regarder en boucle
mais laisser passer du temps,
ainsi moi depuis hier,
je revois Orphan Black, une série de science-fiction de 2013,
les trois premières saisons sont une pure merveille
bon, ce n'est pas mon genre de science-fiction habituelle,
moi, j'aime surtout les space opéras,
des voyages intergalactiques, des débarquement sur des planètes lointaines,
cependant quand c'est aussi bien fait qu'Orphan Black,
je ne dédaigne pas quelque chose de plus terre à terre
mais néanmoins avec une sérieuse dose d'une autre sorte de science-fiction,
en l'occurence, ici,
une histoire d'une grande multinationale puissante
qui produit illégalement des clones,
ambiance bien paranoïaque
mais cependant beaucoup d'émotion,
un humour étonnant de la meilleure qualité imaginable très régulièrement,
des qualités dramatiques superbes,
des vrais personnages avec de l'épaisseur
et une performance tout bonnement extraordinaire de l'actrice principale Tatiana Maslany
qui joue toute une série de clones avec des caractères différents,
qui se confrontent , qui dialoguent, constamment,
une toute grande performance d'actrice, mémorable
et performance technique aussi d'ailleurs,
pour la voir interpréter 4, 5 personnages totalement différents
qui parfois apparaissent en même temps dans des scènes
mais donc, je revois cette série que j'ai déjà bien du voir 4,5 fois au moins dans le temps,
du moins les trois premières saisons qui sont juste superbes, 5 étoiles,
après vu le succès, ils ont encore rajoutés deux saisons
mais même si elles sont regardables,
ce n'est plus du tout le même niveau
et donc les toutes grandes séries, même si on connait l'histoire par coeur,
on revit le suspens, on vibre, on éprouve des émotions, quand même
car la qualité à tous les points de vue est là
et cela fait qu'on arrive à être entraîné malgré qu'on sait ce qui va se passer
et puis surtout à chaque fois,
on décèle plein de détails qui nous avaient échappé
les images sont riches et passent à la vitesse de la vie à l'écran,
forcément plein de choses nous échappent,
alors à chaque revisite,
on détecte des nouveauté, des détails,
des finesses, des tournures qui nous avaient éludées
Posté le 28/10/2025
B
bzo Membre
ce matin, au réveil,
je me suis offert quelques minutes de volupté
mes hanches se mettent à bouger, mes jambes aussi,
les mains caressent,
la bouche, rapidement, gémit
comme une cheminée qui dégage de la fumée
quand un feu a été allumé dans l'âtre,
tout va bien,
un splendide flot de sensations, comme d'habitude,
qui m'envahit,
c'est bon, je me régale
mes doigts se baladent beaucoup ce matin,
ils descendent le long des jambes,
remontent, tournicotent, frottent, pressent,
soudain, par accident,
ils effleurent mes génitaux
le contraste fut frappant,
pendant une fraction de seconde,
la magie de l'interaction entre le yin et le yang, en moi,
s'est interrompu, a cessé
pour être remplacée par une sensation entièrement yang
bon, cela n'a duré vraiment qu'une seconde ou deux,
après le flux a redémarré
et j'étais à nouveau entraîné,
entraîné de chez entraîné
après, par curiosité, par jeu,
j'ai encore reproduit "l'accident" expressément
pour vérifier
et ce fut le cas à chaque fois
bon, je le savais déjà,
les génitaux sont une zone hors limite,
aussi bien en massage prostatique
(bien qu'on peut s'amuser à faire des mix,
une fois qu'on est bien avancé)
qu'en mode yin
où là, ce type de contact est totalement à proscrire
non pas, bien sûr
qu'il n'y ait pas moyen d'obtenir des sensations fortes, des sensations riches
avec des interactions entre les mains et les génitaux
mais ce sont d'autres types de jeux tout à fait,
des jeux qui convient les énergies masculines en nous, uniquement
on peut les rendre plus explosives par toutes sortes de procédés,
même devenir multi-orgasmique d'après ce que j'ai lu
mais c'est un territoire tout à fait différent du mode yin
et c'est vraiment frappant à quel point instantanément
le type de sensations change du tout au tout
quand lancé en pleine action en mode yin,
on a ce genre de contact accidentellement
Posté le 28/10/2025
B
bzo Membre
je me mets au garde à vous pour le désir,
me cabre, me redresse, dans mon fauteuil,
tire les épaules vers l'arrière,
allonge bien la colonne vertébrale,
resserre un peu les cuisses
pour envelopper les génitaux
fais monter une contraction
des muscles du périnée
et enfin, ferme les yeux
je sens le foyer s'allumer là-en bas,
cela se met à rayonner,
de la chaleur duveteuse, soyeuse, frémissante,
cela monte, cela monte,
cela se répand, cela se répand
je maintiens la contraction,
cela s'intensifie,
cela semble s'installer dans toutes mes fibres,
ça y est,
je commence à avoir des bancs d'étoiles
qui se mettent à nager
derrière les yeux
mon anus aussi commence à s'enflammer de plus en plus,
cela gratouille, cela chatouille,
sous l'effet de la contraction,
du coup je presse bien fort
pour avoir une sensation de pénétration accrue,
oh le bélier qui monte dans mes entrailles,
quel sensation de déchirement délicieux
cela se déchire et cela semble devenir une fleur,
une fleur de chair
gorgée de soleil, gorgée de nectar,
butinée de toutes parts
Posté le 29/10/2025
B
bzo Membre
je marchais, il y a une heure à peine,
sur un petit sentier forestier tout à fait pittoresque,
la lumière se faisait rare, c'est presque l'hiver et déjà plus de 18h ,
le chant d'un merle solitaire
parvenait à mes oreilles,
il n'y avait absolument aucun vent,
le feuillage des grands arbres tout autour,
était tout à fait au repos
tout était tellement paisible,
soudain toutes mes fibres ont semblé me murmurer
en même temps,
comme il fait bon être là dans cet instant,
sur ce petit sentier, avec ces arbres majestueux
comme il fait bon de sentir cette terre sous ses pieds,
d'avoir ses poumons emplis de cet air si vif,
il avait comme une qualité enivrante en cet instant,
je l'aspirais goulument plusieurs fois de suite
je me sentais juste bien,
tellement bien de vivre,
d'être là juste dans l'instant
avec cette nature autour de moi
comme une silencieuse, discrète et constante féerie
Posté le 29/10/2025
B
bzo Membre
on peut tellement tout ou à peu près tout exploiter
pour son plaisir ou le plaisir d'autre(s),
à condition bien sûr qu'il y a consentement
et respect total
de soi et de ou des autres
ainsi, moi,
j'ai tous les jours ou presque,
un petit rituel dans la baignoire
juste avant que je prenne ma douche,
il implique la complicité de mon urine,
je m'arrange toujours pour avoir la vessie bien remplie
quand le moment de la douche arrive
je me mets debout donc,
j'enveloppe avec les cuisses les génitaux,
je me mets à bouger les hanches latéralement,
lentement, lascivement,
suis en full mode liane lascive à ce stade
les mains restent inactives
sinon que je passe un bras à travers la poitrine
jusqu'à l'épaule opposée
sur laquelle les doigts se posent,
frottant, pressant, un peu au passage les seins
avec le coude plié, l'avant-bras
mais juste un peu, l'essentiel se passe en bas ici
mais enfin, le yin ne dédaigne jamais
un peu de frotti frotta aussi sur les seins,
cela contribue à l'ambiance générale
en bas donc, oh en bas,
rappelez-vous les cuisses enveloppent,
les hanches dansent,
il y a là aussi un peu de frotti frotta
sur la pine et les couilles
causés par les mouvements du bassin
et puis aussi, bien sûr,
un peu de contractions des muscles du périnée,
cela va de soi,
la prostate aime intervenir
et ainsi, elle vient y mêler son grain de sel
et puis quand tout cela est prêt,
tout cela est bien en route,
il est temps de faire monter tout lentement
mais alors tout lentement, l'urine
là est la véritable difficulté technique,
il s'agit de s'arranger pour que la pine et les couilles
forment une petite masse compacte entre les cuisses
de manière à ce que l'urine
ne parte pas juste vers l'arrière
mais bien inonde toute la zone
une fois que vous arrivez à bien faire tout cela,
vous êtes parti pour de trente secondes à une minute
de sensations phénoménalement délicieuses,
cela dépend à quel point que vous parvenez
à bien ralentir le plus possible la montée de l'urine
ainsi vous allez avoir une combinaison absolument unique,
un summum de sophistication,
dans la finesse et la variété des sensations
je n'hésite pas à écrire
une combinaison entre les mouvement des hanches,
les frotti frotta des cuisses et des génitaux,
la contractions des muscles du périnée,
des ondes de la prostate, donc,
en haut un peu de frotti frotta aussi sur les seins
et puis, et puis, surtout
l'action d'uriner et d'essayer de ralentir cela le plus possible,
rajoute une contraction des muscles nécessaire
pour fairer monter le liquide chaud et ambré,
ce qui déjà provoque en soi des sensations
d'une puissante étrangeté
qui viennent s'ajouter à tout le reste
et enfin, last but not least,
l'urine qui se répand sur vos couilles, votre pénis,
le haut de vos cuisses, votre buisson de poil, votre pubis,
rend tout cela glissant, dérapant
mais d'une façon tellement velouteuse,
la chaleur du liquide, l'onctuosité des frottements, des glissades
rend tout cela absolument unique
qu'on se le dise,
à vos vessies, vos prostates, vos cuisses,
vos pines, couilles et tout le reste
Posté le 29/10/2025
B
bzo Membre
les orgasmes, c'est bien sympathique,
comme si tout d'un coup,
vous n'étiez plus qu'un coup de canon de tout votre être
qui arrache tout délicieusement sur son passage
pendant quelques instants
mais finalement, c'est vraiment plus ce qui m'intéresse le plus,
en fait même, je m'en fous assez d'en avoir ou pas,
en d'autres mots, je m'en passe très bien
non, ce qui m'intéresse vraiment,
c'est la qualité de la volupté, sa richesse, sa finesse,
la variété, la diversité, des sensations,
qu'elles viennent bien de toutes parts,
que tout mon être participe,
que j'ai en moi cette sensation de communion,
de complicité absolue, avec mon corps
une sensation magique , aussi, de me faire l'amour,
de plénitude dans l'instant,
de me sentir épanoui
mais alors épanoui de chez épanoui,
ressourcé de chez ressourcé,
gorgé de nectar nourrissant,
jusqu'au plus profond
de mes fibres et de mon âme
Posté le 30/10/2025
B
bzo Membre
si le yin est bien monté en vous,
vos hanches le savent,
vos hanches en parlent
Posté le 30/10/2025
B
bzo Membre
embrasse ta solitude,
ta force est dans ta capacité
à te construire en elle
aussi bien sexuellement
que dans tous les autres aspects
de la vie
car en outre d'être un royaume sans limites,
elle est aussi un tremplin,
un tremplin puissant vers la vastitude,
la vastitude de l'océan des hommes et des femmes,
la vastitude de la nature,
la vastitude du plaisir et des extases de toutes sortes,
tout seul(e) ou avec d'autre(s),
la vastitude des émotions
Posté le 30/10/2025
B
bzo Membre
comme c'est magique d'être ému,
d'avoir cette capacité d'être ému,
c'est vraiment comme une forme d'extase, de jouissance,
ces frissons qui vous traversent de toutes parts,
des larmes qui vous montent aux yeux
notre coeur et notre âme
deviennent immenses pendant quelques instants,
nous transportent,
on devient léger comme l'air,
un royaume immémorial s'ouvre dans l'invisible,
dans les pas des géants
Posté le 30/10/2025
B
bzo Membre
rien de bien mystérieux dans le corps finalement,
enfin scientifiquement, médicalement,
si, très certainement, un univers sans limites
mais du point de vue qui nous occupe,
je veux dire sexuellement
mais pas seulement,
aussi au niveau des émotions éprouvées, des sensations,
de tous les types d'orgasmes et d'extases ,
possibles et imaginables,
non décidément,
cet amas de chair, de sang, d'os, de nerfs, de tissus de toutes sortes,
n'a rien de bien mystérieux
qui expliquerait tout cela
j'aurai tendance à dire la même chose de l'esprit humain,
là non plus rien de transcendant, d'énigmatique, d'une puissance enfouie
qui expliquerait le moins du monde
tout ce que j'ai énuméré plus haut
non, là où réside le mystère, véritablement,
là où réside la magie,
c'est dans la relation entre eux,
dans leur interaction
pour vous donner une image bien précise de ce que j'entends par là,
rappelez-vous une de ces expériences de chimie
en classe quand vous étiez tout jeune,
le ou la professeur vous mettait sous le nez dans des éprouvettes
ou conditionnés d'une quelconque autre manière,
deux éléments, en apparence tout à fait banals,
sans grande singularité,
rien de bien rare, rien de bien spécial
mais une fois que les deux étaient mis en contact l'un de l'autre,
étaient mélangés,
il se produisait toutes sortes de réactions chimiques
devant nos yeux éblouis et intrigués
voilà un peu comment je vois la chose,
le corps et l'esprit quand ils commencent à interagir,
poussés par le désir
ou par toute une autre forme de volonté de communier,
là commence la magie, là commence le mystère,
là on devient un chapeau de prestidigitateur
d'où tout peut sortir,
absolument tout
l'univers tout entier,
le moindre brin d'herbe, le moindre rayon de soleil,
toutes les vagues de l'océan, toutes les étoiles dans le ciel,
toutes les sensations et émotions possibles et imaginables,
des orgasmes, de la volupté, des transes, des moments de grâce mystique,
de toutes les formes et de toutes les couleurs ,
tout cela est dans la relation et uniquement dans le relation
que forme dans l'instant
le corps et l'esprit
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
je berce entre mes cuisses ce gros ver
qui s'amuse parfois à changer de dimensions
et d'épaisseur
comme il aime cela,
ces toutes légères pressions, ces touts légers frottements,
comme il est malléable, comme il est spongieux, mou, élastique
comme il est, en fait, malgré ces apparences,
un soleil, je vous dis,
un soleil resplendissant,
il rayonne, par exemple, en ces moments,
vous ne le voyez pas mais je le sens,
oh comme je le sens
et tout mon corps le remercie
et tout mon corps lui répond,
il incite irrésistiblement au dialogue,
il aimante les alentours,
il aimante le lointain,
la prostate pas loin, l'anus pas loin, non plus,
sont ses deux interlocuteurs préférés,
on dirait souvent un trio de jazz
en train d'improviser,
mais rapidement d'autres musiciens dans la salle,
d'autres musiciens de partout,
viennent les rejoindre
en fait il n'y a que des musiciens par ici,
la moindre cellule, la moindre fibre,
aime cela, générer des notes
et n'aime rien tant que dialoguer
tantôt frénétiquement,
tantôt tout en douceur sophistiquée,
avec tout le reste du big band
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
ce matin au réveil,
le désir était là partout en moi,
je l'ai senti tout de suite,
j'ai senti tout de suite qu'au moindre mouvement,
cela se mettrait en route
c'est comme si une grosse Cadillac rutilante au moteur allumé,
ronronnait partout tout doucement en moi,
son intérieur tout en cuir rouge,
n'attendait plus que son chauffeur pour démarrer,
pour aller faire un tour dans la campagne environnante
oh bien tranquillement,
à allure modérée de chez modérée,
on n'est pas à Spa Francorchamps,
on n'est pas là pour foncer,
on est là pour déguster le paysage, déguster le véhicule,
déguster le temps qui passe,
déguster de la soie chaude et frissonnante dans les fibres
je commençais à m'étirer,
façon liane lascive, façon liane dansante,
j'étais un peu sur le flanc, donc un bras coincé sous moi
mais la main de l'autre se colla immédiatement à la peau,
paume et doigts semblaient avoir des ventouses
tellement ils s'y plaquèrent
et se mirent à explorer minutieusement chaque centimètre carré
quel délice de grain de peau,
il change , selon qu'on est sur les hanches, la poitrine, les seins,
les cuisses avec les poils
et puis le terrain monte, descend,
il y a des pentes, des courbes, des aplats
mes petits coquins arrivèrent finalement
tout près de la crevasse chaude et humide derrière,
avec des idées bien arrêtées de faire un brin de spéléologie,
ils plongèrent,
oh quelque chose sembla se déchirer en moi
mais tellement divinement,
c'est dans la marmite de soupe des dieux
qu'ils avaient atterri
qu'ils étaient déjà en train de touiller, touiller
juste humide et glissant comme il faut
car comme tous les soirs avant de m'endormir,
je m'étais mis une noix de beurre de karité
avec laquelle je m'étais un peu masser le conduit,
mesure en même temps de soin, d'hygiène, de la peau,
que m'offrir un petit moment de plaisir anal
avant de m'endormir
mais en même temps aussi mesure prophylactique
si par hasard au matin, j'avais des envies
le beurre de karité avait bien maturé pendant la nuit
comme toujours,
ayant juste la consistance parfaite,
le conduit semblait lubrifié tout naturellement
donc mes doigts plongèrent, trois pour être exact,
en partant du plus petit,
ils plongèrent en rang serré formant comme une mini arête
puis s'arrêtèrent,
prirent une position d'attente, s'immobilisant,
les muscles des fesses et de l'anus prirent le relai,
commençant à les bouger,
à les faire valser dans tous les sens
et ils se laissèrent faire, les bougres,
oh comme ils se laissèrent faire!
j'avais dans ces trois doigts enfoncés bien profond dans le cul,
les puissants muscles des fesses et de l'anus,
les brinqueballant comme s'ils étaient des mâts dans une tempête,
une main me lutinant en continu
et mes hanches qui commençaient à avoir la danse de saint guy
ma bouche elle
qui laissait sortir des gémissements
gros comme des camions
vindieu de biquette, j'entends maintenant au loin des clameurs,
c'est le marathon de Bruxelles,
le haut parleur qui chauffe la foule,
annonce les coureurs,
allons bon je suis bien bien mieux dans mon lit,
avec mes fibres qui sprintent sans dossard eux
dans tous les sens
déjà 11h, je vais tout de même me lever,
mettre la pâte du pain au levain au four
puis commencer ma gymnastique
mais avant vite aller écrire un petit texte
sur mon petit réveil tout en délicieuse volupté,
voilà c'est fait, il est terminé,
ciao, les gars et les filles (enfin s'il y en a)
béquotez-vous, enfilez-vous, c'est dimanche
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
en pleine gym,
effectuant un exercice assis sur un tabouret,
j'ai du m'interrompre en urgence,
mes hanches m'appelaient,
je ne pouvais juste pas y résister,
il fallait que je leur accorde quelques secondes
les mains se sont emparés presque violemment des seins,
les pressant, les frottant, les malaxant, dans tous les sens,
les hanches se sont mises à onduler
et de puissantes contractions des muscles du périnée
ont commencé à monter,
à me labourer, pourrai-je écrire
eh oui, j'étais en train de me labourer
et cela s'entendait,
heureusement les murs sont épais
car j'étais devenu très très musical
comme avec de l'entraînement,
on peut arriver avec les contractions
des muscles de l'anus et du périnée,
à reproduire la sensation de pénétration,
c'est juste bluffant de chez bluffant,
rien de comparable avec ce qu'on peut obtenir avec un gode,
c'est tellement plus riche, plus varié, plus puissant
et puis c'est le yin qui s'exprime, ici, pleinement,
en toute liberté, sans aucune restriction,
eh oui, dans ces instants,
je l'avoue, je l'avoue sans honte,
c'est juste magique,
à quel point on peut se sentir
femme jusqu'aux bouts des ongles,
femme chevauchant un engin,
le faisant sien,
il est devenu sa propriété, totalement, sans limites,
elle en fait ce qu'elle veut,
se frottant, se raclant, bien minutieusement, dessus,
tantôt le cajolant, tantôt le violentant,
retombant et encore retombant sans répit dessus,
à quel point on peut vivre, on peut ressentir cela,
dans la moindre de ses fibres,
je le répète, c'est juste magique
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
à un moment donné, sur mon tapis de yoga,
faisant mon exercice pour les abdominaux,
j'ai senti que le moment était arrivé
qu'il fallait que le sperme sorte,
que j'étais arrivé à ce point,
mon corps me le signalait,
après plus ou moins trois semaines
d'accumulations des énergies
mais je me suis dit que j'allais essayer
de faire durer autant que possible,
donc, je me suis forcé à ne jamais toucher aux tétons,
ceux-ci titillés ont directement un tel effet turbo sur moi
et dans cet état de surexcitation avancé,
aurait provoqué l'éjaculation en quelques secondes
ainsi j'espérai,
le processus serait ralenti au maximum,
je fus payé de mes efforts
car j'ai bien du jouir un bon quart d'heure sur le tapis de yoga,
me tortillant dans toutes les directions,
pris dans les convulsions d'un interminable orgasme,
tremblant incontrôlablement par moments,
râlant comme un possédé,
avant que soudainement
la lave commence à couler sur mes cuisses, mon bas-ventre,
inonde mes poils
quelle chevauchée, houla, quelle chevauchée, mes amis,
le truc de ne pas toucher à ses tétons
quand on est déjà déjà dans un état de surexcitation extrême,
a prolongé durant de longues longues minutes l'orgasme
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
c'est assez étonnant cet orgasme que j'ai eu sur le tapis de yoga,
comme je l'ai écris au-dessus,
mon corps m'a vraiment fait sentir
qu'il fallait que j'éjacule bientôt,
qu'il était temps
cependant j'ai eu cette inspiration
d'arrêter totalement les contacts avec les tétons,
de ne plus les titiller du tout
car je savais à quel point cela agissait comme un turbo chez moi
et que dans l'état dans lequel j'étais,
j'aurai lâché mon coup très rapidement,
même rien qu'en me chipotant les tétons
donc, stop aux tétons
,
juste pour voir ce que cela allait donner,
le reste fonctionnait comme d'habitude chez moi en mode yin,
hanches qui dansent,
montée de contractions,
en fait, je me souviens maintenant, ce n'était pas seulement les tétons
mais je n'ai plus du tout utiliser les mains,
ce qui enlevait encore un autre élément qui rajoutait de la variété, de l'ampleur
qui accélérait les choses dans mon état de surexcitation
et à un moment donné, ainsi,
au fond, rien qu'avec le bas du corps vraiment actif,
j'ai commencé à sentir l'orgasme,
les spasmes, le corps en délire qui se tord, etc
et cela a bien duré,
j'ai un peu exagéré au-dessus, non pas un bon quart d'heure
mais bien dix minutes tout de même,
dix minutes d'orgasme qui se sont terminées
par une lente et longue éjaculation
mais je recommencerai comme cela la prochaine fois
quand mon corps me signalera qu'il est temps,
plus de mains actives,
vais voir si cela aura le même effet
car c'était vraiment délicieux cet orgasme si brutal, si tellurique
qui s'est prolongé ainsi
j'ai mis sur le feu, semble-t-il,
juste la quantité de combustible qu'il fallait
pour entrer dans une phase d'explosion,
sans qu'elle arrive tout de suite
quelque chose comme cela
Posté le 02/11/2025
B
bzo Membre
l'énergie sexuelle est neutre, finalement,
peut devenir autant masculine que féminine,
indépendamment du genre de notre corps
c'est vraiment la façon dont on les utilise,
la façon dont on va les consumer,
ces énergies
qui détermine le type de plaisir qu'on va éprouver,
masculin ou féminin
la barrière entre les deux
n'étant jamais totalement imperméable,
du mix plus ou moins accentué
peut se produire
dans le feu de l'action,
volontairement ou pas
bien sûr,
avoir les organes qui vont avec,
les organes adéquats,
par rapport au type de plaisir
qu'on veut éprouver,
cela joue aussi
mais bien moins finalement
que ce qu'on s'autorise dans le moment à monter en soi,
que ce que l'on libère de soi, de ses profondeurs
du masculin ou du féminin
tel qu'on a été préprogrammé pour la plupart
ou juste ce qui vient,
sans réfléchir, sans mettre de barrières,
sans mettre de limites
même si cela peut nécessiter tout un travail sur soi,
parfois de longue haleine,
de très longue haleine,
pour y arriver
ce qui est magique dans la sexualité,
c'est qu'on est infiniment reprogrammable,
à condition de s'investir avec acharnement et patience,
d'y mettre sufisamment de soi-même,
c'est--à-dire, entièrement, complètement, totalement
Posté le 03/11/2025
B
bzo Membre
le New-York Times est vraiment un journal extraordinaire,
rien de près ou de loin, dans n'importe quelle langue
qui y ressemble
la richesse, la diversité et la qualité des articles
est juste phénoménale,
il a un côté tout à fait encyclopédique
et dans tous les domaines
possibles et imaginables
vous pouvez commencer à lire un article avec de magnifiques photos
sur un certain type de nouvelle espèce de grenouille
découverte en Amazonie
et puis suivre le fil pendant des heures,
sur des dizaines d'articles qui vous révèlent toujours plus
sur les étrangères créatures qui peuplent cette planète
et cela, encore une fois,
avec des sujets qui vont dans toutes les directions,
il y a une telle inventivité, une telle diversité,
c'est juste encyclopédique
politiquement, ils sont perçus comme un journal tendance démocrate
mais ce n'est pas vrai, pas vrai du tout
la vérité, c'est que c'est un journal foncièrement, viscéralement attaché
aux valeurs démocratiques,
d'ailleurs il y a des journalistes républicains qui régulièrement
sortent des articles dedans
cependant, le parti démocrate aux Etats-Unis,
malgré tous ses défauts,
et il en a un paquet
qui lui ont fait perdre catastrophiquement les dernières élections,
malgré tous leurs défauts, donc,
reste néanmoins un parti
profondément respectueux des valeurs républicaines
alors que de l'autre côté,
il y a eu au fil des années une dérive de plus en plus à droite,
ultra-conservatisme, bigoterie, frilosité face au progrès sociaux et sociétaux,
un soutien inconditionnel des armes à feu, un racisme de plus en plus décomplexé,
une tendance aux théories complotistes
et puis enfin, le pompon, l'arrivée de Trump...
qui a démultiplié tout cela, exacerbé tout cela
la démocratie s'en est allé à vau l'eau aux States,
c'est tragique à voir,
comment jour après jour,
cela se détricote de plus en plus vite
Le New-York Times est un phare là-bas
pour ceux qui cherchent encore des informations objectives,
ceux pour qui la démocratie importe
si vous liez l'anglais,
il faut absolument vous abonner à ce journal,
en plus il n'est vraiment pas cher
Posté le 04/11/2025
B
bzo Membre
il m'aura fallu atteindre mes 66 ans
pour commencer à vraiment bien me sentir dans ma peau
mais quand je dis bien,
alors c'est vraiment bien,
serein, sûr, puissant, épanoui,
mais en même temps
plein d'émotions à fleur de peau,
vibrant, ouvert, curieux
on se dit par moment que d'occasions perdues,
que de temps perdu
mais chez moi, en tout cas,
ça passe bien vite
oui c'est vrai,
que d'occasions perdues,
que de temps perdu,
j'aurai pu devenir ceci, cela,
j'aurai accomplir ceci, cela,
j'aurai pu mieux faire attention à ceci, à cela,
aurai pu mieux vivre cette relation,
etc, etc, etc
j'aurai pu faire l'amour avec celle-ci, avec celui-là,
oh la la, tant d'occasions à côté desquelles
de ce côté, aussi, je suis passé
mais tout cela, c'est du vent, finalement
le passé compte bien sûr,
il nourrit le présent
mais celui-ci est notre construction, avant tout
il nous appartient,
il ne dépend que de nous,
de ce que l'on veut en faire,
de la façon nous nous présentons dans l'instant
la manière dont nous dégustons,
la manière dont nous vivons,
chaque seconde,
est notre bien le plus précieux
et notre construction
et ne dépend qu'en partie,
vraiment qu'en partie,
de ce que l'on a vécu
toutes les émotions que je suis capable d'éprouver,
leur qualité, leur quantité,
la qualité et la quantité de volupté, de jouissance, aussi,
la richesse, l'intensité et la variété des sensations,
ma capacité d'empathie,
ma capacité d'aimer,
voilà bien ce qui me font aujourd'hui,
voilà bien comme je me présente
au fil des instants,
voilà bien ce qui fait de moi l'homme que je suis
le nombre de voitures dans le garage,
le prix de la montre au poignet,
des vêtements qu'on porte,
tout cela, c'est du pipeau,
du pipeau suprême,
ne nous enrichit réellement
pas un seul instant
Posté le 04/11/2025
B
bzo Membre
tout devient tellement parfait par moments,
la volupté nous rend parfait,
rend le temps et le lieu parfaits
j'étais entre deux rendez-vous,
donc je suis resté habillé,
jeans, t-shirt, gilet ouvert,
je me préparais à manger dans la cuisine
debout face au plan de travail
soudain, une envie,
je ne sais même pas comment elle s'est manifestée,
tout ce que je sais,
c'est que mes hanches sont partis dans un mouvement,
un peu dansant, un peu ondulant, un peu lascif, vers l'avant,
comme si je voulais pousser quelque chose avec le bassin
tandis que les cuisses se sont resserrées,
les yeux refermés
et qu'une contraction est montée,
je la maintenais,
accentuais légèrement mais continuellement
la pression
une boule de chaleur a été générée entre mes reins
puis elle a commencé à rayonner dans tous les sens,
surtout vers le haut, là,
comme une vague lente,
elle a envahi mes fibres,
est montée jusqu'à dans ma tête
où des étoiles velouteuses ont commencé à nager
dans tous les sens
cela a duré une trentaine de secondes,
perfection de la sensation,
perfection de vivre dans l'instant,
perfection d'être,
avant que de repartir brinqueballant, cahotant,
sur les routes
Posté le 04/11/2025
B
bzo Membre
on pourrait imaginer
que pour commencer à ressentir du plaisir sous ses propres caresses,
il faut s'entraîner et encore s'entraîner,
apprendre au corps, à la peau, à réagir,
à réagir de plus en plus
c'est à la fois vrai et à la fois faux,
en fait, plutôt très sérieusement faux,
juste la partie entraînement est correcte,
le reste , c'est du bullshit,
c'est exactement le contraire
je veux dire par là,
que la peau, le corps, dès la première fois qu'on met la main sur soi
avec l'idée d'essayer d'éveiller des sensations agréables,
de générer de la volupté,
ils sont fin prêts à réagir,
à pleine puissance, c'est-à-dire, sans limites
ce qui fait que cela ne fonctionnera pas,
c'est que nous ne nous caresserons pas comme il faut,
y mettant l'intensité qu'il faut, l'instinct, le désir, etc
pour résumer en quelques mots,
il faut se mettre à se caresser
comme si on posait les mains sur la peau de quelqu'un d'autre,
avec l'idée d'éveiller le désir en lui ou en elle,
de lui faire vivre des sensations délicieuses,
de le ou la voir se pâmer de plus en plus sous vos doigts,
de se tordre de plaisir, de gémir de plus en plus
pour faire cela, vous ne réfléchissez pas, non,
vous mettez en route votre propre désir, votre propre instinct,
vous vous mettez à l'écoute de cet autre corps, de cette autre peau,
vous observez les réactions et en fonction,
vous adaptez vos gestes, vos actions diverses et variées,
vous explorez avec avidité, avec passion,
vous vous mettez entièrement dans chaque geste, chaque effleurement
vous vous mettez au service momentanément
de cet autre corps, de cette autre peau,
corps et âme
et votre récompense,
c'est le plaisir que vous lisez dans les yeux de l'autre,
dans votre cas,
ce sera le plaisir que vous sentirez dans vos propres yeux
une fois que vous parvenez à vous caresser comme cela,
votre peau immédiatement réagira
et au mieux vous y parviendrez,
au plus elle réagira,
établir une complicité,
entre les paumes, les doigts et la peau,
avec les mouvements, les gestes,
tout est une affaire de complicité dans ce jeu suprême,
au plus la complicité est là,
au plus les sensations et la volupté
seront là au rendez-vous
Posté le 05/11/2025
B
bzo Membre
j'adore plus que tout ces courts moments de volupté,
de communion avec mon corps,
qui ne durent vraiment souvent qu'à peine quelques secondes,
allant parfois jusqu'à une minute ou deux maximum
qui interviennent
alors que j'étais vraiment occupé à tout autre chose,
tâches banales du quotidien,
un balai à la main, en train de cuisiner,
en train de porter quelque chose, etc
enfin vraiment des actions triviales
que soudain j'interromps pour quelques instants
parce que le désir s'est manifesté
sous une forme ou une autre,
un "appel"
ce qui rend ces moments si particuliers, si délicieux,
c'est la soudaine transition,
d'un corps "véhicule", d'un corps "utilitaire"
à un corps vibrant, un corps ressentant,
un corps générant massivement de la volupté
et en plus en mode yin,
donc effacement soudainement aussi
du genre de mon corps
et envahissement d'un genre mixte, androgyne,
emmêlement divin de féminin et de masculin
mais donc
c'est vraiment ces transitions instantanés, abruptes,
ces chauds et froids radicaux
qui en font tout le prix,
le ressenti passe de rien à massif, à extrême,
on transitionne soudainement de rien,
d'aucune sensation, d'un désert aride,
à une oasis verte avec arbres, cours d'eau, plantes, fleurs,
plein de vie de toutes sortes,
quelque part en soi
Posté le 05/11/2025
B
bzo Membre
les caresses créent derrière mes yeux fermés
tout un monde de vagues velouteuses qui roulent, roulent,
qui m'emportent, m'emportent
c'est fou comme instantanément,
je peux me retrouver ailleurs,
dans une galaxie de volupté
et plus rien d'autre ne semble exister
que cette fugace éternité
de communion voluptueuse avec mon corps
juste mes mains enveloppant les seins,
les pressant, les frottant , les malaxant,
un peu, à travers le tissu
et puis en bas,
les hanches qui bougent,
les cuisses qui font frotti frotta
et puis des contractions
oh mon sexe qui est devenu un peu plus gros,
ma troisième jambe qui se manifeste,
hampe qui s'allonge, hampe qui se durcit,
gland qui grossit,
qui semble devenir encore plus pourpre que d'habitude,
venez vibrer avec nous,
plus on est de fous,
plus on se pâme par ici
Posté le 06/11/2025
B
bzo Membre
c'est sûr que durant mon plaisir,
je suis homme-femme des pieds à la tête
et jusqu'au fond de l'âme
une fois que c'est terminé,
je redeviens juste un mec dans son coin,
sans grande particularité
peut-être avec 30 ou 40 ans de moins,
j'aurai eu envie d'aller plus loin,
d'assumer plus cela dans mon quotidien aussi
là, comme cela, à 66 ans,
même si un jour, je me remets avec quelqu'un,
partage ma vie avec quelqu'un,
pas sûr que j'aurai envie de partager cette partie de moi-même,
cette façon tout autre d'être sexuellement,
c'est mon jardin secret,
aucune envie d'y laisser entrer quelqu'un
pourtant il y a quelque temps j'écrivais encore
que j'aimerai entremêler un jour le masculin et le féminin
avec d'autre(s) corps,
que ce soit totalement fluide,
que les genres soient partagés, passent librement d'un corps à l'autre,
sans aucune limites et sans barrières
je ne sais pas,
peut-être suis-je un peu déprimé, renfrogné, aujourd'hui,
à voir,
verra bien si un jour l'occasion se présente,
c'est sûr en tout cas
qu'il faudra que ce soit une personne très ouverte,
très libérée de tout préjugé de ce côté-là
et prête à jouer le jeu à 100%
Posté le 06/11/2025
B
bzo Membre
que c'est bon de se laisser aller,
de s'abandonner
il y a quelques instants,
j'étais couché sur mon tapis de yoga
et je me suis laissé aller,
je me suis senti ouvert, léger comme un fétu de paille,
je n'ai eu plus qu'un geste à faire, une caresse,
une petite vague de plaisir immédiatement est arrivée
mais dans l'état d'abandon dans lequel déjà j'étais,
elle m'a littéralement soulevé, emporté
et déposé plus loin
bon, au même endroit, en fait
mais on a vraiment cette impression d'avoir voyagé,
de s'être déplacé
Posté le 06/11/2025
B
bzo Membre
les hommes
qui ne se chipotent pas, qui ne titillent pas,
leurs tétons,
ils ne savent pas à côté de quoi ils passent
avec de la patience,
on pourrait se développer une pratique à part entière,
rien qu'en faisant cela,
aucune autre action,
avec des sensations splendides, des orgasmes, à la clef
mais en combinaison,
juste avec quelques contractions des muscles du périnée
ou alors un doigt ou deux ou trois, dans l'anus
ou encore les cuisses et les génitaux qui font frotti frotta
et vous obtiendrez tout de suite
des sensation, de la volupté
dont vous me direz des nouvelles
le titillement des tétons,
en combinaison avec quelque autre action, en bas,
agit comme un turbo,
qui démultiplie, qui enrichit, qui magnifie
Posté le 06/11/2025
B
bzo Membre
voir, écouter, sentir, comme cela, machinalement,
l'information passe à travers notre corps
et arrive à notre cerveau
mais cela , c'est juste voir, écouter, sentir, à moitié,
voire même moins
voir, écouter, sentir, vraiment,
l'information ne passe pas juste comme cela à travers le corps,
il participe activement à la perception,
le corps et l'esprit voient, écoutent sentent, ensemble
pour nos pratiques, c'est la même chose,
le corps et l'esprit s'écoutent mutuellement, dialoguent
et ainsi parviennent vraiment à communier dans la volupté
Posté le 07/11/2025
B
bzo Membre
le documentaire en deux épisodes
sur la technologie derrière les films Avatar,
des scènes de tournage, des interviews, etc
ne fait que confirmer une chose
que tous ceux qui ont aimé, qui ont adoré, ces films
savaient déjà,
à savoir, les effets spéciaux
toujours au service du scénario et des acteurs
et non l'inverse,
un scénario et des acteurs
au service des effets spéciaux
toute la différence entre les Avatar
et puis n'importe quel film de chez Marvel
Posté le 08/11/2025
B
bzo Membre
ceux qui expliquent qu'ils n'ont pas trop aimé un film
parce que le scénario n'était pas très original,
me font doucement rigoler,
ils n'ont vraiment rien mais alors rien compris au cinéma
ils devraient apprendre à se laisser aller
et à juste absorber ce qui se passe à l'écran,
pas juste resté coincé tout le long des images
sur le fait que le scenario n'est pas très original
un scénario n'est qu'une partie d'un film,
il peut ne pas être très très original
mais s'il a toute une série d'autres qualités,
comme par exemple, de l'humanité,
des personnes avec de l'épaisseur,
potentiellement du suspens, des moments épiques, de l'émotion,
conviant au spectateur toutes sortes de valeurs et de questionnements
qui interpellent,
une histoire d'amour, richement décrite
ou alors des choses de plus tristes, plus dramatiques, voire totalement désespérées,
des choses à l'écran qui nous pousse à nous questionner,
à nous remettre en question,
à vibrer façon théatre antique,
etc, etc
le résultat final à l'écran
ayant des qualités visuelles, de la splendeur éventuellement,
sur le plan technique, des plans bien faits, originaux
immergeant le spectateur dans une aventure
ou dans une histoire plus dramatique,
enfin toutes les sortes d'histoires possible,
lui faisant vivre des moments d'émerveillement,
d'émotion, de frisson, de rire, de sourire, etc
et que donc, mise en scène, acteurs,
éventuellement effets spéciaux,
sont de qualité, de grande qualité,
eh bien vous pouvez très bien obtenir un bon,
voire un excellent film
un film, ce n'est pas juste un scénario,
un film, c'est bien plus qu'un scénario,
c'est le résultat final qui doit être original,
profondément original,
pas forcément le scénario
Posté le 08/11/2025
B
bzo Membre
perdu dans mes pensées,
soudain je fus surpris d'y découvrir
une qui me proposait de bouger les hanches
une pensée me disait,
"ondule un peu tes hanches,
ça va être bon, tu vas voir,
tu vas vivre un peu de volupté"
était-ce bien une pensée
ou quelque chose d'autre
qui s'était déguisé en pensée?
quoiqu'il en soit, aussitôt pensé
ou je ne sais quoi,
aussitôt fait,
je laisse mes hanches se mettre à bouger,
un de ces mouvements ondulant, chaloupé, lascif,
pas très digne normalement d'un mâle
qui se respecte selon certains critères
le résultat fut immédiat,
un frisson velouteux à l'intérieur
qui m'a envahi des pieds à la tête
et particulièrement, bien sûr,
dans le bassin
euh que dire
sinon que j'assume,
vivre cette volupté,
ça vaut bien quelques transgressions,
quelques passages au de-là des frontières
de mon genre biologique
Posté le 08/11/2025
B
bzo Membre
cette fois,
ce sont mes tétons qui m'ont entraîné
dans une folle sarabande
j'ai eu tout à coup cette envie,
me suis rué vers le lit,
venais de terminer ma gym,
je remonte mon t-shirt,
avec les doigts
je commence à tournicoter sur les tétons
oh la la, cela s'est vite emballé,
tout mon corps semblait se tordre, se contorsionner,
dans tous les sens,
au rythme de mes doigts
qui tripotaient les tétons
en tournant dessus encore et encore
ils changeaient de rythme, de direction
et de vitesse soudainement dessus,
cela me rendait de plus en plus fou,
j'avais les jambes, les hanches, le torse
qui partaient dans tous les sens,
je ruais, je hennissais, je me cabrais, je me liquéfiais
bref c'était pas mal du tout,
allez c'est pas tout cela, aller manger,
encore rien avalé aujourd'hui
Posté le 08/11/2025
B
bzo Membre
mon réalisateur préféré,
si l'on exclut les grands maîtres qui ont déjà un pied dans la tombe,
comme les grands, les grandissimes Ken Loach, Woody Allen et Miyazaki
est l'italien Paolo Sorrentino
il a ressuscité à lui tout seul tout le cinéma italien de son âge d'or
où des Visconti, Fellini, Monicelli, Rossellini, Antonioni, Pasolini, Risi, Scola
et quelques autres
ont donné au cinéma une de ses plus grands et plus fastes périodes,
tant de magnifiques films
Sorrentino est mal-aimé de la critique française
qui desc end systématiquement ses films,
bah, qui vivra , verra
Toutes proportions gardées, en son temps,
Proust aussi avait été rejeté par la plupart des éditeurs,
il avait du publié à compte d'auteur Du Côté de chez Swann,
le premier tome de la Recherche,
Gide l'avait refusé à Gallimard, etc, etc
juste pour dire que les critiques
sont juste des hommes qui regardent beaucoup plus de films
que la plupart
et ont des connaissances techniques, sans doute, plus grandes
mais cela ne fait pas eu des êtres au goût infaillible,
j'ai cessé depuis longtemps de les lire trop sérieusement,
ils permettent de se faire une idée
mais en aucun cas, cela va plus loin
quant à leur influence sur ce que je regarde ou vais regarder
ou pas
La Grande Bellezza der Sorrentino est un magnifique chef d'oeuvre
tellement émouvant,
tellement empli d'humanité
et puis son dernier opus, Parthenope,
est aussi un superbe film,
plein de poésie, sensualité, de nostalgie et d'émotion
mention spéciale à Aki Kaurismaki
qui est aussi un réalisateur actuel que j'aime énormément
Posté le 08/11/2025
B
bzo Membre
au réveil,
dès que je sors du sommeil,
dans l'obscurité encore de la chambre
avec la chaleur des draps m'enveloppant,
c'est plus fort que moi,
c'est devenu automatique,
je me mets à bouger
et je m'abandonne, me laisse entraîner,
sentir quelques instants immédiatement
ce corps et cet esprit vibrer à l'unisson,
emplis d'une délicieuse volupté,
quelle meilleure façon de s'accueillir,
de réattérir en ce monde,
avant de se lever?
Posté le 09/11/2025
B
bzo Membre
il y a des professionnels
dont la seule compétence
est d'avoir l'air compétent
(9 séances chez un kiné)
Posté le 09/11/2025
B
bzo Membre
quand en action,
il y a une totale mais alors vraiment totale
complicité entre le corps et l'esprit,
on peut avoir cette impression
de suggérer constamment au corps
ce qu'on a envie de ressentir
c'est délicieux comme sensation,
on se sent puissant
mais si on creuse un peu, si on est plus attentif,
on se rend compte que c'est tout à fait différent
du fait de la puissance de cette complicité,
on pourrait même affirmer qu'en ces moments,
l'esprit est devenu corps et le corps, esprit,
et que quand une action quelconque est lancée,
une main qui avance sur une certaine partie du corps,
une hanche qui bouge, un muscle qui se contracte, etc,
un des effets de cette parfaite synchronisation entre le corps et l'esprit,
entraînés ensemble, enflammés par le désir,
c'est qu'on semble deviner une fraction de seconde avant
le geste qui va être effectué, l'action qui va être lancée
car le corps et l'esprit sont devenus tellement transparents l'un à l'autre
dans ces moments-là,
toute action effectuée, est accompagné par tout notre être,
suivi attentivement, sollicité, suggéré, par tout notre être,
en dialogue avec les alentours, en dialogue avec les lointains,
tout murmure, tout chuchote, à tout,
dans un brouhaha couvert par la volupté,
il y a tellement de couches à cette instantanéité
créée par le désir qui nous enflamme dans l'instant
on est désormais comme dans un mille-feuilles,
composé des muscles, des nerfs, du sang, des os,
des sensations, du ressenti, de l'instinct, de l'imagination,
des gestes, des mouvements, des contractions, des caresses,
et on mord dans tout cela en même temps à pleine dents
on goûte aux différentes couches,
les saveurs se libèrent, se mélangent,
s'amalgament, se permutent, se transmutent,
se bonifient les unes les autres,
proposent des contrastes exotiques
l'instinct, l'imagination, les pulsions, le désir,
le genre même, en mode yin,
sont en roue libre,
tournoient
et nous avec
Posté le 10/11/2025
B
bzo Membre
consommer au féminin
les ondes générées par ses génitaux,
quelle tuerie
le yin en nous,
une fois qu'on est capable
de le laisser monter à pleine puissance,
de le laisser prendre totalement
les commandes de notre corps,
oui, fait feu de tout bois en nous,
se sert aussi des ondes produites
par notre pénis et nos couilles
comme de tout le reste
et c'est tellement délicieux
car ces ondes peuvent être tellement facilement abondantes,
elles envahissent en un clin d'oeil notre bassin,
celui-ci, immédiatement,
a des envies de mouvements, d'ondulations
comme s'il y avait une soupe à touiller
et en un instant,
on se sent liane lascive des pieds à la tête
grâce à peine à un effleurement ou deux,
des cuisses sur les génitaux
tandis que j'étais occupé à nettoyer à l'eau vinaigrée
l'intérieur de mon petit hammam portatif
(nu à la maison, comme d'habitude, bien sûr)
la volupté en ces moments se répand
comme si on avait versé du sirop dans de l'eau,
je me sens devenir instantanément
tellement coloré et au goût fruité
en toutes mes fibres
on se déguste si la volupté
était un soleil irradiant tout notre intérieur
Posté le 10/11/2025
B
bzo Membre
exploiter chaque geste, chaque mouvement,
la moindre contraction, la moindre posture,
au mieux
chacun geste, chaque mouvement,
la moindre contraction, la moindre posture,
ont un potentiel sans limites
on peut toujours obtenir plus d'eux,
cela ne dépend vraiment que de nous,
déguster,
oh apprendre à se déguster
mais dans le fond, hein,
c'est toujours la même histoire,
le même refrain,
c'est une question de complicité avec son corps
Posté le 10/11/2025
B
bzo Membre
résilient,
s'il y avait qu'un seul mot à utiliser
pour me décrire au mieux,
c'est celui-là,
résilient
je suis l'incarnation même
de la fameuse phrase de Nietzsche,
"tout ce qui ne me tue pas,
me rend plus fort"
maintes fois laissé pour mort,
je me suis relevé
et suis reparti en quête de je ne sais quoi,
je ne sais qui,
pour finalement me trouver
de plus en plus moi-même
au point que moi-même,
désormais,
est devenu un nid douillet et sûr,
doublé d'une caverne d'Ali Baba
qui me convient tout à fait
où les coups m'atteignent désormais beaucoup moins
mais alors beaucoup beaucoup moins
Posté le 10/11/2025
B
bzo Membre
il m'est arrivé une expérience intéressante lors du repas ce midi,
je ne mange pas le matin,
donc, en fait, c'était mon petit déjeuner
j'ai commencé comme d'habitude,
je mettais en bouche un morceau de fromage
(jamais de charcuterie, je suis flexitarien avec très peu de viande)
puis directement un morceau de pain
puis un morceau de tomate, de poivron, ou d'oignon jeune
puisque je mange depuis toujours certains légumes crûs
avec le petit déjeuner,
à la hongroise
donc morceau de fromage en bouche,
directement je mordais dans le pain
puis dans du poivron ou de la tomate,
les goûts de ces différents aliments,
se mélangeaient en ma bouche tandis que je les mâchais
et c'est ainsi depuis des décennies,
ma façon de manger le petit déjeuner,
de temps à autre de la confiture ou autre aliment,
un peu de yaourt aux fruits pour terminer
mais ce midi, j'ai pris une initiative très heureuse, je dois dire,
cela paraîtra bête à lire pour certains
mais pour moi, cela a été une découverte,
j'ai eu cette idée tout d'à coup
de mordre dans le fromage
puis de le mâcher tranquillement
et tant que je n'avais pas fini, je n'embrayais pas avec le pain
et après idem pour le légume,
j'attendais donc aussi d'avoir bien mâché et avalé le pain
résultat des courses,
c'est comme si je goûtais pour la première fois
à du vieux gouda ou du coulommiers,
ainsi que mon pain bio au levain à la croute bien épaisse
que je me cuis chaque jour,
j'avais l'impression d'en découvrir le goût vraiment pour la première fois,
tellement il envahissait mon palais sans interférence
quelques fois, perdu dans mes pensées,
je reprenais mes automatismes
et prenais en bouche les uns après les autres sans attendre,
je rectifiais dès que je m'en rendais compte à la bouchée suivante
c'est adopté en tout cas,
l'impression de redécouvrir les aliments ainsi,
les différents goûts arrivaient
avec une puissance toute nouvelle en bouche
Posté le 10/11/2025
B
bzo Membre
assis hier soir dans mon petit hammam,
cuisant bien tranquillement à la vapeur,
c'est un moment spécial,
tout ceux qui ont une telle pratique régulière,
le savent,
c'est un moment à soi, en soi, très spécial,
la chaleur nous assiège,
la chaleur nous fait finalement comme un nid,
plus rien d'autre n'existe
cependant à un moment donné,
j'ai senti comme un autre locataire en moi,
je me suis rendu compte
que c'est comme si j'avais un colocataire en moi
qui dormait sur le sofa,
à savoir le plaisir
je veux dire par là que je sentais sa présence constamment,
même s'il ne se manifestait pas,
cependant il aurait suffi d'un signe de ma part
qu'immédiatement il se fasse sentir plus concrètement
mais je le sentais en moi
prêt à entrer en action à tout moment
je testais pour voir,
n'avais pas envie de bouger grand chose
pour ne pas contrarier la grande chaleur
qui pour l'instant ,
m'entourait de ses bandages,
faisait de moi comme une momie vivante,
entourée des bandelettes de chaleur humide
donc juste un doigt sur la cuisse lentement,
tout lentement un bout de doigt
qui faisait l'escargot sur la peau de la cuisse,
immédiatement je sentis la réaction en moi du plaisir,
il semblait s'ébrouer,
commencer instantanément à s'organiser,
à envoyer un filet de volupté vers ma cuisse
puis un deuxième et un troisième vers mon bassin
cela commençait à ressembler à une procession paresseuse
de chenilles de volupté
aimantées par ce doigt qui trainait sur la cuisse
Posté le 11/11/2025
B
bzo Membre
assis dans mon fauteuil devant l'écran,
je resserrai les cuisses,
fermai les yeux,
fis monter une contraction
que je maintenais,
accentuant, relâchant, la pression
selon les moments,
avec les mains,
vite, je remontais le tshirt,
me mis à tournicoter avec les doigts
sur les tétons,
là aussi, jouant sur la vitesse,
la direction, l'intensité de la pression
oh la volupté semblait soudainement
comme une lumière, chaude, douce,
partout en mes fibres,
j'avais l'impression quelque chose me tirait vers le haut,
c'était comme une sorte de mécanisme de succion
généralisé à l'intérieur
qui s'était mis en route
tout montait, montait, montait
et les tétons semblaient comme des volants,
plus je tournicotais dessus, plus je variais les mouvements,
plus je m'arrachais
tandis qu'en bas,
chaque mouvement de mon bassin
semblait comme provoquer des coups de tonnerre
qui striaient délicieusement mon ciel intérieur
j'étais tout tendu,
statue dédiée au plaisir,
je pointais vers le haut de mon être,
c'était magnifique
statue
et pourtant ondulant
en même temps,
une ondulation animale
qui montait du fond de mes entrailles
qui me faisait danser sur place
Posté le 12/11/2025
B
bzo Membre
légères rectifications dans les deux derniers paragraphes:
assis dans mon fauteuil devant l’écran,
je resserrai les cuisses,
fermai les yeux,
fis monter une contraction
que je maintenais,
accentuant, relâchant, la pression
selon les moments,
avec les mains,
vite, je remontais le tshirt,
me mis à tournicoter avec les doigts
sur les tétons,
là aussi, jouant sur la vitesse,
la direction, l’intensité de la pression
oh la volupté semblait soudainement
comme une lumière, chaude, douce,
partout en mes fibres,
j’avais l’impression que quelque chose me tirait vers le haut,
c’était comme une sorte de mécanisme de succion
généralisé à l’intérieur
qui s’était mis en route
tout montait, montait, montait
et les tétons semblaient comme des volants,
plus je tournicotais dessus, plus je variais les mouvements,
plus je m’arrachais
tandis qu’en bas,
chaque mouvement de mon bassin
semblait comme provoquer des coups de tonnerre
qui striaient délicieusement mon ciel intérieur
j’étais tout tendu,
statue dédiée au plaisir,
je pointais vers le haut
de tout mon être,
c’était magnifique
statue
et pourtant ondulant
en même temps,
une ondulation animale
qui montait du fond de mes entrailles
qui me faisait danser sur place
comme autour d'un totem
Posté le 12/11/2025
B
bzo Membre
assis,
jouant en bas,
avec des contractions des muscles du périnée
et en haut,
avec le tournicotage, le titillement,
des tétons
le tout agissant de concert,
se questionnant, se répondant,
bref, dialoguant,
c'est d'une puissance
oh je suis aux anges,
je ne peux m'empêcher d'y retourner
sans cesse, pour l'instant,
goûtant à cette volupté,
en même temps,
tellement animale et tellement céleste
Posté le 12/11/2025
B
bzo Membre
au moins une fois ou deux par mois,
j'ai besoin de m'éloigner radicalement de la ville,
de son bruit, de son béton, de ses cohortes de voitures, de sa cohue bruyante
pour aller me ressourcer en forêt
ne plus avoir que le bruissement des feuilles sous mes pas,
le souffle du vent et les chants des oiseaux dans les arbres
et tout ce extraordinaire patchwork de couleurs et de formes anarchiques
de tous les côtés
passant parmi d'immenses fougères en train de dépérir, de se faner,
l'hiver est à nos portes après tout,
j'ai pensé à une série de podcasts que je venais de terminer d'écouter,
les enregistrements des cours qu'avait donné à l'université Paris VIII dans les années 80
le grand philosophe Gilles Deleuze
et plus particulièrement celui où il analysait
la notion d'éternité dans l'oeuvre de Spinoza
“Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels”
nous mourrons à l'éternité, même si elle perdurera, bien sûr, sans nous, c'est sûr,
l'éternité, elle est quelque part en nous, l'éternité, c'est ici et maintenant ,
car elle finira pour nous avec la mort
je regardai ces fougères tout autour de moi en train de mourir,
j'en imaginai d'autres à la même place dans quelques mois,
tout resplendissants, dressant leur géométrie végétale vers le soleil
et je pensai à ce qui importait aujourd'hui pour moi avant tout,
l'émotion de l'art, de la littérature, de la musique, du théatre, etc,
l'émotion extraordinaire qui peut naître par moments immergé dans la nature,
les trop rares moments de partage de grande qualité,
de forme de communions diverses et variées avec d'autres personnes,
dont bien sûr, la volupté, la jouissance
(même si ces dernières années, je pratique exclusivement en solitaire)
tout cela quand cela parvient à un certain niveau, à une certaine qualité,
c'est bien cela qu'elle révèle quelques instants,
ce noyau d'éternel qu'il y a en nous,
qui nous est et nous sera toujours si fugace, si évanescent
mais bien présent, bien là,
attendant que nous cheminions en nous, que nous nous découvrions
pour se révéler de plus en plus , par moments, à nous
Posté le 12/11/2025
B
bzo Membre
un peu de théorie,
voulez-vous
accéder au corps sensible,
ce que j'appelle corps sensible,
c'est une entité formée du corps et de l'esprit,
alimentée par les énergies sexuelles en nous
(appelons-les sexuelles
bien qu'il serait plus juste
de les appeler plus simplement, énergies de la vie)
cette entité, ainsi, alimentée,
forme comme un réseau vibrant
forme comme un portail permettant d'accéder à toutes sortes d'univers,
certains sexuels, d'autres pas,
par exemple, les pratiques tantriques,
ou encore mystiques diverses et variées
permettant de vivres toutes sortes d'extases
pour accéder à ce corps sensible en nous,
la grande difficulté que tout un chacun rencontrera,
c'est soi-même,
plus précisément son intellect,
en effet, le babillage quasi constant de celui
forme comme une barrière
empêchant la connexion avec son corps
deux méthodes
que personnellement je connais pour dépasser ce problème,
celle que j'utilise en mode yin,
à savoir ne pas essayer en aucune manière de contrôler ce babillage,
d'essayer de l'éteindre,
cela pourra fonctionner quelques instants
mais tout ce que vous obtiendrez en définitive,
c'est un retour de bâton, un retour en force de celui-ci
et de la tension,
vous serez de plus en plus tendu
non, la bonne méthode, c'est de laisser faire,
d'essayer en aucune manière de contrôler le babillage de l'intellect,
juste de faire comme s'il n'était pas là, comme s'il n'existait pas
et d'essayer de se concentrer sur son corps,
de se mettre à l'écoute de celui-ci
se faisant, se insistant ainsi,
le babillage s'éteint de lui-même,
au moins vous faites attention à lui
et essayer de faire attention à la grande muette en vous,
c'est-à-dire votre corps,
au plus il s'éteindra de lui-même
l'autre méthode, c'est la respiration,
se concentrer sur sa respiration,
elle est utilisée beaucoup, par exemple,
dans le massage prostatique
en se concentrant sur sa respiration,
automatiquement le babillage s'arrête,
la voie est ouverte,
il faut encore s'engager dessus
associé maintenant à l'attention à votre respiration
des contractions des muscles du périnée et de l'anus
et vous avez déjà tous les outils qu'il faut
pour accéder au plaisir prostatique
mais pas tout de suite,
il s'agit de faire coordonner, de faire dialoguer,
sa respiration et les contractions,
qu'elles dansent ensemble, qu'elles dialoguent
et la conversation va devenir de plus en plus intéressante,
une conversation au niveau de toutes les fibres de l'être, peu à peu,
une conversation joyeuse,
de plus en plus joyeuse, de plus en plus folle, de plus en plus renversante
moi, en mode yin,
laissant donc le féminin s'emparer de mon corps sensible,
la concentration sur la respiration,
ne me convient pas,
j'utilise l'autre méthode toujours
pourquoi?
parce que le plaisir en mode yin,
se veut un flux naturel, totalement spontané,
un élan de tout son être,
sans aucune contrainte, ni directive,
ni même de technique,
juste ce qui vient dans l'instant,
mouvements, gestes, contractions, positions du corps, etc,
juste comme cela vient comme c'est mené par le désir,
et donc une attention continue à sa respiration,
ça ne le fait pas
mais il n'y a pas que le sexe dans la vie
(ou bien si?)
ce corps sensible, on peut parvenir à l'éveiller,
à le mettre à contribution en d'autres circonstances aussi,
j'ai déjà évoqué certaines pratiques tantriques
ou encore de méditation,
je ne m'engagerai pas plus loin dans cette direction,
n'ayant que très peu d'expérience
sinon dans une sorte de danse que j'ai déjà évoquée dans ce fil
où je me bouge dans l'espace,
meus les bras, le tronc, plus ou moins lentement,
laissant faire tout cela le plus possible tout seul
et où les énergies semblent se mettre à flotter comme des voiles,
se mettre à danser dans tous les sens
par contre, face à la nature,
notre corps sensible a aussi son mot à dire,
hier j'étais dans la forêt,
il suffit que je m'arrête, que je m'immobilise
et le silence devient de plus en plus dense,
semble peu à peu comme un sirop épais,
on se sent tout minuscule,
de plus en plus minuscule,
c'est assez impressionnant, même assez effrayant au début,
on devine qu'autour de nous,
il y a un océan sans limites de vie et de mort
et que notre corps sensible cherche à s'y connecter,
à se fondre dedans
bon, plus vite dit que fait,
j'ai encore beaucoup de travail de ce côté
mais cela avance,
j'arrive par moments à vivre des émotions étonnantes,
c'est assez effrayant par moments, comme je l'ai écris
car si dans sa chambre, on peut se sentir sans limites,
on peut se sentir immense,
ici, au milieu des arbres de la forêt,
on se sent juste tellement tellement minuscule
et puis toute cette mort mêlée à la vie autour de nous,
c'est en même temps tellement festif, tellement harmonieux
mais tellement impressionnant
Posté le 13/11/2025
B
bzo Membre
sur mon lit,
me suis mis pour un quart d'heure,
du plaisir sans les mains,
j'ai déposé les bras en arrière, allongés derrière la tête,
juste le bassin, la prostate, les génitaux
et les ondulations du corps
bon, en fait,
j'aurai pu mettre juste un mot,
juste le yin, quoi,
cette qualité de s'offrir à soi-même, de s'abandonner,
de se laisser emporter
par ses propres gestes, ses propres mouvements,
son propre corps
dans cet état,
le moindre geste, la moindre contraction,
la moindre ondulation des hanches,
provoque comme un délicieux tsunami de volupté
les vagues courent dans tous les sens en moi,
oh quelle danse,
les vagues dansent sur moi, en moi,
je suis les vagues
Posté le 14/11/2025
B
bzo Membre
le désir, vraiment,
ça va, ça vient
hier matin, encore,
je m'en sentais empli,
j'avais l'impression
de le sentir vibrer
jusqu'aux bouts de mes doigts
puis plus rien,
c'est parti pour 24h,
parfois c'est bien plus,
pour des jours et des jours
là, ce matin,
pas tout de suite au réveil,
cependant,
il s'est réveillé tout d'un coup,
je l'ai senti en moi subitement,
comme si quelque chose s'allumait
pas du plaisir,
du pré-plaisir,
du potentiel de plaisir,
une masse joyeuse en moi
qui se manifestait
"eh je suis là!"
immédiatement mes hanches
ont esquissé une invite,
une sorte de mouvement lascif en huit
et oups,
de la soie chaude et vibrante
dans tout mon bassin
bienvenu l'ami!
j'étais bien sans toi aussi
mais avec ta présence,
c'est quand même plus lumineux,
les moments sont plus festifs
Posté le 15/11/2025
B
bzo Membre
je trouve ma force,
mes raisons de vivre,
dans l'art et la littérature,
dans les quelques rares traces d'authentique amour désintéressé,
qu'on peut voir à gauche, à droite
ou qu'on peut vivre soi-même
Posté le 15/11/2025
B
bzo Membre
savoir bien se détendre,
savoir bien se laisser aller,
savoir bien se laisser emporter,
cela ne s'apprend pas,
s'il existait une méthode façon mode d'emploi Ikea,
cela se saurait,
si je pouvais l'écrire exactement d'après mon expérience,
cela deviendrait un bestseller,
je deviendrai riche,
enfin, du moins, je vivrai de mes droits d'auteurs
et beaucoup beaucoup de gens de par le monde,
après m'avoir lu,
y parviendraient directement
mais cela ne peut se décrire très précisément,
cela ne peut pas se transmettre,
il y a des choses comme cela ici bas,
il faut les expérimenter, les découvrir , en soi,
cheminer tout seul
on peut juste donner quelques indications
et qui seront sujets à l'interprétation de chacun
d'abord, c'est un mécanisme,
il est importantissime de le comprendre
que le corps et l'esprit font ensemble,
pas séparément,
ils le font à l'unisson, bien unis
sinon cela ne sera jamais tout à, fait cela,
juste une imitation façon Canada Dry
donc essayer de se détendre le corps
ou juste l'esprit,
l'un sans l'autre,
cela ne le fera pas
le corps et l'esprit ensemble,
c'est déjà être prêt,
c'est déjà être détendu comme il faut, en fait,
on se fait mou, on relâche toutes es défenses,
on s'offre au plaisir,
on n'est plus qu'un fétu de paille
que la moindre vague
ou même la moindre petite vaguelette
va pouvoir soulever et emporter plus loin
n'oubliez pas, donc,
se détendre comme il faut,
c'est un mécanisme
opéré par le corps et l'esprit ensemble
maintenant aller savoir
ce que je veux dire par là,
vous allez me répondre,
je sais, je sais...
là est toute la difficulté
Posté le 15/11/2025
B
bzo Membre
de certaines choses que j'ai comprises de ces podcasts sur Spinoza,
c'est que déjà de base, nous sommes composés de matériaux éternels
puisqu'à la mort, même si notre corps se décompose,
disparait complètement ou à peu près,
tout ce qui a disparu, s'est transformé en fait,
existe à présent sous une nouvelle forme
comme dirait Lavoisier,
rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
donc , oui,
nous sommes composés de matériaux éternels,
l'éternité est en nos fibres,
définitivement il y a là
quelque chose à percevoir
Posté le 16/11/2025
B
bzo Membre
ce qu'il y a d'éternel dans nos fibres,
ce qui ne mourra pas, ce qui se transformera,
peut-il apparaitre, se manifester,
peut-il être perçu brièvement,
quand la volupté atteint une certaine qualité, une certaine intensité,
quand l'émotion à la lecture de certaines lignes, à l'écoute de certaines musiques,
à la vision de certains tableaux,
nous envahit?
Posté le 16/11/2025
B
bzo Membre
hé hé, m'apprête à m'allonger sur mon matelas,
seront de sortie avec moi pour l'occasion
(enfin, de sortie, c'est plutôt d'entrée qu'il faudrait parler ...)
mon Nexus G-Rider, le Progasm, le Vice 2 et le Helix
Posté le 16/11/2025
B
bzo Membre
bon, deux heures après,
je sors du lit,
assez épuisé, faut dire,
je n'ai pas ménagé mes efforts,
j'ai même à un moment donné eu des crampes aux jambes
comme un footballeur en fin de match,
il aurait fallu quelqu'un me presse un peu mes jambes levées,
comme ils font cela entre eux
quand quelqu'un est victime de crampes sur le terrain
pour faire cesser cela
finalement, j'ai sorti presque toute ma panoplie,
une dizaine de masseurs différents, même un Wand,
dès fois que l'envie m'en prendrai
j'ai sorti le grand jeu comme dans le temps,
j'ai mis une alèse imperméable sur le lit
histoire de ne pas devoir faire attention aux taches
et éventuellement si par hasard j'en arrivai jusque là,
comme je le faisais après de très longues séances
avec des dizaines d'orgasmes
toute la zone étant devenue super-sensible
de laisser monter l'urine,
cela provoquait encore quelques orgasmes en plus
mais avec des sensations très particulières, très poivrées,
grâce au liquide chaud et soyeux
dégoulinant sur la peau du bas ventre, des cuisses, du pubis, du sexe, des couilles
et surtout grâce à la contraction de muscles dans la zone
qu'on ne peut contracter autrement qu'en urinant
mais rien de tout cela aujourd'hui,
pour une première séance de reprise
après plusieurs années d'arrêt d'utilisation d'un accessoire,
je n'ai vraiment pas à me plaindre,
beaucoup, beaucoup, de plaisir,
même si pas de réel orgasme prostatique
elle est tellement habituée à générer
couplée aux génitaux dans mon bassin,
qu'il faudra un certain temps
pour retrouver sa pleine puissance en solo
mais déjà comme cela,
je n'ai vraiment pas à me plaindre
commencé d'abord avec l'Helix,
j'aime bien sa mobilité, sa finesse de toucher intérieur,
mais après un quart d'heure, je suis passé au Progasm,
après tout c'est lui qui m'a fait connaître mon tout premier orgasme prostatique,
bon, en fait, j'ai aussi commencé à me titiller les tétons,
ça aide, un coup de turbo,
immédiatement les sensations sont devenues tellement délicieuses
après une demie heure ainsi,
à gémir et à avoir le bassin secoué, tordu, de plaisir,
je suis passé à mon cher G-Rider,
la grosse artillerie, la grosse Bertha,
ma sorcière bien-aimée,
ma fée Carabosse, comme je l'ai affectueusement surnommée à l'époque,
la fée Carabosse avec son balai magique
qui m'enlève jusqu'au septième ciel
comme pas deux
l'impression que ce masseur a été dessiné pour moi, sur moi,
dès qu'il commence à bouger en moi,
l'impression qu'il rentre dans ma prostate comme dans du beurre,
qu'il se met à trifouiller dedans,
à chaque fois qu'il remontait en moi en bout de course,
cela provoquait une telle décharge électrique d'ondes
qui se répandait dans mon bassin
et puis malgré sa masse,
je parviens à lui faire toutes sortes de mouvements,
latéraux, de frottement, de basculement,
ainsi à chaque fois qu'il arrivait en bout de course,
c'est comme s'il s'inclinait sa grosse tête, la basculait un peu
et se mettait à se frotter à ma prostate depuis un autre angle
si je la maintenais
cependant, la prochaine fois,
je vais rester avec le Helix et le Progasm,
pour voir ce que je peux en tirer en insistant,
accompagné de titillement au long cours des tétons
et respiration synchronisée aux contractions par la bouche
bon, maintenant,
aller laver et ranger tout cela,
pfff,
shit, vive le aneroless
Posté le 16/11/2025
B
bzo Membre
il faut vraiment faire un gros effort
pour se rappeler à quel point,
cela n'a pas toujours été le cas
mais bon dieu,
comme il est devenu facile, instantané,
de se laisser envahir par le plaisir,
une fois qu'on a accepté,
une fois qu'on a accueilli,
les deux genres en soi,
qu'on parvient à les lâcher ensemble
comme si l'on était leur cour de récréation
tout notre être participe tellement,
pas une fibre qui ne soit capable de générer
si sollicitée,
être généreux, être audacieux,
sans limites envers soi
et donc,
il n'y a plus qu'à se laisser faire,
à se laisser entraîner
laisser le masculin et le féminin
en notre corps et notre esprit
s'entremêler,
s'entremêler encore et encore
les laisser nous transformer de la tête aux pieds
en une soie chaude et vibrante,
cortège affolant de vagues voyageuses,
légères et éphémères nymphes de la volupté
plénitude des instants,
on est à la fois, l'instrument de musique,
les flots de notes générées,
la main, le coeur et les sens qui agissent,
l'oreille, le coeur et les sens qui réceptionnent
un chaos délicieux
en forme de cercle parfait,
on a l'âme quelques instants
en forme de papillon,
épanouissement multicolore,
inventivité somptueuse du désir
si on le laisse jouer en totale liberté
Posté le 19/11/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
très régulièrement,
la volupté atteint un tel niveau de qualité,
d'exquisité,
que quelque chose de sacré semble se passer,
une sorte de communion délicieuse et irrésistible
entre le corps et l'esprit
on semble former comme un tout,
un tout vibrant
qui ne semble plus avoir
de limites
moments de gratitude
envers tout ce mystère qui nous entoure
et qui là semble s'être réveillé en nous aussi
pour quelques instants
sous la forme d'une formidable joie
éprouvée en toutes nos fibres
Posté le 20/11/2025
B
bzo Membre
penché en avant,
les mains sur le bureau pour me tenir,
je presse légèrement avec les cuisses,
les couilles, le pénis,
tout en faisant des mouvements lents du cul
erratique, lente, danse, des fesses
provoquant toutes sortes de frottements sur mes génitaux
ponctuée de contractions des muscles du périnée
que je fais monter au ralenti
il y a une façon de faire vibrer chaque millimètre carré de ses fibres,
de se travailler régionalement
pour atteindre à l'entièreté de son être
je me concentre bien sur une toute petite partie
et celle-ci semble devenir un soleil
éclairant tous les alentours
et bientôt d'autres soleils semblent s'éveiller de tous les côtés,
semblent vouloir lui répondre, dialoguer
de soleil de volupté en soleil de volupté
ça nait, ça meurt,
ces bêtes délicieuses-là,
au gré de mes mouvements, de mes gestes,
de mes positions, de mes caresses, de mes contractions
me sens comme une coupe qui s'emplit, se désemplit,
de vibrations voluptueuses,
oh tout cela danse tellement merveilleusement,
on dirait vraiment de la magie,
toute cette réactivité
que j'ai bâti, que j'ai construit, patiemment au fil des années,
paie tellement désormais,
je suis comme la peau ultra tendue d'un tambour
et le moindre frôlement dessus
fait vibrer l'ensemble divinement
Posté le 20/11/2025
B
bzo Membre
fonte, fonte, fonte!
derrière mes paupières fermées,
tout est en train de fondre,
de devenir léger,
mon intérieur comme lévite,
comme ondule en l'air
il y avait de la chair par ici,
des nerfs, du sang, des os,
il n'y a plus que cette sensation divine
de flotter, de vibrer
en moi, hors de moi
le monde existe et n'existe plus,
tout est ramassé, condensé
en une bulle d'illimité,
en une intensité sublime
comme une flamme dansante
Posté le 21/11/2025
B
bzo Membre
je ne sais pas pour vous
mais chez moi,
mes couilles, mon pénis,
ne sont pas constitués
de chair, de sang, de nerfs, de peau
mais bien d'une soie chaude et vibrante
le moindre effleurement
m'en fournit immédiatement la preuve
Posté le 21/11/2025
B
bzo Membre
séance superbe ce matin
qui a duré près de deux heures
et qui s'est terminée par une lente, lente
et longue éjaculation
cela a démarré avec les ouvriers de ce foutu chantier
d'en face,
la rénovation des bureaux d'un grand assureur
qui dure depuis près d'un an
et qui va se terminer heureusement bientôt
mais là, même le samedi,
à 7h30, ils sont déjà occupés,
certains jours sans trop de bruit
mais pas ce matin, pas ce matin
du coup, je m'éveille aussi
et je comprends rapidement
qu'allergique au bruit comme je suis,
je ne pourrai plus me rendormir
alors je me suis dit,
plutôt que de maugréer au fond de mon lit,
autant tirer le même parti possible
de ces deux heures restant
avant que mon réveil sonne
j'avais envie de prendre mon temps
mais alors prendre mon temps
de chez prendre mon temps,
je restai d'une immobilité de statue,
ne laissant que le bout de mes doigts
gambader ici et là
pendant de longues longues minutes
c'est fabuleux comme c'est varié, comme c'est riche,
chaque centimètre carré de peau
résonne vraiment différemment,
cela me faisait comme une suite de feux de paille
consistant de chaque endroit où passaient mes bouts de doigt
mais chacune avec des nuances, des tonalités, différentes
délicieux,
délicieux de chez délicieux,
je ne m'en lassais pas
d'un tel carrousel variant sans cesse
de sensation fines, tellement fines
puis à un moment donné,
j'ai bougé la hanche,
oh comme cela a tout perturbé
mais dans le bon sens,
c'est comme si derrière ces bouts de doigt
qui filaient aléatoirement sur la peau,
il y avait tout un immense orchestre
qui attendait patiemment
et qui là, s'était mis en branle
de la puissance se faisait entendre,
encore un peu timidement
mais elle était bien là,
cela sentaient les entrailles qui allaient s'exprimer,
cela sentait le mode volcan
qui commençait à crachoter
la hanche a bougé donc
et immédiatement un "power couple" s'est manifesté dans la foulée,
le duo, génitaux cuisses,
quelques légers effleurements
et tout de suite déjà, la musique de tout l'orchestre était là,
cela dialoguait de toutes parts,
la finesse, la légèreté, la variété des doigts se retrouvaient infusées
dans les hanches,
la puissance massive des reins en mouvement,
se retrouvait injectée dans le bout des doigts,
le corps dansait un peu,
l'orchestre jouait ensemble désormais
je me devais de freiner ma jambe droite,
l'empêcher de se mettre à bouger comme elle voulait
car hier je me suis pété le genou,
j'ai bien peur que ce soit le ménisque
et que je suis bon pour me le faire opérer
mais ça allait,
ainsi couché tout de même la douleur est modérée
tant que la guibole ne se met pas à s'agiter trop,
qu'elle n'attrape pas la danse de saint guy
je suis resté tellement tellement longtemps à me déguster,
vibrant de tout mon être,
étant particulièrement attentif ce matin,
à toute cette variété, toute cette richesse
qui peut s'exprimer de partout
puis à un moment donné tout de même,
j'ai laissé les "power couple"
commencer à prendre le dessus, à diriger les opérations
j'en ai quelques uns en moi
de ces connections particulières,
de ces affinités électives pour reprendre une expression de Goethe,
cuisses-génitaux,
muscles du périnée, de l'anus-prostate
et puis doigts qui eux sont comme un joyeux toutou
qui savent se lier d'amitié instantanément avec tout le monde,
doigts, donc, doigts-tétons,
particulièrement puissant
doigts-anus, aussi splendide, tellement tellurique
et puis doigts avec toute la peau,
doigts-peau donc,
là c'est la variété et la finesse à l'infini,
déjà décrites plus haut
bref tout cela opérait à plein régime
et il apparaissait de plus en plus fortement
comme mes doigts restaient désormais stationnés sur les tétons
que cela allait se terminer par une éjaculation,
elle est arrivée finalement au bout d'une autre heure,
mais avant,
toute ces soixante minutes ont été incroyables,
tellement tellement orgasmiques,
c'est un peu comme un élastique,
l'orgasme démarre
et s'étire pendant une heure
avant que de se terminer en l'apothéose de l'explosion finale
qui a duré bien longtemps
mais partiellement gâchée tout de même
car j'ai du empêcher mon corps
de commencer à se lancer, à ruer, de tous les côtés, sans aucun contrôle
à cause de mon ménisque qui , je le sentais bien,
alors avoir une réaction très très douloureuse
si je laissais faire
Posté le 22/11/2025
B
bzo Membre
envie d'une brève gâterie,
sans trop bouger,
avec le minimum du minimum nécessaire
dans ces cas, assis,
toujours, je tends la croupe,
redresse bien la colonne vertébrale,
les épaules reculent simultanément, comme entraînées,
idem pour ma tête,
elle monte, elle glisse,
semblant être tirée vers l'arrière et vers le haut, un peu,
dans une sorte de mouvement en forme d'arc,
penser à un cygne, à son col,
comme genre de mouvement
c'est un peu ma façon
de me mettre au garde à vous
pour le plaisir en mode yin
ainsi positionné,
je tends bien les muscles des fesses,
tout est désormais bien tendu là en bas
et ailleurs aussi d'ailleurs
comme une sorte de piste de décollage
semble désormais en place
ou un très haut plongeoir,
comme on veut
ainsi donc,
sans aucun geste, vraiment,
juste une sorte de mise en tension de l'ensemble de mon être
quasi instantanée,
je fais monter lentement, tout lentement,
une première contraction
comme elle semble glisser toute seule,
ben oui, la piste a été apprêtée,
elle monte, elle monte,
lent et irrésistible envahissement
d'ondes mixtes provenant de la prostate et des génitaux
mais tout le corps joue,
tout le corps génère, en fait,
la position élancée que j'ai prise,
fuselé comme un Concorde, que je suis, pour l'instant,
aérodynamisme maximal au service de la volupté,
de la génération facilitée d'ondes
le rayonnement ondulant, frissonnant
traverse à la nage mon tronc sans effort,
ondines vibrantes, ondines filantes,
pour arriver jusqu'à derrière les paupières fermées
et y terminer leur course
sous forme d'étoiles soyeuses fondantes
tournoyant un peu
tout en se dissolvant délicieusement
Posté le 24/11/2025
B
bzo Membre
quand les cuisses se mettent en route
tout doucement vers les génitaux,
laissez faire les hanches avant tout
et laissez toute la zone participer,
elle en meurt d'envie
les muscles des fesses,
ceux de l'anus
et ceux, bien sûr, du périnée,
se tendent un peu
les reins se sculptent,
semblent s'élargir
comme si du vent commençait
à gonfler une voile
et quand le contact s'effectue effectivement,
pine, couilles
un peu compressées,
un peu frottées au passage,
toute la zone se met à vibrer,
toute la zone se met à ronronner
dans ce nid chaud et douillet
qui s'est formé
le yin, tel un chat,
paresseusement s'étire,
ronronne d'aise,
commence à s'ébrouer
Posté le 28/11/2025
B
bzo Membre
peu d'activités ces derniers jours,
le désir est en veilleuse chez moi,
d'où peu de textes aussi
mais le yin est là, bien là
et les énergies, pendant ce temps-là,
s'accumulent, s'accumulent,
me rendant à la moindre once de mouvement,
le moindre frottement,
un peu ambigus,
tellement réactif
ainsi, il y a quelques instants,
je me suis amusé plusieurs fois,
juste à fermer les yeux,
à rabattre la tête et la colonne vertébrale,
comme un mouvement en arc , des deux, vers l'arrière,
ce qui a eu comme effet
de tirer, de tendre un peu, les muscles des fesses,
mes hanches ont directement répondu, présentes,
quelque chose s'est éveillée en elles
et à partir de là,
c'était comme si j'étais instantanément devenu
comme une piste de décollage,
une sculpture moulée par le désir
prête à prendre feu intérieurement
juste fait monter une, une seule, contraction
et une marée, irrésistiblement,
s'était mise à galoper en moi, de bas en haut,
je sentis la vague de soie, au passage,
pénétrer dans toutes mes fibres,
m'imbiber, me nourrir,
de ce nectar tellement divin
qu'on appelle volupté
quel moment de réjouissance intime,
de communion avec mon corps,
quelle magnifique puissance tellement douce
qui s'exprime,
sans restrictions
l'instantanéité et la globalité massive du plaisir
sont tellement gratifiantes,
elles me prouvent que la complicité est totale,
et que mon corps est prêt à me répondre du tac au tac
à puissance maximale
à la moindre sollicitation,
même après plusieurs jours d'inactivité complète
Posté le 30/11/2025
B
bzo Membre
tous ces petits frôlements, ces petits effleurements,
tous ces petits mouvement en douce,
subrepticement, au passage,
qui ne durent que quelques secondes,
le temps d'une seule vague de volupté
quelques secondes juste hors du temps,
quelques secondes
où l'on se sent nourri d'un nectar divin
jusqu'au fond de l'âme
et dans la moindre de ses fibres
quelques secondes où l'on est surpris
mais alors surpris de chez surpris,
une constante et interminable surprise
que l'on peut autant, que l'on peut cela,
que l'on peut être cela aussi
quelques secondes où l'on sent tellement
mais alors tellement
cette complicité entre le corps et l'esprit
à l'oeuvre,
cette sensation de douce, de sauvage, unisson
partout en action
la vague nous soulève tellement
et de telle manière,
une légèreté comme une grâce,
une glissade comme une caresse céleste
qui nous atteint de toutes parts,
qui nous révèle quelques instants à nous-même,
splendidement éveillé au monde,
splendidement éveillé à nous-même
une splendeur absolue
comme état d'être quelques instants,
comme épaisseur d'être
quelques instants
Posté le 01/12/2025
B
bzo Membre
la magie de pouvoir vivre
l'interaction du yin et du yang
en soi
une sensation
qui semble si complète,
tellement couvrant tout le spectre
du plus masculin au plus féminin
aux deux bouts de l'offrande,
refermer le cercle,
s'offrir une ouverture
par laquelle s'engouffrer massivement
de tout son être
Posté le 01/12/2025
B
bzo Membre
recroquevillé en chien de fusil
bien au chaud sous les couvertures,
au-delà, les chauffages éteint pour la nuit,
c'est le froid glaçant de l'hiver
j'ai formé jusqu'ici
un formidable nid pour les rêves,
ceux-ci m'ont sillonnés dans tous les sens,
je leur appartenais tout entièrement,
le scénariste fou avait encore bien travaillé,
le film avait été bordélique à souhait,
un Indiana Jones sous LSD
mais là, soudainement,
mes hanches se sont mises à tirer dans une direction,
même pas vers le haut,
comme s'ils se prenaient pour un ascenseur
et que quelqu'un, quelque part,
avait appuyé sur le bouton d'appel
toute la zone fut bientôt soumise à une extrême tension
mais je ne sentis celle-ci qu'un très bref instant
car elle fut quasi instantanément remplacée
par une sorte d'explosion soyeuse
qui se maintenait,
qui semblait léviter là au creux de mes reins,
grossissant, prenant de l'expansion de plus en plus
laissons bien faire,
pas se demander ce qui se passe,
j'étais comme un arc tendu par les énergies,
prêt à décocher sa flèche
mais qui se contentait
de déguster les vibrations ainsi crées
aussi soudainement qu'il y a quelques instants,
je me suis relâché, tout d'un coup, sans raison
et tous mes membres, toutes les parties de mon corps,
se sont mises à bouger anarchiquement dans tous les sens,
j'étais comme un pantin désarticulé motorisé,
qui s'agitait, qui se tordait
c'était délicieusement sans queue , ni tête,
j'étais de tout mon être
le désordre d'une avalanche,
cela grouillait, cela chutait, cela se fragmentait
dans tous les sens
mais cela frissonnait tellement chaudement,
tellement soyeusement,
aussi, à tout-va
là, encore,
pas se poser de question,
juste déguster l'instant,
bien s'abandonner aux évènements
Posté le 02/12/2025
B
bzo Membre
Oui, ce moi dans toute la contradiction et la confusion de ce moi,
c'est encore lui qui parle avec le plus de probité de son être,
ce moi créateur, ce moi qui veut,
ce moi qui jauge les choses,
qui en donne la mesure et la valeur
Et cet être le plus probe, ce moi
il parle du corps et veut encore le corps,
même quand il rêve et s'exalte
et volette de ses ailes brisées
Il apprend à parler avec toujours plus de probité.
Ce moi: et plus il apprend,
plus il trouve des mots
pour honorer le corps et la terre
Nietzsche
Ainsi Parlait Zarathoustra
Posté le 02/12/2025
B
bzo Membre
ce matin au m'éveillant,
j'eu envie un peu de me laisser porter par les notes,
mon instrument de musique étant toujours à portée,
étant devenu une telle extension de moi-même
la fusion est instantanée,
je laissai, pour l'instant,
les hanches, les cuisses, le bassin,
jouer entre eux
c'es toujours aussi magique,
peu importe que j'ai déjà vécu cela des milliers de fois,
quand les énergies s'éveillent en vous,
se mettent à danser,
à se transformer en volupté
je les sens tellement en moi,
je peux les visualiser, suivre leur progression,
les déguster note par note
et en même temps, laisser le flot rouler sans retenue
ma main maintenant descend lentement sur la hanche,
les doigts explorent, tâtent,
une belle cuvée, ce matin, de grain de peau,
les voilà déjà à l'entrée de la petite grotte derrière,
comme elle est invitante, on dirait une bouche de chaleur,
un tobogan sur lequel
il n'y a qu'à se mettre dessus et à se laisser glisser
trois, quatre doigts plongent, la tête la première,
s'enfoncent aussi profondément que possible
et immédiatement, tous les muscles de la région
se mettent à s'agiter autour d'eux
comme on danse sans retenue autour d'un totem
à la lumière d'un feu lançant ses flammes
vers le ciel dans la nuit
je commence à émettre des grognements,
cela me fait toujours cet effet,
quand je chatouille l'intérieur du volcan,
l'impression que les doigts touillent
directement parmi les entrailles
bougeons, bougeons, les hanches, encore un peu,
oh se sentir tellement totalement fétu de paille
emporté par des flots,
s'offrir sans retenue à l'instant qui passe,
à sa furie invisible, à sa furie éternelle,
à sa furie si subreptice, si fugace, pourtant
on est submergé par un océan
qui s'évapore en même temps
qu'il déferle en nous,
on rêve éveillé encore une fois,
on rêve éveillé de tout son être,
à un magnifique papillon multicolore
tout entièrement à notre place
Posté le 04/12/2025
B
bzo Membre
la suraccumulation des énergies me rend plus dense,
elles semblent stationner en moi,
comme de plus en plus de voiles,
des strates et des strates de voiles,
prêtes à se mettre en mouvement
au moindre vent
c'est très enivrant quelque part,
même sans le désir
ou juste une pointe de désir,
genre juste un mouvement de la hanche
ou un effleurement,
à peine une vaguelette
mais cela suffit déjà pour générer un mini-séisme
au niveau de la sensation quelques instants,
c'est le coup d'un battement d'aile de papillon
qui cause de l'autre côté de la terre
tout un cataclysme
je ne sais pas au fond vraiment
ce qui me pousse comme cela irrésistiblement périodiquement
à faire une cure d'abstinence d'éjaculation
et ainsi à suraccumuler les énergies en moi,
il y a quelque chose d'ésotérique, quasi de mystique,
dans cette action
quand on l'effectue vraiment au long cours,
au moins un mois
peut-être est-ce parce qu'en solitaire,
c'est un moyen d'atteindre une certaine qualité, une certaine intensité
qu'autrement il n'y aurait pas moyen
mais les sensations peu à peu
acquièrent une telle qualité de finesse,
d'incisivité, d'intensité, de variété,
la réactivité du corps est telle,
mon émotivité aussi atteint des sommets,
je suis capable de me mettre à chialer toutes les larmes de mon corps,
rien qu'à la vue d'un tableau
qui me bouleverse
en même temps, à un moment donné,
je me dis toujours, c'est assez, cela a été suffisamment loin
et alors là, pendant quelque temps,
j'éjacule à tout va,
trop heureux d'en asperger les draps
mais il y a vraiment quelque chose de quasi mystique,
l'état dans lequel on se retrouve à partir d'un stade,
l'impression que tout peut arriver
au niveau des sensations, de la volupté,
de la jouissance non pénienne
je me rappellerai toujours durant ma période
massage prostatique avec masseur,
où durant un très long laps de temps, plus d'un an,
je suis resté ainsi sans éjaculer,
tous les jours, j'avais un super O,
je faisais des séances parfois de quatre, cinq heures
qui n'étaient qu'enchaînements d'orgasmes,
des dizaines et des dizaines,
c'était épique
et puis surtout il y a eu ces moments d'hallucinations,
de vraies hallucinations vécues dans ma chair et mon esprit,
c'était grandiose,
un pont suspendu dans la lumière
qui semblait se prolonger indéfiniment,
celui-là m'est revenu plusieurs fois
mais d'autres aussi,
j'en garde le souvenir en moi comme si c'était hier,
pourtant cela fait pas mal d'années déjà,
ce sont des choses qui vous marquent
et je comprends mieux les descriptions
que font les grands mystiques du passé
de leurs visions durant les extases
car à mon modeste niveau
et dans un cadre nettement mais alors nettement plus sexualisé,
j'ai vécu des moments un peu dans le même genre,
des moments d'extase juste splendides
qui semblaient vraiment me faire vivre
quelque chose hors de ce monde
Posté le 05/12/2025
B
bzo Membre
quelque part plus haut,
j'ai écrit que ces derniers jours,
je ne pratiquais plus ou quasi,
ce n'est pas tout à fait vrai, en fait,
je me suis rendu compte
car ce matin, au réveil,
comme tous les matins au réveil,
j'ai eu besoin de mes 5, 10 mn
d'enchantement
5, 10 mn de corps chantant,
de corps enchantant,
5,10 mn où je gémis tout doucement en continu,
5,10 mn de délicieuse mélodie ,
de mélodie voluptueuse,
dans mes fibres
très rapidement ce matin,
mon sexe est devenu dur
mais alors vraiment dur
et il semblait vibrer tout le temps,
comme une petite antenne toute dressée,
un petit clocher de village
qui sonnait joyeusement le tocsin
la paume entourait un sein,
le frottait, le pressait un peu,
régulièrement elle se mettait
à descendre sur le flanc,
s'attardait sur la hanche,
en palpait tout lentement la courbe
en tournant un peu dessus
puis continuait son chemin sur la cuisse
où les bouts de doigt se mettaient en action,
semblaient effectuer comme du patinage,
toutes sortes de figures de style,
des huit, des entrechats,
toute une chorégraphie parmi les poils épars de la région
avant que de reprendre le chemin vers le haut,
taquinant au passage un peu en faisant un petit détour
la crevasse derrière,
effleurant la bouche chaude,
y glissant même un doigt ou deux
pendant quelques instants
mais c'était avant tout le show des hanches,
elles imprimaient le rythme,
un rythme lent, chaloupé, lascif,
parfaite synchronisation des muscles du périnée
qui faisaient monter des contractions,
enfin tout dansait ensemble là en bas
comme ailleurs
moments délicieux de communion,
tout travaille tellement tellement de concert,
le corps et l'esprit comme un tout totalement unifié,
comme un tout incroyablement apaisé
dans le chaos en même temps si organisé et si désorganisé du plaisir
la sensation de se faire l'amour était si forte,
quel chant dans tout mon être
et c'est si particulier en mode yin,
la sensation, en même temps,
d'être pénétré et de pénétrer,
on ne s'en lasse pas,
on ne peut s'en lasser,
quand tout communie tellement,
quand tout nourrit et est nourri tellement
Posté le 05/12/2025
B
bzo Membre
j'ai l'impression de devenir un buvard
dès que la volupté fait son apparition en moi,
mes fibres l'attirent,
s'en abreuvent irrésistiblement
Posté le 05/12/2025
B
bzo Membre
ce matin, au réveil,
sous les couvertures, bien au chaud,
comme tous les matins,
j'eu envie de quelques notes,
que quelques notes de volupté
roulent en moi
je me suis mis à l'écoute
mais analytiquement dans un premier temps,
j'étais en mode observation de moi-même,
j'étais curieux de ce qui se passerait,
comment la magie allait opérer,
comment la mayonnaise prendrait
c'était un peu une gymnastique compliquée,
en même temps laisser faire le plus possible
et en même temps s'observer minutieusement
cela a commencé par deux, trois doigts de pied
qui se mirent à frotter la plante de l'autre pied
puis est venu rejoindre une hanche
qui bougeait lentement
puis enfin je sentis que les doigts d'une main
courait sur la cuisse, le flanc
plutôt les bouts des doigts, pour être plus exact,
couraient à gauche , à droite, comme un poulet sans tête
tout cela, je remarquai,
formait comme du boucan,
un vacarme de sensations, en moi,
rien de bien spécial pour l'instant,
des sensations assez quelconques,
pas de quoi se pâmer
je me décidai à me relâcher complètement
pour que les choses deviennent un peu plus sérieuses,
oui c'était vraiment cela,
je me suis lâché comme on enlève la laisse à son chien
pour qu'il puisse aller courir librement
et alors c'est produit l'étincelle,
c'est comme si j'embrassais ce vacarme provoqué en moi
par les différentes actions juste décrites,
c'est comme si j'embrassais mon petit chaos personnel,
de tout mon être
alors tout de suite,
ce chaos s'est présenté à moi
sous un tout autre visage,
il n'était plus qu'une sorte d'accord sauvage de notes de volupté,
un accord somptueusement riche
aux nuances sans cesse changeantes
un accord qui évoluait constamment
au fur et à mesure de l'évolution des différentes actions
le carrousel magique s'était mis en route,
je n'avais plus qu'à déguster,
à me déguster et gémir,
douce douce extase
de la communion voluptueuse
entre la chair et l'esprit
Posté le 06/12/2025
B
bzo Membre
comme le plaisir me vient facilement,
comme il me va bien,
comme il me colore naturellement le teint
tout ce travail sur soi-même
au fil des années,
récompensé,
je me suis déprogrammé,
plus aucune règle
sinon laisser rouler,
laisser crapahuter,
à son rythme,
le désir,
sans aucune frontière,
ni tabou
rien ne deviendra vraiment extrême,
rien ne sera vraiment négatif, vraiment néfaste
si on reste dans un geste d'amour,
avec une volonté de s'offrir tout entièrement
à soi-même ou à l'autre
Posté le 06/12/2025
S
Salocin Membre
Tu évoques révoque régulièrement cette abstinence d'un an dans laquelle tu as eu des hallucinations. Pourrais-tu les avoir aussi en mode yin en maintenant cette période d'abstinence ?
Posté le 06/12/2025
B
bzo Membre
salut
non, je ne crois pas, j'en suis même à peu près sûr,
c'était vraiment lié aux orgasmes prostatiques,
plus précisément ceux de très longue durée,
pas très violent, calme même, quelque part, on pourrait dire
où l'on semble en immersion hors du temps et de l'espace,
une bulle d'intensité délicieuse qui nous emmène
un peu, beaucoup, dans l'inconnu
Posté le 06/12/2025
B
bzo Membre
j'ajouterai qu'en mode yin,
enfin , du moins, de la façon dont moi je le pratique,
c'est-à-dire que tout le corps participe,
créant un élan, un flux
qui parait ainsi totalement naturel,
spontané, venant de soi,
les génitaux participent donc aussi quasi constamment
et à partir d'un moment,
à moins d'être fakir, ce que je ne suis pas,
cela devient trop difficile,
quelques effleurements qui se suivent
nous emmène rapidement près de l'éjaculation
il fut un temps où je forçais,
où j'essaie de continuer coûte que coûte
mais c'est entrer dans le royaume de la frustration
et de devoir de plus en plus se retenir,
il faut savoir reconnaître le moment
où c'est assez
et qu'il faut se lâcher de ce côté-là et éjaculer,
une fois, deux fois et plus s'il le faut
en mode yin, je ne suis jamais resté plus de deux mois,
moins désormais car je ne force plus,
quand cela commence à devenir compliqué,
que ce n'est plus 100% agréable,
je ne me retiens plus
en massage 100% prostatique, c'est une autre histoire,
seule la prostate travaille, en gros,
enfin elle fait l'essentiel du travail
et les génitaux ne participent pas du tout,
là c'est beaucoup plus facile de partir
dans de l'abstinence au long, au très long cours
plus d'un an et j'y serai encore
si une fois dans le feu de l'action,
je m'étais rendu compte que mon sexe frottait contre la couverture,
il faisait froid, je m'étais enveloppé avec,
ceci explique cela
mais sinon, je me rappelle bien
c'est étonnement facile de rester des mois et des mois
quand on a une pratique bien avancée
qui nous apporte beaucoup de plaisir prostatique
pour moi, le massage prostatique avec masseur, c'est fini,
fini de chez fini,
je n'essaie même plus,
la raison ,
c'est que c'est à partir d'elle
que j'ai développé ma pratique en mode yin,
ma pratique a peu à peu mutée,
la dernière pierre de l'édifice ayant été
que j'ai abandonné complètement le masseur,
là la liberté a été totale,
plus d'objet extérieur,
rien que le corps et moi
par contre, j'ai l'intention
d'essayer de redévelopper une pratique 100% prostatique,
entièrement aneroless,
je vais y consacrer 10mn tous les jours
puis augmenter au fur et à mesure
si les résultats sont satisfaisants
j'en ai vraiment envie,
je ne suis plus du tout le même qu'avant,
je n'ai plus du tout cette obsession de l'orgasme ,
en avoir à tout prix,
le plus possible et le plus fort possible
par contre ces expériences très spéciales que j'ai vécues
grâce à la prostate,
ces orgasmes "calmes"
où j'avais l'impression d'être en plongée au fond de la mer,
une sorte d'intensité magique qui m'enveloppait,
me constituait entièrement
pendant de longues longues minutes,
où le temps et l'espace ne semblaient plus exister,
où il y a eu même ces hallucinations,
ça , j'ai envie de revivre,
d'en trouver les clefs
car je suis sûr qu'il y a moyen de vivre plus systématiquement,
à l'époque, cela m'arrivait un peu par hasard,
je n'ai jamais étudié qu'est-ce que je faisais de spécial
pour qu'ils arrivent, eux
et non pas juste l'enchaînement d'orgasmes et de super O
comme la plupart du temps,
cette fois, je peux être beaucoup plus attentif
et plus apte à déchiffrer ce qui se passe
la plus extraordinaire hallucination que j'ai eue,
c'est quand pendant de longues secondes,
bien une minute,
je n'étais plus qu'une aile d'oiseau en plein effort dans les airs,
je sentais tous les minuscules muscles de tous les côtés au travail
pour s'élever, se maintenir dans les airs,
toute l'extraordinaire coordination de l'ensemble
il faut l'avoir vécu,
narré ainsi, cela n'est peut-être pas aussi impressionnant
Posté le 07/12/2025
B
bzo Membre
suivez le fil des vibrations,
j'ai envie d'écrire
un fil d'Ariane
à suivre dans le dédale
qui nous mènera jusqu'à la prostate
ou plutôt
à un état de la prostate
où il est passé en mode turbo,
en mode turbo de chez turbo, même
et où tout se dérègle joyeusement
autour d'elle
on entre alors de plain pied
dans la légende dorée de soi-même,
la légende dorée ,
tapie au fond de ses fibres, de son sang,
une légende dorée sans âge,
charriée par le désir,
un radeau-papillon,
un radeau à ailes,
un radeau multicolore
qui inspire l'océan même
et le ciel
et l'horizon,
à chacun de ses envols
et ne voilà-t-il pas déjà
que nous parlons le langage des plantes,
le langage des animaux,
le langage des pierres,
que nous échangeons avec l'univers même
Posté le 08/12/2025
B
bzo Membre
comme le plaisir en mode yin
peut paraître cristallin par moments
il y a quelques minutes, dans la salle de bain,
j'étais penché au-dessus de la baignoire,
soudain j'ai senti une chaleur au creux de mes reins,
je me suis redressé, fermé les yeux
et mes hanches ont commencé à bouger
lentement, lentement,
rien de plus au début,
je me suis senti envahi par un plaisir d'une telle finesse,
c'était vraiment comme si j'étais traversé
par une lumière frissonnante,
qu'elle baignait de part en part toutes mes fibres
je montais le bras,
la main se saisit avec douceur d'un sein,
la paume l'enveloppât
et commençât à le presser, à le frotter un peu
c'était juste tellement lumineux,
je baignais dans une sorte de lumière intérieure,
une lumière intérieure dansante,
incroyablement réchauffante,
qui envahissait tout mon être
nectar-lumière ,
nectar-lumière né du désir
Posté le 08/12/2025
B
bzo Membre
cette fois, je suis décidé à retrouver une pratique 100% prostatique
en parallèle à celle en mode yin
qui m'accompagne maintenant depuis tant d'années
mais je n'oublie pas tout ce que j'ai vécu durant mes deux, trois premières années
où j'ai commencé à expérimenter dans des pratiques parallèles,
non péniennes,
en l'occurrence, bien sûr, essentiellement, le massage prostatique
bon, j'ai déjà écrit à propos de nombreuses tentatives
mais qui n'ont pas vraiment abouties,
que je n'ai pas eu la patience de mener jusqu'au stade
où cela fonctionnerait à nouveau à 100%
ma prostate est pourtant sacrément éveillée,
difficile d'avoir une prostate plus éveillée que cela,
ce n'est pas là que se situe le problème
mais je l'ai tellement habituée
à fonctionner dans un ensemble,
à n'être plus qu'un musicien parmi d'autres,
certes ayant plus de puissance
mais malgré tout,
je l'ai totalement habituée à jouer dans un orchestre
or maintenant, je lui demande à nouveau
de jouer en solo pour moi,
par moments, de continuer à jouer dans un orchestre
et à d'autres,
je voudrais avoir à nouveau
la pleine puissance et richesse de ses soli
eh bien, elle me répond, mon petit gaillard,
cela ne marche pas comme cela,
il va te falloir refaire un certain parcours,
retrouver une forme de patience
à laquelle tu n'es plus habitué
mais alors plus habitué du tout
autre obstacle à dépasser,
le mode yin m'est tellement facile,
tellement instantanément déclenchable
mais je vais prendre des mesures,
plus de mode yin en position couchée,
cela passe tellement trop rapidement à la vitesse supérieure
donc du plaisir en mode yin,
juste, subrepticement, en passant, en journée,
le reste , ce sera en prostatique 100%
et je vais essayer de me forcer,
retrouver cette volonté de rester,
parfois des heures au lit,
sans que rien ne se passe,
jusqu'à un jour, cela se mette à trembler,
cela se mettre à vibrer de plus en plus
puis qu'un jour , cela explose une premier fois
puis une deuxième
puis une troisième
jusqu'à ce qu'un jour, cela ne s'arrête plus,
que cela vienne à volonté
bon, là, cela vibre dès la première contraction,
même très fort tout de suite,
en principe, cela devrait durer donc moins de temps
mais malgré tout, il faudra passer le fameux plafond de verre
que tout débutant a connu
et qui peut très frustrant à tirer en longueur
Posté le 08/12/2025
B
bzo Membre
face à l'écran,
une petite envie de vibrations
bien chaudes, bien frissonnantes,
soudainement
mais au lieu de partir en mode yin,
comme je le ferais d'habitude,
fesses un peu écartées sur mon siège,
j'ai juste fait monter une contraction
je la maintenais, jouer un peu avec,
relâchais très légèrement la pression,
réappuyais sur le champignon,
des ondes se sont mises à courir en moi
une chaleur tellement tellement agréable,
je me sentais comme une immense nasse
avec des millions de poissons vif argent
qui tournoyaient dedans dans tous les sens
je commençais à sentir un début de contraction involontaire
ou alors juste des spasmes de plaisir
mais là, ce qui se passait,
c'était du pur jus prostatique
Posté le 08/12/2025
B
bzo Membre
j'ai déjà évoqué que j'avais découvert , il y a quelques temps,
ce podcast de France-Culture
consacré aux cours qu'avait donné dans les années 80
dans une université parisienne
le grand philosophe français, Gilles Deleuze
son dernier cours avant de prendre sa retraite, était intitulé "Joie et Eternité"
et c'est une merveille absolue,
la première partie était consacrée à son philosophe de coeur, Spinoza,
plus précisément de la notion d'éternité chez Spinoza
et la seconde partie au philosophe allemand, Leibniz,
intitulé "la joie de devenir soi"
je n'arrête pas de réécouter ce cours,
tellement il est riche,
tellement il est porteur de sens
une phrase parmi d'autre, par exemple,
en rapport avec la partie consacrée à Leibniz,
je cite de mémoire:
" se montrer digne des évènements qui nous arrivent,
bons ou mauvais,
savoir se montrer digne des évènements qui nous arrivent"
je ne sais pas vous
mais moi, ce genre de phrase me parle au combien
qui m'émeut jusqu'au plus profond de moi-même
Posté le 09/12/2025
B
bzo Membre
et puis cette première partie consacrée à Spinoza,
à sa conception de l'éternité,
c'est vraiment une splendeur
pour résumé et en simplifiant,
l'éternité, c'est ici et maintenant,
en s'explorant, en partant à la découverte de soi-même
et en vivant plus ou moins
en accord avec ses principes,
on peut mettre à jour, de plus en plus,
cette partie "intensive" qu'il y a en chacun de nous,
cette part d'éternité,
la vivre, la ressentir
ce qui m'a aussi épaté avec ses cours,
c'est à quel point, c'est basé sur de la logique,
en effet, je me suis rendu compte
que malgré que ces cours étaient assez ardus, difficiles d'accès,
grâce à mon esprit d'analyse logique développé par 15 années
d'analyse et de programmation au plus haut niveau
une fois que j'ai commencé à bien faire attention,
il y avait constamment un fil logique à suivre,
sauf que, bien sûr, c'était appliqué à des concepts abstraits,
cependant Deleuze nous permettait de visualiser tous ces concepts,
de bien les comprendre
en se basant toujours sur des éléments plus concrets,
à partir desquels, il faisait naître un fil logique
qui nous permettait finalement de voir très exactement de quoi il parle
et de ce que Spinoza voulait transmettre avec son concept d'éternité
cela parait si simple, si lumineux, comme développement, à l'écoute
mais bien sûr, c'est tout le génie de Deleuze
qui a d'abord pondu cela,
fait sortir cela du néant
et puis qui était capable de le transmettre,
d'abord à ses élèves
puis à ceux qui écoutent ce podcast
Posté le 09/12/2025
B
bzo Membre
dans la salle de bain,
je m'assieds nu sur le tabouret,
ma peau est encore toute chaude et humide , de la douche,
un mouvement des reins,
un contact maintenu des cuisses sur les génitaux
et je suis envahi par une délicieuse félicité
comme cela vibre délicieusement partout,
je me sens ondulant intérieurement
des pieds à la tête
et jusqu'au plus profond de mon être,
une ondulation parfaitement de concert,
parfaitement synchronisée
de toutes mes fibres,
une flamme dansante, une liane lascive
Posté le 09/12/2025
B
bzo Membre
c'est marrant
mais je me suis rendu compte
que j'étais capable de contracter les muscles du périnée et de l'anus
à peu près en totale isolation,
en n'importe quelle position, assis, debout, couché
et donc que même si mes cuisses étaient tout contre les génitaux,
ceux-ci ne bougeaient quasi pas,
pas sufisamment en tout cas pour provoquer une réaction de ce côté
et ce malgré que je sois déjà à peu près à 3, 4 semaines d'abstinence d'éjaculation,
donc qu'ils sont devenus super-sensitifs
mais alors super-sensitifs de chez super-sensitifs
cela ouvre des horizons très intéressants
d'expérimentation, d'exploration, d'entraînement,
dans le contexte de moi réappropriant une pratique 100 prostatique aneroless,
je vois déjà à quoi je vais m'occuper dans le tram
pour les longs trajets aller retour ( 2 fois 45mn)
quand je vais visiter ma mère tous les deux jours
ou à peu près n'importe où,
je sens que cela va devenir un passe-temps à plein temps
je vais m'offrir peut-être un très beau cadeau de Noel,
à côté de ma pratique en mode yin,
une autre splendide corde à mon arc
pour m'envoyer en l'air,
pour m'envoyer dans la stratosphère
Posté le 09/12/2025
B
bzo Membre
la technique des contractions
des muscles du périnée et de l'anus,
en mode prostatique et en mode yin,
sont assez identiques,
plus fines, plus élaborées en prostatique, peut-être,
sûrement même,
comme le focus est exclusivement sur elles
mais sinon,
c'est la même façon de faire,
la même technique,
en tout cas chez moi
mais il y a tout de même des sérieuses différences,
je dirai même plus,
des différences sérieuses
elles se situent dans le rythme, la vitesse de ces contractions,
la manière de maintenir ou de relâcher la pression
et puis surtout bien sûr,
la concentration
en mode yin,
elle papillonne, elle va de gauche à droite,
de droite à gauche,
elle monte, elle descend,
de temps à autre elle zoome sur une zone,
l'instant d'après cela redevient une sorte de panoramique
sur toute une partie du corps,
voire l'ensemble
alors qu'en mode prostatique,
eh bien la concentration se fait uniquement sur la zone de la prostate,
un zoom constant sur elle et ses alentours immédiats
je dois réapprendre à la caresser, à la cajoler,
avec les contractions
en ayant le focus constamment sur elle,
une étreinte systématique, méticuleuse,
pour la rendre folle,
pour l'emballer
pour qu'elle fasse sauter toute la baraque
de la façon si unique dont elle, seule, en est capable
Posté le 10/12/2025
B
bzo Membre
je continue mon petit bonhomme de chemin,
en faisant mes contractions en isolation,
je me familiarise, j'explore
c'est tellement inhabituel,
en mode yin, tout participe tellement,
cela vient tellement de tous les côtés,
il y a aussi tellement cette sensation de se faire l'amour,
tellement aussi cette sensation de complicité avec mon corps
je dois déployer un sérieux effort pour continuer,
quelque chose en moi essaie de me persuader
que cela ne vaut pas la peine,
que j'enjolive mes souvenirs
concernant le plaisir prostatique
mais d'un autre côté, je sais que c'est de la mauvaise foi,
que ce n'est pas vrai,
que je n'exagère rien,
je sais ce que j'ai vécu, ce que j'ai ressenti,
même si cela s'est passé il y a quelques années maintenant
mais ce n'est pas facile
quand il suffit de quelques mouvements,
quelques contractions,
pour se retrouver envahi d'un nectar
généré de partout
mais, en même temps,
c'est le prix à payer
si je veux y parvenir,
il y a une traversée du désert
avant d'arriver à l'oasis verdoyante,
il faut mordre sur sa chique et persévérer,
persévérer et encore persévérer
Posté le 10/12/2025
B
bzo Membre
très peu de pratique,
ni en prostatique,
ni même en mode yin
avec les énergies qui s'accumulent,
je me sens juste bien,
je me sens compacte, dense, puissant,
une légère euphorie même par moments,
les émotions à fleur de peau
mais très positivement,
j'aime tellement réagir, vibrer,
être entraîné par mes émotions au quart de tour
et puis pas du tout de désir
ou quasiment
je ne vais pas forcer,
tant que je me sens bien, très bien même,
comme cela,
pas de raison de changer
quelques très rares moments,
presque malgré moi,
en mode yin,
quand je me déshabille, par exemple,
mes cuisses qui viennent se frotter contre les génitaux,
soudainement à nu,
automatiquement, mes hanches se mettent en route,
esquissent un mouvement latéral lascif,
alors un tel voile soyeux, chaud, nectaresque, m'envahit
que j'en frissonne de partout
mais cela ne dure vraiment que quelques secondes
car, encore une fois,
aucune envie de prolonger, de faire perdurer
malgré la splendide intensité et finesse
de la vague qui vient de me traverser
quelques contractions en isolation tout de même,
je me dis que je dois me réhabituer
à faire travailler ma prostate en solo
mais cela ne dure, là aussi,
que quelques secondes,
après j'oublie, passe à autre chose
ou juste rêvasse
bah c'est comme cela,
tant que je me sens bien,
tellement bien comme cela,
aucune raison de changer quoique ce soit
Posté le 11/12/2025
B
bzo Membre
se faire l'amour,
cette sensation absolument divine,
c'est pendant quelques précieux et rares moments
ressentir comme si on était en même temps
le pénétrant et la pénétrée
les sensations forment comme un cercle parfait,
nous les ressentons sur tout leur spectre,
éveillées sur toute leur longueur
leurs parties masculine comme féminine
semblent comme interagir,
entremêlement soyeux à tous les étages
c'est la sensation la plus parfaite
qu'on puisse ressentir en solitaire,
on se sent décuplé soudainement,
avec de nouveaux territoires
qui s'offrent par l'intermédiaire de notre désir
je fais monter une contraction
et je frissonne de tout mon être,
l'impression d'être comme la peau tendue d'un tambour
sur laquelle on passe les doigts,
comme cela vibre de toutes parts,
félicité, volupté,
épanouissement des fibres
Posté le 12/12/2025
B
bzo Membre
je recommence tout doucement aujourd'hui,
tout doucement,
des moments de brassage d'énergie
qui suscitent des frissons partout
et une délicieuse chaleur nageante
dans ma tête
brassage d'énergie,
c'est vraiment cela,
il s'agit vraiment de cela, pour l'instant,
brasser les énergies suraccumulées en moi,
juste cela,
cela me suffit pour l'instant
oh et un peu de mouvement des hanches,
tout de même
pour avoir quelques envolées
de voiles soyeuses
se sentir se transformer
en une envolée de voiles soyeuses,
comme si un vent très spécial
soufflait sur une corole,
envoyant aux quatre coins de l'horizon
tous les pétales
dans un déluge tourbillonnant de couleurs
Posté le 12/12/2025
B
bzo Membre
ce matin,
j'ai repris mes 5,10mn habituels
sous la couverture, au réveil,
cela faisait quelques jours que même cette petite "tradition" s'était arrêtée,
tellement je me sentais bien
avec le désir rangé,
somnolant dans sa niche
je bougeais vraiment le plus lentement possible,
tout se passait au ralenti de chez ralenti,
tellement je voulais déguster au maximum
chaque millimètre carré de peau caressé,
chaque once de mouvement, de pression, d'effleurement,
de contraction,
extraire de tout cela jusqu'à la dernière goutte,
sentir que cela se donne au maximum
à chaque instant
il y a quelque chose de tellement beau
de tellement émouvant aussi,
qui se passe,
je répète toujours la même chose
mais cette volupté en mode yin,
nourrit tellement, imbibe tellement,
épanouit tellement dans l'instant,
vient tellement de toutes parts,
qu'on est ému, oui,
profondément ému, ébloui, émerveillé,
de ressentir comme une union, une communion,
à tous les étages
c'est en même temps,
cela,
tout cela
mais c'est aussi en même temps,
tellement tellement animal,
on est un animal et un ange, emmêlés,
emmêlés par le désir,
cela se se passe dans les tripes, le sang, les excrétions,
les odeurs,
cela éructe, cela grogne, cela cogne, cela racle,
et c'est aussi céleste, angélique, paradisiaque,
d'une pureté sans bornes
c'est ainsi que cela acquiert toute sa puissance
toute sa richesse, toute sa diversité
quand on a un pied au plus profond de ses tripes,
au plus profond des entrailles de la terre
et l'autre, quelque part parmi les nuages,
quelque part parmi les étoiles,
quelque part au-delà de l'horizon
Posté le 14/12/2025
B
bzo Membre
hum, j'ai voulu écrire sécrétions plutot que excrétions
my bad...
Posté le 14/12/2025
B
bzo Membre
non, décidément,
pas trop d'envie, pas de désir,
cela perdure
dois-je m'en inquiéter?
non bien sûr,
j'ai passé l'âge de m'inquiéter
pour ce genre de choses
juste, je déguste,
de me sentir tellement bien dans ma peau,
comme cela
car c'est le cas,
je me sens terriblement bien
encore une fois,
les énergies s'accumulent,
je suis conscient du processus,
j'en sens les bienfaits,
je me sens puissant, dense,
émotif en diable,
cela me va , tout cela
moins de bobos, aussi,
le taux de testosterone explosant,
cela fait l'effet d'un anesthésiant
et puis cela me fait vivre quand même
des moments étonnants,
deux, trois fois par jour,
(pas plus hélas)
des montées spontanées d'énergie
mais alors canon de chez canon
tout à coup, je sens une chaleur frissonnante
et de plus en plus dense,
soudain monter irrésistiblement en moi,
au début je me demandais ce qui se passait
maintenant, je sais et je laisse faire,
je ferme les yeux
et je m'ouvre, je me laisse aller,
je laisse courir cette tempête de chevaux
galopant à toute allure verticalement en moi
et qui semblent s'échapper par le sommet de mon crâne
vraiment délicieux,
cela a vraiment un effet
hors de ce monde
pendant quelques instants
Posté le 15/12/2025
B
bzo Membre
sous ma couverture, bien au chaud, au réveil,
je sens une telle puissance entre mes reins,
elle semble m'inviter,
m'inviter à entrer dans la danse
je pense juste à rejoindre,
à esquisser l'amorce d'un mouvement
que cela se précipite déjà,
que cela se met à frissonner,
que des vaguelettes courent dans tous les sens
le premier mouvement de mes hanches,
à peine quelque chose pourtant,
fut une tempête immédiatement,
mais alors une tempête de chez tempête
quelle volupté éblouissante, fine et tellement riche,
toujours la même histoire,
elle semble m'imbiber tellement de fond en comble
je reste comme cela, apathique,
juste un petit mouvement, une petite contraction,
de temps à autre
et je n'ai plus qu'à déguster les résultats
pendant de longues, longues secondes,
plus dégustation que cela, tu meurs
se sentir tellement réceptif,
se sentir tellement capable de vibrer,
quelque chose de tellement épanouissant, en soi,
d'être constamment dans cet état d'esprit
et de corps
ouvert, ouvert, ouvert,
à l'énergie de ce monde
qui s'exprime à travers soi,
du plus intime de soi,
la soie du plus intime de soi,
la soie chantante du plus intime de soi
l'offrande,
ne plus être qu'une offrande,
consumée dans l'instant,
extinction du petit moi,
plongée la tête la première
dans le grand bassin
Posté le 16/12/2025
B
bzo Membre
je ne pratique plus trop ces derniers jours
sinon vraiment quelques secondes ici et là,
je saisis juste des petites opportunités que mon corps me propose,
au détour d'un geste, d'une position,
pour vivre un peu de soie frissonnante en moi
par contre,
j'ai commencé à m'essayer à d'autres types
de façon de vivre ses énergies,
elles se sont tellement accumulées désormais en moi,
que je les sens constamment,
leur présence est constante,
la meilleure façon de visualiser ce que je veux dire par là,
c'est une image que j'ai déjà utilisée,
à savoir des strates et des strates de voiles
les unes contre les autres
qui se mettent à bouger, à frémir,
au moindre souffle intérieur
dès lors, je fais des essais de toutes,
consumer ces énergies autrement,
les vivre, vivre leur présence,
dans l'instant
yeux fermés,
juste je me mets à bouger,
je laisse aller mes hanches, je laisse aller mes bras,
je les laisse se mouvoir librement
et je commence à goûter ces masses
qui se mettent à se mouvoir en moi
une fois bien lancé,
c'est presque comme si c'étaient des liquides
qui se meuvent en moi,
mais un liquide léger, très léger
et soyeux, bien sûr,
doux, disons, incroyablement doux
doux et puissant
car c'est comme si c'était mes fibres même
qui s'exprimaient,
qui se mettaient à danser
c'est très très agréable
mais en même temps,
pas sexuel,
cela pourrait basculer,
il suffirait d'un rien
pour que cela bascule,
pour que le désir s'en empare
ainsi, c'est juste délicieusement reposant,
berçant, ressourçant,
apaisant,
recentrant,
on plonge dans ses abysses
en free style,
on s'y déplace comme un dauphin
Posté le 17/12/2025
B
bzo Membre
au réveil, sous la couverture,
baignant dans cette extraordinaire chaleur
générée par mon corps,
comme dans un nid douillet,
des pieds à la tête
et jusqu'au fond de l'âme
ce matin,
je me suis mis à nouveau en action
automatiquement,
cela ne m'était plus arrivé
depuis quelques jours
la volupté, immédiatement,
semblait comme un océan à perte de vue,
le soi,
comme un petit bout de terre ferme,
à peine visible à l'horizon
sur ces eaux incroyablement soyeuses et enveloppantes,
tellement remuantes pour un oui, pour un non,
le temps et les distances semblent abolis
bien qu'un élastique discret dans le dos,
était prêt à tout moment
à me ramener à la terre d'attache
quasi instantanément
en attendant,
la musique est partout
mais alors vraiment partout,
elle m'enveloppe, me transporte,
j'en chevauche les notes,
roule de l'une à l'autre,
glisse un tapis composé de myriade d'elles,
elles dansent autour de moi,
me maintiennent dans leur cercle magique
l'exultation est sans limites,
la finesse et la précision, infinies,
cisèlement, orfèvrerie, des courbes dansantes,
la joie est dans chaque cellule
et ma bouche comme une cheminée
lâchant un fil de gémissements
en continu dans les airs
Posté le 18/12/2025
B
bzo Membre
notre désir n'a pas de genre,
on s'est habitué, la plupart,
à le faire fonctionner
avec celui de notre corps,
moulage social, familial, éducatif,
mais fondamentalement,
il n'a pas de sexe,
il a les deux, il en a aucun
mais si on peut se déshabituer,
désenclaver cela en nous,
au moins le temps de l'action,
si on peut le laisser fonctionner librement,
le laisser s'emparer entièrement
de nos gestes, de nos postures, des mouvements,
des contractions, diverses et variées,
qu'on effectue
alors nous plongeons dans le mode yin,
la façon la plus naturelle, la plus instantanée, la plus riche,
de générer de la volupté en soi,
une volupté qui couvre tout le spectre des sensations,
du plus masculin au plus féminin en chacun de nous
toute notre attitude, en action,
devient profondément androgyne,
une délicieuse ambiguïté s'installe,
s'exprime à tout instant,
nous naviguons entre les deux sexes,
nous fluctuons entre eux,
les laissant s'exprimant
sans contraintes et sans limites,
se partageant notre corps et notre esprit,
interagissant par leur intermédiaire
Posté le 18/12/2025
B
bzo Membre
je sors du cinéma,
je viens de voir le dernier Avatar, Fire and Ash
quelle splendeur, çà c'est du spectacle,
aucun cinéaste n'a cette ampleur de vision qu'a Cameron,
ceux qui ont aimé le premier et le deuxième,
vont adorer celui-ci,
c'est le meilleur
quel suspens, à vous couper le souffle
et puis toujours autant de splendeurs,
l'immersion est encore tout à fait réussie et totale,
on ne voit pas Pandora, on vit sur Pandora pendant trois heures quart
et on vibre du début à la fin,
tellement l'histoire est passionnante,
les qualités dramatiques, présentes
il est plus sombre que les précédents
mais il fallait cela pour que les spectateurs qui ont déjà vu les deux premiers,
soient à nouveau emportés, soient émus,
beaucoup beaucoup d'émotions,
des moments épiques, des moments tragiques,
de l'humour, de l'amour,
des images, encore, d'une beauté à vous couper le souffle
j'étais un peu inquiets en y allant,
Cameron allait-il décevoir cette fois
tellement j'avais lu de critiques négatives ou tiédasses,
on n'a pas du voir le même film,
les gens ont perdu la faculté de s'émerveiller,
la faculté de vibrer,
de se laisser emporter par une histoire
si vous aimez la science-fiction,
on a là un opus splendide,
une réussite absolue , à ne pas manquer
Posté le 18/12/2025
B
bzo Membre
tout homme devrait expérimenter au moins une fois dans sa vie,
ce que cela donne de rester un mois ou deux sans éjaculer,
en suraccumulant ses énergies
bon, bien sûr,
cela ne doit pas se faire n'importe comment
pour que l'expérience soit une réussite
et vivre l'extraordinaire finesse, précision et intensité
que les sensations acquièrent,
la réactivité tellement optimale du corps
en résumé,
l'étonnante facilité
avec laquelle on peut obtenir de la volupté ainsi
et aussi à quel point, cela devient fou
et que tout peut arriver
mais alors vraiment tout
bon mais encore une fois,
il faut être dans les bonnes conditions,
avoir une pratique parallèle bien développée,
mode yin, massage prostatique, anale, etc,
tout sauf du pénien, évidemment,
en d'autres termes ,
tout ce qui ne se termine pas par une éjaculation
quelques autres conditions
pour que cela se passe bien,
pas de porno, pas un gramme,
rien d'autre, en fait
n'hésitez pas non plus,
à tester d'autres formes de pratiques encore jamais essayées,
c'est le moment ou jamais,
tout devient tellement facile,
par exemple,
juste fermez les yeux
et commencez à bouger votre corps,
les bras,
mouvez tout cela,
sentez comme les énergies se mettent à circuler en nous,
la danse des sept voiles
Posté le 19/12/2025
B
bzo Membre
quelque chose de tellement animal
dans le mode yin
quand on se lâche complètement
on réveille les deux sexes enfouis en soi,
on ne fait plus attention aux frontières,
on ne fait plus attention aux tabous
on se frotte contre soi-même,
on se frotte contre les matériaux,
on a l'anus, on a le vagin,
on a le pénis, on a la prostate
et on emmêle tout cela joyeusement
on est animal
mais les yeux tournés vers le ciel,
on essaie d'en boire le bleu, d'en boire le soleil,
d'en boire l'azur
mais aussi on lape les humeurs,
on lape les sécrétions,
on lape la sueur sur la peau,
comme un animal à une source
toute langue dehors,
on hume à ras des poils,
à ras de la terre,
à ras des marais
Posté le 19/12/2025
B
bzo Membre
meilleur endroit de la planète,
nu, sous les couvertures,
bien au chaud,
on peut y vivre
le flot incandescent des rêves
et celui tout aussi incandescent du plaisir
je plaisante,
d'autres choses, ici bas,
dans ce très bas monde,
en valent la peine,
en été, les longues promenades en forêt,
les livres, de l'art,
quelqu'un qui vous regarde dans les yeux,
qui vous dit qu'il ou qu'elle vous aime,
les babillages et les rires
d'un petit enfant
et qui tout à coup, vient en courant se serrer contre vous
mais enfin,
nu sous les couvertures, bien au chaud,
c'est pas mal du tout,
vraiment pas mal du tout
Posté le 20/12/2025
B
bzo Membre
l'imagination
est vraiment le moteur du plaisir,
il confère des ailes à notre ressenti
dans l'instant
il nous permet de vraiment décoller
et de ne pas juste rester
dans un plaisir basique
mécanique nique nique
il est la clef
qui ouvre les portes les plus secrètes,
il est le fluidifiant qui transporte
Posté le 20/12/2025
B
bzo Membre
aller, juste deux petits changements
au dernier texte
l’imagination est vraiment au coeur du plaisir, il confère des ailes à notre ressenti il nous permet de vraiment décoller et de ne pas juste rester dans un plaisir basique mécanique nique nique il est la clef qui ouvre les portes les plus secrètes, le fluidifiant qui transporte
Posté le 20/12/2025
B
bzo Membre
me promène à nouveau nu chez moi
envie d'avoir toute la peau
à la disposition des mains,
de sentir mes hanches, mon sexe,
à l'air libre,
de pouvoir poser les doigts
sur les seins
quand je veux
tout cela pour dire
que le désir est revenu,
que la machinerie ronronne
et est prête à tourner joyeusement
à tout moment
Posté le 20/12/2025
B
bzo Membre
oh cette expression, "liane lascive"
comme elle va bien au mode yin
cela fait pas mal d'années que je l'ai dénichée
mais elle me semble toujours la plus adéquate
et de loin,
pour exprimer en le moins de mots possible
l'état dans lequel on se retrouve,
une fois qu'on est bien lancé,
bien en action,
avec ce type de pratique
il y a comme de constantes accélérations, décélérations,
les lignes droites se courbent, se remettent toutes droites,
se recourbent,
cela ondule, cela frémit, à tous les étages,
c'est du roseau dans le vent dans toutes les fibres de son être,
cela ralentit, cela s'accélère,
tout semble à l'écoute de tout,
cela communique nique nique furieusement
la femme intérieure
fait l'amour, est chaude de chez chaude,
est hors d'elle-même,
s'est répandue partout en nous,
a pris les commandes,
utilise le mâle en nous comme sa chose,
comme son outil pour s'envoyer en l'air,
quitter l'atmosphère même,
jusqu'aux étoiles
et nous avec, nous avec,
oh oui, nous avec
Posté le 21/12/2025
B
bzo Membre
il faut savoir admettre quand on a eu tort,
enfin moi, dans mes textes,
j'essaie d'être le plus honnête
dans la description de mon parcours de plaisir en solitaire
et donc, à peine quelques textes plus haut,
je louais encore les vertus
de l'abstinence d'éjaculation au long cours,
eh bien j'avais tort
j'en faisais trop,
mon corps me l'a fait comprendre,
cette fois le message est passé définitivement
non pas que quelques jours sans éjaculer
ne soit pas bénéfique
quand on n'a pas de compagnon ou de compagne,
la réactivité du corps augmente en effet,
les sensations deviennent plus fines, plus précises,
etc, etc
cependant il faut savoir mettre fin,
je croyais en être capable déjà
mais ce n'était vraiment pas encore le cas
j'ai dorénavant compris
qu'il ne faut pas se retenir de pratiquer,
tant que vous pouvez entretenir une pratique quotidienne ou quasi,
sans ressentir le besoin d'éjaculer,
eh bien cela reste positif
mais si pour y parvenir,
pour continuer de rester sans le faire,
vous devez commencer à vous retenir de quelque manière que ce soit,
je dis bien de quelque manière que ce soit
chez moi, cela se manifestait
par le fait que je pratiquais de moins en moins,
voire que j'arrêtais complètement,
je me disais que le désir se mettait de plus en plus en veilleuse,
alors que c'est moi juste qui me forçait,
qui ne l'écoutait plus
pour ne pas risquer d'arriver à ce stade
où je ne peux plus me retenir
sauf pour le porno, bien sûr,
là, vous ne devriez jamais ressentir le besoin d'en regarder,
je maintiens cela fermement,
on peut très bien se débrouiller sans,
on a tout ce qu'il faut en soi
pour faire monter une musique magnifique
sans le besoin de ce type de stimulations
c'est comme de mettre de l'eau dans son vin,
après quelque temps,
on n'a plus qu'un mélange insipide
avec vaguement un goût de vin,
dans la bouche
non, pas de porno
mais de la pratique quotidienne,
autant qu'on peut s'en mettre dans le baba
et si cela gicle,
eh bien cela veut dire qu'il fallait que cela sorte
c'est désormais mon motto,
ma philosophie, ma manière d'être,
le désir , c'est ma boîte à musique,
ma grotte secrète remplie de trésors,
il faut le louer, le magnifier, le développer,
plus jamais je ne travaillerai contre lui, je lui nuirai,
sans aucun prétexte
Posté le 21/12/2025
B
bzo Membre
je vis de ces lentes montées en puissance orgasmiques,
splendide,
absolument splendide!
c'est comme si une explosion arrivait en moi au ralenti,
gagnait lentement du terrain,
m'envahissait cellule par cellule
je contrôle cela assez bien,
je fais un peu refluer,
puis je lui laisse reprendre sa lente progression
suis sur le lit,
les cuisses enveloppant les génitaux,
les doigts titillant les deux tétons,
imprimant le rythme à l'ensemble
et puis en bas,
de légères contractions
des muscles de l'anus et du périnée
j'ai arrêté,
assez épuisé pour l'instant,
cela vous pompe l'énergie
mais je reprendrai plus tard,
c'est juste trop bon,
de l'orgasme comme un élastique
s'étirant, s'étirant, en vous
Posté le 21/12/2025
B
bzo Membre
mon âme est libre,
mon âme danse danse
devant moi,
j'écoute les yeux fermés
les Variations Goldberg
de Jean-Sébastien Bach
Posté le 22/12/2025
B
bzo Membre
ce matin,
au lieu d'avoir mes dix quinze minutes de mode yin habituels,
je ne sais pas ce qui m'a pris
mais j'ai juste fait uniquement des contractions
des muscles du périnée
pas même pris la peine de me mettre en une position adaptée,
juste comme j'étais, en chien de fusil
sous les couvertures, bien au chaud,
tout à coup j'ai mis cela en route,
vlam, vlam, vlam,
c'était un peu comme dans le film Dune,
quand ils plantent dans le sable,
cette sorte de bâtonnet métallique,
(je ne sais pas si cela a un nom)
qui se met à émettre à intervalles réguliers
un bruit sourd
comme si quelqu'un cognait le sol
puissamment du pied
afin d'attirer un de ces vers géants
qui sillonnent le sous-sol de la planète
eh bien, voilà où j'en étais avec les contractions,
j'émettais avec une sorte de bruit sourd
pour attirer mon ver géant à moi
qui allait faire exploser toutes les dunes
sur son passage
et qui allait me faire voyager sur son dos
Posté le 23/12/2025
S
Salocin Membre
L'outil des Fremens pour appeler le ver est le marteleur. Bonne sExploration dans le monde des sables.
Posté le 23/12/2025
B
bzo Membre
@salocin
merci de l'info
Posté le 24/12/2025
B
bzo Membre
quel gaspillage des énergies
que de se secouer la tige
alors qu'avec quelques frottements et pressions
finement, félinement, appliqués par les cuisses,
les génitaux se transforment en une sorte de lampe d'Aladin
d'où la volupté peut apparaître
comme un génie aux capacités de magie sans limites
mais toute la richesse et la diversité du mode yin, avant tout,
consiste en le métissage gourmand des ondes,
ainsi quand les génitaux entrent en contact avec les cuisses,
une bonne partie du temps,
les muscles du périnée et de l'anus se contractent aussi,
ce qui provoque chez ceux qui ont la prostate bien éveillée,
une réaction de celle-ci
ainsi vous obtenez un mix
aux proportions qu'on peut varier à l'infini,
en plus ces deux-là, ensemble, dans le bassin,
sont une invitation,
une invitation à toute la région à participer,
une invitation brassant large,
un corps de volupté apparait
un corps géant de volupté apparait, disais-je,
un corps géant de volupté apparait, disais-je,
nous enveloppant,
un corps géant de volupté apparait, disais-je,
généré par la participation joyeuse de toutes nos fibres
un corps de volupté coloré,
un corps de volupté sillonnés de nuances sans cesse changeantes,
un corps de volupté arc en ciel,
un corps de volupté au féminin, un corps de volupté au masculin
le désir tout à coup fait corps,
le corps tout à coup fait désir,
une libération des sensations,
une sensation de libération
Posté le 24/12/2025
B
bzo Membre
quand vous avez un instrument de musique sous la main
et que vous lancez des notes au hasard
si elles ne sont pas liées entre elles
d'une manière ou une autre,
d'une manière plus conventionnelle,
générant entre elles, en se suivant, en se mélangeant,
un air, une harmonie, plus ou moins mélodieuse, plus ou moins audacieuse
ou alors, plus ou moins extrême, plus ou moins atonale,
façon musique contemporaine,
semblant totalement cacophonique
dans un premier temps, à l'oreille
néanmoins, pour qu'on puisse commencer à parler de musique,
aussi abrupte, aussi difficle d'accès qu'elle soit,
un lien doit exister toujours entre les notes
qui fait que l'oreille peut accrocher quelque part,
qu'une sensation , voire une émotion, naissent en nous
il en a va de même avec le plaisir,
quand deux personnes, au moins, interagissent,
leurs corps se frottent, se pressent , l'un contre l'autre,
les mains caressent, les bouches, les sexes, les peaux, entrent en contact,
toutes ces différentes actions
et bien d'autres encore,
avec des accessoires, par exemple,
pimentant l'action à l'infini,
avec tout ce que l'imagination couplée au désir, peut inventer,
créent les notes de la musique de la volupté
en solitaire, cela se complique, un peu,
un peu beaucoup, même,
comment créer des notes de volupté reliées entre elles
pour générer en nous une sensation de flux,
de flux massif, intense, riche, varié,
de plus en plus massif, de plus en plus intense,
de plus en plus riche, de plus en plus varié?
c'est là que se situe le petit miracle à chaque instant du mode yin,
quand nous nous mettons en action de cette manière,
par exemple, bougeant la hanche, mouvant une jambe,
les génitaux entrant en contact, se frottant un peu, contre les cuisses,
les mains caressant ici et là,
les muscles du périnée et de l'anus
faisant monter des contractions
à intervalle plus ou moins régulier,
tout cela semble relié,
chacun de ces différentes actions, détaillée juste haut dessus,
semble émettre des notes de volupté
et celles-ci semblent dialoguer entre elles,
elles semblent former comme une musique agréable, divine même,
dans la chair et l'esprit
qui nous fait gémir
et puis l'intensité monte, cela varie constamment
en fonction que nos actions changent, évoluent, se diversifient,
bref comme quand au moins deux corps différents interagissent
et que cela se passe bien entre eux,
que la mayonnaise prend
le petit miracle du mode yin, se situe là,
nous faisons interagir
le masculin et le féminin enfouis en nous,
nous vivons quelque chose,
générons un type de flux de plaisir
qui normalement ne devrait exister
que s'il y avait deux corps séparés, au moins,
c'est ce qui rend le mode yin tellement différent
de tous les autres types de plaisir en solitaire
jusqu'où cela peut aller?
comme tout plaisir avec du potentiel sérieux,
il semble pas y avoir pas de limites
par où commencer?
par éveiller le féminin en soi, bien sûr,
cela se passe essentiellement dans la hanche,
laisser flotter, laisser dériver,
laissez la lascivité les envahir,
laissez-les se mettre à chanter
sentez comme tout cela peut devenir un orchestre,
comme vos jambes ont envie de dialoguer,
comme vos couilles, votre pine, ont envie de dialoguer,
comme vos mains ont envie de dialoguer,
envie de se mettre à se gambader partout,
comme votre prostate et votre anus ont envie de dialoguer,
comme vos muscles ont envie dialoguer,
envie de se contracter langoureusement
et pas seulement ceux du périnée
sentez comme tout en vous a du potentiel,
comme tout a envie d'interagir, à envie de s'exprimer,
comme tout votre être, comme la moindre de vos fibres
peut devenir l'instrumentiste d'un immense orchestre
brûlant de participer à la génération de la volupté
joyeux Noel, entre deux gémissements et deux caresses,
à tous et à toutes
Posté le 25/12/2025
B
bzo Membre
oh cette envie ce matin
de me caresser,
de laisser les hanches se balancer paresseusement,
de faire frotti frotta de tous les côtés,
de sentir ma pine, mes couilles,
vibrer au contact des cuisses,
de sentir ma prostate
comme un tambour frotté
répondre à mes sollicitations
la sensation d'éponge gorgée de vibrations
est tellement prégnante ce matin,
ma chair me fait des clins d'oeil en continu,
cela me démange, cela me gratte, cela me chatouille,
comme c'est délicieux de s'abandonner,
de se sentir être si facilement
parcouru par des vagues de volupté
entre deux pensées, deux rêvasseries,
des gémissements viennent ponctuer
continuellement les instants,
ça travaille ferme en bas,
juste laisser faire le bassin,
laisser faire les hanches
bonjour l'ondulation, bonjour la courbe,
bonjour les légères contractions des muscles du périnée,
bonjour les légers frottements des cuisses sur les génitaux,
tout cela délicieusement combiné,
me font comme un bouquet d'ondes à déguster
presque en continu
même en tapant ce texte, même en me levant et marchant,
même en faisant n'importe quoi en fait,
de temps à autre les mains viennent rejoindre la fête,
oh mes aïeux,
ça passe directement en full mode alors,
j'ai du feu d'artifice
qui se met à être tiré dans mes veines
alors
Posté le 26/12/2025
B
bzo Membre
oh fermer les yeux
et plonger la tête la première
dans la piscine de la volupté
elle est là
désormais depuis quelque temps
constamment à côté de moi,
elle n'avait pas été fournie avec la maison,
je l'ai construite lentement
jour après jour,
pierre après pierre,
sac de ciment après sac de ciment
il s'agit désormais
de se rafraîchir l'être
à la moindre occasion
avec tout ce nectar
à ma portée
c'est absolument
tout ce qu'il y a de plus futile,
fugace, superficiel, passager,
et d'existentiel, d'essentiel,
de nécessaire, de prioritaire, de vital,
en même temps
nectar qui vous enveloppe si délicieusement
pénètre en toutes vos fibres,
les imprégnant, les imbibant,
les noyant quelques instants
de toute la splendeur de sa soie,
de toute la splendeur de sa chaleur d'outre-monde,
de toute la splendeur de son frissonnement divin
en ressortir tout souple, tout fauve, dégoulinant,
encore tout humide,
se sentant rafraîchi de chez rafraîchi,
l'âme comme neuve quelques instants
toujours plus jeune et toujours plus vieux
de quelques fractions d'éternité, absorbées, consumées,
ayant virevolté, ayant dansé,
de toute son âme, de tout son corps,
sur l'autel de soi-même
Posté le 27/12/2025
B
bzo Membre
en mode yin,
les ondes génitales sont longues, longues,
passent comme des vagues soyeuses,
des ailes d'oiseau,
légères, fines, ondoyantes
les ondes prostatiques, par contre,
en mode yin, sont tout un autre monde,
elles semblent comme des brefs et virils coups d'éperon
dans les flancs d'une monture
avec réaction immédiate de celle-ci,
provoquant une montée, un giclement,
de puissance pure, de puissance brute,
en retour, instantanément,
comme de très doux coups de couteau
verticalement, dans la chair,
qui semblent la caresser
en même temps que de la déchirer
on a le souffle comme coupé à chaque fois,
on semble éjecté, expulsé,
toujours plus vers le haut,
martelé minutieusement, méthodiquement,
mais comme un bélier a un noyau de douceur infinie
malgré la violence première de son enrobage
et la combinaison des deux
forment à chaque fois
comme un pays neuf dans la chair
qui apparaît à chaque instant
comme une légion de surprises à explorer,
survolé par le brouillard
d'une foule à perte de vue
de gémissements
Posté le 28/12/2025
B
bzo Membre
les émotions et les sensations sont vraiment une école,
un apprentissage sur toute une vie,
un cheminement, une progression,
une maturation, un épanouissement,
des fruits à faire mûrir et à déguster
avant que l'arbre ne tombe
après quelques saisons
juste une bête petite sensation d'à peine quelques secondes,
il y a quelques minutes dans la salle de bain
tandis que j'étais en train de me rhabiller après la douche,
oh mais comme elle était parfaite,
il ne lui manquait rien
mais alors rien de rien
elle m'a envahi des pieds à la tête
et jusqu'au plus profond de moi-même,
j'étais un fuselage tout d'un coup,
un fuselage fonçant vers le haut,
traversant des nuages de douceur chaude et palpitante
aucune de mes fibres ne manquaient à l'appel,
elles semblaient former ensemble
un galbe aérodynamique
propulsé vers le haut
c'était juste parfait,
il ne lui manquait rien,
était-ce vraiment sérieusement intense, après tout?
je ne saurai le dire,
tout ce que je peux en dire,
c'est que c'était juste parfait comme c'était
j'étais là, comme fondant sur place,
n'existant plus autrement
que comme si j'étais une flamme dansante,
plus rien d'autre de moi n'existait
que cette perfection vacillante et fugace
Posté le 29/12/2025
B
bzo Membre
chaque soir après m'être couché et avoir éteint les lumières,
juste avant que je m'endorme,
que je plonge la tête la première
puis que tout le corps suive, m'emportant dans le sommeil,
j'ai cette sensation extraordinaire
que je suis entré dans la salle obscure d'un cinéma
et que je m'apprête à voir sur un écran
un film plein d'aventures, d'émotions fortes,
de faits tout à fait hors du commun
et je suis tout excité comme un gamin,
j'ai hâte de m'endormir, que cela arrive,
pour non seulement voir tout cela, assister à tout cela,
mais le vivre, être plongé dans tout cela,
une autre vie dans un autre monde,
m'attend
le matin quand je me réveille,
avec cette chaleur tellement unique m'enveloppant,
parce que produite par mon propre corps,
capturée, maintenue par le matelas, le drap et la couverture
qui m'entourent, m'isolent du monde ,
c'est comme si les lumières de la salle venaient de se rallumer
et que j'ai les yeux encore plein de toutes les faits extraordinaires
que j'ai vécus,
pas seulement vus donc,
j'ai été le protagoniste de tout cela,
bien que la plupart du temps, je ne me souvienne plus de grand chose,
des bribes fabuleuses qui s'envolent en fumée,
des images fugaces qui s'évanouissent,
quelques unes qui restent malgré tout, prégnantes,
porteuses comme d'actions, de personnages,
d'un autre monde
ce matin, j'ai eu après
mes quelques minutes de plaisir en mode yin,
le moment est tellement propice,
les batteries rechargées,
les rêves encore un peu présents ici et là,
comme des lézards dans l'herbe haute,
insaisissables mais entrevus,
tout, vraiment tout,
semble me prédestiner à pratiquer un peu au réveil,
les conditions sont vraiment idéales,
alors je me mets en mouvement,
cela commence par le bassin, bien sûr,
lentement, lentement,
bien lentement
pour pouvoir goûter le mieux possible
chaque millimètre de déplacement, de mouvement,
chaque millimètre carré de peau caressée,
chaque millimètre de muscle contracté
ce fut encore tellement agréable,
tellement tellement épanouissant, nourrissant, plein,
comme moments,
l'on se sent constamment, en même temps,
tellement musique, tellement musicien
et tellement auditeur absorbant les notes produites
je crois bien que c'est l'explication la plus précise et la plus complète
que je puisse donner
pourquoi cette volupté en mode yin,
en tout cas chez moi, au stade où j'en suis arrivé,
est si satisfaisante, si nourrissante, si épanouissante,
c'est bien grâce à cette sensation
tellement omniprésente à chaque instant
qu'on est en même temps une création
mais aussi le créateur
et aussi celui qui profite de la création,
qu'on est les trois, donc, en même temps, à chaque instant
cela génère cette sensation de quelque chose de très accompli, de très abouti,
de tellement nourrissant jusqu'au plus profond des fibres,
quelque chose en même temps de très voluptueux
mais aussi de très apaisant, ressourçant, équilibrant
bref comme un cercle parfait, quoi,
une rondeur parfaite,
cela roule, cela roule en nous
et nous avec, nous roulons, sans poids,
en même temps de tous les côtés
et nulle part
Posté le 29/12/2025
B
bzo Membre
une incertitude totale
est dans l'instant de l'action
et c'est bien ainsi,
ne pas savoir le moins du monde
ce qui va arriver,
ce qui va nous arriver,
nous assure finalement
de la merveilleuse, de la magique, certitude,
de se vivre entièrement
sans compromission
en se renouvelant, en se redécouvrant,
à chaque tournant
Posté le 29/12/2025
B
bzo Membre
les explosions de l'embrun, au ralenti,
projetant d'innombrables particules
de soie lumineuse
à la ronde d'entre les reins
lente lente houle dansante
aux incessants allers et retours
la caresse d'un chant se dispersant
parmi les fibres,
le froissement incessant
d'une rumeur, d'un frisson,
montant des ténèbres
les trombes fines, les trombes délicates,
comme une longue, comme une interminable,
chevelure au vent
le cristal liquide, le cristal vibrant,
dans la nuit écarlate du sang
Posté le 30/12/2025
B
bzo Membre
sublimes longs longs moments de transe,
les yeux fermés
grâce à Keith Jarret
ces notes totalement improvisées, du début à la fin,
un soir, à Cologne, dans les années 70, lors d'un concert
où le piano demandé, n'était même pas arrivé pour cause de grève,
qu'il avait du jouer sur un autre, bien plus médiocre,
qu'il était fatigué, dans un mauvais état mental
ces notes, disais-je,
sont comme des oiseaux suprêmement libres
pour l'éternité
qui me transportent pour l'instant dans leur bec,
je me sens entouré de leurs ailes battant de concert,
je me sens entouré de leur duvet chaud,
de leur respiration rapide de coureurs des airs,
de voyageurs fendant les nuages
oh , le paradis est par ici,
parmi l'être qui vibre,
parmi l'être qui fend son écorce,
parmi l'être qui éclot un moment
Posté le 31/12/2025
B
bzo Membre
quelque chose de bien mystérieux
se passe de temps à autre avec le genre de notre corps
ou plutôt avec les frontières de celui-ci en nous
car si on s'observe bien,
on se rend compte
que celles-ci semblent s'effacer plus ou moins par moments
si on questionne rétrospectivement un peu sérieusement
cet aspect de soi-même dans ces moments-là
qui peuvent entraîner beaucoup de confusion, voire de gêne,
on doit finir par admettre
qu' il y a des moments où comme quelque chose
de radicalement différent de notre genre,
semble s'exprimer,
bref que ce n'est plus tout à fait l'homme en nous qui s'exprime,
mais bien que quelque chose de féminin nous a envahi momentanément,
nous a envahi d'un autre ressenti, nous a envahi d'autres réactions,
voire d'autres mouvements, d'autres gestes
il y a comme un no man's land, une zone tampon
entre le masculin et le féminin en nous
et au-delà, il pourrait y avoir, même,
eh bien, plus que de la femme à 100% en nous
oser aller explorer dans cette direction, de plus en plus,
c'est banal de le dire,
c'est affronter des tabous sociétaux et intimes puissants, dans un premier temps
et c'est aussi percevoir de plus en plus autrement
le manque primaire qui fonde notre désir au masculin, à la plupart,
qu'on manquera toute sa vie de vagin, de hanches, de seins, tout contre nous
et tout à coup, on semble percevoir qu'il y a un peu , beaucoup, de cela
aussi en nous,
qu'il y a un peu beaucoup de cela, tout en nous
en se faisant violence encore plus dans cette direction,
on pourrait aussi commencer à avoir une intuition puissante qui émerge
comme quoi que c'est un manque
qu'il y a moyen momentanément de combler autrement aussi,
qu'en se collant tout contre un autre corps,
à savoir, en faisant vivre quelque chose en nous,
en laissant se déployer, en laissant vibrer,
quelque chose qu'on a dans ses profondeurs
bref, que quelque chose
peut nous enlacer aussi de l'intérieur,
que du féminin peut s'entremêler à nous
en montant, en se répandant, en nous,
qu'il peut interagir avec notre masculinité
depuis l'intérieur
Posté le 31/12/2025
B
bzo Membre
qu'il m'est facile de frissonner,
le fait est que je frissonne pour un oui, pour un non,
tant de choses me font frissonner,
certaines de plaisir, d'autres d'effroi
mais l'important dans cette histoire,
c'est de frissonner
il n'y a que dans ces moments-là
que l'on vit vraiment,
le reste du temps, on est un fantôme
dérivant de-ci, de-là
Posté le 31/12/2025
B
bzo Membre
comme j'aime être comme cela,
avec le plaisir à fleur de peau,
être dans une complicité absolue
avec son corps,
cela veut dire avoir le désir
comme un grand arbre vous emplissant
dont les innombrables branches, branchages et feuilles
sont prêtes à frémir partout en vous
Posté le 31/12/2025
B
bzo Membre
viens de terminer de regarder
le magnifique et bouleversant documentaire Come See Me in the Good Light
sur les derniers années de vie de la poétesse américaine Andrea Gibson,
elle était atteinte d'un cancer incurable,
nous la voyons avec sa compagne vivre au jour le jour,
lutter contre la maladie
mais elle était tellement emplie de joie de vivre, de richesse d'être, jusqu'aux derniers moments,
que c'est vraiment bouleversant,
en même temps tellement tragique et tellement joyeux,
tellement c'était un être magnifique,
tout empli des mots de la poésie, tout emplie de vie, d'émotion, de beauté
mon estime pour les américains remonte aussi pas mal
car c'était une poétesse qui vivait de sa poésie,
qui gagnait sa vie avec ses mots
et qui les clamait dans des théatres emplis de centaines de personnes
qui l'adoraient, qui la traitaient comme une star de rock,
difficile d'imaginer cela par ici
Posté le 31/12/2025
B
bzo Membre
j'aime tellement qu'à la moindre caresse,
la moindre contraction des muscles du périnée,
le moindre frottement entre les cuisses et les génitaux,
le moindre balancement même, un peu lascif, des hanches,
il y ait comme une sensation de profondeur sublime et soyeuse,
qui soit générée en moi
cette sensation de profondeur sublime et soyeuse,
c'est le degré de complicité
atteint avec mon corps
une bouffée ressourçante
de douceur chaude et vibrante
en parfait équilibre
entre l'animal et l'ange
comme une mini extase à chaque action,
comme du champagne pour le corps et l'âme,
de la volupté à un degré cristallin
de fourmillement rebondissant et joyeux
2026,
année du désir,
plus que jamais
Posté le 01/01/2026
B
bzo Membre
tandis que du dos de la paume d'une main,
je titillais paresseusement un téton
en tournicotant inlassablement dessus,
en bas, mon bassin n'en faisait qu'à sa tête,
dansait lentement
mouvement glissé, mouvement huilé,
mouvement en dérapé,
mouvement en huit, mouvement en O,
tout un tango,
tout un monde de frotti frotta,
tout un monde d'ondulations et d'arabesques
c'est toujours la même chose
et c'est jamais la même chose,
le miracle de la volupté,
toujours aussi neuf,
toujours aussi ancien
m'entendre gémir,
me donne envie de me caresser,
me caresser,
me donne envie de gémir
Posté le 02/01/2026
B
bzo Membre
le plus fidèle compagnon
de l'homme et de la femme,
c'est son désir
jusqu'au dernier souffle,
jusqu'au dernier instant du souffle,
il vivra en nous,
nous vivrons en lui,
on est dans son royaume
il est une porte vers le paradis
ou vers l'enfer,
nous le maltraitons,
il nous maltraite,
nous le laissons danser, danser, danser,
il nous entraîne
dans la plus magique des rondes
ô mon désir,
fais-moi goûter à la liberation suprême,
dans l'instant, de la volupté,
à la libération suprême de l'émotion,
du coeur qui a des ailes,
aussi,
toujours plus
fais de ce corps et de cet esprit
tellement fatigués et brisés par moments,
tellement roués de coups par moments,
un mélange de félin et d'ange,
sans aucune contrainte,
fièrement se pavanant dans l'invisible,
fièrement s'élevant dans un bond vers le ciel
Posté le 02/01/2026
B
bzo Membre
je remets dans la bibliothèque
le livre que je lisais depuis un certain temps,
des récits érotiques d'André Pieyre de Mandiargues
et je me suis choisi deux autres livres
à lire pour les semaines à venir
parmi les centaines et les centaines
un bouquin d'Italo Calvino, La Route de San Giovanni
et puis le second tome des oeuvres complètes d'Ossip Mandelstam,
le grand poète russe
cette action de choisir ou ou deux livres parmi les étagères,
c'est à chaque fois un moment tellement spécial
presque mystique,
une sorte de cérémonie,
je me déplaçais lentement parmi les rayons,
je regardais les tranches colorées avec les noms des auteurs, les titres
et j'attendais un signe,
j'attends que quelque chose me parle
une constante sensation d'indicible complicité avec tous ces livres m'habitait
tandis que mon regard les balayait horizontalement les uns après les autres,
je me sentais intimement lié à chacun de ces auteurs,
morts pour la très grande majorité,
parfois depuis des siècles et des siècles
ils avaient réussi à coucher sur le papier
le meilleur d'eux-mêmes,
enfin quelque chose qui y ressemble,
il était là désormais qui dormait parmi des pages et des pages
de papier un peu jauni,
avec cette odeur si caractéristique de vieux papier
que j'aime tellement,
le meilleur d'eux-mêmes m'attendait bien sagement,
sommeillait et ne mourra jamais
mais longtemps après que je ne serai plus
ce que je tenais entre les mains,
c'étaient non pas du papier avec de l'encre imprimé dessus
mais c'étaient des moments d'émotion,
des moments d'échange,
des moments d'enrichissement et de déchirement,
des moments où toute une humanité s'exprime,
des moments pour vibrer,
des moments pour pleurer, des moments pour se réjouir
je déposais les deux volumes sur mon bureau
car je ne lis plus dans mon fauteuil acheté spécialement à prix d'or pour cela
mais assis à mon bureau,
c'est un peu moins confortable
mais je préfère comme cela finalement
que ce soit moins confortable,
c'est plus adapté, je trouve, pour lire,
le siège ne doit pas être trop moelleux, trop accommodant
où le corps ne se sente pas trop à l'aise,
cela avachit, cela a un côté estompant, amollissant,
le corps doit rester alerte,
pour être en état de réceptivité maximale,
un peu comme un oiseau sur sa branche,
toujours un peu tendu,
toujours prêt à s'envoler au moindre signal
Posté le 02/01/2026
P
PetitsPlaisirs76 Membre
Bonjour
Le 26/12 bzo écrit: oh cette envie ce matin de me caresser, ../.. de faire frotti frotta de tous les côtés, de sentir ma pine, mes couilles, vibrer au contact des cuisses, de sentir ma prostate ../.. bonjour les légères contractions des muscles du périnée, bonjour les légers frottements des cuisses sur les génitaux, tout cela délicieusement combiné,Découverte ici, un vrai délice cette pratique, les mains, étant libres, peuvent caresser les tétons et c'est parti pour un très bon moment.....
Posté le 02/01/2026
B
bzo Membre
engoncé dans mon pantalon de pressothérapie
sur mon siège zéro gravité
face à mon bureau,
je fais ma séance quotidienne,
c'est royal pour la circulation lymphatique,
les jambes lourdes,
la récupération après le sport, les longues marches,etc
une heure durant laquelle d'habitude, j'en profite pour lire
ou plonger dans des livres d'art,
là aujourd'hui,
je me contente de faire des contractions
je m'entraîne,
j'essaie de dégager du temps pour cela où je peux,
être pensionné, c'est fou ce qu'on peut être occupé,
j'en regrette presque le temps où je travaillais
(non, je plaisante, bien sûr, je vis les meilleures années de ma vie
malgré la foutue usure du corps, à gauche et à droite)
me voilà donc jouant avec des contractions des muscles du périnée,
il s'agit ici, pour moi, de retrouver toute cette puissance magnifique perdue
de la prostate en solo,
de la prostate non pas en interaction constante avec toute le reste du corps,
comme c'est le cas en mode yin
et comme j'y suis habitué depuis des années
mais retrouver aussi ce que j'ai vécu
durant mes deux années avec masseur prostatique uniquement
pour l'instant,
en prostate seule ou accompagnée éventuellement avec un titillement des tétons,
elle réagit, la bougresse,
elle vibre,
c'est bien agréable
mais, je n'en suis pas encore aux splendides et telluriques orgasmes d'antan
car je veux les retrouver,
je veux absolument pouvoir vivre cela aussi
en parallèle à ma pratique en mode yin
me voilà donc à sacrifier du temps de lecture
pour la gaudriole
mais c'est noble aussi la gaudriole, oh combien
et oh combien nécessaire
après cela,
direction le hammam,
tiens, j'essaierai de continuer avec les contractions,
bien que c'est assez peu compatible
Posté le 03/01/2026
B
bzo Membre
quand je pense que dehors pour l'instant,
il doit faire - 5°
mais que dans mon petit hammam portatif,
avec les deux générateurs de vapeur
fonctionnant à plein régime,
il doit faire à peu près 45°!
j'ai bien lancé au début quelques contractions
mais j'ai arrêté bien vite,
la seule attitude raisonnable en cet endroit sursaturé de vapeur,
c'est une immobilité de statue,
s'abandonner (bon exercice pour cela, tiens),
laissez la chaleur humide
se plaquer tout contre vous de partout,
s'installer dans le moindre pore de votre peau,
se crée alors ainsi une bulle
dans laquelle vous êtes absolument isolé du monde,
expérience sensorielle et mentale très particulière
le moindre mouvement parvenu à cet état,
c'est comme si tout à coup votre barque prenait l'eau,
une chaleur oppressante, caniculaire
vous envahit, vous inonde,
il faut retrouver le plus vite possible l'immobilité totale,
alors l'intégrité de votre coque se reconstitue peu à peu,
vous pouvez à nouveau respirer,
vous laissez aller,
vous vous retrouvez à nouveau à dériver parmi vos pensées et vos rêveries
comme un gros poisson léthargique,
se rendant à coups de paresseux déplacements des nageoires ici et là
après les 10mn de vapeur et la douche,
me rhabillant,
mes génitaux sont entrés en contact avec les cuisses,
un frottement délicat que j'ai laissé s'attarder un peu,
cela a provoqué en moi directement
une telle explosion de douceur nageante et frissonnante
que j'en fermais les yeux,
tout mon être se cambra
comme un chat sur l'échine duquel on a posé la main,
une pluie d'étoiles, quelques instants,
fondit sur moi
Posté le 04/01/2026
B
bzo Membre
ces contractions soudaines des muscles du périnée,
assis à mon bureau, penché en avant
tandis que j'étais occupé à toute autre chose
mais que tout à coup, une petite envie m'a saisi,
finissent toujours
par un tellement délicieux bouquet de frissons
comme mes reins se sont cambrés un instant,
comme mon cul semblait s'offrir indécemment,
sans bouger ou à peine, pourtant
mais tout était dans la tension,
la tension avait fait de moi comme une fleur butinée
par des milliers de bourdons en même temps
qui me froissaient les pétales sans ménagement
la contraction se taillait lentement son chemin,
quelque chose de groupé, de concentré, d'incroyablement dense
glissant irrésistiblement vers le haut jusqu'à dans mon cerveau
pour s'y terminer dans l'habituelle mais jamais lassante,
pluie d'étoiles
un voile de soie, au vent, frissonnait derrière mes paupières,
des bouffées de chaleur comme des acteurs gesticulant hystériquement
s'agitaient encore partout en moi
oh, tellement de délicieuse douceur
et tellement de délicieuse violence,
à la fois,
comment est-ce possible?
Posté le 04/01/2026
B
bzo Membre
je bande,
je bande dur, très dur,
comme c'est délicieux de bander ainsi,
surtout quand on n'a plus éjaculé à nouveau depuis pas mal de temps,
l'impression que la hampe gorgée de sang, vibre,
émet des ondes comme une antenne radio
je la frotte, la presse un peu, entre les cuisses,
laissons mon cul danser aussi,
que serait un braquemart pointant vers le ciel
sans le bassin qui se met à onduler
laissons le yin s'emparer de tout cela,
laissons le yin attacher des ailes roses
à cette bite au teint hâlé,
au gland rouge-violet
et aux veines protubérantes,
la faire comme danser en tutu
au lieu de jouer au bélier
Posté le 04/01/2026
B
bzo Membre
je chantonne à tue-tête dans la cuisine
c'est bon signe, ça, je trouve,
quelqu'un qui chantonne dans sa cuisine
d'un point de vue sexuel,
l'être est comme un océan aux fonds abismaux,
les génitaux y sont une île,
les tétons aussi,
ainsi que l'anus et la peau,
pas la prostate, par contre
la prostate,
c'est une terre entièrement immergée
dans le monde du silence
et si l'on veut établir le dialogue avec elle,
il faut alors en respecter les règles
dans le monde du silence,
toujours on susurre, on chuchote, on murmure
sinon la prostate est assourdie plus ou moins momentanément,
donc les contractions des muscles du périnée susurrent,
les mouvements du bassin susurrent,
le titillement des tétons susurre,
les caresses susurrent
rien n'élève la voix donc,
une écoute patiente règne,
et on laisse la tension monter toute seule,
à son rythme
enfin elle essaie de régner,
ingrédient nécessaire,
nécessaire apprentissage,
nécessaire combat contre soi-même
dans un premier temps
tout le temps
Posté le 05/01/2026
B
bzo Membre
fais un drôle de rêve la nuit passée,
pas un cauchemar mais assez inquiétant tout de même
j'avais passé la journée dans une sorte de parc national à la campagne
et je me dirigeais vers la sortie
avec d'autres gens aussi qui arrivaient un peu de partout
car le parc ferme pour la nuit
tout à coup le ciel s'est assombri,
d'immenses nuages noirs menaçants ont fait leur apparition,
on a tous commencé à se hâter,
soudainement plein de biches et de faons sont apparus de parmi les arbres,
se sont arrêté un instant en nous voyant puis ont continué de courir
superbe mais étrange vision
je me retourne et je vois que gens font des gestes ve(rs moi
car j'étais un peu en arrière d'eux,
je me retourne vers la forêt
et je vois que deux tigres sont sortis et courent vers moi
je reste tétanisé sur place,
les deux animaux sont déjà autour de moi,
je n'ose bouger,
l'un d'eux vient tout près et commence à me flairer,
le manège semble être interminable
mais de fait , ne dure que quelques secondes,
les deux tigres s'éloignent, nous dépassent
je pousse un soupir de soulagement
et je me retourne vers les gens avec un timide sourire, encore sous le choc
mais je vois qu'ils regardent tous vers la forêt avec un air incrédule et effrayés sur le visage,
je me dis "quoi encore" et me retourne aussi,
là je vois qu'une sorte de skyline d'immenses gratte-ciel à la New-York
est apparue dans le lointain par de-là la masse de hauts arbres
stupéfait, je contemple cela
mais tout à coup, un immense grondement et tremblement,
un des buildings s'est écroulé
puis l'un après les autres, ils s'effondrent dans un immense fracas,
le sol vibre, le sol s'agite, sous nos pas
puis, on part touts en courant, certains vers leur voiture,
d'autres comme moi, vers la gare
mais on apprend bientôt avec les gens qui sortent de leur maison, l'air ahuri et affolé
que tous les services sont down,
plus d'électricité, plus de téléphone, plus d'internet,
plus de trains, etc
wouala
Posté le 06/01/2026
B
bzo Membre
"Parfaite!
Ma prostate est juste parfaite!"
m'a dit ce matin le médecin, vers la fin de l'examen,
lors de mon rendez-vous annuel de dépistage du cancer
cela , je le savais déjà qu'elle était parfaite
mais cela fait plaisir de se l'entendre dire
Posté le 06/01/2026
B
bzo Membre
tellement de soie chaude et frissonnante
en moi
cela me surprend et m'éblouit, à chaque fois
que ce soit tellement omniprésent,
tellement instantanément disponible
la sensation que mon corps me répond,
qu'il est là tellement complice,
il est cette masse, à la fois, joyeuse et mystérieuse,
aux capacités de volupté et d'extase
mais aussi d'émotion dans la vie courante,
de toutes sortes
sans limites
mon petit grand grand espace personnel à moi,
un chemin, une voie,
un épanouissement en ce monde
est uniquement possible grâce à lui
je l'aime
et le respecte infiniment désormais,
il est un phare, une boussole, un refuge, un nid,
dans ce monde fou fou fou
Posté le 07/01/2026
B
bzo Membre
la force et la vitesse à appliquer
à chaque contraction
est une affaire d'équilibre subtil
il s'agit d'agir selon ce que l'on ressent
et de ressentir ce que l'on a agi
il s'agit d'entremêler l'action et le ressenti
jusqu'au point où ils ne forment plus ensemble
qu'un maelstrom inarrêtable
il s'agit donc, comme toujours, en fait, avant tout,
d'une affaire de conversation intime
sauf qu'au lieu comme en mode yin,
que ce soit comme entre les instrumentistes de tout un orchestre,
en mode massage prostatique à 100%,
on a affaire à un duo, voire éventuellement à un trio
quand le titillement des tétons s'en mêle aussi
mais la prostate et les contractions se font face
dans un silence assez impressionnant
de tout le reste, d'abord,
elles cherchent à s'accorder de plus en plus
jusqu'à ne plus former qu'un maelstrom inarrêtable
qui se répandra de plus en plus partout
la prostate est comme une fleur à caresser, à effleurer
en mode 100% prostatique
et non pas à froisser,
à plier et à déplier dans tous les sens
contrairement au mode yin
où elle peut être brutalisée à l'envi
car on lui demande d'être mâle
jusqu'au bout des ondes
tout s'inverse progressivement en mode yin,
c'est le grand descellement,
c'est là un de ses attraits majeurs,
le dépaysement extrême qu'il propose,
l'on vit, l'on ressent, par de-là de ses frontières
cependant avec de l'expérience en mode massage prostatique,
on arrive à courir parmi les méandres de sa prostate
dans tous les sens,
à appliquer toute la force qu'on veut
car on a appris à ressentir et à respecter
le sens de ses fibres, le sens de ses contours,
l'essence de son anatomie
Posté le 08/01/2026
B
bzo Membre
quelque chose tourne dans mon ventre,
lentement, délicieusement,
une sorte de tournis intérieur
au niveau des tripes
c'est le désir qui s'éveille dans mon bassin,
comme j'ai envie irrésistiblement d'y répondre
en le bougeant le plus langoureusement possible
du tac au tac,
répondre au tournis par un autre tournis,
un tournis qui prend le relais,
un tournis plus épais, plus crémeux, plus soyeux,
plus généralisé,
un tournis provoqué,
un tournis sensorimoteur,
des mouvements qui génèrent de la volupté,
de la volupté qui génèrent des mouvements
oh c'est de la valse, oh c'est du tango,
mes cellules se frottent les unes contre les autres,
la délicieuse alchimie
je me cambre lentement, des vagues m'entraînent,
je contracte des muscles dans le bassin,
mes yeux se referment,
il y a une pluie d'étoiles soyeuses, fondantes
à déguster pour l'instant, les rideaux fermés,
dans l'intimité d'une brève communion
entre la chair et l'esprit
Posté le 08/01/2026
B
bzo Membre
toutes les pratiques de qualité, en solitaire ou pas,
ont des caractéristiques propres,
riches, variées, sans limites
mais je me rends compte aujourd'hui aussi désormais
que si elles ont des caractéristiques qui font leur spécificité, leur intérêt,
il y en a d'autres qu'elles n'ont et n'auront jamais
et que par conséquent,
elles ont toutes leurs limites aussi quelque part malgré tout
ainsi le massage prostatique,
c'est essentiellement des orgasmes,
des orgasmes de toutes les formes, de toutes les couleurs,
un seul au début ou des à la queue leu leu, après
des petits, des moyens, des grands, des énormes, les fameux super O,
des calmes, des orageux, des cycloniques,
des en tire-bouchons, d'autres en boule,
des qui chantent tranquillement, d'autres qui hurlent,
etc, etc
pour le reste, en préliminaire,
nous avons juste la montée vers l'orgasme,
puis ça monte et ça descend
c'est assez pauvre finalement,
en-dehors des cimes des orgasmes
le mode yin, c'est à peu près le contraire,
ce sont des préliminaires sans fin
emplis d'une volupté riche, variée, de plus en plus intense,
perçue dans tout le corps, tout participant tellement,
faisant vivre constamment la sensation qu'on se fait l'amour,
qu'on a une complicité splendide avec son corps,
une sensation d'épanouissement, de plénitude,
tellement ressourçante, gratifiante
une fois que la progression est bien avancée,
cette volupté même se transforme en une sensation de constante jouissance
ou plutôt, je dirai, de quelque chose comme d'extatique
mais de véritable orgasme, au sens strict du terme,
il n'y en a pas,
il n'y en aura jamais
enfin si, tout de même,
comme tout le corps participe et donc les génitaux aussi,
il y aura forcément à un moment un orgasme éjaculatoire de temps à autre,
certes assez spécial, long, intense,
perçu dans tout le corps,
celui-ci se convulsionne, on perd tout contrôle,
les bras, les jambes, partent dans tous les sens,
on se tord, se détord, grimpe au mur,
cela reste néanmoins un orgasme éjaculatoire,
pas à proprement parler un orgasme bien spécifique au mode yin
je comprends mieux maintenant
comment j'ai fini par me lasser du celui-ci,
ça a été ma pratique exclusive pendant des années,
une fois bien lancé, tous les jours plein plein d'orgasmes
plus encore des super O très très régulièrement
mais il n'y a rien en ce monde,
je dis bien rien
dont on ne peut finalement se lasser,
aussi extraordinaire et riche soit cette activité
le maître mot, c'est qu'il faut varier,
avoir au moins deux cordes sérieuses à son arc,
sinon gare à l'enlisement dans l'habitude,
gare à la perte d'appétence,
je me rends compte maintenant que c'est ce qui m'est arrivé,
je me suis arrivé à me lasser des orgasmes à répétition
et même des super O
peu à peu, j'ai découvert et switché vers le mode yin
et ça a été une renaissance, une délivrance
mais aujourd'hui je cours le risque
de tomber dans le même piège avec le mode yin,
je la pratique exclusivement aussi depuis des années,
je comprends mieux maintenant mes velléités
pour retrouver le massage prostatique
plus que jamais je vais me concentrer sur cela,
une fois que ce sera à nouveau en moi,
la capacité à obtenir à volonté des orgasmes prostatiques,
j'aurai et maintiendrai ces deux pratiques côte à côte
qui se complèteront, j'en suis sûr, merveilleusement
assureront un équilibre puissant
dans ma pratique sexuelle en solitaire
Posté le 09/01/2026
B
bzo Membre
deuxième ligne du septième paragraphe,
au lieu de celui-ci,
il faut lire massage prostatique,
pas eu le temps d'éditer
Posté le 09/01/2026
B
bzo Membre
mon corps de splendeur,
mon corps de splendeur qui s'éveille à l'instant,
mon corps qui s'ouvre comme une fleur immense à une légion de bourdons,
mon corps qui s'offre, mon corps qui vibre,
mon corps qui chante de toutes ses fibres
que je le déguste par bribes, comme cela au passage,
il me donne toujours cette sensation d'être tout entièrement
dans la moindre de ces bouchées dégustées brièvement,
dans la moindre de ces parcelles collectées subrepticement,
de croquer dedans à pleine dents,
d'en avoir toute la saveur ressourçante,
sans restrictions, se répandre en moi
sous la couverture , au réveil,
je m'étire, je bouge, je contracte, lentement,
je laisse danser,
je laisse le flux s'éveiller,
j'écoute la réunion de tout mon être,
je me réchauffe à la flamme
que je forme,
je laisse la communion voluptueuse
s'installer
comme tout dialogue en moi,
comme tout à la parole,
une parole vibrante, chantante,
une parole nourrissante
qui me pénètre jusqu'au plus profond
de moi-même
me sens animal, me sens ange,
me sens rivière coulant vers l'océan,
me sens rut tout en douceur et sophistication,
me sens gerbe de sensations de toutes les couleurs
sans cesse changeant
me sens petit pan de ciel,
me sens petit pan de volcan en éruption,
me sens nectar des pieds à la tête
et jusqu'au plus profond de mes fibres
je me sens vibrer,
je me sens, je me sens, je me sens
Posté le 10/01/2026
B
bzo Membre
une fois que je suis connecté à mon corps
en mode désir éveillé,
n'importe quel mouvement,
n'importe quelle contraction,
n'importe quelle caresse,
n'importe où,
cela le fera,
cela génèrera de la volupté
quelle délice,
fermer les yeux,
me laisse aller tout contre le dossier du fauteuil,
et juste bouger langoureusement ceci ou cela,
caresser un peu ici ou là,
contracter des muscles au hasard par ci par là
et plus qu'à se laisser entraîner,
qu'à suivre la course de frissons denses et soyeux
à travers les fibres
caresses moelleuses, duveteuses,
passant comme des nuages
emplis de soleil et d'un doux vent,
passant comme des rêves
Posté le 10/01/2026
B
bzo Membre
ce matin, sous les couvertures,
mes gémissement étaient tellement goutus, goulus,
riche, riche, des détails de ma volupté
ils sont vraiment comme un thermomètre
indiquant le niveau de notre plaisir,
son intensité mais aussi sa qualité
il ne s'agit pas seulement qu'ils soient forts,
comme une sorte de rugissement cru de chez cru des tripes
mais aussi qu'ils aient de l'épaisseur, de la spécificité,
une certaine onctuosité, de la profondeur, de la densité
c'est comme un vin,
il y a des bons crus
et puis des moins bons, sans grande personnalité,
voire des touts mauvais
les gémissements participent totalement au plaisir,
on les émet, ils entrent dans nos oreilles,
ils sont la musique émise par le corps
avant tout destinée à l'autoconsommation,
ils parfont la volupté, l'arrondissent,
lui ajoutent du relief
je peux faire sans, baisser le volume à O,
par exemple, du temps où je travaillais
et qu'on allait tous les jours dans les locaux de l'entreprise,
avant le Covid, donc,
après on n'a plus été essentiellement qu'en télétravail,
je m'offrais régulièrement chaque jour quelques minutes de plaisir aux toilettes
pour décompresser, me dépayser,
voire même carrément assis à ma station de travail
et là, bien sûr, motus et bouche cousue,
pas question de laisser mes tripes s'exprimer,
là, je devais même faire attention aux traits de mon visage,
pas qu'ils commencent à devenir trop extatiques,
exprimant l'état dans lequel j'étais
mais il manquait toujours quelque chose,
le plaisir n'est pas comme un film muet,
créé donc pour être sans la voix,
non le plaisir est un film parlant
et si l'on coupe le son,
alors il manque définitivement quelque chose,
on ne vit plus l'histoire de la même manière,
on perd tout un tas de subtilités,
voire des pans complets du fil de ce qui se passe
Posté le 11/01/2026
B
bzo Membre
nous sommes habité par un réseau subtil d'énergie
dont le tracé, les ramifications,
changent constamment,
en fonction de nos gestes, de nos mouvements,
de nos positions adoptées,
des diverses actions matérielles ou immatérielles
que l'on entreprend
se connecter à son corps,
c'est s'offrir la possibilité de commencer à percevoir ce réseau,
de vivre ses fluctuations,
c'est s'offrir la possibilité de commencer à le faire vibrer,
c'est s'offrir la possibilité de sensations
de volupté, de jouissance, d'orgasme
toujours nouvelles et de plus en plus grande qualité
ou encore, une sensation de lien à quelque chose, à quelqu'un,
de connection, de fusion, d'extases diverses et variées
Posté le 12/01/2026
B
bzo Membre
dernier paragraphe
ou encore, une sensation de lien, de connection, de fusion,
à quelque chose ou à quelqu’un,
d’extases diverses et variées
Posté le 12/01/2026
B
bzo Membre
jouir de l'instant,
en l'occurrence, dans ce cas de figure,
je veux dire par là
qu'assis sur mon tabouret,
tout juste sorti de la douche,
sentant soudainement
que quelque chose devait se passer en cet instant,
que le moment était idéal,
était fait pour cela,
qu'il m'attendait
fermant les yeux,
me connectant à mon corps,
faisant juste un court enchaînement de gestes,
sachant de tout mon être déjà
qu'il n'y aura besoin de rien de plus,
que ce sera parfait ainsi,
que tout ce qu'il faut dans ce moment-là
qui n'attendait plus que moi,
sera dedans,
sera tout entièrement compris dedans
comme ces quelques gestes
étaient merveilleusement liés entre eux,
et comme ils semblaient avoir une interminable traîne de cérémonie
chargée d'une pluie d'étoiles soyeuses
qu'ils tiraient sans effort derrière eux,
traversant mes fibres
Posté le 13/01/2026
B
bzo Membre
j'explore sans cesse
les gestes, les mouvements, les positions,
les contractions de muscle,
ce sont des territoires d'une vastitude et d'une variété infinies,
question génération de volupté
leurs combinaisons,
leur synchronisation, leur désynchronisation,
de constants changements de rythme,
des ralentissements, des accélérations,
des périodes de lenteur extrême
je crois bien que c'est ce que je préfère,
juste enchaîner tout cela en toute spontanéité,
et voir ce que cela donne,
se laisser entraîner au hasard
par les notes produites
tout cela forme chez moi,
comme le clavier d'un piano
sur lequel courent mes doigts
improvisant,
générant un air dans mes fibres
Posté le 13/01/2026
B
bzo Membre
dans le genre mauvais rêve,
même si ce n'était pas du cauchemar pur,
à en avoir les cheveux qui se dressent sur la tête,
la nuit passée, j'ai fait fort
c'était de la course-poursuite sans arrêt,
entre moi avec quelques personnes , si je me souviens bien
et puis des animaux zombies,
des assez petites bestioles, là encore, si ma mémoire est bonne
mais ils arrivaient à faire beaucoup de dégâts en très peu de temps,
ils avaient tendance à creuser à toute vitesse
des trous dans le corps humain
et à s'y engouffrer
pour continuer de dévorer de l'intérieur
charmant, n'est-ce pas,
assez cauchemardesque, en fait,
même si c'était de l'aventure "high octane"
bon, en même temps,
c'était assez épique et très excitant en fait
mais quand même limite limite
Posté le 13/01/2026
B
bzo Membre
l'instinct nous fait parfois accéder
le temps d'un éclair,
à des pans vertigineux de connaissance
dans le feu de l'action
on aimerait pouvoir revivre un peu à froid
ce qui s'est passé
pour analyser, comprendre, un tant soit peu
mais peine perdue,
les innombrables brindilles
dont était composé le nid
favorable à de pareille éclosion de fulgurance,
est irréproductible,
tant de facteurs sont hors limites pour la raison
il s'agit juste maintenant
d'apprendre à vivre pleinement l'instant
et de ne pas chercher le moins du monde
à comprendre le pourquoi du comment
ou plutôt,
il s'agit de renoncer
et comme un humble animal
se fier tout entièrement, tout aveuglément
à ce que nous portons en nous,
s'élancer sans arrière pensée,
chercher à tourbillonner un peu
de tout son être
sans rien retenir
Posté le 14/01/2026
B
bzo Membre
j'aime tellement ces moments de grasse matinée
sous la couverture, bien au chaud,
l'imagination est comme un cheval laissé hors de son enclos,
il vagabonde paisiblement de-ci de-là,
de temps à autre les rêves nous reprennent dans leur royaume
sans même qu'on s'en rende compte,
la frontière est tellement ténue entre les deux mondes,
on passe de l'un à l'autre en un clin d'oeil
et puis je me sens constamment connecté à mon corps,
je sens sa présence, je sens sa puissance,
il est là avec moi
et le moindre mouvement, le moindre geste,
la moindre contraction de muscle, le moindre changement de position,
génère des frissons délicieux,
qui semblent emplir tout l'espace,
aussi bien mental que physique
très régulièrement, je pète lentement, lourdement, bruyamment
et une odeur que je devine nauséabonde, se répand
mais cela ne fait renforcer l'intimité avec mon corps,
je nage dedans comme un poisson dans l'eau
la volupté, aussi, est là toute proche,
elle semble un autre continent tout en échappée belle
auquel il y a moyen d'accéder magiquement instantanément
même le temps d'un seul geste, d'un seul mouvement,
d'une seule caresse, d'une seule contraction de muscle
et si j'en effectue, que j'en enchaîne, quelques uns
alors le basculement est total,
cet univers s'efface complètement
et il n'y a plus que du nectar chaud et frissonnant partout
le chapeau du prestidigitateur m'a englouti,
c'est moi qui vais à la rencontre des lapins, des pigeons,
de ballons de tous les couleurs, dans leur antre
je dévale le tunnel d'Alice
nous possédons tellement de mondes en nous,
des couches et des couches
prêtes à reprendre vie,
prêtes à nous remodeler,
prêtes à dévoiler quelques instants
mille facettes entremêlées, tourbillonnantes, mystérieuses,
de notre être
Posté le 14/01/2026
B
bzo Membre
au fil des années,
je suis devenu quelqu'un de très très organisé
dans ma vie courante,
maniaquement, caricaturalement, même,
certains diraient,
je n'aime rien laisser au hasard
mais cela n'a pas toujours été le cas,
plus jeune, j'étais tout le contraire,
faisant n'importe quoi, n'importe comment,
foutraque, improvisateur maladroit,
gaspilleur de temps et d'énergie
tout le long des journées, des semaines, des années
le déclic est arrivé
quand j'ai commencé à travailler comme analyste-programmeur,
écrire, maintenir des programmes informatiques, des logiciels,
d'une complexité extrême,
là on est forcé rapidement d'apprendre à s'organiser,
de s'organiser supérieurement
sinon on est submergé par le code auquel on a à faire face,
envahi, désorienté par les bugs
qui nous tournent en bourrique
bon, de ce point de vue,
je suis sans doute une caricature
d'un certain type de célibataire endurci
qui organise maniaquement tout dans sa vie
jusque dans les moindres détails,
je n'aime plus trop les surprises
sinon en art, dans les livres, au théatre, en musique,
là je n'attends que cela,
être surpris, enchanté, transporté, ébloui, ému,
de fond en comble
ah aussi, il y a un domaine , par contre
où j'aime l'improvisation,
où je n'aime que cela,
où j'en ai fait ma philosophie, ma loi absolue,
c'est le sexe, le plaisir, la volupté,
en solo ou avec d'autre(s)
là vraiment, je considère que c'est un domaine
où la raison, la réflexion, l'intellect,
n'ont pas leur place
et qu'il faut entièrement se fier à son instinct, à ses pulsions, à son désir,
à l'improvisation dans l'instant,
vivre la communion avec son corps ou le corps et l'esprit d'autre(s)
en totale mais alors en totale improvisation
bon, on peut prévoir à l'avance quelques accessoires,
faire un plan général
mais c'est tout,
dans le feu de l'action,
on s'écoute et on écoute l'autre,
plus que le ressenti compte et dirige
Posté le 14/01/2026
B
bzo Membre
c'est étonnant mais depuis quelques jours, au réveil
je me souviens en détail des rêves que j'ai fait,
bon sans doute juste de quelques uns, peut-être juste les derniers
ou alors les plus marquants
et que j'en ai fait beaucoup plus
mais de la nuit dernière, par exemple,
je me souviens très clairement de deux d'entre eux
je ne vais pas en faire le récit
car après tout, c'est un forum dédié avant tout aux sexualités
dans toutes leurs diversités et variétés,
même si je diverge régulièrement du sujet
mais enfin il ne faut pas non plus
que cela devienne trop systématique
ce qui est étonnant avec ces deux rêves de la nuit passée,
c'est à quel point ce sont des récits élaborés, riches, inventifs,
je ne sais pas quoi en moi les pond
mais il aurait fait un bon scénariste de cinéma
les deux rêves bien que tout à fait originaux,
étaient néanmoins basés sur des éléments de mon passé,
de mon passé bien spécifique à moi
mais aussi à celui d'un de mes frères
nous sommes quatre dans la famille, moi le plus vieux,
plus encore deux qui sont des faux jumeaux
qui ont eu jusqu'ici une vie relativement conventionnelle et calme,
bien que l'un soit parti vivre en Hongrie et l'autre au Canada,
cependant ils ont eu un parcours assez sage,
alors que le dernier, le plus jeune,
lui a vécu pas mal de frasques
et moi aussi, il faut le dire mais dans un tout autre genre
donc ces deux rêves ont composés à partir d'éléments de ma vie
mais de ma période où je m'étais calmé déjà ,
où je travaillais comme analyste-programmeur,
ces briques de mon passé dont les deux rêves se sont servis,
sont essentiellement des détails très techniques de programmation,
c'est tout à fait étonnant,
des détails techniques liées à la géolocalisation,
technologie qu'on utilisait dans une des applications sur laquelle j'ai travaillée
les dernières années avant de partir à la retraite
et puis les autres briques dont ces rêves ont été élaborées,
viennent donc de la vie de mon "petit" frère, le plus jeune (qui est assez gigantesque),
lui , par contre, de sa période de frasque,
où il faisait les quatre cent coups souvent à nos dépends,
aux dépends de sa famille
donc à partir d'éléments de sa vie d'il y a au moins trente ans
et d'autres de la miennes,
des éléments de techniques très pointues
utilisées en une programmation bien spécifique pour localiser des adresses sur une carte,
des souvenirs purement technologiques donc
et à partir de tout cela, un récit tout à fait élaboré, construit et riche en détails,
un récit que j'ai vécu
et qui sont en moi désormais, comme les souvenirs d'une autre vie
mais pourtant qui donne l'impression d'être bien réelle quelque part
me demande si quand on meurt,
tous les rêves qu'on a accumulés,
ne vont pas se déverser dans une sorte de bac commun à rêves
dans lequel de tous les côtés,
des flots et des flots sont en train d'arriver,
vont se mélanger à des myriades et des myriades d'autres
qui ont été fait au fil des siècles par des gens aujourd'hui disparus,
le tout formant comme un réservoir de tout ce qui s'est passé
depuis les débuts de l'humanité
mais aux fils complètement recomposés, embrouillés, emberlificotés, surréalistes,
etc, etc
étonnant
Posté le 15/01/2026
B
bzo Membre
le plaisir est toujours meilleur
qui a dit qu'avec le vieil âge,
le sexe se fade, s'efface, s'estompe?
quel imbécile,
comme si tout ne consistait qu'à avoir un membre
dressé, dur comme du fer, le plus longtemps possible
non,
la volupté, c'est tellement autre chose,
une telle richesse,
une telle tapisserie de détails finement ciselés
qui envahissent vos fibres
et cela n'a tellement rien à voir
avec juste un braquemart turgescent
Posté le 15/01/2026
B
bzo Membre
oh juste fermer les yeux
et se laisser glisser sur cette pente
plein de frissons et de chaleur onctueuse
assis face à l'écran,
j'ai cambré les reins,
rejeté la tête vers l'arrière
et effectue des contractions
des muscles du périnée
lentement, lentement,
étirer les sensations,
en goûter les moindres détails
jusqu'à ce que
une pluie d'étoiles
inonde mon cerveau
de leur soie fondante
et puis recommencer,
se gorger de tout cela,
sentir toutes ses fibres
en être imprégné
plaisir et ressourcement
à tous les étages
Posté le 16/01/2026
B
bzo Membre
mon cul bouge comme il veut,
mes mains caressent ma peau
avec ardeur, passion et tendresse,
mon corps ondule
comme un désir débridé le lui chante
c'est une question de vie ou de mort,
ne pas se dessécher,
de ne pas se flétrir irrémédiablement
au fil des années
il faut trouver en soi
de quoi vibrer sérieusement,
de quoi vibrer radicalement,
pour contrer l'usure
du corps et de l'esprit
sentir que tout cela fleurit,
sentir que tout cela danse,
sentir que tout cela exulte pour du vrai,
que la fête est à tous les étages majeurement
oui c'est cela,
sentir que la fête peut être
à tous les étages majeurement,
que la somptuosité peut vibrer
en soi aussi
que l'éternité
qui se tapit au fond de la volupté
peut se faire un nid brièvement
en nous aussi
Posté le 16/01/2026
P
PetitsPlaisirs76 Membre
c’est une question de vie ou de mort, ne pas se dessécher, de ne pas se flétrir irrémédiablement au fil des années il faut trouver en soi de quoi vibrer sérieusement, de quoi vibrer radicalement, pour contrer l’usure du corps et de l’espritTotalement d'accord avec cette façon de vivre avec son corps, au fil des lectures de tes propos, j'ai doucement adopté ta façon de faire à quelques détails près. Tétons et muscles du périnée sont devenus les piliers pour maintenir vivantes les vibrations de mon corps.
Posté le 16/01/2026
B
bzo Membre
il y a deux types de films d'horreur,
ceux où l'horreur est au service de l'histoire
et puis ceux où l'histoire est au service de l'horreur
la seconde catégorie est peut-être, en fait, la seule
qui soit véritablement à placer sous cette étiquette,
c'est-à-dire un film de genre
destiné en priorité
à apporter un certain type d'émotions fortes au spectateur,
à lui faire dresser les cheveux sur la tête
le plus longtemps et le plus fort possible
l'autre type étant juste un film plus ou moins dramatique
avec des scènes parfois ultra-violentes, sanguinaires,
cruelles, horribles, etc,
enfin tout ce que vous voulez,
qui viennent ponctuer la narration,
lui donner un certain relief d'angoisse, de peur, d'effroi, par moments
scènes plus ou moins justifiées par le récit,
selon la qualité du scénario
personnellement autant la seconde catégorie
peut produire des films qui m'intéressent,
qui peuvent me passionner même,
autant la première n'est vraiment pas ma tasse de thé,
c'est gratuit,
il n'y a pas véritablement d'enjeux
autres que de flanquer la trouille,
c'est comme si on me donnait un os à manger,
je n'ai pas de goût , ni les dents, pour cela
Posté le 17/01/2026
B
bzo Membre
comme le plaisir me vient facilement,
me vient naturellement,
je n'ai pas besoin de réfléchir à ce que je vais faire,
juste je fais
j'ai envie, je désire et me laisse entraîner,
par mes mains, mes reins, mes contractions de muscles,
mes caresses, mes gestes, mes mouvements
mon corps et mon esprit se connectent,
se mettent à danser ensemble
et des voiles de soie volètent en moi,
traversent mes fibres
un flux s'établit
et je ne suis plus qu'un fétu de paille
joyeusement roulé de-ci,-de-là,
tantôt calmement, somptueusement,
tantôt telluriquement
bon, je dois avoir écrit un truc de ce genre
tellement de fois
mais je ne peux m'empêcher de le répéter,
c'est juste tellement enchanteur,
tellement éblouissant, à chaque fois,
tellement une sensation de nectar,
une sensation de paradis sur terre,
de la volupté XXL de toutes parts
derrière mes yeux fermés
encore ce matin,
juste quelques minutes
mais ce fut,
oh ce fut,
tellement, tellement...
les mots me manquent pour décrire,
à quel point ce fut enchanteur,
ardent et doux en même temps,
à quel point , instantanément,
j'ai été emporté dans une autre galaxie
Posté le 18/01/2026
B
bzo Membre
je lis sur le discord lié au site
et ailleurs aussi régulièrement, d'ailleurs,
que l'abstinence d'éjaculation,
c'est un sujet qui travaille, qui fait ruminer, pas mal de gens,
tout compte fait
personnellement, de mon expérience
je crois que c'est une pratique avant tout intéressante
quand on n'a pas de compagne ou de compagnon
pendant toute une période
bon, sans doute pour un adolescent ou post-adolescent,
c'est différent,
quelqu'un qui est à l'aube de sa sexualité,
qui n'a pas encore connu d'interaction sexuelle,
c'est fondamentalement différent,
la masturbation est un moyen de découvrir le plaisir déjà,
d'éveiller sa sexualité
et de faire patienter son appétit
en le nourrissant déjà quelque part
mais plus tard,
une fois qu'on est engagé sur le circuit sexuel des adultes
on du moins qu'on devrait l'être,
si l'on est dans une solitude sexuellement qui se prolonge,
se laisser sursaturer d'énergie grâce à l'abstinence d'éjaculation,
tant que cela ne devient pas désagréable,
tant que la frustration ne point pas son vilain nez en nous,
a toutes sortes de bénéfices
que j'ai déjà décrits longuement
car les ayant expérimenté souvent par moi-même
si on est en couple
ou avons des relations sexuelles régulières de qualité,
il y a échange des énergies avec autrui,
par conséquent, renouvellement de celles-ci,
pour chacun et chacune qui a participé à l'acte
donc l'abstinence d'éjaculation n'a strictement aucun intérêt,
n'a pas lieu d'être, ni même envisagée
je dirai que son intérêt principal, donc,
pour un adulte qui a déjà été engagé sur le circuit sexuel
et qui ne l'est plus,
depuis plus ou moins longtemps, plus ou moins volontairement,
est de compenser l'absence d'échange d'énergies
par le truchement d'interaction sexuelle, avec autrui,
ainsi nous maintenons une capacité, un accès, à une volupté de qualité,
à une puissance des sensations en nous
nous préservons le désir
en tant que source riche, puissante, omniprésente, en nous,
à toutes sortes de niveaux, pas seulement sexuel,
nous nous arrangeons qu'il puisse continuer de couler librement, puissamment,
d'irriguer nos fibres comme il le faut
autrement,
si nous nous secouons trop régulièrement la tige
tout seul dans son coin,
nous appauvririons le désir,
le faisant dépérir de plus en plus quelque part
car nos réservoirs se videraient progressivement
sans qu'il y ait renouvellement, échange, des énergies
c'est possible tout cela bien sûr
que si nous avons des pratiques alternatives à la masturbation
qui nous permettent d'exploiter avantageusement
ces surcroîts d'énergie en nous
et ainsi de les consumer, de les faire fructifier malgré tout sexuellement
plaisir anal, massage prostatique, mode yin, etc,
d'autres aussi
mais comme je l'ai écrit il y a quelque temps,
il est important de savoir écouter son corps
et de bien percevoir le moment
où il faut lâcher son coup,
lâcher à l'air libre un peu de sperme,
pour soulager la cocotte minute
je dirai donc que l'abstinence d'éjaculation
pratiquée dans des bonnes conditions,
exploitée comme il faut,
(oubliez, par exemple, complètement, le porno)
permet de progresser, d'évoluer, malgré tout, dans sa sexualité
malgré l'absence d'interaction sexuelle avec d'autres,
permet de laisser toujours s'exprimer
de manière riche et nourrissante
et même quelque part, épanouissante,
son désir,
encore une fois, à condition bien sûr
qu'on ait des source sérieuses de jouissance et de volupté, à côté,
qui nous permettent de nous ressourcer, de nourrir nos fibres,
genre massage prostatique, mode yin, plaisir anal, etc, etc
sinon notre désir se retourne contre nous,
il devient poison,
il devient obscurité menaçante dans nos veines et nos pensées
Posté le 18/01/2026
B
bzo Membre
viens de sortir de mes 10mn d'hammam quotidien,
01h30 du matin,
eh oui je suis un oiseau de nuit,
après la douche, assis sur le tabouret,
me séchant avec l'immense essuie,
bougeant, me démenant sur mon siège,
remettant lentement des vêtements,
mes génitaux sont aux anges
avec tous les frottements, les pressions, les effleurements,
au passage
plus d'un mois sans éjaculer,
ils sont comme un bâtonnet de nitroglycérine
sauf qu'au lieu d'exploser classiquement
d'un grand et soudain fracas déchirant,
ils sont comme un bâtonnet de nitroglycérine sous LSD,
explosant doucement, en continu,
libérant des nuées d'oiseaux et de papillons colorés, à la ronde,
une ligne d'horizon m'a invité à m'asseoir à califourchon dessus
pour aller galoper un peu dans les cieux
oh mes cuisses sont à 1cm encore
que déjà cela se met à vibrer,
mes couilles, mon pubis, mon petit braquemart,
semblent emplis de milliards de minuscules poissons vif argent
tournant follement
je me raidis un peu, cambre les reins,
pose la main sur un sein,
bouge les hanches comme on inviterait la déesse du plaisir
à venir prendre place sur son trône
et déjà mes yeux se referment
pour couver la trombe diluvienne d'étoiles soyeuses
oh douceur d'être en pamoison dans l'instant,
je tremble imperceptiblement des pieds à la tête,
me sens frêle comme une plume au vent,
la volupté me rend fragile, sans défenses,
je me suis rendu corps et âme à elle
pour danser sans retenue de toutes mes fibres
Posté le 19/01/2026
B
bzo Membre
c'est moi, là, au milieu de tout cela,
par moments, on dirait un type au loin,
agitant les bras, en train de se noyer
mais de toutes façons,
rien, ni personne, ne viendra
sinon la mort,
la mort viendra,
la mort finira par réclamer aussi ce territoire,
ce minuscule tout petit territoire à moi,
qu'est-ce que cela pouvait lui faire
que j'étais là dans mon coin,
frissonnant un peu à l'air libre?
mais non, il faut faire le ménage,
rien ne doit rester, aucune trace
sinon pour un bout de temps,
dans le secret des cœurs
par moments,
c'est triste à mourir par ici,
triste à mourir de vivre
à d'autres,
une telle joie semble habiter la poitrine
qu'alors, c'est comme si le monde entier
n'était plus qu'une ritournelle
destinée depuis la nuit des temps
à tourner en ses fibres
je pense ici à ces joies suprêmement évanescentes,
je pense à la volupté, je pense à l'émotion,
je pense à ces frissons soyeux
qui courent tout le long de la colonne vertébrale,
pour un oui, pour un non,
correctement prononcé à son coeur,
correctement prononcé à ses tripes
je pense à tout ce qui est intemporel en nous,
à tout ce que le vent emporte instantanément
mais qui réchauffe pour un moment de fond en comble
qui nourrit et qui revitalise jusqu'au fond de l'âme
qui attrape à la pelle du soleil et du ciel bleu
qui a trainé ses filets depuis les fonds de l'enfer
jusqu'aux fonds du paradis
Posté le 19/01/2026
B
bzo Membre
nos hanches d'homme
ne sont pas habituées à chanter,
à être emplies de notes
contrairement à celles
de la femme
en général,
quand notre sexe se tend, s'épaissit,
se dresse, turgescent,
il accapare tout,
ne laissant plus que des miettes
au reste du bassin
dans le plaisir anal,
quand un vit ou du plastique ou des doigts
s'introduisent dans notre orifice derrière,
il s'agit encore de raideur, de va et vient, d'envahissement
de muscles, de muqueuses et d'organes, bien précis
qui sont sollicités,
qui sont invités à entrer en délire
non,
les hanches se mettent à chanter
quand le bassin devient une collectivité,
est invoqué soudainement comme une collectivité,
même pour quelques instants,
tous les mouvements, toutes les contractions multiples et variées,
tous les frottements, les pressions
dont il est capable,
travaillent ensemble à un même but
au niveau des fesses, de l'anus, de la peau,
des génitaux, de l'anus, de la prostate,
il y a soudainement une collaboration
à la fois subtile et irrépressible,
il y a un effet liane lascive qui nait en nos fibres
et c'est quelque chose, en général
qui est drôlement contagieux,
l'effet liane lascive,
les jambes, tout à coup,
ont envie de se frotter l'une contre l'autre,
les poils, dessus , ont envie de s'entremêler
de plus haut,
les mains ont envie de se balader partout, partout,
les seins ont envie d'être agrippés, frottés, pressés,
la peau a soif de peau,
le tronc a envie de se balancer alangui
comme un roseau plongé dans les délires du vent
il y a comme une ondulation, un entrelacement généralisé
qui s'est emparé de nous,
nous nous faisons l'amour,
le corps agit comme un ensemble
générant de toutes parts,
le corps s'est transformé en un sexe aux deux genres
qui s'autosatisfait avec tout ce qu'il a à sa disposition,
tous les organes, les membres, les tissus,
la peau, les mouvements, les gestes, les positions,
les cheveux, les organes sexuels, la prostate, etc, etc
on s'est laissé embarqué par un désir XXL
en un drôle de territoire,
cela devient délicieusement confus et transgressif
au niveau du genre,
on devrait être un peu honteux
mais on ne l'est pas,
au contraire on se sent triomphant,
somptueusement triomphant quelque part
d'être capable ainsi pendant quelques instants
de célébrer aussi la féminité,
de la goûter aussi en nous
Posté le 20/01/2026
B
bzo Membre
on ne force pas la prostate à venir s'épancher
sans retenue dans nos fibres,
il faut lui chanter la sérénade patiemment sous son balcon
et si notre voix, les notes émises, lui conviennent,
alors elle daignera faire son apparition
et la possibilité commencera à exister
qu'elle se transforme en une vraie furie
à un moment donné
Posté le 21/01/2026
B
bzo Membre
à un stade avancé, très avancé
de sursaturation des énergies
grâce à l'abstinence d'éjaculation,
il s'agit d'en faire le moins possible
d'agir tout en douceur et en retenue
et comme toujours,
de ne pas savoir, de ne jamais savoir,
ce que l'on fait,
juste laisser faire
action minimaliste, effet maximal,
comme les voiles de soie
sont prêts à s'envoler, prêtes à danser,
au moindre souffle du désir
constamment je sens la chaleur de mon corps,
comme un nid
dans lequel je suis installé douillettement,
qu'il fait bon bouger un peu son cul là-dedans,
sentir comme cela se met à vibrer directement
je pose la main sur un sein
à travers le tissu du tshirt,
le caresse un peu,
oh comme la scène se peuple instantanément,
tout une troupe d'ondes soyeuses
se met à grouiller joyeusement,
répondant à mon appel
je me mini-pâme, je me mini-pâme,
pour un oui, pour un non,
j'aime, j'aime, j'aime,
et je souris à tout le monde,
les enfants m'émerveillent,
les femmes me ravissent,
les hommes m'inquiètent
tout de même un peu
me sens léger
et tellement heureux
ce matin,
cela fait longtemps, tiens
que je ne me suis plus senti aussi bien
peut-être jamais, en fait
va savoir,
ce sont de ces moments
où le passé et le futur
semblent ne pas exister,
semblent ne jamais avoir existé
juste une calme présence au monde,
calme mais en même temps pétillante,
un bien-être de tous les instants
avec comme un éblouissement
voyageant tranquillement dans le sang
Posté le 21/01/2026
B
bzo Membre
mon film préféré du 21 ème siècle et de loin, encore à ce jour,
est La grande bellezza de Paolo Sorrentino (2013)
quel chef d'oeuvre, tant d'émotion, tant d'humanité,
tant de beauté, tant de lucidité, un tel humour acéré, une telle hauteur de vision ,
je suis à chaque fois bouleversé de fond en comble
quand j'en regarde un extrait ou deux,
quelques minutes à gauche, à droite,
et cela arrive régulièrement
besoin d'y replonger, besoin de me baigner dedans,
cela me réconcilie avec l'être humain,
avec ce dont il est capable pour le meilleur
de voir qu'il y en a qui sont capable
de produire pareille oeuvre
bon, il n'y en a pas que lui , bien sûr,
tant de grands artistes, d'écrivains, par le passé
qui nous sauvent de la barbarie, de la méchanceté, de la laideur
mais enfin, lui c'est un contemporain,
il n'y en a pas beaucoup,
de génies, actuellement, en action,
nous pondant de quoi respirer avec le coeur, l'imagination, le cerveau,
à plein poumon,
de quoi nous ressourcer en ce qui est essentiel
Posté le 21/01/2026
B
bzo Membre
le plaisir en mode yin existe en nous
parce qu'il semble y avoir une continuité entre les sensations,
un pont d'établi entre elles
qui dès lors, sont perçues
comme les notes d'une musique sourde qui se joue
en notre chair et notre esprit,
avec des variations de tempo, des rythmes qui changent,
des variations constamment des nuances,
des accords plus ou moins subtils entre les notes
ce n'est pas forcément mélodieux,
cela ait même plutôt perçu, je trouve, comme une musique atonale,
profondément atonale
mais les sensations semblent reliées entre elles quelque part,
c'est ce qui est le plus important, c'est de là que nait la magie
car ainsi le corps et l'esprit sont perçus pour un temps
comme ensemble, comme percevant ensemble,
formant comme une unité percevant ensemble
en massage prostatique,
c'est un mécanisme fondamentalement différent,
les sensations ne sont pas reliées entre elles
et il n'y a qu'une seule note qu'on répète et encore répète,
mais à force d'insister, de persévérer,
on parvient à en varier l'intensité
on fabrique de plus en plus de l'intensité avec une seule note,
une intensité qui déborde de plus en plus,
qui déborde de plus en plus d'une sensation à l'autre,
l'intensité de la sensation qui vient de passer,
éclabousse de plus en plus la suivante
qui reste toujours la même dans sa nuance
mais dont l'intensité varie de plus en plus
jusqu'à ce que l'intensité semble acquérir une autonomie,
qu'elle semble devenir totalement indépendante en nous,
autogénérant sa propre intensité, sa propre nuance,
c'est l'orgasme prostatique
en mode prostatique, il n'y a donc qu'une seule note ,
toujours la même,
provoquée par les contractions du périnée
ou avec le masseur,
voire uniquement des subtiles pressions ici et là
on fait monter l'intensité de cette note progressivement,
en variant le rythme et la puissance de la pression,
maintenant plus ou moins longtemps,
relâchant plus rapidement, plus lentement,
provoquant du changement en cette note,
parfois un rien, microscopique
quasi imperceptible,
il faut être imaginatif avec cette note,
bien apprendre à jouer avec
ainsi on crée une espèce de mélodie minimaliste,
avec une seule note en nous,
une mélodie minimaliste
qui semble acquérir comme un pouvoir magique,
une sorte de clef qui ouvre plein de portes secrètes en nous
dès qu'elle est jouée
une note encore et encore
dont l'unique but est de faire monter l'intensité
jusqu'à ce que celle-ci semble se prendre en main,
l'intensité semble prendre le gouvernail soudainement,
semble s'auto-gérer pendant tout un temps en nous,
n'en faisant plus qu'à sa tête
pour notre plus grand bonheur
Posté le 22/01/2026
B
bzo Membre
j'ai repris mes exercices d'équilibrisme sur une lanière,
slackline, l'anglicisme pour cette pratique,
j'avais du arrêté un bon mois car des problème de fissure du ménisque
mais on m'a prescrit des genouillères
qui protègent bien toute la zone,
donc j'ai osé reprendre
le slackline, c'est vraiment et avant tout,
un exercice de connexion à son corps,
bon, le but est totalement différent
qu'avec nos pratiques sexuelles
cherchant à générer de la volupté ou des orgasmes
mais le tuyau vers le corps est là, 100%
et la moindre interférence de l'intellect,
un moment de rêvasserie ou une pensée qui traverse l'esprit
et déjà on est déséquilibré, vacillant
le corps et l'esprit, ensemble,
sur la lanière de quelques centimètres de large,
cherchant à garder cette masse de chair, de sang, d'os et de nerfs,
debout dessus,
la cohésion doit être totale
pour que cela fonctionne
merveilleux exercice
Posté le 22/01/2026
B
bzo Membre
un mouvement naturel,
un mouvement comme coulant de soi,
comme venant tout seul,
durant l'action en mode yin,
n'est jamais un mouvement du quotidien,
un mouvement banal de son quotidien,
effectué inconsciemment, sans y faire attention,
il y a toujours une différence,
au moins une légère différence
qui fait qu'on peut deviner le contexte de plaisir aigu, de plaisir dense,
dans lequel il a été effectué
cependant je le qualifie de mouvement tout à fait naturel,
de mouvement comme coulant de soi,
comme venant tout seul,
parce qu'il a été un mouvement inspiré tout entièrement
par le désir,
comme généré par lui,
spontanément, sans aucun entrave,
ni aucune volonté de ma part de le changer,
de l'altérer en aucune manière
ainsi il peut avoir été un mouvement,
inspiré par le masculin comme par le féminin, en moi,
indifféremment, sans aucun tabou,
ainsi il peut sembler tout à fait anti-naturel,
forcé, exagéré d'une manière ou d'une autre,
extravagant
mais non,
il est tout à fait empli par mon désir
en action,
il est tout empli de mon moi en délire
de par la volupté qui m'emplit,
il a été effectué tout à fait spontanément,
il est donc tout à fait naturel, allant de soi,
même si totalement dans l'extravagance et l'excès
ou l'expression d'une fémininité éveillée et exacerbée
en mon corps d'homme
il s'agit donc de laisser son désir s'exprimer
sans entraves, ni limites,
pour trouver son naturel, son allant de soi,
le naturel qui exprime notre désir en action dans l'instant,
que la volupté ressentie,
moule nos gestes, nos mouvements,
nos positions, nos caresses, nos contractions de muscles,
notre vit en érection ou pas, notre anus enflammé ou pas,
notre prostate vibrante ou pas,
etc, etc
que nous soyons donc bien en phase avec notre ressenti,
qu'il n'y ait plus aucune distortion,
qu'il lui soit permis de s'aventurer hors des frontières
de notre genre même,
hors de toutes zones de confort,
explorant de nouveaux territoires,
de nouveaux gestes, de nouveaux mouvements,
etc, etc
pour que ce que désir veut,
se matérialise en frissons de soie et en nectar soyeux,
en animalité splendide et triomphante,
tout entièrement en nous
Posté le 23/01/2026
B
bzo Membre
au jour d'aujourd'hui,
je me sens tellement libre
dans mon corps et mon esprit,
c'est juste magique
et c'est grâce au désir,
il m'irrigue quand il veut, comme il veut,
il m'a façonné,
je lui ressemble et mon monde lui ressemble
il me balance, il me projette, il m'illumine,
il étanche ma soif et m'agrandit démesurément par moments
m'offre au monde et m'offre le monde,
je me sens prêt à tant de choses,
tant de choses sont prêtes pour moi,
désormais
Posté le 23/01/2026
B
bzo Membre
au jour d'aujourd'hui,
je me sens tellement libre
dans mon corps et mon esprit,
c'est juste magique
et c'est grâce au désir,
il m'irrigue quand il veut, comme il veut et où il veut,
il m'a façonné,
il est là avec moi, je lui ressemble
et mon monde lui ressemble
il me balance, il me projette, il m'illumine,
il étanche ma soif
il m'agrandit et me rapetisse
sans que je m'en rende compte
m'offre au monde et m'offre le monde,
je me sens prêt à tant de choses,
tant de choses sont prêtes pour moi,
désormais
reste plus qu'à m'aventurer le plus possible
inconditionnellement au contact d'autres désirs,
de me frotter, de m'emmêler, de m'enrichir, le plus possible,
au contact d'autres désirs
que le cercle soit complet un jour,
que le cercle soit le plus complet possible,
que le cercle ait été le plus possible roulé, cabossé,
le jour que je rejoindrais la poussière
Posté le 23/01/2026
B
bzo Membre
il y a quelques instants dans la salle de bain,
sorti de la douche,
assis sur le tabouret, me séchant et me rhabillant,
je m'offrais un moment de volupté
profitant du fait que j'étais complètement nu,
que toute la surface de ma peau était, ainsi, à ma portée,
était disponible pour des caresses, des frottements, des pressions,
diverses et variées
je débutais par bouger un peu sur le tabouret,
contractais les fesses, les desserrais, ondulais un peu des hanches,
mettant en route la liane lascive,
passais le bras sur la poitrine, posais la main sur l'épaule opposée,
fermant les yeux,
faisais monter maintenant quelques contractions
le plaisir me balaya instantanément,
j'étais déjà sur une autre planète
où règnent des géantes vagues de soie
et où je ne suis plus qu'un petit bouchon
voyagé de-ci, de-là
je me fis la réflexion au milieu de tout cela,
au milieu de toute cette soierie frémissante en action,
que ce plaisir en mode yin,
avait décidément vraiment cette particularité impressionnante
d'être ressenti en même temps,
dans tout le corps et en des endroits bien localisés
qu'il y avait comme une sorte de va et vient constant,
entre des sensations très précisément localisées,
mais qui semblaient se répandre rapidement, continuellement,
un peu comme quand on jette un caillou sur un plan d'eau
et que des vaguelettes se mettent à voyager dans toutes les directions,
bientôt recouvrent toute la surface
et puis vous ne jetez pas qu'un seul caillou
et pas au même endroit,
vous en jetez les uns après les autres, tantôt ici, tantôt là,
tantôt un plus petit, tantôt un plus gros,
tantôt plus rapidement, tantôt plus lentement
et vous avez bientôt ainsi un plan d'eau
recouvert de vaguelettes venant de partout,
comme organisant une gigantesque danse
sur l'ensemble de la surface
et puis toujours avec ces points d'impact,
ces points d'entrée des cailloux
qui sont perçus avec une acuité et des nuances toutes particulières,
quelque chose qui semble plonger en vous un moment,
provoquant à chaque fois comme un mini-séisme,
comme un cratère sur la surface
d'où des ondes jaillissent mais vers l'intérieur
quelque chose comme des chevaux au galop
qui surgissent quelques instants soudainement de nulle part,
leurs crinières et leurs sabots
se mettant à voyager au long cours en vous
Posté le 24/01/2026
B
bzo Membre
se mettre au service de son désir,
c'est avoir le désir à son service
Posté le 24/01/2026
B
bzo Membre
les doigts qui caressent
semblent produire des coups de pinceau
en trois dimensions
sur la peau et la chair dessous
je peux suivre leur trajectoire,
le visualiser en moi en tracés de nectar
qui surgissent et qui s'effacent
c'est le réseau qui s'allume, qui prend vie,
se met à vibrer soyeusement par endroits,
je me sens comme un sapin de noel qui s'illumine ici et là,
la volupté est devenu une chose tellement joyeuse, tellement festive
douce, douce, douce,
ardente, ardente, ardente,
complicité avec mon corps,
quelle délicieuse magie de tous les instants,
je me sens comme un enfant qui joue,
ma chair est devenue tellement musicale,
des torrents de notes dévalent, bondissent,
m'emportent avec elles
mais il faut se lever, s'arracher du lit,
s'arracher de sous les couvertures,
s'arracher de cette douce chaleur enveloppante,
s'arracher de ce doux jeu sensuel
il est déjà presque 11h du matin
et les enfants se plaignent qu'ils ont faim,
ils pleurent,
me supplient depuis une heure au moins
de leur donner quelque chose à manger,
je plaisante, je n'ai pas d'enfants, n'en ai jamais eu
mais il y a quand même des activités qui m'attendent,
des petits projets pour ce dimanche
cocconing
avec quelques tâches domestiques tout de même,
de la lecture, de l'art, un peu de cinéma, des séries,
tentative de reprise de yoga, mon corps bardé d'orthèses
pour protéger différents endroits cabossés, blessés, avec le temps,
et de la volupté aussi, bien sûr,
plein, plein de moments de volupté,
pour m'accompagner tout le long de la journée
Posté le 25/01/2026
B
bzo Membre
quelle époque
de plus en plus effrayante
nous vivons
sous nos yeux, en direct,
sous l'oeil des caméras du monde entier,
la plus grande, même si la plus imparfaite,
démocratie du monde
est en train de basculer lentement
vers l'autoritarisme sanglant et inique
d'un état fonctionnant comme une mafia
on a du mal à le croire
pourtant c'est en train d'arriver,
là, sous nos yeux
et on ne peut rien faire
qu'assister impuissant
et puis presque partout ailleurs,
chez nous aussi,
l'intolérance et les extrêmes droites
progressent
les gens semblent de plus en plus
impatients, ennuyés, irritables,
un certain degré d'incivisme
semble de plus en plus considéré
comme un comportement normal,
acceptable
Posté le 25/01/2026
B
bzo Membre
cette magie en nous,
une des rares à notre disposition, à nous autres adultes,
elle peut mener tellement loin,
je vois les grands arbres au loin, le ciel, l'horizon
et je me dis, je le sens, que quelque part,
ils sont connectés à mon désir, aussi
tout semble connecté au désir, ici-bas,
au mien, au tien, au sien,
aux nôtres, aux vôtres,
la richesse des livres, la richesse d'un tableau,
la richesse d'une musique, la richesse d'une pièce de théatre,
tout semble mener au désir
ta peau, ma peau, sa peau,
mon sexe, ton sexe, son sexe,
n'en semblent que l'expression la plus exacerbée,
une des plus immédiatement disponible
mais je vois du désir partout,
dans mes pas, dans ma respiration,
dans un sourire, dans une conversation, dans la rue,
il semble lier tout, irriguer tout
aussi j'essaie de l'embrasser
sur le plus grand spectre possible,
je me sens comme un cochon fouineur,
dans la forêt, à la recherche de truffes,
cela veut dire acquérir toujours plus un odorat bien particulier,
cela veut dire avoir son museau constamment à ras de terre,
en reniflant les effluves qui montent,
prêt à la creuser, prêt à la remuer,
n'ayant pas peur de se salir, de s'écorcher,
infatigablement curieux
Posté le 26/01/2026
B
bzo Membre
j'ai fait un rêve étonnant la nuit passée,
étonnant parce que tellement banal de chez banal
alors que d'habitude, c'est plutôt du genre Indiana Jones sous acide,
là Indiana Jones était resté chez lui, il avait pris congé
et il faisait ses courses pour remplir son frigo
voici donc mon rêve,
j'étais chez un boucher
et quand il m'a donné le montant à payer,
il m'a dit qu'il y avait 10% à payer en plus,
un surcout de solidarité
pour aider les viticulteurs en difficulté
puis il m'a sorti tout une tartine d'explications
pour justifier cette action
voilà,
bof, bof, pas terrible,
je fais mieux d'habitude,
vraiment con comme rêve,
c'est peut-être le rêve le plus lamentable
que j'ai jamais eu,
enfin de ceux dont je me souviens
Posté le 27/01/2026
B
bzo Membre
reviens du théatre,
laissé le chauffage allumé
pour qu'il fasse bien chaud
quand je rentre
suis affalé à présent dans le fauteuil devant l'ordi,
tiens, si je me faisais une petite contraction
(des muscles du périnée, bien sûr),
aussitôt dit, aussitôt fait,
oh ces frissons qui m'ont envahi
mes yeux se sont refermés,
comme si quelqu'un avait tiré les rideaux pour moi,
je sens de la zone de la prostate,
comme un soleil resplendissant de vibrations,
commencer à darder vers le haut
suis aux aguets du moindre changement en moi,
me sens comme la peau ultra-tendue d'un tambour
prête à résonner
et le moindre mouvement, le moindre geste,
la moindre contraction, le moindre effleurement,
me font vibrer
Posté le 27/01/2026
B
bzo Membre
oh liane lascive je suis,
pour l'instant,
de la tête aux pieds
et jusqu'au fond de l'âme
un double mouvement d'ondulation,
la volupté qui ondule en moi
mon corps qui ondule,
deux ondulations qui semblent s'enlacer,
s'émuler,
danser ensemble à l'unisson,
me prenant en sandwich entre eux
un sandwich de toutes mes fibres
se mouvant, faisant frotti frotta,
un joyeux tango de frotti frotta
oh liane lascive je suis,
pour l'instant,
de la tête aux pieds
et jusqu'au fond de l'âme
Posté le 28/01/2026
B
bzo Membre
explorez chaque mouvement, chaque geste,
chaque contact, chaque effleurement, chaque position du corps,
chaque caresse, chaque contraction de muscle
augmenter toujours leur potentiel
en leur accordant toujours plus d'attention,
toujours plus de patience,
s'offrant et se prenant, en même temps,
toujours plus entièrement,
en chacun et chacune d'eux
se découvrant dans l'instant
toujours plus vibrant,
toujours plus vibrant richement,
toujours plus kaleidoscope,
toujours plus reine et roi
en ce domaine
mais aussi
toujours plus humble
d'être en possession d'un pareil trésor,
éternel écolier sur les bancs
de la volupté sous toutes ses formes
grâce au désir
qui m'irrigue
et qui irrigue toutes choses ici-bas
Posté le 29/01/2026
B
bzo Membre
une flamme mystérieuse
brûle en nos flancs,
le désir en est
la plus pure expression
celle qui glorifie la vie,
qui nous ressentir,
sous une de ses formes,
en toute sa splendeur,
toute l'intensité qu'il y a de vivre,
d'être là dans l'instant
avec une capacité à vibrer,
à être ému
Posté le 29/01/2026
B
bzo Membre
ce que ma modeste expérience avec le "slacklining",
c'est-à-dire le funambulisme,
la marche sur une lanière de quelques centimètres de large,
m'a déjà appris,
c'est qu'être connecté à son corps,
cela signifie, en fait,
être là dans l'instant,
être vraiment là dans l'instant,
avec une capacité de vivre des sensations,
une capacité d'être ému,
sans limites,
une capacité soudaine à faire appel
à des ressources cachées en nous
Posté le 29/01/2026
B
bzo Membre
être à l'écoute de son corps,
être vraiment à l'écoute un moment de son corps,
c'est entendre à quel point le moindre mouvement,
le moindre effleurement, le moindre contact,
la moindre contraction de muscle, n'importe où,
peut provoquer
comme une tempête dans un verre d'eau en nous
une sensation, une sensation basique et anonyme,
passant inaperçue la plupart du temps,
consumant sa courte trajectoire en nous,
nait
mais là comme nous nous sommes mis à l'écoute de nous-même
avec un certain succès,
semble provoquer comme une mini-explosion,
une tempête dans un verre d'eau, à chaque fois
silencieux, à l'écoute de nous-même,
à l'écoute de notre chair, la grande muette,
l'on semble comme un immense hangar
dans lequel le moindre bruit,
se répercute, résonne, est amplifié,
voyageant, faisant comme des ricochets,
semblant danser comme une brève trajectoire aléatoirement
au stade suivant,
on se rendra compte à quel point dans ce silence,
dans cette capacité que l'on a à résonner comme un tambour,
quelque chose semble tapi dans l'ombre,
quelque chose comme une présence puissante,
semble constamment tapie en nous
présence puissante que je ne nommerai pas,
présence puissante qu'il faut apprendre à reconnaître,
présence puissante qu'il faut apprendre accepter de tout son être,
présence puissante à laquelle il faut apprendre à déléguer les pleins pouvoirs,
qu'il faut apprendre à laisser prendre possession de nous
car eh oui
c'est bien de lui qu'il s'agit,
c'est bien lui qui est là tapi en nous
se révélant de plus en plus
dans ce silence tellement impressionnant qui s'est installé
quand on se met à l'écoute de soi
on le devine maintenant omniprésent,
on devine sa présence dans le moindre recoin
et il semble ne lui manquer qu'un petit signal
pour se transformer et pour tout transformer avec lui,
en une immense machinerie à vibrer voluptueusement
il semble ne lui manquer qu'un petit signal,
on le devine
mais qui semble comme un secret impénétrable pour l'instant
pour notre plus grande frustration
bien qu'en fait, c'est juste un secret de polichinelle,
on s'en rendra peut-être compte un jour, une nuit
si l'on s'arme de sufisamment de patience et d'audace
et que l'on s'engage de plus en plus sérieusement
dans le dialogue avec sa chair,
dans la recherche de sa complicité
Posté le 31/01/2026
B
bzo Membre
tirer de ce corps et de cet esprit
des sensations
que je perçois comme plus complètes,
c'est-à-dire
comme vibrant plus ou moins sur tout le spectre,
du plus masculin au plus féminin
Posté le 31/01/2026
B
bzo Membre
ces moments très brefs de volupté
que je m'offre tout au long de la journée et de la nuit,
parfois juste quelques secondes,
rarement plus d'une minute,
sont vraiment très très spéciaux
ils sont comme une fenêtre secrète
qui s'ouvre soudainement en grand
dans le fil du quotidien,
le tissu serré des gestes et des actes banals,
s'interrompt,
quelque chose se dérègle,
complètement, joyeusement,
pour quelques instants
ils sont si spéciaux
car ce qui s'exprime avant tout
avec une puissance majeure
dans ces moments-là,
ce qui en fait la sève ardente, la sève vibrante,
c'est la sensation de communion, de complicité,
avec son corps
on s'injecte quelque chose
d'extraordinairement ressourçant,
on se ressent tout entièrement, des pieds à la tête
et jusqu'au plus profond de l'âme,
un lien
on relie,
on mène pour un instant quelque part,
toutes nos fibres n'expriment plus que cela,
c'est devenu notre état pour un moment,
on n'est plus qu'un lien ardent
Posté le 01/02/2026
B
bzo Membre
sous la couverture, bien au chaud,
je joue de mes membres, joue de mes organes,
joue de ma peau, de mes tissus, de mes muscles,
joue de mes génitaux, de ma prostate, de mon anus,
comme si tout cela était un orchestre de jazz
dont les instrumentistes dialoguent entre eux,
improvisent entre eux
flux musical, ainsi, de toutes mes fibres,
en même temps,
l'instrumentiste qui improvise,
l'oreille qui s'imbibe des notes de volupté produites
et puis l'instrument de chair et de sang
qui est joué dessus
sensation d'être ouvert et immense,
sensation d'être plein de notes de volupté
qui s'envolent au vent,
quelle douce extase, quelle riche volupté
Posté le 01/02/2026
B
bzo Membre
ces trois pratiques,
le yoga, le funambulisme
et puis le plaisir en mode yin
(mais c'est vrai aussi pour le massage prostatique)
ont quelque chose de puissamment en commun
à savoir, la connexion à son corps,
dans le funanbulisme,
c'est pour produire des moments d'équilibre sur une lanière
en yoga, c'est pour produire des moments de relaxation suprême,
des moments de conscience élargie, de conscience accentuée,
voire d'extase
et puis dans le mode yin ou le massage prostatique,
eh bien c'est pour produire de la volupté, de la jouissance,
des orgasmes
mais ils ont vraiment cet rouage essentiel en commun,
une connexion totale entre le corps et l'esprit,
ils doivent vraiment ne plus faire qu'un pendant un moment
pour produire des résultats sérieux
Posté le 01/02/2026
B
bzo Membre
oh douceur de presser, d'envelopper,
un peu, entre les cuisses,
mes génitaux
cela envoie des ondes
tellement fines et voluptueuses
dans tout mon bassin
et si j'ondule en plus
un peu les hanches,
alors cela se répand déjà
de plus en plus partout en moi
et puis et puis
si j'y rajoute une contraction ou deux
des muscles du périnée,
alors mes yeux se referment d'eux-mêmes,
je me mets à gémir
et une pluie d'étoiles fondantes
se produit derrière mes yeux
Posté le 01/02/2026
B
bzo Membre
un autre sujet que j'aime bien aborder régulièrement,
c'est ma pratique du hammam,
j'ai la chance et le bonheur d'en posséder un modeste
dans lequel je m'installe chaque jour
ou plutôt chaque nuit,
pour une bonne dizaine de minutes
s'il n'y a pas ce même rapport,
ce même lien, cette même complicité nécessaire avec le corps
qu'avec le yoga, le "slacklining" (funanbulisme)
ou encore les pratiques sexuelles
genre mode yin ou massage prostatique,
il y a néanmoins un autre point commun avec ces disciplines
qui est très intéressant d'invoquer,
c'est la capacité à se lâcher, à se laisser entraîner
qui est absolument nécessaire
pour rester à l'intérieur de la tente surchauffée
et y prendre du plaisir
quand on s'installe dans le hammam
et qu'une vapeur à 45/50°, voire plus,
commence à nous entourer,
si l'on n'a pas cette capacité à se relâcher sérieusement,
alors cela devient vite oppressant,
la chaleur humide se plaque tout contre nous,
nous fait comme une gangue,
il faut à ce moment-là pouvoir s'évader par le chas d'une aiguille,
on y parvient en se laissant bien aller
alors se forme comme une bulle
dans laquelle nous sommes totalement isolé du monde,
en dehors des bienfaits divers pour la santé, pour le teint,
pour la peau, la qualité du sommeil, etc,
c'est cela le grand intérêt d'une séance de hammam,
le plus grand même,
il nous offre un moment de total isolement du monde,
une bulle qui dérive doucement et nous dedans,
tandis que notre corps est en train de cuire à la vapeur,
plus rien d'autre n'existe pour un moment
Posté le 02/02/2026
B
bzo Membre
il y a de bien curieuses alchimies avec son corps
qui peuvent se mettre en route,
une fois qu'on a développé avec celui-ci
une très forte complicité
on peut se retrouver loin, très loin,
des standards et des limites habituels,
goûtant à des sensations, à de la volupté et à de la jouissance
tout à fait hors normes
et ceci, tout à fait simplement, presque ordinairement,
on serait étonné de tout ce qui peut se produire d'extravaguant et de magnifique
dans l'intimité de certains jardins secrets
on brûlait en place publique pour moins que cela,
il y a pas tellement longtemps,
le fait est qu'un désir qui se débride,
cultivé savamment, cultivé patiemment,
encouragé ponctuellement à se répandre, à s'agrandir,
peut devenir une puissante magie
aux pouvoirs sans limites
dans un plaisir en solitaire qui s'assume
qui fait bien fructifier le petit capital
à la disposition de chacun et chacune,
avec le temps,
nous remodelons lentement le désir à notre image
en nous laissant remodeler par lui
puis avec tout cela,
avec toute cette richesse intérieure irriguée par le désir,
s'exprimant à fleur de peau,
nous pouvons projeter sur l'autre,
nous pouvons projeter l'un sur l'autre,
nous pouvons projeter avec l'autre,
nous pouvons laisser projeter sur nous,
bâtir avec lui ou avec elle, ou avec les deux, un palais,
un palais magnifique composé de nos esprits et de nos corps s'emmêlant,
emmêlant nos imaginaires, emmêlant nos désirs,
emmêlant nos fantasmes, emmêlant notre ressenti,
emmêlant le grain de nos peaux, emmêlant le velouté de nos sexes,
emmêlant nos humeurs, nos salives, nos gestes, nos mouvements
et ainsi nous nous conformons peu à peu
à nos aspirations les plus secrètes
ou alors, à la pauvreté désertique
d'un total manque d'aspiration et d'inspiration
l'imaginaire, de joyeux fantasmes de toutes sortes
et un fort instinct
devraient être roi et reine en nous,
devraient peupler notre chair et notre esprit
comme de joyeux et malicieux lutins grouillant librement,
ayant acquis le pouvoir d'actionner nos mécanismes les plus secrets
ayant acquis le pouvoir de remonter puissamment à la surface,
ayant un pouvoir véritablement sur nos perceptions et notre ressenti
il y a un animal en nous,
un animal dans les yeux duquel,
se reflètent les étoiles la nuit,
et durant le jour, l'océan suspendu du ciel
avec les nuages et le soleil dérivant dessus
dans la pureté naïve,
dans la naïve pureté,
du regard né du désir,
un monde s'est construit,
un monde s'offre,
un monde ne demande qu'à jouer
Posté le 02/02/2026
B
bzo Membre
mes trois pratiques actuelles:
en mode yin, tout le corps participant,
la plupart du temps, hors du lit,
un peu n'importe quand, n'importe où,
interrompant, voire n'interrompant pas
mon activité du quotidien en cours,
jamais plus d'une minute ou deux ,
sensation divine de complicité avec le corps
intensité maximale dès la première seconde,
pas besoin de plus de temps
pour se sentir déjà totalement comblé momentanément
jusqu'à la prochaine micro-séance
au lit cependant, très régulièrement au réveil,
plus longuement, parfois jusqu'à une demie heure,
de l'exploration, lente, méthodique, des sensations,
comme un musicien qui improvise,
qui explore les possibilités de son instrument
alors qu'en journée, c'est plutôt la recherche
de la sensation de complicité, de communion avec le corps
et vivre une intensité maximale dans l'instant
le plaisir anal,
juste avec les doigts, deux ou trois , voire un seul,
selon les moments,
des lents, lents va et vient, avec des trajectoires qui changent,
des doigts qui explorent, qui fouillent, qui trifouillent
qui quadrifouillent,
tantôt juste près de l'entrée, errant, rodant,
tantôt le plus profondément possible, en plongée,
des courts moments de frénésie parfois
où cela s'emballe, cela bucheronne à toute vitesse et en force
tellement délicieux, le plaisir anal,
c'est vraiment la puissance brute du volcan
qu'avec juste les doigts,
il y a moyen tout de même de varier superbement,
d'en décliner toutes sortes de nuances
cela peut devenir doux, doux, au-delà de tout ce qu'on peut imaginer,
un volcan qui marche sur la pointe des pieds,
qui pourrait passer dans un magasin de procelaine
sans rien casser
et puis le massage prostatique,
pour l'instant, juste avec des contractions des muscles du périnée,
parfois j'y ajoute du titillement des tétons,
on souffle patiemment sur les étincelles
qui deviennent des flammèches
et puis tout à coup, c'est l'embrasement splendide,
toute la pièce est éclairé surnaturellement tout d'un coup,
la chaleur devient juste divine, unique
mais peut-être reprendrai-je un de ces jours,
un de mes masseurs,
histoire de memory lane,
retrouver ces splendides orgasmes prostatiques
que mes masseurs m'ont fait connaître
Posté le 03/02/2026
B
bzo Membre
le drap et la couverture dessus
sont bien scellés par le poids de mon corps tout autour,
la chaleur a pu s'accumuler,
ma chaleur,
la chaleur de ma vie
je bouge un peu, bien lentement, le cul,
juste cela,
n'est-ce pas magique,
ce que je ressens grâce à cette action,
c'est de la soie dansante dans mes fibres,
du nectar chaud et frissonnant,
ondulant comme un voile
tout à coup, tout contre ma cuisse,
je sens ma verge qui s'est gonflée, qui s'est durcie,
je la presse, je la frotte, je la roule un peu,
profiter de cette éponge gorgée d'ondes,
en sentir dégouliner partout en moi
je n'utilise quasi pas les bras,
je les laisse la plupart du temps, inertes là où ils sont
mais quand ils se mettent un peu à bouger,
c'est comme si une délicieuse et immense vague
se levait irrésistiblement en moi
mes mouvements et mes gémissements sont totalement synchro,
c'est rigolo,
on dirait qu'il y a un petit orchestre qui guette le moindre de mes mouvements
et l'accompagne de la vocalise appropriée
Posté le 04/02/2026
B
bzo Membre
le goût le plus exquis que je puis imaginer,
un yaourt à la grecque bio fait maison, bien dense,
parfumé avec du citron vert,
vous râpez le zeste du citron et vous extrayez le jus
puis vous mélangez le tout,
avec du sucre aussi bien sûr
une cuillérée de ce yaourt, donc,
alternant avec une gorgée d'oranges pressées, bien sucrées
et ainsi de suite,
oh la la, une forme de volupté en soi,
de la pure extase gustative
Posté le 05/02/2026
Le forum est archivé
Mais la discussion continue ! Rejoignez la communauté La Sexosphère sur Discord pour échanger en direct avec les membres de Nouveaux Plaisirs.
Rejoindre le Discord