#53016
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ce matin, par contre,

a été tellement délicieusement torride,

oh torride de chez torride,

j’en suis encore tout chose

et tout mouillé là en bas

 

m’étais réveillé à peine

que je me mis à me frotter avec langueur et paresse,

en toute impudeur, de tous les côtés, de toute ma masse,

contre le matelas et les draps,

lentement lentement, je me tordais comme un serpent,

avec les bouts des doigts, aussi, comme des danseuses légères

qui couraient partout, partout

 

oh tellement d’ondes,

que d’ondes, que d’ondes!

mon bassin, ce coquin, quel chaudron en ébullition, quel fumet,

cela vibrait tellement en bas

que mon sexe en devenait de plus en plus épais,

la grosse tête rougeaude s’élevait un peu,

la hampe prenant de la consistance,

parcourue comme par de millions de minuscules ondes

qui circulaient follement à toute vitesse,

s’entrecroisant, tournoyant, dans toutes les directions

 

mes doigts s’attardaient maintenant sur les épaules,

elles y tournicotaient rêveusement

tandis que mes cuisses faisaient frotti frotta a²vec insistance

avec les bijoux de famille,

mon braquemart en semblait un bâton de musique

voyageant, valdinguant en l’air, entre les mains d’une majorette

 

à chaque contact de mes doigts,

ma peau semblait comme un tambour qui se mettait à vibrer,

tellement de notes de volupté,

de tous les côtés, circulaient en moi,

c’était en même temps,

extraordinairement, sauvagement, cacophonique

et aussi, pourtant, tellement harmonieux

 

mon bas ventre était de plus en plus trempé,

tellement il se versait des larmes de bonheur

depuis la grosse tête rougeaude,

les poils collaient,

l’intérieur des cuisses collaient

 

et puis les gémissements

étaient comme des grognements gutturaux arrachés à mes tripes,

montant régulièrement soudainement dans les aigus

comme si  un virage à 90° venaient d’être pris,

tout en franchissant une bosse

puis cela redescendait lourdement vers les graves,

boyaux en délire, boyaux joyeux, boyaux chantant

diva en scène, s’exprimant à tue tête

 

oh comme c’était jouissif,

le moindre frottement de doigt,

était comme si la corde d’une guitare avait été pincée,

rajoutant des vibrations

à déjà une horde joyeuse courant dans tous les sens

 

j’en étais tellement empli,

mon sexe en pleurait constamment de joie

et j’étais trempé comme une soupe en bas,

quelle fanfare colorée, toute ma chair,

ça riait de tous les côtés, dans mes fibres,

oh, magiques moments