la volupté
est une musique
qui se joue,
une mer de détails
qui se mettent en mouvement,
qui se mettent à danser
alanguie, alanguie, la fesse,
la fesse alanguie, la fesse dansante,
la fesse rampante, la fesse féline sous les draps,
la fesse qui se rendort soudainement,
la fesse qui se réveille soudainement,
la fesse toute chose,
la fesse qui s’ouvre, la fesse qui se referme,
la fesse qui s’entrouvre, la fesse qui s’entrereferme
la fesse capiteuse, la fesse capiteuse en diable,
la fesse prête à bondir, la fesse prête à engloutir,
la fesse fauve,
la fesse engloutie, la fesse coulée au fond de l’océan,
prête à en resurgir, monstre des profondeurs
où que se posent les mains
sur la peau,
un carrefour se crée,
un carrefour
où les feux sont en panne,
un carrefour à la circulation anarchique,
un carrefour où des ondes filent à toute allure,
se croisant et se recroisant,
des ondes en course,
des ondes en cours de course,
en cours de course de collision joyeuse et permanente,
en collusion totalement
on en est encore sous le choc,
encore et encore
mais atrocement délicieusement,
fracassé, dispersé,
limogé de nous-même, par nous-même,
vastement trituré jusqu’au fond de l’âme,
mendiant, mendiant pour quelques instants encore
à être saccagé ainsi de partout

