#52638
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Participant

me réveille,

suis bien au chaud sous le drap,

je m’ébroue,

mon corps se met à bouger de tous les côtés,

c’est comme un immense signal,

je sens le désir démarrer comme un camion en moi,

oh laissons faire, dégustons-nous

 

mes doigts de pied

commencent à frotter , presser, l’autre pied,

remontent,

jouent à présent avec le mollet,

se contentent maintenant de passer bien à plat sur les innombrables poils,

les micro-sensations qu’ils génèrent, sont délicieuses

 

d’en haut, les mains ne sont pas en reste,

sans relâche, ils voyagent, inspectent les courbes, les aplats,

du paysage des flancs, de la poitrine, des seins, des tétons,

des fesses, de leur crevasse

 

les hanches bougent,

quelle ivresse à leur moindre déplacement,

c’est capiteux en diable tout cela,

le moulin à gémissements tourne, tourne,

lâchant à la ronde une kirielle de sonorités

grasses, rauques, hoquetantes, aigues,  désordonnées, sinueuses,

de volupté

 

mon sexe a un peu grossi, un peu épaissi,

à force d’être frotté, pressé, malaxé, par les cuisses,

on dirait un de ces arrosoirs qui tourne sur une pelouse,

lâchant dans toutes les directions

de l’onde légère, brillant au soleil, dans ma chair

 

des contractions

des muscles du périné,

de temps à autre,

font participer aussi la prostate,

délicieuses, délicieuses, vagues,

alors

 

ô mon corps chéri,

tu vieillis bien,

comme nous vibrons,

comme nous vibrons!