hier soir,
une de ces lentes et interminables éjaculations
comme le mode yin peut m’en faire réserver
après une longue, une très longue période
de jeu délicieux avec moi-même,
d’abondante volupté
se déversant en continu
qui m’a fait hurler et encore hurler
c’était dans le genre
« mais arrêtez cette torture, arrêtez donc cette torture!
pour l’amour de dieu
mais arrêtez de me torturer comme cela! »
mais non cela continuait,
et selon la formule consacrée,
mes tripes étaient en feu, je n’en pouvais plus,
c’était trop,
je râlais, me tordais dans tous les sens,
comme un possédé
c’est monté lentement, très lentement,
comme si mon bassin se liquéfiait de plus en plus
au fur et à mesure des minutes
et soudainement
qui prenait massivement la direction de mon braquemart,
se mettait à monter en lui, à être évacué par lui,
frottant divinement au passage tout l’intérieur du tuyau,
venant se répandre sur mon bas-ventre, mes cuisses
beaucoup moins de liquide laiteux dans la réalité, en fait
que ce que l’on a ressenti,
quelques toutes petites flaques seulement
malgré qu’on a l’impression
de s’en être inondé,
d’en avoir inondé les draps
et ce matin,
la machine semble à nouveau en pleine forme,
comme il fait déjà très chaud,
me promène entièrement nu (chez moi),
à chaque contact de mes cuisses avec mes génitaux,
cela m’envoie de délicieux éclairs dans le bassin
et quand je m’arrête quelque part, pour faire ceci ou cela,
j’en profite pour former un petit nid avec mes cuisses
où mes couilles et mon pénis, immédiatement trouvent leur place,
je bouge un peu le bassin latéralement,
mes reins se mettent à danser
et cela se met immédiatement à ronronner en bas,
comme cela se met à ronronner en bas!

