8 mai 2025 à 12 h 39 min
#52455
Participant
le bref éclair de plaisir de s’imaginer
que dans les derniers instants, les ultimes instants,
on va être envahi dans toutes ses fibres,
jusqu’au plus profond de son être,
que le monde entier même autour de nous, en va être envahi,
par une sensation de rejoindre quelque chose,
de se fondre à quelque chose,
quelque chose d’immense,
quelque chose de sans fin
quelque chose d’infiniment apaisé et d’apaisant,
une sorte de nectar souverain, ultime, impérial
qui nous a manqué, quelque part, toute notre vie
qu’on semblait pouvoir percevoir subrepticement
dans les rares moments d’extase,
sexuelle ou autres

