comme c’est bon de se souvenir tout à coup
qu’il y a cette possibilité, instantanément,
de volupté, en moi
qu’ il n’y a qu’à mettre en route,
comme on appuie sur un interrupteur,
qu’après cela va tout seul,
que cela coule tellement naturellement
en mode yin, en tout cas,
la pratique est tellement totalement sans effort,
sans aucune préméditation, spontanée,
aucune réflexion, en cours d’action,
quoi faire, comment faire,
rien, juste se laisser faire, se laisser emporter,
s’ouvrir totalement au plaisir
c’est la liberté même,
une liberté absolue dans toutes ses fibres,
se mettre entièrement, totalement,
entre les mains du désir,
se laisser guider aveuglément par lui,
n’être plus que son pantin
les gestes, les mouvements, les positions,
les contractions, les caresses,
comme ils viennent,
sans tabous, sans restrictions
entraîné, entraîné,
par un torrent de velours
qui nous roule
sans ménagement

