la douceur de retrouver mon petit nid,
après des heures passées dehors à me promener,
passer de la bruit et de la fureur
à l’ambiance feutrée de cet appartement
qui peu à peu, s’est transformée à mon image,
qui me ressemble si intimement,
que j’ai moulée au fil des années
pour que mon intérieur puisse se sentir
totalement chez lui
cette alcove emplie de livres, d’oeuvres d’art, de sculptures,
de peintures, de vases anciens,
plein plein de bibliothèques partout,
des bibliothèques, en veux-tu, en voilà,
de plein de petits bibelots précieux, étranges, parfois merveilleux
qui ont toute une histoire,
qui ont voyagé
qui ont atterri chez moi
et puis mon corps, aussi, m’attend,
il était avec moi dans la rue, bien sûr
mais comme véhicule anonyme,
là, il redevient mon interlocuteur, mon complice,
avec lequel je génère et je consomme tant de jouissance et de volupté,
d’extases de toutes sortes

