c’est comme s’il y avait
une moultitude de sous-couches
sous chaque parcelle de ma peau
et que chaque effleurement, frôlement ou caresse,
se répercutait de l’un à l’autre,
qu’ils se mettaient à dialoguer,
à se transmettre une sorte de parole soyeuse
entre eux
et au plus lentement,
j’effectue l’action,
au plus cela semble créer un espace,
englober de sous-couches
une parole soyeuse
semble se transmettre en moi,
un dialogue de toutes mes fibres,
inintelligible
et pourtant porteuse de sens,
le sens de la vie, le sens de la joie
la volupté est comme un bain de jouvence
qui resource de fond en comble,
la jeunesse éternelle,
un âge d’or qui n’a pas vieilli d’un instant
depuis la nuit des temps
que la chair tombe en lambeaux,
que la chair fonde,
que j’apparaisse à moi-même
un instant,
sans ces oripeaux

