le plaisir en mode yin, en d’autres mots, le plaisir au féminin
et celui en mode yang, le plaisir au masculin,
ne sont en aucune façon
liés au sexe biologique de notre corps
non seulement cela
mais en plus, chacun de nous,
indifféremment de son genre,
nous avons les deux types en nous,
c’est juste une question de la manière
dont nous consommons dans l’instant, les ondes
que nos organes sexuels produisent,
que tout notre être produit, en fait
nous pouvons très bien vivre au masculin, comme au féminin,
totalement
ou plus ou moins de l’un et plus ou moins de l’autre,
en degrés variables, donc, selon les moments,
plus ou moins consciemment,
les vibrations que notre pénis, nos couilles, notre vagin, notre clitoris,
notre anus, nos seins, nos hanches, nos cuisses, nos mains, notre peau,
nos cheveux, nos ongles, nos organes, nos humeurs,
nos gestes, nos mouvements, nos positions dans l’espace,
émettent
quand le désir s’est emparé de nous
certes, il y a une sexualité standard
qui vient, qui est livré, avec le corps
mais là aussi, avec de moultes moultes exceptions,
nous le savons désormais,
même si beaucoup encore les rejettent, les refusent,
les considèrent comme sacrilèges, déviances, vices,
que sais-je
de plus,
la sexualité est un domaine tellement aux possibilités sans limites
qu’une fois qu’on repousse un peu les siennes,
qu’on s’affranchit un peu de ses tabous,
qu’on explore de plus en plus librement son désir,
les frontières du genre dans l’acte sexuel
et les comportements qui y sont liés,
font de moins en moins sens
tout cela devrait être au service exclusif
du bien-être et de l’équilibre de chacun,
d’une vie sexuelle épanouie et riche,
d’une relation à autrui saine, joyeuse, fructueuse, curieuse, collaboratrice
qui contribue à rendre un être
toujours plus bienveillant, tolérant, bien dans sa peau,
ouvert à soi-même et à l’autre

